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Des microbes ou des ferments, Antoine Béchamp revient

La querelle institutionnelle, scientifique et pour tout dire presque religieuse, qui a opposé Antoine Béchamp à Louis Pasteur s’est terminée, comme vous le savez, par la victoire écrasante des théories du second sur le premier. À creuser un peu plus dans l’histoire de leur rivalité, on s’aperçoit que Pasteur s’est régulièrement emparé des théories défendues par Béchamp mais au final la vision du gagnant a fait naître une vision réductrice et probablement faussée de la biologie. Inlassablement, Brigitte Fau veut sauver son grand homme de l’oubli, voici son plaidoyer en un article et un très bel ouvrage(0), préfacé par le Pr André Fougerousse (*)(**) que l’on ne présente plus. La vie ne se laisse pas enfermer très facilement dans des boites, fussent-elles de Pétri, bonne lecture…

« Pasteur, grand homme, la gloire la plus pure du XIXe siècle et savant indiscuté ? Non seulement il ne l’a pas été mais la plus pure vérité est qu’il a été le savant de moins de génie, le plus simpliste et le plus superficiel de notre temps en même temps que le plus plagiaire, le plus faux et le plus faiseur de bruit du XIXe siècle, de sorte que c’est à lui que s’appliquerait le plus exactement la seconde alternative de l’apophtegme fameux d’É. de Laboulaye : Celui qui fait le plus de bruit est le plus grand homme ou le plus grand charlatan. »
Antoine Béchamp
« Louis Pasteur, ses plagiats chimiophysiologiques et médicaux, ses statues », Paris, 1904.

Introduction

Proposer à un scientifique de lire les travaux d’Antoine Béchamp, ça lui apporterait un recul, une ouverture et surtout lui permettrait de comprendre qu’Antoine Béchamp a compris le vivant comme aucun autre scientifique n’a su le faire. La réaction est systématiquement la même : une fermeture. Le débat est clos quand il n’est pas insultant.

Un scientifique n’est-il pas censé être ouvert, curieux, à l’affût de tout ce qui élargirait son champ d’observation ? Eh bien non, il s’interdit toute déviation d’une ligne fixée par formatage sans aucun doute. Tout cela est le résultat d’un véritable conditionnement au microbisme, au « pasteurisme », à une désinformation évidente doublée d’une censure réelle.

Redécouvrir Béchamp

En effet, qui a entendu parler d’Antoine Béchamp durant ses études ? Personne à ma connaissance. La conclusion vient d’elle-même, si on ne nous en parle pas, c’est que cela n’en vaut pas la peine. Tant de chercheurs ont été exclus ainsi sans qu’aucune chance ne leur soit offerte. Le regretté Pierre Lance en a écrit un livre non exhaustif, en quatre tomes « Savants maudits – Chercheurs exclus ». Que de génies ainsi perdus pour la science !

 

On ne se contente pas d’ignorer Antoine Béchamp, il faut bien s’assurer que personne ne s’y intéressera. Un peu de désinformation, juste ce qu’il faut, achèvera de freiner les velléités. Le réflexe est en effet de regarder ce qu’en dit le système, wikipedia donc, en date du 30 octobre 2022 [1], pour trouver de quoi décourager le curieux :

En traitant de pseudo-scientifiques ceux qui s’y intéresseraient : « De nos jours, et du fait des progrès de la biologie cellulaire, la théorie de Béchamp est considérée comme totalement infondée, même si l’existence de bactéries intracellulaires et de nanobactéries est admise. Les principaux tenants des théories de Béchamp sont désormais des partisans des « médecines non conventionnelles » comme Hulda Regehr Clark et Tamara Lebedewa, ou des médecins et biologistes marginaux produisant des théories pseudo-scientifiques. »
En laissant entendre qu’il serait adepte de la génération spontanée, malgré une rectification qui a été apportée : « Béchamp était considéré comme un tenant de la théorie de la génération spontanée (bien que ne l’étant pas, voir plus loin dans cet article) »
• Quelques vérités interpellent, si l’on y regarde bien : il est dit « précurseur de la théorie contemporaine des enzymes » tout de même.
• Concernant l’essentiel de ses travaux sur les microzymas auquel il a consacré près de trente années, seul un paragraphe succinct, au conditionnel, leur est consacré, conclu par : « Pour la médecine scientifique, les microzymas n’existent pas. À l’époque de Béchamp, les idées de Louis Pasteur prévalaient et selon lui, la cellule est aseptique. Il n’y a pas de germes dans l’intimité des organismes vivants complexes à l’état normal, thèse confirmée par la biologie cellulaire contemporaine »
• Mais il reste une investigation sur les maladies du ver à soie qui conclut tout de même : « L’analyse comparée des textes aujourd’hui disponibles, y compris de la Correspondance des deux auteurs (NDLR : Antoine Béchamp et Louis Pasteur), nous conduit, concernant l’étiologie de ces maladies, à pencher vers une interprétation reconnaissant aux idées et aux théories de Béchamp la priorité sur celles de Pasteur. »

Relisez bien ce dernier point. C’est une reconnaissance discrète que l’on ne crie pas sur les toits et pourtant bien réelle qui aurait sans doute pu s’appliquer à la théorie de la fermentation (1857) qui est la base de sa théorie sur les microzymas.

De Béchamp à Buchner

Antoine Béchamp a effectivement découvert de nombreux enzymes qu’il appelait zymases. Quel enzymologiste a entendu parler d’Antoine Béchamp en tant que précurseur de la théorie contemporaine des enzymes ? Il entendra plutôt parler d’Eduard Buchner dont il est dit :

Relevez bien cette phrase « Buchner a donc réussi, notamment par l’addition de kieselguhr (tripoli) et l’usage d’une presse hydraulique, là où Béchamp avait échoué. »

Une personne qui a lu le livre d’Antoine Béchamp verrait tout de suite l’énormité qui s’est glissée dans ce paragraphe. La remarquez-vous ?
Antoine Béchamp affirme que la zymase de la levure ne peut produire l’alcool à elle seule. Et le connaissant, il n’affirme rien qu’il n’ait longuement vérifié.

Des ferments dans de la craie

En réalité, les expériences d’Eduard Buchner ne contredisent pas cette affirmation, bien au contraire. Il apporte même la preuve que pour obtenir de l’alcool, il lui a fallu ajouter une roche sédimentaire, rien moins. A-t-il seulement envisagé que la roche sédimentaire ait pu contenir quelque chose capable d’effectuer la fermentation alcoolique ? Contenir un ferment donc. Il se trouve que les roches sédimentaires contiennent inévitablement des microzymas, ce ne sont pas les découvreurs récents des nanobes qui me contrediraient.
Les microzymas sont ces petits ferments auxquels Antoine Béchamp a donné ce nom après les avoir découverts dans la craie :

« Or, en examinant au microscope la craie que j’employais < dans diverses expériences >, c’était la craie du commerce (qu’on appelle blanc d’Espagne, blanc de Meudon), j’y découvrais invariablement les mêmes petits corps que j’avais notés dans mes autres expériences. J’ai mis plusieurs années à me convaincre moi-même que les petits corps de la craie étaient des ferments, par conséquent organisés et vivants. Qu’il me suffise de vous dire que c’est pour les avoir vus au microscope, les avoir analysés et prouvé leur fonction de ferment que j’en vins à leur donner le nom de microzyma. La première mention en a été faite à l’académie des sciences et lettres à Montpellier, en 1864 et le Mémoire en a été publié à l’académie des sciences en 1866, 9 années après le Mémoire sur l’interversion de l’eau sucrée par les moisissures… »

Il avait déjà observé ces « petits corps » 9 ans auparavant et constaté qu’ils étaient à l’origine des moisissures qui apparaissaient dans le sucre et qu’ils pouvaient produire une substance active, capable d’agir à froid sans la présence d’acide, comme d’intervertir le sucre en 2 glucoses de pouvoirs rotatoires opposés. Il donna à cette substance active le nom de « zymase », devenu plus tard « enzyme ».

