Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

L’ostéoporose, mais de quoi parle-t-on?

« L’AIMSIB, faisceau de lumière dans ce monde de menteur », nous précisons que c’est bien l’auteur lui-même qui a payé sa cotisation et qui publie une aussi belle phrase! Le Docteur Jean-Pierre Poinsignon est rhumatologue, très clairvoyant certes mais abominablement chatouilleux sur les principes de l’éthique et de la sincérité médicale. Le sujet de l’ostéoporose tout particulièrement le rend vindicatif depuis de longues années, qu’a-t-il à redire à une maladie si universellement partagée hélas? Bonne lecture.

 

Entre , l’ivresse « onaniste » de l’État français, Léviathan omnipotent, qui emploie toute son énergie coercitive « pour notre Bien » ;  les cupidités sans limite de « Big Pharma » et de l’Industrie Agroalimentaire ; la crédulité niaise de bon élève du Corps médical  envers ses Maîtres à penser devenus bouffis de « conflits d’intérêts » et enfin, la candeur naïve de trop nombreux patients consommateurs passifs de soins, ma  place sociétale de Médecin rhumatologue libéral est très mince et me semble de plus en plus étriquée. Ceci ne m’empêche pas, de me battre avec ma prose critique, confiée ce jour à l’AIMSIB : faisceau de Lumière dans ce Monde de menteurs !

L’ostéoporose, que comprendre?

Le sujet est constitué de quelques réflexions autour de l’ « Ostéoporose  post ménopausique  ou d’involution »,  placée sur le podium des maladies fabriquées (disease mongering) au titre de la belle Prévention, démagogique. Les apparences sont magnifiques… les néo-tartuffes sont des esthètes malins.

Les Ostéoporoses d’autres étiologies sont hors de ce propos. En préambule,  je fais un résumé, pour éviter les interprétations fâcheuses des « intellectuels » myopes et  / ou formatés :

Je ne prétends pas que l’ostéoporose n’existe pas, je dis simplement que l’on majore un risque civilisationnel à l’aide de normes de densités dont  les conclusions intuitives sont scientifiquement inexactes afin de transformer ce risque en maladie ce qui nécessite urgemment des « traitements » la plupart  du temps inutiles, inopérants et surtout dangereux… Par esprit de lucre. Le Marché ciblé est constitué par la moitié féminine  de l’Humanité. Il n’existe pas de « complot », il y a une erreur scientifique qui rapporte beaucoup d’argent. C’est tout.

Définition (racoleuse) de l’ostéoporose énoncée par l’ « Organisation Mondiale de la Santé » (OMS) :
« L’ostéoporose  est  une maladie généralisée du squelette caractérisée par une densité osseuse basse et des altérations de la micro-architecture osseuse, responsable d’une fragilité osseuse « exagérée»,« et donc » d’un risque « élevé » de fractures. »

Où  a-t-on vu  une définition  aussi peu scientifique,  qui fait sourire n’importe quel ingénieur, formé lui, avec une assise solide  autour de  « Sciences dures» ?

Qu’est-ce que c’est que cette densité osseuse avec un T-score, qui compare, à l’aide de statistiques torturées, la densité de l’os sur deux ou trois sites d’une femme de 55 ans à celle d’une jeune nord-américaine de 25 ans et qui par un diktat intéressé,  établit  une norme universelle  de « -2,5 écarts type » par rapport à la moyenne ?

Norme établie dans une salle de réunion surchauffée  un jour de Juin 1992 où des « experts » fatigués et  appointés par les fabricants de pilules en avaient assez  de discutailler des statistiques et parce qu’il fallait bien prendre une décision,  puisqu’« on » les avait réuni  pour ce faire.

Le Z-score, qui lui compare la densité mesurée de ladite femme de 55 ans par rapport à son groupe d’âges, n’a pas été retenue…. Car cela ne « détectait » (produisait !) pas assez de malades.

Qui a réellement décrété que c’était une « maladie »  et pas simplement une manifestation du vieillissement humain, qui peut également atteindre bien entendu l’Homo Sapiens mâle un peu plus tard ? Est-ce que le terme «exagéré» est un terme scientifique ?  Les deux conjonctions «et donc» ne nous prennent-elles pas par la main pour le raisonnement  dirigé et pré-mâché vers le risque « élevé » (terme également très scientifique) de fractures…. ?

Ce n’est plus le médecin qui établi le diagnostic par une méthodologie rationnelle, prudente de diagnostic positif, différentiel, étiologique ; c’est  la machine  statistique,  habilement paramétrée par les statisticiens de Big Pharma, qui établit le diagnostic sans aucune discussion :

La Science  et  le  Rayon X, l’absorptiométrie  bi-photonique « ont dit que»,  point final.

(Avec un seul photon aurait-on pu discuter ?)

Les  « bandits manchots » des casinos sont également paramétrés pour  produire un certain nombre de gagnant par nombre de coups joués. Lorsqu’un  nouveau casino est implanté… On règle la machine pour que le « Hasard » soit  très généreux au début. Après quelques mois de fonctionnement  la machine dégage beaucoup de bénéfices, avec un nouveau réglage adapté.

