Le point sur la dermatose nodulaire des vaches en France en 2025  : la maladie, l’abattage, la vaccination

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Pendant qu’une bonne partie de l’hémisphère nord se préoccupait de perfectionner ses derniers raccords de bronzage, la Savoie se découvrait une nouvelle pathologie bovine d’origine virale pour laquelle aucun traitement n’est autorisé, seulement une vaccination vigoureuse ainsi qu’un abattage massif des troupeaux incriminés. Voici venir le retour des « cas », comme on les a connus du temps de la COVID. Nous relayons ici un article important par sa qualité comme par la richesse de sa bibliographie. Qui veut réellement comprendre tous les aspects de la DNC peut se mettre ici dans les pas d’Hélène Banoun (*) et Jean-François Lesgards (**).

Pensez à réserver vos places pour notre congrès de Septembre à Paris (***), bonne lecture. 

 

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Points clés :

La maladie : elle est apparue en 1929 en Zambie, elle est aujourd’hui endémique en Afrique, au Maghreb (sauf au Maroc) et au Moyen-Orient. Récemment elle a atteint l’Asie et l’Inde et en 2025 l’Italie et la France pour la première fois. La morbidité est variable selon les races et le lieu et la létalité est faible en général. La maladie est due à un poxvirus transmis principalement par des insectes vecteurs de différentes espèces. C’est l’explication admise actuellement pour l’arrivée en Italie (depuis le Maghreb) et en France (depuis l’Italie).

Traitements : ils ne sont pas préconisés en Europe mais pratiqués en Inde (analgésiques, anti-inflammatoires, antibiotiques, ivermectine et médecine traditionnelle).

Prévention de la propagation : Les règlements européens semblent contradictoires et les experts ne semblent pas préconiser l’abattage des animaux sains. La surveillance clinique des troupeaux et le contrôle strict des mouvements d’animaux vivants associés à la vaccination seraient donc le moyen de contrôler la maladie.

La vaccination semble être la solution à moyen terme pour limiter les conséquences économiques de la LSD mais elle est incapable d’éradiquer la maladie ; elle peut seulement la contenir. Elle est pratiquée avec un virus vivant atténué et nécessite une atténuation équilibrée : une forte atténuation la rend inefficace, et une trop faible provoque des effets indésirables graves tels qu’avortement et décès. Aucun vaccin n’a d’AMM en Europe. La vaccination des animaux déjà infectés (même asymptomatiques) est à proscrire en raison d’un risque de maladie aggravée. En France il y a déjà eu abattage de troupeaux récemment vaccinés. On ne connaît pas les conséquences à long terme de la recombinaison entre souches vaccinales et souches sauvages ni le devenir de ces souches recombinantes qui semblent prendre le pas en Asie sur la souche sauvage.

Aspects économiques : La maladie entraîne une baisse de la production de lait, des pertes de poids, une infertilité possible. La France exporte de nombreux bovins vivants et des sous-produits ainsi que du matériel génétique. Les zones ou États déclarés infectés par la DNC ne peuvent plus exporter (ou avec des contraintes difficilement acceptables du point de vue économique). Le statut de région ou d’État indemne ne peut être conservé que si aucun cas n’est recensé ni aucune vaccination entreprise. La logique actuelle du gouvernement est donc l’abattage total pour éviter la vaccination généralisée.  D’un point de vue économique, il est impossible de laisser se développer la maladie afin que les troupeaux domestiques acquièrent une immunité naturelle ; mais ce serait pourtant la solution à long terme.

La maladie

La dermatose nodulaire ou lumpy skin disease (LSD) est due à un virus de famille des Poxvirus (famille du virus de la variole humaine). Elle est caractérisée par l’apparition de nombreux nodules sur la peau et les muqueuses internes. La LSD est causée par le virus de la dermatose nodulaire contagieuse (LSDV) — dont le nouveau nom taxonomique est Capripoxvirus lumpyskinpox — qui est un virus enveloppé appartenant au genre Capripoxvirus de la famille des Poxviridae. Les virus de la variole ovine et caprine, SPPV et GTPV, dont les nouveaux noms sont C. sheeppox et C. goatpox, appartiennent au même genre que le LSDV, et les séquences génomiques de ces deux virus sont identiques à 97 % à celles du LSDV (Bhakha, 2025).

La LSD a été observée pour la 1ère fois en Zambie en 1929. La maladie est endémique en Afrique et au Moyen-Orient. 
Le taux de mortalité est relativement faible (généralement 1 à 5 %), mais peut atteindre jusqu’à 40 % chez les animaux naïfs et jeunes (Friedrich-Loeffler-Institut, 2025). Selon Shridar, 2022, le taux de morbidité est de 10 à 20 %, le taux de mortalité est généralement faible (1 à 5 %). Le taux de mortalité de la LSD est faible et généralement considéré comme étant de 1 à 3 %, tandis que le taux de morbidité varie de 3 à 85 % dans le monde entier (Akther, 2023). Le taux de morbidité pourrait être lié à la race (Kumar, 2025), les races rustiques étant plus résistantes (GDS Rhône). L’infection endommage les peaux et affecte la production de viande bovine et de lait (WHOA, 2022), ce qui a des répercussions sur le commerce d’exportation (Asset, UK).

La maladie ne se développe que chez les animaux domestiques  : le Bos taurus était plus sensible à la maladie grave que les bovins indigènes (Bos indicus) et les bovins zébus en raison de leur peau fine et de leur production laitière élevée. Les bovins zébus mâles deviennent souvent sensibles en raison de leur travail comme animaux de trait, ce qui entraîne des éraflures de la peau qui deviennent le site d’attraction du vecteur. Une immunité à vie contre la réinfection par le LSDV a été démontrée (Akther 2023). Le LSD est une maladie à transmission vectorielle, transmise mécaniquement par des moustiques hématophages, des mouches piqueuses et certaines espèces de tiques. La propagation du LSDV sur de longues distances a été associée au transport de bovins ou de buffles vivants. La transmission par contact direct et par voie séminale a été démontrée expérimentalement, de même que la transmission intra-utérine sur le terrain (Tuppurainen).



Diffusion récente  : la LSD est endémique en Turquie mais le dernier foyer a été signalé en 2021 (FLI, 2025). La première apparition de la LSD en dehors de l’Afrique a été signalée en 1988 en Égypte, en 1989 en Israël, et s’est progressivement étendue au Moyen-Orient, puis à l’Europe de l’Est et à la Russie, avec une propagation ultérieure dans les Balkans (Akther, 2023). En 2012 la maladie est signalée en Israël et depuis 2013 elle est endémique en Turquie ; en 2015 elle atteint la Russie, l’Europe du Sud-Est en 2015 (Grèce) puis en 2016 les Balkans, la Bulgarie, (la République de Macédoine du Nord, la Serbie, le Kosovo, l’Albanie et le Monténégro), puis à partir de 2019 la Chine, l’Inde, le Bangladesh. La Croatie et la Bosnie-Herzégovine ont évité l’épidémie en pratiquant la vaccination préventive en 2016-2017. L’Europe du Sud-Est n’a pas eu de nouveau foyer jusqu’en mai 2025 (FLI et Anwar, 2022). Mais le virus reste présent malgré la vaccination de masse (EFSA, 2020). En Israël des foyers ont été signalés en 2023 ; officiellement les insectes vecteurs en sont responsables, les cas sont rares dans chaque foyer, il y a eu quelques décès d’animaux touchant des veaux non vaccinés de mères vaccinées ou non vaccinées récemment. Aucun abattage n’a été pratiqué (Israël, 2023).

D’après l’EFSA (EFSA, 2024), la dermatose nodulaire est présente en Algérie, Tunisie et Libye depuis 2023-2024 avec un nombre croissant de foyers. Aucun document officiel n’a été trouvé affirmant que ces foyers sont éteints en 2025. Une campagne de vaccination est en cours en Algérie au mois d’août 2025 (Algérie, 2025). En Tunisie, la maladie serait maîtrisée par la vaccination en cours « de manière quasi totale »  selon le gouvernorat du Kef ; mais la maladie sévit encore dans les régions voisines (Kef, 2025).

En Italie, d’après l’Institut IZS Teramo (IZS), le premier cas est apparu le 21 juin 2025 en Sardaigne, suivi par 3 autres foyers les 22, 26 et 27 juin 2025 ; la Lombardie a été touchée le 25 juin avec un seul foyer. Des mouvements d’animaux de Sardaigne vers la Lombardie auraient pu apporter la maladie dans le Nord [mais les dates d’apparition sont très proches]. En France, le premier cas est apparu en Savoie le 29 juin 2025 (IZS). Au 6 août 2025, on recensait 67 foyers (37 élevages) dans les deux départements de Savoie. La vaccination a débuté le 19 juillet dans un rayon de 50 km autour des foyers (Ministère Agriculture, août 2025). 
La vaccination en Suisse a concerné quelques milliers de vaches dans les cantons de Genève et de Vaud et du Valais. Aucun cas ne semble avoir été recensé en Suisse (Nos Alpes, 2025).

On pourrait supposer d’après ces informations que la maladie a été introduite en Italie à partir des Balkans puis a diffusé en France. Mais les Balkans étaient exempts de la maladie depuis 2017. La transmission par les Balkans est peu probable (cela impliquerait une circulation à bas bruit du virus dans cette zone très vaccinée, les importations d’animaux vivants sont négligeables). L’hypothèse officielle est la transmission par insectes vecteurs hématophages depuis l’Italie ; une enquête épidémiologique explore l’introduction du virus, probablement via des insectes hématophages (moustiques, mouches, tiques) en provenance d’Afrique du Nord (Enquête Italie). Il est possible aussi qu’un bovin vivant importé d’Italie avant les restrictions de transports ait transmis la maladie étant donnée la période d’incubation qui peut aller jusqu’à 5 semaines pour les formes subcliniques. Des insectes vecteurs auraient transmis le virus depuis le Maghreb (la Tunisie est la plus proche) vers l’Italie, emportés par le vent. Pourquoi les insectes volants n’auraient pas contaminé des vaches dans le Val d’Aoste? Les foyers auraient-ils été dissimulés (voir la méfiance historique envers l’État dans cette région). Toutes les races n’ont pas la même sensibilité à la maladie : la sensibilité des bovins à la LSDV est influencée par divers facteurs, notamment la race, l’âge et le statut immunitaire. En Afrique Kumar a montré que certaines races bovines indigènes sont moins exposées au LSD que les bovins exotiques ou croisés (Kumar, 2025) : il se peut que les races du Val d’Aoste résistent naturellement à la maladie. Les troupeaux touchés en France sont de la race montbéliarde. Ou alors le virus serait arrivé par transport de bovins vivants? Les exportations de bovins vivants de l’Italie vers la France en 2023 sont estimées entre 4500 et 6750 têtes, principalement des génisses de reproduction. Les régions d’exportation italiennes sont la Toscane, le Piémont, l’Emilie-Romagne, la Vénétie, la Lombardie, les Marches (Exportations).

