C’est avec une grande joie que nous accueillons aujourd’hui Ulrich Genisson, auteur, conférencier et fondateur de EatFat2BeFit, une communauté francophone très active autour de l’alimentation cétogène. Pendant que l’Europe en général et la France en particulier continuent de se vautrer dans l’inculture alimentaire en prônant une alimentation riche en glucides, les Américains viennent de tourner définitivement le dos à ce modèle désastreux (*), responsable de millions de morts et de milliards de malades à travers le monde. L’alimentation cétogène devait trouver un jour ses lettres de noblesse. Merci, Ulrich Genisson, pour cette excellente présentation de grand professionnel. Bonne lecture.

Introduction
Ces dernières années ont constitué, pour ceux qui ont su en saisir l’opportunité, un moment propice à la remise en question de nos connaissances et de nos convictions dans de nombreux domaines liés à la santé et plus largement de la science. Qu’il s’agisse des mécanismes de « l’immunité », de la sécurité des médicaments ou de la fiabilité de certaines « autorités », nombre de certitudes auparavant solidement établies furent ébranlées.
Par le biais de cet article consacré à l’approche cétogène, je vous propose d’entrouvrir la voie à une remise en question de certaines « croyances » associées au prétendu « régime alimentaire occidental équilibré », et peut-être, d’engager ultérieurement une révision plus approfondie de quelques dogmes nutritionnels.
Contexte historique
Pour être le plus synthétique possible sur un sujet aussi large, nous remonterons l’histoire de l’humanité à seulement 2,5 millions d’années. Durant toute cette époque jusqu’au Néolithique il y a 12 000 ans, nous sommes des chasseurs-cueilleurs et nous sommes surtout des carnivores. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, je vous invite à suivre les cours (1) de 2018 de Jean-Jacques Hublin, professeur de paléoanthropologie au Collège de France, sur l’importance de la chasse, de la consommation de viande et des produits de la mer dans notre histoire. De fait, durant toute cette époque, notre survie et notre évolution trouvent leur énergie d’abord dans les lipides d’origine animale et non dans les rarissimes glucides dans une nature non domestiquée. Ce point est très important, puisqu’il résume notre « design » initial parfaitement adapté à la rareté des glucides dans un monde préagricole. En résumé, l’être humain est parfaitement adapté à la rareté des glucides dans un environnement naturel vierge, avec comme source principale d’énergie les lipides et comme état métabolique normal « la cétose », que nous allons développer dans cet article.
Le régime alimentaire occidental vs l’approche cétogène
En Occident, l’alimentation des populations est majoritairement constituée de glucides pour environ 55 %, puis de lipides pour 30 % et enfin de protéines pour environ 15 %. L’apport énergétique principal se trouvant dans toutes les formes de glucides avec au premier rang les céréales (farines, pâtes, pain, riz), les pommes de terre, et toutes les formes de sucre.

À l’opposé, en régime cétogène, la quantité de glucides est réduite dans une fourchette de 0 à 5 %, parfois un peu plus chez le sportif. L’apport d’énergie se faisant d’abord grâce aux lipides qui viennent remplacer les glucides. Point essentiel dans le cadre d’une alimentation cétogène, la première source d’énergie se trouve dans les lipides. Toutes les graisses animales, les viandes grasses, les produits laitiers, les oléagineux, l’avocat reviennent en force. À l’opposé, on sélectionne ses végétaux pour retenir uniquement ceux qui contiennent peu de glucides, c’est-à-dire un retour en force de légumes souvent oubliés comme le navet, le poireau, les choux, le radis… L’apport de protéines est « normal » autour de 15-20 % mais peut être modulé selon l’objectif. Le régime cétogène offre aux muscles et en particulier au muscle cardiaque son carburant préféré (2,3,4,5) : le gras ! Dans ce contexte, les stocks de glycogène sont préservés au maximum et le cerveau voit pour sa part l’occasion de « carburer » au bêta-hydroxybutyrate (BHB), le supercarburant qui remplace le glucose.
Rappel de la cétogenèse : dans un contexte alimentaire pauvre en glucides ou durant une phase de jeûne, la glycémie se stabilise à la baisse et la production d’insuline est considérablement réduite. Le foie synthétise alors trois molécules à partir des acides gras, qui sont l’acétoacétate, le bêta-hydroxybutyrate et l’acétone. C’est ce bêta-hydroxybutyrate (molécule hydrophile) qui vient remplacer le glucose ─ notamment pour notre cerveau jusqu’à environ 80 % de ses besoins énergétiques.
L’alimentation cétogène offre au corps humain un contexte métabolique très différent d’un contexte riche en glucides, tout change et nous incite à revoir ce que nous considérons comme « normal ». Une « normalité » qui existe seulement quand l’immense majorité fait la même erreur au même moment, produisant une société touchée par tous les maux, simultanément : une hypercroissance des maladies métaboliques. En alimentation cétogène, notre cerveau fonctionne aux corps cétoniques et nos muscles aux acides gras et nous devenons très économes de notre glycogène. C’est littéralement un changement de carburant qui exige de nous que nous revoyions de fond en comble ce que nous considérons comme « la norme ».
L’histoire du régime cétogène
Il est d’usage de commencer l’histoire scientifique et médicale du régime alimentaire cétogène avec le Dr Russel Wilder en 1921 (puis Peterman en 2024 (6)) et ses travaux sur l’épilepsie à la Mayo Clinic (7). Bien entendu, une littérature encore plus ancienne existe sur l’état de cétose induite par le jeûne. Cependant, Wilder a été le premier à largement documenter des bienfaits avec un régime alimentaire durable, contre une pathologie précise : l’épilepsie. À titre personnel, je préfère utiliser la première étude (8) sur l’approche cétogène pour inverser le diabète de type 2 publiée en 1920. Oui, vous avez bien lu ! En 2026, avec plus de 4 millions de diabétiques de type 2 rien qu’en France, nous avons la première brique scientifique pour l’inverser juste avec une intervention nutritionnelle depuis 1920 ! Le problème avec les bienfaits du jeûne déjà connus à cette époque est qu’il faut bien se réalimenter à un moment ; et les améliorations observées avec l’absence de nourriture disparaissent lors de la réalimentation. L’idée initiale derrière l’approche cétogène était donc de mimer les effets du jeûne, pour un effet soutenable et durable.
Dans les années 1940, les découvreurs des bienfaits de l’approche cétogène en milieu clinique arrivent à l’âge de la retraite, ils n’ont pas transmis à d’autres équipes leurs connaissances et avec l’arrivée sur le marché de plusieurs molécules contre l’épilepsie, l’approche cétogène tombe dans l’oubli.
Les décennies suivantes, plusieurs auteurs vont publier quelques livres, aux USA surtout, mais également de véritables pionniers ailleurs dans le monde comme Richard Mackarness en Australie en 1958 ou encore Jan Kwaśniewski en Pologne en 1997. Aux États-Unis, c’est Robert Atkins en 1972 qui portera à la connaissance du grand public cette approche pauvre en glucides pour perdre du poids. D’ailleurs, 26 ans après la mort du Dr Atkins, on peut toujours lire dans la littérature scientifique l’utilisation d’une forme de régime cétogène sous la dénomination de « régime Atkins modifié ». Du côté de l’épilepsie, il faudra attendre le milieu des années 1990 et la fondation Charlie (9) pour que de nouveau, grâce à une nouvelle génération de chercheurs, soient entrepris des travaux sur l’épilepsie et l’approche cétogène. N’oublions pas le Dr Bernstein qui en 1997 publiera « Dr. Bernstein’s Diabetes Solution » comme référence encore à ce jour pour l’approche cétogène dans le cadre d’un diabète de type 1. Enfin, depuis 2010, c’est un véritable raz de marée cétogène qui a commencé dans la zone anglophone, avec des milliers de livres, de conférences, de produits cétogènes pour tous les objectifs. À titre personnel, mon épouse Nelly et moi, nous sommes en cétose nutritionnelle ininterrompue depuis 2013. Notre premier livre « Le grand livre de l’alimentation cétogène » (10) publié en 2017 et le second « Bonjour Keto » (11) publié en 2022 font office de références en zone francophone. Je vous invite à lire les milliers d’évaluations pour ces 2 livres sur toutes les plateformes de vente, pour constater comment des personnes sans connaissances médicales retrouvent une parfaite santé grâce à un simple arbitrage alimentaire cétogène.
Définition et arbitrages cétogènes pour différents objectifs
Le régime cétogène est un régime alimentaire permettant de mesurer en tout temps la présence de corps cétoniques dans le sang. Ces points sont importants. « Régime alimentaire » venant en opposition au jeûne, induisant lui aussi un état de cétose. « En tout temps », indiquant qu’il n’y a aucune suppression de la cétose au moment des repas, ce qui arrive avec d’autres approches alimentaires.
Au risque de vous choquer si vous n’êtes pas informé sur le sujet, ne pas être en cétose n’est pas un contexte métabolique optimal. De façon concrète, un régime alimentaire occidental riche en glucides élève la glycémie et élève la production d’insuline. Cette perturbation de l’homéostasie de la glycémie étant suppresseur de la production de corps cétoniques et donc de la cétose. Dit autrement, notre régime occidental supprime la cétose.
Je vous donne un petit exemple des travaux qui permettent de faire un virage à 180° sur la perception de la cétose aujourd’hui, avec les publications d’une jeune scientifique que j’apprécie particulièrement pour sa capacité à bousculer les vieux dogmes périmés. Isabella Cooper (12) a publié une série de papiers « Ketosis Suppression and Ageing », dont le dernier volet se focalise (13) sur les biomarqueurs du foie.
Je cite une partie de ses conclusions : « La cétose nutritionnelle et thérapeutique prolongée a permis de maintenir des taux d’enzymes hépatiques plus bas et plus sains, avec des paramètres de fonction hépatique clairement normaux. À l’inverse, la suppression de la cétose a entraîné une élévation significative des taux d’ALT et de GGT, ainsi qu’une augmentation du rapport ALT/AST. »
Ses travaux sont remarquables et dignes d’un grand intérêt. En effet, elle est partie avec une idée nouvelle de recherche et une nouvelle question : « Que se passe-t-il quand on supprime la cétose ? » en partant du principe que la cétose est « normale ». Les réponses sont surprenantes pour toute personne ignorante de l’approche cétogène, je vous invite à vous y intéresser car ce sera l’occasion de bousculer beaucoup de croyances.
Avec l’objectif de vous faire découvrir l’approche cétogène, je me dois de ne pas être trop long. Si ces sujets vous intéressent et que vous exprimez le souhait que j’aborde davantage dans le détail chaque aspect du régime cétogène, je le ferai avec plaisir. Mais je me dois, à ce niveau de lecture, dans cet article qui se veut seulement une introduction, de rappeler un point essentiel : il n’existe pas « un seul régime cétogène », mais une « multitude d’arbitrages » conditionnés par l’objectif recherché. Je m’accorde ici un peu de place pour expliquer ce point très important qui malheureusement reste trop souvent négligé et inflige une mauvaise image de l’approche cétogène.
Comme nous l’avons vu précédemment, l’approche cétogène a été théorisée dans les années 1920 contre l’épilepsie, notamment grâce au Dr Peterman qui propose les « ratios cétogènes » de 1 :1 à 4 :1, c’est-à-dire une répartition de macronutriments avec d’un côté les lipides et de l’autre l’addition des glucides et des protéines. Cette base est toujours scientifiquement utilisée, en particulier pour les approches thérapeutiques. Je dois partager avec vous que je trouve les « ratios cétogènes » totalement dépassés et contre-productifs même s’ils sont à ce jour toujours la norme dans la recherche scientifique. Pour commencer, ils placent les protéines au même niveau que les glucides pour leur capacité à induire une réaction sur l’insuline, ce qui est faux et déjà démontré ; mais en plus imposent une sorte de carcan au nutritionniste qui doit formuler un régime cétogène souvent carencé en micronutriments et surtout insoutenable en termes de palatabilité. Je vous invite à formuler une journée d’alimentation cétogène avec 90 % de lipides pour que vous vous en rendiez compte. C’est là que la science a commencé à tester une approche plus soutenable, en particulier pour l’épilepsie chez l’enfant avec ce qui a été baptisé « régime Atkins modifié » (14) et les résultats sont là depuis des décennies. On peut donc, même en cas d’épilepsie, utiliser un ratio cétogène plus bas (avec moins de lipides) tout en maintenant les effets bénéfiques recherchés (absence de crises).

Je vous donne ces exemples, en guise d’illustration d’un principe simple : on peut moduler son régime cétogène selon l’objectif recherché. En termes simples, une personne en quête d’une perte de poids et l’inversion d’un syndrome métabolique n’a pas à rechercher une cétose aussi profonde (niveaux élevés de bêta-hydroxybutyrate dans le sang) qu’une personne luttant contre de l’épilepsie ou après un traumatisme crânien par exemple. C’est donc l’objectif recherché qui guidera le thérapeute sur la bonne formulation du régime cétogène. Il est urgent de se sortir de l’esprit qu’un régime cétogène c’est manger des aliments qui baignent dans l’huile, car c’est totalement faux.
Un régime cétogène bien formulé est d’abord formulé pour atteindre un objectif. C’est donc le régime cétogène qui s’adapte à l’objectif de l’individu et non l’inverse.
Ainsi, nous avons à notre disposition une diversité d’approches cétogènes. Nous avons d’un côté une approche omnivore avec la consommation de végétaux et de l’autre une approche carnivore qui les exclut. L’approche carnivore étant l’approche cétogène originelle de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, mais également de façon contemporaine une excellente approche ayant fait ses preuves, notamment autour de toutes les pathologies qui touchent de près ou de loin l’intestin. Je vous invite à consulter les travaux (15) et résultats des docteurs Csaba Tóth & Zsófia Clemens en Hongrie, qui en sont les pionniers européens.
L’approche cétogène omnivore permet pour sa part une mise en place simple et rapide. C’est une alimentation qui sera constituée de viandes, de produits de la mer, de produits laitiers pour ceux qui en consomment, d’œufs et de végétaux pauvres en glucides. Nous avons à notre disposition quantité de végétaux qui peuvent faire office d’accompagnements dans notre quotidien et même de quelques fruits pauvres en sucre. Concrètement, c’est beaucoup plus simple que l’on peut l’imaginer, une fois que l’on a compris qu’il fallait supprimer le pain, les pâtes, le riz et les pommes de terre puis par quoi les remplacer.
