Quand la rougeole se moque de la vaccination !

boy with symptoms hand, foot and mouth disease

Dès que le printemps revient, les éternelles querelles réapparaissent également, c’est le cycle de la vie. Du décès d’une  petite fille aux USA, on a voulu stigmatiser les non-vaccinés contre la rougeole avant de ne pas vouloir admettre que cet enfant avait payé de sa vie la commission d’une énorme erreur médicale. Mais le débat s’enflamme à nouveau : immunité naturelle définitive contre taux d’anticorps vaccinaux transitoirement présents ; à quand des épidémies de rougeole dans les EHPAD ?  Bernard Guennebaud, que ni les microbes, ni les années, ni la déclivité présente dans l’ascension du Tourmalet n’impressionnent, est venu nous rappeler quelques vérités désagréables mais utiles à entendre. Bonne lecture.

Éradication promise de la polio pour 2002…

Après avoir proclamé l’éradication des deux virus de la variole humaine – la variole majeure et la variole mineure, encore nommée alastrim – l’OMS a voulu éradiquer d’autres virus. En 1988 elle fera voter par l’Assemblée mondiale de la santé son programme d’éradication des 3 virus de la poliomyélite. L’arrêt de la circulation des 3 virus polio sauvages était prévue pour 1999 avec simultanément l’interruption de la  vaccination polio orale à virus vivant. L’OMS affirmait alors que dans les 3 à 6 mois qui suivraient cet arrêt, les virus polio d’origine vaccinale cesseraient de circuler, rendant ainsi possible la proclamation de l’éradication mondiale des virus polio sauvages et dérivés de souches vaccinales 3 ans plus tard en 2002.

L’OMS s’affirmait alors si sûre d’elle qu’elle arracha ainsi l’adhésion des États membres par leurs votes en faveur du programme d’éradication de la polio et de son financement. Mais les virus vivent leur vie indépendamment des affirmations de ceux qui veulent les diriger : bien que le virus polio sauvage de type 2 n’ait plus été vu dans le monde depuis octobre 1999 , le virus polio de type 2 dérivé de souches vaccinales circule encore aujourd’hui en conservant la capacité de retrouver toute sa virulence originelle, alors que l’OMS a proclamé, en 2016, l’éradication du polio virus de type 2 …

En 2003 était publié “L’éradication de la polio“[1], un bel ouvrage en français ainsi qu’un autre. Tous les deux annonçaient cette éradication comme imminente. Je m’étais aussitôt procuré le premier. Il était préfacé par Kofi A. Annan, Secrétaire général des Nations Unies. C’était donc du très sérieux. Selon lui, pour achever cette éradication, il ne restait plus qu’à trouver les fonds jugés nécessaires. Les fonds sont arrivés et plus encore. Mais le virus est toujours là … J’en avais exposé les raisons dans plusieurs articles[ 2].

… Et de la rougeole, à suivre

Avec l’éradication de la polio devait suivre sans aucun doute celle des nombreux variants  du virus de la rougeole qui sont des sérotypes. Rappelons que des sérotypes sont sensibles aux mêmes anticorps mais, comme rappelé dans [6] page 76, « Le passage du virus de la rougeole dans les populations vaccinées exposerait le virus à une immunosélection  et à la production de variants qui seraient éventuellement moins efficacement neutralisés par l’immunité induite par le vaccin ». Page 57 de [6] vous trouverez la liste des variants déjà répertoriés à l’époque  (2002) et qui sont plus d’une vingtaine…Aujourd’hui on en reconnait au moins 25. Rappelons que l’on n’éradique pas une maladie mais des pathogènes et qu’une maladie est déclarée éliminée quand elle ne se manifeste plus, ou qu’elle se manifeste très peu, les populations étant vaccinées pour s’en prémunir alors que les pathogènes associés circulent toujours. Ce sont les concepts théoriques définis par l’OMS.

Il y a les déclarations de l’OMS avec ses dates butoirs pour motiver les troupes et il y a les faits implacables, comme on va le constater avec la rougeole après les avoir observés avec la poliomyélite, et auparavant avec l’éradication des virus de la variole humaine où les programmes de vaccination avaient été mis en échec [3]. Son éradication sera obtenue, quoi qu’on en dise, par la recherche active des malades et de leurs contacts suivie de leur isolement (la plupart du temps une mise en quarantaine).

Tout cela devrait fortement remettre en cause la crédibilité de l’OMS sur ces questions. Kofi A. Annan, sans doute abusé par sa propagande, écrit : “Que le virus (de la polio) existe encore est déjà, en soi, révoltant puisqu’il est possible de prévenir complètement l’apparition de la maladie. Protéger un enfant de la polio est aussi facile que le protéger de la pluie : il suffit d’ouvrir l’équivalent médical d’un parapluie, en l’occurrence de lui administrer un vaccin, facile à donner et élaboré il y a presque un demi-siècle“.

Le constat qui pourrait nous révolter serait plutôt que le Secrétaire général de l’ONU en soit encore à croire de telles sornettes, tout en se montrant fier de les étaler publiquement.

Ceci encore : René Lefort, journaliste indépendant, ancien collaborateur du Monde et du Monde diplomatique et ancien directeur du Courrier de l’UNESCO, écrit dans cet ouvrage : – “En 1979, une campagne de vaccination aboutit à la disparition d’une maladie : la variole, pour la première fois de l’histoire“.

Ou encore cette affirmation pour le moins hautement fantaisiste (page 161 de [1]):  “Pour 1 dollar un enfant peut être protégé toute sa vie contre la polio“.

Ainsi va la propagande la plus officielle. Elle permet certes de mobiliser des fonds et de motiver des bénévoles. Mais, et c’est le plus préoccupant, elle oriente des actions de dimension mondiale vers des impasses coûteuses et dangereuses. Après la variole et la polio, la rougeole nous offre une nouvelle occasion de faire un constat analogue, les autorités répétant inlassablement comme un mantra : “Une seule solution, la vaccination !“

Des rougeoles aux USA !

Aujourd’hui, l’épidémie de rougeole aux États-Unis agite beaucoup les Américains, surtout depuis l’arrivée de Robert F. Kennedy Jr au ministère de la Santé avec l’élection de Donald Trump. Robert Kennedy étant considéré là-bas comme un dangereux antivax, ses adversaires se sont emparés de cette épidémie, médiatiquement lancée par le décès d’une fillette de 6 ans, pour tenter de lui mettre des bâtons dans les roues. Pour apprendre quelques semaines plus tard, le 19 mars 2025, que ce décès devait être attribué non à la rougeole mais à une erreur médicale, la troisième cause de décès aux États-Unis. C’est dans The Defender, la publication de Children’s Health Defense crée par Robert F. Kennedy Jr, l’actuel ministre de la Santé des États-Unis [4] : « Un enfant est décédé dans un hôpital du Texas , après avoir développé une pneumonie suite à une infection à la rougeole à la suite d’une  « erreur médicale » ».

Il s’agit notamment de l’omission d’administrer le bon antibiotique à temps, selon un expert médical qui a examiné le dossier médical de l’enfant. Children’s Health Defense (CHD) a obtenu le dossier médical de la famille de la fillette de 6 ans . Les parents ont obtenu les dossiers de l’hôpital pour enfants Covenant de Lubbock, où leur enfant est décédée le 26 février. lls ont expliqué au Dr Ben Edwards, qui avait soigné avec succès leurs autres enfants contre la rougeole, qu’ils ne souhaitaient pas utiliser les informations révélées dans les dossiers médicaux pour envenimer la situation. Ils souhaitaient toutefois faire connaître l’erreur afin d’éviter qu’elle ne se reproduise chez d’autres enfants.

L’analyse du Dr Pierre Kory

Le Dr Pierre Kory, fort d’une vaste expérience en pneumologie et en soins intensifs, a analysé ces dossiers. Il a déclaré  [4], lors d’une interview sur CHD.TV : « J’ai passé une bonne partie de ma carrière à examiner des dossiers médicaux d’avocats spécialisés en faute professionnelle, et ce cas était tragique. »

Selon l’analyse des dossiers effectuée par Kory, la petite fille est décédée d’une pneumonie bactérienne secondaire qui n’avait « pas grand-chose à voir avec la rougeole ». Il a ajouté : « Quand je dis que cela n’a pas grand-chose à voir avec la rougeole, des pneumonies bactériennes secondaires peuvent survenir après toute infection virale. » Kory a déclaré que la petite fille « est décédée d’une erreur médicale – et cette erreur était due à un antibiotique totalement inapproprié » pour traiter le type de pneumonie dont elle souffrait.

Les dossiers montrent que la fillette a été initialement admise aux urgences pour une « pneumonie bactérienne secondaire », a déclaré Kory au Defender . À ce moment-là, son éruption cutanée due à la rougeole s’estompait déjà. Elle n’a reçu l’antibiotique approprié pour traiter sa pneumonie bactérienne secondaire qu’environ deux jours et demi plus tard. À ce moment-là, son état s’était tellement dégradé que les médecins l’avaient déjà placée sous respirateur artificiel, a déclaré Kory. De plus, il semble qu’il y ait eu un délai de plus de neuf heures entre le moment où l’antibiotique adéquat a finalement été prescrit et celui où il lui a été administré, a déclaré Kory. « Moins de 24 heures plus tard, elle est décédée – et son décès a été assez tragique… sa tension artérielle a soudainement chuté et elle a fait un arrêt cardiaque. »

D’une rougeole à une erreur médicale

L’erreur médicale est la troisième cause de décès aux États-Unis, selon une analyse réalisée en 2016 par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins. « D’après mon examen du dossier », poursuit Kory, « l’antibiotique a été prescrit à 23 h, ou vers 23 h, et, à ma connaissance, il n’a été administré qu’à 9 h le lendemain matin. » « Donc, non seulement il y a eu plusieurs jours de retard et de déclin sans l’antibiotique approprié », a-t-il dit, « mais ensuite, lorsqu’ils ont réalisé qu’il leur manquait l’antibiotique approprié, il leur a fallu, pour autant que je sache, 10 heures pour l’administrer. » « Au moment où la jeune fille a reçu l’antibiotique approprié, elle était déjà sous respirateur. »

Les faits fondamentaux sur la rougeole et ses vaccins

Pour y voir plus clair sur la rougeole et ses vaccins et ainsi se prémunir contre la propagande, d’où qu’elle puisse venir, il est indispensable de rappeler les fondamentaux. J’avais déjà écrit ici un article sur ce thème, “La rougeole sous le feux de la vaccination“ [5]. Les fondamentaux peuvent se trouver dans une magnifique thèse soutenue à Grenoble le 9 juillet 2002 par Diane Ninkam Nghemning [6]. La date est importante, car les faits constatés depuis pourront tout à la fois confirmer pleinement les limites de la vaccination contre la rougeole et infirmer les espérances les plus optimistes formulées à l’époque à son sujet.

Voici tout d’abord les données de base sur la maladie et son épidémiologie telles que décrites dans cette thèse. Ce travail se présente plutôt dans sa première partie comme un mémoire relatant avec beaucoup de minutie les faits fondamentaux établis à l’époque, et d’ailleurs toujours reconnus.

Pathogénie (Page 18) :
« Le virus de la rougeole se transmet par des gouttelettes de sécrétions respiratoires. L’infection initiale se produit dans les cellules du tractus respiratoire ou des bronches et dans les cellules épithéliales de la muqueuse respiratoire. Le virus est ensuite transporté jusqu’aux ganglions lymphatiques locaux. La réplication du virus dans les ganglions aboutit à une virémie et à l’infection d’une grande quantité d’organes. Les sites importants de réplication virale sont le thymus, la rate, les ganglions lymphatiques, l’appendice et les amygdales. L’étape initiale de la maladie est cliniquement silencieuse. C’est la phase d’incubation qui dure de 8 à 10 jours et qui correspond à la dissémination du virus vers les organes lymphoïdes. »

Page 19 « Les vaccins actuellement disponibles ne parviennent pas à bloquer complètement la transmission du virus dans la population. »

Cette limite de la vaccination est évidemment tout à fait fondamentale et devrait être connue de tous. Cette information réduirait l’impact de la propagande. Celle-ci cherche avec une incroyable insistance à attribuer chaque cas de rougeole à un défaut de vaccination ou de couverture vaccinale, alors que ce sont d’abord les limites du vaccin qui en sont l’origine.