Il faut remarquer que les foyers en Sardaigne, Lombardie et Savoie se sont déclarés à des dates très rapprochées : est-ce compatible avec une progression de la maladie du Maghreb vers la Sardaigne puis vers la France seulement par des insectes volants (en incluant le transport Sardaigne-Lombardie par des animaux vivants qui est admis comme cause de diffusion)? Le foyer de Porto Mantovano en Lombardie concernait un élevage de bovins de boucherie ayant reçu un animal de Sardaigne, suggérant que des races à viande, potentiellement locales à la Sardaigne, pourraient être impliquées (IZS).

La voie de transmission par insectes vecteurs est la plus courante selon les experts (Haegeman, 2023 et Kumar, 2025). Les mouches d’étable (Stomoxys calcitrans) peuvent parcourir jusqu’à 225 km portées par le vent (Shower, 2015). Ces insectes sont des vecteurs mécaniques, c’est-à-dire sans multiplication du virus dans le vecteur;  la transmission par contact direct entre animaux est peu courante mais possible (Sanz-Bernardo). Les animaux excrètent le virus dans les écoulements nasaux, les fèces, le sperme et le lait (Kumar 2025).

Les insectes nourris sur les lésions cutanées des nodules sont les plus susceptibles de transmettre le virus qui persiste jusqu’à 9 jours sur les pièces buccales. Ce sont plutôt les animaux qui développent des lésions qui vont transmettre le virus (Sanz-Bernardo). Les moustiques conservent le virus jusqu’à 14 jours (Kumar, 2025)
. La transmission de la maladie par les animaux atteints de façon subclinique (pas de nodule mais un écoulement nasal) ou asymptomatique semble peu fréquente mais pas impossible (Kumar, 2025 et Haegeman, 2023). L’importation par matériel génétique est peu probable  : la France importe des  semences bovines  et, marginalement, des  embryons  depuis l’Italie  (et en volumes très faibles depuis les Balkans). 
Selon les données de la FAO, une épidémie a été signalée en Grèce chez des moutons en 2023, (EMPRESS). Mais selon le gouvernement britannique (Asset 2), il s’agissait en fait d’une épidémie de variole ovine et pas de LSD. L’ANSES (rapport 2017) recommandait de surveiller les semences dans le cadre de l’insémination artificielle et de renforcer la traçabilité des mouvements d’animaux vivants. Selon Tuppurainen, 2021, le risque de contamination par le LSD était élevé en Allemagne et en France, ainsi que dans certains pays déjà infectés comme la Turquie, en raison des mouvements de bétail ou de vecteurs susceptibles de transmettre le LSD. Selon l’EFSA en 2020, le risque d’importation en France venait de Croatie, Italie, Hongrie, Espagne via des bovins importés.

Prévention de la propagation

Selon les règlements de l’UE (Règlement 2018/1882 du 3 décembre 2018), la dermatose nodulaire relève de trois catégories à la fois (A+D+E).
 L’abattage total est recommandé par l’UE (UE, 2012 et UE, 2016 ) mais pas imposé ; et les experts soulignent que cette solution doit être discutée au cas par cas (Akther, 2023  et Tuppurainen, 2021). 
Dans la mise à jour de 2023 (UE, 2023) il est précisé  : «  l’autorité compétente peut ordonner la mise à mort préventive, conformément à l’article 12, paragraphes 1 et 2, ou l’abattage d’animaux des espèces répertoriées dans les zones réglementées temporaires lorsque la situation épidémiologique l’exige » et Art 12  :   «  tous les animaux des espèces répertoriées détenus dans l’établissement touché sont mis à mort dès que possible sur place  ». Mais des dérogations sont possibles. En particulier, « l’autorité compétente peut, après réalisation d’une évaluation des risques et compte tenu de la possibilité d’appliquer d’autres mesures d’atténuation des risques, décider de reporter la mise à mort d’animaux détenus des espèces répertoriées, à la condition que ces animaux soient soumis à une vaccination d’urgence telle que prévue à l’article 69 du règlement (UE) 2016/429 ». Selon l’article 13 (UE, 2023), des dérogations sont possibles à l’abattage total des lots de troupeaux contaminés : le choix est laissé aux autorités de chaque État membre, selon les conditions sanitaires et les conséquences économiques.
L’abattage systématique est donc une mesure prévue par le règlement européen, parmi de nombreuses autres mesures et relève du choix de « l’autorité compétente » définie au niveau national. Il s’agit donc en l’espèce d’une décision en opportunité des autorités françaises, sous réserve du contenu des deux actes d’exécution de la Commission dont le contenu n’est pas connu.
En effet, en l’espèce deux décisions d’exécution ont été prises, l’une le 03 juillet 2025 non publiée, et une seconde le 20 juillet 2025, non publiée (UE, 2025).

En revanche, une décision de même type a été prise pour l’Italie le 27 juin, celle-ci publiée (UE Italie, 2025). Cette dernière décision est applicable jusqu’au 10 août 2025 et préconise la mise en place d’une zone réglementée de protection et de surveillance en Sardaigne. Il n’est pas question d’abattage dans cette décision publiée.

L’abattage total serait efficace si la maladie est notifiée à temps ; mais le délai d’incubation peut rendre cette mesure inefficace car il est difficile d’identifier tous les animaux infectés. L’abattage total doit être discuté en fonction des conséquences à long terme sur les moyens de subsistance des éleveurs, l’économie et la durabilité, la perception du public (Tupparainen, 2016, UE). L’abattage de tous les animaux sensibles qui ont été exposés à l’infection, ou au moins de ceux qui présentent des signes cliniques, est une mesure de contrôle de la maladie généralement recommandée (Tuppurainen, 2017). Selon Kumar, 2025, la lutte contre la DNC repose sur la désinsectisation, la vaccination et la limitation des mouvements d’animaux (pas question d’abattage). 
Lors de l’épidémie de 2016-2017 dans les Balkans, la Grèce a abattu 16% et la Bulgarie 96% des troupeaux contaminés (Tuppurainen, 2020). Aucun de ces 2 pays n’a connu de résurgence de la maladie depuis (UE, Webinar).

Il faut noter que d’après Eom, 2023, la Turquie et Israël ont pratiqué l’abattage total des troupeaux infectés ; mais cela n’a pas empêché la maladie de revenir. Il semble que la vaccination incomplète en soit la raison (en Turquie utilisation d’un vaccin hétérologue, souche ovine et en Israël arrêt de la vaccination obligatoire avec chute de la CV)  ; d’autre part en Turquie les mouvements d’animaux sont très mal contrôlés (EFSA, 2020)  . En 2016 l’EFSA (EFSA, 2016) écrivait que l’expérience de la gestion de la maladie en Israël montre que l’abattage des animaux atteints est indispensable pour gérer la maladie sans utilisation de la vaccination mais que l’abattage des animaux sains qui ont été en contact avec des animaux atteints n’est pas indispensable. En 2020 l’EFSA rappelle qu’en Israël l’abattage est pratiqué uniquement pour des considérations de bien-être et non pour le contrôle de l’épizootie.
 Le WHOA n’évoque pas l’abattage  : « la lutte efficace contre la maladie repose sur la biosécurité, la détection précoce et le contrôle des déplacements, suivis d’une vaccination rapide et à grande échelle avec des vaccins de haute qualité » (OMSA-WHOA).

D’après l’ANSES (rapport de 2017), l’abattage des espèces sensibles dans un foyer et la mise en place de zones pour réglementer le transport des espèces sensibles sont indispensables mais, sauf exception, insuffisants pour limiter la propagation du virus. Selon Shridhar, il faut restreindre les mouvements d’animaux, abattre les animaux atteints et vacciner ; il n’existe actuellement aucune preuve de l’efficacité de la lutte contre les vecteurs dans la prévention de la maladie. Afin d’enrayer la propagation de la maladie par les vecteurs en particulier, l’abattage de tous les animaux sensibles qui ont été exposés à l’infection, ou au moins de ceux qui présentent des signes cliniques, est une mesure de contrôle de la maladie généralement recommandée (Tuppurainen, 2016).

Lors de l’épidémie de 2016-2017 en Hongrie, aucun abattage n’avait été pratiqué et le groupe d’experts avait donné les justifications suivantes : cette mesure s’était montrée inefficace dans d’autres États membres, la létalité de la maladie est habituellement faible (1-5%), il n’y avait pas de porteur sain, cela aurait représenté des dommages économiques inutiles pour les propriétaires d’animaux et enfin, l’opinion publique était défavorable à la politique d’abattage (GF-TADs).  Malgré les affirmations officielles, en Italie, la réponse des autorités ne semble pas être l’abattage total : en Sardaigne 2376 vaches composent les troupeaux touchés et 200 animaux ont été abattus ; en Lombardie les 291 animaux du foyer unique ont été abattus. Donc sur un total de 2667 vaches composant les troupeaux atteints, 491, soit 18% des animaux ont été abattus, selon les données officielles au 30 juillet 2025 (Abattage Italie). Selon le magazine « Nos Alpes », au 4 août 2025, en Sardaigne, dans la province d’Oristano, 292 bovins malades avaient été recensés, 72 morts et 517 abattus (Nos Alpes). En Italie le lait cru peut toujours être utilisé pour la production de fromage de Parmesan.