Ensuite, nous devons nous préoccuper de la modulation des macronutriments. Certaines personnes devant rechercher un apport très important de lipides et d’autres personnes en requérant beaucoup moins. L’on traite de cette façon à la fois l’anorexie mentale et l’obésité avec un régime cétogène bien formulé pour chacune de ces pathologies, en apparence pourtant diamétralement en opposition.
Pour finir, nous avons quantité de pratiques différentes du régime cétogène. Nous avons fondé EatFat2BeFit en 2015 et depuis toutes ces années, nous avons pu former des personnes au régime cétogène sur tous les continents. De fait, une personne située en Gascogne en France qui utilisera du saindoux et du canard dans son alimentation aura différentes habitudes qu’un Polynésien qui utilisera de la coco et du poisson ou encore un expatrié en Argentine qui utilisera le bœuf comme base alimentaire. Ainsi, certaines personnes utilisent beaucoup de graisses saturées alors que d’autres utilisent plutôt l’huile d’olive dans une approche plus « méditerranéenne ». Encore une fois, le régime cétogène s’articule parfaitement selon les objectifs, ses traditions culinaires et les aliments disponibles localement.

Usages médicaux de l’approche alimentaire cétogène
Faisons maintenant une petite revue non exhaustive des multiples applications de l’approche cétogène. Une fois de plus, l’objet de cet article étant seulement de faire découvrir l’outil simple et efficace qu’est l’approche cétogène, je ne peux entrer dans le détail. J’espère que votre intérêt permettra justement d’avoir l’opportunité d’explorer en détail, tout ce que nous procure la cétose nutritionnelle.
Obésité / surpoids : ce n’est pas un mystère. L’obésité, le surpoids et ses conséquences sont devenus à mes yeux le sujet de santé publique numéro 1 dans le monde avec plus d’un milliard d’individus en surpoids ou obèses d’ici 2030. Les recherches et les témoignages de succès sont déjà à votre disposition depuis des décennies. Le régime cétogène pour la perte de poids est fiable, facile, durable et peu couteux. Depuis 2021, il est recommandé par les autorités européennes via l’EASO (16) pour traiter l’obésité et ses comorbidités. Je cite leur publication (17) de 2021 : « Sur les 645 articles recensés, 15 études répondaient aux critères d’inclusion et ont été analysées, révélant quatre principaux résultats. Premièrement, le régime cétogène très faible en glucides a démontré une perte de poids significative à court, moyen et long terme, ainsi qu’une amélioration de la composition corporelle et des profils glycémique et lipidique. Deuxièmement, comparé à d’autres interventions de perte de poids de même durée, le régime cétogène a montré un effet majeur sur la réduction du poids corporel, de la masse grasse, du tour de taille, du cholestérol total et des triglycérides, ainsi que sur l’amélioration de la résistance à l’insuline. Troisièmement, bien que le régime cétogène ait également entraîné une réduction significative de la glycémie, de l’HbA1c et du cholestérol LDL, ces changements étaient similaires à ceux obtenus avec d’autres interventions de perte de poids. Enfin, le régime cétogène peut être considéré comme une approche nutritionnelle sûre sous la supervision d’un professionnel de santé, car les effets secondaires les plus fréquents sont généralement bénins et faciles à gérer, et la guérison est souvent spontanée. »
Cette publication remonte déjà à 2021, et malheureusement n’a toujours pas été transposée dans la pratique des diététiciens en France par une généralisation de l’outil cétogène pour traiter l’obésité et la perte de poids.
Nous sommes en 2026, la chirurgie de l’obésité en France est pratiquée sur 60 000 personnes par an, avec un échec et une reprise de poids chez la majorité (18,19) des patients ayant subi cette chirurgie dangereuse et invalidante. Le témoignage de Christelle Senet (20), ayant subi une chirurgie bariatrique, est éclairant sur cet échec. À l’opposé, nous avons des pertes de poids spectaculaires en régime cétogène, avec pour illustration Guillaume (21) ayant perdu 70 kg en 18 mois d’alimentation cétogène (non ce n’est pas une publicité printanière pour un journal féminin, « trop beau pour être vrai »). À l’ère de la systématisation des agonistes du GLP-1 et des victimes qui s’empilent (déjà 82 morts officiellement reconnus rien qu’au Royaume-Uni (22)), il est temps d’enfin considérer une simple approche alimentaire cétogène ayant largement fait ses preuves depuis très longtemps.
Anorexie et TCA : aussi curieux que cela puisse sembler, l’approche cétogène traite aussi bien l’obésité que l’anorexie mentale et toutes les variantes de trouble du comportement alimentaire. Alors en guise d’illustration emblématique, je prends l’exemple de Valerie Anne Smith (23), très active sur le réseau social anciennement nommé Twitter et dont le cas a fait l’objet d’une publication (24) dans une revue à comité. On parle d’une personne anorexique de ses 20 ans à ses 45 ans ! 25 ans d’errance médicale et d’échec pour finalement être ─ sauvée ─ je la cite, par une alimentation cétogène carnivore. Ce genre de littérature et de succès sont déjà publiés aussi bien pour l’anorexie (25) que pour l’hyperphagie (26) ou la boulimie (27) par exemple.
Diabète de type 2 : avec le sujet du diabète de type 2, nous touchons là un immense scandale sanitaire ainsi qu’un mégajackpot financier : 420 milliards de dollars, c’est le « marché » du diabète aux USA en 2025. Voici le précieux marché américain du malade des glucides en quelques chiffres : 35 millions d’insuffisances rénales pour DaVita (28) le leader de la dialyse, 140 millions de malades avec un diabète ou un prédiabète qui seront les clients à vie de l’industrie pharmaceutique pour les pilules et injections et enfin 150 000 amputations par an pour les chirurgiens. Le business du diabète est gros et en croissance. Par chance, les États-Unis, pays de contraste par excellence, sont aussi le pays de la solution avec la société Virta Health (29) fondée par Sami Inkinen, Stephen Phinney et Jeff Volek en 2014 avec comme feuille de route : « inverser 100 millions de cas de diabète aux États-Unis ». Sami et sa « dream team » scientifique sont véritablement des pionniers de l’approche cétogène contre le diabète. Leur entreprise basée à Denver au Colorado fonctionne, et l’approche cétogène contre le diabète de type 2 est désormais une réalité pour les Américains. Il n’est pas inutile de le rappeler encore une fois : la première étude scientifique démontrant l’efficacité de l’approche cétogène pour inverser un diabète de type 2 remonte à 1920. Je pose de nouveau cette question : qu’attendons-nous pour généraliser une intervention alimentaire si simple, efficace et peu couteuse ? Parce qu’en face, c’est un tsunami qui nous attend, avec un nombre de personnes atteintes de diabète passé de 200 millions en 1990 à 830 millions en 2022 et 1 milliard probablement en 2030. Ce sont déjà 4 millions de personnes concernées rien qu’en France. J’ai coutume de dire que le diabète de type 2 est la maladie la plus bête du monde, puisqu’elle existe uniquement chez les personnes qui mangent trop de glucides ! Retirez les glucides, passez en cétogène et la maladie s’inverse, disparait tout en épargnant le malade des conséquences funestes du chemin des 3P pour reprendre l’expression du Dr Geyer (30) : « Pilules, Piqures puis Pourriture ». C’est-à-dire d’abord des pilules pour faire descendre la glycémie, puis l’injection d’insuline et enfin les amputations et la cécité, en résumé la pourriture des tissus.
Diabète de type 1 : ce type de diabète est particulier, car il est à classer d’abord comme une maladie auto-immune. Je ne traiterai pas aujourd’hui de son inversion, mais de sa gestion. Et bien entendu, je rendrai hommage au Dr Richard Bernstein, auteur de l’ouvrage « Dr Bernstein’s Diabetes Solution », lui-même touché d’un diabète de type 1 en 1946 et pionnier de l’approche cétogène pour « lisser et stabiliser » sa glycémie. Il nous a quittés en 2025 à l’âge de 90 ans et a partagé avec l’énergie d’un jeune homme jusqu’au bout ses connaissances sur l’alimentation cétogène pour le DT1. Oui, l’approche cétogène devrait être l’intervention nutritionnelle standard chez le diabétique de type 1, avec à la clé : une stabilité de la glycémie, un risque d’hypoglycémie réduit, des hyperglycémies supprimées, des besoins en insuline considérablement réduits. Les témoignages sont multiples de pratiquants du régime cétogène pour gérer leur glycémie avec un diabète de type 1, par exemple celui de Frédéric Mottier (31), représentatif d’un groupe de personnes qui n’hésitent pas à sortir des sentiers battus en explorant la science pour une qualité de vie meilleure. Un peu d’espoir en France, avec l’intérêt récent de l’AP-HP et son essai KetiDiab (32) toujours en cours, qui, je l’espère, offrira plus de considération sur l’approche cétogène pour le diabète de type 1.
Cancer : c’est par le glioblastome (cancer du cerveau de grade IV) de ma mère décédée en 2010, que j’ai compris l’effet Warburg et le rôle des glucides comme carburant du cancer. Malheureusement, je n’ai eu accès à ces informations que trop tard pour elle. Ces 18 mois de combat à ses côtés ont été et sont toujours la source de mon énergie pour qu’enfin soit connu et reconnu le régime cétogène contre le cancer. Je ne vous cacherai donc pas mon amertume, quand je sais aujourd’hui autant grâce à la littérature scientifique, mais aussi grâce à tous les survivants du glioblastome grâce à l’approche cétogène, qu’aucune des 3 500 personnes touchées par ce terrible cancer chaque année en France, ne se voit proposer rien d’autre que des soins palliatifs couteux et aucune stratégie de rémission. Oui, en 2026, les survivants du glioblastome grâce au régime cétogène, le sont de leur propre chef, en faisant exactement le contraire de ce que les soignants proposent. Ce qui justifie la proposition (33) audacieuse de Thomas Seyfried en 2019 : « Question provocante : La thérapie métabolique cétogène devrait-elle devenir le traitement standard du glioblastome ? ». En illustration de cette proposition (pas si audacieuse que ça pour ma part), voici les résultats d’une petite étude (34) sur le régime cétogène contre le glioblastome : 66 % de survivants dans le groupe cétogène contre 8 % dans le groupe non cétogène à 3 ans. Ceci devrait au moins susciter l’intérêt de la part du médecin ou du scientifique. En France, une pionnière sur l’approche cétogène contre le cancer reste malheureusement dans l’ombre : le Dr Eléonore Djikeussi qui publiait déjà en 2015 « Cancer : le glucose en question » (35) puis en 2022 « Cancer : maladie génétique ou crise énergétique cellulaire » (36) qui n’a pas reçu assez d’attention à mon gout. Le Dr Djikeussi est une oncologue reconnue, pionnière en France, qui ne reçoit aucun écho sur son approche métabolique et ses réussites avec ses patients. Que devons-nous faire pour changer cela ? Que devons-nous faire pour que des nutritionnistes en cancérologie arrêtent de dire aux patients atteints d’un cancer et en recherche d’information pour une guérison « mangez ce que vous voulez » (37) ? Non, « le régime mangez ce que vous voulez » n’est appuyé par aucune littérature scientifique. Oui, je connais bien le glioblastome, celui qui a tué ma mère Liliane Génisson à l’âge de 56 ans. Je m’autorise donc à être vraiment exaspéré quand je vois comment sont traités ces malades aujourd’hui alors qu’un autre chemin est possible, qu’il a déjà été parcouru avec succès par de nombreuses personnes (38) et qu’il est scientifiquement documenté. Je vais me répéter : qu’attendons-nous ? Je vous invite pour l’illustration à visionner la conférence du neurologue, le Dr Matthew Philips (Waikato Hospital à Hamilton en Nouvelle-Zélande) sur l’approche cétogène dans son essai (39) chez le malade touché d’un glioblastome. Je suis en mesure aujourd’hui, de démultiplier ce genre d’exemple, par centaines, pour tous les cancers… Je vais donc reposer une dernière fois la question, car il y a urgence et nous perdons du temps : qu’attendons-nous pour utiliser l’approche cétogène contre le cancer, tout du moins la proposer aux volontaires ?
Hypertension : manifestation courante du syndrome métabolique, l’hypertension touche en France 17 millions d’adultes et 1 nouveau million de clients est offert à l’industrie pharmaceutique chaque année pour un résultat très médiocre puisque à peine la moitié des patients traités obtient une tension acceptable. C’en est presque risible quand on sait que l’on retrouve en seulement quelques mois une tension optimale grâce à un régime cétogène bien formulé (40). En illustration, je vous invite à consulter le témoignage de Sam Sozio (41), traité par antihypertenseurs et qui les a abandonnés tout en retrouvant une parfaite tension simplement avec une alimentation cétogène.
Maladies auto-immunes, psoriasis, sclérose en plaques, Crohn : les maladies auto-immunes sont souvent perçues comme complexes, invalidantes, nécessitant un traitement lourd d’immunosuppresseurs souvent à vie. Alors que dans mon monde à moi (c’est-à-dire la réalité des personnes qui suivent une alimentation cétogène), elles sont simples et surtout faciles à inverser avec encore et toujours une intervention nutritionnelle bien formulée au centre. Comment expliquer que nous ignorions qu’une sclérose en plaques puisse s’inverser, comme Christelle Venzin-Noirjean (42) a pu en témoigner en 2018 ? Christelle a simplement suivi le protocole du livre du Dr Terry Wahls, elle-même pionnière du régime cétogène contre la sclérose en plaques. Malheureusement, on ne semble pas trop s’intéresser à une personne remise sur pied après un passage en fauteuil roulant, avec un simple régime alimentaire, même si elle est médecin. Comment se fait-il qu’une maladie aussi simple que la maladie de Crohn, que l’on peut inverser en quelques semaines grâce à un régime alimentaire cétogène / céto-carnivore (43), y compris chez des personnes traitées par immunosuppresseurs depuis des années comme en témoigne Pierre Hourdin (44), ne reçoive pas plus d’attention ? Comment se fait-il que des psoriasis disparaissent en quelques mois avec une intervention cétogène (45), souvent après l’échec des traitements depuis des années ? Le rééquilibrage Th1/Th2/Th17/Treg est central dans une pathologie auto-immune et le régime cétogène en est justement le levier. Pourquoi se priver volontairement d’un outil si simple et si efficace ?