Naissance de la zymase, puis des enzymes

« Tout cela prouve que la cause de l’interversion du sucre est préformée dans la moisissure et dans la levure ; et, comme la matière active isolée agit sans la présence d’un acide, …C’est après avoir établi ces faits que j’ai donné un nom à cette matière active : je l’appelle zymase. Nous verrons par la suite comment ce mot de zymase, destiné d’abord à désigner la matière active de la levure et des moisissures est devenu un terme générique. Je désigne aujourd’hui la zymase de la levure et des moisissures par zythozymase. Il va sans dire que la zythozymase, comme la diastase, perd toute son activité par l’ébullition. Vous comprenez maintenant pourquoi les moisissures et la levure perdent leur pouvoir intervertissant par la chaleur.

Et il faut bien que j’en fasse la remarque : ces choses étaient si peu connues ; on connaissait si peu la relation qui lie les ferments solubles, ou zymases, aux organismes qui les produisent, la zythozymase à la levure, par exemple, que M. Pasteur, trois ans après la publication de mon mémoire de 1857, ne croyait pas à l’action intervertissante de la levure…

…il faut savoir qu’en 1856, malgré les démonstrations de Cagniard-Latour et les insistances de Turpin, on ne croyait pas que la levure fut organisée et la fermentation un acte physiologique… »

Revenons aux affirmations de wikipedia. Eduard Buchner en ajoutant une roche sédimentaire pour obtenir une fermentation alcoolique sans levure, a tout simplement fourni par cet apport le ferment capable d’effectuer cette fermentation qu’il n’a jamais pu obtenir avec la seule présence de l’enzyme. Non seulement, il ne contredit pas l’affirmation d’Antoine Béchamp mais il confirme par là, la présence des ferments dans une roche sédimentaire et par là même la théorie des microzymas.

À noter qu’Antoine Béchamp avait relevé la même erreur dans les expériences de Pasteur. Celui-ci voyait apparaître des bactéries lorsqu’il utilisait de la craie dans ses expériences mais n’aurait pas obtenu ces résultats si, à la place, il avait utilisé du carbonate de chaux pur.
Les microzymas – à l’origine des bactéries – pullulent dans la craie !

On voit bien que la théorie « contemporaine » des enzymes gagnerait à tenir compte des travaux sur les microzymas. L’enzyme est produit par le ferment organisé. Les enzymes sont le ferment soluble qui transforme l’environnement afin que le ferment insoluble, organisé, qu’est le microzyma s’en nourrisse, assimile et désassimile. C’est la fermentation.

Concernant son œuvre principale, justement, « les microzymas » auxquels il a consacré près de trente années, un court paragraphe est consacré :

L’apport de Jules Tissot

Quelle remarque intéressante d’Antoine Béchamp concernant les techniques d’observation ! On ne peut nier l’importance d’observer l’évolution en direct de l’échantillon, et le risque de ne pas faire la part de ce qui est dû à sa fixation. Je me dois d’ouvrir une parenthèse à ce sujet. Jules Tissot dans les années 1940, en utilisant un microscope électronique, a montré que les méthodes de fixation utilisées détruisaient les cellules, au point que les bases de la cytologie s’appuient encore maintenant sur des observations totalement fantaisistes.

La mitochondrie n’est qu’un artéfact, un reste d’un réseau « bactérien » (selon Tissot) détruit par la technique de fixation. (2)

Mais bien sûr, Antoine Béchamp, ne pouvait être un tenant de la théorie de la génération spontanée, son credo était : « Rien ne se produit sans cause provocatrice » et c’est sa ténacité, sa perspicacité, sa rigueur qui lui ont permis de découvrir les microzymas et ainsi l’origine de tout organisme vivant. Au passage, Louis Pasteur se vantait de la combattre, mais il n’a pas su expliquer l’apparition des bactéries dans toute matière vivante prélevée et maintenue en asepsie. (3)

« … Il a pu écraser ses contradicteurs, il n’a pas pu les convaincre, car il n’a pas pu démontrer pourquoi dans les expériences anciennes comme dans les siennes, le lait, le sang, la viande se corrompent, malgré l’absence des germes de l’air. » (« Les microzymas – A. Béchamp 1ère conférence)

Le déni pour les microzymas

Poursuivons notre analyse. On ne peut que relever le déni des microzymas pour « la médecine scientifique » pasteurienne puisque Pasteur refusait de les voir. Vous avez dû relever les contradictions et la sentence appliquée sans discernement : l’affirmation « Il n’y a pas de germes dans l’intimité des organismes vivants complexes à l’état normal, thèse confirmée par la biologie cellulaire contemporaine » conclut ainsi rien moins qu’à l’inexistence des microzymas alors que dans le premier point il était précisé : « l’existence de bactéries intracellulaires et de nanobactéries est admise » et que plus personne ne peut nier les dernières découvertes confirmant la présence d’un microbiome interne dans les milieux « anciennement considérés comme stériles » d’un organisme sain. (4)

Petit à petit la science fait marche arrière sans pour autant remettre en cause les dogmes pasteuriens contredits par ces dernières découvertes ni reconnaître l’existence des microzymas.

Ne pourrions-nous au moins tenter de reproduire des expériences d’Antoine Béchamp confirmant leur existence ? Pour cela il faudrait avoir connaissance de ses travaux. Il faudrait que les chercheurs observent sous un nouvel angle, ce que préconise la démarche scientifique.

Conclusion

En conclusion et afin de vous faire une réelle opinion du sujet, je vous propose de prendre le temps d’écouter cette émission du 29 novembre 2022 [5] dans laquelle je présente une synthèse de la théorie d’Antoine Béchamp et cela afin de dépasser le rejet qui s’applique de manière systématique par peur de quoi ? On se le demande, mais peut-être tout simplement du changement de paradigme qui en découle. Il faudra passer ce cap inévitablement un jour pourtant.

Brigitte Fau
Mai 2023

 

 

Références :

[0] À paraître très prochainement.

https://www.editionsmarcopietteur.com/home/354-antoine-bechamp-la-comprehension-du-vivant-9782872111923.html

[*] https://www.aimsib.org/wp-content/uploads/2023/11/image-4042920-20201130-ob-6b8f5e-dr-helene-banoun.jpg.org/2017/12/01/entree-triomphale-pr-andre-fougerousse-a-lhttps://www.aimsib.org/wp-content/uploads/2023/11/image-4042920-20201130-ob-6b8f5e-dr-helene-banoun.jpg/
[**] https://www.aimsib.org/wp-content/uploads/2023/11/image-4042920-20201130-ob-6b8f5e-dr-helene-banoun.jpg.org/2019/11/17/lexplication-sur-la-thrombose-qui-va-vous-en-boucher-un-coin/
[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_B%C3%A9champ
[2] voir à ce sujet le paragraphe 2 consacré à Jules Tissot sur ce lien https://www.bonnes-habitudes.fr/comprendre/polymorphismemicrobien/
[3] https://www.aimsib.org/wp-content/uploads/2023/11/image-4042920-20201130-ob-6b8f5e-dr-helene-banoun.jpg.org/2019/03/10/et-si-notre-organisme-netait-pas-du-tout-sterile-un-siecle-derreurs-scientifiques/
[4] https://www.researchgate.net/publication/330453639_Multi-Method_Characterization_of_the_Human_Circulating_Microbiome
[5] https://youtu.be/buaIQ4S5VVg

39 réponses

  1. Je crois que c’est la personne derrière Neosanté qui disait récemment (je n’ai pas retrouvé la source) que la théorie des microzimas n’avait pas pu être vérifié jusqu’à aujourd’hui malgré quelques personnes de bonne volonté.
    Si on fait l’analogie avec le sol qui est un environnement vivant et non juste de la terre, alors il est logique de se dire que le corps dispose lui même de régulateur. C’est une habitude des réductionnistes anti science de tout voir mauvais. Par exemple les soit disant mauvaises herbes, limaces, etc, sont nécessaires à la vie du sol, notamment pour remettre de l’ordre, de l’équilibre. C’est tout simplement une loi naturelle de la Vie.