Les règlements européens semblent donc contradictoires et les experts ne semblent pas préconiser l’abattage des animaux sains. La surveillance clinique des troupeaux et le contrôle strict des mouvements d’animaux vivants associées à la vaccination serait donc le moyen de contrôler la maladie.

Diagnostic sérologique

Certains tests ne permettent pas de distinguer le LSDV des autres espèces de capripoxvirus. Le test ELISA ne peut pas différencier les anticorps contre le LSDV, le SPPV et le GTPV dans le sérum et le plasma (Akther).
Les anticorps anti-LSDV ne sont pas des corrélats fiables de la protection. Dans les cas où les anticorps anti-LSDV sont indétectables, l’immunité à médiation cellulaire joue un rôle protecteur crucial (Kumar, 2025).

Traitement de soutien

Les antibiotiques pour l’infection bactérienne secondaire, et un traitement anti-inflammatoire sont recommandés (Akther).
L’ivermectine est active in vitro (Toker, 2022) et sur des lapins infectés expérimentalement (Rida, 2024). Selon le Pr Shridhar, 2022, vétérinaire au Karnataka, le traitement de soutien peut être administré  : antibiotiques contre les infections cutanées secondaires et la pneumonie, ainsi que certains médicaments anti-inflammatoires, complexe de vitamines B, propolis, ivermectine en prophylaxie, plantes et huiles essentielles.
Selon Smriti, 2023, le méloxicam (AINS) en IM associé à l’oxytétracycline, à l’ivermectine et au belamyl (complexe B) ont soigné des vaches atteintes de LSD. Après 24 heures de traitement la fièvre a disparu, et après dix jours de traitement les animaux ont retrouvé leur appétit normal. Après quatorze jours, les animaux se sont complètement rétablis, sans aucune lésion nodulaire sur le corps.

Vaccination

La vaccination peut stimuler l’immunité humorale de l’animal et assurer une protection pendant plus de 7 mois, de sorte qu’un calendrier de vaccination annuel avec une dose de rappel est recommandé en raison de la durée inconnue de l’immunité cellulaire et humorale. La souche sud-africaine Neethling est le vaccin le plus couramment utilisé dans les pays endémiques pour protéger le bétail contre la LSD. Il s’est avéré efficace, mais il peut avoir des effets indésirables. Plusieurs études ont rapporté que des virus vaccinaux ont été détectés dans les nodules cutanés, le sang et le lait de bovins vaccinés avec des vaccins Neethling (homologues).

Le développement d’une immunité protectrice prend environ deux à trois semaines après la vaccination (Shridhar).
Selon les fabricants de vaccins sud-africains ayant publié en 2001, la DNC a été absente dans leur pays entre les années 1960 et les années 1990 (la première épidémie y a eu lieu en 1944). Le vaccin a été introduit en 1984 et a été injecté massivement à partir des années 1990, en ne couvrant toutefois que 20% du bétail. La vaccination échouerait sur 1/10 animal qui ne séro-convertit pas. L’immunité vaccinale est de courte durée et nécessite des rappels annuels. L’immunité maternelle transmise au veau dure 6 mois environ (seulement 2 mois selon Kumar, 2025). La vaccination en période épidémique arrive trop tard pour protéger les animaux. La maladie reste endémique et elle apparaît maintenant toute l’année (et pas seulement pendant la saison chaude où les insectes vecteurs sont les plus présents) (Hunter, 2001). Les lésions cutanées causées par la souche vaccinale sont nettement plus petites et peuvent être facilement différenciées de celles causées par des souches virulentes présentes dans l’environnement. Seuls les animaux en bonne santé doivent être vaccinés. La vaccination d’animaux déjà infectés provoque une maladie plus grave et une recombinaison éventuelle entre le virus vaccinal et le virus sauvage (Shridhar, 2022).

Le LSDV est un poxvirus, de la même famille que celui de la variole humaine (éradiquée en 1979). La vaccination en période d’épidémie de variole humaine a donné des résultats très contestables par le passé. Un article de 1928 publié dans le BMJ compare le taux de létalité de la variole chez les vaccinés et les non-vaccinés. Chaque année entre 1923 et 1926 le taux de létalité chez les plus de 15 ans est plus élevé chez les vaccinés. Le taux est de 0,3% chez les vaccinés et de 0,06% chez les non vaccinés. Il s’agissait à cette époque de variole peu grave «  mild smallpox  » (Garrow 1928). Il semble que la vaccination ait eu lieu pendant une épidémie de variole comme ce qui était pratiqué pendant toutes les épidémies en Angleterre. Cinquante pour cent des encéphalopathies se produisaient chez des adultes revaccinés lors d’une épidémie [la revaccination par un virus vivant en présence du virus sauvage peut donc être rendue responsable d’une maladie plus grave  ; la durée de protection conférée par la vaccination est de quelques années, CDC, octobre 2024, https://www.cdc.gov/smallpox/vaccines/index.html]. L’auteur de cet article de 1964 (BMJ, 1964) affirme que la vaccination en pleine épidémie est une mesure de panique et doit être condamnée. C’est ce qu’expliquait également en 1889 Alfred R. Wallace, le co-auteur de la théorie de l’Évolution (Wallace, 1889). Par ailleurs,  dans des modèles animaux, aucun avantage significatif de survie à la vaccination post-exposition n’a été observé à l’aide de modèles d’infection soit MPXV (monkeypoxvirus) chez les singes ou VACV (virus de la vaccine) chez la souris (Samuelsson, 2008).

Les vaccins hétérologues (élaborés à partir d’autres virus proches du LSDV) conféraient une protection moindre aux bovins contre le LSDV ; et certains effets tels que la fièvre, la réduction de la production laitière, le développement de nodules chez les bovins vaccinés et, parfois, la réapparition de la maladie étaient également enregistrés dans le troupeau vacciné. Le coût de production et le prix des vaccins homologues sont également beaucoup plus élevés en raison de l’exigence d’un plus grand nombre de passages pour l’atténuation par rapport aux produits hétérologues. Le LSDV recombinant pourrait se développer lorsque des vaccins sous-atténués sont introduits chez des animaux précédemment infectés par une souche virulente de terrain. Les animaux susceptibles d’être en période d’incubation ou activement infectés ne doivent absolument pas être vaccinés avec un vaccin vivant atténué, car il existe un risque de recombinaison des souches virales et vaccinales (Shridhar, 2022 et Akther, 2023). Les vaccins inactivés contre les capripoxvirus induisaient des réponses immunitaires insuffisantes et ne produisaient qu’une protection de courte durée (Tuppurainen, 2021).

La couverture vaccinale élevée, telle que rapportée par la Turquie, peut soulever des doutes quant à l’efficacité du vaccin à base de souches de variole ovine   : la maladie reste endémique en Turquie (EFSA, 2020). La vaccination dans les Balkans a éradiqué la maladie (Tuppurainen, 2021 cite EFSA, 2020). La bonne efficacité sur le terrain des vaccins vivants atténués a été démontrée entre 2016 et 2017, lorsque des foyers de LSD en Europe du Sud-Est ont été éliminés avec succès par une vaccination de masse coordonnée utilisant des vaccins homologues de la souche Neethling. Les pays qui ont réussi à repousser une introduction récente de LSD ou à prévenir les incursions de LSD ont opté pour la vaccination de la population sensible pendant plusieurs années, comme on l’a vu en Europe du Sud-Est et en Israël (Tuppurainen, 2021).
 Bien que la Géorgie ait commencé à vacciner le bétail en 2014 après une épidémie dans l’Azerbaïdjan voisin, une épidémie a été documentée en 2016 et est réapparue en 2018 avec six autres foyers (Zeynalova et al., 2016).

Incertitude sur les vaccins

Aucun vaccin n’a d’AMM en Europe. Le choix de la souche Neethling comme souche vaccinale semble être la seule option disponible pour le moment. (ANSES, 2017). Les vaccins utilisés dans l’UE seraient : le Lumpy Skin Disease Vaccine for Cattle® d’Onderstepoort Biological Products, (OBP), Afrique du Sud (souche Neethling6) et le Lumpyvax® – MSD Santé Animale, Afrique du Sud (souche de terrain atténuée, type SIS7-Neethling) (ANSES, 2017). Il n’est pas certain que le vaccin provenant d’Afrique du Sud soit la souche Neethling.  Lorsqu’un foyer de LSD est en cours et que des campagnes de vaccination de masse sont menées rapidement, la vaccination d’animaux déjà infectés peut accroître le risque de recombinaison des souches du vaccin et des souches de terrain (Tupparainen, 2021).
 Le 30 juillet 2025, des parlementaires ont demandé à la Commission Européenne quelle était l’origine des vaccins contre la DNC utilisés : elle reste sans réponse à ce jour (Provenance). D’après un document de l’UE, le vaccin utilisé en France en 2025 est fourni par la banque de vaccins de l’UE et c’est celui d’OBP (https://food.ec.europa.eu/animals/animal-diseases/diseases-and-control-measures/lsd_en?prefLang=bg).

Effets indésirables des vaccins

Si la souche n’est pas assez atténuée, des effets indésirables graves peuvent être observés  : chute de la production laitière, fièvre, lésions cutanées nodulaires, avortement, mort. L’incidence des effets indésirables est de l’ordre de 0,1 %. Une étude en Israël  a montré que chez 0,4% des animaux on retrouve la souche vaccinale  ; des cas sévère de DNC sont observés chez 0,04% des animaux vaccinés (ANSES 2017)  ; les effets indésirables apparaissent surtout lors d’une primo-vaccination (Tuppurainen, 2021). Il pourrait y avoir de nombreux effets indésirables non étudiés des vaccins à base de LSD qui nécessitent des recherches supplémentaires, comme les avortements (Shridhar, 2022).
Selon l’EFSA en 2020, la production laitière est principalement réduite au cours des 7  jours suivant la vaccination. La réduction sur l’ensemble de la semaine est d’environ 6 à 8 litres par vache (en fonction de la parité). Pour le reste des 30 jours suivant la vaccination, la réduction totale de la production laitière n’est pas significative.