Avec l’esprit « scientifique », qui caractérise désormais « l’obligée » OMS et ses généreux sponsors, pour le Bien de l’Humanité, bien sûr,  je me suis amusé à proposer une définition parodique  de la Vie.

La Vie est une maladie caractérisée par une lente dégradation chronique de tous les systèmes vitaux, responsable d’une fragilisation exagérée de l’ensemble des systèmes cellulaires, et donc,  d’un risque  élevé de… mort.

Et bien oui, dès que l’on est né, l’on est un mort en sursis !

Avec cette définition, l’on peut prévoir l’absence définitive de chômage médical chez les descendants du Dr Knock.

La question de la densité osseuse

Les femmes arrivent très  angoissées dans mon cabinet  devant le risque de fractures imminentes programmées par les résultats du densitomètre (densitomaître ?).  Le « T score » est « normé » pour revenir pathologique trois fois sur quatre.

Statistiques personnelles, sur mon propre densitomètre, sur lequel  j’ai constaté les « discordances radio-cliniques prévisionnelles », à savoir, des femmes qui avaient un « très mauvais T-score » et qui ne présentaient aucun tassement vertébral ni de fractures « majeures » et d’autres femmes  qui présentaient des fractures osseuses après un traumatisme, sans « ostéoporose OMS », sur une durée  de plus de quinze ans d’observations.

Ces discordances très gênantes m’ont  permises  de prendre conscience, peu à peu, de ma complicité naïve à  une grosse arnaque et surtout de regagner le libre chemin de ma rationalité scientifique.

La gravité prévisionnelle statistique fracturaire du T-score est généralement « appuyée » très fortement, par le médecin « densitomaîtrelogue », lors de sa consultation. Celui-ci ne  manque pas l’occasion d’utiliser son nouveau « Pouvoir prédictif »  menaçant, conforté par la bonne conscience de la prévention (anxiogène), qu’il met en place quant à l’avenir fracturaire de la femme ménopausée. Sûrement, pour cimenter une bonne observance médicamenteuse de la pauvre femme, désormais atteinte, pendant plusieurs années ; elle qui descend de l’appareil  » mesureur  » abasourdie d’apprendre sa maladie insidieuse, avec un os complètement « poreux » voire « mité », qui ne fait même pas mal.

La Densité est une mesure de Sciences Physique : c’est un rapport (une fraction) entre la Masse de matière en numérateur  sur le Volume  de cette même  matière, en dénominateur, autrement dit : la « masse volumique », nommée par la lettre grecque : rho (ρ), le tout, sur le référentiel de masse volumique de l’eau, c’est-à-dire : un, pour les solides. La masse volumique s’exprime en gramme par centimètre cube ou  en kilogramme par décimètre cube ou  en tonne par mètre cube.

Généralement,  la densité est donnée en kilogramme par mètre cube. Pour les gaz, le référentiel de masse volumique de comparaison est l’air. La densité est un rapport et n’a, en fait, aucune unité de mesure propre. La densité du plomb est : 11,3. La densité de l’or est : 19,3.     Le fer : 7,9. La densité du bois est variable selon les essences : le buis : 1,32. L’ébène : 1,16. Le sapin : 0,45. Le liège : 0,24. Le verre de vitre : 2,53.

En gros, pour simplifier la compréhension : Si la densité est supérieure à un, ça coule dans l’eau ; et si la densité est inférieure à un : ça flotte sur l’eau.

Pour aller au fond des choses, puisque l’on a parlé de masse volumique, je reviens sur la notion de Masse. La notion de Volume est plus simple à comprendre.

La Masse est une notion qui n’est pas si facile que cela à appréhender. La plupart des gens confond le Poids et la Masse, ayant oublié que le poids de quelque chose est une force variable, et que la masse de quelque chose est une grandeur  fixe. Le poids et la masse sont liés par la relation célèbre : P=M.g , le Poids est égal à la Masse multipliée par la pesanteur : g.

Le kilogramme-poids de pommes de terre que vous achetez dans une station balnéaire, au niveau de la mer, n’aura pas le même poids, si vous le pesez (quelle idée !) au sommet du Mont-Blanc : résultat légèrement moins de  mille grammes…979 grammes,   alors que la Masse de pommes de terre n’aura pas changé. De plus, pour semer la confusion générale, l’unité de Masse est le Kilogramme (kg). L’unité de Poids  est le Newton (N), qui mesure la force d’attraction d’un astre sur un corps : la pesanteur g (g comme gravité). Mon épicier me prendrait encore plus pour un dérangé, si je lui demandai : « Vendez moi 9,81 Newtons de pommes de terre, s’il vous plaît ». La plupart des médecins ont oublié le cours de physique de troisième du collège : « Poids, Masse, Pesanteur, Densité »…

Surtout,  lorsque la « machine » de densité osseuse leur offre sur un plateau des grammes par centimètre carré. Tout faux !…c’était  centimètre cube…même l’unité de leur densitomètre est falsifiée.

Dans mon cabinet médical pour tenter d’expliquer  ces notions à mes patientes,  je dispose d’un petit tube creux en carton blanc, de la même forme et de la même taille qu’une craie d’institutrice, avec laquelle celle-ci écrivait sur le tableau noir. Je pose la question à ma patiente : si je laisse tomber une craie sur le sol dur, que se passe-t-il ? Si je laisse tomber sur le même sol, ce petit tube en carton, que se passe-t-il ? Or la densité de la craie est  bien supérieure à la densité de ce petit tube en carton… qui ne casse pas…J’essaye, en tout cas, d’enlever  l’emprise pseudo-scientifique et  la malédiction du densitomètre, du cerveau de ces victimes de la communication trompeuse de  Big business.