L’auteure de la thèse en donne une première raison : « On ne peut pas vacciner les enfants avant l’âge de neuf mois, car la présence d’anticorps maternels réduit l’efficacité de la vaccination » (Siber et al ., 1993)

Le calendrier vaccinal

Chacun pourrait en effet s’interroger : pourquoi vacciner en France dès l’âge de 2 mois contre la diphtérie, la poliomyélite et l’hépatite B, alors que les bébés ne sont nullement menacés par ces maladies ; et repousser la vaccination contre la rougeole à l’âge d’un an, alors que l’on voit aujourd’hui des enfants faire des rougeoles dès l’âge de 6 mois et même avant, et qu’à ces âges elle peut être très grave ? La première raison est que le vaccin étant à virus vivant, son action sera neutralisée par les anticorps maternels. C’est la raison de la seconde dose pratiquée quelques mois plus tard. Elle n’est pas un rappel. Son rôle est d’offrir une seconde possibilité pour l’enfant de produire des anticorps au cas où la première vaccination aurait échoué en ayant été pratiquée trop tôt.

Nous constatons ainsi que la réussite de la vaccination contre la rougeole (dans le sens de la production d’anticorps) impose l’existence d’une lacune immunitaire. En conséquence, si un enfant très jeune fait une rougeole, ce ne sera pas en raison d’un déficit de vaccination mais une conséquence de la condition première pour que cette vaccination puisse créer les anticorps recherchés. A l’heure actuelle, la durée de la persistance des anticorps maternels est encore très variable. En effet, les mères qui ont eu la rougeole dans leur enfance peuvent transmettre à leur enfant beaucoup plus d’anticorps que celles qui n’ont connu de la rougeole que sa vaccination.

Si les deux doses requises sont réalisées alors que l’enfant a encore des anticorps maternels, ces deux vaccinations ne l’immuniseront pas. Il pourra ainsi faire plus tard une rougeole tout en ayant reçu les deux doses requises, comme cela a été observé. Nous constatons ainsi que la vaccination contre la rougeole, même pratiquée selon les règles requises, ne pourra éviter tous les cas de rougeole.

– « Si de nouveaux vaccins sont mis au point, ils doivent non seulement résoudre ces deux problèmes, mais aussi éviter de créer des formes aberrantes de la maladie qui s’observent dans le cas de vaccins inactivés (Norrby et al , 1975) ou fortement dosés (Halsey 1993). »[15]

Page 22 :  « Malgré cette attaque sur le système immunitaire, le virus de la rougeole induit une excellente réponse immune conduisant à une immunité à vie. Par contre, les souches vaccinales induisent une immunosuppression moyenne, et les réponses humorales sont moins importantes et seraient de plus courte durée » (Fireman et al ., 1969 ; Hussey et al ., 1996)

Vaccin ou maladie naturelle?

C’est un autre problème très important : si la maladie est capable de générer une immunité à vie, il n’en va pas de même avec la vaccination [16]. Dans nombre de cas, l’immunité vaccinale pourrait ne pas dépasser 15 ans.

Pourtant il fut affirmé avec une totale assurance que la vaccination conférait elle aussi une immunité à vie. C’est faux. Et cette limite, comme la croyance en cette affirmation, sont très lourdes de conséquences. On pourrait alors envisager des rappels à 15 ou 20 ans. Mais avec un vaccin à virus vivant, il y aura le même problème que pour la vaccination des nourrissons : si la personne re-vaccinée a encore des anticorps, ils neutraliseront la vaccination, et le rappel sera sans effet.

« L’infection des monocytes par le virus inhibe la synthèse d’IL-12, une cytokine importante dans l’immunité à médiation cellulaire. Ces études montrent que cette régulation négative se fait via l’interaction avec CD 46 et donc serait limitée aux souches vaccinales » (Karp, 1999).

Page 36 « Position actuelle de l’OMS : Stratégie de vaccination

« La rougeole est considérée comme une maladie pouvant être éradiquée pour plusieurs raisons :
– il existe un seul sérotype, ce qui est un atout par rapport au virus de la poliomyélite qui compte trois sérotypes mais qui est pourtant en voie de disparition ;
– il existe un seul réservoir naturel qui est l’homme ;
– la rougeole a une expression clinique très marquée ;
– il existe un vaccin efficace contre la rougeole.
Cependant, la rougeole s’avère très difficile à contrôler à cause de sa nature très contagieuse.
»

L’OMS, un organisme amnésique

En 1988, l’OMS a entraîné l’Assemblée mondiale de la santé dans l’aventure de l’éradication de la poliomyélite en s’appuyant sur l’éradication réussie de la variole 10 ans auparavant, et en avançant les mêmes arguments que ceux rapportés ici pour la rougeole. Mais elle a oublié un tout petit détail : la variole n’avait pas pu être éradiquée par la vaccination ; et ce ne fut pas faute d’avoir essayé !

Les raisons qui ont permis l’éradication du virus de la variole humaine majeure sont les suivantes :
1- Pendant la phase d’incubation, le contaminé n’est pas contagieux.
2- La maladie débute par une fièvre très intense, le malade demeure prostré sans pouvoir se déplacer, alors qu’il n’est toujours pas contagieux.
3- C’est seulement au bout de 2 jours que débute l’éruption et avec elle le début de la contagiosité qui se poursuivra pendant toute la durée de la maladie (4 semaines).

Après l’échec des campagnes de vaccination de masse, la stratégie consistera à rechercher les malades de façon active (campagnes d’affichage avec promesse de récompense pour tout cas signalé) afin d’identifier les malades le plus rapidement possible, de les isoler puis de prospecter à proximité de ceux-ci pour rechercher de nouveaux contaminés afin d’endiguer la propagation. Les contacts, réels ou possibles, étaient alors isolés, l’isolement étant le plus souvent une mise en quarantaine. Ce furent ces mesures qui permirent de stopper la circulation du virus et de permettre son éradication.

Malheureusement, les contacts étaient aussi vaccinés, au nom d’une affirmation d’efficacité présentée comme établie scientifiquement, alors qu’elle était fausse, ce qui favorisait la rencontre du virus sauvage et du virus vaccinal. Cette rencontre chez le même individu se révéla très délétère, aggravant la maladie ou même la déclenchant chez d’anciens varioleux ou d’anciens vaccinés qui auraient pu l’éviter sans cette vaccination aussi inutile que dangereuse dans ces conditions. Ce fait était pourtant connu au moins dès 1870. Mais un siècle plus tard les experts n’en tenaient toujours pas compte. Voir mes articles détaillés sur cet aspect des choses[3].

Un virus n’en vaut pas un autre

Les conditions qui ont permis l’éradication de la variole ne sont satisfaites ni pour la poliomyélite ni pour la rougeole. Aussi, malgré les premiers succès apportés par les campagnes d’éradication pour chacune de ces deux maladies, les échecs vont se manifester inexorablement :

Page 37 : « L’expérience américaine prouve que l’éradication de la rougeole est faisable. En effet, au début des années 90, la rougeole était encore endémique en Amérique du Sud. Les campagnes soutenues de vaccination ont permis une baisse historique du nombre de cas de rougeole, si bien qu’en 1996 il n’y avait plus de rougeole en Amérique du Sud. Cependant, en 1997 on constatait une recrudescence des cas de rougeole due à des souches importées. »

Si les campagnes de vaccination ont pu pratiquement stopper la circulation du virus pour un temps, les cas de rougeole provoqués par des voyageurs démontrent que l’immunité de la population américaine contre la rougeole avait des failles. Rappelons que cette vaccination y avait débuté en 1963 et qu’elle avait été bien acceptée par la population.

Page 43 : « L’infection naturelle par le virus de la rougeole confère une immunité à vie, comme il a été montré dans les Iles Féroe quand seuls les habitants ayant contracté la maladie au cours d’une épidémie 65 ans auparavant ont échappé à l’infection (Panum 1940).
Cependant, l’hypothèse selon laquelle que le vaccin vivant atténué induirait une protection à vie (Krugman 1983) a été remise en question après des épidémies de rougeole survenues chez des enfants qui avaient été vaccinés 15 ans auparavant »(Gustafson et al ., 1987 ; Samb et al., 1995)

Page 51, Durée de la protection : « Plusieurs enquêtes prospectives ont analysé la persistance des anticorps après la vaccination rougeoleuse et ont permis de montrer que plus de 85% des personnes vaccinées possédaient des anticorps 8 à 16 ans après la vaccination (Krugman 1983 ; Dai et al., 1991).
Cependant, le taux d’anticorps diminuerait avec le temps (Christenson & Bottiger 1994). En effet, lors d’une étude effectuée en Chine, on a observé une diminution des anticorps pendant les quatre années suivant l’administration du vaccin. Huit ans après, 12,9% des sujets n’avaient pas d’anticorps détectables (Xiang & Chen 1983).
Il a été rapporté des cas cliniques de rougeole chez des individus présentant une séroconversion après vaccination. On parle dans ce cas d’échecs secondaires de la vaccination. 2% en Chine ; 5% au Canada. L’échec secondaire de la vaccination était plus fréquent chez des enfants vaccinés avant l’âge d’un an que chez les enfants vaccinés plus tard. »

Page 53 : « La stimulation naturelle serait plus efficace que la re-vaccination qui n’induit qu’une réponse de courte durée, spécialement chez les enfants qui ont été vaccinés très tôt dans l’enfance. Dans l’un et l’autre cas, la réponse à la stimulation est inversement proportionnelle au taux d’anticorps préexistants (Christenson & Bottiger 1994). »

« Au regard de toutes ces études, nous pouvons dire que l’immunité acquise par le vaccin contre la rougeole semble être un continuum, allant d’une protection totale et durable à une protection minimale ou nulle, en passant par une protection partielle ou temporaire. »

Page 56 : « Il est possible que les changements antigéniques associés aux échecs de la vaccination favorisent l’augmentation de l’infection et la transmission de la rougeole au sein de la population vaccinée. »

Page 62, Évolution de la stratégie vaccinale aux États-Unis : « L’utilisation du vaccin contre la rougeole débute en 1963. La population adopte facilement le vaccin et il est utilisé à large échelle. Bien que les cas de rougeole aient diminué dans la population, on compte de 1970 à 1975 36 000 hospitalisations de cas de rougeole » (Hinman et al., 1983).

En 1978, les États-Unis déclarent comme objectif l’élimination de la transmission du virus endogène pour 1982 (Hinman et al., 1979). La stratégie de base consiste à augmenter la couverture vaccinale avec une seule dose de vaccin, ainsi que la surveillance de la rougeole. De plus, la vaccination est obligatoire pour l’entrée à l’école. Cependant, plusieurs enfants d’âge préscolaire, surtout ceux qui vivent dans les quartiers pauvres, n’ont pas été vaccinés. Bien que le nombre de cas de rougeole ait diminué, la maladie continue à sévir, aussi bien chez les enfants non vaccinés que chez les enfants ayant eu un échec de vaccination.

Entre 1989 et 1991, une grande épidémie de rougeole survient aux États-Unis : 55 000 cas et 123 décès sont rapportés (Arkinson et al., 1992). En réponse à cette reprise de la maladie, plusieurs changements ont lieu dans la stratégie de lutte contre la rougeole :
1989 : introduction d’une seconde dose de vaccin, afin d’éviter des cas de rougeole dans la population scolaire vaccinée (CDC, 1989).
1990 : augmentation des services de vaccination pour les enfants en âge préscolaire vivant dans les cités pauvres, afin d’éviter les cas de rougeole dans ces populations (NVAC, 1991). »

La diminution du nombre de cas de rougeole fut attribuée à ces mesures :
« Si bien qu’en 1993, seulement 312 cas de rougeole furent rapportés. Vers la fin de l’année 1993, aucun cas de rougeole n’a été rapporté pendant 6 semaines consécutives (CDC, 1993). Cependant, en 1994, on observa une augmentation du nombre de cas de rougeole (958 cas). L’épidémiologie moléculaire a révélé que les virus qui circulaient en 1994 étaient importés et étaient différents de ceux qui circulaient entre 1989 et 1990 (Rota et al., 1996). Ces résultats suggèrent que la transmission de la rougeole a été interrompue aux États-Unis en 1993. »

Rhétorique anti-Kennedy Jr.

