Que faisiez-vous le 18/01/2018 ? Nous, on publiait une petite leçon sud-méditerranéenne de dé-prescrition automatique rédigée par un éminent de nos membres algériens, le Docteur Aziz Djalane (*) . Il nous revient huit ans plus tard avec une envie de nous faire ordonner, avec justesse, de la vitamine D3 en l’associant à sa « routeuse » officielle, la K2. Pour redire qu’il est criminel de ne pas hausser son taux de cholécalciférol au zénith à chaque heure de notre vie, correctement accompagné et idéalement utilisé avec une forme adaptée de ménaquinone. Bonne lecture.

Introduction
Il existe des confusions bénignes, innocentes : celles que l’on tolère, qui résultent de la simplification pédagogique ou de l’approximation humaine. Et puis il y a ces confusions persistantes, enracinées dans l’habitude, de vingt voire trente ans d’âge, répétées sans examen critique, jusqu’à devenir des évidences collectives — et parfois des dogmes silencieux.
La confusion entre vitamine K1 et vitamine K2 appartient à cette seconde catégorie. Depuis des décennies, je vois défiler des patients consciencieusement supplémentés en Vitamine D3. Les intentions sont nobles, il n’y a rien a redire, du moins presque toujours. Renforcer l’os, soutenir l’immunité, prévenir la fragilité du vieillissement. Les doses varient, les prescriptions se multiplient avec une assurance qui frôle parfois l’optimisme naïf…
Mais presque jamais, ou si rarement, la question de la vitamine K2 n’est abordée. Lorsque je l’évoque, la réponse revient, comme un automatisme rassurant : « Je mange des légumes verts, donc je ne manque pas de vitamine K. »
Certes. Vous consommez de la Vitamine K1. Mais la biologie n’est certainement pas une affaire d’orthographe.
Même lettre, fonctions radicalement distinctes
La vitamine K1 se concentre dans le foie. Elle active les facteurs de coagulation. Elle prévient l’hémorragie. Elle est vitale.
La vitamine K2, elle, agit ailleurs, dans un registre plus subtil et souvent ignoré : celui du destin du calcium. Elle active l’ostéocalcine, garantissant que l’os se minéralise avec justesse. Elle active la Matrix Gla Protein, frein indispensable à la calcification artérielle. La K1 protège du saignement. La K2 protège de la rigidité silencieuse des tissus.
Les confondre, c’est méconnaître l’exquise précision de l’économie biologique.
La K2 : une famille trop souvent résumée
La vitamine K2 n’est pas un bloc homogène. Elle est une famille de ménaquinones (MK-n), dont au moins quatorze formes naturelles ont été identifiées. La MK-1 correspond, en réalité, à la vitamine K1. Les véritables formes de K2 débutent à MK-4 et s’étendent jusqu’à MK-14. En pratique clinique, trois groupes retiennent l’attention :
• MK-4
• MK-7
• MK-8 / MK-9
Les autres formes appartiennent davantage aux catalogues biochimiques qu’à la pratique quotidienne.
MK-4 : intensité brève
La MK-4 est une forme à chaîne courte. On la retrouve dans certains tissus, et l’organisme peut en produire à partir de la K1, bien que cette conversion reste variable et limitée. Son trait distinctif : une demi-vie plasmatique courte, de l’ordre de quelques heures. À dose nutritionnelle (100–200 µg), son effet systémique demeure modeste.
Pour obtenir un effet clinique significatif, certaines stratégies recourent à des doses pharmacologiques élevées — jusqu’à 45 mg par jour dans certains protocoles japonais, en association avec de la Nattokinase. Il s’agit alors de milligrammes. Ce n’est plus de la nutrition, c’est de la pharmacologie. La MK-4 n’est pas inefficace : elle est exigeante…
MK-7 : la continuité biologique
La MK-7, issue principalement de fermentations bactériennes traditionnelles, présente une chaîne plus longue. Et cette longueur structurelle lui confère un avantage majeur : la continuité. Sa demi-vie plasmatique s’étend sur 48 à 72 heures, permettant une diffusion extra-hépatique efficace et une activation continue des protéines dépendantes de la vitamine K. À des doses comprises entre 90 et 200 µg par jour, elle réduit significativement les formes non carboxylées de l’ostéocalcine et de la Matrix Gla Protein. La MK-4 agit intensément mais brièvement. La MK-7 agit discrètement mais durablement.
En prévention, la constance l’emporte souvent sur l’intensité ponctuelle.
Vitamine D : mobilisation sans orientation ?
La vitamine D3 augmente l’absorption intestinale du calcium de façon spectaculaire (sans elle cette absorption reste très limitée), et stimule la synthèse des protéines dépendantes de la vitamine K. Mais une protéine non carboxylée demeure inachevée.
Supplémenter en vitamine D sans assurer un apport suffisant en K2, c’est accélérer un flux sans en maîtriser la destination. La physiologie ne récompense pas les stratégies partielles.
Conséquences potentielles d’une supplémentation en vitamine D sans K2
Une supplémentation conséquente en vitamine D, en l’absence d’un apport adéquat en K2, peut entraîner plusieurs effets indésirables liés à la mauvaise orientation du calcium :
• Calcification vasculaire : dépôt de calcium dans les artères, favorisant rigidité et hypertension.
• Rigidité cardiaque : calcification des valves et diminution de la compliance ventriculaire.
• Néphrocalcinose : accumulation de calcium dans les reins, risque de lithiases et altération fonctionnelle.
• Hypercalcémie : fatigue, nausées, constipation, troubles du rythme cardiaque.
• Calcification tissulaire ectopique : dépôts dans tendons et tissus mous, douleurs et perte de souplesse.
• Activation incomplète des protéines dépendantes de la K2 : ostéocalcine et MGP restent partiellement inactives, limitant la fixation osseuse.
• Déséquilibre phosphocalcique : perturbation du ratio calcium/phosphate, favorisant fragilité osseuse et micro-dépôts.
• Risque métabolique accru : calcification pancréatique et micro-vasculaire, altérant micro-circulation et sensibilité à l’insuline.
À l’attention des nouveaux prescripteurs
Ce texte s’adresse particulièrement à ceux qui, convaincus de l’intérêt de la vitamine D, la prescrivent à tour de bras, parfois sans mesurer toutes les conséquences d’une mobilisation calcique mal encadrée.
Prescrire la vitamine D n’est pas un geste anodin.
C’est intervenir dans un équilibre phosphocalcique délicat, dont la subtilité échappe souvent à ceux qui se limitent aux recommandations standardisées.
Aux cardiologues qui m’honorent de leur présence
Je m’adresse aussi, avec respect, aux confrères cardiologues qui hésitent parfois à inclure la K2 dans leurs prescriptions, par crainte d’interférer avec l’hémostase. La confusion est compréhensible.