Densité et solidité osseuse, l’amalgame lucratif des sciences médicales en rhumatologie

Pour comprendre il m’a fallu aller chercher et travailler  sur des programmes dédiés aux grandes écoles d’ingénieurs, (Mines, Ponts et chaussées, Polytechnique, etc…) sur les enseignements des résistances et solidités des matériaux : poutres de béton, poutrelles métalliques, matériaux composites, tiges et tubes de toutes sections, etc. pour confirmer mes observations empiriques. Attention, c’est énorme, allez vérifier vous même :

Il  n’existe aucune corrélation (en physique des matériaux) entre la densité des matériaux et  la solidité de ceux-ci…

Les sciences dures  ont conforté mes observations et  m’ont rassuré  sur mon équilibre mental d’un naturel critique, soit, mais nullement paranoïaque à la recherche d’une quelconque « théorie du complot». Sain de Corps et d’Esprit, j’essaye simplement  de pratiquer une Médecine scientifique sans succomber à un formatage pour perroquets décérébrés, fût-il à la mode dominante.

Dans ces programmes d’ingénieurs qui construisent des tours de plus de  cent  étages, des ponts long de centaines de mètres, etc… il est question de « contraintes critiques », de « moments de torsion », « d’équation de déformation », de « torseur de cohésion », de « module d’élasticité d’ Young (MPa) », d’études du « flambement », de « sections et de formes en H des poutrelles » « de poutrelles en I à Profil Normal (IPN) avec les abaques de charges tolérées correspondantes aux dimensions »,  j’y ai appris entre autres , que «  les aciers doux et mi-durs ont la même résistance élastique en traction et en compression » et même que « le béton et la fonte ont des résistances élastiques très différentes en traction et en compression, ainsi que tous les matériaux non homogènes et non isotropes ». J’ai arrêté mes recherches aux « structures composites », aux « matériaux anisotropes et orthotropes », à la « loi de Hooke » et à « la théorie des plaques stratifiées de Love-Kirchhoff », sans trouver la moindre trace de densité !

Dans les différentes équations de ces programmes, qui je le rappelle  avaient  pour objet la résistance des matériaux, à aucun moment, je n’ai vu apparaître le terme de « densité » des matériaux, même comme cofacteurs accessoires ou très accessoires.

On peut empiriquement  comprendre aisément qu’une baguette en verre  se casse plus facilement qu’une baguette en bois de la même taille, même section, lors d’une chute, or le verre est plus dense que le bois ; une casserole ou une cocotte en fonte, alliage de carbone et de fer, se casse également, avec une simple chute sur un sol dur, malgré la densité élevée.

Dès ce moment-là, j’ai réalisé que le densitomètre m’avait pris pour un prescripteur  idiot… et comme, je ne suis pas moins susceptible que tout un chacun, je dois avouer que je lui en ai voulu… ajouté, bien sûr, à toute cette souffrance inutile, qu’il fait endurer aux femmes ménopausées « densitomaîtrisées » . Je ne fais plus fonctionner mon appareil de densitométrie, que je considère comme une machine à fabriquer des « malades ». Ceux–ci ou plutôt celles-ci, de bonne foi, demandent  légitimement des soins et des médicaments. Il est sûr que « soigner » des femmes  en bonne santé, en leur faisant consommer des médicaments, peut durer longtemps.

Cela peut même constituer une très bonne rente avec la bénédiction des autorités sanitaires, puisque l’on soigne préventivement… un  risque surestimé de fractures, en le transformant commercialement  en maladie avérée dans l’imaginaire féminin, celui, déjà pas drôle de la période péri-ménopausique.

La perfidie du discours consiste à répéter : « c’est grâce au traitement, que vous ne présentez, pas encore, aucune fracture majeure et que vous n’aggravez pas vos tassements vertébraux », « il ne faut surtout pas l’arrêter… », « d’ailleurs, vous voyez bien que la densité osseuse est stabilisée » ou « qu’elle diminue moins… », (processus physiologique habituel après la période ménopausique). (Lorsque l’on regarde de près le Bénéfice Absolu des bisphosphonates, on s’aperçoit que ce sont des  résultats lamentables au niveau des résultats escomptés, mais tout à fait significatifs au niveau des effets néfastes).

Densité osseuse élevée et fragilisation osseuse… un contre-exemple naturel gênant, qui fait capoter toute la densito-théorie. L’intuition prise en défaut.

Le souvenir d’une maladie génétique très rare (mutation du gène CLCN7) est revenu de très loin dans ma mémoire : l’ostéopétrose, ou maladie d’Albers-Schönberg ou encore appelé « maladie des os de marbre » caractérisée par des os denses et fragiles, maladie avec de nombreuses fractures « à bas niveau d’énergie » comme disent les spécialistes de l’os… j’avais oublié l’existence de cette maladie, que je n’ai jamais rencontré.