Plusieurs articles sont très bien documentés dans The Defender, 19 février 2025 [7] : « Les dernières épidémies de rougeole sont le résultat de l’échec des vaccins, et non d’un défaut de vaccination. Alors que les épidémies de rougeole continuent de se propager, les médias grand public accusent le secrétaire d’État à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., de « rhétorique anti-vaccin ». Or des épidémies de rougeole se sont produites à plusieurs reprises dans des communautés dont la couverture vaccinale dépassait 95 %, prouvant ainsi que le vaccin lui-même ne confère pas d’immunité durable. Alors que les épidémies de rougeole continuent de faire surface, les médias grand public les utilisent désormais comme une arme politique, tentant de blâmer notre nouveau secrétaire du ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS), Robert F. Kennedy Jr., pour ce qu’on appelle la « rhétorique anti-vaccin ».

The Defender poursuit :

« Le Wall Street Journal a récemment publié un article d’opinion insinuant que son plaidoyer en faveur de la sécurité des vaccins était responsable de l’augmentation des cas de rougeole. Non seulement ce récit  est sans fondement, mais il ignore également des décennies d’échecs documentés en matière de vaccins contre la rougeole – des échecs qui se sont produits dans des populations hautement vaccinées partout dans le monde. Le véritable problème n’est pas l’échec de la vaccination, mais l’échec du vaccin. Comme le démontre cet article, des épidémies de rougeole se sont produites à plusieurs reprises dans des communautés où la couverture vaccinale dépassait 95 %, prouvant que le vaccin lui-même ne confère pas une immunité durable.

L’effort continu visant à faire de RFK Jr. un bouc émissaire n’est qu’une diversion par rapport aux preuves scientifiques et historiques plus profondes qui remettent en question le récit dominant sur les vaccins.

« Une longue histoire d’échecs du vaccin contre la rougeole »

« Depuis plus de 25 ans, des épidémies sont signalées dans des populations dont le taux de vaccination dépasse 95 %, ce qui remet en cause l’idée reçue selon laquelle les vaccins constituent la seule solution pour lutter contre la rougeole. Voici un historique documenté de ces échecs vaccinaux :
• 1985, Texas, États-Unis : Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine en 1987 a analysé une épidémie de rougeole à Corpus Christi, au Texas, où 99 % des élèves étaient vaccinés et plus de 95 % étaient immunisés. Les chercheurs ont conclu : « Des épidémies de rougeole peuvent survenir dans les écoles secondaires, même lorsque plus de 99 % des élèves sont vaccinés et plus de 95 % sont immunisés. »
• 1985, Montana, États-Unis : Un article de l’American Journal of Epidemiology a examiné une épidémie de rougeole ayant fait 137 victimes dans le Montana , malgré un taux de vaccination de 98,7 %. Les chercheurs ont déclaré : « Cette épidémie suggère que la transmission de la rougeole pourrait persister dans certains contextes malgré la mise en œuvre appropriée de la stratégie actuelle d’élimination de la rougeole. »
• 1988, Colorado, États-Unis : Une épidémie de rougeole dans une université du Colorado a infecté 84 étudiants, alors que plus de 98 % d’entre eux bénéficiaient d’une immunité avérée grâce à des politiques de vaccination strictes. Les chercheurs ont conclu que « des épidémies de rougeole peuvent survenir parmi les populations universitaires fortement vaccinées ».
• 1989, Québec, Canada : Initialement attribuée à une faible couverture vaccinale, une étude publiée dans la Revue canadienne de santé publique a conclu : « Une couverture vaccinale incomplète n’est pas une explication valable de l’épidémie de rougeole à Québec. »
• 1991-1992, Rio de Janeiro, Brésil : Une étude publiée dans la Revista da Sociedade Brasileira de Medicina Tropical a révélé que 76,4 % des cas de rougeole lors de cette épidémie avaient été vaccinés avant leur premier anniversaire.
• 1992, Le Cap, Afrique du Sud : Une étude publiée dans le South African Medical Journal a documenté une épidémie où 91 % des enfants avaient été vaccinés, et où l’efficacité du vaccin n’était que de 79 %. Les chercheurs ont conclu que l’échec des vaccins primaires et secondaires avait contribué à l’épidémie. 

Ce ne sont là que quelques exemples parmi un vaste corpus de littérature documentant les épidémies de rougeole survenues dans des populations hautement vaccinées – preuve évidente que l’immunité induite par le vaccin n’est ni à vie ni efficace de manière constante. »

« Ignorer l’histoire ne fera pas disparaître les échecs vaccinaux »

« Les responsables de la santé publique continuent d’ignorer ces échecs bien documentés, tout en insistant sur le fait que des obligations vaccinales plus strictes sont le seul moyen de prévenir la rougeole. Pourtant, l’histoire montre que la vaccination n’est pas synonyme d’immunisation. La croyance répandue selon laquelle les vaccins peuvent à eux seuls éliminer la rougeole est davantage fondée sur la foi que sur des preuves, comme le montre la culpabilité   instinctive placée sur les personnes non vaccinées chaque fois qu’une épidémie survient. Ironiquement, ceux qui mettent en avant des preuves évaluées par des pairs sur l’échec des vaccins sont qualifiés d’« anti-vaccins », même s’ils ne sont que des partisans de la vérité et de la sensibilisation aux vaccins.

L’agenda mondial de la santé, mené par des organisations telles que l’UNICEF et la Fondation Bill & Melinda Gates, continue de promouvoir des campagnes de vaccination de masse tout en ignorant les vrais problèmes : le manque d’assainissement, la malnutrition, et une santé immunitaire compromise. La tentative des médias d’imputer les épidémies de rougeole à RFK Jr. ne repose pas sur des données scientifiques, mais sur un opportunisme politique. RFK Jr. a toujours défendu la sécurité des vaccins et le libre choix médical – des principes qui sont loin d’être « anti-vaccins ». Ses avertissements concernant les blessures et les échecs liés aux vaccins sont en réalité validés par les épidémies signalées aujourd’hui. »

« La rougeole : une maladie qui présente des risques réels et des avantages réels »

« La rougeole est une véritable maladie. Et bien qu’elle puisse entraîner de graves complications, son évolution dépend en grande partie du statut immunitaire de chaque individu. Avant les campagnes de vaccination généralisées, la rougeole était une maladie infantile courante qui conférait une immunité à vie. Aujourd’hui, en raison de la diminution de l’immunité induite par le vaccin, les adultes, qui présentent un risque plus élevé de complications, sont de plus en plus touchés par les épidémies.

Cependant, ce que la médecine traditionnelle reconnaît rarement, c’est que la rougeole n’est pas seulement une maladie à craindre : elle présente également des bienfaits pour la santé bien documentés. Des recherches récentes montrent que l’infection naturelle par la rougeole joue un rôle essentiel dans le développement du système immunitaire et qu’elle peut aider à protéger contre les maladies chroniques, certains cancers et les maladies auto-immunes. De plus, bien que le vaccin contre la rougeole soit largement présenté comme sûr, un nombre croissant de preuves révèle des dizaines d’événements indésirables graves associés au vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR). »

Découvrez les inconvénients sous-estimés de la vaccination

« Selon les données sur les événements indésirables compilées sur GreenMedInfo , il s’agit notamment de :
• Encéphalite (inflammation du cerveau)
• Convulsions et crises fébriles
• Maladies auto-immunes telles que le syndrome de Guillain-Barré
• Arthrite chronique et douleurs articulaires
• Thrombocytopénie (faible numération plaquettaire entraînant des troubles de la coagulation)
• Choc anaphylactique et réactions allergiques graves
• Risque accru de diabète de type 1 

Ces risques bien documentés soulèvent des questions cruciales sur la politique de vaccination universelle imposée par le biais d’obligations. L’idée selon laquelle chaque enfant doit être vacciné sans tenir compte des facteurs de risque individuels ignore la réalité selon laquelle les vaccins – comme toute intervention médicale – comportent des risques qui doivent être mis en balance avec leurs avantages. Au lieu de poursuivre aveuglément une stratégie de rappels et d’obligations sans fin, la santé publique devrait adopter une approche honnête et scientifique qui prend en compte à la fois les risques et les avantages de l’infection naturelle par la rougeole. »

« Si l’histoire nous enseigne une chose, c’est que le vaccin contre la rougeole ne constitue pas à lui seul la solution. Pour explorer la littérature scientifique sur les effets indésirables et non intentionnels de la vaccination, consultez notre base de données sur la recherche vaccinale. »

Une seule solution, la vaccination ?

Il est possible de se montrer très affirmatif : avec les vaccins actuels, il sera impossible d’éliminer la rougeole même s’il est possible d’y parvenir pendant quelques années dans tel ou tel pays. Alors, que faire ? Attendre que ce qu’on appelle La Science découvre de nouveaux vaccins contre la rougeole qui seraient dotés des propriétés espérées mais dont aucun vaccin contre aucune maladie n’a disposé jusqu’à présent ?

Non ! Il faut changer d’objectif : il ne doit plus être zéro cas de rougeole mais zéro cas de rougeole grave, ce qui n’est pas du tout la même chose !

Il faut apprendre à conduire la maladie, à en prévenir les formes graves. Mais comment cela, puisqu’il n’y a pas de traitement contre la rougeole ? Pas de traitements, c’est ce que les autorités médicales répètent à l’envi. Mais c’est faux ! La vitamine A peut permettre d’aider à contenir la maladie dans des formes bénignes. Les quatre autres enfants de la famille américaine dont l’enfant est décédé en février avaient eux aussi été contaminés par le virus de la rougeole. Ils ont été soigné par de la vitamine A (sous la forme d’huile de foie de morue) et par un stéroïde, la budésonide, comme l’expose The Defender [8] :

« Les parents ont expliqué que leurs quatre enfants restants avaient contracté la rougeole peu de temps après le décès de leur enfant de 6 ans à l’hôpital. Edwards est un médecin de famille en médecine intégrative à Lubbock qui dirige un cabinet privé au service d’environ 2 000 patients. Il a confirmé que les quatre enfants avaient la rougeole et leur a donné de l’huile de foie de morue et de la budésonide, un stéroïde utilisé pour soulager l’inflammation affectant les voies respiratoires. « Ils ont eu une récupération très rapide », a déclaré la mère. Le père a acquiescé, ajoutant qu’ils avaient surmonté la rougeole en seulement cinq jours à partir du moment où les taches étaient apparues. D’autres parents, dont les enfants n’étaient pas vaccinés contre la rougeole, avaient contracté la rougeole et s’étaient rétablis après avoir été traités par Edwards. D’autres parents ont dit qu’ils « préféreraient recevoir ce traitement plutôt que le vaccin ROR parce qu’ils ont vu tellement de dommages » causés par le vaccin. Qu’est- ce que le couple aimerait dire aux autres parents qui voient des rapports « alarmistes » sur la mort de leur enfant ? « Que dites-vous aux parents qui se précipitent, paniqués, pour faire vacciner un bébé de six mois contre la rougeole, car ils pensent que cet enfant va mourir de la rougeole à cause de ce qui est arrivé à votre fille ? » La mère a expliqué qu’elle continuerait à conseiller aux gens de ne pas se faire vacciner et que la rougeole n’est pas aussi grave que les médias le prétendent. »

Vitamine A, ses limites

Il ne faut pas abuser de la vitamine A. Mais elle pourrait être utilisée en préventif quand il existe un risque proche d’être contaminé, comme par exemple quand il y a un cas de rougeole dans une famille ou dans une école. Elle n’évitera peut-être pas la maladie, mais elle contribuera à la rendre plus bénigne, ce qui est l’essentiel.  L’OMS recommande actuellement une supplémentation en vitamine A chez les personnes atteintes de rougeole :  la carence en vitamine A est observée selon l’OMS même chez des enfants bien nourris. La prise de vitamine A diminue le risque de séquelles et de décès suite à la rougeole.