La K1 agit surtout sur les facteurs de coagulation hépatique. La K2, notamment MK-7 à dose nutritionnelle, agit en extra-hépatique sur ostéocalcine et MGP. Aux doses usuelles (90–200 µg), la MK-7 ne crée pas d’hypercoagulabilité chez le sujet non traité par antivitamine K. Personnellement, bilans biologiques et scan calcique a l’appui, j’ai pris l’habitude argumentée de prescrire : 100 µg K2 pour chaque 5000 UI de D3.
Ne pas intégrer la K2 par crainte théorique mérite réflexion, voire même une remise en question…
La majorité n’est pas la vérité
On m’objecte parfois : « Si la majorité des recommandations ne mentionne pas systématiquement la K2, c’est qu’elle n’est pas indispensable. » Je repense alors à cette phrase de Coluche : « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. »
La majorité fabrique un consensus. Elle ne produit pas nécessairement la justesse. La physiologie ne vote pas. Elle obéit à ses propres lois.
Conclusion
Restaurer la cohérence!
Toutes les formes de K2 ne se valent pas. Toutes les supplémentations en vitamine D ne sont pas équivalentes. La MK-7, par sa stabilité plasmatique et sa cohérence physiologique, est aujourd’hui la forme la plus pertinente dans l’accompagnement quotidien de la vitamine D. La vitamine D ouvre la porte au calcium. La K2, et plus spécifiquement la MK-7, lui indique sa destination.
Et en médecine, ce n’est jamais l’entrée qui décide de l’équilibre. C’est l’orientation.
A bon entendeur…
Dr. Aziz Djalane
Mars 2026
Joindre l’auteur, Dr. Aziz Djalane. Médecine Fonctionnelle et Intégrative
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Notes et sources
(*) https://www.aimsib.org/2018/01/21/cholesterol-statines-toujours-indissociables/
Merci pour cet article. Peut on avoir d’autres sources ?
Bonsoir, merci pour votre intérêt. Pour approfondir les mécanismes biochimiques de la Vitamine D, je vous suggère de consulter les publications de l’Endocrine Society ou les travaux du Pr Michael Holick, une référence mondiale sur le sujet. Vous trouverez également des méta-analyses passionnantes sur PubMed en tapant les mots-clés « Vitamin D immunomodulation…. J’ai moi-même synthétisé une partie de ces recherches dans mon article sur la révélation intracrine, n’hésitez pas à vous y plonger, via un des liens ci-dessus, pour y trouver des détails physiologiques précis ! Cordialement,
Quelques compléments dans mon dossier :
https://lebonheurestpossible.org/vitamine-d/
Bravo au courageux auteur de cet article. Ceux qui prônent la médecine naturelle intégrative et préventive savent depuis des décennies l’importance de l’association des vit. D et K. Reste à convaincre ceux qui ne jurent QUE par la médecine doxa officielle pure et dure ce qui est une autre pair de manches.
Je vous remercie pour vos mots encourageants… « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », et il est vrai que l’étanchéité de certains protocoles officiels peut être frustrante. Mon combat, à travers ce genre d’articles- j’en publie au moins deux par jour, librement consultables via un des liens suscités- est justement de redonner ses lettres de noblesse à l’art de guérir en le libérant des seuls automatismes industriels. La vérité finit toujours par se frayer un chemin par la force de l’évidence clinique…
La synergie D3/K2 est en effet un sujet majeur que je défends avec conviction. Convaincre les plus sceptiques demande de la patience et de la pédagogie, mais la science progresse et les mentalités évoluent grâce à des échanges comme les nôtres. Ravi de vous voir partager ce constat…Cordialement
Merci de ces précieuses…précisions !
Ma sœur, 81 ans, vient de subir un quadruple pontage et les premières discussions avec le corps médical l’ont conduite à ne pas prendre de K2 avec ses 4000UI de D3 quotidiennes.
Elle doit reposer la question à son cardiologue… mais je crains que la lettre K ne conduise celui-ci à ouvrir son parapluie.
Je précise que j’ignore si, comme anticoagulants, elle prend des anti-vitamines K.
Je comprends parfaitement votre préoccupation. À 81 ans et après un quadruple pontage, la gestion des compléments doit être d’une précision absolue.
Le « parapluie » ouvert par les médecins vient souvent de la confusion entre la vitamine K1 (coagulation) et la vitamine K2 (métabolisme calcique), ou de la crainte d’une interaction avec les anticoagulants…
Voici quelques points pour éclairer votre discussion avec le cardiologue :
Merci pour cette mise au point : de la même façon qu’il est important d’associer le bon chiffre à la « vitamine K », il est précieux de (re)mettre des points sur les i ! 😉
Absolument…Je vous rejoins tout à fait : la précision est l’antidote à la confusion. Tout comme l’indice « 2 » change radicalement la fonction de la vitamine K par rapport à la « 1 », la rigueur des termes permet de redonner à la médecine sa juste valeur…
C’est précisément ce travail de « remise à plat » des concepts qui permet de passer d’une application aveugle de protocoles à un véritable art de guérir, fondé sur la compréhension des mécanismes du vivant.
Au plaisir de poursuivre cette quête de clarté avec vous…
Merci pour cette information!
avec plaisir…
Bonjour,
Très intéressant!
Si j’ai bien compris, malgré la prise d’anti-coagulant (apixaban) si prise de vit.D, possibilité d’y adjoindre la vit. K2 ? puisqu’elle ne joue pas sur la coagulation!
Merci.
Excellente question qui touche au cœur de la précision thérapeutique…
Dans ce cas précis avec l’Apixaban (qui est un anticoagulant oral direct ou AOD), le mécanisme d’action est différent des anciens traitements (AVK). Ce qu’il faut retenir :
Cependant, par mesure de prudence élémentaire en cardiologie, je vous recommande de confirmer cette association lors de votre prochain contrôle avec votre spécialiste, afin qu’il valide l’intégration de ce complément dans votre protocole global…
Bien à vous,
Merci Docteur, Récemment j’ai passé une coronarographie, le cardiologue, surpris, m’a annoncé des artères coronaires en parfait état et m’a conseillé de suivre mon protocole… je n’ai pas de protocole!!!!
Là ce n’était pas la Vit. K2 qui avait agi. De plus, dans le passé, j’ai été au bord de la calcémie. Autant d’organismes, autant de réactions?