    1. On n’a pas beaucoup cherché de toute évidence.
      Tissot, Enderlein, Naessens confirment surtout le polymorphisme microbien, mais leurs travaux ont été censurés, (empêchés d’être publiés explique Tissot).

      On trouve plus récemment (2012) une publication qui montre rien moins que l’auto-assemblage de l’ADN à partir des granulations dans le vitellus, qui seraient alors producteurs de nos gènes ! :

      « Nous avons trouvé des preuves que l’auto-assemblage spontané de molécules d’ADN à partir de granules de jaune d’œuf s’est produit pendant le stade très précoce de la fertilisation de l’œuf. 
      Tout d’abord, en utilisant la coloration vitale à l’acridine orange pour mettre en évidence l’ADN, nous avons remarqué que certains granules de vitellus émettaient des signaux d’ADN qui augmentaient progressivement avec le temps d’incubation, passant de très petites tailles à des structures beaucoup plus grandes ressemblant à des noyaux. Pour obtenir des preuves convaincantes, nous avons également utilisé un autre colorant vital, le colorant Hoechst 33258 spécifique de l’ADN, pour suivre les changements dans les granules de vitellus. Les modèles des signaux d’ADN des granules de vitellus colorés avec Hoechst 33258 étaient les mêmes que ceux des granules de vitellus colorés avec l’acridine orange. Une image microscopique à contraste de phase partiel des changements dans les granules de vitellus a montré un matériau liquide autour des granules avant la formation des structures semblables à des noyaux. L’utilisation concomitante de la fluorescence et de la microscopie à contraste de phase partiel a suggéré que ces matériaux liquides ont pu être libérés des granules de vitellus dans lesquels l’auto-assemblage spontané des molécules d’ADN s’est produit. Enfin, afin de vérifier si les signaux d’ADN provenaient ou non de véritables molécules d’ADN, nous avons confirmé, à l’aide de la désoxyribonucléase I (DNAse), que les structures semblables à des noyaux étaient réellement des molécules d’ADN assemblées. 
      Ainsi, dans cet article, nous rapportons des preuves de l’auto-assemblage de molécules d’ADN en structures de type cellulaire et nous discutons nos résultats en les comparant à ceux des travaux d’autres pionniers, notamment Antoine Béchamp, Olga Lepeshinskaya et Bong Han Kim, qui ont insisté sur l’existence d’une voie alternative sans mitose pour générer de nouvelles cellules. »
      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0968432813001017?via%3Dihub

      1. attention tissot n utilisait pas de microscope electronique mais faisait surtout des photos plus une loupe ! enderlein est toujours d actualité en ALLEMAGNE avec le laboratoire SANUM KELBECK therapie basé sur le polymorphisme bacterien ..au lieux de detruire le microbe ..rendre le terrain le ph moins acide etc pour refaire revenir les microbes ds une phase non pathogene ( produits vendu ds plus de 40 PAYS ds le monde ! tissot à découvert le cytosquelette des cellules à mon avis ..décédé en 1950 il n a jamais connu le microscope electronique ! tissot à fait une erreur d interpretation en pensant que la forme d une bacterie , d un spore etait determinant ..alors qu on ne peut affirmer le type par ce moyen ..meme erreur que de voir au loin des structures sur mars ressemblant à des sites artificielles alors quand affinant l observation plus agrandis ( ou par la génétique ) on fait la differenciation . ENDERLEIN en Allemagne à bien développé une thérapie basé sur les microzymas . depuis 1968 lire FRANZ ARNOULT les clefs du vivants sur enderlein et sa THERAPIE ACTUELLE

  2. Merci de réhabiliter cet incroyable génie qui déjà à son époque fut ostracisé, victime de censures, de coups montés, raillé, spolié de ses travaux et de ses découvertes notamment comme vous le dites par Pasteur et Buchner, ce dernier qui reçut le prix Nobel pour la découverte de la zymase que Béchamp avait découvert… 33 ans auparavant! Heureusement, les écrits restent et il suffit de lire l’immense oeuvre laissé par ce grand homme à l’esprit vif et enthousiaste, à la rigueur scientifique infaillible, et d’une intégrité irréprochable, qui travaillait encore à la Sorbonne 2 semaines avant de mourir – à 92 ans – pauvre et dans l’indifférence générale.
    Mais… Qu’a-t-il donc découvert de si précieux pour être ainsi délibérément écarté de son vivant et… toujours actuellement en 2023? Un indice? Je note qu’au 30 octobre 2022, Wikipédia mentionnait (encore, et plus maintenant):
    « Pour Béchamp, l’erreur des « biologistes » de son époque aurait été d’étudier la vie en observant la « mort » car les tissus sont préalablement transformés avant observation microscopique. » Et… si cette remarque était toujours vraie? Et si les « biologistes » de NOTRE époque étudiaient la « vie » plutôt que la « mort »? Combien de dogmes et de mythes tomberaient? À commencer par le mythe pasteurien?!
    « Le passé éclaire le présent à la fois par les erreurs et les vérités qu’il nous a léguées » Pr Antoine Béchamp (in « Sur les générations dites spontanées: état actuel de la question. » p.36, Ann. de la Ste Linnéenne du Maine et Loire, 1864. Imp. de Gras, Montpellier, 1865).

  3. Tissot est certainement celui qui a étudié au plus près les travaux de Béchamp. De plus, il était doté de la capacité de reproduire ses expériences et de les analyser. Je pense que personne d’autres que Tissot n’a fait ce travail de vérification plus et mieux que lui.

    Dans son ouvrage de 1946 Tissot a consacré 8 pages sur les travaux de Béchamp. Voici un extrait sur les découvertes de Béchamp validées par Tissot Avant de refaire les expériences de Béchamp, commençons par lire ce que Tissot en a dit !

    Des recherches de Béchamp dont Tissot a contesté certaines, « on ne doit retenir que celles qui sont appuyées par des preuves matérielles exactes. Il a vu nettement le rôle fermentatif des granulations moléculaires, leur origine intra organique et leur pouvoir d’évoluer en éléments bactériens, fait qui parait cependant avoir été vu avant lui par Hallier qui a même reconnu pour elles la possibilité de se transformer en hyphomycètes qui, à leur tour, peuvent revenir à l’état bactérien.

    Il a eu le mérite d’établir le premier la cause de la putréfaction, diamétralement opposée à la théorie de Pasteur. Il partage avec J-B Dumas et Fremy le mérite considérable d’avoir combattu énergiquement, inlassablement, les faux dogmes pastoriens de la panspermie atmosphérique et de l’asepsie des êtres vivants

    On sait que Pasteur ne supportait pas, n’admettait pas la contradiction, et qu’il en manifestait une vive irritation qui le portait souvent à riposter d’une façon blessante pour ses contradicteurs. Fremy a eu à subir des attaques de ce genre. Mais c’est surtout Béchamp qui a dû soutenir, pendant de longues années, une lutte violente et très dure contre Pasteur.

    Le professeur Rappin, directeur de l’Institut Pasteur de Nantes, s’est élevé « contre l’attitude de Pasteur à l’égard de Béchamp, parfois inadmissible, notamment en ce qui concerne l’incident qui se produisit en 1881 à Londres ».

    Béchamp et Pasteur étaient présents. Béchamp raconte qu’au cours de sa communication Pasteur dira « que s’il y avait quelque chose d’exact dans ma manière de voir, je ne l’avais conçu qu’en m’assimilant ses travaux et en modifiant mes idées d’après les siennes. Bref, M. Pasteur venait de formuler une réclamation générale de priorité et l’accusation de plagiat la plus inouïe. Se refusant à une discussion publique, Pasteur a quitté la séance. Le Times du 8 aout 1881 a gardé la trace de l’incident. »

    « Constatons ici que c’était un contre-sens d’affirmer que Béchamp s’était inspiré des idées et travaux de Pasteur, puisque ses conclusions en sont exactement le contrepied et démontrent la fausseté des dogmes pastoriens, notamment de toutes ses conclusions sur la putréfaction des cadavres, de la viande, du sang, du lait et de l’urine, ainsi que de celles qui se rapportent à la panspermie atmosphérique. »

    Par contre Tissot contestera fermement la théorie des microzymas telle que décrite par Béchamp.

