Une nouvelle attaque relayée par PubPeer contre un article qui critique les ARNm anti-COVID.
https://www.researchgate.net/publication/400315862_Une_nouvelle_attaque_relayee_par_PubPeer_contre_un_article_qui_critique_les_ARNm_anti-COVID
Hélène Banoun, PharmD, PhD, https://orcid.org/0000-0001-8391-7989
1er février 2026
Je suis attaquée à propos de mes publications scientifiques par une plateforme gérée anonymement et dont le financement n’est pas affiché (il s’agit de PubPeer https://pubpeer.com/static/about). Une recherche par IA permet cependant d’identifier les gérants de cette plate-forme et les financements qui s’affichent tous sans conflit d’intérêts avec l’industrie : je laisse le soin de vérifier à ceux qui voudront le faire !
Cette plate forme publie des commentaires sur des articles qui ont déjà subi le processus de relecture par les pairs (peer-review). Les voies habituelles acceptées par la « communauté scientifique » pour critiquer un article sont des adresses directes aux éditeurs des articles ou d’autres articles qui en remettent en cause les conclusions.
Quelles sont les formes de cette attaque ?
J’ai reçu 3 mails reproduits ci-dessous, le premier le 27 janvier et deux le 29 janvier 2026. Ces 3 mails sont identiques. Il m’est demandé de ne pas partager le lien qui me permet sans doute de répondre à l’attaque en temps qu’auteur. Au 27 janvier les commentaires me concernant directement n’étaient pas accessibles par le moteur de recherche (en tapant mon nom ou la référence complète de l’article concerné) ; au 29 janvier le moteur de recherche répond par quatre commentaires dont trois étaient masqués 2 jours auparavant (y compris un commentaire vieux de 2 ans sur un papier dont je suis co-signataire). J’en conclus que cette attaque est récemment coordonnée.
Le commentateur qui m’est adressé par PubPeer admet lui-même m’avoir déjà harcelée sur Twitter (puisqu’il confirme que je l’ai bloqué). J’ai en effet répondu précisément à ses commentaires qu’il publie à nouveau sur PubPeer. PubPeer participe donc à ce harcèlement reconnu par son auteur lui-même.
Mon article (Banoun, IJMS-MDPI, 2023, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37445690/ ) a passé avec succès l’évaluation par les pairs, a été consulté plus de 100 000 fois sur le site de l’éditeur et constitue une publication scientifique. Il a été cité au moins 21 fois (recherche sur PubMed). Si le commentateur a des préoccupations légitimes et fondées sur des preuves, la voie établie et transparente consiste à envoyer une lettre à l’éditeur ou à exprimer officiellement ses préoccupations, et non à poster des commentaires sur une plateforme qui semble amplifier de manière sélective certaines voix tout en supprimant les réponses et la transparence. Un scientifique que je connais vient en effet de poster une réponse à ce commentaire qui a été supprimée. Par contre un individu connu pour son harcèlement de scientifiques critiques du discours officiel a pu poster un « commentaire » non scientifique.
Pour mémoire, j’ai déjà officiellement informé le rédacteur en chef de l’IJMS-MDPI de cette tentative coordonnée de contourner les processus scientifiques normaux et de s’engager dans un discours non scientifique.
Concernant le fond de cette attaque, les commentaires de cette personne montrent que, soit il n’a pas lu mon papier (ou alors seulement le résumé), soit qu’il ne l’a pas compris, soit qu’il est de mauvaise foi.
Je ne répondrai donc pas sur le fond d’autant que cela consisterait à recopier le texte de mon article. En effet toute personne saine d’esprit peut constater que les réponses à ses questions se trouvent déjà dans mon papier et font l’objet d’une longue discussion avec références à l’appui.
Bravo à Hélène, d’abord pour son travail, ses recherches, sa persévérance. Et aussi pour son courage !