Un grand merci pour cet article clair et facile à comprendre. C’est vraiment incompréhensible que des médecins continuent avec entêtement leurs prescriptions que la doxa leur met en tête, sans ouvrir leur esprit à la logique de fonctionnement de ces deux vitamines complémentaires et indispensables. Pourquoi ne pas permettre aux patients d’aller bien ? Parce qu’il faut appliquer une règle édictée par je ne sais qui et qui est fermé à toute information nouvelle qui bouscule cette règle. Bravo à l’AIMSIB et ses partenaires.
Votre constat touche au cœur du problème : la médecine ne devrait jamais être une simple application de règles figées, mais un art de guérir en constante évolution. La synergie entre les vitamines D et K repose sur une logique biochimique implacable, et l’ignorer, c’est se priver d’un levier majeur pour la santé cardiovasculaire et osseuse.
Le rôle de collectifs comme l’AIMSIB et des praticiens engagés est justement de briser ce plafond de verre pour remettre la physiologie et le bon sens au centre du soin. Permettre aux patients d’aller bien n’est pas seulement un objectif, c’est un devoir qui exige une remise en question permanente et une indépendance d’esprit face aux protocoles industriels.
Ravi de voir que ce combat pour une science avec conscience résonne en vous…
Merci pour ces éclaircissement Dr Djalane. personnellement je prends ce complément depuis plusieurs mois
il est recommandé de n’en pendre qu’un comprimé tous les 5 jours.
Pardonnez moi la grosseur de l’image, je ne l’ai pas fait exprès et n’ai pas pu rectifier.
C’est bien, Inoxidable, celà permet de bien voir!…Sérieux.
Je vous remercie pour cette petite touche d’humour ! Si l’on publie dans ce sens, un peu de légèreté ne fait jamais de mal pour faire passer des messages de santé…
Cependant, pour revenir à la rigueur de la physiologie, pourriez-vous me préciser l’âge exact du « bébé » s’il vous plaît ? En médecine intégrative, chaque détail compte pour ajuster la précision des réglages, car on ne traite pas un nourrisson comme on accompagne un adulte…
Au plaisir de vous lire,
Pardonnez moi Dr Djalane, mais je pense que vous répondez à quelqu’un d’autre car dans mon commentaire je ne parle pas de « bébé », j’ai juste indiqué le complément de santé que je prends ( en plus d’autres) car en effet, j’ai depuis 2003 une coronaropathie due à une coronaire totalement calcifiée et depuis, j’ai survécu aux Statines depuis 13 ans maintenant et c’est ainsi qu’au gré de mes lectures par ex; Dr Mercola,et d’autres je me suis tourné récemment vers la K2 pour tenter de d’apprendre à mon corps » de gros bébé »vieillissant ( 78 ans presque si Dieu me prête vie) d’1m90 pour 112 Kgs ( de muscles je précise) à distribuer le calcium dans les bonnes régions de mon corps étant donné que j’en ai, apparemment, un peu trop circulant.
Pour l’instant je suis dans la bonne direction car je vérifie systématiquement les études, c’est ma nature, et j’espère bien que nous reparlerrons de ce sujet dans 20 ans.
Respectueusement et cordialement un AIMSIBIEN de la première heure. Conf;
https://www.aimsib.org/2018/05/27/pret-pour-la-cueillette-de-la-framboise-alors-suivez-moi/
Cher Monsieur,
Rassurez-vous, il n’y avait aucune erreur de destinataire ! C’est bien moi qui utilisais ce terme de « bébé », mais avec une pointe d’ironie purement médicale : au regard de la physiologie, 5000 UI par semaine est précisément la dose que nous prescrivons pour un nourrisson… pas pour un colosse de 1m90 et 112 kg !
C’est là que réside toute la nuance : avec votre gabarit et votre passé de coronaropathie calcifiée, vous apportez à votre organisme une dose « pédiatrique » qui ne permet probablement pas d’activer les leviers nécessaires à la régulation du calcium.
Je salue votre démarche avec la Vitamine K2, mais rappelez-vous que la K2 est l’ouvrier qui dirige le trafic, tandis que la Vitamine D est l’ingénieur qui commande la production des protéines de transport (MGP et Ostéocalcine). Sans un signal D3 suffisant (ajusté à votre poids corporel), vos ouvriers risquent de se retrouver au chômage technique.
C’est pourquoi on dit souvent qu’il faut « accorder » les violons : donner la Vitamine D pour créer la demande, et la Vitamine K2 pour y répondre. Sans D, ou sous D insuffisante, la K2 perd une grande partie de son intérêt thérapeutique « ortho » (os/cardio), même si elle reste sécuritaire…
Je suis ravi de voir que l’esprit critique de l’AIMSIB vous anime. Pour que nous puissions effectivement en reparler dans 20 ans, il sera crucial de passer d’un apport symbolique à un réglage de précision adapté à votre « carrure » !
Au plaisir de poursuivre cet échange, bien cordialement,
Merci pour ces précision Docteur, rassurez vous je prends en outre journellement ainsi que mon épouse plusieurs doses de D3 sachant que je ne connais aucun médecin capable de me guider dans ma posologie, je tiens au plus près des recommandations de ce site et d’autres et pour le moment tout va bien.
Merci Inoxydable, vous réactivez de bons souvenirs.
Un petit rappel concernant la Vitamine D, la mal nommé, car contrairement aux autres vitamines notre corps peut la produire quand on expose notre corps au soleil.
Olivier Véran c’est sévèrement opposé aux mesures préventives contre la Covid-19 or au Royaume-Uni elle a été promu pas l’état anglo-saxon.
Ici, pour rappel un débat entre l’ex-député Martine Wonner et l’ex-ministre de la « santé » Olivier Véran ou plutôt un ministre anti-santé :
Martine WONNER – Question au Gouvernement – Traitement ambulatoire précoce (09/02/2021)
Je vous remercie pour ce rappel essentiel qui remet la biologie au centre du débat…
Vous avez parfaitement raison : la « Vitamine D » est le nom d’une erreur historique qui perdure ..C’est en réalité, comme tous le monde le sait, une hormone stéroïdienne (pro-hormone) que notre organisme synthétise via l’exposition cutanée aux UVB. Contrairement aux vitamines classiques (comme la C pour l’humain) qui doivent être extraites de l’alimentation, la Vitamine D est notre « batterie solaire » biologique…
D’autres molécules partagent d’ailleurs ce profil de synthèse endogène, comme la Vitamine B3 (produite à partir du tryptophane) ou la Vitamine K2 (synthétisée par notre microbiote), bien que leurs rendements soient souvent insuffisants face à nos modes de vie modernes.