    1. Bonjour Bernard,
      Il me semble Bernard que tu extrapoles une remarque de Tissot sur la structure cellulaire à l’ensemble de la théorie de Béchamp. C’est bien dommage.
      Ce que tu décris comme le rôle fermentatif des granulations moléculaires, leur capacité à se transformer en fonction du milieu, de bactéries en hyphomycètes (et inversement !) est au coeur de la théorie microzymienne que Tissot confirme bien par là.
      A savoir, les granulations (certaines) sont des ferments d’une rare puissance.

      Ce que conteste Tissot concerne la structure du réseau cytoplasmique « bactérien » qu’il a longuement observé à la microscopie électronique utilisant un fixateur « léger » conservant cette structure.

      Voici un extrait de mon livre dans lequel je parle de cette divergence, qui n’en ai pas une en réalité :

      ——————–
      « Ce réseau cytoplasmique composé d’haltères selon le terme utilisé par Jules Tissot, ne doit pas pour autant remettre en cause le rôle des microzymas dans les cellules comme le pense Jules Tissot, qui par ailleurs avait relevé le travail remarquable d’Antoine Béchamp (*) :

      « e) Que l’organite élémentaire universel, constructeur des cellules et des tissus des êtres vivants des deux règnes, est l’haltère et non pas, comme l’a prétendu A. Béchamp, l’élément granuleux libre, mobile, qu’il a appelé microzyma. »

      En effet je précisais à la fin du paragraphe sur le polymorphisme microbien, que les haltères de Jules Tissot sont un stade d’évolution des microzymas comme le constatait Gunther Enderlein, et que les milieux étant différents d’un type de cellules à l’autre, les microzymas pouvaient vraisemblablement se présenter à des stades d’évolution variables en fonction du type de cellules, stades d’évolution compatibles avec l’état de santé, bien sûr. Nous avons pu les observer dans une cellule souche (voir § Description des microzymas).

      (*) « L’étouffement des remarquables résultats des travaux de Béchamp a été le premier acte de cette lutte contre la vérité. » disait Tissot en 1946. »
      ———————-
      J’aurais pu ajouter que les granulations moléculaires n’en sont pas moins présentes.
      Voici des observations très récentes qui confirment la présence des granulations moléculaires (à vérifier si ce sont des microzymas, donc leur fonction de ferments) et ce fameux réseau « bactérien », bien VIVANT confirmant Tissot et Béchamp.
      https://www.youtube.com/watch?v=_sKXcJCK_gw

      1. J’ajoute que la théorie de Béchamp ne se réduit pas au rôle fermentatif des granulations loin de là et qu’il est temps d’en prendre connaissance.
        De comprendre leur rôle qu’il a longuement étudié.
        C’est la « théorie de l’organisation et de la vie ». C’est l’objet de ce livre.

      2. Je n’ai pas pu extrapoler puisque je n’ai fait aucun commentaire sur l’oeuvre de Béchamp. Je me suis contenté de reproduire des extraits de ce que Tissot en avait dit. C’est peut-être lui qui extrapole ? Ou mes extraits qui déforment ses écrits ?

      3. Tu dis bien toi-même :
        « Par contre Tissot contestera fermement la théorie des microzymas telle que décrite par Béchamp. » J’explique (plus haut) la simple divergence ne compromettant nullement la théorie de Béchamp bien au contraire, puisque Tissot confirme le vivant intrinsèque au cellule.

        C’est ce vivant auquel il faut que les scientifiques s’intéressent. Ne crois-tu pas Bernard ?

        Microzymas – haltères, ne sont que des stades différents d’un même nano-organisme.
        Günther Enderlein (1872-1968) expliquait que les virus, les bactéries et les champignons ne sont rien d’autre que des formes de manifestation alternées d’un microbe particulier. Il parlait d’une « cyclogénie bactérienne » qui va du Protit (= microzyma) au mucor (moisissure), dont un stade d’évolution est le « chondrit » (équivalent des haltères de Tissot).
        Mais tout çà ne concerne que le ‘polymorphisme microbien’. La théorie de Béchamp va beaucoup plus loin dans la compréhension du vivant dans sa globalité. Et ce qu’il a découvert mérite vraiment d’être connu parce que cela échappe à la science considérant tout ce qui est vivant en nous (qu’elle découvre de plus en plus) comme nous étant étranger. Comme si nous n’étions que matière inerte ! Réveillons-nous !

      4. Mais Brigitte, c’est un fait indiscutable que Tissot contestera très fermement la théorie des microzymas telle que décrite par Béchamp. Peut-être à tort, je ne sais pas et n’ai aucune compétence pour en juger. Voici à ce sujet quelques extraits de son texte de 1946 que je n’avais pas initialement l’intention de reproduire ici :

        « La théorie du microzyma d’après Béchamp dans son livre p.564 :
        « Elle aboutit à une grande unité. Ils sont structurés et vivants. Ils peuvent se multiplier et communiquer à la matière qui sert à leur multiplication la propriété qui est en eux, l’activité chimique et physiologique qui les caractérise, parce qu’ils transforment cette matière en leur propre substance et qu’elle devient ce qu’ils sont. Toutes les cellules sont d’abord le fruit de leur activité et ces cellules étant constituées, sont des appareils dans lesquels ces microzymas acquièrent de nouvelles aptitudes. C’est ainsi que les microzymas vitellins deviendront microzymas du foie, du pancréas ….Ce ne sont pas là de gratuites assertions mais des faits constatés »

        Ce sont là au contraire, soit de gratuites assertions soit des assertions fausses, résultant en partie d’erreurs d’observation fondamentales de Béchamp. » écrit Tissot qui se livre alors à une critique précise dont voici les titres :

        « Le microzyma est-il structuré ? C’est une affirmation gratuite. » Tissot commente en détails

        « Les cellules sont-elles le fait de l’activité des microzymas, cad construites par eux ?

        C’est une affirmation gratuite résultant de fautes techniques de Béchamp. » Il explique pourquoi.

        « Voici d’ailleurs les preuves formelles de l’erreur commise par Béchamp (à ce sujet) »

        « Page 535 de Béchamp : Le rôle de la cellule est secondaire. La cellule n’est que par le microzyma, n’est régie que par le microzyma. »
        C’est là une conclusion imaginaire et inexacte que n’autorise aucun des faits établis part Béchamp, l’organite constructeur de la cellule étant l’organise haltère et non le microzyma.

        « Page 537 : La cellule est un élément important de l’organisation. Mais c’est un organisme transitoire qui ne remplit pas les conditions de l’élément organisé essentiel, ayant la vie en soi par destination primitive. Cet élément essentiel c’est le microzyma. »

        C’est une conclusion qui ne résulte pas de faits matériels. Elle dépasse la signification des faits établis par Béchamp. »

        Ce serait trop long de recopier les détails et justifications de toutes les critiques formulées pas Tissot sur les microzymas de Béchamp. C’est un fait objectif que ces critiques existent. C’est peut-être Tissot qui se trompait lui-même en formulant ces critiques mais elles ne viennent pas de moi. J’en serai bien incapable ! Par contre je pense que Tissot est certainement celui qui a le plus étudié l’oeuvre de Béchamp. Je me pose une question : qui connait les haltères de Tissot parmi les chercheurs que tu cites ? Microzymas, haltère même combat en quelque sorte ! Mais il faudrait le prouver et Béchamp n’a pas pu le faire, c’est une certitude, il ne connaissait pas les haltères de Tissot car le réseau connexe de ces haltères était mis en miettes par les méthodes de préparation.
        C’est peut-être vrai que le microzyma construit l’haltère mais je doute que ce soit démontré et même cela n’expliquerait pas comment se forme ce réseau connexe dont j’ai proposé une photo dans l’article Aimsib du 13 novembre 2022 « Tuberculose et réalité ». Tissot en a produit des centaines dont j’ai le recueil.

        https://www.aimsib.org/2022/11/13/tuberculose-et-realite/

  4. Les adhérents n’ont reçu aucun mail signalant cet article.
    Cela avait déjà été le cas lors de la publication de l’article précédent cité en réf (3).
    Ils viennent de recevoir comme moi un mail parlant de l’AIMSIB sur les réseaux.
    Et que constate-t-on, l’absence de ce dernier article comme s’il n’existait pas. Cela avait déjà été le cas également.