(À ne pas confondre avec une autre maladie génétique  « maladie des os de verre » classée sur le plan nosologique dans le groupe des « ostéogénèses  imparfaites »  par un défaut  de synthèse de  la protéine de collagène de tous les tissus de soutien, avec une atteinte du principal soutien squelettique osseux.  Les malades présentent des déformations squelettiques avec amyotrophies et des fractures fréquentes, sans rapport direct avec la minéralisation osseuse et sans rapport étiologique avec leur densité osseuse basse.)

Par ailleurs, j’ai refoulé pendant des années (oui, oui…Freud !) mon expérience thérapeutique malheureuse avec le Fluor, que j’ai prescrit, mea culpa, il y a trente ans, qui augmentaient  effectivement  la densité osseuse (sic) mais  qui rendait  l’os moins élastique et donc plus cassant (on parlait alors de « fractures en bâton de craie) que l’os « ostéoporisé » par le rayon X du radiologue. Je n’avais pas  encore acheté le densitomètre.  Il fallait fluorer. C’était « prouvé »… alors tous les rhumatologues français y sont allés…pour  fluorer l’os. De 1987 à 2001, date du retrait en catimini du fluor thérapeutique.

J’étais jeune et je croyais encore les Maîtres experts… au fil des années, j’ai appris à re-penser par moi-même… c’est plus difficile que de suivre aveuglément  le Maître, ou « l’Evidence Based  Medicine » (EBM) États-unienne, mais cela s’appelle la Liberté de penser, dont je suis toujours amoureux.

Alors… ! Que penser des « traitements » ?

Les  » traitements  » de l’ostéoporose commune d’involution sont appliqués de nombreuses années pour obtenir, rarement, une très légère remontée de la densité osseuse, Graal  thérapeutique illusoire, qui ne démontre, bien évidemment,  absolument pas une amélioration mécanique de la Solidité osseuse.

Ces traitements « préventifs » de fractures (vous lisez bien !) peuvent provoquer des fractures « atypiques » de la diaphyse fémorale, avec des temps de consolidations interminables, des nécroses osseuses définitives, des ulcérations  de la muqueuse digestive (bouche, œsophage, estomac, intestins.), et beaucoup d’autres manifestations graves de la santé des victimes de méthodes thérapeutiques fondées sur des certitudes erronées en 2019 !  (Et je ne sais pas encore pour combien de temps.)

J’ai l’impression que la Rhumatologie  marche ici , sur la tête, on utilise des médicaments pour « prévenir » les fractures du col du fémur des femmes de 81 ans en moyenne (âge moyen de fracture du col du fémur en France), qui peuvent en provoquer sur le même os, un peu en dessous du col , chez des femmes  beaucoup plus jeunes .

« Ah ! Bon, ce n’est pas de chance, Madame, c’est très rare ! »

Je n’ai toujours pas compris, sur le plan pharmaco-biologique comment une même  molécule peut être, à la fois, bénéfique sur un (hypothétique) problème osseux d’une part et maléfique d’autre part.

La liste des maléfices s’allonge : fracture majeure atypique, mort de cellules osseuses (ostéonécrose de la mandibule, du conduit auditif externe), mort de cellules de la muqueuse  digestive, DRESS syndrome – allergies mortelles, thromboses veineuses, fractures multiples « inattendues »  (sic) dès  l’arrêt du dernier  produit miracle inventé (Denosumab)…

Plus les traitements durent longtemps, plus des effets indésirables non décrits antérieurement apparaissent. Les laboratoires sont heureusement contraints par la Loi d’ajouter les effets nocifs sur les notices de leurs produits. Malheureusement, la plupart des médecins ne lise pas ces notices… ils en restent souvent à la connaissance de la molécule, lors de sa présentation sur le marché,  bien « marchandisée ». Ces effets nocifs n’apparaissent pas dans  les essais cliniques de durée beaucoup plus courte, sur deux mille cobayes volontaires, alors qu’ils adviennent (« avec rareté »… disent-ils) parmi les centaines de milliers de consommatrices confiantes, sur de nombreuses années.

Les « experts » chargé de donner les autorisations de mise sur le marché d’un produit pharmacologique (l’AMM) sont la plupart du temps impressionnés par le résultat  des essais cliniques des inventeurs, car ils ne savent pas faire la différence entre un risque relatif (RR) et un risque absolu (RA).

Les laboratoires et leurs statisticiens sont passés maîtres à bien mettre en valeur le bénéfice relatif de leur molécule, mais oublient de  préciser le bénéfice absolu de leur produit miracle : En fait, le seul qui compte pour une large population rendue pathologique par modifications des normes.

Il faut rajouter les différentes pressions des médias  amplifiant les espoirs des nouveaux médicaments et celles des « sociétés savantes » ou même des « associations de malades » sponsorisées par l’industrie pharmaceutique qui s’exercent sur le Comité Théodule, lui-même noyauté sur le plan politico-industriel, pour accorder l’autorisation de mise sur le marché : l’AMM. Bref, la pharmacologie industrielle  est contaminée par les intérêts marchands.

Les médecins, qui sont généralement « gentils » et veulent « bien faire » n’ont pas tellement développés leur Esprit critique… ce qui est quand même dommageable pour les patients.