Force est de constater que le discours public est systématiquement pollué par cette volonté de présenter chaque cas de rougeole comme s’il s’agissait de la peste noire. Lisons encore dans The Defender du 5 mars 2025 [9] :

« Juste une médecine normale » — le témoignage d’un médecin texan sur l’épidémie de rougeole : « Le Dr Ben Edwards, médecin généraliste et spécialiste en médecine intégrative à Lubbock, au Texas, est sur le terrain dans le comté de Gaines pour aider les familles dont les enfants sont atteints de rougeole. Dans une interview exclusive accordée à The Defender, le Dr Edwards a déclaré que le décès d’une enfant de l’ouest du Texas aurait pu être évité si elle avait été traitée par budésonide, un stéroïde utilisé pour réduire l’inflammation des voies respiratoires. Le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS), Robert F. Kennedy Jr., a salué mardi l’utilisation de ce que le New York Times a appelé des « traitements non conventionnels » contre la rougeole, soulignant que les médecins du Texas avaient constaté de « très, très bons » résultats en utilisant ces remèdes lors de la récente épidémie de rougeole dans le comté de Gaines. Les traitements comprenaient de l’huile de foie de morue – une source alimentaire de vitamine A et de vitamine D – du budésonide , un stéroïde utilisé pour soulager l’inflammation affectant les voies respiratoires, et de la clarithromycine, un antibiotique. Dans une interview exclusive avec The Defender, le Dr Ben Edwards a diffusé l’histoire des résultats positifs que lui et d’autres médecins du Texas ont récemment constatés en utilisant ces traitements pour répondre à l’épidémie de rougeole dans l’ouest du Texas. Le traitement standard de la rougeole repose sur des soins de soutien comprenant des antipyrétiques, des antitussifs et des liquides, a déclaré Edwards. La règle 200 du Texas Medical Board autorise les médecins texans à proposer également des options thérapeutiques « complémentaires et alternatives », qu’il maîtrise parfaitement. Selon Edwards, le décès, le 26 février, d’une enfant texane testée positive à la rougeole aurait pu être évité si le personnel de l’hôpital lui avait administré des traitements respiratoires, comme le budésonide. « Le budésonide a toujours été utilisé dans les exacerbations de l’asthme », a déclaré Edwards, « mais pendant la COVID, de nombreux médecins ont appris son rôle très bénéfique dans le traitement de l’inflammation déclenchée par les virus respiratoires. »

Mais les autorité sanitaires font de la résistance, comme le montre The Defender du 18 mars [10] :

« Les autorités sanitaires du Texas rejettent la demande d’un médecin de recommander un traitement contre la rougeole Un médecin du Texas qui a traité avec succès des patients atteints de rougeole avec du budésonide a demandé aux responsables de la santé de l’État de diffuser les informations dans les cliniques, les hôpitaux et les cabinets médicaux locaux et régionaux. Mais on lui a dit que l’État ne pouvait recommander que le vaccin ROR à titre préventif. »

Quelques anecdotes de congrès …

J’ai participé activement à plusieurs congrès organisés par l’InVS (Institut de veille sanitaire), la SFSP (Société française de santé publique) ou l’ADELF (Association des épidémiologistes de langue française) en y présentant des communications orales ou sur posters et en intervenant depuis la salle. J’ai pu ainsi observer et acquérir une relative expérience de ces congrès. Voici quelques anecdotes :

Début octobre 2017 le congrès ADELF-SFSP se déroule à Amiens. J’y présente une communication orale sur les tests statistiques en épidémiologie [11 ]. Pour se rendre au lieu du congrès, il faut prendre un bus ; mais la ville n’avait rien prévu pour transporter plusieurs centaines de congressistes quasi simultanément. Aussi, nous sommes nombreux à attendre qu’un bus ait quelques places libres … Alors, nous échangeons pour passer le temps. Je décide de tester mes interlocuteurs par une citation parfaitement authentifiée dans la littérature épidémiologique : « le virus de la rougeole peut circuler sans être détecté dans des populations vaccinées. » Il me sera répondu : « C’est connu, mais on ne peut pas tout dire ! » A l’époque, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, répétait inlassablement dans l’espace public que la vaccination empêchait la circulation du virus …Un épidémiologiste qui se serait risqué à dire publiquement ce qui était parfaitement établi depuis longtemps était assuré de bousiller sa carrière …

Au même congrès, une épidémiologiste suisse présente une communication sur l’élimination réussie de la rougeole en Suisse. J’interviendrai pour rappeler par des exemples qu’une élimination observée à un moment donné n’est pas pour autant définitivement acquise. Elle ne contestera pas cela, se contentant de me répondre que la rougeole étant une maladie potentiellement grave, il faut vacciner … Je pense que l’on peut soutenir avec des arguments convaincants qu’il sera impossible d’éliminer durablement la rougeole dans un pays sans que les 26 sérotypes de la rougeole aient été mondialement éradiqués, et ce même si l’élimination est formellement moins exigeante que l’éradication. Les arguments sont assez simples : comme l’élimination peut se produire avec une immunité partielle et que la vaccination se montre incapable de la maintenir à un très haut niveau, la circulation des virus de la rougeole dans d’autres régions du monde et les échanges internationaux nombreux feront que la rougeole reviendra tôt ou tard dans le pays concerné. C’est exactement ce qui se produit aux États-Unis actuellement, alors que la vaccination avait commencé en 1963.

A la mi-octobre 2013, c’est le congrès ADELF-SFSP qui se déroule à Bordeaux. J’y présente une communication affichée sur poster sur l’éradication de la variole. Il y a une session spéciale sur la vaccination contre la rougeole. Depuis la salle, j’interviens pour rappeler que l’immunité de la population contre la rougeole est la somme de l’immunité acquise par la maladie et de l’immunité acquise par la vaccination ; et que l’immunité acquise par la maladie se réduit chaque jour. Qu’arrivera-t-il quand les adultes immunisés par la maladie auront été remplacés par des adultes n’ayant connu de la rougeole que sa vaccination ? Le président du CTV (Comité technique des vaccinations) Daniel Floret, agite ses bras pour exprimer très clairement qu’on est dans l’inconnu. Une émotion intense et très perceptible envahit la salle, comme me le confirmera une congressiste à la sortie. Apparemment, les congressistes n’avaient jamais envisagé cette situation…

Pendant la pause déjeuner, le président du CTV ira lire mon poster[12 et 13] sur la problématique posée par la vaccination des vrais contacts contre la variole. J’irai échanger avec lui. Il me dira qu’il ne connaissait qu’une seule vaccination efficace sur les contacts, celle contre la rougeole dans les 72 heures après la contamination. Il confirmait ainsi que celle contre la variole n’avait pas cette propriété, contrairement à ce qui avait été soutenu avec force et mis en application de façon très systématique et très contraignante au cours de la campagne d’éradication de la variole avec des conséquences catastrophiques [3]. L’épisode de la variole du singe révélera que le discours officiel reste inchangé à ce sujet : la vaccination des sujets contacts serait efficace dans les 4 jours qui suivent le contage, alors qu’à un niveau élevé ils savent que c’est faux [14]…

 

Bernard Guennebaud
Avril 2025

 

Notes et sources

[1] L’éradication de la polio ; Sebastiao Salgado ; éditions du Seuil 2003
[2] Mes articles Aimsib sur la tentative d’éradication de la poliomyélite :
– 18 septembre 2022 : L’éradication de la polio ou Perrette et le pot à lait
https://www.aimsib.org/2022/09/18/leradication-de-la-polio-ou-perrette-et-le-pot-a-lait/
– 25 septembre 2022 : L’OMS aurait-elle renoncé à éradiquer la polio ?
https://www.aimsib.org/2022/09/25/loms-aurait-elle-renonce-a-vouloir-eradiquer-la-polio/
[3] Mes articles Aimsib sur l’éradication de la variole :
– 22 décembre 2019 : Éradication de la variole, les grandes manœuvres ont commencé
https://www.aimsib.org/2019/12/22/eradication-de-la-variole-les-grandes-manoeuvres-ont-commence/
– 10 mai 2020 : La désastreuse vaccination des sujets contacts
https://www.aimsib.org/2020/05/10/eradication-de-la-variole-la-desastreuse-vaccination-des-sujets-contacts/
– 6 septembre 2020 : Vaccinez-les tous, confinez-les ensemble, le triste exemple de 1974
https://www.aimsib.org/2020/09/06/vaccinez-les-tous-confinez-les-ensemble-le-triste-exemple-de-1974/
[4] https://childrenshealthdefense.org/defender/medical-error-death-6-year-old-girl-pneumonia-after-measles
[5] 20 décembre 2017 : La propagation de la rougeole sous le feu de la vaccination
https://www.aimsib.org/2017/12/20/propagation-de-rougeole-feu-de-vaccination/
[6] Thèse 2002 Grenoble : https://www.yumpu.com/fr/document/read/38634696/souches-africaines-du-virus-de-la-rougeole-etude-
[7] https://childrenshealthdefense.org/defender/latest-measles-outbreaks-result-failed-vaccines-not-failure-to-vaccinate
[8] https://childrenshealthdefense.org/defender/parents-daughter-death-texas-measles-outbreak-chd-tv/
[9] https://childrenshealthdefense.org/defender/texas-doctor-ben-edwards-eyewitness-report-measles-outbreak
[10] https://childrenshealthdefense.org/defender/texas-health-officials-measles-budesonide-treatment
[11] http://www.adelf-sfsp.fr/?p=15493
[12] https://p4.storage.canalblog.com/42/31/310209/121014493.pdf
[13] https://questionvaccins.canalblog.com/archives/2013/10/16/28149160.html
[14] https://www.aimsib.org/2022/08/14/le-probleme-de-la-variole-eradiquee/

[15] Voir H. Banoun ; 2022 Measles and Antibody-Dependent Enhancement (ADE): History and Mechanisms, https://www.xiahepublishing.com/2472-0712/ERHM-2022-00018 ; en français : Rougeole et facilitation dépendante des anticorps (ADE) : historique et mécanismes, https://hal.science/hal-03668214v1

[16] Plan d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale en France, 2005-2010, Ministère de la Santé et des Solidarités, juin 2005. https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/plan_elimination_rougeole.pdf

[17] https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/measles,

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Barth
Barth
27 avril 2025 19h17

Je suis une citoyenne lambda, mais combien consciente de toutes ces manipulations qui mettent nos vies en danger. Évidemment, non vaccinée covid !

hub
hub
Répondre à  Barth
2 mai 2025 17h36

Bravo, Madame.  Vous êtes dans la bonne voie bien que nous soyons encore bien minoritaires.

Roger
Roger
27 avril 2025 19h19

Très bon article qui met en évidence la complexité des conséquences des vaccins à contrario de la simplicité des discours officiels: « Les vaccins sont sûrs et efficaces ».

San Clemente
San Clemente
27 avril 2025 21h24

Merci pour cette synthèse documentée. Les discours médicaux ne sont plus que propagande. Pourtant le constat est clair, de plus en plus de maladies neurologiques à déplorer, un état de santé général alarmant. Je doute qu’aujourd’hui les populations occidentales soient en état de vivre dans les conditions de vie d’il y a un siècle, même (surtout ?) avec notre pharmacopée et tous nos moyens médicaux modernes !
Il est assez évident que ce sont justement les conditions de vie et d’hygiène qui ont balayé nombre de maladies graves ou leur aggravation à défaut de la maladie elle-même, particulièrement concernant les maladies épidémiques. Malheureusement, il y avait un marché à prendre, quoi de mieux que la peur pour vendre des médicaments même à des gens en bonne santé, qui développent aujourd’hui des maux bien plus importants! Mais après tout quoi de mieux qu’une bonne maladie chronique pour se remplir les poches. Combien coûte une chimio au fait ? Et quelle est son efficacité réelle ? Et ce sont les porteurs d’autres thérapeutiques, beaucoup moins chères et qui ne portent pas atteinte à l’état de santé général (je ne parle pas de jus de citron ou de bicarbonate, en référence à des discours pratiquement de haine de certaines chaines radio) qui passent pour des gourous. Un jour il faudra se demander qui a un comportement sectaire. En tout cas je me sens de plus en plus emprisonnée de force dans un courant de pensée, le seul qui a droit de cité. Mais désolée, je n’ai pas envie de nourrir les marchands de poisons.