    HONTE à ceux qui font çà, continuant à perpétuer une conspiration du silence dont les comptes rendus de l’académie de médecine conserve la trace parce qu’avoué par un certain Armand Gautier le 27 décembre 1892 refusant de répondre à Antoine Béchamp puisqu’il avait été décidé de faire silence autour de lui.

    Alors même que l’on sait désormais que Pasteur a plagié ces contemporains et détourné les travaux de Béchamp, transformant les microzymas, constitutifs de chaque organisme vivant, en méchant microbe.

    Voilà ce qu’a subi Béchamp, Je vous cite Hector Grasset p.72-73 de son livre « L’oeuvre de Béchamp » accessible sur le site de la BnF https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9782626n/f82.item.r=silence#
    Cette extrait suit la mention du congrès de Londres dont parle Bernard plus haut
    —————————-
     » Il avait raison de dire en 1883 : « M. Pasteur sait prendre soin de sa gloire….Je ne l’en blâme point à condition que ce ne soit pas au détriment d’autrui ». A partir de ce moment Béchamp traita Pasteur de plagiaire et se considéra comme volé. Il m’a raconté, un jour, que des intermédiaires haut placés, de l’Institut, de l’Académie de Médecine, lui avait conseillé en douceur de faire des concessions, de s’atteler à l’école de Pasteur et de marcher en commun avec lui, lui assurant ainsi justice pour son labeur; Béchamp ne transigeait jamais, trouvant incompatible avec la vérité scientifique, la confusion entre microzymas et microbes, puisque le point d’origine est la grande base de sa théorie. Il fut donc mis à l’index. Ne trouvant plus d’organe scientifique pour propager ses idées, il édita en 1883 son gros volume des Microzymas. Là encore, des influences occultes entravèrent sa divulgation ; L’éditeur ne brocha même pas les volumes et la vente fut presque nulle. Quand l’éditeur Chamalet repris l’ouvrage en 1889, il était trop tard. Dès cette époque, on ne discuta plus avec lui, on n’entreprit pas la controverse fertile à la science et d’où sort quelquefois la lumière. Il était justifié de dire en 1893 :
    « Mais cet aveu de M. Armand Gautier, que l’on fait systématiquement le silence autour de ce qui touche à la théorie des microzymas, mérite d’être relevé. C’est un procédé que l’on appelle vulgairement la conspiration du silence ; procédé plus raffiné que le Tribunal de l’Inquisition. En effet, le trbunal publiait au moins la vérité qu’il qualifiait d’erreur et qu’il condamnait comme telle, peut être sans la comprendre. La conspiration du silence est bien plus atroce et dangereuse, car elle étouffe la vérité dans son germe, en lui refusant la chaleur vivifiante de la publicité et de la discussion. » (lettre à l’Académie de médecine, 3 janvier).
    Il rééditait, sans s’en douter, une ancienne critique d’Amédée Latour (Union Médicale) : « Un esprit chagrin pourrait dire que les corps savants n’ont fait que changer le mode d’exécution des travailleurs. Autrefois ils étranglaient avec le cordon du rapport, aujourd’hui ils les étouffent sous le matelas du silence… »
    ————————–

  5. EUREKA !!!

    J’ai enfin trouvé le volume 3 de Tissot avec les planches photos !!!

    https://bibliotheques.mnhn.fr/EXPLOITATION/infodoc/digitalCollections/viewerpopup.aspx?seid=MNHN_107315

    J’ai trouvé les planches entre les pages 381 et 461.
    Comme on nous propose 470 pages en ligne et que l’ouvrage a 350 pages, je me suis dit que … comme auraient dit les inspecteurs Dupondt … « C’est louche ! » « Je dirais même plus, c’est louche ! »
    La partie consacrée à Béchamp va de la ,page 190 à 198 en version papier. Dans la version en ligne ce sera décalé en raison des nombreuses pages de garde. Il faut aller au n° 200 pour trouver la page 190 :
    « Chapitre VIII. La lutte de l’école pastorienne contre la vérité. »

    BONNE LECTURE !!!

    1. Super Bernard, c’est en effet difficile d’avoir tous ces éléments.
      Moi, j’ai reçu le livre par la BnF, mais pas les photos et ne s’y retrouve pas dans les trois volumes.
      Je vais regarder çà de près.
      Et toi, quoiqu’en dise Tissot, ne t’y arrête pas sans les situer par rapport à l’ampleur de la théorie de Béchamp.
      J’explique dans mon livre à quel point la lecture des travaux de Béchamp, si détaillés parce que si nombreux, est indigeste et que seul un approfondissement sérieux m’a permis de faire cette synthèse qui manquait, dans ce livre.

      1. Le principal problème vient du mode de préparation des cellules avant observation sous microscope, fixateurs, colorants … Après de très nombreuses tentatives Tissot avait découvert un mode de préparation qui lui permettait de voir et de photographier (les photos sont désormais en ligne) une structure connexe du cytoplasme que personne n’avait vu avant lui, y compris Béchamp, et que personne ne semble avoir vu depuis même si, 40 ans après Tissot, La Science découvrira que le bacille tuberculeux ne se présente pas en bâtonnets comme l’avait montré Robert Koch mais en filaments, d’où le changement de nom, le bacille de Koch, le BK, deviendra le MT, Mycobacterium Tuberculosis de la classe des mycobactéries.

        Robert Koch n’avait pas vu cela en raison d’un mode préparatoire trop destructeur. Le même problème peut aussi se poser pour ce qu’a vu Béchamp. et Tissot n’a pas exploré le noyau ni l’intérieur des bâtonnets des haltères. Il ne disposait pas des moyens d’observation pour cela.
        Tissot a vu et photographié des centaines de fois une structure régulière, harmonieuse et connexe. Il serait invraisemblable de penser qu’un effet destructeur des colorants et des fixateurs puisse créer une harmonie à partir d’une structure éparse comme la science le montre toujours : des mitochondries à gauche et à droite, des ribosomes et autres lysosomes un peu partout, une vacuole dans un coin et parfois, des haltères, des Y, des anneaux … auxquels ils n’ont pas donné de noms car ses structures jugées anormales par la science n’apparaissent pas toujours.

        La science a échafaudé des théories en s’appuyant sur des structures détruites par le mode de préparation. Béchamp aurait-il pu échapper à ce risque alors qu’il n’a jamais vu le réseau connexe et harmonieux mis en évidence par Tissot et que chacun peu voir en allant sur le lien que j’ai indiqué et avec un peu de patience pour aller chercher les bonnes pages.

    2. Désolée, je n’arrive plus à visualiser ces pages. Je ne sais pas à quoi c’est dû.
      Perso, j’ai l’introduction en 23 pages de ce vol3 que j’ai rendu disponible au téléchargement sur cette page (2ième §) : https://www.bonnes-habitudes.fr/comprendre/polymorphisme-microbien/
      Cette introduction présente de manière claire les choses qu’ils détaillent par la suite et en aucun cas, cela ne remet en cause la théorie de Béchamp comme je disais bien au contraire plus haut.
      Mais pour le comprendre il faut déjà connaître cette théorie que j’ai tant de mal à partager.
      Ce livre que je viens d’écrire devrait pourtant vraiment aider à revenir à la base du vivant.
      Les travaux de Tissot, et de bien d’autres, en sont un complément.

  6. J’ai bien fini par récupérer le document complet (vol 3 de Tissot) grâce à ton aide Bernard.
    Je l’ai mis en téléchargement sur cette page (2ième §) : https://www.bonnes-habitudes.fr/comprendre/polymorphisme-microbien/
    pour que tout le monde en profite.

    Mon analyse des p.190 à 198 :
    Je pense qu’un certain nombre d’expériences de Béchamp ont échappé à Tissot. Il est péremptoire et très obnubilé par l’organite « haltère » (2 boules, granulations, séparées par une tige) qui je l’ai expliqué plus haut est un stade d’évolution du microzyma dans l’organisme sain, selon Enderlein.