Qu’est-ce qu’une maladie civilisationnelle

La fréquence de certaines maladies a tendance à augmenter dans le monde occidental. Le mode de vie sédentaire, l’alimentation moderne trop transformée (trop trafiquée) par l’industrie  agroalimentaire, les habitus toxiques, sont à la source de nombreuses maladies.  Les découvertes récentes des sciences « omiques »  montrent que notre génome est sensible  à ces modes de vie et influence « notre Santé » : simple résultante de la vie de nos cellules formant  nos différents tissus. Ce que l’on appelle la qualité de l’Hygiène de vie augmente ou raccourcit notre espérance de vie, c’est-à-dire accélère  ou  ralentit notre vieillissement.

La grande Révolution actuelle est venue de l’épigénétique qui montre une possibilité de transmission sur une, deux ou trois générations de caractères acquis, avec des épimutations  possiblement réversibles, alors que les mutations de l’ADN ne le sont pas. Sur le plan philosophique, la barrière entre l’inné et l’acquis est devenue poreuse, sur le plan socio-politique le déterminisme social  plutôt historiquement  « de gauche » et le déterminisme génétique plutôt « de droite », vont peut-être, enfin, converser avec des argumentations plus rationnelles et moins passionnelles ou idéologiques.

Je reviens à mon sujet de l’ostéoporose post-ménopausique,  pour en faire un risque fracturaire de civilisation de causes multifactorielles. Le tissu osseux est un tissu vivant  comme les autres, fabriqués par des cellules de construction, mais également par d’autres types de cellules de démolition, constamment au travail, la vie humaine  durant. Ces cellules travaillent bien, si elles sont placées dans les conditions trouvées et sélectionnées par trois milliards  et demie années de Recherche et Développement de la Nature et de l’Evolution darwinienne.

Les conditions mécaniques de contraintes et de forces, indispensables à la vitalité osseuse, doivent être maintenues tout au long de la vie et pas seulement en période de croissance osseuse : l’activité physique doit prévaloir, tout au long de la vie, sur la sédentarité.

Les conditions biochimiques  très étroites, pour maintenir ce bon travail des cellules, en ce qui concerne les constantes acido-basiques du milieu (un des nombreux facteurs de l’Homéostasie) se trouvent souvent déplacées par l’alimentation « moderne » vers l’acidose (trop de produits laitiers, trop de viandes, trop de céréales, pas assez d’alimentation végétale, trop de sel, trop de cuisson à haute température).

Il y a trop de ions H+ plus dans l’organisme. Les systèmes tampons de neutralisation des ions H + habituels (fonction rénale, fonction respiratoire) sont dépassés et la régulation automatique se fait, en prenant du stock calcique alcalin (bicarbonates alcalins) dans le réservoir du tissu osseux squelettique.

Voici, très succinctement, les causes principales de la déperdition des sels minéraux osseux pendant des dizaines d’années.

À noter que l’ostéopénie est physiologique (c’est-à-dire : normale) et n’est même pas le début de « l’ostéoporose OMS ». Je suis désolé de voir chaque mois en consultation, au moins une  femme, qui a un os normal qualifié d’ »ostéopénique », par le densitomètre et ses normes… traitée avec les mêmes médicaments dangereux de l’ostéoporose, au nom de la prévention, puisque certains médecins pensent que l’ostéopénie normale est le commencement de la « maladie ostéoporotique » et qu’il vaut mieux prévenir un peu tôt : c’est la logique même.

L’os est un tissu composite, hétérogène, anisotrope, formé de l’alliage de fibres collagènes organiques (la molécule de collagène est la protéine de solidité et de structures, la plus importante en quantité, dans le corps humain) et d’un cristal minéral le durcissant : le cristal d’hydroxyapatite contenant  du calcium  mais également beaucoup de phosphore, de l’oxygène et un peu l’hydrogène (- Ca5(PO4)OH –) .

Pour avoir un  collagène de qualité, il faut de la vitamine C , présente en abondance dans les végétaux crus. Pour assimiler des sels minéraux et ne pas avoir un os mou, par carence de cristaux (l’ostéomalacie), il faut avoir de la vitamine D3 (elle-même dérivée de la molécule de Cholestérol, en voie de juste réhabilitation… après trente ans d’infâmes et cupides accusations !), Vit D,  considérée maintenant comme une véritable hormone de Santé, dont on a besoin durant toute sa vie et pas seulement dans l’enfance, à l’adolescence ou au quatrième âge.)

Enfin, le tissu osseux est « frère » du cartilage, du tissu musculaire, du tissu tendineux, du tissu ligamentaire, des fascias et surprise… du tissu adipeux : tous ont la même origine embryologique.

Ce qui en dit long sur les unités de fonctionnement de notre organisme et les complexités de tous les métabolismes, qui communiquent ensemble, en bonne coordination, synchronisés pour la Vie et le mouvement.

Conclusion

Si j’ai évoqué l’épigénétique, c’est que cette nouvelle Science nous ouvre un espace de Liberté personnelle quant à notre Santé.

Nous redevenons responsables du choix de notre alimentation et de notre mode de vie pour entretenir et même améliorer notre santé, qui n’est plus complètement  prédéterminé par la génétique scellée de la molécule d’ADN.