Différentiation entre souches sauvages et vaccinales chez les animaux malades
Le LSDV est stable avec deux clusters  : la souche vaccinale Neethling atténuée (1;1) et les souches sauvages (1.2). En 2017 cela a changé  : une souche isolée d’une vache malade de la LSD a montré des recombinaisons multiples. Dans l’isolat Saratov, 2017, plusieurs sites de recombinaison ont été découverts et l’une des souches parentales s’est avérée être la souche Neethling utilisée dans les vaccins vivants atténués homologues. À la suite de la découverte initiale d’un LSDV recombinant, de nouveaux efforts de séquençage ont montré l’existence de plusieurs clusters recombinants, provisoirement nommés 2.1 à 2.5. Bien que l’origine exacte de ces souches recombinantes de LSDV soit difficile à prouver, il existe un lien provisoire avec un vaccin contre le LSDV utilisé dans cette région. Lorsque ce vaccin a été soumis à une évaluation de contrôle qualité, plusieurs virus capripox différents, y compris des LSDV de type sauvage et vaccinal, ainsi que des recombinants, ont été détectés. Cela a été confirmé par le séquençage complet du génome des virus capripox présents dans le vaccin. Cette analyse a non seulement révélé la présence d’une souche vaccinale Neethling, d’une souche vaccinale dérivée du KSGP et même d’une souche de variole caprine de type Soudan, mais aussi, et surtout, de divers autres recombinants KSGP/Neethling. Le fait que ces derniers soient presque identiques à ceux trouvés sur le terrain conduit à l’hypothèse que la souche recombinante actuelle de LSDV qui se propage en Asie est probablement causée par une contamination vaccinale.
On ne sait pas exactement quelle souche circule et où (sauvage Neethling ou vaccinale?)

Le test DIVA-PCR (distinguish infected from vaccinated) permettait de différencier les animaux infectés (LSDV wild) des animaux vaccinés (Neethling atténué). Mais l’apparition de ce recombinant vaccinal donne des résultats douteux en Asie (à cause de ce recombinant présent en Asie). 
Il faut aussi distinguer le LSDV de la SPPV sheeppox virus et GTPV goatpoxvirus
. Un nouveau test DIVA-PCR a été développé qui permet de distinguer la souche sauvage de la souche vaccinale (Haegeman, 2023).
La souche vaccinale provient d’un isolat de 1957 Neethling en Afrique du Sud, et a été atténuée en 1959. Les recombinants entre la souche sauvage et la souche vaccinale diffusent en Asie. Le test DIVA de Haegeman ne permet pas de détecter ces recombinants. L’analyse par fusion à haute résolution (HRM) est une méthode utilisée pour détecter la diversité génétique après une PCR en temps réel à l’aide d’un colorant intercalant fluorescent basé sur les différentes températures de fusion (Tm) des amplicons d’ADN. Bien que l’analyse HRM ne puisse pas fournir d’informations spécifiques sur la séquence, elle permet de détecter rapidement et à moindre coût les différences génétiques dans les gènes cibles, telles que les substitutions et les délétions/insertions de nucléotides uniques, et peut être utilisée pour l’analyse des polymorphismes nucléotidiques simples (SNP) chez l’homme et la classification des souches pathogènes. Bhakha et al (Bhakha, 2025) ont donc mis au point un test HRM-post-PCR qui permet de différencier les souches de LSDV sur 3 gènes, ce que ne permet pas de faire le DIVA Haegeman. Il s’agit du premier rapport faisant état d’un test HRM permettant de différencier trois groupes de LSDV, à savoir le type sauvage, le vaccin et la souche recombinante asiatique (groupe 2.5).
En France en 2025, un troupeau vacciné où 13 cas avaient été signalés a été abattu début août selon la presse locale (Dauphiné Libéré ).

Pourtant, selon le Ministère de l’Agriculture, si des animaux vaccinés présentent des symptômes cliniques, un test PCR permet de distinguer les résultats d’une vaccination de ceux résultant d’une infection. Si l’infection due au virus sauvage circulant est confirmée, cela implique le dépeuplement total du cheptel contaminé, bien que vacciné. Si c’est un effet indésirable de la vaccination, aucune mesure ne sera prise (Ministère Agriculture, août 2025). 
On peut donc en conclure que les animaux abattus étaient infectés par le virus sauvage. En pratique, réaliser un test PCR-DIVA avant de vacciner chaque animal serait idéal pour éviter de vacciner des bovins déjà infectés par le LSDV, réduisant ainsi les risques d’aggravation de la maladie et de recombinaison virale ; mais ce n’est pas faisable en cas d’ « urgence épidémique ».

La vaccination semble être la solution pour limiter les conséquences économiques de la LSD ,mais elle est incapable d’éradiquer la maladie, elle peut seulement la contenir. On ne connaît pas les conséquences à long terme de la recombinaison entre souches vaccinales et souches sauvages et le devenir de ces souches recombinantes qui semblent prendre le pas en Asie sur la souche sauvage.

Aspects économiques

La dermatose nodulaire exerce actuellement un impact économique considérable sur l’industrie de l’élevage : les éleveurs peuvent subir des pertes économiques importantes dues à la maladie et aux pertes commerciales associées, notamment la baisse de la production laitière, la perte de poids, l’infertilité ainsi que les peaux endommagées (WHOA, 2025). La maladie élimine plutôt les petits exploitants marginaux. La dermatose nodulaire est considérée comme une maladie transfrontalière importante. Le transport légal ou illégal d’animaux domestiques et sauvages vivants, y compris leurs produits (lait, viande, peaux et biomatériaux tels que l’embryon, le sperme, le sang et les os), constitue une menace pour la transmission du LSD à court et à long terme. Le risque de contamination par le LSD était considéré comme élevé en 2021 en Allemagne et en France, ainsi que dans certains pays déjà infectés, comme la Turquie, en raison des mouvements de bétail ou de vecteurs susceptibles de transmettre le LSD (Tupparainen, 2021).
L’ANSES  annonçait un risque très faible pour la France en 2017 (Anses, 2017).
Suite à l’épidémie en France, les exportations vers le Royaume Uni d’animaux vivants, de matériel génétique (sperme, ovule, embryon), de lait cru, de produits laitiers non pasteurisés, les cuirs et peaux (sauf traitement spécial), les sous-produits bovins, sont suspendus en cet été 2025 (Guidance UK). 
Les scientifiques britanniques craignaient déjà une contamination européenne en provenance d’Afrique du Nord en passant par l’Espagne (Asset, UK).

Enjeu économique de la filière bovine d’exportation d’animaux vivants de France vers Italie

La France exporte des broutards (jeunes bovins destinés à l’engraissement) vers l’Italie et le pourtour méditerranéen, ainsi que du matériel génétique (semences, embryons) (Broutards). La France exporte également des produits transformés (viande, plats préparés, laitages, cuirs, etc.) (Produits transformés). Ces exportations sont très sensibles aux crises sanitaires qui entraînent des restrictions de mouvement. Lorsque une zone ou un État est déclaré contaminé par la dermatose nodulaire, les bovins ne peuvent plus être exportés vers un État membre sauf dérogation (quarantaine et PCR négatives). De même, les animaux vaccinés provenant d’une zone non indemne (ou d’une zone où la vaccination est pratiquée) ne peuvent pas être déplacés vers une zone ou un État membre indemne sans vaccination, sauf dans des cas très spécifiques. Pour récupérer le statut de zone ou d’État indemne, il faut 2 à 3 ans après la fin de la vaccination avec l’absence prouvée de la maladie. Selon le GDS69, la durée d’interdiction après le dernier vaccin ne serait que de 14 mois.
 Ces contraintes économiques expliquent en partie les décisions des autorités d’abattage total et de vaccination limitée aux zones touchées afin de contenir la maladie et de sauvegarder les capacités d’exportation des bovins français vivants. 
Dans cette logique de conserver à la France le statut de région indemne (qui ne s’applique que si aucun cas n’est recensé ni aucune vaccination entreprise), l’État refuse la vaccination aux éleveurs corses qui la demandent en raison de la proximité avec la Sardaigne (France Bleu).
En Italie du Nord la vaccination débutera le 8 août. En Sardaigne 22 000 animaux ont été vaccinés au 6 août 2025 (Nos Alpes).

La logique actuelle du gouvernement est donc l’abattage total pour éviter la vaccination généralisée. En date du 30 juillet, un tiers des 310 000 bovins concernés dans les deux Savoies avait été vaccinés tandis qu’un millier avait été abattu (Plein Champ).

 

Questions

Questions sur les moyens de prévention de la propagation
D’après ce qui précède, l’abattage total n’est pas une solution, pour des raisons d’efficacité mais aussi économiques. L’UE donne la possibilité aux États membres de le pratiquer mais permet des dérogations. Les autorités françaises ont-elles fait le bon choix? Elles ont opté pour l’abattage total et la vaccination limitée aux zones déjà infectées pour préserver le statut indemne des autres régions françaises et pour pouvoir continuer à exporter.

Questions sur la vaccination
La vaccination est une solution à moyen terme mais elle est incapable d’éradiquer la maladie. D’un point de vue économique, il est impossible de laisser se développer la maladie afin que les troupeaux domestiques acquièrent une immunité naturelle mais ce serait pourtant la solution à long terme. La faune sauvage sensible en Afrique, et donc immunisée depuis longtemps, est insensible à la maladie (Hunter-Wallace).
Déclaration du secrétaire général du syndicat agricole la Coordination rurale : il regrette que des troupeaux contaminés n’aient pas été conservés vivants pour étudier l’évolution de la maladie et l’immunisation naturelle des animaux. La maladie semble bénigne : aucun animal n’est décédé. Il s’élève contre l’abattage total qui, selon lui, n’est pas pratiqué en Italie. Il demande la transparence sur le transport des carcasses et espère que celles-ci ne sont pas transportées dans d’autres régions encore indemnes de la maladie. D’après lui, on a compris que la maladie ne se transmet pas par contact direct entre animaux mais uniquement par un insecte piqueur (dans l’heure qui suit la piqûre). L’abattage total n’est pas exigé par les textes de l’UE (Vidéo CR).