Épilepsie : je ne m’étendrai pas sur l’usage du régime cétogène contre l’épilepsie puisque nous avons, comme je l’ai déjà abordé, plus d’un siècle d’usage et de recul. En France, c’est le Pr Stéphane Auvin (46) qui en est le pionnier et l’artisan. Aux États-Unis, c’est le Dr Eric Kossoff qui fait office de référence, notamment à travers son ouvrage « Ketogenic Diet Therapies for Epilepsy and other conditions ». Plusieurs arbitrages cétogènes existent pour différentes formes d’épilepsie.
Maladie neurodégénérative : la maladie d’Alzheimer concerne désormais 1 million de personnes en France. Il me serait facile de l’aborder en détail et surtout de ce que peut faire l’approche cétogène à la fois pour son aspect préventif (surtout pour les populations à risque, porteuses de l’homozygotie pour le gène ApoE4) mais aussi pour son aspect curatif (inversion). Nous avons déjà beaucoup de témoignages et je vous invite à lire ou relire par exemple les ouvrages du Dr Mary Newport ayant accompagné son époux Steve, touché d’une forme précoce d’Alzheimer, ou les travaux du Dr Dale Bredesen et son protocole ReCode. Au moment de l’écriture de cet article, vous avez 280 publications scientifiques (47) traitant du régime cétogène pour la maladie d’Alzheimer. La place me manque pour aborder tout ça en profondeur et dans le détail. Alors je partage avec vous deux exemples qui me semblent emblématiques du potentiel de l’approche cétogène. Tout d’abord, en Arizona aux USA, existent des établissements qui accueillent des personnes âgées touchées de démence, qui renvoient ces personnes chez elles quand elles ne sont plus démentes au bout de quelques mois. Oui, cela parait incroyable, mais c’est déjà la réalité. « A paradise for parents » (48) traite la démence grâce au régime cétogène. Hal Cramer, le fondateur et propriétaire de ces 5 établissements en Arizona, n’a rien inventé, mais il a simplement suivi la science. Désormais il renvoie chez eux des patients touchés de démence et condamnés initialement à terminer leur vie dans ses établissements. Ils sont libérés de leur démence ! Quelle est sa recette ? Du régime cétogène, des caissons hyperbares (HBOT), de la lumière, du sauna… Bref, du bon sens à la portée de tous ! Ensuite, plus près de nous en France, je souhaiterais partager les travaux du Pr Matthieu Lilamand qui nous a offert son interview (49) sur son essai CETOMA (50) visant à évaluer le régime cétogène pour Alzheimer. Des travaux à suivre et à encourager sans réserve tellement ils sont importants pour bousculer les dogmes ces prochaines années.
Arthrose : comme pilote de motocross depuis 1983, j’ai eu l’occasion d’expérimenter moi-même les bienfaits de la cétose nutritionnelle après 14 fractures, en particulier sur mon poignet gauche polytraumatisé avec finalement un « poignet SLAC » depuis 1997 et de multiples opérations effectuées par le Pr Christophe Mathoulin. J’ai eu 2 expériences sur ce poignet, avec un avant le régime cétogène de 1997 à 2013 et un après ! La première partie durant 16 ans n’est qu’une douleur permanente et grandissante. La seconde phase depuis 2014 est la disparition totale de la douleur et la reprise d’activités sportives que je pensais tout simplement impossibles comme me l’avait prédit le Pr Mathoulin. L’évolution d’un poignet SLAC (51) est normalement dans mon cas une arthrodèse des 4 os médiaux du carpe quand la douleur devient insupportable. Ce qui n’est pas arrivé et qui a même été inversé grâce au régime cétogène. Aucun secret, le mécanisme est documenté, la cétose nutritionnelle cible l’inflammasome NLRP3 (52). Par exemple Marie-Laure (53) inverse de cette façon son arthrose des genoux (grade 3 et 4) en 18 mois de régime cétogène. L’intervention nutritionnelle cétogène contre l’arthrose, ça fonctionne. Pendant combien de temps encore les malades n’en seront pas informés ?
Psychiatrie, dépression, syndrome bipolaire : les bienfaits de la cétose contre certaines pathologies psychiatriques remontent à l’URSS post Seconde Guerre mondiale. Les Soviétiques ayant eu des résultats remarquables (54), par la cétose induite par l’absence de nourriture, c’est-à-dire le jeûne. Il a fallu attendre l’effondrement du bloc soviétique et l’intérêt de l’Occident pour que le régime cétogène soit envisagé pour une longue liste de pathologies psychiatriques : syndrome bipolaire (55), dépression (56), TDH (57), schizophrénie (58), autisme(59) etc. Par chance, en France nous avons un pionnier en la personne du Dr Albert Danan, psychiatre à Toulouse et coauteur d’une publication (60) importante en 2022 sur l’approche cétogène et les maladies mentales. Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite à découvrir le Dr Danan avec son témoignage (61) et la présentation de son travail sur l’approche métabolique en psychiatrie.
SARS-CoV-2 / COVID-19 et protéine spike : comme nous tous, j’ai été, dirons-nous, surpris par la folie mondiale dans laquelle nous sommes entrés au début de l’année 2020. Je me focaliserai aujourd’hui seulement sur l’approche cétogène, car une fois de plus l’inexistence de l’intérêt français pour cette approche simple et peu couteuse qu’est l’alimentation cétogène, contraste par exemple avec l’Italie où elle a été immédiatement envisagée, étudiée et mise en place comme intervention dès 2020-21 (62,63,64). Enfin, j’ai eu une conversation très intéressante en 2021 avec Alaa Shaheen qui a publié (65) une hypothèse extrêmement utile et intéressante qui n’a malheureusement retenu aucune attention : « Est-ce que l’acétoacétate (corps cétonique) pourrait également rompre la protéine Spike virale par une réaction de type base de Schiff avec les lysines de cette protéine ? » J’ai travaillé sur cette hypothèse, j’ai alerté sans succès malheureusement durant les années 2021-22 sur l’importance de cette hypothèse. Il est pourtant probable que ces travaux auraient pu fournir une partie de la réponse à pourquoi ni moi, ni Nelly mon épouse, ni des centaines de personnes que nous connaissons dans la communauté cétogène d’EatFa2BeFit, qui vivent un mode de vie cétogène, n’ont pas été touchés par la moindre infection…
Difficile de devoir s’arrêter tellement la liste est longue. Si vous prenez un peu de temps pour éplucher un siècle de littérature scientifique publiée, vous trouverez quantité d’articles sur l’approche cétogène et l’autisme, la migraine, le reflux gastro-œsophagien, le syndrome des ovaires polykystiques, le traumatisme crânien ou rachidien, toute une liste de maladies rares, sans oublier d’innombrables publications sur la performance sportive. En consultant toutes ces connaissances, vous partagerez enfin mon sincère étonnement sur la raison profonde de la négligence pour l’approche cétogène en France et même plus largement en zone francophone : pour quelle raison vouloir se passer d’un tel outil ?
Retard de la recherche française et méconnaissance des médecins

La recherche sur le régime cétogène a commencé en 1920, avec une publication sur le diabète de type 2, puis en 1921 sur l’épilepsie. Depuis, ce sont plus de 7 400 publications que nous pouvons retrouver sur PubMed (66) avec le terme « Ketogenic ». Chaque année établissant un nouveau record de publications comme vous pouvez le constater sur l’illustration. Enfin ce sont 780 essais en cours ou terminés, que nous pouvons aussi retrouver dans la base ClinicalTrials (67).
Ainsi, toute personne affirmant que l’approche cétogène n’est pas appuyée par de la littérature scientifique peut immédiatement être disqualifiée par sa méconnaissance.
Néanmoins, la recherche en France sur le régime cétogène est globalement très en retard. Au niveau individuel, le Pr Stéphane Auvin a fait sa part avec un véritable travail de pionnier depuis plus de 15 ans sur l’approche cétogène et l’épilepsie. Ses publications (68) ont permis notamment d’équiper 5 centres français sur 25 traitant l’épilepsie avec l’aide du régime cétogène (69). Mais cette petite étude (70) de 2023 nous montre la réalité en face avec le classement de la France à la 8e place mondiale, et une production scientifique sur le régime cétogène pour les maladies neurologiques bien inférieure à l’Allemagne, l’Italie ou le Canada par exemple.

Mais, des exceptions existent, par exemple Luciano Pirola (71) de l’INSERM ou Anouk Charlot (72) qui font briller la recherche française sur l’approche cétogène. Malheureusement, ce terrain de recherches manquant d’applications rentables suscite peu de vocations et peu de déblocages de budgets. Le témoignage (73) de Dominique Vincent, diététicienne, ayant dirigé la mise en place de l’approche cétogène à l’hôpital de Strasbourg, résume bien la situation qui ne s’est pas améliorée avec les années. Il faut donc se tourner vers l’étranger pour trouver de la littérature d’un bon niveau sur laquelle s’appuyer quand on est professionnel de la santé.
Traiter l’origine des maux et plus les conséquences
L’approche cétogène n’est pas un énième régime alimentaire miracle. Il est scientifiquement documenté par plus d’un siècle de littérature, il a été utilisé partout dans le monde en particulier pour d’innombrables pathologies réputées comme incurables, sans traitements. Des individus ont passé une vie entière en cétose nutritionnelle. Partant de là, on est en droit de regarder notre situation contemporaine sous un angle diamétralement opposé !
Avec un milliard d’individus touchés de diabète (74) à nos portes selon l’OMS, une explosion du syndrome métabolique avec la combinaison d’obésité, d’hypertension et de stéatose hépatique, nous avons devant nous une épidémie de malades qui ne savent tout simplement pas s’alimenter. J’ai seulement 48 ans et dans ma jeunesse le problème dans le monde était la famine. En 40 ans, c’est devenu l’inverse : l’Occident meurt de mal se nourrir, en particulier trop de glucides !
Le régime cétogène est une solution simple, peu couteuse, durable, soutenable, facile à mettre en place partout dans le monde et pour tous. On traite l’origine de nos maux modernes à la source ! Ce n’est pas un miracle si l’approche cétogène inverse un diabète de type 2 en quelques semaines (75), permet de perdre 70 kg en 18 mois (76), inverse une stéatose hépatique (77), une arthrose du genou (78) ou simplement offre la vie depuis 15 ans face à un glioblastome considéré comme incurable (79). Le régime cétogène retire juste l’origine de nos maux modernes : les glucides sous toutes les formes. Les glucides, carburant du cancer, carburant de l’obésité, carburant du diabète, carburant de l’inflammation…
La littérature scientifique est là, les succès sont là, il ne manque plus que la formation des médecins
Plusieurs défis, plus ou moins grands, persistent dans l’approche cétogène. Le premier étant l’incapacité du monde médical / scientifique à s’associer avec la gastronomie. J’ai eu le privilège d’être invité par le Pr Gabriel Perlemuter à la fondation de l’Académie de médecine pour m’exprimer sur le régime cétogène. L’intitulé de la conférence était « Alimentation aujourd’hui et demain » (80) et elle était présidée par le chef étoilé Olivier Roellinger. Quand on y pense, n’est-ce pas simplement du bon sens que d’associer la médecine, avec la gastronomie et l’agriculture ? Nous mangeons tous, c’est du champ et de notre assiette que proviennent tous les ingrédients de notre santé ou de notre maladie. Un régime cétogène bien formulé, riche en micronutriments, durable et gourmand est possible, comme nous l’avons prouvé.

C’est là que je pense que Nelly a largement pu contribuer à faire avancer le régime cétogène. Grâce à ses 400 recettes publiées, nous avons réussi à en faire une approche alimentaire simple, gourmande, dénuée de frustration et donc durable ! C’est la clé du succès. Comme je l’ai expliqué lors d’une conférence en 2023 au Maroc sur le cancer pour l’ICNS : « vous pouvez formuler le meilleur régime alimentaire du monde, si l’adhésion des personnes à ce régime est nulle, ce régime théoriquement parfait échoue dans la réalité ». Malheureusement, aujourd’hui encore, on peut lire de la part de scientifiques que le principal frein de la mise en place d’un régime cétogène est son côté restrictif et frustrant. C’est factuellement faux, et démontre une fois de plus que ceux qui parlent du régime cétogène, qui effectuent des recherches à son sujet, ne le pratiquent tout simplement pas. Nouvelle habitude de notre époque de laisser s’exprimer des personnes sur la théorie d’un sujet dont ils ignorent toute la réalité. En guise d’illustration de cette déconnexion de la théorie avec la pratique, voici en image un des nombreux « desserts » que vous offre l’alimentation cétogène :

Mais la seconde difficulté en 2026, est plus conséquente car elle nécessitera une véritable révolution dans les apprentissages.
Il faut alors se poser cette question : que manque-t-il au régime cétogène pour être utilisé par les médecins français ? La réponse est simple, mais implique une refonte considérable : « De l’information et de la formation ».
C’est à ce jour le frein principal. La formation du médecin aujourd’hui est adaptée à un régime occidental riche en glucides et absolument pas à un régime cétogène pauvre en glucides. Qu’il soit question d’interprétation de profil lipidique, d’ajustement de traitement dans le diabète de type 2, de suivi dans le diabète de type 1, de suivi contre Alzheimer ou plus simplement d’accompagnement face à une obésité morbide, le problème numéro 1 chez le patient est de trouver un médecin formé et compétent dans un contexte cétogène. Je suis confronté à cette demande tous les jours depuis 2015 et la fondation d’EatFat2BeFit.
Ce problème est véritablement l’urgence. En effet, tous les témoignages de réussite en régime cétogène proviennent de personnes ayant fait le choix responsable et éclairé de ne pas suivre les recommandations officielles, d’aller souvent à l’encontre de l’avis des médecins totalement ignorants de la nutrition cétogène. Je ne compte plus les retours de personnes avec un cholestérol trop élevé selon leur médecin traitant, ou encore les traitements devenus inutiles maintenus car le médecin n’a jamais vu de cas de rémission dans sa carrière.
A titre d’illustration de mes propos, je vous propose le témoignage (81) de Nathalie touchée d’hyperinsulinémie depuis des années et passée en alimentation cétogène. Récemment, son médecin l’alerte en disant que désormais ses niveaux d’insuline sont trop bas, sans rien savoir de la plage normale d’insuline dans un cadre cétogène. Deuxième exemple, avec une personne diabétique de type 2 depuis des décennies, traitée avec une pompe à insuline que le médecin refuse de retirer après son passage en cétogène, même sans besoin d’insuline exogène. L’argument du médecin étant qu’il n’a jamais vu une personne diabétique à qui l’on déprescrit une pompe à insuline. Ça ne choque personne de laisser une pompe à insuline en place, sans insuline à injecter ?