Le contraste que vous relevez entre la posture d’Olivier Véran et celle des autorités britanniques est cinglant. Alors que le Royaume-Uni distribuait gratuitement de la vitamine D aux populations à risque, la France a assisté à un déni scientifique préoccupant. Le débat entre Martine Wonner et l’ancien ministre de la Santé illustre parfaitement ce que j’appelle « Le Crépuscule des nutriments » : une médecine qui préfère ignorer les piliers de l’immunité innée au profit d’une gestion purement industrielle et hospitalière…
Ignorer une hormone qui régule plus de 2000 gènes et la quasi-totalité de nos cellules immunitaires n’est pas seulement une erreur médicale, c’est une dérive « anti-santé » qui délaisse le terrain au profit du symptôme. En médecine fonctionnelle, notre rôle est précisément de restaurer ces mécanismes physiologiques que les politiques de santé ont trop longtemps occultés. Bien cordialement,
Merci pour cet article très instructif sur vit D vit K et Calcification
Qu’ en est t’ il au niveau de leur fonction sur l’ immunité .
Merci
Bonjour,
Pour répondre directement à votre interrogation : je ne connais pas de meilleur immuno-modulateur que la vitamine D.
Son rôle sur l’immunité dépasse de loin la simple « protection » ; elle agit comme un véritable chef d’orchestre. Elle est capable de renforcer l’immunité innée (notre première ligne de défense) tout en freinant les emballements de l’immunité acquise (prévention des tempêtes cytokiniques et de l’auto-immunité)…
Quant à la Vitamine K2, des études émergentes suggèrent qu’elle possède également des propriétés anti-inflammatoires propres, mais c’est surtout sa synergie avec la D qui permet de maintenir un terrain biologique sain et résilient.
C’est un sujet tellement vaste et crucial qu’il mériterait presque un article dédié à lui seul !
Passionnant comme toujours. Merci infiniment
merci a vous…
Bonjour,
Je découvre avec réelle surprise cette liste de telles « potentielles conséquences ».
Je complémente (et conseille aux proches) tous les ans via le protocole du Dr Baghli
Il évoque l’importance de Mg, vitamines B1 et B6, Zn, Cu, Se étant les messagers importants mais pas de la K2
Et dans mon cas (initialement carencé), il s’agit de doses thérapeutiques journalières de 200000UI pour remonter entre 80 & 100 ng/ml, puis nous revenons a des doses nourricières.
Merci pour votre article, mais je ne suis pas rassuré pour le coup !
bonsoir,
Merci pour votre message très constructif.
Il est important de préciser que mon article ne visait absolument pas à inquiéter, mais à rappeler certains points physiologiques souvent peu discutés lorsque l’on utilise des doses élevées de vitamine D.
Vous avez raison : le magnésium, les vitamines B1 et B6, le zinc, le cuivre et le sélénium jouent un rôle fondamental comme cofacteurs enzymatiques et messagers métaboliques. Sur ce point, je rejoins totalement cette approche.
Là où mon article apporte un complément de réflexion, c’est sur la question du métabolisme calcique et de la régulation fine du calcium circulant lorsque l’on vise des taux élevés de 25(OH)D (80–100 ng/ml).
La vitamine D augmente l’absorption intestinale du calcium. La vitamine K2, elle, intervient dans la carboxylation des protéines dépendantes de la vitamine K, notamment l’ostéocalcine et la Matrix Gla Protein (MGP), qui participent à l’orientation du calcium vers l’os et à la limitation de sa fixation vasculaire.
L’intérêt de la K2 devient surtout pertinent :
Cela ne signifie pas qu’il existe un danger systématique sans K2.
Cela signifie simplement qu’en physiologie intégrative, on cherche à sécuriser et optimiser les voies métaboliques activées.
Concernant les doses de 200 000 UI/jour :
dans un cadre thérapeutique court et médicalement encadré, cela peut se concevoir dans certaines situations de carence sévère. La prudence concerne surtout la durée, le suivi biologique (25(OH)D, calcémie, PTH, parfois calciurie) et le terrain individuel.
Si vous êtes suivi, biologiquement contrôlé, et que la stratégie est transitoire, il n’y a pas lieu d’être alarmé.
Mon intention n’est pas d’opposer les approches, mais d’élargir la réflexion sur la synergie D–Mg–K2 dans une logique de médecine fonctionnelle…
Bien cordialement.
Merci beaucoup pour votre réponse rassurante, c’est très intéressant.
Il y a bien un suivi et le protocole de supplémentation à dose élevée est très court, bien défini
Ce sujet est tellement essentiel et sous estimé qu’il est important de maitriser correctement ce que l’on applique à soi même et aux proches.
Votre article et vos messages sont donc très instructifs, merci encore pour ces partages.
Je vous souhaite une belle journée !
mais je vous en prie, avec plaisir…
Bonjour Dr Aziz Djalane
Petite question:
Biodisponibilité de la D3 ? posologie ?
On trouve toutes sortes de dosages ! en injectable jusque 200 000 UI/ml sur ordonnance; en comprimés 20 000 UI/ 1 tous les 20 jours (Sunday Naturel), en 5 000 UI tous les 5 jours, en 3 000 , en 1 000, ou en ml/jour en version sur une huile de support puisqu’elle est liposoluble…
Quid en cas de surdosage ?…
Bonsoir,
Merci pour votre question… Sur des sujets aussi sensibles que la posologie et la biodisponibilité de la vitamine D3, il est difficile de donner des recommandations standard en public. Mon avis pourrait non seulement être superflu, mais aussi mal interprété et potentiellement délétère…
Parle-t-on de dose physiologique d’entretien, de dose de correction, ou encore de dose pharmacologique à visée thérapeutique ? Les objectifs ne sont pas les mêmes, et les implications métaboliques non plus…
Comme pour toute prescription, la dose, la forme et la fréquence dépendent de nombreux facteurs individuels : état de santé, bilan biologique, terrain, contexte clinique et objectifs thérapeutiques. Pour ces raisons, ces décisions doivent être personnalisées et encadrées médicalement.
Bien cordialement.
Bonjour Dr. Aziz Djalane,
Est-ce que le binôme vitamine D3 + vitamine K2 peut agir sur l’hypertension en évitant la calcification des vaisseaux sanguins.
Merci
Bonjour Roger,
Je vous remercie pour votre question qui touche au cœur de la physiologie cardiovasculaire et de la nutrition métabolique…
Le binôme Vitamine D3 et Vitamine K2 (MK-7) joue effectivement un rôle déterminant dans la santé vasculaire. Voici comment leur synergie opère sur le terrain biologique :
*Action de la Vitamine D3 : Elle stimule la production de l’ostéocalcine et de la Matrix GLA Protein (MGP), des protéines chargées de réguler le calcium dans l’organisme.
*Action de la Vitamine K2 : Elle agit comme l’interrupteur nécessaire pour activer ces protéines. Une fois activée, la protéine MGP devient l’inhibiteur le plus puissant de la calcification artérielle, empêchant le calcium de se déposer sur les parois de vos vaisseaux.