Jacqueline Bidoilleau
Jacqueline Bidoilleau
27 avril 2025 23h08

les virus n’existent pas, Il n’y a pas de contamination.
Que faites vous en médecine?

Dr Pierre-Henri BREDONTIOT
Dr Pierre-Henri BREDONTIOT
28 avril 2025 10h52

Ce qui est surprenant, voire révoltant, c’est qu’on puisse mettre en avant un malheureux décès d’une rougeole mal soignée face à 86.000 nouveaux cas d’autisme annuels aux USA (selon mes calculs).
Heureusement, RFK diligente une véritable étude sur les bénéfices des vaccins versus placebos réels (et non versus un autre vaccin, qui contient les mêmes saloperies) et leurs effets secondaires.
Résultats attendus en Septembre, qui pourraient signer la fin des vaccins, obligatoires ou non.
Bientôt la fin d’un mythe?
RFK y survivra-t-il ? On peut craindre que non.
Pour mémoire, les malheureux enfants américains reçoivent plus de 70 injections vaccinales avant deux ans, ce qui n’empêche pas la mortalité avant un an de dépasser les 6 pour mille (6,3), contre 4,2 pour mille en France (ou 1,5 en Islande),
15 vaccins obligatoires aux USA, 11 en France: les proportions semblent respectées….
Concomitance n’est pas causalité, qu’y disaient….

hub37
hub37
Répondre à  Dr Pierre-Henri BREDONTIOT
2 mai 2025 20h07

Vos lignes 1 & 2 : Réflexe scientifique élémentaire (donc rare dans nos colonnes) occulté systématiquement par la totalité des  »merdias » (médias mainstream se piquant tous de science pour impressionner le populo) et leurs suivistes.  Merci très cher Dr PHB de nous fournir l’exemple d’esprit critique tout-à-fait à notre portée.  Vous me réconfortez à chacune de vos interventions.

De même, la ligne 2 de votre &2 est révolutionnaire (pas un seul cas.  J’attends un démenti), ce qui conférera à cette étude une antériorité mahousse et rédhibitoire profitable au destin ultérieur de JFK.

Merci là encore, très cher Dr, d’entretenir ainsi notre optimisme, à nous les négligeables.  Cette étude épidémiologique-là (du niveau du certificat d’études primaires comme les nuées de celles traficotant hypocritement les placébos) nous la lirons (grâce à la traduction de l’anglais dorénavant disponible ici).

À mon grand âge, vous êtes mon héros. Suis heureux d’avoir duré jusqu’ici.

Guillaume Rampon
28 avril 2025 11h07

 Le virus de la rougeole se transmet par des gouttelettes de sécrétions respiratoires. 

Cette affirmation devrait être accompagnée d’une source.
A t’il était trouvé des virus dans ces gouttelettes ?
A t’il était possible de vérifier les postulats de Koch ?
A t’on vu un virus rentrer dans un ganglion ?
En absence de ces éléments il ne s’agit que d’allégations sans fondement !

njama
njama
28 avril 2025 12h31

Condamné à 3 ans et 9 mois de prison, non pas pour un acte délictueux, mais pour le faire taire…

Le Dr Reiner Fuellmich est condamné, mais il est loin d’être au bout de ses peines ; la véritable bataille ne fait que commencer

Le Dr Reiner Fuellmich a été condamné à 3 ans et 9 mois de prison. Dans ce qui ne peut être décrit que comme un acte de vengeance, le juge ne permet pas que le temps que le Dr Fuellmich a déjà passé en prison soit pris en compte.
Le Dr Fuellmich (également écrit Füllmich) est loin d’en avoir fini avec le système, écrit Laufpass, la véritable bataille ne fait que commencer.
Rhoda Wilson

Le tribunal de Göttingen a rendu son verdict. Le verdict préparé a été prononcé. Le président du tribunal, Schindler, est débarrassé du courageux et récalcitrant militant des droits civiques – pour l’instant. Et parce qu’il l’a ennuyé, il ne veut pas le créditer de 5 mois de détention préventive – en raison du retard du procès. Voilà pour la revanche au tribunal. Il fallait s’y attendre, dans un procès qui se moque de toute règle de droit et qui repose depuis le début sur une construction absurde des accusations. Qu’il en soit ainsi. Fuellmich est loin d’en avoir fini avec le système. Et il n’est pas le seul. La véritable bataille ne fait que commencer, à la veille des grandes catastrophes que les ploutocrates ont planifiées pour l’humanité.
(…)
https://reseauinternational.net/le-dr-reiner-fuellmich-est-condamne-mais-il-est-loin-detre-au-bout-de-ses-peines-la-veritable-bataille-ne-fait-que-commencer/

via THE EXPOSÉ Dr. Reiner Fuellmich is sentenced but he is far from finished; the real battle is only just beginning
By Rhoda Wilson on April 26, 2025
https://expose-news.com/2025/04/26/dr-reiner-fuellmich-is-far-finished/

Monique F
Répondre à  njama
1 mai 2025 21h04

C’est une mauvaise nouvelle effectivement …je crois qu’une des choses à faire pour Reiner Füllmich , outre une pétition, est de prier pour lui …car la prière est efficace et d’après Lynn Mac Taggart ,il suffit d’un cercle de prière de 8 personnes pour agir …

njama
njama
Répondre à  Monique F
3 mai 2025 12h39

Je ne sous-estime pas du tout la force de la prière, expression d’intention(s) avant tout, il n’est pas besoin d’invoquer des intercessions célestes, qui peuvent donner lieu, si elles convergent dans un but défini à des agrégats d’énergies qu’on appelle égrégore…
A propos, d’intention, de forces spirituelles, magnétiques, une rencontre impromptue le weekend dernier m’a fait découvrir un personnage tout à fait étonnant dont je n’en avais jamais entendu parler…
Monsieur Philippe de Lyon… de son vrai nom Nizier Anthelme Philippe (1849 -1905), alias Maître Philippe, le « Christ lyonnais » doté de pouvoirs surnaturels de guérison…
Il a guéri des centaines de personnes, simplement par le regard, ou quelques mots…
La médecine académique ne va rien y comprendre… mais certains médecins, soignants, peuvent entendre ce genre de témoignages, question d’ouveture d’esprit…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nizier_Anthelme_Philippe
https://www.maitrephilippe.asso.fr/ma%C3%AEtre-philippe
https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/20373
et plein d’autres liens dans votre browser préféré

njama
njama
Répondre à  Bernard Guennebaud
30 avril 2025 21h16

« des amas anormaux après seulement cinq minutes d’inactivité… »
Peut-être… (?) que si la connexion avec l’électromagnétisme des tel portables n’est pas constante, comme dans les heures de la nuit par exemple, le système immunitaire avec l’aide des leucocytes pourrait, peut, « réparer » le dommage journalier…
juste une hypothèse
mais cela suppose une mobilisation assez permanente, journalière du système immunitaire… au détriment d’autres causes possibles qui pourraient altérer l’homéostasie de l’organisme, l’affaiblir…

Monique F
Répondre à  Bernard Guennebaud
2 mai 2025 13h36

Vous m’avez donné l’idée de m’abonner à cette revue…et je vous remercie car c’est très intéressant.
J’ai donc reçu cet article …effrayant…
Je me demande quoi faire…revenir à un petit téléphone basique ?
Je dois dire que je commence depuis quelques temps à m’en servir beaucoup moins, car je suis extrêmement irritée de devoir lire les dernières nouvelles en l’ouvrant…alors que je n’ai pas de: télé « , que je j’écoute plus la radio depuis le début du Covid , et que je ne lis pas les journaux…
Évidemment les informations ont TOUJOURS été mauvaises car il est très rare qu’on publie des nouvelles réjouissantes…et être quasiment obligée de voir ,au moins en passant, les dernières informations , me semble terrible : les piscines qui vont être interdites, les jardins potagers également, on va éradiquer les animaux domestiques….et dans une certaine mesure les enfants…etc etc …mais QUI a envie de lire cela ?
Sur le net et les reseaux sociaux ,en général , je cherche les motifs d’optimisme…
Toutefois, les avertissements liés au téléphone portable ne me semblent pas être inutiles …même s’ils ne sont pas réjouissants, car je pense que tout, actuellement, nous pousse à revenir à une vie plus simple.

hub
hub
Répondre à  Monique F
2 mai 2025 17h28

Vous avez tout-à-fait raison, chère madame, de desserrer le carcan universel de l’alarmisme mercantile.
il nous reste encore actuellement un canal encore très sain et très vivant : les  LIVRES.

njama
njama
30 avril 2025 21h20

Je ne crois pas qu’il y aurait de probité scientifique à attendre de « big pharma » et du monde politique… qui a pris conscience du pouvoir qu’il peut exercer sur les hommes par le truchement de l’industrie pharmaceutique…
Illustration historique :

COMMENT ROCKEFELLER A MONOPOLISÉ LA MÉDECINE ET CRÉÉ BIG PHARMA
(27’52) https://odysee.com/@quantumleaptraduction:2/vTrvf.gaa:5

njama
njama
2 mai 2025 14h26

Comme d’autres infections éruptives, variole, scarlatine, zona, la rougeole est intéressante en terme de communication marketing, les médias ne se privent pas d’exposer des cas d’éruptions cutanées expressifs à donner quelques frissons épidermiques, alors que les formes sont bénignes dans la plupart des cas, comme dans les cas de varioles :
« Il ne faut pas oublier, dit le Dr Creighton, que la division en variole DISCRÈTE, CONFLUENTE*, ET MALIGNE est ancienne ; que le type bénin était assez commun aux XVIIe et XVIIIe siècles, et qu’il caractérisait alors des épidémies entières, comme dans le cas de la scarlatine ; et que les vaccinés sont actuellement susceptibles d’être attaqués par la maladie confluente et maligne, aussi bien que par la discrète ». (varioloïde).
* Variole confluente, celle où les boutons sont fort rapprochés ou même se touchent.
The Fallacy of Vaccination, by Alexandre Wilder, 1916 – page 8 –
https://archive.org/details/101229606.nlm.nih.gov/mode/2up

La rougeole (measles en anglais) un bon produit d’appel pour les vaccinations. Elle fut d’ailleurs mise en tête de gondole sous la gouvernance du Président Obama en 2016 dans le Programme mondial de santé
President Obama Cements Global Health Security Agenda as a National Priority
https://web.archive.org/web/20161120212137/https://blogs.cdc.gov/global/2016/11/04/president-obama-cements-global-health-security-agenda-as-a-national-priority/

Un programme qui visait une couverture vaccinale d’au moins 90 % sur des enfants de moins de 15 mois.
L’Italie pays pilote de ce vaste programme MONDIAL de vaccination avec le Portugal passera son nombre de vaccinations obligatoires de 4 à 12, peu avant que la France ne le passe de 3 à 11 pour les enfants nés en janvier 2018.
(24 décembre 2017) https://www.agoravox.fr/commentaire5087232
traduction : https://www.agoravox.fr/commentaire5087234

njama
njama
Répondre à  Bernard Guennebaud
2 mai 2025 17h17

A propos de la rougeole, 24 000 cas sur 9 années, parmi lesquels le statut vaccinal n’est pas connu ou communiqué (?), ça fait 1500 « cas » déclarés /an, 3,78 complications neurologiques / an, 1,1 décès /an.

Voilà l’envergure du problème de santé publique ! un phénomène épidémique lilliputien à l’échelle de la population qui mobilisera d’énormes moyens financiers, comme une rente perpétuelle pour les actionnaires de big pharma.