Cette méconnaissance du contexte métabolique cétogène est gravissime. Puisqu’elle est une entrave pour de nombreuses personnes qui ne trouvent pas de médecin pour les accompagner et ne peuvent recouvrer la santé et inverser quantité de pathologies, trouvant leur véritable origine dans un régime alimentaire occidental riche en glucides.
Ainsi, toutes les « normes de laboratoire », toutes les normes enseignées sont à revoir sous l’angle cétogène et nécessitent une refonte des connaissances du médecin. Par exemple : bilan lipidique, panel thyroïdien, créatinine (en particulier en Céto-Carnivore), insuline et glycémie à jeun, etc. sont des paramètres qui changent radicalement après l’adoption d’une alimentation pauvre en glucides.

Cet ouvrage (82) publié en 2023, par une très large équipe de chercheurs et médecins dirigée par le Pr Tim Noakes est désormais le guide principal pour tout médecin souhaitant s’appuyer sur la science la plus récente sur l’approche cétogène. Non traduit en français à ce jour, cet outil n’est pas accessible aux francophones qui ne maitrisent pas l’anglais. Il est pourtant essentiel et précieux pour tout professionnel de la santé souhaitant proposer d’accompagner ses patients en cétogène.
À l’opposé, en zone francophone, nous avons déjà des réussites de vos collègues médecins et pionniers de l’utilisation du régime cétogène dans leur spécialité. J’en nomme quelques-uns pour illustration :
- Dr Éléonore Djikeussi (83) — cancérologie
- Dr Olivier Argence (84) — généraliste en hôpital
- Dr Albert Danan (85) — psychiatrie
- Pr Pierre Haller (86) — généraliste
- Dr Thierry Geyer (87) — généraliste
- Pr Matthieu Lilamand (88) — gérontologue
- Dr Laura Bricman (89) — rhumatologue
- Flavie Ruelle (90) — diététicienne
- Elisabeth Galvao (91) — diététicienne
- Franciane Lison (92) — diététicienne
- Dr Pedro Liberati (93) — urologue
J’en profite pour rendre hommage à mon ami David Renaud (94), futur médecin et chercheur (95), spécialisé en cardiologie pédiatrique. La vie a mis sur sa route une terrible nouvelle à la naissance de sa fille. De ce grand malheur, il a su réunir ses forces pour devenir rien de moins qu’un expert mondial de la pathologie cardiaque de son enfant, avec au cœur une approche cétogène pour la circulation de Fontan. Comme souvent, c’est d’une épreuve de la vie que nous tirons l’énergie indispensable pour faire avancer ce que nous pensons juste et utile pour tous.
Conclusion
Nous avons à notre disposition aujourd’hui, plus d’un siècle de littérature scientifique publiée dans des revues à comité de lecture (plus de 7 400 à l’heure où j’écris ces lignes). Nous avons aussi plus de 780 essais en cours ou terminés sur l’approche cétogène pour différentes interventions dans le cadre d’une multitude de pathologies. Nous avons des milliers de témoignages de réussites en régime cétogène, qui, pour l’immense majorité, l’ont été en dehors de tout cadre médical, de tout suivi et accompagnement par un professionnel de santé pour la raison simple qu’il n’en existe presque pas de formés et informés en France (tout du moins bienveillants) sur l’approche cétogène. Je témoigne de mes 10 années passées à former et à informer sur le régime cétogène : l’immense majorité des médecins en France qui connaissent l’alimentation cétogène, n’en parlent jamais de peur d’être ostracisés par un système de soin français qui devient de plus en plus bureaucratique et de moins en moins scientifique. Je n’aborderai même pas le risque légal qu’est devenu l’exercice de la médecine, quand il est question de déprescrire l’inutile, qui pourrait être jugé comme une « dérive sectaire » depuis 2024 (96). Comment expliquer par exemple que, par centaines, des médecins refusent de se prononcer publiquement sur l’approche cétogène avec comme seule justification la peur d’être sanctionnés par leur ordre ou par la justice, alors que dans le même temps ailleurs dans le monde, des hôpitaux, des médecins, des maisons de retraite utilisent librement et quotidiennement un régime alimentaire ayant scientifiquement fait ses preuves ? Je le sais par l’expérience, puisque des centaines de membres d’EatFat2BeFit sont médecins, infirmières ou plus largement professionnels de la santé et viennent se former pour un besoin personnel, tout en refusant de prendre le moindre risque professionnel en s’engageant dans le cétogène, tellement la pression est forte.
Je n’accuse personne, je comprends parfaitement la situation et sa complexité. Mais sans un sursaut rapide de tous, pour faire avancer les choses, union des professionnels de la santé, patients, contribuables aussi bien qu’électeurs, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens, la seule alternative sera d’être suivi à l’étranger si rien ne change rapidement.
J’invite tous les lecteurs de cet article, à bien étudier son contenu et les sources citées, pour commencer à entrevoir le potentiel du régime cétogène, s’il était tout du moins mieux connu en zone francophone.
L’approche cétogène est trop simple, trop efficace pour se payer le luxe de s’en passer !
Ulrich GENISSON
Janvier 2026
Sur l’auteur de cette introduction à l’approche cétogène
Nelly et Ulrich GENISSON sont en cétose nutritionnelle ininterrompue depuis 2013. En 2015, ils fondent « EatFatBeFit », la première communauté francophone autour de l’approche cétogène. Ils publient 2 livres en 2017 et 2022. En 2020 ils partent vivre au Colorado (USA) où ils proposent leur expertise du régime cétogène.
Ulrich GENISSON auteur de cet article ne déclare aucun autre conflit d’intérêt ou rémunération que celle de ses droits d’auteur pour son premier livre « Le Grand Livre de l’Alimentation Cétogène » et de son second livre « Bonjour Keto ». Il est aussi propriétaire d’une entreprise de formation et d’information dédiée au régime cétogène dénommée « EatFat2BeFit » financée uniquement par les adhésions de ses membres et de ses clients sportifs qu’il conseille.
La reproduction de cet article est autorisée par son auteur, à condition de n’apporter aucune modification, et de citer son auteur et la source de l’article.
Enfin, la rédaction de cet article est 100% humaine, sans usage d’intelligences artificielles pour les textes et images.
Notes et sources
(*) https://cdn.realfood.gov/DGA.pdf
2 https://doi.org/10.1038/s44161-023-00259-1
3 https://doi.org/10.3389/fphar.2024.1463381
4 https://doi.org/10.1161/CIRCRESAHA.123.321872
5 https://doi.org/10.3390/nu14071322
6 https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/256273
7 https://doi.org/10.1016/j.yebeh.2019.106588
8 https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/article-abstract/533583
9 https://charliefoundation.org/
10 https://eatfat2befit.com/reference-livre-alimentation-cetogene-france
11 https://eatfat2befit.com/bonjourketo
12 https://www.researchgate.net/profile/Isabella-Cooper-3/research
13 https://doi.org/10.3390/livers5030041
14 https://doi.org/10.1111/epi.13256
15 https://eatfat2befit.com/regime-paleo-cetogene-toth-clemens
16 https://easo.org/fr/about-easo/
17 https://doi.org/10.1159/000515381
18 https://doi.org/10.1007/s11892-023-01498-z
19 https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2451847623000520
20 https://eatfat2befit.com/portrait-keto-149-christelle-senet
21 https://eatfat2befit.com/temoignage-guillaume-70-kilos-perdus-18-mois-lchf-cetogene
22 https://doi.org/10.1136/bmj.r390
23 https://x.com/ValerieAnne1970
24 https://doi.org/10.4102/jir.v6i1.84
25 https://doi.org/10.3389/fnut.2024.1392135
26 https://doi.org/10.1186/s40337-020-0278-7
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94 https://eatfat2befit.com/portrait-keto-55-david-renaud-temoignage-regime-cetogene
95 https://www.researchgate.net/profile/David-Renaud-2
96 https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049523123
Une question : le régime cétogène est il adapté aux problèmes cardiovasculaires ?
Bien sûr !
« l’histoire de l’humanité à seulement 2.5 millions d’années »…
la vache, ça commence très mal !
« Dans l’état actuel des connaissances, les plus anciens fossiles d’individus du genre Homo ont tous été recensés à l’Est de l’Afrique le long de la vallée du Rift, entre l’Éthiopie et le Kenya, datant pour les plus anciens de 2,8 millions d’années. » https://www.mnhn.fr/fr/qu-est-ce-qu-un-humain donc en arrondissant ça correspond …
Après diverses tentatives sans issue favorable, je suis passé par là en 2014 et je m’en suis porté au mieux. J’ai perdu 26 kg de poids et mes problèmes de « suspicion » de « prostate » passés.
Je dis suspicion de prostate car rien ne laissait supposer le pire.
Çà m’a couté cher en garde robe.
Comme toujours Ulrich Genisson apporte les preuves scientifiques des nombreux bénéfices du régime cétogène. je suis d’accord avec lui : à quand un changement de paradigme de la pyramide alimentaire en France comme vient de le faire les Etats-Unis ?
Au rythme de la traversée de l’Atlantique par ce qui vient des USA.
Pour l’instant on reçoit l’épidémie d’obésité et de maladies métaboliques.
Ensuite on verra arriver la conscience que c’est un problème puis la manière de le gérer.
Oui, surtout que la traversée se fait à la rame et que les vents sont contraires😀😀
…et plus qu’une boutade…c’est vrai ….🤣
Bonjour ! Merci pour cet excellent article qui donne envie d’aller plus loin et de se former? Deux questions : peut-on comparer le métabolisme d’un homme du paléolithique et le nôtre sans prendre en compte les différentes évolutions de l’humain? Ensuite, peut-on envisager un régime cetogène avec produits laitiers et viande quand on sort d’un cancer hormono-dependant et qu’on nous recommande d’éviter justement ces aliments à cause de leur influence hormonale? Une 3e question : peut-on envisager un régime cetogène pour une très jeune adolescente qui a les intestins sensible? Merci d’avance pour votre éclairage
Pour ce qui de l’évolution du génome, elle est minime car l’intégration des évolutions alimentaires demande un temps très long, si bien que dis très souvent aux patients que notre genome est quasiment le même que celui de CroMagnon .. qui était surtout carnivore, courait, jeûnait. Si il était vegan voire herbivore il aurait eu un tube digestif de ruminant.
Le cancer hormono-dépendant pose la question des perturbateurs endocriniens et des capacités de détoxication, notamment des œstrogènes il me semble ..
Il y a peut-être eu des microévolutions dans l’évolution du système digestif ; il semble qu’il n’est pas le même selon certaines ethnies d’ailleurs qui ont évolués avec tel ou tel régime alimentaire… Quand on voit le peu de gênes qui nous sépare du cochon par exemple, on peut licitement se poser la question de l’influence de ces toutes petites évolutions. Pas sûr pour l’aspect hormonal… De plus le cancer hormono-dépendant peut l’être à la progestérone aussi, ou les deux, même avec une attention à éviter les perturbateurs endocriniens et avec de bonnes capacités d’élimination. Ceci dit, il faudrait prendre en compte les possibles réabsorptions intestinales aussi.Ce sont des mécanismes complexes. Je m’interroge aussi sur le cancer du côlon et le régime cétogène car on lit souvent que l’excès de viande favorise ce type de cancer. Pour les reins aussi. Est-ce des fables? Je ne suis pas végétarienne et je trouve ces questions passionnantes! Merci!
Sûr que le, les microbiotes ne sont pas les mêmes pour tous, selon les ethnies mais aussi les conditions de vies. Il existe un exemple très intéressant avec les Apaches chiricahuas, les Apaches de Cochise et de Géronimo. Ils vivaient en Arizona à 2000 mètres d’altitude, se nourrissant de baies et de viande séchée.
Là bas l’air y est très sec, à tel point qu’à Tucson les Américains ont construit un immense aéroport où ils stockent des milliers d’avions à l’air libre : ils ne rouillent pas. En fait ni les végétaux ni les cadavres d’animaux ne pourrissent, ils sèchent. Ils n’avaient pas besoin de frigos pour conserver la viande, elle séchait sur place sans pourrir. Les Apaches allumaient un feu en frottant deux bois l’un contre l’autre pendant une fraction de seconde selon les observateurs.. A Apache Pass, un col à 1500m d’altitude, il y avait une sorte de troquet en bois qui servait de relai pour les voyageurs. Cochise venait y boire un coup et même plusieurs avec des officiers de l’armée américaine (du moins jusqu’en février 1861, après ça c’est gâté). Il est toujours debout.
Dans ces conditions, les microbiotes des Apaches devaient être très particuliers car il n’y avait pas de pathogènes, ni dans l’air ni dans l’eau. Un médecin Américain qui avait soigné des Apaches témoignera qu’il n’avais jamais vu de maladies respiratoires. Cela pourrait expliquer leur exceptionnelle résistance et endurance, leur permettant de courir pendant des heures et des heures dans les canyons.
Puis il y eut l’épisode Géronimo fuyant les conditions épouvantables de la réserve de San Carlos. Après 1885 tous les Apaches Chiricahuas seront déclarés prisonniers de guerre, y compris ceux qui n’avaient pas suivi Géronimo et les éclaireurs qui avaient permis de le capturer. Ils furent alors déplacés dans le camp militaire de Fort Sill avec beaucoup d’ humidité. Ils vivaient dans des cabanes en bois. Beaucoup moururent de maladies respiratoires, en particulier la tuberculose qui y fera des ravages alors qu’ils n’avaient pas de maladies respiratoires quand ils vivaient en Arizona. Auparavant, le fils ainé de Cochise qui lui avait succédé comme chef après sa mort (8 juin 1874), mourra d’une pneumonie à Washington deux ans plus tard quand il s’y rendra pour discuter au plus haut niveau de l’Etat américain sur l’avenir de son peuple. Il n’avait pas supporté le froid et surtout l’humidité. Beaucoup d’Apaches feront plus tard la même expérience qui leur fut fatale plus que les guerres.
Excellente présentation du Cétogène comme tout ce que font Ulrich et Nelly Genisson.
Rendez vous sur EatFat2BeFit.com et les très nombreuses interviews sur YouTube !
Merci Ulrich.