L’ostéoporose post ménopausique n’est pas héréditaire, c’est une maladie poly-factorielles de la civilisation occidentale et je pense qu’aucune molécule chimique ou magique de nos pharmacologues bonimenteurs ne pourra effacer  nos  errements modernes contre nous même et notre Nature humaine.

Le Progrès médical n’est pas linéaire. Il procède par erreurs, voies sans issue, retours en arrière et corrections.  Les concepts erronés  peuvent  malheureusement durer quelques temps…(saignées répétitives pour éliminer les « mauvaises humeurs » au XVIIIe siècle, lobotomies pour « soigner » les malades  mentaux aux  XIXe et début du XXe siècles,  lait de  vaches pour  » nourrir  » les bébés humains comme des veaux, XXe et XXIe siècle, etc.),… encore faut-il  les reconnaître, pour changer de direction.

« Errare  humanum est, perseverare diabolicum ! »

 

Docteur Jean-Pierre Poinsignon,
Médecin Rhumatologue AIMSIB
Septembre 2019

Du même auteur:
– « Rhumatismes et si votre alimentation était coupable » ?  Edition François-Xavier de Guibert, 2010,
– « Ostéoporose Mythe ou Réalité », Editions du Rocher, 2015.
– « Pamphlet anti-étatique, du libéralisme au libertarisme », librinova.com, 2018.

 

 

 

42 Responses

  1. Cet article décapant fait du bien. Quelques idées ou souvenirs me sont spontanément venus à l’esprit en le lisant :
    Thierry Le Luron avait inventé le véritomètre avec lequel il testait Georges Marchais. Pourrait-on tester le densitomètre avec le véritomètre de Thierry Le luron ?

    Le chêne et le roseau : le roseau plie mais ne rompt pas.

    « La Rhumatologie marche sur la tête » Pour cela, encore faudrait-il qu’elle en ait une !

    « Les conditions mécaniques de contraintes et de forces, indispensables à la vitalité osseuse, doivent être maintenues tout au long de la vie et pas seulement en période de croissance osseuse ».
    Certains gestes popularisés par les arts martiaux chinois comme le martèlement du sol peuvent être bénéfiques pour cela et aisés à pratiquer au moins quelques instants à temps perdu.

    J’ai eu une collègue dépistée il y a 30 ans avec des os très fragiles. Elle attend toujours qu’il se produise une fracture et a vécu ainsi avec cette angoisse, ce qui a pu la conduire à éviter les exercices qui auraient pu renforcer ses os.

  2. A 60 ans j’avais une «  ostéoporose » d’une vieille de 95 ans et un tassement de 3 vertèbres.J’ai été mise en ALD car infirmière libérale. Je me suis engueulée avec un toubib qui voulait m’opérer et je lui ai dit que mon corps m’appartenait et qu’il n’ y toucherait pas.Je suis allée voir un grand professeur à Lyon qui a refusé de m’opérer au vu de mes radios.J’ai porté un corset, j’ ai fait plusieurs séjours au centre des Massues mais j’ ai refusé de prendre les médicaments quand j’ai vu les effets secondaires.Puis à 65 ans j’ai eu un gros choc psychologique et j’ai mis fin en 2 mois à environ 15 ans de psychothérapie ( j’ai fait le ménage dans ma famille).Quand je suis repartie voir mon spécialiste il me dit «  vous n’ avez plus d’ostéoporose » qu’avez fait? Et quand je lui ai dit le travail que j’avais fait il m’ dit Chapeau vous avez fait un bon travail.J’ai toujours Mon tassement vertébral mais je revis

    1. Oui, on aimerait ardemment connaître la déclaration de liens d’intérêts du sieur qui poste dans l’article que vous pointez.
      L’agrobuisness laitier, c’est quelque chose… et j’en sais quelque chose 😉
      Savez-vous d’où parle Chris Kresser ? Quel main (invisible, comme celle du marché selon Adam Smith) le nourrit ?
      Amitiés alcalines.

  3. Bravo, rien à redire.
    Quels points communs y a-t-il entre le risque fracturaire, le risque cardio-vasculaire, et le risque d’Alzheimer ?
    1. les trois sont très efficement prévenus par la poursuite de l’activité physique quelle qu’elle soit.
    2. Les tests pour le soi-disant « diagnostic » surestiment le risque.
    3. Un médicament inefficace est prescrit avant d’évoquer les bienfaits de l’activité physique.

  4. Belle démonstration par la physique de l’absence de relation entre masse (densité) et résistance physique !
    La métaphore du toit (tuiles et charpente) utilisée dans mes articles sur Nutritherapie et Rhumato est bien adaptée au colloque singulier avec le patient.
    A voir site web, accès professionnel de santé, lettre N5 et article « Nutritherapie en Rhumatologie »
    Confraternellement