Une argumentation assez totalitaire (« un héritage historique sans fondement scientifique », les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités, ils ne peuvent pas laisser une personne décider toute seule de la réponse.), qui ne tient pas compte de l’éthique médicale, ni d’ailleurs de celle du CCNE Avis 106, Comité Consultatif National d’Éthique# , l’argument d’autorité (Le Conseil constitutionnel a en effet jugé que c’est au nom de la santé publique que l’on peut établir une obligation vaccinale.), fallacieuse (« Vous n’avez pas le choix d’appliquer ou non le code de la route ») et puis la magouille politicienne, un cavalier législatif glissé dans le PFLSS 2018, plutôt qu’un Projet de Loi devant l’Assemblée Nationale…

« Discours d’Agnès Buzyn relatif à la vaccination obligatoire, le 5 juillet 2017 »
Paris, le 5 juillet 2017
Mesdames, Messieurs,
Il y a quelques jours, j’avais annoncé que je réfléchissais à étendre l’obligation vaccinale. Après le temps de la réflexion vient celui de la décision et vous avez entendu hier le discours de politique générale du Premier ministre.

Je vais proposer au Parlement un projet de loi visant à rendre obligatoires 8 vaccins supplémentaires, qui étaient jusqu’alors recommandés pour la petite enfance, en complément des 3 vaccins actuellement obligatoires.
(…)
Enfin, en ce qui concerne la rougeole, la couverture vaccinale à 2 ans est de 78% alors que, tant qu’elle n’atteindra pas le niveau de 95 %, le risque de vagues épidémiques périodiques persistera. Entre 2008 et 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés. Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique et 10 sont décédés.

Cette situation est intolérable. Nous ne pouvons pas accepter que des enfants et des adolescents meurent alors qu’il existe un vaccin susceptible de les protéger.

Il y a donc un impératif de santé publique à améliorer la couverture vaccinale de notre population. La réponse passe par l’extension des obligations vaccinales. La France a des taux de couverture meilleurs que les autres pays pour les vaccins obligatoires, mais très insuffisants pour la plupart des vaccins seulement recommandés. Et près de 13% des parents déclarent qu’ils ne feraient pas vacciner leur enfant si l’obligation vaccinale était levée. La différence de statut entre vaccins obligatoires et recommandés n’est pourtant qu’un héritage historique sans fondement scientifique, alors les vaccins qui ne sont aujourd’hui que recommandés sont aussi importants que ceux qui sont déjà obligatoires.

Par ailleurs, je n’aime pas imposer des obligations – ce n’est pas mon tempérament – mais cela se justifie en matière de vaccination. Parce que la vaccination n’est pas seulement un acte individuel, c’est une question de solidarité, une façon de protéger l’ensemble de la société. En se faisant vacciner, on se protège soi-même, certes, mais on évite aussi de transmettre des maladies aux autres, particulièrement aux enfants et aux personnes les plus fragiles, pour qui les maladies contre lesquelles on vaccine sont les plus dangereuses. Et, quand une question n’engage pas que les individus mais bien la collectivité tout entière, les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités, ils ne peuvent pas laisser une personne décider toute seule de la réponse. Vous n’avez pas le choix d’appliquer ou non le code de la route, parce que de son application dépend non seulement votre vie mais celle de vos concitoyens. C’est un peu la même chose avec l’obligation vaccinale : ce qui la justifie, c’est que de la vaccination d’un seul dépend la santé de tous.

Sur un point toutefois, ma réflexion n’est pas achevée. Dans son rapport d’il y a quelques mois, le comité présidé par le Pr Fischer avait recommandé que l’extension de l’obligation vaccinale soit accompagnée d’une clause d’exemption, permettant à quelqu’un de refuser un vaccin pour des raisons personnelles. Je l’entends et j’entends que plusieurs acteurs ont pris position en faveur d’une telle clause. Mais celle-ci pose des questions juridiques délicates. Le Conseil constitutionnel a en effet jugé que c’est au nom de la santé publique que l’on peut établir une obligation vaccinale, et certains pensent que seuls des motifs de même nature (comme des contre-indications médicales) peuvent exonérer de l’obligation. J’ai demandé une expertise juridique poussée sur cette question de constitutionnalité. J’en aurai les résultats d’ici quelques semaines, et pourrai alors décider.
(…)
https://sante.gouv.fr/archives/archives-presse/archives-discours/article/discours-d-agnes-buzyn-relatif-a-la-vaccination-obligatoire-le-5-juillet-2017

# https://www.agoravox.fr/commentaire5924827

njama
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Répondre à  Bernard Guennebaud
2 mai 2025 21h15

« les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités, ils ne peuvent pas laisser une personne décider toute seule de la réponse. » Mme Agnès Buzyn, 5 juillet 2017

En clair l’autorité parentale pourtant légitime, naturelle, universelle, trans historique, trans continentale, planétaire et immémorielle de prendre soin de « leur enfant », jamais remise en cause historiquement, leur est retirée par une simple Loi, votée en catimini, sans recours et exception possible, quelle que soit la somme de soins bienveillants, et d’amour qu’ils prodiguent à leurs bébés, à leurs jeunes enfants au quotidien !
C’est extrêmement violent ! cette emprise sur les corps des enfants.

Il y a là une rupture anthropologique… celle initiée par le positivisme au XIXe ?, et aujourd’hui celle du monde de Davos (?)
Il y a là comme un processus d’appropriation des corps — et des esprits — par… ou au nom de la sainte Science qui semble-t-il s’est substituée à celle des âmes dans nos religions pas si lointaines.

njama
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Répondre à  Bernard Guennebaud
3 mai 2025 11h52

En 2017, il y eut une flagrante fraude politique, dont on peut tenir responsable en premier chef Mme Buzyn ministre de la santé, en voulant rendre 8 valences supplémentaires « obligatoires » … c’est le « package » qui était discuté, pas l’opportunité sanitaire d’ajouter avec prudence un peu à la fois l’un ou l’autre des nouveaux vaccins…
Puis il y a les collusions peu orthodoxes avec l’industrie pharmaceutique qui imposa des vaccins multivalents (combinés) :

Déclaration de Jean Stéphenne qui a dirigé la branche vaccins chez GSK pendant 23 ans, en juin 2012 devant un parterre de chefs d’entreprise :

« Nous avons acheté tous les brevets sur l’hépatite B, c’était la première fois qu’un vaccin était protégé par brevets. Nous avons tous les brevets, et maintenant, vous les concurrents, si vous voulez venir sur le marché, eh bien vous allez devoir négocier avec nous. Je pense que c’est comme ça que la société s’est créée et est devenue successful, et après on a développé des vaccins combinés, c’est à dire on a mis l’hépatite B avec tout autres produits qui n’étaient pas protégés par brevets, et en faisant ça, on rendait évidemment les produits combinés protégés.
Et donc la stratégie, c’est pas plus compliqué que ça… »

VIDEO. Envoyé spécial. Vaccins pour enfants : les labos font-ils de la vente forcée ?
https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-envoye-special-vaccins-pour-enfants-les-labos-font-ils-de-la-vente-forcee_1311677.html

Et donc, un peu à la fois, en se dirigeant vers 2020, l’opinion a été préparée (manipulée) à accepter l’obligation vaccinale comme une norme!
C’est d’ailleurs ce que dira très ouvertement Alain Fischer, le monsieur vaccin covid,… (qui émarge au Conseil d’administration de la Fondation Edmond de Rothschild) que l’on ne peut soupçonner d’ingénuité…il a passé l’âge !
« tout faire pour que la vaccination devienne une norme sociale » #

Cela pose un problème inédit d’ordre ontologique, et scientifique, l’hypothèse que l’immunité naturelle, humorale & cellulaire, « innée », et acquise par la mère, ne serait en fait pas capable de répondre à des infections diverses… au point qu’il faudrait la « supplémenter » par un panel d’artifices vaccinaux éclectiques, de compositions douteuses et hasardeuses (expérimentales)… pour compenser une supposée tare congénitale propre au genre humain… suivant les obsessions pandémiques de Bill Gates

bref, en arriver à « l’homme augmenté », ce concept transhumaniste cher aux davosiens…
Sauf que pour augmenter l’homme, il faut commencer par le diminuer, lui faire accepter ses insuffisances… lui faire accepter d’être mis en servitudes, pharmaco-biologiques pour le coup !

# On pourrait employer l’adjectif « vétérinaire », ça serait plus direct, puisque l’homme mammifère est dès lors assimilé à du bétail !

njama
njama
2 mai 2025 19h56

Dans la rubrique de l’auteur « Une longue histoire d’échecs du vaccin contre la rougeole », la journaliste canadienne Julie Levesque cite 3 cas, qui manifestement laissent penser à une inefficacité de la vaccination contre la rougeole (ou du vaccin ROR, MMR en anglais)… pour ne pas dire un produit très médiocre (pour rester poli) qui devrait invalider sa commercialisation…
L’article date un peu (13 mars 2015) mais ces produits sont toujours en circulation…

25 faits sur l’industrie pharmaceutique, les vaccins et les « antivaccins »
1- La Chine a des épidémies de rougeole, mais 99 % des Chinois sont vaccinés

Une étude récente publiée dans la revue PLoS intitulée « Difficultés dans l’élimination de la rougeole et le contrôle de la rubéole et des oreillons : étude transversale d’une première vaccination contre la rougeole et la rubéole et d’une seconde vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole », a mis en lumière l’inefficacité flagrante de deux vaccins contre la rougeole (rougeole-rubéole (RR) ou rougeole-rubéole-oreillons (RRO)). Contrairement à ce qu’ils promettaient, ceux-ci n’ont pas prévenu d’épidémies dans les populations se conformant à la vaccination. (Sayer Ji,  Why Is China Having Measles Outbreaks When 99% Are Vaccinated?, GreenMedInfo, 20 septembre 2014)

3- Lors d’une épidémie de rougeole en 2012 au Québec (Canada), plus de la moitié des cas étaient des adolescents vaccinés

Une enquête sur une éclosion dans une école secondaire d’une ville fortement touchée par le virus [de la rougeole] a révélé qu’environ la moitié des cas étaient des adolescents qui avaient reçu les deux doses recommandées du vaccin durant leur enfance. Autrement dit, les autorités s’attendaient à ce que ces adolescents soient protégés contre le virus de la rougeole.

Il est généralement admis que le vaccin contre la rougeole, lorsqu’il est administré en deux doses durant la petite enfance, devrait protéger contre l’infection de la rougeole environ 99 pour cent du temps. Ainsi, les chercheurs ayant mené l’enquête ont été choqués de découvrir que 52 des 98 adolescents qui ont attrapé la rougeole étaient entièrement vaccinés. (La Presse Canadienne Measles among vaccinated Quebec kids questioned, CBC, 20 octobre 2011)

4- En 1987, une épidémie de rougeole a été documentée chez un groupe d’enfants totalement immunisés

En 1987, par exemple, une étude publiée dans le New England Journal of Medicine (NEJM) a documenté une épidémie de rougeole à Corpus Christi, au Texas, au printemps 1985. Quatorze étudiants adolescents, tous vaccinés contre la rougeole, ont contracté la maladie même s’ils avaient reçu le vaccin RRO. Les chercheurs ont noté que plus de 99 pour cent des élèves de l’école – soit presque tous – avait également été vaccinés, des anticorps contre la rougeole ayant été détectés chez plus de 95 pour cent d’entre eux. (Ethan A. Huff, Measles Outbreak Documented Among Fully Immunized Group of Children, Natural News, 15 février 2015)

Source : https://www.mondialisation.ca/25-faits-sur-lindustrie-pharmaceutique-les-vaccins-et-les-antivaccins/5435937

njama
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Répondre à  Bernard Guennebaud
4 mai 2025 18h34

Comment contrôler les données statistiques de l’OMS, leurs chiffres,… on pourrait très bien nous raconter n’importe quoi.
Qui ira sur place vérifier en Afrique, dans quel(s) pays d’ailleurs…

Un mythe, au même titre que ceux antiques, s’est créé autour de la vaccination, « le corps médical lui voue une véritable adoration » écrit Pryska Ducoeurjoly dans son article (un peu fleuve) Le grand mythe de la vaccination, une lecture sous le prisme de la pensée de René Girard, grand spécialiste de la genèse des mythes.
https://pryskaducoeurjoly.com/actu/2358/vaccination-le-jour-ou-jai-casse-le-mythe/

Si on se replace dans le contexte historique, les épidémies de varioles, toujours locales, sporadiques, [comme les pestes d’ailleurs] — jamais planétaire ! — commencent à être considérées comme un problème de santé publique fin XVII°, début XVIII° siècle, des décennies avant Edward Jenner, le faussaire inventeur de la vaccination, dans un siècle où la colonisation bat son plein avec le commerce triangulaire reliant l’Europe, l’Afrique et le continent américain, avec comme objectif de colonie de peuplement ouvrière la déportation d’esclaves noirs..