Bonjour , gros intérêt pour le régime cétogène , existe t’il dans la littérature des études sur la traitement de l’insuffisance cardiaque ?
Magnifique article très complet et sourcé. Merci.
Bonjour,
J’ai 75 ans , je suis diabètique de type 2 depuis 18 ans et je le maitrise uniquement avec l’alimentation hémoglobine glyquée variant de 6,4 à7;
J’ai essayé beaucoup de régime, chrono nutrition, diète cétogène et maintenant le jeûne intermittent dose faible en fruit et en début du repas ( car en fin de repas le sucre appelle le sucre) mais en légumes abondants ( surveillance de la charge glycémique des aliments).
Le risque de la diète cétogène c’est le déséquilibre acidobasique.
Cordialement.
Daniel SCHALOM
Face à la malbouffe en générale, on voit régulièrement fleurir de nouvelles approches alimentaires.
Certes éviter à tout prix tout ces produits ultra transformés et adapter une nourriture de qualité est primordiale pour se maintenir en bonne santé.
Je pense que cette approche alimentaire est utile pour les personnes malades.
On ne parle pourtant jamais de l’assimilation de ce qu’on mange. Je connais des personnes bons vivants qui se mettent à table avec beaucoup de joie et de bonne humeur et n’étant pas dans une angoisse permanente de ce qu’ils mangent et sont en meilleur santé que celles qui sont anxieusement dans une quête permanente de s’alimenter pour la santé.
On entend dire par exemple que boire du café au lait est mauvais pour la santé et pourtant mon beau père toujours en forme, 98 ans, en boit tous les matins depuis sa jeunesse, avec des tartines de confitures.
Alors oui le régime cétogène me semble nécessaire pour les excès de la malbouffe et ses conséquences.
Mais retrouver le bonheur de se mettre à table en famille, avec des amis et même seul autour d’un bon repas confectionné avec amour me paraît tout autant essentiel.
Vos propos me rappellent une expérience qui avait été conduite ainsi : des experts en production agricole avaient défini soigneusement tout un protocole très strict pour assurer la meilleure production possible. Ils firent d’abord appel à des Japonais qui se montrèrent très scrupuleux dans le respect des normes. Les rendements furent très moyens. Puis ils demandèrent à des Africains noires. Les normes, c’était pas pour eux mais ils chantaient sans cesse tout en cultivant la terre selon leur idée. Les rendements furent extraordinaires.
Ce constat pourrait aussi alimenter l’article précédent sur l’homéopathie. Elle fonctionne parce que nous sommes d’abord des êtres vibratoires comme les animaux et les végétaux. La vie est ainsi sensibles aux ondes. Elle s’épanouie quand les ondes ambiantes sont harmonieuses. C’est ce dont l’humanité a le plus besoin et là nous sommes très, très carencés.
Vous avez raison et ceci peut expliquer la morosité ambiante accaparée par des discours mortifères, anxiogènes et un avenir qui n’offre pas beaucoup d’espérance.
Merci Francis et Bernard pour ces commentaires bien intéressants! La dimension psychologique me paraît essentielle à moi aussi. Ainsi, si on se sent bien avec telle ou telle alimentation (du moment qu’elle reste plutôt naturelle), peut-être est-il bon de composer avec au quotidien. Je suis sûre que l’alimentation cétogène a énormément de valeur, surtout pour ceux qui se sentent heureux de manger les produits présentés. Mais on a pu constater des types d’alimentations très vertueuses par ailleurs. Je pense à l’alimentation selon les préceptes de Sainte Hildegarde par exemple, alimentation qui comprend une céréale ancienne, l’épeautre non hybridé (et bio). Il y a eu de nombreux cas de rémission de gros problèmes de santé avec cette alimentation. Peut-être pourrait-on alors se poser la question de l’alimentation selon les génotypes, comme j’ai pu le lire dernièrement dans cet article très intéressant qui reprend les explications du Dr Mouton : https://www.alternativesante.fr/alimentation/s-alimenter-selon-ses-genotypes
Merci beaucoup pour ces échanges passionnants!
Je vous rejoins totalement. On n’arrive pas dans l’alimentation cétogène par hasard ; pour ma part, ce sont des problèmes de santé qui m’y ont menée.
Si l’aspect vibratoire est essentiel (en MTC, il faut au moins deux causes pour tomber malade dont une interne : stress, émotions…), l’aspect extérieur qui prend aujourd’hui toute la place est bel et bien l’alimentation. Pesticides, antibiotiques, poisons… nous en sommes inondés, sans parler des carences nutritionnelles.
Les animaux de rente sont nourris aux céréales (ce pour quoi ils ne sont pas faits), ce qui déséquilibre le ratio Oméga-6/Oméga-3 et rend notre alimentation inflammatoire. C’est valable pour la viande, les œufs, les laitages et les céréales humaines. La situation est telle que le principe des « deux causes » de la MTC devient caduc : l’agression extérieure est devenue trop forte pour notre résilience.
Travaillant dans les soins et étant également praticienne en acupuncture, je constate cet effondrement de la santé globale. Je me rends au domicile des gens et je vois la déchéance dans laquelle finissent nos aînés. Une misère humaine cachée dans des endroits riches.
Prenez l’Alzheimer : la médecine est impuissante mais cela rapporte des milliards à Big Pharma. Pourtant, on sait que l’Alzheimer se prépare 10, 15, voire 20 ans à l’avance. C’est ce qu’on appelle le « diabète de type 3 ». Le lien avec la résistance à l’insuline est évident, et on peut avoir une glycémie normale tout en ayant un cerveau qui « meurt de faim » par manque d’insuline.
J’ai vu la différence sur mon propre cerveau après l’adoption du cétogène : l’inflammation a disparu. J’ai même vu des résultats spectaculaires sur ma chienne qui avait de gros troubles du comportement ; elle est devenue extraordinaire grâce au gras.
Contrairement à des idées reçues, manger cétogène est une richesse, je m’éclate et mes invités aussi ! Si je dois rester en cétose pour ma santé, une personne saine ‘y est absolument pas obligée. Néanmoins, elle devrait au moins apprendre le « Low Carb » pour protéger son avenir. Nous nous sommes tellement éloignés de nos besoins physiologiques que c’est à se demander comment nous tenons encore debout. La vie est résiliente, mais l’état global est catastrophique.
Bravo, je suis diabétologue, mais à la retraite, heureusement! (je ne risque pas d’être poursuivie par le CO). Quand j’étais externe chez le Pr Jean-Luc de Gennes à la Pitié, (dans les années 1975/76) il nous a demandé de participer à une étude avec lui: il voulait voir les conséquences du régime d’Atkins sur le bilan lipidique: nous déjeunions avec lui, les repas étaient préparés (ou supervisés) par Mme Truffert, la responsable du laboratoire, et nous avions signé un engagement à prendre le petit déjeuner et le diner chez nous selon les mêmes règles. C’était mon 1er régime car je n’étais pas en surpoids (mais me trouvais un peu ronde selon les critères de la mode): j’ai minci sans avoir faim et j’ai gardé ce poids durablement…jusqu’à la ménopause! Par contre mon cholestérol avait effectivement augmenté, notamment le LDL; je n’ai pas gardé les chiffres en mémoire. Je ne sais pas si son étude a été publiée. Merci pour ce rappel, je pense que je vais reprendre cette alimentation et, ayant un peu plus de temps maintenant, me tiens à votre disposition pour donner des conseils à des diabétiques allant à l’encontre des recommandations officielles sans craindre les représailles.
Merci beaucoup !
J’ai cru comprendre que la consommation de viande rouge était mauvaise pour la santé (notamment dû aux graisses saturées). Pr de Lorgeril l’explique bien dans son livre sur le régime méditérranéen. De plus, lorsque l’on étudie également les habitudes alimentaires de la population des zones bleues (zone à forte concentration de centenaires), on constate qu’ils ont une alimentation pauvre en viande, notamment rouge. De même pour les produits laitiers qui sont limités. Il est assez difficile de savoir ce qui est bon ou non pour la santé avec ces informations contradictoires.
Je n’ai jamais pratiqué le régime cétogène et je ne cherche nullement à le défendre. Selon l’article, je constate seulement que la part globale des protéines est la même dans le régime occidental et dans le régime cétogène. Il ne s’agit donc pas, si je comprends bien, de manger plus de viande, de poisson et de laitage mais de remplacer une grosse part des glucides en lipides soit, tout particulièrement de l’huile, des poissons gras, de l’avocat par exemples. Rien n’indique, il me semble, dans le texte de l’article, qu’il faille accroître la consommation de viande rouge ni même en consommer.
Par ailleurs, supprimer le pain et les patates, ce ne sera pas aisé pour tout le monde car c’est la nourriture des pauvres comme dit dans un autre commentaire.
Il est vrai que lorsque l’on regarde les graphiques la part des protéines est similaire. Mais l’article est assez clair sur la consommation de viande.
Voici quelques extraits :
« Point essentiel dans le cadre d’une alimentation cétogène, la première source d’énergie se trouve dans les lipides. Toutes les graisses animales, les viandes grasses, les produits laitiers, les oléagineux, l’avocat reviennent en force. »
ou
« Nous avons d’un côté une approche omnivore avec la consommation de végétaux et de l’autre une approche carnivore qui les exclut. »
Admettons que je sois dans le régime dit occidental dans l’article (ce qui doit être à peu près mon cas mais peu importe). Je cherche à passer au régime cétogène. je constate que les protéines sont dans la même proportion. Dondc je ne change rien à ma consommation de viande, poisson, fromage.
Le problème est qu’après avoir suppriùmé le pain, les céréales, les pommes de terre il faut que je trouve des lipides SANS protéines. Alors bien sûr il y a l’avocat sans protéine et sans glucide. Je ne peux pas ajouter de la viande car alors il y aura trop de protéines.
L’article parle aussi de végétaux comme les radis, les poireaux et les navets. Donc on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de végétaux.
Le problème est de trouver des lipides sans sucre et sans protéine (ou très peu). Les noix puisqu’il y a de l’huile de noix. Des graisses animales sans protéines ? Je ne connais pas la composition des aliments. Je cherche …
Je ne pense pas que l’on puisse parler d’un régime carnivore car alors la part de protéine serait beaucoup trop importante.
En fait je pense comprendre que ce régime nous incite à consommer la graisse des viandes, graisse qui ne contient pas de protéines. Donc manger des viandes grasses avec le gras.
Pour ma part j’ai une réticence à consommer ces graisses qui entourent la chair animale. Je les laisse sur le bord de l’assiette. De plus c’est dans les graisses que se concentrent les produits médicamenteux pris par l’animal (ou l’homme). Si l’animal a été engraissé aux antibiotiques, on devrait en retrouver des traces dans ses graisses. Alors ….
Je vois une autre solution : les huiles qu’il faudra aussi bien choisir. Pourquoi pas de l’avocat avec de l’huile et un peu de jus de citron? c’est pas mauvais et là on a des lipides !
Effectivement Bernard ,c’est donc egalement culturel , car on mange des pâtes au sud et des pommes de terre au nord …
Lobbying ou dogmatisme ? J’ai l’impression que vous remplacez une croyance par une autre.
Dans quel monde vivez-vous ?
« J’ai seulement 48 ans et dans ma jeunesse le problème dans le monde était la famine. En 40 ans, c’est devenu l’inverse : l’Occident meurt de mal se nourrir, en particulier trop de glucides ! »
– « le problème dans le monde était la famine. », mais il est toujours d’actualité, la preuve :
Sous-alimentation : 638 à 720 millions de personnes (8,8 % de la population mondiale).
Insécurité alimentaire aiguë : 295 millions de personnes (dans 53 pays).
Insécurité alimentaire modérée ou sévère (2023) : Environ 2,33 milliards de personnes.
Faim catastrophique : 1,9 million de personnes au bord de la famine (Gaza, Soudan, Soudan du Sud, Haïti, Mali).
– « l’Occident meurt de mal se nourrir »
Je vais vous dire un truc, cela laisse complètement indifférent les trois quarts de l’humanité qui n’en font pas partie, inutile de vous expliquer pourquoi, cela se devine. Vous ne voudriez tout de même pas qu’on plaigne les occidentaux qui engraissent sur la misère du monde ?
« Le régime cétogène est une solution simple, peu couteuse » après « supprimer le pain, les pâtes, le riz et les pommes de terre », dites-le aux pauvres, parce que la viande ou le poisson seraient à un prix abordable, pour vous, on n’en doute pas.
On sent le parti pris dans cet article, ce qui ne me plait pas du tout. Une alimentation saine et équilibrée sans interdit, et un mode de vie sans excès à répétition, et vous resterez longtemps en bonne santé, ce n’est pas plus compliqué.
Dans quel monde vivez-vous ?
Dans un monde où la corruption peut créer l’opinion voire « ce que dit la science », ce qui n’est pas sans conséquences sur la santé avec des effets dominos… obésité, maladies cardio-vasculaires, diabètes…
Une petite vidéo (2’02)avec l’accent québécois dans l’article
Des scientifiques manipulés par l’industrie du s ucre
Radio-Canada, le 14 septembre 2016
Il est difficile de trouver des aliments transformés qui ne contiennent pas de sucre ajouté.
Un article publié dans le Journal of Internal Medicine de l’Association médicale américaine révèle que l’industrie du sucre a discrètement payé des scientifiques, il y a 50 ans, pour manipuler l’opinion publique.
https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/article-abstract/2548255
La publication montre que les scientifiques qui ont bénéficié d’un financement de l’industrie du sucre ont minimisé l’impact de ce dernier sur les maladies cardiovasculaires, pour jeter plutôt le blâme sur les gras saturés. Les conséquences sur la santé se font pleinement sentir aujourd’hui.
L’industrie du sucre est tombée dans le marketing au début des années 60, au moment même où la communauté scientifique s’interrogeait sur la responsabilité du sucre et du gras dans les maladies cardiovasculaires.
(…)
La publication a influencé pendant des décennies la communauté scientifique qui s’est concentrée sur le cholestérol et les gras saturés dans sa lutte contre l’obésité.
Le documentaire Sugar Coated tirait déjà la sonnette d’alarme l’an passé, comparant l’industrie du sucre à celle du tabac qui a longtemps caché les problèmes de santé associés au tabagisme.