La limite à l’abattage total ne serait-elle pas la capacité d’incinération des carcasses?
En 2024, lors de la flambée épidémique de fièvre catarrhale ovine (FCO), les usines d’équarrissage avaient été saturées (FCO). Cette fragilité de la filière est reconnue par les autorités (Equarrissage).
Les capacités réelles d’incinération proches de la Savoie et de la Haute-Savoie sont-elles saturées?
D’après les règlements européens (règlement CE 1069/2009), les carcasses contaminées doivent être éliminées par incinération dans une usine agrée ou par enfouissement ou combustion sur place (exceptionnels). Les usines d’incinération proches de la Savoie sont situées dans l’Ain (Vonnas, usine Akiolis ; Saint-Vulbas, Saria), l’Isère, ou la Drôme (entreprise Saria). Dans un enregistrement posté sur X (ex-Twitter) le 6 août, Amélie Rebière, de la CR19, vice-présidente de la Coordination rurale, interpelle directement la DRAAF (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) de Nouvelle-Aquitaine. Suite à une interrogation, la société SOPA, équarrisseur du Cantal, confirme le transport de 2 carcasses de Savoie vers le Cantal. La responsable de la DRAAF confirme que « le risque zéro n’existe pas » mais qu’il est très faible concernant la possibilité de diffusion de la maladie : les stomoxes (un des insectes vecteurs) ne pique pas les animaux morts; « le seul mode de transmission démontré scientifiquement serait l’insémination artificielle ». Pourtant les experts s’accordent sur une transmission principale par insectes vecteurs. Il faut aussi rappeler que le virus de la DNC est assez résistant. En novlangue, transport de carcasse dans une autre région se dit « délestage » et abattage total se dit « dépeuplement » (CR Twitter). La réponse du Ministère a été ambigüe et incomplète (La Montagne). Des vaches de Haute-Loire sont en estivage en Savoie : que se passera-t-il au retour de ces animaux (Le Progrès)?

 

Hélène Banoun
Jean-François Lesgards
Aout 2025

 

Lien vers l’article original: https://www.researchgate.net/publication/394194310_Le_point_sur_la_dermatose_nodulaire_des_vaches_en_France_en_2025_la_maladie_l’abattage_la_vaccination

 

(*) Helene Banoun https://orcid.org/0000-0001-8391-7989 , pharmacist-biologist, former INSERM researcher,
(**) Jean-François Lesgards https://bonsens.info/jean-francois-lesgards/
(***) https://www.aimsib.org/2025/07/02/programme-du-10eme-congres-aimsib-samedi-27-septembre-2025-paris/ 

 

Références

Abattage Italie
https://ruminantia.it/dermatite-nodulare-contagiosa-salgono-i-focolai-in-sardegna-e-oltralpe-pressioni-delle-associazioni-di-categoria-sarde/
https://nosalpes.eu/2025/07/14/dermatite-nodulare-contagiosa-bovina-focolai-in-savoia-e-alta-savoia/

Sistema Informativo Veterinario – Bollettino Epidemiologico
https://benv.izs.it
https://plateforme-esa.fr/article/dermatose-nodulaire-contagieuse-en-italie-27062025
https://plateforme-esa.fr/article/emergence-de-la-dermatose-nodulaire-contagieuse-en-sardaigne https://food.ec.europa.eu/animals/animal

Akther, 2023
Akther M, Akter SH, Sarker S, Aleri JW, Annandale H, Abraham S, Uddin JM, Le fardeau mondial de la dermatose nodulaire, les épidémies et les défis futurs. Virus. 2023 Aug 31;15(9):1861. doi : 10.3390/v15091861. PMID : 37766268 ; PMCID : PMC10535115. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10535115/

Algérie 2025, La vaccination contre la DNC se poursuit, tout pour éviter les séquelles, Horizons, 3 août 2025, https://www.horizons.dz/?p=324164

ANSES 2017
 Risque d’introduction de la dermatose nodulaire contagieuse en France, Avis de l’Anses, Rapport d’expertise collective, Juin 2017, Édition scientifique, Version révisée du rapport de février 2017https://www.anses.fr/fr/system/files/SABA2016SA0120Ra.pdf

Anwar, 2022
Anwar A, Na-Lampang K, Preyavichyapugdee N, Punyapornwithaya V. Lumpy Skin Disease Outbreaks in Africa, Europe, and Asia (2005-2022): Multiple Change Point Analysis and Time Series Forecast. Viruses. 2022 Oct 7;14(10):2203. doi: 10.3390/v14102203. PMID: 36298758; PMCID: PMC9611638. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9611638/

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Asset 2
Preliminary Outbreak Assessment #3 Sheep and goat pox in Europe, 26 October 2023 Disease report
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Bhakha, 2025
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Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) : FNSEA / JA / FNB / FNPL / CDAF / LCA actent les décisions prises par l’Etat devant les membres du CNOPSAV Animal face à cette épizootie, Comité national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale, 17 juillet 2025, https://agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-bovine-dnc-les-acteurs-du-sanitaire-approuvent-la-strategie-de

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« Non, les bovins abattus en Savoie à cause de la dermatose ne partent pas dans le Cantal pour y être incinérés »
https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/economie/non-les-bovins-abattus-en-savoie-a-cause-de-la-dermatose-ne-partent-pas-dans-le-cantal-pour-y-etre-incineres_14729838/

Le Progrès
https://www.leprogres.fr/economie/2025/08/06/en-estive-dans-les-alpes-des-vaches-de-haute-loire-cernees-par-l-epizootie-de-dnc

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Dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNC) : point de situation et foire aux questions, Ministère de l’Agriculture, 6 août 2025, https://agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-des-bovins-dnc-point-de-situation-et-foire-aux-questions

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Nos Alpes, 2025, Dermatose bovine, 64 foyers en Pays de Savoie, 45 en Sardaigne, vaccinations, ENRICO MARTIAL, 6 août 2025 « Nos Alpes », https://nosalpes.eu/fr/2025/08/06/dermatose-bovine-64-foyers-dans-les-pays-de-savoie-45-en-sardaigne-vaccinations/

OMSA-WHOA, Dermatose nodulaire contagieuse, mise à jour du 22 juillet 2025,
https://www.woah.org/fr/maladie/dermatose-nodulaire-contagieuse/

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Lumpy Skin Disease, deroga alla pastorizzazione del latte: via libera a Grana Padano, Parmigiano e derivati, Vet33, 4 juillet 2025 Dérogation au règlement européen UE 2020/687 https://www.vet33.it/legislazione-fisco/2995/lumpy-skin-disease-deroga-alla-pastorizzazione-del-latte-via-libera-a-grana-padano-parmigiano-e-derivati.html

PleinChamp
DNC : toujours plus de foyers mais toujours circonscrits en Savoie, Pleinchamp, Mardi 05/08/2025
https://www.pleinchamp.com/actualite/dnc-toujours-plus-de-foyers-mais-toujours-circonscrits-en-savoie

Produits transformés
https://www.industrie-agroalimentaire.net/etat-des-lieux-complet-de-lindustrie-de-la-viande-francaise/

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Rida, 2024
https://cvetj.com/upload/issue_paper/1738491472_196-202-CVJ-24-809.pdf
Evaluation of Antiviral Potential of Ivermection against Lumpy Skin Disease Virus Challenge in Rabbits

Samuelsson 2008
Samuelsson C, Hausmann J, Lauterbach H, Schmidt M, Akira S, Wagner H, Chaplin P, Suter M, O’Keeffe M, Hochrein H. Survival of lethal poxvirus infection in mice depends on TLR9, and therapeutic vaccination provides protection. J Clin Invest. 2008 May;118(5):1776-84. doi: 10.1172/JCI33940. PMID: 18398511; PMCID: PMC2289795.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18398511/

Sanz-Bernardo
Sanz-Bernardo B, Suckoo R, Haga IR, Wijesiriwardana N, Harvey A, Basu S, Larner W, Rooney S, Sy V, Langlands Z, Denison E, Sanders C, Atkinson J, Batten C, Alphey L, Darpel KE, Gubbins S, Beard PM. The Acquisition and Retention of Lumpy Skin Disease Virus by Blood-Feeding Insects Is Influenced by the Source of Virus, the Insect Body Part, and the Time since Feeding. J Virol. 2022 Aug 10;96(15):e0075122. doi : 10.1128/jvi.00751-22. Epub 2022 Jul 12. PMID : 35867566 ; PMCID : PMC9364806. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9364806/

Shridhar 2022
Prof (Dr.) N .B.SHRIDHAR Professor and Head Department of Veterinary Pharmacology and Toxicology, Veterinary College, Shivamogga-577204
Karnataka Veterinary Animal and Fisheries Sciences University, Bidar
Mail: shridharvet@gmail.com, Mobile: 9448059777
https://www.researchgate.net/publication/362909392_LUMPY_SKIN_DISEASE_AN_UPDATE_ON_TREATMENT_AND_VACCINATION_BY_DR_N_B_SHRIDHAR
Lumpy skin disease : an update on treatment and vaccination, By Dr N B Shridhar, August 2022, DOI 10.13140/RG.2.2.36513.89443

Toker 2022
Toker EB, Ates O, Yeşilbağ K. Inhibition of bovine and ovine capripoxviruses (Lumpy skin disease virus and Sheeppox virus) by ivermectin occurs at different stages of propagation in vitro. Virus Res. 2022 Mar;310:198671. doi: 10.1016/j.virusres.2021.198671. Epub 2022 Jan 2. PMID: 34986368. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34986368/