    1. Monsieur le Professeur, Cher confrère, cher ami, votre commentaire m’honore et permettez-moi de souligner votre action de précurseur dans la Nutrimédecine. Encore trop de nos consœurs et confrères, gonflés de connaissances souvent obsolètes, ont l’impression de s’abaisser, lorsqu’ils discutent « alimentation » avec leurs patients. L’Aliment leur semble trivial d’autant plus, qu’il termine pour le moins en fèces malodorantes… chacun sait que le cardiologue possède plus d’aura que le proctologue. (Sauf que Napoléon a peut-être perdu à Waterloo, car il ne pouvait pas monter à cheval à cause d’une crise d’hémorroïdes et que Louis XIV a fondé l’Académie Royale de Chirurgie parce qu’un barbier avait réussi à opérer et guérir sa fistule anale.) Tout cela pour dire que votre analogie entre la charpente du collagène osseux, tresse souple de chimie organique, associée aux tuiles cristallines de l’hydroxyapatite avec la dureté de cristal minéral est très pédagogique pour expliquer que l’os reste une structure composite des plus solides avec le minimum de matière. Cette alliance intime de chimie organique et de chimie minérale, ce mariage entre la cellule vivante et le règne minéral, que constitue le tissu osseux, devraient être abordés avec beaucoup plus d’humilité que la manière marchande des laboratoires vendeurs de toxiques dérivés de lessives ou d’autres anticorps anti Vie. Primum non nocere.

      1. Alimentation ? Oui, en effet. Je crois que l’on tait le principal : sur 12 pays, on corrèle [coefficient de 0,65 ; montant à 0,95 si l’on retire la Finlande (taux d’allaitement de 70 %) et les Pays-Bas (taux inconnu)] moyennes de fractures de la hanche et consommations moyennes de produit laitiers (Nogier 1996 « Ce lait qui menace les femmes ») car, là aussi, les intérêts financiers sont considérables.

  5. Article magistral

    Moi même rhumatologue, j’ai toujours pensé qu’il était irrationnel,voir pueril de penser que des traitements comme le Fluor,les biphosphonates (dérivés des lessives),le Strontium(!!!),des anticorps pouvaient à eux seuls améliorer l’état osseux ,l’ostéogénèse étant un processus complexe

    Il ne manque poutant pas d’articles innombrables démontrant l’efficacité des ces drogues pour réduire les tassements vertébraux!

    Que pensez vous de l’association Vitamine K2 et Vit C?

  6. La grande majorité des personnes en carence de vitamine K pourrait expliquer la prévalence importante des caries dentaires, de l’ostéoporose, de maladie cardio-vasculaire, des maladies inflammatoires. La vitamine C d’autre part est indispensable à la formation du collagène. Ces amines vitales sont indispensables chacune d’elles dans leur rôle. Encore une fois l’alimentation (K et C) et le microbiote (K) nous réserve d’incroyables surprises, pour peu que l’on se donne peine de chercher !

  7. Bel article , merci .

    Les rhumatos  » ouverts  » confirment-ils que les différents cartilages peuvent être réhydratés par la méthode de l’ hydrotomie percutanée à l’eau de mer et donc redevenir fonctionnels ?

    Le Dr Reliquet est un adepte de cette méthode .

  8. Traverser la peau avec des petites aiguilles pour mettre un liquide dans l’organisme qui ressemble aux fluides interstitiels qui hydratent les cellules….. est une méthode somme toute douloureuse…. ne vaut-il pas mieux boire un peu plus d’eau dans la journée ?
    Et ne pas oublier que la sensation de soif est déjà une déshydratation !

    Quand les fibres de collagène du cartilage sont cassées, c’est-à-dire quand l’armature de ce cartilage flanche, cartilage qui ressemble à une éponge avec un déplacement des molécules d’eau dans les grosses molécules de glyco-aminoglycanes…. y a du mal de fait… et c’est un peu tard !

    1. Enfin un point de désaccord entre Jean-Pierre et moi! Mais ce n’est pas le moment de parler d’hydrotomie aux sérums marins…

      1. Jean Pierre, Vincent je partage vos 2 points de vue.
        Oui je pense qu’on ne devrait jamais forcer les barrières naturelles, d’une part. Sauf exception ; quand l’organisme est dégénéré au point qu’il ne puisse plus se réparer par lui-même. Et, en effet dans ce cas, d’avoir lu les travaux de Quinton, me pousse à penser qu’il avait la solution.
        Son livre est disponible sur le site de la BnF : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k746094?rk=21459;2
        Et, merci Inoxydable pour ce lien. Le premier lien que j’avais sur cette video ne fonctionnait plus.

      2. J’ai pu télécharger le livre du Pr Delbet ; pas encore tout lu , sur un ordi c’est fastidieux de lire 400 pages .
        Un de nos spécialistes pourrait-il indiquer ici quelle est la meilleure forme de Mg à utiliser et quel dosage .

        ( le Nigari est-il un bon produit ? )

      3. Cher Riboulours

        Personne ne vous a répondu ? Vous pourriez effectivement chercher un peu par vous-même. Je vous montre.

        Utiliser exclusivement du CHLORURE DE MAGNÉSIUM. Le sulfate, seul rapporté dans Pubmed (bien trop jeune) est presque improductif. Je vous laisse vérifier les sources car, affecté d’un tremblement sénile (mercure d’amalgames dentaires), j’ai beaucoup de mal à prendre des notes.
        De plus, ces sources sont dispersés en raison de l’hostilité académique, constante (jusqu’à refuser de publier) depuis 1944 explicitement pour protéger les vaccins, si bien que, sur Intercrotte, ces renseignements français se trouvent surtout rapportées en anglais et en espagnol.