(…)
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/802905/industrie-sucre-manipulation-remuneration-scientiques-etudes-harvard
Sugar Coated | FULL DOCUMENTARY | MUST SEE
(1:27:39) https://www.youtube.com/watch?v=esjTpaohQq4
vidéo en anglais, on peut activer les sous-titres en anglais, ça peut aider…
Si quelqu’un veut en faire un article avec une traduction en français, l’Aimsib sera preneur…
Il a effectivement été très bien établi que ce fut l’industrie du sucre qui avait (grassement sans doute et sans jeu de mots …) payé des scientifiques pour réaliser des « études » faisant porter le chapeau des méfaits du sucre en excès sur les graisses saturées.
Bonjour à tous ,j’ai lu avec beaucoup d’attention les différents commentaires ,qui sont très intéressants…
Je trouve que oui , l’état d’esprit des êtres humains (voire des animaux ) est primordiale…
Personnellement , je n’ai pas d’état d’âme particulier quand je vais au super marché, alors que je suis heureuse quand je vais au marché, acheter des légumes….qui sortent de terre …ou dans certaines boutiques bios où je vois des gens minces ,souriants, avec des caddies qui ne débordent pas de choses inutiles …
Concernant le regime cétogène , je pense qu’il est très intéressant et je vais personnellement m’en inspirer …mais ..il y a y a une chose qui minterpelle dans cet article (ou sur leur site) : l’auteur explique que si on fait un pas de travers ,tout est à refaire .Je crois que cet avertissement doit concerner les personnes malades , mais je ne crois pas utile de s’imposer une foule de contraintes quand on n’a pas de raison particulière grave de choisir le régime cétogène …si ce n’est la recherche du bien être et la prévention de la maladie.
Je dirais donc que, comme toujours , il faut savoir raison garder…et s’écouter…
Bernie Siegel a écrit dans « L’amour, la médecine et les miracles » que ceux qui ont le plus de chance de guerir de maladie grave , sont les rebelles …
Les rebelles , à mon avis ,sont également ceux qui ne se soumettent pas aux Diktats d’une façon -de -vivre – qui doit – préserver- la – santé- voire – qui – doit- permettre- de la retrouver…
Ces derniers jours, j’ai entendu le temoignage d’une personne qui s’est guérie d’un cancer très grave en faisant un régime strict : pas de sucre, des jeûnes etc ….et parallèlement, j’ai lu dans le livre : » la guérison spirituelle » de Jean Jacques Charbonnier ,l’histoire d’un de ses patients ,qui a guéri d’un cancer très grave en faisant tout le contraire….en mangeant ce qui lui était interdit, choux à la crème…etc …et surtout rire en regardant des films comiques …
Je dirais donc …encore une fois qu’il est utile de sortir de la vision matérialiste, pour accéder à une vision plus spirituelle qui prenne en compte notre âme et ses besoins .
L’état d’esprit est …primordial …
Mon père nous disait toujours : « Manger de tout, n’abuser de rien »
Nous vivions un peu en « autarcie » avec des produits sains : volailles, lapins, cochon… et les légumes du jardin. C’était un bel atout au départ !
Dans la famille, un cousin, lui, abusait sérieusement du sucre, des confitures… il n’a pourtant jamais été malade, a travaillé très tard dans sa ferme et est parti à plus de 90 ans!
Cela démontre que tous les organismes ne réagissent pas de la même façon. Et l’esprit qui nous habite joue certainement un grand rôle.
Certes la littérature ne manque pas sur le régime cétogène, mais il me semble que l’article présente quelques biais d’interprétations simplistes, ou caricaturaux, peut-être ou en partie dus à l’intention de le vulgariser.
Le principal dans la présentation me semble être une forme de simplisme qui laisserait penser que cette distribution en 3 catégories, lipides, protéines, glucides, selon une sorte de théorème cétogène qu’elles ne se vaudraient pas toutes les unes, les autres d’un point de vue qualitatif quant à leurs apports nutritionnels respectifs.
Les lipides, toutes les graisses ? huiles, insaturées, poly-insaturées, saturées, hydrogénées (procédés industriels)… ne se valent pas toutes d’un point de vue chimique, ce qui ne saurait être sans conséquences sur leurs assimilations alimentaires…
Les protéines, œufs, viandes, poissons ne sont pas équivalentes en termes de nutriments sans même parler des qualités protéïques de chaque aliment d’origine animal ou végétal, même si leurs qualités nutritionnelles dans leur ensemble supportent que très peu de contestations, hors récent régime végan.
Les glucides, idem, entre ceux rares, ou saisonniers, « naturels » apportés par fruits et légumes, ou miels, sirop d’érable, et le sucre de l’industrie avec ses trop nombreux emplois historiquement récents…
Le sucre consommé principalement issu de la canne à sucre et de la betterave sucrière est un saccharose, un diholoside constitué de glucose et de fructose, que l’organisme doit hydrolyser pour qu’il soit assimilé, une réaction chimique (ou enzymatique ?) dans laquelle une liaison covalente est rompue par action d’une molécule d’eau. Alors que les miels ne contiennent que des sucres dit simples (glucose, fructose, maltose, galactose,…) directement assimilables par l’organisme !
Dans la « vraie vie » de l’alimentation variée sur notre planète Terre tout est bien plus nuancé, les équilibres plus subtils, et chaque source nutritionnelle ne mérite pas une sorte de « bannissement », là où ce régime cétogène particulier s’emploie pour des raisons thérapeutiques et/ou diététiques à rétablir un état de bonne santé. Seuls les excès sont toxiques.
Loin de moi l’idée de dénier les bienfaits de ce régime selon besoin diététique ou thérapeutique… ne fut-ce que pour se sevrer de produits sucrés… Pour l’avoir pratiqué quelques mois, cela m’a fait économiser beaucoup de temps, de pas, dans les supermarchés parce que l’on ne sent plus concerné par au moins la moitié des rayons dans l’alimentaire.
Le paysage dans les hyper et supermarchés a beaucoup changé ces 3 et 4 décennies. du fait de l’industrie agro-alimentaire qui s’est emparée de nos besoins. Les plats préparés qui n’occupaient qu’un tout petit espace assez confidentiel dans les années 80, 90 sont devenus au fil des ans gigantesques. La paresse peut-être leur fond de commerce ? avec l’aide de publicités télévisées.
Des aliments préparés, transformés,qui contiennent des anti-oxydants divers et du sel pour optimiser leur éphémère conservation avec date limite de consommation, du sucre pour compenser et augmenter l’appétence…
Et puis aussi le rayon des boissons sucrées, sodas, jus de fruits, boissons énergisantes… illustration ci-dessous qui relègue l’eau minérale dans un coin du supermarché
Et puis les fabuleux rayons confiseries, ces faux-amis, biscuits, coupe-faim, en-cas sucrés, qui par des artifices marketing ludiques ont séduit les enfants, comme des adultes.
Au point que le système digestif ne connaisse que peu de repos et s’habitue par addiction à une alimentation riche en glucides.
Celui, celle qui se lance dans un régime cétogène devra faire le deuil de ces allées de la tentation… c’est pas douloureux, on s’y fait vite.
Évidemment les jeunes générations ne se sont pas rendues compte de cette transformation qui s’est imposée dans leurs esprits comme une sorte de normalité, une corme d’abondance sous les yeux au quotidien, ils ignorent « le monde d’avant… », on ne saurait leur reprocher.
.
Ce « monde d’avant » ne connaissait pas d’enfants obèses, tout au plus un ou deux élèves par classe étaient un peu rondouillard mais sans plus, sans manifestation pathologique, sans que cela altérait leurs facultés sportives.
C’est une question d’habitude…
J’ai vu un.jour un article d’un psychologue qui conseillait de faire des listes …il parlait des valeurs , mais c’est transposable pour tout …
Par exemple à propos de notre sujet ,en haut de la liste ,on pourrait écrire que nous privilégions la santé et le bien être…
Il y a très longtemps que j’ai arrêté de faire mes courses dans la plupart des super marchés , car je me sentais étouffée par la taille de ces magasins …d’autant plus que j’entrais dans le bâtiment à une certaine heure et j’en ressortais …1 , 2 et parfois même 3 heures apres ……
J’ai commencé à fréquenter les Biocoops il y a 30 ans ..
Contrairement à ce qu’on entend souvent ce ne sont pas des endroits réservés aux riches..
Au depart ,on y voyait beaucoup de babacools .qui vivaient dans des tippies ou des yourtes …
Bref …je l’ai déjà ecrit plus haut , faire ses courses dans un commerce bio ,surtout s’il est bien développé ,comme dans un certain nombre de villes, est vraiment très agréable…..et évidemment il ne faut pas négliger les marchés….j’ai une véritable passion pour eux …à tel point que je suis venue m’installer dans une région où il y a un beau …et authentique marche .
Enfin , tout cela pour dire que les rayonnages colorés par les bonbons ou les sodas …ne m’attirent absolument pas …
En ce qui concerne le cétogène, idriss Averkane dit qu’il a changé sa vie …
Je m’interroge avant tout sur le comportement qu’il avait avant …
L’article est sans doute volontairement simple afin de pousser les lecteurs à chercher l’information…
Mais il est certain que tous les produits alimentaires ne se valent pas…
Concernant le sucre , il y a également les sucres biologiques, peu transformés qui apportent, au moins, des nutriments..
J’ai beaucoup d’estime pour Idriss Aberkane ..mais j’ai un peu survolé son dialogue avec Ulrich Genisson et je ne l’ai peut être pas suivi assez sérieusement …car je trouve qu’il ne fait pas très clairement la comparaison entre son comportement alimentaire d’avant et celui qu’il a adopté maintenant …
Il dit qu’il avait toujours le nez bouché …or c’est une des caractéristiques d’une consommation excessive de sucre .
Je suis toujours gênée par cette aspect un peu coercitif que je perçois dans l’adoption du régime cétogène .
On aurait presque l’impression que c’est une question de vie ou de mort ..je pense que tout doit dépendre du contexte …c’est un peu comme les » 5 fruits et légumes par jour » …
Enfin il me semble que si on mange de bonnes choses, sans excès,et en suivant son instinct, on devrait être en bonne santé.
Et il est tellement important de se faire plaisir un tant soit peu, afin de remonter les énergies!!
Oui ça me semble évident…
Je suis toujours assez réticente quand j’ai le sentiment que l’être humain est pris pour une machine …encore que .même la machine peut réagir différemment selon la façon dont on la traite …
@ tomogab, désolé pour le retard de publication, le commentaire était tombé en indésirable !???
La modération
Bonjour, dans AIMSIB il y a un S qu’il ne faut pas négliger et au risque de passer pour un trouble fête, je souhaite vous apporter l’avis d’un autre outre atlantique, le docteur Mercola qui fut jusqu’à il y a quelques années un propagandiste du régime cétogène. Il a depuis modifié son régime alimentaire pour en revenir à un taux de glucides plus « correct ». Ses analyses sont à connaitre.
Voici ci après quelques uns de ses articles
https://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2025/11/18/keto-diet-liver-heart-health-risks.aspx
https://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2025/12/25/ketogenic-diet-long-term-risks.aspx
https://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2026/01/14/keto-bhb-hdac-myth.aspx
Bonnes réflexions
Merci, très intéressant. J’ajouterais un livre qui se complète parfaitement, mais qui peut déranger par certains aspects. Toxic Veggies par Sally K Norton, édition Thierry Soucar. Livre qui parle principalement des oxalates que l’on trouve dans certains légumes.
REGIME CETOGENE ET CANCERS. Aujourd’hui, il existe suffisamment de preuves cliniques pour attester que le régime cétogène en cas de cancers aggrave la progression tumorale à terme, à quelques exceptions près (documentées) , celles des cancers du pancréas et des glioblastomes (pour lesquels le rapport bénéfices/risques demeure favorable. En effet, une alimentation riche en graisses et en protéines animales est pro-inflammatoire, perturbe le microbiote intestinal ainsi que le métabolisme des acides gras orienté vers la production de prostaglandines inflammatoires avec une activation des signaux à la fois inflammatoire et prolifératif (mTOR et NFkappa-B). Voici quelques éléments bibliographiques pour votre réflexion : 1) https://api.unil.ch/iris/server/api/core/bitstreams/e8ec655b-2fa8-4f33-aee0-2985441338b8/content, 2) https://www.dur-a-avaler.com/le-regime-cetogene-contre-le-cancer-une-arme-a-double-tranchant/…
Bonnes lectures
L’article lien 2) sur dur-a-avaler (dont on ne sait qui est derrière) est une peu léger :
« Les données cliniques semblent montrer un rôle intéressant de ce régime pour les cancers débutants, non métastasés. Pour les cancers plus avancés avec métastases, l’histoire semble être bien différente. »
donc, selon des témoignages, quelques cas, un rôle intéressant (?)… sans plus de précisions ! au doigt mouillé suivant le sens du vent, mais sans se mouiller…
Si « le cancer » serait une même pathologie (toujours pure hypothèse), il faudrait se demander pourquoi elle affecte certains organes plutôt que d’autres… ce qui devrait être la premier questionnement, lien de causalité, une piste à suivre ?, il est donc assez improbable de trouver une même panacée miraculeuse, même s’il appert quelques points communs transversaux quant aux perturbations du métabolisme cellulaire des tumeurs, qu’un régime diététique (jeûne, régime cétogène, crudivore,…) serait – peut-être ? – susceptible de corriger, plus ou moins bien.
Les recherches sur le cancer suscitent encore énormément d’espoirs depuis déjà pas mal d’années, la Ligue nationale contre le cancer a été créée en mars 1918
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_nationale_contre_le_cancer
Sans vouloir être rabat-joie cela dénote que les recherches stagnent et se sont enlisées dans ce domaine, ce que me confirment les données de mortalité par cause de décès du Cepidc Inserm qui n’affichent aucune inflexion à la baisse ces dernières années, en dépit de moyens technologiques de plus en plus colossaux (imageries médicales diverses, analyses biologiques de tissus -biopsies -, sanguines…) .
LeS cancerS étant la première cause de mortalité devant les maladies cardio-vasculaires ! + ou – 25 % des décès.
Image ci-dessous (cliquer pour agrandir, ou suivre le lien)
source https://www.cepidc.inserm.fr/donnees-et-publications/grandes-causes-de-deces-et-tendances-recentes
Il faut bien mourir de quelque chose, notre civilisation n’admet plus les morts « naturelles », mais cela en est à se demander si les recherches étaient orientées dans la bonne direction… ? si le réverbère avait été placé au bon endroit ?