    Réponses aux affirmations de Tissot vis à vis des conclusions de Béchamp

    p 190
    Tissot : « Ce qui, par contre, est devenu nécessaire dans ce chapitre, est une analyse de l’œuvre de Béchamp et une rectification de certaines de ses conclusions qui sont inexactes. »

    p 191
    Tissot réfute que le microzyma soit structuré et organisé, et il pourrait avoir raison, en effet.
    Effectivement Béchamp ne démontre pas que le microzyma est structuré, il le déduit du fait que la vie est liée à l’organisation de manière systématique, ce qu’il démontre concernant les organismes au delà du microzyma, sachant que tout organisme est réductible au microzyma.
    Est-ce pour autant vrai pour le microzyma lui-même ? Cela reste à vérifier en effet.
    Béchamp a comparé la composition chimique de différents microzymas et les a comparer à celle de la levure. On y retrouve les mêmes composants (eau,CHON (dont enzyme), minéraux). Concernant sa structure, il a juste pu distinguer une enveloppe et un centre, brillant ou foncé suivant sa position par rapport au focus.

    p.192
    Pour Tissot : « Le microzyma est un élément fermentatif, libre, mobile, doué du mouvement brownien, tandis que l’organite haltère, constructeur des cellules, est un élément évolué, fixe, définitivement immobile quand il est articulé avec d’autres dans les réseaux cytoplasmique et nucléaire. »
    Pourquoi pas !

    p.193
    « On peut donc affirmer que les soi-disant microzymas observés par Béchamp dans de telles conditions ne sont que les débris des haltères qui constituent le réseau cytoplasmique des cellules hépatiques, haltères dont il ne reste plus que les boules qui se sont détachées de leur bâtonnet. »
    Sans doute, puisque l’haltère est un stade d’évolution du microzyma selon Enderlein.

    p.194
    « Quant aux éléments cellulaires des organes, aux divers éléments du tissu musculaire et du tissu nerveux, cellules et neurofibrilles, ils sont tous construits par l’haltère. Il reste à examiner d’où provient cet haltère constructeur. »
    Tissot lui-même donc, s’interroge sur l’origine de cet haltère.
    Et la réponse est donné par Enderlein : le chondrit (= haltère de Tissot) est un stade d’évolution du profit (=microzyma)
    Par ailleurs les observations récentes, on peut observer effectivement des réseaux qu’on pourrait dire composés d’haltères dans certaines cellules (1), confirmant la structure constatée par Tissot mais ce n’est pas le cas de toutes les cellules : des granulations essentiellement dans d’autres cellules (voir cellule souche mésenchymal (2)).

    Tissot développe différentes possibilités sur l’origine de l’organite haltère et son éventuelle transmission direct par descendance. Pourquoi pas ? Mais les spermatozoïdes se forment par « l’agrégation d’un certain nombre de granulations » (traité de physiologie de Liégeois) et que Béchamp a suivi la formation de l’ovule dans l’ovaire de la poule et constaté dans les premières étapes, uniquement des granulations alternant avec l’apparition de globules vitellins :
    « … Lorsque l’ovule n’a pas encore atteint 2 cm de diamètre, il est possible de découvrir des états de cet ovule où il n’y a que des granulations moléculaires ; ce sont là les extrêmes. Lorsque les microzymas diminuent, les globules vitellins augmentent et réciproquement : c’est l’état moyen »
    Je ne crois pas que Tissot soit remonté à la formation des gamètes mâles et femelles mais peut-être.

    p. 195
    Pour Tissot, le microzyma est forcément de nature bactérienne pourtant il montre lui-même que les bactéries peuvent se transformer en hyphomycètes (moisissures) et inversement.
    Par ailleurs une publication (3) relativement récente montre que les nano-organismes (supposément des microzymas) présentent des caractéristiques génétiques multiples :
    « Ce ne sont pas des bactéries typiques. Ils présentent également des caractéristiques semblables à celles des virus, des champignons et des prions et ne peuvent donc pas être classés dans une classe existante de micro-organismes ».
    Confirmant le caractère particulier de ces organismes qui seraient donc la brique de base de tout organisme vivant selon Béchamp. Et cela confirme le polymorphisme constaté par Béchamp et Tissot.

    p.197
    « Il est faux que la cellule soit un élément organisé transitoire. Elle est, au contraire, un élément stable, fixe, indispensable » selon Tissot.
    Tissot réfute le caractère transitoire de la cellule, alors que ce caractère transitoire est confirmé désormais.

    p.198
    Et Tissot poursuit « Il résulte des discussions qui viennent d’être exposées que Béchamp a bien vu et démontré la fausseté des dogmes pastoriens ; mais une propagande savante, intensive et des campagnes de dénigrement entreprises de toutes parts contre ses travaux, ne lui ont pas permis de faire prévaloir ses conclusions. »

    (1) https://www.youtube.com/watch?v=_sKXcJCK_gw
    (2) https://twitter.com/NanoLiveLtd/status/1172497086459338752
    (3) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC165317/

    Il y a tant de choses à dire. Lisez Béchamp s’il vous plait, j’apporte dans mon livre des éléments concrets puisés dans plusieurs de ses livres, qui confirment sa théorie et que les découvertes de Tissot ne remettent pas en cause.

  7. Une précision nécessaire sur mes remarques sur la p.194 :
    « Béchamp a suivi la formation de l’ovule dans l’ovaire de la poule et constaté dans les premières étapes, uniquement des granulations alternant avec l’apparition de globules vitellins »
    Il manque après ‘dans les premières étapes » « …de la formation de l’embryon. »

  8. il semble qu’il y ait une sorte d’idéologie sous jacente et inconsciente qui serait qu’il doit exister un grain de vie avec lequel toutes les autres manifestations de la vie seraient construites. Chacun veut alors trouver ce grain de vie.

    Et si les organismes vivant évolués étaient constitués d’une charpente et de liquides circulant au sein de cette charpente ? Par charpente, je ne pense pas aux os mais à la structure connexe et harmonieuse des organites haltères photographiés par J. Tissot.

    Et si aucune de ces 2 structures, la charpente et les liquides, ne pouvaient se ramener l’un à l’autre ? Comme. s’il y avait 2 entités fondamentales créatrices ? Une dualité comme on l’observe constamment; une dualité plutôt qu’une unité ?

    1. Idéologie, Bernard ? Après toutes les expériences de Béchamp ? Non.
      Donner des exemples est vite réducteur, j’ai fait de mon mieux dans le livre pour apporter le maximum d’éléments. Mais je vais en donner 2 ici :

      –> La couverture du livre montre le vitellus et pose la question :
      « Les embryologistes ont-ils cherché …. ce qui est vraiment vivant ? » dans le vitellus (je précise que le vitellus de la poule est l’équivalent de l’ovocyte de la femme, ce dans lequel se développe l’embryon une fois fécondé)
      Au dos du livre, se trouve la réponse : des microzymas, des petits ferments, capables de transformations chimiques profondes, y sont très nombreux.
      Il ne semble pas y avoir d’haltère, et Béchamp n’y trouve aucune matière « organisable ». Autrement dit ce sont les microzymas qui produiront cette matière organisable, au fûr et à mesure du développement de l’embryon afin de l’organiser.
      Je rappelle ici, ma réponse au premier commentaire plus haut, dans lequel je cite cette publication récente montrant l’auto-assemblage de l’ADN à partir des « granules » du vitellus confirmant que les microzymas sont le lien entre les parents et l’organisme en devenir.
      Les microzymas sont à l’origine de tout organisme vivant.