Un jeune esclave africain apporte en toute ingénuité une solution que notre science moderne qualifierait aujourd’hui sans sourciller une seconde de charlatanesque qui éveilla la curiosité de son maître, un pasteur de Boston (US)…
GENÈSE AFRICAINE DE LA VACCINATION
https://www.agoravox.fr/commentaire4955611

Ainsi commencèrent de manière totalement empirique, digne de maraboutages de la brousse ou orientaux très spécieux, les variolisations, comme tentatives d’abord très hypothétiques d’immunisation contre ce fléau imprévisible (considéré comme tel)… archétype de nos vaccinations pasteuriennes qui n’ont au final d’égales, à y regarder de près, que le phénomène antique de mithridatisation (immuniser contre un poison, un produit toxique par accoutumance et augmentation de la tolérance à l’ingestion progressive de ce produit).

Un autre phénomène social concomitant sur cette même période de l’Histoire est le début de la Révolution industrielle qui dans l’Europe au sens large va déstructurer complétement la société qui était principalement agraire, et provoquer des exodes rurales trop brusques… générer de conditions d’hygiène délétères dans cette désagrégation rurale un peu trop vive. La Loi Le Chapelier 14 juin 1791 par exemple interdit tout groupement professionnel, que ce soit de gens de métier, le « maître de guilde », ou de leur ouvrier et apprentis. Cette période révolutionnaire met cet ordre antique, rural et artisanal, un peu sans dessus-dessous… trop brusquement !

A y regarder de plus près, il y avait déjà beaucoup d’intérêts économiques derrière tout cela, et l’excuse du « microbe » est, a été bien pratique… pour que les pouvoirs politiques s’affranchissent à bon compte sur i-celui de toutes responsabilités, désordres sociétaux qu’ils ont provoqués dans leurs décisions historiques (ou hystériques).

Il n’y a pas d’un côté les thuriféraires (porteurs d’encensoir) et les antivax de l’autre, l’Histoire, sa genèse par quelque bout qu’on la prenne, ne plaide pas en faveur de la « vaccinologie » qui a des contours très frelatés.

On ne pourrait que souhaiter plus de sérieux, de rigueur scientifique comme le souhaite Robert F. Kennedy Jr.

njama
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Répondre à  Bernard Guennebaud
5 mai 2025 9h07

L’observation épidémiologique dépend aussi de l’intervalle temporel sélectionné.
Les données statistiques de la rougeole sur un temps long montrent que la pathologie a quasiment disparue avant l’introduction de la vaccination (1963 aux États-Unis, 1983-84 en France), que la baisse spectaculaire ne peut être attribuée au vaccin !

Rate of measles cases and deaths in the United States, 1919 to 2024The reported annual rate of new cases and deaths from measles, per 100,000 people in the population.
https://ourworldindata.org/grapher/measles-cases-and-death-rate

Décès dus à la rougeole en France. Données de l’annuaire statistique de la France
Absence de données pour les périodes 1922-1924 et 1937-1939.
comment image

La similitude entre les deux graphiques est flagrante, laisse penser que le phénomène épidémique commun aux deux continents allait s’éteindre naturellement…
et, hypothèse, qu’il se poursuivrait à bas bruit (incidence de cas) du fait des vaccinations.

njama
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Répondre à  Bernard Guennebaud
5 mai 2025 10h13

Effectivement en 2006-2007, c’est le calme plat comme le montrent les données ourworlindata France.
Le graphique est intéressant, il montre une explosion de « cas » de rougeole de 1986, jusqu’en 1991 qui passent de moins de 1000 cas, à + de 150 000 cas
seulement 3 ans après l’introduction de la vaccination contre la rougeole en France dans le calendrier vaccinal !

A moins que cette explosion de cas serait due à l’introduction récente du vaccin ROR ?
« En France, le vaccin est mis sur le marché en 1966. Il a été intégré au calendrier vaccinal en 1983. En 1986, la combinaison triple rougeole-oreillon-rubéole est recommandée dans le calendrier vaccinal du nourrisson « 
source : https://www.chu-montpellier.fr/fr/vaccination/histoire-des-epidemes-et-de-la-vaccination/la-rougeole

Reported cases of measles, 1974 to 2022
Confirmed measles cases, including those confirmed clinically, epidemiologically, or by laboratory investigation. Cases that have been discarded following laboratory investigation should not be included.
https://ourworldindata.org/grapher/reported-cases-of-measles?tab=chart&country=~FRA

En parallèle le nombre de décès rougeole ne fait que baisser. Faut-il l’attribuer à l’introduction de la vaccination ?… certes, le phénomène est concomitant, mais le lien de causalité n’est pas démontrable pour employer la rhétorique de la pharmacovigilance !
Il pourrait être dû à une meilleure prise en charge clinique.

Deaths due to measles, 1980 to 2021
Estimated annual number of deaths due to measles.
https://ourworldindata.org/grapher/deaths-due-to-measles-gbd?tab=chart&country=~FRA

Jérémy Anso
10 mai 2025 22h59

Bonjour,

L’article est si long qu’il me sera impossible d’y réagir in extenso, je propose donc une contre-analyse d’une seule et unique partie, celle de « The Defender » qui document l’échec vaccinale notamment aux USA.

C’est l’une des rares parties documentés par des études (et encore, il manque les liens vers les références exactes… je pardonne cet oubli) que l’on peut vérifier facilement. L’auteur, Bernard Guennebaud semble adhérer à cette démonstration. Aucune limite ou affirmation contraire n’est précisé.

Pourtant, elle traduit un parti-pri et un manque de recul sur la vision d’ensemble.

Ce paragraphe montre au moins 3 études attestant de l’échec de la vaccination contre la rougeole dans 3 états américains durant la grande épidémie des année 85-90 ayant fait plus de 55 000 cas et une centaine de décès. Des épidémies qui ont eu lieu dans des collèges ou des zones très bien vacciné.

La démonstration est bien là : cela prouve que le vaccin est fragile, que même avec une couverture proche de 95%, les épidémies peuvent survenir.

Sauf que ces 3 études illustrent parfaitement comment la stratégie vaccinale a évolué grâce à ces documentations de cas. Avant les années 90, la vaccination n’était que d’une seule dose. Ce schéma a permis de réduire de 80% les cas mais n’a pas du tout empêché les flambées épidémiques occasionnels ainsi qu’un taux constant avec plusieurs milliers de cas tous les ans.

Les 3 études montrent que même dans ces populations bien vaccinées avec une seule dose, le taux d’attaque reste faible, touchant 1 à 4% des personnes de la communauté.

En revanche, il n’y a pas vraiment de hasard si ces études restent confiné à 1988 ou avant les années 90, car cette documentation a permis de mettre en place une seconde dose, plus tard, qui a eu pour effet de réduire à peau de chagrin les cas annuels aux USA, à moins de 100 tous les ans, et sans nouvelle flambée épidémique.

Ces études sont donc en fait un cas d’école assez magistral de l’évolution d’un programme vaccinal documenté par des « échecs » (d’ailleurs mis en avant dans l’une des études par la non vaccination d’une communauté pour motif religieux à l’origine de l’épidémie) pour faire évoluer les pratiques et se rapprocher de la situation connue alors : la quasi-absence de la maladie sur le territoire pendant plusieurs années.

Voilà la réalité de ces études scientifiques : elles traduisent un « échec » vaccinal extrêmement modeste avec 1 à 4% d’infections dans des communautés bien vacciné, mais AVANT la généralisation d’une seconde dose qui a absolument tout changé.

La paragraphe est donc dans son ensemble manipulatoire. Il omet l’histoire de cette vaccination dans le temps et la réalité de ces travaux parlant de « 137 victimes » et laissant croire à des décès alors que ce ne sont que des cas. Cette étude faisant étant de 137 cas montre d’ailleurs une efficacité vaccinale à une dose de 97%.

Une étude qui montre aussi qu’au moins 1/3 de ces cas n’étaient pas vaccinée (trop jeune ou trop vieux et exempté pour des raisons religieuses).

Voici le tableau factuel sur ce seul et unique passage. C’était déjà 2 heures de travail pour ne vérifier que ces 3 études et les confronter aux paragraphes. Alors je vous laisse imaginer la somme de travail à faire pour vérifier tout le reste. J’en resterais là, mais cela montre à quoi s’attendre pour le reste. Ce n’est franchement pas ultra-rassurant.

njama
njama
Répondre à  Jérémy Anso
11 mai 2025 11h50

Bonjour
« … durant la grande épidémie des années 85-90 ayant fait plus de 55 000 cas et une centaine de décès »
Vos chiffres ne correspondent pas aux données ourworldindata !? et vous semblez raisonner sur un même produit…

Effectivement on constate une très forte augmentation de « cas » en France à partir de 1986 mais ne correspondraient-ils pas à l’introduction du vaccin ROR, « intégré au calendrier vaccinal en 1983. En 1986, la combinaison triple rougeole-oreillon-rubéole est recommandée dans le calendrier vaccinal du nourrisson.
En 1989, il est reconnu qu’une deuxième dose est nécessaire. »
https://www.chu-montpellier.fr/fr/vaccination/histoire-des-epidemes-et-de-la-vaccination/la-rougeole

Reported cases of measles, 1974 to 2022 – France Belgique USAConfirmed measles cases, including those confirmed clinically, epidemiologically, or by laboratory investigation. Cases that have been discarded following laboratory investigation should not be included.
https://ourworldindata.org/grapher/reported-cases-of-measles?tab=chart&country=FRA~USA~BEL

Deaths due to measles, 1980 to 2021
Estimated annual number of deaths due to measles.
https://ourworldindata.org/grapher/deaths-due-to-measles-gbd?country=FRA~USA~BEL

Une deuxième dose nécessaire ?
1 / On s’est aperçu que le vaccin ne marchait pas si bien que ça, un produit médiocre (ça peut arriver). Et les virus sont facétieux, ça n’aide pas ! Difficile de le reconnaître pour la communauté scientifique et médicale, et politique qui le cautionnait. Alors on rajoute une 2ème dose en espérant que ce sera plus efficace. Résultat incertain… on peut espérer une amélioration sans tout reprendre à Zéro, faut amortir les investissements !
2 / Le produit n’était pas au point en dépit des études cliniques présentées, le fabricant saisit l’opportunité de vendre 2 doses plutôt que une, et tout le monde est content !