Devant un tel échec patent depuis un siècle, mais publiquement très confidentiel dans les médias autorisés, – ce n’est pas une gloire de la médecine – se priver d’autres options dont celle du régime cétogène dont les effets sont de sevrer un peu à la fois les cellules cancéreuses de leur carburant pourrait être assimilé à une perte de chance.
L’Académie de médecine me semble très mal placée pour donner des leçons dans ce domaine de la cancérologie.
Bonjour.
Dans votre commentaire, vous sortez quelque peu du sujet : » régime cétogène et cancers, avantages ou inconvénients ? « .
Je réitère donc à l’appui d’une étude bibliographe large (sans etre exhaustive) que ce régime cétogène, non seulement n’apporte aucune amélioration pour des patients cancéreux (EXCEPTE pour le cancer du pancréas et le glioblastome) mais aggrave leur état clinique.
Ainsi, le Dr Laurent Schwartz après avoir recommandé ce type de diète est totalement revenu sur cette préconisation : https://www.instagram.com/biomecaniquepodcast/reel/DR4R40dlUiS/
Par ailleurs, je vous rejoins sur le flou intégral concernant la nature des lipides (cétones = produits de dégradation des graisses) ingérés. Ainsi, autant un excès d’un acide gras de type oméga 6; l’acide linoléique est très pro-inflammatoire, autant un acide gras de type oméga 3, le DHA ( acide docosahexaénoïque) est un puissant anticancéreux. Donc, il y a graisses et graisses…
Pour finir, je joins un fichier sur une publication de l’institut Gustave Roussy à propos de régime cétogène et cancer
Bonnes réflexions
Yann Olivaux
Le régime cétogène est toujours présenté comme une diète assez stricte, en termes de % de glucides, lipides, et protéines qui ne se valent pas tous. Étant donné la variété des ingrédients possibles, le nombre de combinaisons est assez énorme, au point qu’il est difficile d’imaginer une diète cétogène « standardisée » (façon industrielle ou nomenclaturée)… laquelle procurerait ou non certains effets recherchés.
Les résultats ne pourraient qu’être aléatoires et peu interprétables d’un point de vue scientifique.
Les cas bénéfiques, ou l’inverse, de ce type de diète ne peuvent qu’être qu’anecdotiques, ou observationnels même en faisant des essais cliniques, les ressources alimentaires variant suivant les latitudes, les saisons, les produits disponibles au quotidien et leurs qualités bio ou non, les caractéristiques des participants, enfants, jeunes adultes, séniors… un bras cas témoin avec des personnes en bonne santé à priori, un autre avec des cas pathologiques, diabète, problèmes cardio, arthrite, hypertension… énumérés dans l’article.
Les glucides, la confusion règne entre « sucres » (les glucides) et « sucre » (le saccharose ou sucre blanc). Le saccharose est un glucide, mais tous les glucides ne sont pas du saccharose.
Une baguette de pain de 250 g contient environ 125 g de glucides, dont 100 grammes d’amidon, 6 grammes de glucides divers (comme le glucose) et moins de 0,5 g de saccharose. Vingt-cinq morceaux de sucre N°4 (qui pèsent 5 g chacun) représentent aussi 125 g de glucides mais uniquement 125 g de saccharose
Aussi il me paraît assez inepte de raisonner en équivalent « carrés de sucre (saccharose), comme en terme de calories, les amidons se dégradant de façons différentes…
L’amidon (sucre complexe polysaccharide ou polyoside) et les protéines du pain vont être digérés plus lentement que le saccharose, la glycémie va augmenter plus progressivement, moins d’insuline sera produite…
Les lipides, il y a trente-six sortes de matières grasses, végétales et animales, qui peuvent être hydrophiles ou amphiphiles, acides gras saturés, polyinsaturés, insaturés… ou hydrogénés transformation d’huiles végétales par l’industrie agroalimentaire pour stabiliser ou modifier leurs qualités, les acides gras sont ainsi transformés en acides gras trans (= acides gras saturés).
Le procédé d’hydrogénation n’est pas nouveau, il date de la fin du XIX siècle,
« Vers 1910, les États-Unis se mirent à importer du soja comme source de protéines pour l’élevage. Les usines d’aliments pour le bétail produisaient de grandes quantités d’huile impropre à l’éclairage, tandis que la consommation de beurre augmentait. Les fabricants de margarine se persuadèrent que les graisses hydrogénées se conservaient plus longtemps que le beurre à tartiner, obtenu par addition d’huile végétale au beurre naturel. C’est ainsi que dès les années 1920, des margarines à base d’huile de soja hydrogénée : Crisco, Spry etc., ont commencé à remplacer beurre et saindoux dans la confection du pain, des gâteaux et des pâtes à gâteau sur le marché anglo-américain[10].
(…) Mais la découverte du risque cardiovasculaire des graisses partiellement hydrogénées, la réglementation et l’étiquetage ont fait reculer leur part de marché dans l’alimentation[12],[13],[14]. Les industriels leur préfèrent les graisses végétales saturées, de consistance plus pâteuse, tirées d’huile de palme ou d’huile de coco, et les mélanges de triglycérides (procédé dit « inter-estérification des graisses »), qui écartent le risque de formation de graisses trans. « …
voir le Paragraphe Histoire :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrog%C3%A9nation_des_corps_gras.
Les acides gras saturés perdent leurs capacités de se lier chimiquement, ce qui leur confère une stabilité, une meilleure conservation, Ils sont à l’origine de la Margarine une émulsion d’eau et d’huile végétale stabilisée par l’addition d’émulsifiants
Pour une évaluation scientifique du (ou d’un) régime cétogéne il faudrait au préalable définir quels acides gras sont utilisés, étant chimiquement différents, tous ne sont pas pareillement assimilables par l’organisme…tous ne se transforment pas en cétones, particulièrement les acides gras poly ou mono insaturés plus assimilables puisqu’ils ont par nature des liaisons chimiques ouvertes…
Pour faire des essais cliniques, il faut des crédits… quel(s) laboratoire(s) se lancerai(en)t là-dedans… ? quand le traitement du cancer est une industrie…
Bonjour,
Merci pour cet article, la réflexion et les très nombreuses références qui garnissent ce texte. Je n’avais pas prévu de réagir, mais comme l’auteur invite expressément les lecteurs de « bien étudier son contenu et les sources citées », alors pourquoi pas.
L’une des promesses les plus puissantes avec le régime cétogène, c’est la perte de poids et donc la lutte contre l’obésité. Le paragraphe dédié est imposant et pourtant il ne cite spécifiquement qu’une seule méta-anlayse sur ce sujet.
Le reste ? Les témoignages sur le site de l’auteur, les travaux qui montrent le regain de poids après une chirurgie et la récente documentation du système de surveillance UK sur les décès *potentiellement* liés aux agonistes GLP-1. Sur ce sujet l’auteur dit qu’il y aurait « déjà 82 morts officiellement reconnus rien qu’au Royaume-Uni » citant le fameux document de surveillance britannique… qui ne dit pourtant absolument pas cela. C’est comme pour le VAERS ou toutes autres bases de données de pharmacovigilance : ce sont les cas suspectés totaux avant investigation pour en attester ou non de la causalité.
L’affirmation est catégorique, c’est inexact.
Mais revenons à ce paragraphe. Une seule étude donc, alors que c’est peut-être le sujet le plus étudié dans la communauté médicale. Je trouve cela un peu léger. Mais surtout, cette étude démontre un point colossale : le régime cétogène ne fait pas mieux que n’importe quelle autre approche thérapeutique pour perdre du poids (comme de l’hypocalorique classique riches en glucides).
C’est écrit noir sur blanc dans la conclusion retranscrite in extension.
De fait, le régime cétogène n’apporterait selon cette étude (et ce résultat est confirmé dans des essais cliniques à long terme : voir https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29178536/) aucun bénéfice supplémentaire. Donc pourquoi devrait-il être absolument recommandé par la communauté médicale ? Il n’y a pas de raison, en fait.
Le régime est restrictif avec l’exclusion de beaucoup d’aliments de base. Il est donc plus difficile à suivre (et on ne parle pas du bilan d’un tel régime sur l’environnement…). Cela va donc dépendre finalement uniquement du choix du patient, s’il veut ou pas adhérer à ce régime.
Autrement dit, la littérature est claire : il faut juste choisir ce qui nous convient, et que l’on va pouvoir adhérer le plus longtemps possible. Que ce soit 60 % ou 5 % de glucides n’y changent rien.
Ce paragraphe précise d’ailleurs explicitement que ce régime ne fait pas mieux pour améliorer le marqueur HbA1c, la référence pour le diabète. Autrement dit, mais je prend de l’avance sur mon commentaire, ce régime n’aurait aussi pas d’intérêt supplémentaire dans la gestion du diabète.
Justement, je m’étonne de ne trouver aucune référence scientifique dans le vaste paragraphe sur le diabète de type 2, alors que c’est un problème majeur de santé publique et que le régime cétogène propose une réponse logique à ce problème en coupant les apports en glucides, qui élèvent l’insuline et la glycémie.
Mais comme dit précédemment, l’étude citée par l’auteur précise en réalité l’absence de supériorité de ce régime dans le contrôle d’un diabète. Et pour cause : le poids est le principal levier dans la gestion du diabète… et un régime hypocalorique riches en glucides fait aussi bien sur ce point.
Mais soyons bon prince, notre auteur aurait pu citer la méta-analyse de la collaboration Cochrane, connu pour faire -disons le gentiment- des méta-analyses plutôt pas mal, et qui nous précise qu’il n’y a « probablement que peu ou pas de différence en termes de perte de poids et d’évolution des facteurs de risque cardiovasculaire jusqu’à deux ans de suivi, lorsque des participants en surpoids ou obèses, avec ou sans DT2, sont randomisés pour suivre soit un régime amaigrissant pauvre en glucides, soit un régime amaigrissant équilibré en glucides. »
La source : https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.cd013334.pub2/full
En fait toutes les études vont dans la même direction : le régime cétogène montre une supériorité a court terme pour la perte de poids et l’amélioration des biomarqueurs, laissant ainsi une certaine euphorie médicale, mais qui disparaît quand le suivi atteint 1 ou 2 ans.
Les gens ne suivent plus le régime ? Si c’est le cas, c’est que ce régime n’a pas convenu, tout simplement.
N’aurait-il pas fallu apporter davantage de travaux cliniques plutôt que les nombreux portraits keto de l’auteur ? Je pose la question.
Je finirais sur le cancer. Sujet passionnant et ô combien compliqué. L’auteur a choisi de ne parler que du glioblastome, peut-être en référence au décès de sa mère, et c’est plutôt une bonne pioche car c’est bien le cancer où le régime cétogène semble montrer le plus de promesses.
Mais l’auteur ne nous parlera que d’une « petite étude » pour illustrer les bénéfices spectaculaires de ce régime. Sauf que cette étude est truffé de biais méthodologique. Ce n’est pas une étude contrôlée, avec randomisation des participants et contrôle des facteurs confondants. D’ailleurs, les auteurs reconnaissent qu’il fallait 6 mois de régime cétogène pour être inclus… donc toutes les personnes décédées avant ne pouvaient intégrer ce groupe. On appelle cela un biais de temps immortel, et ça donne des moyennes plus élevés pour ce groupe. Bon, un détail. L’étude est sympa, mais elle n’apporte aucune information sérieuse pour un clinicien ou faire évoluer une pratique clinique.
Il aurait fallu citer les quelques études cliniques contrôlés que nous avons sur les glioblastomes (et ce n’est pas trop compliqué, car on peut les compter sur les doigts d’une main). En fait, c’est même plus simple, car nous n’avons qu’un seul véritable essai clinique sur ce sujet (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32619561/) dont les résultats ne montrent pas de différence sur le critère principal de survie (PFS6). Pour être rigoureusement honnête, un sous-groupe montre un bénéfice selon la glycémie, mais les analyses de sous-groupe perdent en puissance, et s’éloigne des mesures originelles prévu statistiquement au départ.
Autrement dit, les données sur les gliomes/glioblastomes sont tellement minimes (un seul véritable essais clinique chez 50 participants, et quelques études pilotes ne dépassant pas la centaine de participants) qu’il est bien évidemment impensable de proposer cela en traitement officiellement.
En recherche clinique ? Oui, bien sûr, et je suis aussi le premier à être un peu décourager que la recherche clinique ne produise pas plus de recherche sur ce sujet. Pour nous aider à trancher.
Il n’y a ma connaissance qu’une seule étude véritablement positive sur le cancer avec le régime cétogène, et c’est pour le cancer du sein (j’en parle ici : https://www.dur-a-avaler.com/la-diete-cetogene-efficace-contre-le-cancer-du-sein/). La survie est meilleure chez les femmes qui suivent un régime cétogène mais l’étude est aussi « faiblarde ».
– peu de participantes
– pas de réplication indépendante
– des groupes avec des différences malgré tout gênante dans le classement des cancers
– les participants sous régime cétogène ont fait une restriction calorique (avec une perte de 5 kg) ce qui rend difficile de savoir si c’est un bénéfice véritable du régime cétogène ou d’une perte de poids/restriction calorique.
Pour le cancer, les résultats sont aujourd’hui extrêmement préliminaire et pas assez nombreux pour permettre de faire bouger les lignes. C’est une réaction plutôt normale. On attend généralement de vaste étude clinique rigoureuse de Big Pharma avec 200-300 participants, et des endpoints rigoureux, alors pourquoi changer des lignes directrices sur une étude avec 50 participants, soigneusement sélectionnés ?
Il faut savoir raison garder.
J’en ai fini, c’est déjà bien assez long.
Merci pour l’article d’une manière générale et la discussion ainsi crée. Mais en nutrition, il n’y a pas vraiment de remède miracle, et le régime cétogène n’est pas ce miracle tant attendu. Il peut aider, surtout si on adhère au régime, mais il ne fait pas mieux que les approches standards déjà connu (et moins restrictive).
Jérémy Anso, auteur du blog Dur à Avaler.
La diète est un terme de médecine dont l’étymologie est très ancienne Empr. au b. lat.diaeta « régime, diète » lui-même empr. au gr. δ ι ́ α ι τ α « manière de vivre » et « diète ».
A – Régime alimentaire particulier prescrit à titre hygiénique, prophylactique ou thérapeutique, et propre à conserver une vie équilibrée.