*Impact sur l’hypertension : En évitant que les vaisseaux ne se rigidifient (calcification), ce binôme aide à maintenir la souplesse et l’élasticité artérielle. Des artères plus souples permettent une meilleure régulation de la pression artérielle. Cordialement,
Merci beaucoup d’avoir pris la peine de me répondre.
Cordialement
@ Dr Aziz Djalane,
Je ne saisis pas bien la nuance entre calcification et plaques d’athérome (corps gras dont un taux de cholestérol serait responsable…?)
En 2013, une AOMI jambe droite m’a surpris, bien identifiée à l’echo doppler sur l’artère iliaque droite. Sur celle de gauche, presque rien, pas plus au niveau aorte, coronaires, un rétrécissement epsilonesque sur la carotide gauche.. Au final une « calcification » fort localisée iliaque D. Je sais bien que les vaisseaux sanguins ne sont pas exactement comme de la plomberie qui s’entartre assez uniformément, mais comment expliquer la dissymétrie, que des « calcifications » se produisent là ou là. Auriez-vous une idée…
L’angéiologue qui me suivait n’a pas su me répondre… ma question l’ayant fort agacé, il m’a dit que peut-être parce que je fumais avec la main droite ! (consommation de tabac modérée)
Depuis l’expression « maladies cardio-vasculaires » sonne en moi comme un mot valise pour un ensemble de pathologies qui n’ont que peu, peut-être pas de points communs entre elles. Avec du recul, j’attribue cette AOMI à une période d’une à deux années assez stressantes juste avant, j’en avais plein le dos… comme on dit. Je crains que le facteur psy, stress, ne soit pas audible dans la profession…
De suite mis sous simvastatine et kardégic suivant les protocoles de l’époque ! Ne supportant pas les statines, prise de 10 à 12 kg en 6 mois, alors que je pesais 62/63 kgs depuis des années, je les ai arrêtées de moi-même, et ai refusé une autre en substitution au grand dam d’icelui prescripteur à qui je désobéissais et qui me gratifia d’une leçon sur la médecine par les preuves ! un stent ayant arrangé les choses… je désertais ses bons soins…
C’est à partir de là, que devenu très suspicieux sur l’art médical, que j’ai commencé à m’intéresser à quelques sujets de médecine…
J’ajoute, comme vous (votre article note *) j’ai laissé tomber les statines qui m’intoxiquèrent très vite, l’Aimsib que je commençais à fréquenter en tant que lecteur puis commentateur peu après votre article de 2018, a achevé de ruiner la confiance en ces protocoles en vogue, comme les divagations sur les taux de cholestérol.
En touillant, grenouillant sur la toile à propos de la médecine orthomoléculaire, en rapport à « mon cas », j’étais tombé sur le protocole de Linus Pauling que j’ai suivi un certain temps.
The Pauling Therapy Chapter 7
Cardiologists have been kept in the dark regarding the vitamin C connection to heart disease. Most cardiovascular drugs are compensating for low vitamin C intake. There are cardiovascular drugs that exacerbate heart conditions. In my opinion, for the best patient response the doctor would be well advised to replace as many standard heart medications as possible with the following vitamin C and lysine protocol
NOTE: Linus Pauling specifically recommended high, generally equal oral doses of vitamin C and the amino acid lysine between 5,000 and 6,000 mg in his Unified Theory lecture (available on video). Anything less, by definition, is not the Linus Pauling Therapy
lire la suite :
http://practicingmedicinewithoutalicense.com/protocol/excerpt_chp7.pdf
Bonsoir, Je dois commencer par un aveu : d’habitude, je m’interdis ce genre d’échange en public sans avoir palpé votre dossier médical moi-même. Mais votre message m’a tellement interpellé que je vais faire une entorse à ma règle . pardonnez-moi cet élan, c’est plus fort que moi…
Votre analyse est d’une justesse rare. On sent que vous avez creusé le sujet bien au-delà des lieux communs. Je vais tâcher de vous répondre sans jargon inutile, comme je le ferais lors d’une consultation un peu hors cadre:
1. Calcifications et athérome : le malentenduAh, cette confusion entre les deux ! Je la croise tous les jours en consultation. Pour faire simple (trop simple peut-être) :
Votre histoire d’artère iliaque droite plus touchée que la gauche ? J’ai souri devant l’explication « fumer de la main droite » de votre angiologue (il doit raconter ça au café du commerce !). En vrai, personne n’a la réponse, mais voici ce que mon expérience me suggère :
2. Le stress : le grand oubliéLà, vous touchez un point qui me tient à cœur. Combien de collègues encore ricanent quand j’évoque le lien stress-pathologie artérielle ! Pourtant :
3. Les statines : mon dilemme quotidienVotre récit sur les statines me donne des sueurs froides… tellement typique ! Ces médicaments sont utiles dans certains cas, mais prescrits souvent à la va-vite. Entre nous :
Votre médecin brandit « l’evidence-based medicine » ? Drôle, car ces mêmes études montrent que :
4. Pauling : l’hérétique génialVotre intérêt pour le protocole Pauling me ravit. Ce bon vieux Linus (double Prix Nobel, rappelons-le !) avait vu juste sur bien des points :
Mes suggestions (à prendre avec des pincettes)Si c’était mon frère dans votre cas, je proposerais :
Un scan calcique coronaire, pour l’avoir comme point de repère
Je vous laisse digérer tout ça. Votre cas m’a vraiment passionné – c’est rare des patients qui creusent les mécanismes comme vous. N’hésitez pas à revenir vers moi pour ajuster ensemble…
Bien cordialement,
PS : Si on vous ressort « l’evidence-based medicine », rappelez que la plupart des médecins prenaient encore les saignées pour scientifiquement validées il y a 150 ans… La science est un perpétuel mouvement.
Bonjour Dr Aziz Djalane,
et merci pour votre longue réponse et de votre bienveillance à mes commentaires. Vous êtes tout excusé de votre élan, je n’imaginais pas tant vous solliciter jusque tard dans la nuit… et espère que vous aurez pu trouver ensuite un bon sommeil avant l’aube dans cette éphéméride particulière de l’année…
1. Calcifications et athérome
A vous lire, l’une et l’autre se complètent, ça peut être assez cohérent.
Sous l’article de de Pierre Biron Professeur de Pharmacologie à la faculté de Montréal, Homo Statinisus, du 04/04/2021, ayant apostasié la foi dans le dogme de l’hypercholestérolémie je suggérais que « la plaque d’athérome devrait être vue comme un phénomène de réparation de l’artère, en raison probablement de sa structure fragilisée ici ou là, souvent où la pression artérielle est très forte, crosse, bifurcation, et perte d’élasticité des tissus avec l’âge… ».