Shower 2015,
Showler AT, Osbrink WL. Stable Fly, Stomoxys calcitrans (L.), Dispersal and Governing Factors. Int J Insect Sci. 2015 May 21;7:19-25. doi : 10.4137/IJIS.S21647. PMID : 26816486 ; PMCID : PMC4722882. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4722882/

Smriti, 2023
Successful therapeutic management of lumpy skin disease, The Pharma Innovation Journal 2023; SP-12(8): 467-469
https://www.thepharmajournal.com/archives/2023/vol12issue8S/PartF/S-12-8-153-572.pdf

Toker
Toker EB, Ates O, Yeşilbağ K. Inhibition of bovine and ovine capripoxviruses (Lumpy skin disease virus and Sheeppox virus) by ivermectin occurs at different stages of propagation in vitro. Virus Res. 2022 Mar;310:198671. doi: 10.1016/j.virusres.2021.198671. Epub 2022 Jan 2. PMID: 34986368. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34986368/

Tuppurainen, 2016
Lumpy skin disease: current situation in Europe and neighbouring regions and necessary control measures to halt the spread in south-east Europe, WHOA-OMSA
E. Tuppurainen & N. Galon https://doc.woah.org/dyn/portal/index.xhtml?page=alo&aloId=34072 Dermatose nodulaire contagieuse : situation actuelle en Europe et dans les régions voisines et mesures de contrôle nécessaires pour stopper sa propagation dans le sud-est de l’Europe, E. Tuppurainen & N. Galon 2016 – Europe – Commission régionale OIE – Tuppurainen et al. http://dx.doi.org/10.20506/TT.2554

Tuppurainen, 2020
Tuppurainen ESM, Antoniou SE, Tsiamadis E, Topkaridou M, Labus T, Debeljak Z, Plavšić B, Miteva A, Alexandrov T, Pite L, Boci J, Marojevic D, Kondratenko V, Atanasov Z, Murati B, Acinger-Rogic Z, Kohnle L, Calistri P, Broglia A. Field observations and experiences gained from the implementation of control measures against lumpy skin disease in South-East Europe between 2015 and 2017. Prev Vet Med. 2020 Aug;181:104600. doi: 10.1016/j.prevetmed.2018.12.006. Epub 2018 Dec 13. PMID: 30581092. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30581092/

Tuppurainen, 2021
Tuppurainen E, Dietze K, Wolff J, Bergmann H, Beltran-Alcrudo D, Fahrion A, Lamien CE, Busch F, Sauter-Louis C, Conraths FJ, De Clercq K, Hoffmann B, Knauf S. Review: Vaccines and Vaccination against Lumpy Skin Disease. Vaccines (Basel). 2021 Oct 6;9(10):1136. doi: 10.3390/vaccines9101136. PMID: 34696244; PMCID: PMC8539040. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34696244/

UE 2012
DÉCISION D’EXÉCUTION DE LA COMMISSION du 27 novembre 2012 modifiant les annexes I et II de la directive 82/894/CEE du Conseil concernant la notification des maladies des animaux dans la Communauté https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX%3A32012D0737

UE 2016
 RÈGLEMENT (UE) 2016/429 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 9 mars 2016 relatif aux maladies animales transmissibles et modifiant et abrogeant certains actes dans le domaine de la santé animale («législation sur la santé animale»)
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016R0429

UE 2018
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32018R1882

UE 2023
 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX%3A02020R0687-20230503

UE 2025 -1 et 2
https://ec.europa.eu/transparency/documents-register/detail?ref=C(2025)4588&lang=fr https://ec.europa.eu/transparency/documents-register/detail?ref=C(2025)5363&lang=fr

UE Italie 2025, https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=OJ:L_202501318

UE Webinar
UE, Webinar on PPR and LSD in Europe under the GF-TADs umbrella, Overview of PPR and LSD in the EU, and the EU support to EU MS and neighbouring countries, Online Meeting, 3rd July 2025, from 09:00 to 11:30 am (CET), https://rr-europe.woah.org/app/uploads/2025/08/GFTADs_PPR_LSD_EU_DG_SANTE.pdf

Vidéo CR 
vidéo du 6 août 2025 https://www.youtube.com/live/12k7x-2QPK8?si=xI2SVZujEmpuoYRw

Wallace 1889
Vaccination, proved useless and dangerous, from 45 years of registration statistics, 1889 https://archive.org/details/b2136140x_201805

Pour d’autres références voir  : https://www.aimsib.org/2020/05/10/eradication-de-la-variole-la-desastreuse-vaccination-des-sujets-contacts/
https://www.aimsib.org/2019/12/22/eradication-de-la-variole-les-grandes-manoeuvres-ont-commence/

Vaccinez-les tous, confinez-les ensemble, le triste exemple de 1974

Zeynalova et al., 2016
Zeynalova, S., Asadov, K., Guliyev, F., Vatani, M. and Aliyev, V. 2016. Epizootology and molecular diagnosis of lumpy skin disease in livestock in Azerbaijan. Front. Microbiol. 7(1), 1022.

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Inoxydable
Inoxydable
24 août 2025 21h32

Houlàlà ! Quel article complet, fouillé , documenté, un travail titanesque. Bravo ! Pauvres vaches, que fait la SPA ? Abattront-t-ils de gigantesque troupeau de la »ferme des Mille Vaches » qui est une hérésie de l’élevage sain ?

Inoxydable
Inoxydable
Répondre à  Hélène Banoun
25 août 2025 15h54

Finalement le grand public n’a pas l’air de s’intéresser à cette « pandémie » qui concerne les éleveurs et eux n’ont pas l’air de se bouger…

Raymonde
Raymonde
Répondre à  Inoxydable
25 août 2025 17h02

Mais pourquoi s’évertuer à suivre le vol des mouches ( ça donne le tournis) et à détruire des cheptels quand on sait que la maladie peut se traiter avec des antiparasitaires auxquels on adjoint des antibiotiques ?

Raymonde
Raymonde
Répondre à  Raymonde
26 août 2025 22h45

Anecdote :
Au tout début des années 50 nos troupeaux ont subi la fièvre aphteuse, couramment appelée  » cocotte ».
Chez nous, je ne me souviens pas qu’il y ait eu de quelque chose de spécifique pour traiter. La maladie a dû s’éteindre d’elle même.
Cet été là, mon père et moi, alors que nous étions allés au bourg faire moudre du blé… Quelle ne fut pas notre surprise de voir la Reine de Hollande, avec toute sa suite, contempler le panorama. Je n’ai jamais revu autant de plumeaux s’agiter !…
Il fût rapporté qu’elle avait consommé du lait chez  » la Jeanne » au bistrot du coin. Peut-être bien du lait « cocotté  » ?
Disparue cinquante ans plus tard.

Monique F
27 août 2025 11h08

Un pangolin qui fait les marchés asiatiques pour répandre le covid ..des mouches voyageuses porteuses de la dermatose nodulaire ,qui contaminent les bovins…🙄
Madame Michu s’interroge…

Raymonde
Raymonde
Répondre à  Monique F
27 août 2025 14h20

Similitudes ?

Monique F
Répondre à  Raymonde
27 août 2025 19h42

Je ne sais pas , mais en 5 ans , nous nous sommes habitués aux situations les plus invraisemblables ,, et aux interrogations qui vont avec …

Il y a déjà un bout de temps qu’on détruit des cheptels sous des prétextes divers …

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Raymonde
Raymonde
Répondre à  Monique F
27 août 2025 20h54

Oui, on leur attribue beaucoup de méfaits à ces pauvres vaches ! Et pourtant !

Monique F
Répondre à  Raymonde
28 août 2025 18h45

C’est très pratique , les  » gueux  » doivent apprendre à manger de la viande synthétique…mais je suis une affreuse complotiste …🤣

njama
njama
30 août 2025 17h22

Une maladie qui touche les bovins, due à un poxvirus… pourquoi ne pas l’avoir appelée « variole de la vache », cow-pox en anglais en référence à Edward Jenner ? La variole n’était-elle pas une forme de dermatose nodulaire humaine…
A lire l’article qui reprend des données considérées comme scientifiques, la transmission par des insectes, mouches, taons…reste une hypothèse, plausible, mais…
La maladie ne se développe que chez les animaux domestiques… bovidés, mais pas chez les équidés (?), qui pâturent souvent à proximité, voilà qui est bien étrange vu le vecteur des insectes volants. Serait-il si sélectif ?
L’insémination artificielle du bétail, dont les raisons sont essentiellement économiques, de productivité, ne favorise pas une sélection naturelle pour une meilleure immunité.
« D’après un vétérinaire, le Dr Gael Gounot, les mouches d’étable qui transmettent la dermatose nodulaire font 7 km en une semaine : comment ont-elles pu traverser les Alpes si vite? »
Bonne question, entre la Lombardie et la Savoie il y a les Alpes, je doute que l’on trouve des mouches en altitude, fusse même en plaines
Cette hypothèse exclusive de transmission par insectes paraît cousue de fils blancs…

A l’instar d’autres maladies infectieuses, bactériennes ou virales, on retrouve la même définition tautologique de la maladie, le virus se voyant attribué le rôle d’unique agent causal par le simple fait que sa présence est exigée pour diagnostiquer la maladie. 
Toutes autres causes, le milieu dans la sémantique de Antoine Béchamp, étant d’office écartées…

L’impossibilité de prouver la responsabilité de l’agent désigné, avec la conséquence ici d’en trouver sans cesse de nouveaux, « variants » et « sous-types »…

Les intérêts économiques agissant puissamment pour corrompre tous les protagonistes, dont les responsables de l’administration sanitaire…

ce qui nous rappelle le coronacircus… 

Et aucune remise en question des politiques agronomiques ! reproduction, alimentation (des milliers de tonnes de tourteaux de maïs sont importés chaque année des États-Unis, ou d’ailleurs, traces de pesticides, OGM, conservateurs…), incidence de traitements prophylactiques…

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njama
njama
Répondre à  njama
31 août 2025 16h09

Il y a une grande diversité raciale avec une cinquantaine de races bovines reconnues adaptées à la diversité des terroirs et des systèmes d’élevage français… d’où l’on supposer voire déduire une grande variété génétique entretenue par sélections raciales.
Il existe plus de 80 000 espèces de mouches dans le monde et environ 5 000 en France.