B – Abstention momentanée, et plus ou moins totale de nourriture, pour des raisons médicales.
https://www.cnrtl.fr/definition/di%C3%A8te
Le régime cétogène puisqu’il est une diète n’est pas une nouveauté au sens A puisqu’il partage les mêmes objectifs, et qu’il se distingue du jeûne complet, partiel, ou intermittent sens B.
Il existe une variante moins stricte que le régime cétogène appelée « Low Carb « (pauvre en glucides) qui autorise un pourcentage modéré de glucides (pain, pommes de terre, riz, céréales) régime dont la vertu principale vise à perdre du poids, retrouver forme et santé…
Les publications de recettes Céto et Low Carb sont devenues presque populaires, de « vrais livres de cuisine » dont s’inspirent quelques Grands Chefs étoilés, qui nous font sortir des sentiers battus, des recettes de famille, des habitudes morne plaine…, recettes qui ne manquent pas de saveurs, d’originalité, gourmandes pour certaines. L’avantage de ces nouvelles diètes étant zéro frustration en terme d’assiettes bien remplies si l’appétit est au rendez-vous.
Les diètes ne sont pas une nouveauté, l’AIMSIB y a consacré un article, qui ne manque pas de vécu, on pourra y lire ou relire le témoignage du Docteur Michel ANGLES, praticien en médecine traditionnelle chinoise…
Comment se préparer un bouillon d’os avec une marmite norvégienne ?
par La rédaction de l’AIMSIB, le 04/02/2024
L’utilisation du bouillon d’os, à des fins thérapeutiques, est très ancienne. Cela remonte à l’aube de l’humanité où, paraît-il, pour ne rien perdre, on faisait bouillir tout ce qu’on ne pouvait pas manger directement. Il s’agit de fait d’une coutume très répandue de par le monde. Je me souviens de mon enfance, déjà lointaine, où l’on faisait des bouillons, pot-au-feu, poule au pot, que l’on réservait pour les enfants et les malades.
Ensuite dans les années 70, j’avais un ami originaire de Canton (Chine), qui avait étudié la médecine chez lui avant de chercher refuge en France. Il m’engageait à consommer très régulièrement des bouillons d’os de porc. C’est une pratique recommandée par l’association Kousmine [1], dans le régime cétogène ou paléo.
Bien sûr, pour corroborer l’importance de cette pratique, nous ne ferons pas appel à des études en double aveugle, randomisées et autres, mais à la sagesse populaire et à l’expérience multimillénaire.
(…) lire la suite :
https://www.aimsib.org/2024/02/04/comment-se-cuire-un-bouillon-dos-avec-une-marmite-norvegienne/
Bonjour,
Régime cétogène ? Plutôt régime équilibré et adapté à son activité physique et mentale… Les adeptes du « cétogène » veulent plus de protéines , de gras? Mangez de la farine d’insecte ou du boeuf vacciné ARN, avec de l’huile de colza riche en oméga 3 et en pesticides ! C’est à la portée de toutes les bourses. Et hop! vous verrez que le régime cétogène n’est plus adapté! Avec 200€/mois à consacrer à l’alimentation pour 1 personne, trouvez moi un régime cétogène et bio, possible ? J’écoute !
En inde 95% d la population est végétarienne. Ceux qui cuisine traditionnellement ne sont pas obèses.
Quand à moi, j’ai eu ma période « tout glucide » dans les année 1985-2005. avec tout de même un peu de fromage et de viande (très peu) par gourmandise. Et actuellement ma tension es plutôt basse (parfois trop), mon poids plutôt trop bas (j’augmente un peu les protéines et l’activité physique pour faire du muscle, garde des glucides, cela semble marcher)… Toutefois , il est dit que le régime plutôt végétarien convient bien aux personnes du groupe sanguin A, ce qui est mon cas.. Alors, rertrouvons chacun notre régime alimentaire idéal ? Et comme disait ma grand même décédée à 97 ans :Manger un peu de tout , et sans excès, c’est le secret ! Et ma mère a 94 ans , et est en bonne santé physique et mentale. Elle pourrait s’améliorer avec plus d’activité physique, mais elle y reste rebelle.
Je suis de votre avis..pour moi plutôt régime équilibré que cétogène strict .
Je garderais même les bonnes pommes de terre cultivées dans les champs et qui ont un goût incomparable …même si elles contiennent de l’arsenic 🤣.
Toutes les recommandations alimentaires sont intéressantes, mais on oublie effectivement, non seulement ,la qualité des produits, sans pesticides ,sans vaccinations intempestives des animaux…ET on oublie également l’action de l’esprit sur la matière – comme le fait remarquer Raymonde – par exemple, qu’ un observateur influence le contenu d’une éprouvette, que l’eau a une mémoire…comme le diraient les homéopathes sur ce site …et quand on voit les travaux de Masaru Emoto, on s’étonne que beaucoup de gens soient encore persuadés qu’en ce qui concerne l’être humain …1 + 1 fasse inexorablement 2 … …
Les alchimistes transformaient un métal quelconque en or …?
Les alchimistes des temps modernes transforment , probablement , les aliments, aussi imparfaits soient ils , en bonne source de vie …ou en poison …
J’aurais dû plutôt écrire que : les ATTENTES d’un observateur influencent le contenu d’une éprouvette…
Bonjour,
Je m’inscris en faux: on peut manger kéto ET bio ou de bonne qualité pour une somme raisonnable. Il suffit de bien connaître les producteurs. je m’approvisionne en viande de boeuf auprès d’un éleveur en filière bleu/blanc/coeur sans antibio sans agm. Quant à la viande de porc je me fournis auprès d’une petite ferme qui élève des cochons noirs en filière bio. Pour les légumes, c’est le potager bio à 3 km.
Quand on mange cétogène, on a certes, besoin de plus de gras (contenu dans les protéines essentiellement) mais comme la satiété arrive très vite on consomme peu. On fait également l’économie de tous les « à côté », pain, gâteaux, boissons, céréales, sucreries en tout genre qui coûtent extrêmement chers. Pour info, j’ai 4 enfants et je suis obligée d’optimiser mon budget nourriture sinon ça ne suit pas. J’ai fait le choix d’évincer la nourriture sans intérêt, industrielle et raffinée. Ça implique effectivement un minimum de temps de cuisine mais ce sont des choix de vie.
Quand vous faites référence à l’Inde, oui ils ont leur alimentation traditionnelle (et tant mieux!) et ne sont pas particulièrement obèses mais ce n’est pas l’objectif premier du régime kéto! je vous invite à visiter le site d’Ulrich qui aborde toutes les indications et bienfaits de cette façon de s’alimenter.
Pour ma part, je m’y suis mise après de multiples recherches (car j’aime bien comprendre ce que je fais) et ce n’est pas forcément simple de comprendre comment fonctionne le corps avec un autre carburant. Mon objectif est plutôt la recherche de la santé sur le long terme. je ne cherche pas une cétose profonde donc je ne mange pas kéto strict (même si je reste à moins de 40 gr de glucides par jour…sans aucun coup de pompe ni baisse d’énergie).
Je vous rejoins sur le fait que chacun doit élaborer et choisir sa stratégie pour viser le bien-être physique et psychologique. Il ne faut pas être dogmatique et laisser le soin à chacun d’agir en son âme et conscience.
Et dernier point de désaccord, non je ne pense pas qu’il faille manger de tout car tout n’est pas bon pour le corps. Il faut réapprendre à se nourrir (redécouvrir la nutrition) et pas seulement s’alimenter. Nourrir son corps c’est lui donner l’énergie dont il a besoin pour fonctionner de manière optimale. Ça n’exclut pas les petits plaisirs ponctuels mais certainement pas des produits raffinés pris en petites quantité chaque jours.
Cordialement
Il y a un certain nombre de régimes alimentaires (diètes) qui revendiquent certains succès thérapeutiques, dont celui cité dans l’article.
Vers la fin des années 70 est apparue « la cure Breuss », du nom de son inventeur, Rudolph Breuss, né en Autriche en 1899 et décédé en 1990 à l’âge de 91 ans, praticien en médecines naturelles.
Laquelle s’annonçait prometteuse contre le cancer, cœur, rhumatismes, fatigue chronique… elle aurait contribué à la guérison et au bien-être de nombreuses personnes.
Les grands principes de la Cure Breuss pour une régénération totale de l’organisme :
Rudolf Breuss est convaincu que le corps peut se régénérer grâce à une mise au repos complète de la digestion. Il élabore ainsi un protocole de 42 jours (et des versions plus courtes) basé uniquement sur un mélange de jus de légumes et de tisanes.
Loin des régimes stricts et des “détox express”, la cure Breuss est pensée comme un accompagnement doux et progressif qui respecte les besoins du corps.
La cure Breuss repose sur deux piliers essentiels :
Le jus Breuss : mélange de betterave rouge, carotte, céleri-rave, pomme de terre et radis noir. Il est consommé en petites gorgées tout au long de la journée, en quantité modérée.
Les tisanes : elles accompagnent le jus pour soutenir l’élimination et favoriser la circulation des fluides.(…) https://www.source-claire.com/blog/post/2/la-cure-breuss-21-jours-pour-retablir-la-force-vitale-de-letre?page_type=post
Je signale au passage que la « cure Breuss » ne peut faire l’objet de publicité (commerciale) « Considérant que (…) aucun élément scientifique permettant d’apporter la preuve de ces allégations. »
Décision du 4 mars 2009 interdisant, en application des articles L. 5122-15, L. 5422-12, L. 5422-14 et R. 5122-23 à R. 5122-26 du code de la santé publique, la publicité pour un objet, appareil ou méthode présenté comme bénéfique pour la santé lorsqu’il n’est pas établi que ledit objet, appareil ou méthode possède les propriétés annoncées
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000020812240
L’intention du législateur étant de nous protéger des illusions, sans qu’il ait lui-même testé l’affaire… ce n’est pas sa fonction.
Il ne faudrait pas non plus que des remèdes trop simples viennent ruiner un business fort lucratif et florissant… comme celui des vaccins…
Marché de l’oncologie – Diagnostic et traitement du cancer, type de cancer, utilisation finale – Prévisions mondiales, 2025 à 2034
Oncologie Taille du marché
La taille du marché mondial de l’oncologie a été estimée à 320,3 milliards de dollars en 2024. Le marché devrait passer de 345,1 milliards de dollars en 2025 à 866,1 milliards de dollars en 2034, soit un TCAC de 10,8% au cours de la période de prévision. L’oncologie est une branche de médicaments qui traitent du diagnostic, du traitement et de la prévention du cancer. Ce domaine médical englobe diverses options de traitement telles que radiothérapie, chimiothérapie, interventions chirurgicales, thérapie ciblée, et cancer immunothérapie, qui devrait atteindre 277,4 milliards de dollars en 2032.
https://www.gminsights.com/fr/industry-analysis/oncology-market
Un livre régulièrement réédité depuis 1978.
Dans le passé, j’ai souvent eu des gros problèmes digestifs (blocages, sensibilité au gluten) pourtant pas de carences avérées. Il eût été fastidieux de viser un équilibre alimentaire quotidien. Ce serait devenu obsessionnel et non bénéfique.
J’en était arrivée à me dire, qu’avec des produits de qualité et variés, l’équilibre arrive à se faire sur un certain laps de temps. Rassurant.
Avec les régimes alimentaires, l’effet placébo et l’effet nocébo doivent jouer à plein. Si on aime ce qu’on mange et qu’on est persuadé qu’il nous fera du bien, cela pourra se révéler vrai, du moins dans une certaine mesure.
Aussi, un régime qui aura pu réussir pour certains, échouera pour d’autres. De plus, la mastication peut aussi jouer son rôle. les mêmes aliments avalés rapidement ou longuement triturés dans la bouche ne produiront pas les mêmes effets.
Le résultat dépendra aussi de l’état des organes.
Un régime alimentaire est un élément parmi beaucoup d’autres.
Effet placebo, nocebo, certainement d’autant qu’il y a dans les repas une dimension sociale, principalement familiale, spirituelle aussi au travers du partage (un pan psychologique éludé par la science diététique).
Nos mères – souvent un rôle dévolu aux mamans – nous ont nourris, sans que l’on se posa la question dans l’enfance de décortiquer les éléments qu’il y avait dans notre assiette, on aimait plus ou moins, ou l’on aimait pas du tout. Les repas changeaient avec les légumes et fruits de saison.
Le monde moderne a modifié de nombreux ingrédients pour quelques accommodations industrielles, lucratives, sans non plus examiner de près leurs qualités nutritives, revues à la baisse pour certains comme dans le pain beaucoup moins nourrissant que les pains de nos aïeux, dans le pain blanc particulièrement dont l’intérêt est surtout cosmétique..
Même le lait a été maternisé avec force publicité, ou écrémé, demi-écrémé, pasteurisé…
Dans les huiles / graisses également que je citais plus haut en réponse à Yann Olivaux
https://www.aimsib.org/2026/01/18/le-regime-cetogene-ce-grand-oublie-de-la-medecine/#comment-83593
La « science médicale » se garde bien d’étudier de très près cette question, sauf quand apparaît de nouvelles pathologies suspectées d’être en rapport avec la nutrition, comme le diabète T1 et T2, les troubles digestifs, l’obésité, l’anorexie… Il me semble de mémoire que la recherche commence seulement à s’intéresser au microbiote…
Par atavismes, nous avons des habitudes alimentaires culturelles variées, et aussi une tendance à avoir une confiance un peu aveugle dans ce que l’on nous présente comme étant de la nourriture, sauf intuition qu’il faut se garder d’y goûter.
Il est préférable que « l’agro-alimentaire » ne s’occupe pas de trop de notre alimentation, car elle finirait par nous nourrir avec des croquettes comme pour les chats, les chiens, ou avec de la poudre d’insectes lyophilisée pour nous apporter des protéines.
Oui certainement …mais pour admettre ces réalités, il faudra qu’on sorte enfin de ce matérialisme qui ne prend pas en compte la dimension spirituelle de l’être humain…
Bonjour, je suis « pratiquement » convaincue de la pertinence du régime cétogène. Reste une inconnue majeure : où sont les études sérieuses quelquefois évoquées par l’auteur ou les personnes qu’il a pu interviewer dans ses « portraits », concernant l’impact de ce régime sur les reins? Notamment : une personne en IRC peut-elle passer en keto sans risques? Ou plutôt, y a-t-il des preuves scientifiques de l’inocuité de la diète cetogene (voire de ses bienfaits) sur un fonctionnement rénal déjà dégradé ? Je voudrais pouvoir lire des études à ce sujet.