1 SHOT GOOD
2 BETTER
And the winner is… big pharma

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Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
Répondre à  Jérémy Anso
11 mai 2025 12h08

Vos remarques sont intéressantes. J’avais rapporté un extrait de la très belle thèse [6] en 2002 qui décrit justement l’évolution de la vaccination aux EU pour tenter de répondre aux échecs constatés :
« Entre 1989 et 1991, une grande épidémie de rougeole survient aux États-Unis : 55 000 cas et 123 décès sont rapportés (Arkinson et al., 1992). En réponse à cette reprise de la maladie, plusieurs changements ont lieu dans la stratégie de lutte contre la rougeole :
1989 : introduction d’une seconde dose de vaccin, afin d’éviter des cas de rougeole dans la population scolaire vaccinée (CDC, 1989).
1990 : augmentation des services de vaccination pour les enfants en âge préscolaire vivant dans les cités pauvres, afin d’éviter les cas de rougeole dans ces populations (NVAC, 1991). »
La diminution du nombre de cas de rougeole fut attribuée à ces mesures :
« Si bien qu’en 1993, seulement 312 cas de rougeole furent rapportés. Vers la fin de l’année 1993, aucun cas de rougeole n’a été rapporté pendant 6 semaines consécutives (CDC, 1993). Cependant, en 1994, on observa une augmentation du nombre de cas de rougeole (958 cas). L’épidémiologie moléculaire a révélé que les virus qui circulaient en 1994 étaient importés et étaient différents de ceux qui circulaient entre 1989 et 1990 (Rota et al., 1996). Ces résultats suggèrent que la transmission de la rougeole a été interrompue aux États-Unis en 1993. »

La seconde dose a effectivement été présentée comme la panacée sensée résoudre les difficultés rencontrées. Il n’en est rien pour les raisons que j’ai d’ailleurs exposés : si la séroconversion est plus importante en proportion d’enfants vaccinés elle n’est pas totale et laisse donc des enfants non immunisés ; la durée de la protection, présentée initialement comme étant à vie, était une illusion : on sait depuis longtemps qu’elle peut ne pas durer plus de 15 ans ; faudra-t-il des rappels ? Didier Raoult en parlait dans son ouvrage de 2018 « La vérité sur les vaccins ». Il est constaté des cas de rougeole parmi des vaccinés et des cas parmi des vaccinés 2 doses. En particulier il y eut plusieurs cas de rougeole à l’hôpital de Bordeaux (2017 de mémoire) qui frappait des soignants qui avaient été vaccinés.
Autre problème évoqué dans cet article : l’évolution du virus sous la pression de la vaccination qui a comme effet de favoriser les génotypes qui sont les moins sensibles aux anticorps générés par le génotype A. Tout cela a été constaté, étudié.
Que se passera-t’il quand les générations qui ont connu la rougeole auront été remplacées par des générations qui n’auront connu de la rougeole que sa vaccination ? Il y aura des non immunisés répartis dans toutes les classes d’âges, c’est inévitable et cela se produit déjà aux EU qui ont lancé cette vaccination en 1963 contre 1983 en France. Les nourrissons d’une mère vaccinée même à 2 doses ont beaucoup moins d’anticorps que ceux d’une mère ayant eu la rougeole. Ils sont donc très vulnérables si le virus circule encore.
La vaccination ne peut empêcher le virus de circuler dans le monde mais seulement dans tel région du monde et seulement pour un temps limité. Quand le virus revient par les voyageurs il arrive sur une population certes vaccinées même à deux doses mais qui est parsemée de lacunes immunitaires inévitables, la vaccination à virus vivant exigeant, pour assurer la séroconversion que la personne vaccinée ne soit plus immunisée au moment de la vaccination.
Ces questions fondamentales n’ont pas de solution avec les vaccins actuelles. C’est pourquoi la seule solution n’est pas de viser zéro cas de rougeole mais de réduire le plus possible les formes graves qui frappent les tout jeunes enfants et les adultes alors que ceux-ci n’étaient pas atteints par cette maladie avant la vaccination.

Le premier grief que l’on peut adresser à cette vaccination généralisée contre la rougeole est d’avoir déplacée les populations visés par cette maladie : passer des enfants d’âge scolaire pour laquelle elle était bénigne vers les adultes et les enfants de moins d’un an pour lesquels elle peut être grave voire très grave. Et cela, ni les deux doses ni les rappels n’y changeront rien.
Les experts le savent parfaitement mais les cas de rougeole sont systématiquement exploités pour exercer une pression sur les populations en les rendant responsables de la situation alors que ce fut la décision irréfléchie et irresponsable prise par les autorités sanitaires de se lancer dans l’éradication de la rougeole qui en est la cause et en restera la cause dans l’avenir.

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
Répondre à  Bernard Guennebaud
11 mai 2025 18h16

J’ajoute à ces réflexions que, comme rapelé au début de mon article, nous assistons à un scénario analogue à ceux déjà rencontrés avec la variole et la polio. En 1962 l’OMS affirmait qu’il serait possible d’éradiquer la variole en 4 ou 5 ans en vaccinant 80% de la population. Plus tard en Inde il sera reconnu qu’avec 97% de vaccinés authentifiés, la variole se maintenait et comme il n’était pas possible de vacciner 100% il fallait changer de stratégie. Les experts avaient oublié un petit détail qui change tout : la rencontre du virus sauvage et du virus vaccinal chez le même individu annulait l’immunisation acquise par une ancienne variole ou une ancienne vaccination d’où des flambées épidémiques associées aux vaccinations en zone endémique.
Pour la polio aussi, il y a un petit problème oublié au départ qui est que le vaccin oral à virus vivant remplace le virus sauvage tout en ayant la capacité non seulement de circuler de la même façon mais aussi de redevenir virulent …

Je n’y reviens pas mais avec la rougeole nous assistons au même spectacle où il est affirmé qu’avec la vaccination généralisée on peut éradiquer le virus alors que ce sera impossible – et ils le savent – avec les vaccins actuels. Tant que le virus circulera dans le monde, il se produira des cas de rougeole même dans les pays très vaccinés, même à 99% comme cela a été constaté.

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
Répondre à  Bernard Guennebaud
11 mai 2025 23h10

Je pourrais aussi citer les propos de Daniel Floret, président du CTV, à un colloque sur les vaccinations (9 mai 2011) auquel j’assistais. Il dira qu’il faut faire la seconde dose de vaccin contre la rougeole 1 mois après la première afin de ne pas risquer de l’oublier !!! J’ai cru rêver !

Il a toujours été dit et répété que la seconde dose n’était pas un rappel mais une seconde chance donnée aux enfants qui n’avaient pas séroconverti à la première. La raison en est simple et explique aussi pourquoi on ne vaccine pas les enfants contre l rougeole très tôt : le vaccin étant à virus vivant, il sera neutralisé par les anticorps maternels si ceux-ci sont encore présents. S’ils l’étaient au moment de la première vaccination, il y a une forte chance pour qu’ils soient encore suffisamment présents 1 mois plus tard. Il faut attendre plus longtemps, il est recommandé 6 mois entre les 2 injections.

Mais Daniel Floret insistait : ainsi ils auront leurs 2 doses, c’est le plus important … Cela s’appelle faire de la vaccination administrative comme cela se produisait aussi lors de la campagne d’éradication de la variole où, comme le rapportait Donald Henderson directeur de ce programme à l’OMS : on considérait que le programme se déroulait bien si la campagne de vaccinations se poursuivait activement. Plus tard il faudra changer de stratégie avec la recherche active des malades et de leurs contacts suivie de leur isolement. Ce fut cette stratégie qui a permis d’éradiquer les virus de la variole humaine et non pas la vaccination qui fut mise en échec.

De même pour la polio. il est certain depuis longtemps que le traitement des eaux usés est une condition nécessaire pour assurer l’éradication des virus polio sauvages et dérivés de souches vaccinales.

De même, les menus détails que j’ai rappelés dans cet article sont un obstacle certain pour assurer l’éradication des 24 génotypes du virus de la rougeole par la seule vaccination. La couverture vaccinale à 95% sans cesse rappelée pour y parvenir est un leurre qui ne trompe que ceux qui veulent y croire. Avec la disparition progressive des générations immunisées par la maladie la situation ne pourra que s’aggraver quelle que soit la couverture vaccinale.

gamb
gamb
Répondre à  Bernard Guennebaud
14 mai 2025 9h11

Quelle chance nous avions , enfants , dans les années 60 ; d’abord on nous faisait un test -non ! pas un PCR à 45 cycles- juste une cutie-réaction et si on était positif , la grande majorité… pas de vaccin ! et c’est tant mieux car nous n’en avions pas envie (les piqûres…😩 ).
Sinon un seul vaccin suffisait avec éventuellement un rappel en cas de perte des anticorps .
Les vaccins d’aujourd’hui ne seraient-ils pas un peu cacateux qu’ils faut les renouveler tout le temps ? 🤔 🤗

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
Répondre à  gamb
14 mai 2025 12h52

Oui, nous avions beaucoup de chances dans les années 60 et surtout avec les cutis 😀 Je vous propose d’aller lire cette histoire de cutis :

Connaissez-vous le concept de tuberculose autogène ?
https://www.aimsib.org/2022/12/11/connaissez-vous-le-concept-de-tuberculose-autogene/

Et aussi :
Tuberculose et réalité
https://www.aimsib.org/2022/11/13/tuberculose-et-realite/

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
17 mai 2025 15h16

Quand j’étais jeune, tous les enfants d’âge scolaire avaient la rougeole. C’était banal. Mes 3 enfants ont eu la rougeole et j’en suis heureux car au moins ils ne risqueront pas d’en faire une très grave à 50 ou 60 ans comme cela se produit depuis la vaccination et àn cause des effets de celle-ci.

Une anecdote : des amis doivent partir en voyage et il a été convenu qu’ils nous laisseront leur fille du même âge que la mienne (environ 2 ans). C’est vers 1983. Catastrophe, leur fille a la rougeole juste le jour de leur cdépart. Que faire ? Ils annulent leur voyage ou on la prend ? On la prend ! Elle va jouer avec ma fille qui attrapera alors la rougeole dans la foulée …

En Angleterre les mamans organisaient des gouters rougeole où leurs enfants venaient rencontrer un enfant ayant la rougeole. Je n’ai jamais entendu parler de gouters-variole !

Ceci pour dire qu’avant la vaccination la rougeole était perçue comme une maladie bénigne. C’est la vaccination généralisée qui, en déplaçant les âges de la maladie, l’a transformée en une maladie pouvant être grave chez les adultes comme chez les nourrissons.

Aucun de mes 5 petits enfants n’ont eu la rougeole. C’est une conséquence de la vaccination collective contre la rougeole. Bravo le vaccin !!! Mais autant je suis rassuré pour mes 3 enfants vis à vis de la rougeole, autant je suis inquiet à ce sujet pour mes 5 petits enfants même s’il ont été vaccinés contre la rougeole.

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
5 février 2026 12h38

« Responsable du CDC : Le vaccin ROR ne garantit pas une protection contre la rougeole »
C’est le titre du dernier article de The Defender du 4 février 2026

https://childrenshealthdefense.org/defender/cdc-mmr-vaccine-does-not-guarantee-protection-against-measles/?utm_source=cc&utm_medium=email&utm_campaign=defender&utm_id=20260204

« La vaccination ne garantit pas l’immunité contre la rougeole , selon un haut responsable des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Le Dr Ralph Abraham , directeur adjoint principal des CDC, a fait cette déclaration quelques jours seulement après la publication par l’agence d’un rapport montrant que certaines des personnes infectées lors d’une épidémie de la maladie au Colorado l’année dernière avaient été vaccinées.
Dans une lettre publiée le 1er février par le Wall Street Journal (WSJ), Abraham a écrit : « Bien que la couverture vaccinale contre la rougeole soit supérieure aux États-Unis par rapport aux pays comparables, nous ne pouvons pas compter exclusivement sur la vaccination. »

La lettre d’Abraham faisait suite à l’édition de la semaine dernière du « Rapport hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité » du CDC , qui publiait des détails sur l’ épidémie de rougeole de mai-juin 2025 au Colorado.
Selon le rapport, l’épidémie a commencé avec une personne non vaccinée arrivée à Denver par un vol international, ce qui a entraîné l’infection de 10 personnes au Colorado — neuf cas secondaires, c’est-à-dire des personnes ayant eu un contact direct avec la personne infectée, et un cas tertiaire, résultant d’un contact avec un cas secondaire.
Parmi les cas secondaires, quatre sont survenus chez des personnes ayant reçu deux doses du vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) avant l’exposition, selon les CDC. Quatre autres cas concernaient des personnes non vaccinées. Toutes ont guéri.
« Bien que les personnes vaccinées présentent un faible risque de contracter la rougeole, des infections peuvent survenir malgré la vaccination. Ce fut le cas pour quatre voyageurs aériens vaccinés », a écrit le CDC dans un article publié sur X en début de semaine. »

Rappelons une fois de plus qu’avant la vaccination la rougeole frappait uniquement les enfants d’âge scolaire (au primaire quand j’étais jeune) et qu’elle était classée par la médecine comme étant une maladie bénigne. Ce fut la vaccination généralisée qui déplaça la maladie vers les adultes et les nourrissons pour lesquels elle peut être beaucoup plus dangereuse.
Il est indéniable que la vaccination a considérablement réduit le nombre de cas de rougeole mais ce double déplacement est à l’origine de formes graves. En encore, nous ne sommes pas au bout de ce chemin : que se passera-t’il quand tous les adultes ayanty connu la rougeole dans leur enfance auront été remplacés par des adultes n’ayant connu de la rougeole que sa vaccination ? A quand la rougeole dans les EPHAD ?

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