Comment peut-on supposer raisonnablement que les bovidés domestiques pourraient être pareillement sensibles et affectés par un même poxvirus sur de vastes territoires… alors qu’ils pâturent sous des cieux différents, et sont confinés dans des exploitations qui ne mélangent pas leur bétail avec celui du voisin.
L’exemple humain ne fonctionne pas dans le cas de figure, vie citadine, transports en commun, promiscuités diverses quotidiennes…

Mais peut-être qu’un vétérinaire pourrait contaminer par contacts plusieurs exploitations ?…

Le monde aurait-il connu des pandémies bovines ? hors celles imaginaires et délirantes de l’épidémio_astrologiste Neil Ferguson

C’est pourtant sous cet angle empirique simpliste que les autorités sanitaires en Europe décrètent qu’il faut vacciner à tour de bras veaux, vaches, cochons, volailles, couvées… autant d’animaux dont la durée de vie est courte.

L’itinéraire d’un faux scientifique
14/05/2020
Neil Ferguson, le professeur de l’Imperial College de Londres qui a fourni le modèle épidémiologique catastrophiste
ses confrères le surnomment depuis longtemps “The Master of Disaster”

Lors de la grippe aviaire de 2005, son “modèle” prévoyait 200 millions de morts. Finalement, 282 personnes sont mortes à l’échelle de la planète (entre 2003 et 2009)[5].
Lors de la grippe porcine de 2009 au Royaume-Uni, Neil Ferguson prévoyait 65 000 morts, alors que le bilan final a été de 457 morts.

Lors de la maladie de la vache folle en 2002, Neil Ferguson a prédit qu’il y aurait entre 50 et 50 000 morts (à nouveau, c’est trop facile de donner une telle fourchette). Au bout du compte, il y a eu 177 morts. Mais vous imaginez bien que les dirigeants ont pris leurs décisions en tablant sur 50 000 morts.

D’ailleurs, pour la même crise de la vache folle, Neil Ferguson avait recommandé d’abattre six millions d’animaux (vaches, cochons, moutons). Et le massacre avait eu lieu. Des études ultérieures ont conclu que ses calculs avaient été grossièrement surévalués et que cet abattage massif avait été beaucoup trop important[6].

Les Cassandre comme Neil Ferguson sont dangereux pour la société… [des pervers ?]
https://nouvelle-page-sante.com/litineraire-dun-faux-scientifique/

vaches-de-france
Monique F
Répondre à  njama
2 septembre 2025 9h42

Neil Ferguson ….c’est en partie à cause de lui que je suis devenue complotiste dès 2020 ..
Madame le Dr Delepine qui a été une des premières lanceuses d’alerte avait révélé ses méfaits….

Inoxydable
Inoxydable
Répondre à  Monique F
3 septembre 2025 11h58

Et moi je reste sidéré que les Amerlos, avant que Trump et JFKjr ne le virent aient accepté les obligations Vaxx imposés par un taré pareil :https://pgibertie.com/2025/09/03/les-wokes-du-monde-entier-sont-tristes-dr-demetre-le-sataniste-cingle-qui-dirigeait-la-politique-vaccinale-des-usa-a-ete-demissionne/comment-page-1/#comment-56456

Monique F
Répondre à  Inoxydable
3 septembre 2025 16h23

Il y a eu quelques tarés effectivement…là et ailleurs….Dans quelques années, en France on dira également.. »mais comment les Français ont ils accepté …au choix : la politique vaccinale, le sort odieux réservé aux personnes âgées dans les Épadhs …l’extermination des bovins ..la vaccination des canards …à foie gras …toutes les lois et règlements concernant les retraites ,la propriété privée …… et tout le reste . »

Si le modérateur me permet ..mieux vaut en rire …
https://x.com/Resistance_SM/status/1962250370903638025

njama
njama
30 août 2025 18h09

La principale préoccupation des pouvoirs publics invoquée avec la DNC n’est pas la recherche, elle est avant tout d’ordre économique, les abattages d’animaux cherchant à effacer le problème pour ne pas affecter les échanges devenus internationaux. Ou pour peut-être favoriser d’autres acteurs économiques… ?

Mais ces destructions de cheptels cacheraient-ils d’autres enjeux, les pets de vaches favorisent les émissions de CO2 pas bon pour le climat !, la viande synthétique est à la conquête d’un marché mondial, Bill Gates a acheté via sa fondation 100 millions de dollars d’action McDo fin 2024
« Les ventes de 75 hamburgers par seconde font de McDo un partenaire de choix pour révolutionner les habitudes alimentaires de toutes les catégories sociales, y compris des plus pauvres! »
https://lilianeheldkhawam.com/2025/06/16/foodtech-ou-la-revolution-de-notre-alimentation-par-les-milliardaires-de-la-tech-lenjeu-mcdo-pour-gates/

Abattage administratif de 8 200 poules : La macronie liquide l’élevage français à coups de principe de précaution
La raison d’État a sombré dans la folie bureaucratique. Sous couvert d’un zèle sanitaire aussi absurde que destructeur, le gouvernement ordonne l’abattage massif de cheptels parfaitement sains, ruinant sans indemnisation des éleveurs pourtant irréprochables.
https://lemediaen442.fr/abattage-administratif-de-8-200-poules-la-macronie-liquide-lelevage-francais-a-coups-de-principe-de-precaution/

Agriculture et élevage : sélection aristocratique et sélection bourgeoise, 2009
Jean-Pierre Berlan,ancien directeur de Recherche INRA / CTESI

De l’influence sociale sur les pratiques de sélection
Le vivant possède deux propriétés fondamentales et paradoxales : celle de se reproduire et de se multiplier en conservant ses caractéristiques ; celle de changer, d’évoluer, de s’adapter. Le temps géologique a accumulé une extraordinaire variabilité génétique inter et intraspécifique. Au cours de leur bien brève histoire, les hommes ont domestiqué les plantes et les animaux, les ont sélectionnés et adaptés de plus en plus finement à leurs besoins en utilisant cette variabilité naturelle et en l’élargissant. L’agriculture est le produit de ces deux propriétés complémentaires qui se sont constamment appuyées l’une sur l’autre.
Mais vers 1760 pour les animaux et un siècle plus tard pour les plantes, ces deux propriétés deviennent antagoniques avec l’émergence d’une nouvelle catégorie sociale, celle du sélectionneur/investisseur. Il ne s’agit plus d’améliorer les animaux pour satisfaire des besoins, mais pour faire de l’argent de transformer « l’hérédité » en marchandise. La faculté du vivant de se reproduire et de se multiplier s’oppose alors au « droit naturel » du profit et l’agriculture et l’élevage à la sélection et au sélectionneur. La sélection n’est qu’un moyen de faire un profit. Dès lors, l’objectif final du sélectionneur/investisseur (et plus tard de la génétique agricole) ne peut être que de lutter contre cette malheureuse propriété des plantes et des animaux de se re-produire et de se multiplier dans le champ du paysan.

Dans le domaine animal, cet objectif n’était pas trop difficile à atteindre : l’éleveur peut boucler ses animaux pour en contrôler les saillies et garder ainsi le monopole du « sang » de ses souches. Le rôle des livres des origines (le premier pour les animaux de ferme date de 1822 – herd-book) est de conforter ce bouclage. Des saillies sans papier sont sans valeur – exactement comme les bâtards que sèment les aristocrates en dehors de leur lignée. Cette facilité de contrôle physique et administratif du « sang » et de sa monopolisation administrative explique que les sélectionneurs professionnels animaux apparaissent avec environ un siècle d’avance sur les sélectionneurs de plantes [1] qui entrent maintenant dans la phase finale de confiscation de cette faculté [2].
C’est cette grille de lecture théorique que je vais tenter d’appliquer à l’histoire de la sélection animale, comme je l’ai fait pour la sélection des plantes. Cette démarche a montré sa valeur heuristique à en juger par l’ostracisme que ces travaux me valent de la art de la Direction Générale de l’INRA [3]. Dans le domaine de l’élevage, beaucoup reste à faire, mais il me semble que cette grille de lecture devrait jeter un éclairage nouveau sur un pan essentiel des pratiques agronomiques et du développement des sciences du même nom depuis près de deux siècles. En même temps elle pourrait permettre d’engager la recherche agronomique en France et ailleurs dans des voies scientifiques nouvelles, que sa soumission, maintenant délibérément imposée à la loi fondamentale de notre société – tout doit devenir marchandise – lui a fait négliger.

lire l’article :
https://web.archive.org/web/20160811224128/https://sniadecki.wordpress.com/2015/02/10/berlan-selection/

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Raymonde
Raymonde
Répondre à  njama
30 août 2025 19h55

Toujours fidèle à lui-même, njama !
Merci.

njama
njama
Répondre à  njama
31 août 2025 17h44

Le rôle des livres des origines (le premier pour les animaux de ferme date de 1822 – herd-book) est de conforter ce bouclage.

Il est assez étonnant que les français aient conservé le nom de « herd-book » ! voir image ci-dessous. Le mot « herd », premier sens troupeau renvoie essentiellement à l’espèce bovine (herdsman, gardien de troupeau)
On a compris que « herd book » est un registre généalogique, ou livre d’origine, un registre de recensement d’animaux appartenant à une certaine espèce, sous-espèce, race ou lignée, et dont les parents sont connus. Il existe pour presque toutes les races d’espèces domestiquées : bovines (herd-book), ovines (flock-book), porcines, équines (stud-book), canines, etc.
Le fichage a-t-il commencé par là… ?, la sélection des races n’était pas désintéressée, financièrement parlant !