Ce n’est qu’une hypothèse bien sûr…
mais bon si le cholestérol n’est pas « le coupable », l’on se retrouve comme dans une enquête criminelle, du genre Mort sur le Nil d’Agatha Christie avec de nombreux suspects, le crime devant bien profiter à quelqu’un suivant l’adage « Cui bono »
Peu après 9 avril 2021 10h16 j’écrivais ce commentaire :
“ How easy it is to make people believe a lie, and hard it is to undo that work again!” Mark Twain (Comme il est facile de faire croire aux gens un mensonge, et d’un autre côté difficile de défaire ce travail!).
A la base cette théorie des lipides a été « propulsée dans les années 1950 par le Dr Ancel Keys* et son regrettable et faux tableau d’étude comparative des habitudes alimentaires de sept pays » ( source : « Lipides, un désastreux consensus scientifique » contrepoints.org 15 juin 2015)
Puis il y eut une fraude scientifique dans les années 1960 qui n’a été révélée que tardivement bien après que les esprits des médecins aient été formatés par les universités, les médias.
Quand l’industrie sucrière utilisait Harvard pour imposer son opinion
Par Jean-Yves Paillé | 13/09/2016
Pendant des années, la prestigieuse université de Harvard a minimisé l’impact de la consommation de sucre sur la santé, à travers une étude de deux de ses chercheurs. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée lundi par la publication scientifique The Journal of the American Medical Association (JAMA) . Sugar Industry and Coronary Heart Disease Research A Historical Analysis of Internal Industry Documents
(…)
Le lobby industriel a ainsi payé les deux nutritionnistes l’équivalent de 48.000 dollars aujourd’hui, révèle The Journal of the American Medical Association. L’objectif des industriels du sucre était de contrer la conclusion répandue alors par une étude de John Yudkin,un physiologue britannique, que le sucre consommé en grande quantité pouvait être un facteur de risque important pour des maladies cardiovasculaires. Les deux chercheurs de Havard et le lobby des industries sucrières ont choisi de mettre uniquement en cause la consommation de graisses saturées. Aujourd’hui, l’université de Harvard, comme quasiment toute la communauté scientifique, certifie que le risque de mourir de maladie cardiovasculaire est accru par la consommation excessive de sucres ajoutés.
(…) Il faut dire que la consommation de sucre par personne aux États-Unis a régulièrement progressé ces cinquante dernières années pour passer de 80 livres [36 kgs] dans les années 1960 à environ 100 livres (45 kilogrammes) par an en 2010.
Et aujourd’hui, l’industrie sucrière tente toujours de peser sur le monde scientifique. Une enquête d’Associated Press a révélé qu’un professeur de nutrition de l’Université d’Etat de Louisiane travaillait avec l’Association nationale des confiseurs, un autre lobby de l’industrie sucrière. Le nutritionniste expliquait dans sa recherche que les enfants mangeant du sucre étaient plus minces que ceux qui n’en prenaient pas… (AP Exclusive : How candy makers shape nutrition science)
http://www.latribune.fr/economie/international/quand-l-industrie-sucriere-utilisait-harvard-pour-imposer-son-opinion-598471.html
* voir wikipedia Ancel_Keys
« Sa théorie s’imposera donc comme référence et promulguera l’idée du cholestérol comme facteur de risque cardiovasculaire sur un plan international. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ancel_Keys
La production mondiale de sucre se situant aux environs de 180 millions de tonnes /an, à 420 $ la tonne, c’est un marché de plus de 70 milliards.
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Je ne consommais déjà que peu de sucre, et il s’en suivit que ma consommation est devenue depuis ce constat très minimaliste, ce n’est pas difficile de se débarrasser de cette addiction insidieuse. Je ne m’en porte que mieux. Le sucre est une nouveauté d’un point de vue historique, et même anthropologique d’un point de vue alimentaire, depuis la colonisation et la culture de la canne…
Un petit traumatisme…
Effectivement j’ai eu une mauvais fracture au pied droit deux ou trois ans avant qui m’avait handicapé, au point de m’obliger à marcher quelques mois avec une chaussure de barouk, puis de faire des infiltrations en mésothérapie qui se sont révélées salutaires pour en finir avec cette inflammation chronique. Je n’avais pas vraiment fait le lien bien que le bas de mon mollet à dix cm au-dessus de la cheville témoigne depuis d’une mauvaise circulation, petites artérioles violacées, mais pour cet angéiologue cela n’avait rien à voir… le coupable était le tabac ! vu que mon taux de cholestérol était bon…
Je vais prendre connaissance de vos suggestions dans un premier temps, non pas que je ne vous accorderai pas confiance, mais j’aime comprendre les choses…
Il est certainement temps de refaire un point imagerie, le dernier remonte à 2019, bilan sanguin 2024, je suis partout dans les clous mais plutôt sur les valeurs basses… tension normale 12 ou 13/7, pas d’arythmie…
re-bonjour, Dr Djalane,
je viens de retrouver mon bilan complet hémato, biochimie sanguine … du 16-09-2013
pareil toutes les valeurs étaient dans les clous !
cholestérol Total 1,94 g/l (< 2.0)
cholestérol HDL 0,68 g/l (0,40 – 1,50)
LDL calculé 0,99 g/l (< 1,60)
Déjà à la base cette théorie de l’hypercholestérolémie ça me posait questionsss… l’angéiologue n’avait de réponse… il a sorti « le tabac » de son chapeau…
ce fut le point de départ de mes recherches…
Il me vient comme l’impression de vous avoir mis un peu dans l’embarras cher Dr Djalane avec mon vécu singulier, mes commentaires… mais ce n’est peut-être qu’une impression très subjective, fugitive…
Ayant « exploré » d’autres sujets en médecine (…) qui pourraient vous intéresser, qui sait…, j’ai très vite « relativisé » ce qui passait pour vrai dans « la science du moment », en médecine surtout, en biologie, virologie également, doutes et humilités (non feintes je pense) exprimés autrefois poliment par « dans l’état actuel des connaissances… »
Je précise à l’époque, simple humilité, qui aujourd’hui en est de plus en plus dépourvue dans cette ère matérialiste, mécaniste, de rentabilité, de statistiques comme boussoles comme pseudo-preuves de « vrai »…
Où, nous sujets, gueux, humains de la plèbe, passons pour des canards de Vaucanson, des unités mathématiques… supposément toutes égales, ce qui ne saurait être vrai et contraire à la médecine !