      –> L’expérience du petit chat : extrait du livre, j’y cite Hector Grasset :
      En 1875, A. Béchamp développe sa théorie au congrès de l’association française pour l’avancement des Sciences (Nantes). C’est là qu’il développe cette magnifique expérience du petit chat, qui démontre l’hypothèse de l’origine des microzymas géologiques de la craie. Il enterre un petit chat nouveau-né dans du carbonate de chaux chimiquement pur, précipité, créosoté : le tout placé dans un bocal de verre à l’abri des poussières, et où cependant l’aération pouvait se faire.
      Au bout de sept ans, on examine le résultat ; les couches supérieures de carbonate de chaux sont intactes, mais où se trouvait le cadavre, les choses changent d’aspect. « Du petit chat, il ne reste plus que quelques débris de ses os ; tout le reste, même les poils avaient disparu. Le carbonate de chaux, examiné au microscope, avait l’apparence de la craie, sauf les petits cristaux d’aragonite qui s’y voient habituellement. Les microzymas s’y reconnaissaient aisément à leur forme, à leur aspect brillant. C’est une sorte de craie artificielle. »
      Ainsi, de tout l’organisme, il ne restait comme témoin que la présence des microzymas, de même que les microzymas géologiques des terrains sédimentaires ne sont que les restes des organismes enfouis en eux.

      Les microzymas sont en fin de putréfaction de tout organisme vivant, sans que les germes de l’air n’interviennent (grâce au milieu créosoté, en réalité phéniqué et l’enveloppe de carbonate de chaux).

      — On les retrouve partout où il se passe quelque chose dans l’organisme.
      Je ne peux pas développer tout ici. J’ai essayé de synthétiser au maximum dans le livre, cela n’avait jamais été fait et c’est sans doute ce qui explique que la théorie dans son ensemble (basée sur les faits) n’ait jamais été vraiment comprise. Béchamp se le reprochait sur le tard.
      Il est grand temps !

      1. J’ai oublié les guillemets de la citation d’Hector Grasset :
        « C’est en 1875 ………enfouis en eux »

    2. SI justement le cytosquelette de la cellule est exactement en photographie actuelle ce qu a decouvert tissot ! et non des mitochondries disloqués qui selon lui n existe pas !
      ces haltères et les boulles .sont le cytosquelettes qui soutient en 3D une cellule , ce qu a découvert tissot sans le savoir !! ( découverte faite apres les années (50 ) .
      la mitochondrie existe belle et bien de toute façon ..il faut se méfier aussi des noms utilisés autrefois qui peuvent désigner autres choses . TISSOT à découvert un cycle polymorphique comme plu tard GASTON NAESSENS AU CANADA ET EN MEME temps ENDERLEIN mais tres tot enderlein utilisa lE MICROSCOPE à fond noir pouvant observer VIVANT les formes translucides DANS le sang vivant et NON SUR DES PRODUITS FIXES plus la microcinématographie ! et non un microscope comme Tissot AVEC DES sujets fixés morts avec un fixateurs chimiques et ses photos plus l agrandissement à la loupe ! CELA NE POUVAIT PAS NON PLUS PROUVER LE GENRE EXACT DES GERMES comme il a cru ! ses détracteurs ne pouvait pas non plus comprendre ni lui prouver le contraire à l époque . CE QUI EST SUR c est qu aujourd hui sur le web vous avez des preuves cinématographiques du polymorphisme bacterien en recherchant sur sanum kehlbeck etc ( produits plébiscité par le clinicien Klinhardt aux usa par exemple . ENDERLEIN est le continuateur des travaux de bechamp ..et une medecine en est née , que celà déplaise ou non .

  9. Merci pour cette discussion, les apports et précisions et leurs analyses, j’apprends beaucoup grâce à vous!

  10. Même quand on dispose d’un matériau de base pour créer des structures, le matériau ne contient généralement pas le plan de la structure. Je pense aux Kapla, ces petites planchettes de pin des Landes, toutes de mêmes dimensions. https://www.kapla.com/fr/ pour ceux qui ne connaitraient pas !

    Avec ces petites planchettes toutes identiques on peut créer toutes sortes de formes qui peuvent être très belles et harmonieuses. Mais les planchettes ne contiennent pas les plans des constructions ! Les plans se trouvent ailleurs, dans le catalogue qui en propose ou dans notre imagination.

    De même, en admettant que l’organite haltère de Tissot soit un assemblage de microzymas, il n’y a sans doute pas de preuves que les microzymas porteraient en eux le plan de construction de l’haltère et pas davantage le plan de construction du réseau connexe d’haltères constituant le cytoplasme sans parler de ce qui se trouve au sein du noyau. D’ailleurs il faudrait plusieurs plans pour les multiples constructions qui se rencontrent. Comment le microzyma choisirait tel plan plutôt que tel autre ?

    Par idéologie j’entends une idée première comme quoi il doit exister un grain de vie fondamental, matériau constructeur de toutes les structures vivantes. Pour ma part, j’ai plutôt tendance à penser et à pencher pour une dualité, une ossature d’une part et les fluides qui la traversent. Avec 2 types de maladies : les pathogènes circulants comme la grippe et les maladies de dégénérescence de la structure comme la tuberculose, la lèpre, le cancer.

    Avec les momies, l’Egypte Antique savait conserver la structure mais pas avec les liquides comme le sang et la lymphe. J’ai des difficultés avec les cellules transitoires alors qu’elles sont encore là dans les momies. La vie n’est plus là pour les animer. Où était-elle ?

    1. La maladie, c’est notre « grain de vie » qui est morbide, malade, parce que le milieu dans lequel il exerce sa fonction a changé ou qu’il lui manque les nutriments essentiels. Il peut alors évoluer dans des formes qui sont dites pathogènes, mais qui ne sont en réalité qu’une conséquence du déséquilibre.

      « Avec les momies… »
      Les cellules sont les premières à disparaître au tout début de la putréfaction, libérant leurs microzymas d’origine qui changent de rôle dans l’individu mort et fonctionnent désormais comme simples ferments autonomes afin de ramener les molécules organiques à leur état minéral. Ils passent alors par tous les stades de bactéries jusqu’à consommation complète, et redeviennent microzymas (poussière) en toute fin, comme dans l’expérience du petit chat. Ils peuvent être aidé dans cette tâche de putréfaction par des ferments (micro-organismes) externes, des insectes …
      Ces microzymas restants sont toujours vivants et se manifestent quand le milieu leur est favorable mais peuvent rester à l’état de ferments dormants comme dans le calcaire, pendant très longtemps.
      Dans les momies, les éléments vitaux (microzymas) sont toujours là. Ils sont juste bloqués au stade de cellules par l’embaumement. Si on change les conditions qui maintiennent cet état, la putréfaction se poursuivra.
      Béchamp a extrait les microzymas des calcaires (= expérience petit chat), ceux-ci placés dans des conditions favorables vont pouvoir fermenter, se multiplier …
      Ils restent vivants.

      1. Quant au « programme de construction », il y a le milieu qui va favoriser tel ou tel développement. Il y a autant de milieux que de fonctions dans l’organisme.
        Bruce Lipton l’explique pour les cellules ici mais c’est vrai pour les microzymas spécifiques de ces cellules :
        Bruce Lipton : Parmi les 50 milliards de cellules dont est fait notre corps, les cellules-souches ont la particularité de pouvoir évoluer en n’importe quel type de cellule – peau, muscle, os, cerveau – et ainsi remplacer celles qui meurent chaque jour. Il y a cinquante ans, j’ai réalisé des travaux de recherche en clonant des cellules-souches. Les 30000 cellules que j’ai obtenues au bout d’une semaine avaient exactement le même patrimoine génétique. Je les ai séparées en trois groupes pour les placer dans trois milieux de culture différents : l’environnement. Dans la première boîte j’ai obtenu des cellules musculaires, dans la seconde de l’os et dans la dernière des cellules graisseuses. Cela prouve qu’avec une chimie différente, l’environnement pousse des gènes différents à s’exprimer. De la même façon, dans notre corps, si l’on change la composition chimique du sang, le milieu de culture, on change la destinée des cellules. La question importante est alors : qui est le chimiste qui décide de la composition du sang ? Le cerveau ! Grâce aux hormones, neurotransmetteurs et autres neurosécrétions qu’il émet à travers ses neurones.