« Au XVIII° siècle, les éleveurs anglais, soucieux de valoriser leurs reproducteurs, vont créer des races. Le herd-book devient un registre capable de prouver l’origine génétique d’un individu et ainsi de valoriser ses qualités de reproducteur améliorateur. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Registre_g%C3%A9n%C3%A9alogique

L’occasion de revenir sur la notion de « herd immunity », littéralement « immunité de troupeau », mais, souvent improprement traduit par immunité collective, ou immunité de groupe, qui devrait être normalement traduit pour ne pas tordre le sens premier par « community immunity », ou « population immunity ».
Le premier emploi de « herd immunity » remonterait à une expérience menée en 1923 sur des souris de laboratoire (donc à profils génétiques très semblables)

THE SPREAD OF BACTERIAL INFECTION.
THE PROBLEM OF HERD-IMMUNITY.
By W. W. C. TOPLEY AND G. S. WILSON.
(Fromn the Department qf Bacteriology and Preventive Medicine, University of Manchester.)
Experiment 1. For the purpose of this, and of the next experiment, a vaccine was prepared from a strain of B. enteritidis (Aertrycke). This was killed by heat, standardised to contain 4000 million bacteria per c.c., and preserved by the addition of 05 per cent. phenol.
In the present experiment 127 mice were given an intraperitoneal injection of 0125 c.c. (500 million bacteria). Eight days later there were 119 survivors,
and each of these was inoculated intraperitoneally with 0-25 c.c. of vaccine (1000 million bacteria).

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2167341/pdf/jhyg00291-0051.pdf

L’agent infectieux utilisé est « Bacillus enteritidis », une salmonelle, donc une bactérie, et non un virus (ou ce qui est considéré comme tel). Une infection bactérienne due aux entérobactéries de type Salmonella, responsables de fièvres typhique ou para-typhique (maladies à déclaration obligatoire), de gastro-entérites, de toxi-infections alimentaires
qui provoque des dérangements intestinaux…

On peut douter que l’infection produite par injection dans cette expérimentation puisse avoir quelques similitudes avec une infection naturelle… bien que le but était d’étudier a spread of bactérial infection !
Les conditions expérimentales se trouvent donc très éloignées d’infections naturelles ! ni ne permettent d’extrapoler à des infections virales.

« L’immunité collective » (en place de celle d’un troupeau…) est un concept resté depuis un siècle en l’état d’hypothèse, elle n’est qu’un concept épidémiologique puisque l’immunité de groupe n’est pas une notion immunologique. On pourrait donc douter de son existence réelle… d’ailleurs largement désavouée depuis des décennies.

25 faits sur l’industrie pharmaceutique, les vaccins et les « antivaccins »
Par Julie Lévesque, Mondialisation.ca, 13 mars 2015
1- La Chine a des épidémies de rougeole, mais 99 % des Chinois sont vaccinés
https://www.mondialisation.ca/25-faits-sur-lindustrie-pharmaceutique-les-vaccins-et-les-antivaccins/5435937

Et pourtant elle continue régulièrement à être brandie pour justifier des nécessités de vacciner le troupeau humain, voire des obligations vaccinales…

« L’immunité de groupe » : une science de pacotille !
(avec en bonus un commentaire de Bernard Guennebaud sous l’article)
http://initiativecitoyenne.be/article-l-immunite-de-groupe-une-science-de-pacotille-124237481.html
Immunité de groupe (« herd immunity ») : mythe ou réalité ?
voir PDF (20 pages), télécharger
http://initiativecitoyenne.be/article-immunite-de-groupe-herd-immunity-mythe-ou-realite-59384638.html

njama
njama
Répondre à  njama
31 août 2025 17h56

Oubli image Herd-Book

Race normande pure 1884


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Monique F
16 décembre 2025 19h57

Bien que je pense qu’il faille absolument sortir de la peur et de la colère et que je milite pour l’optimisme, j’avoue que je n’arrive pas à me sentir détachée de l’actualité…
Vaccin, vaccin…abattage …d’animaux…et bientôt d’humains….
Je ne suis pas scientifique , mais j’ai un peu navigué de ci de là, et ,apparemment rien ne justifie la vaccination des bovins et surtout pas l’abattage des bêtes , malades OU saines .
Comme le dit Philippe de Villiers, nous sommes revenus au plus fort de la période Covid …c’est inacceptable.

Il y a des points rassurants ….
Aux dernières nouvelles ,il n’y a pas eu d’abattage en Bretagne et il semble que les éleveurs bretons attendent les malfaisants (donneurs d’ordre et vétérinaires complaisants) de pied ferme …

● Philippe de Villiers : « Annie Genevard, c’est le Dr Véran en jupon ! »

https://youtu.be/DiMB8w3Evn8?si=-awo2BP7CXPL2oTU

● Tocsin
« Un vétérinaire appelle ses confrères à refuser le massacre bovin ! »

https://youtu.be/kGbQ5-C9_Ew?si=_uSJ3DtkO6mu6dYE

● « La Chanson de soutien aux Agriculteurs 🐮🔥🇫🇷 »
Terriblement émouvant.

https://youtu.be/FnID4ctma40?si=jcy72r7810snHLq9

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njama
njama
17 décembre 2025 12h08

Abattages de bêtes à poils, à plumes, une réduction du cheptel Français prévue depuis 2020 … motifs, l’empreinte carbone, réchauffement climatique

L’État Français veut réduire le cheptel bovin ! Écrit noir sur blanc, un document de mars 2020 du ministère français de la transition écologique et solidaire établi des objectifs de réduction du cheptel bovin.

STRATÉGIE NATIONALE BAS-CARBONE MARS 2020
page 33 
« Si le secteur de l’agriculture et de la sylviculture présente les réductions d’émissions les plus faibles, les efforts envisagés dans le scénario AMS # sur ce secteur ne sont pas moins ambitieux que sur les autres secteurs. Les hypothèses prises en compte à l’horizon 2050 marquent en effet une modification très substantielle des pratiques agricoles françaises par rapport à 2015, en particulier :
• Baisse de 25 % du cheptel bovin laitier,
• Baisse de 33 % du cheptel bovin autre que laitier, »

https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/2020-03-25_MTES_SNBC2.pdf ?

L’abattage systématique relève aussi de l’application du règlement (UE) 2020/687 relatif aux mesures de lutte contre certaines maladies animales de catégorie A, auxquelles la DNC appartient.
Voir PARTIE II ANIMAUX TERRESTRES Section 2 Article 12, page 10/89 du PDF
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:02020R0687-20210714

# AMS : Le scénario « Avec Mesures Supplémentaires » (AMS) constitue un scénario de référence permettant d’expliquer quelles mesures de politiques publiques, en supplément de celles existant aujourd’hui, peuvent être mises en place afin que la France respecte ses objectifs climatiques et énergétiques. Il dessine une trajectoire possible de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’à l’atteinte de la neutralité carbone en 2050. D’autres trajectoires seraient également possibles afin d’atteindre cet objectif.

Un lobbying végan / végétarien à la manœuvre
« 2/3 des émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture française sont dus à l’élevage. »
« Majoritairement industriel, l’élevage français implique aussi l’exploitation de millions d’animaux et contribue à de nombreuses pathologies de civilisation. »
https://www.reduirelecheptelfrancais.fr/

AVF (Association Végétarienne de France)
6 avril 2022
https://x.com/AVF_vege/status/1511661424942190597 ?
https://www.vegetarisme.fr/
https://www.vegetarisme.fr/lavf/qui-sommes-nous/
https://www.vegepolitique.fr/

AVF Nos objectifs : augmenter le nombre de repas végéta*iens dans les cantines, mener des actions de plaidoyer pour l’augmentation de la production de légumineuses et lutter contre la déforestation importée issue de l’élevage

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Monique F
Répondre à  njama
17 décembre 2025 12h50

Il est également prévu depuis longtemps de réduire le cheptel humain …Ça coince un peu tout de même…

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Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
Répondre à  Monique F
17 décembre 2025 14h48

J’ai l’immense privilège, avec beaucoup d’autres, de faire partie des Inutiles

Monique F
Répondre à  Bernard Guennebaud
18 décembre 2025 17h23

..et des gueux ,Bernard .
Ça fait partie du package…🤣…
Pourquoi s’en priver puisque ces qualificatifs nous sont offerts si élégamment par les élites auto programmées.

Monique F
Répondre à  Monique F
21 décembre 2025 14h10

Ps :Pour les fêtes, le pr Perronne a fait une belle lettre à ses « suiveurs  » sur vk …
Il signe : » Christian Perronne, gueux et fier de l’être « 🤣

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njama
njama
18 décembre 2025 10h55

Vaches exterminées ? Main basse globalisée sur le secteur agricole
Décembre 14, 2025 par LHK
https://lilianeheldkhawam.com/2025/12/14/vaches-exterminees-main-basse-globalisee-sur-le-secteur-agricole/#more-80760
Çà craint ! les mondialistes ont plein d’idées… toxiques
Voir particulièrement ce post > vidéo 1’04 :
Camille Moscow
Alerte monde paysan.
Cette agricultrice lance une alerte factuelle :
nécroses massives au point d’injection, notices alarmantes des fabricants, parallèles troublants avec les vaccins ARN auto-amplifiants chez les canards.
👉 Son message est clair : prélever, conserver, documenter.
Du sang, des fioles, des preuves — en attendant des analyses indépendantes.
Si ce qu’elle décrit est confirmé, on ne parle plus d’un simple problème sanitaire, mais d’un scandale d’État d’une ampleur inimaginable.
4:11 PM · 12 déc. 2025
https://x.com/camille_moscow/status/1999497228801454355?

Contaminations vaccinales ?…
pour le savoir, l’avis d’une chercheuse
« Mais il faudrait avoir les séquençage en France !
Pour séquencer il faut avoir accès aux bêtes et c’est impossible une fois le cas déclaré
Nous discutons de tout ça avec éleveurs et vétos » H. B.
Les vétérinaires ne sont pas autorisés à faire des prélèvements !

Monique F
Répondre à  njama
18 décembre 2025 17h29

La charmante ministre de l’agriculture à bien confirmé que ce n’était pas un problème sanitaire , mais les directives de L’UE …
SI nous ne conformons pas aux Diktats de l’UE …nous serons privés de beurre et de fromage …🙄

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