A commencer par mon père qui était médecin et devenu vite radiologue, c’était surtout plus confortable pour les horaires, et … honoraires peut-être… ?… je ne vais pas lui jeter la pierre… il n’était pas mauvais homme… et a certainement fait de son mieux « dans l’état actuel des connaissances… » de son époque…
Ma logique est simple, guérisseuse peut-être (?) sans être médicale, elle s’inspire d’un Nazaréen devenu célèbre, qui pour bien faire, invitait simplement à ne pas reproduire les mêmes erreurs.
Les procès du passé sont inutiles… tout ce qui nous a précédé s’est construit en grande partie sur des champs d’ignorance, sur des intérêts immédiats, sur la spéculation, mais,… nos aïeux étaient dans leur majorité je pense, persuadés de « bien faire »…
L’avenir me semble de faire bien… du moins de s’y essayer, c’est la meilleure chose que nous pouvons offrir pour demain…
Comme dit mon ami Charlie, « si l’humain s’améliore, le monde s’améliore ».
Je reprends ce « « dans l’état actuel des connaissances… » souvent affirmé en effet. La bonne ou plutôt mauvaise excuse pour affirmer qu’à l’instant t on ne saurait faire mieux.
A plusieurs reprises et sur des questions très importantes, les « autorités scientifiques » (deux mots contradictoires mais qui sont d’une implacable réalité ) ont écarté d’un revers de main d’authentiques découvertes parfaitement établies. Je donne un seul exemple :
En 1936 Jules Tissot, professeur au Museum d’Histoire Naturelle présenta deux découvertes :
1- la première portait sur la structure du cytoplasme des cellules. Il pouvait montrer des centaines de photos montrant une structure connexe harmonieuse d’organites haltères relies par leurs boules aux extrémités et reliant le noyau à la membrane. Pour la science de l’époque et toujours aujourd’hui, le cytoplasme est présenté comme contenant des objets éparses nommés mitochondries (les bâtons des haltères), ribosomes, lysosomes, appareil de Golgi, vacuoles …Le procédé utilisé par Tissot pour obtenir ce résultat maintes fois photographié est clairement décrit dans son ouvrage de 1946.
2- Il a pu ainsi obtenir et publier dès 1936 que le bacille tuberculeux provenait de la dégénérescence de ce réseau connexe et qu’il se présentait en filaments, ce qui sera redécouvert 40 années plus tard, le Bacille de Koch en bâtonnets sera renommé Mycobacterium Tuberculosis.
A l’époque ces deux découvertes, la première permettant la seconde, seront enterrées par deux de nos institutions, l’Académie de Médecine qui déclarera que n’ayant pas les moyens de vérifier les travaux de Tissot elle ne donnait pas suite … La seconde fut l’Institut Pasteur qui envoya ses étudiants faire le chahut pendant la conférence donnée par Tissot afin de présenter ses découvertes.
Mon article Aimsib :
Connaissez-vous le concept de tuberculose autogène ?
https://www.aimsib.org/2022/12/11/connaissez-vous-le-concept-de-tuberculose-autogene/
La photo montrant le cytoplasme photographié par Tissot n’apparait plus depuis la refonte du site…
@ Bernard, « La photo montrant le cytoplasme photographié par Tissot n’apparait plus depuis la refonte du site… »
Sauf erreur les photos ne se trouvent pas sous Connaissez-vous le concept de tuberculose autogène ? du 11/12/2022
mais sous Tuberculose et réalité du 13/11/2022
https://www.aimsib.org/2022/11/13/tuberculose-et-realite/
Il y manque cependant une photo que j’ai retrouvée en archive Web
https://web.archive.org/web/20221201095502/https://www.aimsib.org/2022/11/13/tuberculose-et-realite/
en illustration image ci-dessous :
Bonjour,
S’il vous plaît, Docteur
L’été, de par l’exposition au soleil, la charge en vit.D peut vite grimper,
dans ce cas la vit. K2 serait-elle nécessaire, seule ?
Merci à vous.
Bonjour,
Oui, l’exposition solaire permet effectivement la synthèse cutanée de vitamine D3. Mais il est important de préciser que les taux ne “s’envolent” pratiquement jamais uniquement à cause du soleil.
Il existe un mécanisme d’autorégulation cutané : au-delà d’un certain seuil, la vitamine D produite est transformée en métabolites inactifs. Autrement dit, il y a un rétrocontrôle naturel qui limite l’emballement. C’est un système de sécurité physiologique. On n’observe pas d’hypervitaminose D induite par le soleil seul…
Concernant la vitamine K2 :
la vitamine D augmente l’absorption du calcium, tandis que la K2 active les protéines (ostéocalcine et MGP) qui orientent ce calcium vers l’os et limitent son dépôt vasculaire.
Je ne pense pas que prendre uniquement de la K2 en été devrait être systématique…
Si votre taux de 25(OH)D est correct et que vous ne présentez pas de terrain osseux ou vasculaire particulier, cela ne devrait pas être une obligation.
En revanche, chez les personnes supplémentées à l’année en vitamine D, en plus a dose correctrices, ou présentant ostéopénie, ostéoporose ou calcifications vasculaires, la K2 garde tout son intérêt, indépendamment de la saison…
L’idéal, a mon avis, reste toujours de raisonner sur un dosage biologique plutôt que sur l’exposition solaire seule.
Bien cordialement.
Merci pour cette publication.
Dans le cas où le sang a tendance naturellement à coaguler (historique de phlébite, faiblesse familiale), est-il sain de prendre de la K2 ?
Ma gratitude par avance pour votre réponse.
Isabelle
Bonjour,
C’est une excellente question.
Pour bien comprendre, il faut distinguer la K1 de la Vitamine K2 (MK-7). Contrairement aux idées reçues, la K2 ne fait pas coaguler le sang et ne le fluidifie pas non plus. Son vrai travail, c’est de « piloter » le calcium vers les os pour qu’il ne s’incruste pas dans vos vaisseaux. C’est donc plutôt une alliée que l’inverse pour la souplesse vasculaire…
Même avec un historique de phlébite, la K2 ne crée pas de risque de récidive en soi, car elle n’excite pas les facteurs de coagulation. La seule vraie prudence concerne les traitements anticoagulants lourds (type AVK comme le Previscan), où là, il faut un encadrement strict…
Vu votre terrain, je vous suggère d’ailleurs de regarder de près la piste de la Nattokinase, qui est souvent très pertinente dans ces cas de figure…
Le mieux reste de faire valider cela par votre cardiologue. Si vous le souhaitez, transmettez-moi votre dossier complet des 12 derniers mois (analyses, doppler, etc.). Je pourrai alors vous donner un avis personnalisé sur l’équilibre à trouver entre votre Vitamine D et la K2.