        Et la question qui suit , c’est comment tout cela s’est organisé à la base dans un même organisme.
        Béchamp a analysé les fonctions chimiques des microzymas propres au centre vital dont il les a extrait.
        Il (son fils Joseph) les a étudié au cours de la croissance et observer qu’ils acquéraient cette spécificité fonctionnelle au cours du développement de l’embryon et de l’enfant pour certaines.
        Les milieux évoluant en conséquence sans doute.

  11. Un détail qui n’en est pas un : le noyau des cellules. Tissot ne pouvait l’étudier. Sur ces photos, le noyau est noir, son réseau d’haltères s’appuyant sur lui. Il y a évidemment un lien et il parait logique de penser que c’est le noyau qui nourrit ce réseau connexe.

    Il manque quelque chose d’important. Je ne pense pas que Béchamp avait fait mieux pour ce qui concerne les mystères du noyau.

    1. Il ne s’agit pas de comparer, Bernard, ni de les opposer.
      Leurs apports sont différents.
      Tissot avait la miscroscopie électronique qu’il utilisait en essayant de ménager au mieux l’échantillon.
      Béchamp observait avec des moyens moins puissants, toujours en live. Mais surtout, il extrayait, analysait les fonctions chimiques des granulations etc.
      Il avait déjà analyser les fonctions chimiques des cellules – leur métabolisme – et constatait les fonctions spécifiques des granulations correspondant aux cellules du même centre vital. …
      Il faut prendre en compte et s’intéresser de près aux travaux de chacun.

      1. En effet, Fabien, il semble y avoir une confusion à ce sujet.
        Dans le vol 3 du livre de Tissot, il n’est nullement question de microscopie électronique. Au final je ne vois pas de précision sur le microscope utilisé par Tissot.
        Trouves-tu quelque chose dans le volume des photos, Bernard. Je crois que tu l’as ?

  12. Pourquoi s’intéresser à ce point aux personnes et surtout à Béchamp ? La réponse n’a sans doute rien à voir avec ce qu’on appelle la science. Cette passion manifeste pour Béchamp est sans doute directement liée au prestige acquis par Pasteur, du moins dans notre pays. Prestige lié à la rivalité entre la France et l’Allemagne, sur fond de guerre de 1870 et de Koch de l’autre côté du Rhin.
    Koch avait obtenu des succès en découvrant le bacille qui porte son nom mais qui fut une vraie-fausse découverte quand il sera découvert, 40 ans après Tissot que le bacille tuberculeux se présentait en filaments et non en bâtonnets. En fait, cette découverte de Koch va avoir des conséquences catastrophiques sur la connaissance de la tuberculose qui sera comparée à la typhoïde alors qu’à l’époque elle était perçue, à juste titre comme une maladies dégénérative et non comme une maladie infectieuse. D’où une opposition manifestée en Allemagne à la découverte trompeuse de Koch.
    Il découvrira aussi la tuberculine qui sera alors annoncée par le ministère allemand comme guérissant la tuberculose. Koch fut contraint de suivre mais l’expérience tournera à la catastrophe …
    Puisqu’il y avait en grand découvreur et un grand guérisseur en Allemagne, il en fallait aussi un en France. Pasteur va joué ce rôle. Il va aussi être utilisé à des fins politiques sur fond de rivalités franco-allemande. D’où l’immense prestige dont va bénéficier Pasteur dans notre pays. Comme Pasteur a fait des erreurs comme l’a montré Béchamp et que ce dernier c’était intensément opposé à Pasteur, il parait alors légitime que c’était Béchamp qui aurait du bénéficier de la gloire de Pasteur.

    En fait c’est d’abord ce besoin de glorifier ce qu’on appelait à l’époque les savants qui devrait être contesté. Avoir mêlé la recherche du vrai avec des rivalités guerrières et politiques fut la pire des choses et nous n’en sommes toujours pas remis. La recherche du vrai devrait se faire à l’abri de telles passions. D’ailleurs savant ne désigne pas seulement celui qui sait mais celui qui est sage. La sagesse est indispensable à la recherche du vrai. Un autre l’avait dit avant moi : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

    Pour en revenir à Tissot et Béchamp, ni l’un ni l’autre n’ont pu étudier le noyau. C’est un fait. Les photos de Tissot montrent clairement que son réseau d’haltères s’appuie sur le noyau. Quel lien y’a t’il entre le noyau et ce réseau ? Je posais cette question. La science actuelle ne nous donnera aucune réponse puisqu’elle présente le cytoplasme comme parcouru d’objets éparses et dissociés sans liaisons avec le noyau. Donc nous n’avons pas cette réponse. C’est une grosse interrogation qui nous invite à rester très prudents.

  13. https://image2.slideserve.com/3968710/le-cytosquelette-n.jpg

    voila bernard le cytosquelette d une cellule …puisque les mitochondries existent de toute façons et que leurs formes n ont rien a voir avec ce que decrit tissot avec son microscope rudimentaire avec des photos et une fixation chimique .
    le cytosquellette est bien un reseau avec des semblant de boulles et d haltères qui seraient à mon humble avis la meilleur solution sur ce point !
    et qui explique ce que tissot avait photographié !!
    c est ce reseau qui maintient la cellule en 3D et non qui le construit comme le pensait tissot .

    1. En live, c’est encore mieux Fabien :
      https://twitter.com/NanoLiveLtd/status/1172497086459338752

      Etonnant de dire « les mitochondries existent de toute façon » en donnant la preuve que leur découverte due à la destruction du réseau intracellulaire, à cause du fixateur devrait être remise en cause, précisément.
      La réalité est que le métabolisme ne peut être attribué aux fantasques mitochondries. Mais ce métabolisme est forcément réalisé par un élément vivant dans la cellule. L’histoire de l’archéo-bactérie imaginaire, encore une fois, ne vient que du fait que les scientifiques nient le vivant dans les cellules, depuis le dogme de la stérilité (dogme faux et tout le prouve désormais).
      Béchamp apporte la réponse !
      Cela ne remet pas en cause la réalité de ce métabolisme qui est propre à la fonction réalisée dans la cellule.

  14. L’essentiel n’a jamais été la puissance du microscope mais la conservation ou destruction de la chose à observer. Si la préparation détruit une structure, on observera avec plus de précision les débris d’une structure.

    Il ne faut pas confondre les structures bactériennes circulantes avec la structure
    connexe photographiée des centaines de fois par Tissot.

    Il y a cette observation fort intéressante que j’avais trouvée dans un ouvrage de cytologie de 1975 écrit par un professeur de Tours : « les mitochondries, habituellement ovalaires peuvent être bifurques en Y, en haltère, en anneau, en bissac…le phénomène est loin d’être rare et sa signification n’est pas précise. »

    On pourrait retrouver là des débris moins disloqués du réseau de Tissot. Ils ne leur ont pas donné de noms car ils ne les retrouvent pas systématiquement.
    Ces observations reconnues montrent que l’on peut trouver 3 mitochondries reliées entre elles pour former un Y ou plus encore pour former un anneau ou un bissac ou encore une mitochondrie portant une boule à chacune de ses extrémités. Cela est donc admis par « la science ».

    Il me paraitrait très étonnant que le processus de préparation de Tissot ait eu pour effet de faire disparaitre les mitochondries que tous les observateurs voyaient à l’époque sous la forme de simples bâtonnets très minces en raison de la résolution des microscopes utilisés.

  15. Bonjour , suite aux extrapolations que je n’ai pas toutes lues , personnellement à 71ans en trés bonne santé sans médecin depuis toujours, depuis environ une année j’ai appris l’existence d’Antoine Béchamp , j’avais entendu parler de Pasteur sans plus (pour la vaccination contre la rage ) , les virus , les bactéries tout ça ne m’ont jamais crée de soucis , quand j’ai fait la distinction de leurs théories différentes j’ai tout de suite compris depuis la  » plandémie  » dernière d’ou venait cette idée de vaccination mondiale , l’humanité est mal barrée , lavage de cerveau dés l’école , obéissance à l’autorité , soumission à l’ordre mondial , personnellement non , j’ai toujours été rebelle au système mafieux imposé et le resterai , le pouvoir de décider est en chaque individu d’accepter ou de refuser , à bon entendeur … .

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