Bien à vous,
Bonsoir ,merci pour ces précisions car je prends 5000ui de D3 par jour ainsi que du magnésium depuis le mois de septembre mais pas de K2 J’ai d’abord pris 10000ui en faisant une pds chaque mois puis désormais je prends 5000ui ,j’ai multiplié mon poids par 75. J’ai appris cela dans une vidéo du docteur Loridan l’année dernière. Que me conseillez vous de prendre en vitamines K2 s’il vous plaît ? Car si j’ai bien compris, il n’est pas forcément bon de ne prendre que la D3 et magnésium sans la K2 et ça je ne le savais pas. Merci
Bonjour,
personnellement, je recommande la K2-MK7 à mes patients dans des cas similaires, pour son efficacité et sa durée d’action bien plus avantageuse que la MK4. Une dose de 100 à 200 µg par jour complétera parfaitement votre D3 et magnésium.
Privilégiez autant que possible, la MK7 naturelle (issue de natto) pour une meilleure absorption… Bonne santé !
Est-ce que l’on peut aussi la prendre même si l’on prend anti-coagulant (Asaflow 80 mg et coveram 5mg) ? Merci d’avance pour votre réponse
bonjour,
Comme précisé ci-dessus, la seule precaution a observer avec la K2- et je ne dis pas contre-indication- serait sa prise concomitante avec les anti-vit K, et ce n’est pas le cas pour les deux médicaments cités…
Cordialement,
J’ai pu constater l’efficacité du complément D3K2 Forte de Dr.
Jacob’s® Medical (sur moi-même). Il contient 2000 UI de vitamine D3 et 50 µg de
vitamine K2-MK-7 par goutte. La vitamine D est faite à partir de la laine de
mouton (lanoline). La vitamine K est fabriquée à partir de végétaux.
J’en prends 6000 UI/jour depuis de nombreuses années, tous les jours, et j’en
suis à un taux sérique de 70 µg/l, stable (je pèse 78 kg). Je prends aussi pas mal de
Mg, jusqu’à 800 µg/jour (sans quoi j’ai des crampes). Pas sans intérêt : cette
vitamine D est une des moins chères du marché.
Merci pour votre retour d’expérience, très intéressant…
Juste une petite remarque : vous mentionnez 800 µg de magnésium par jour. Je suppose qu’il s’agit plutôt de 800 mg, car 800 µg (0,8 mg) serait une quantité négligeable sur le plan physiologique…
Ensuite, la question importante concerne la nature exacte de cette dose : s’agit-il de 800 mg d’un sel de magnésium (citrate, bisglycinate, oxyde, etc.) ou de 800 mg de magnésium élémentaire ?
*Si ce sont 800 mg d’un sel de magnésium, la quantité réelle de magnésium élémentaire absorbée est nettement plus faible selon la forme utilisée. Dans ce cas, cela reste souvent insuffisant, surtout avec un apport quotidien de 6000 UI de vitamine D. Cela pourrait expliquer que des crampes réapparaissent dès l’arrêt, suggérant que l’apport couvre à peine les besoins immédiats (notamment pour l’activation de la vitamine D), sans réellement reconstituer les réserves intracellulaires, probablement encore basses…
*Si en revanche il s’agit de 800 mg de magnésium élémentaire, la situation est plus intéressante sur le plan physiologique, mais l’efficacité dépendra toujours de la forme utilisée et de sa biodisponibilité…
Le fait que les crampes réapparaissent à l’arrêt laisse penser que le système est encore en équilibre précaire, avec un apport qui compense les besoins fonctionnels immédiats mais sans excédent suffisant pour restaurer pleinement les stocks tissulaires.
Ce point mérite souvent d’être précisé lorsque l’on discute de magnésium, car la confusion entre poids du sel et magnésium élémentaire est extrêmement fréquente.
Merci de la réponse. Il s’agit bien de 800 mg de Mg élémentaire par jour, désolé pour l’erreur d’unité. Je le prends principalement sous forme de bisglycinate de Mg ce qui au passage me fait un apport intéressant de glycine (± 4-5 grammes) – comme je suis végétarien, quasi-végétalien, cela devrait m’aider à faire du collagène.
Depuis quelques jours, je prends aussi un peu de potassium (200 mg élémentaire par jour, sous forme de citrate), il me semble que cela a réduit ma tendance aux crampes. C’est mon récent bilan sanguin qui m’a incité à faire ça : Mg sérique : 1,0 mmol/L (correct il semble) – K : 4,11 mmol/L (un peu bas peut-être).
Et désolé aussi pour le retard de ma réponse, je m’attendais à recevoir un courriel signalant une réponse.
Bonjour Docteur
Je prends « ERGY D plus » 3 a 4 gouttes /jour (2400 a 3200 UI) toute l’année. Y a-t-il un risque de formation de calculs rénaux et un risque de calcification du système vasculaire ?. Je précise mon âge 76 ans.
Merci de participer aux articles de AIMSIB toujours très intéressants.
Bonjour Monsieur,
Merci pour votre message et pour l’intérêt que vous portez aux publications de l’AIMSIB.
À mon humble avis, aux doses que vous mentionnez (2400 à 3200 UI/jour), le risque reste généralement faible chez une personne en bonne santé métabolique. Toutefois, par principe de prudence biologique, il est presque toujours souhaitable d’associer la vitamine K2 à la vitamine D3…Il y a tout a gagner et rien a perdre !
La K2 joue en effet un rôle important dans l’orientation du calcium vers les tissus où il doit se fixer (notamment l’os), et contribue ainsi à limiter les dépôts inappropriés, notamment au niveau vasculaire ou rénal. Autrement dit, il est préférable d’optimiser cette synergie physiologique plutôt que de courir des risques inutiles, même s’ils restent théoriquement modestes aux doses usuelles.
Bien cordialement, et merci encore pour votre fidélité aux articles publiés sur cet espace.
Merci infiniment pour cet article , docteur. Personnellement , je suis sous anticoagulant depuis de nombreuses années et je prends regulierement de la vit D3 .
Je craignais effectivement » la vit k » .
Je vois mon cardiologue fin mars , je lui en parlerai .
Merci pour votre message et pour votre retour.
En réalité, la prudence ( et non pas la contre-indication) vis-à-vis de la vitamine K2 concerne surtout les traitements anticoagulants de type antivitamine K. Lorsqu’il ne s’agit pas de cette famille de médicaments, il n’y a généralement pas de restriction particulière vis-à-vis de la vitamine K2.
Vous pourrez bien sûr en discuter sereinement avec votre cardiologue lors de votre prochain rendez-vous afin d’adapter cela à votre situation personnelle…
Bien cordialement.
Merci infiniment pour votre réponse…
Cordialement
Monique F