        Les 3 concentrations utilisées furent (dans l’ordre des découvertes) :

        1,21 ‰ très précisément, trouvaille du Pr Delbet en 1915. Il avait été le premier à essayer MgCl2 et en avait optimisé soigneusement la concentration pour ASEPTISER LES PLAIES des blessés. Elle quadruple la phagocytose des globules blancs. Stable, la solution mérite que l’on en conserve un litre en réserve à la maison. D’autant que son caractère oxydant [oxydant, MgCl2 (Dr Chavannon, méd.-chef des hôp. de Paris) ? À l’aide, les BEV ! Brigitte !) a la réputation d’inactiver le bacille tétanique en le sporulant comme le ferait « 5% d’oxygène ». Sur plaies profondes, elle est en tout cas préférable à l’eau oxygénée (déconseillée par le Pr Delbet en 1915 comme tuant une partie des globules blancs), qui fait cicatriser trop vite (risquant de provoquer des poches anaérobies).

        La célébrissime solution à 2 %, elle, a été découverte en 1932 par le Dr Auguste Neveu (17300 Rochefort puis 17870 Breuil Magné, élève du précédent, de la faculté de Bordeaux, sorti 1er de sa promo) en voulant préparer (au moyen du truc « cytophylactique » de son maître) le terrain (oublié le terme médical) à l’injection de « sérum » antipolio, de rigueur à l’époque, dès le retour du résultat du prélèvement de gorge suspect. Lorsqu’il arriva, positif (c’était la polio) la malade était guérie !
        Rapidement, il précisa la concentration [2% de MgCl2 anhydre et se mit à codifier un traitement de la polio : 3 verres (de 125 ml) par jour pendant 2 jours puis 2 verres les jours suivants jusqu’à guérison. Guérison totale, très rapide si l’on n’avait pas trop tardé (risque alors de lésions plus lentes à réduire).
        Sa « dose », le verre de 125 ml est valable pour les adultes. Elle est dégressive (un peu ondoyante ; faudrait collationner les cas et lisser la relation dose/poids) pour les enfants et bébés, voir, dans le lien donné par Beni (21.11 à 11:00 en 24e commentaire à Aimsib 17.11/Thrombose), ses notes publiées par sa dévouée épouse après sa mort (soudaine en 1960 par épuisement et hostilité médicale).
        Par la suite, il l’essaya avec un SUCCÈS TOTAL sur la diphtérie, le tétanos, les grippes tueuses de vieillards, puis un certain nombre d’autres MALADIES INFECTIEUSES (au nombre d’une vingtaine d’après les Espagnols, Anglais et Italiens sur Intercrotte, qui, évidemment ne donne ni dates ni lieux. Wikimerdia est même hostile).
        Nous attendons, je pense, que quelques cas qui en subsistent actuellement en France soient pris en charge par des « repreneurs » décidés à laisser des traces, cette fois incontestables et consultables de cette médication extraordinaire.
        Cette solution à 2 % [20g de sel anhydre (pour 2 €) dans un litre d’eau] se conserve bien. Le Dr Neveu recommandait d’en avoir toujours un litre en réserve à la maison. Je me permets d’ajouter : « et dans les cabinets médicaux ». Ce qui est encore plus incroyable c’est que les médecins français soient restés impressionnés depuis 1944 par la hargne des protecteurs des vaccins à tout prix, au point d’avoir laissé de côté cette panacée extraordinaire. On n’en parle plus guère qu’ à l’étranger. Personne ne semblant se soucier d’expliquer toutes ces guérisons estomaquantes de maladies très variées (virus et bactéries pêle-mêle), je ne résiste pas à la tentation d’avancer l’hypothèse d’une galvanisation (encore plus forte que par 3g de vitamine C à la Pauling, dans du sérum physiologique en intraveineuse) des globules blancs.

        La 3e concentration, 25 % fut utilisée extemporanément pour la première fois en 1937 par le Dr R. Fumeron (17400 St Jean d’Angély) ami du précédent, en injection intraveineuse lente (1ml/mn pendant 20 mn) pour sauver un patient qui ne pouvait plus desserrer les mâchoires. Succès instantané contre ce tétanos, suivi au moins par 2 autres. Étant donné que, encore actuellement 30 % des patients y restent, il faudrait maintenant absolument trouver un cas de tétanos et un médecin décidé à le sauver ainsi à 100 % de chances (au besoin en plus du traitement académique pour ne pas être calomnié par ses ‘’confrères » ni exclu par l’Ordre, comme une fois 6 mois dans le Finistère). S’il avait alors du mal à publier son succès (qu’il n’attende pas, comme le bon Dr Fumeron 2 cas supplémentaires pour pouvoir faire état de 5 au grand dam des ligués), je pense que l’Aimsib l’aiderait. Quels sont en effet les obscurantistes ? Les immobilistes ou les ré-expérimentaux ?

      4. passionnant Hub37, merci de toutes ces précisions, pourriez-vous nous donner vos sources, sans celles-ci il n’est pas possible de faire état de tant de connaissances oubliées.

      5. J’ai fini le livre de Pierre DELBET avant noël : une mine d’or !!!

        Je prends de chlorure de mg( nigari ) depuis un mois , très efficace contre la fatigue .
        La carte de France des sols riches en mg et celle du cancer dans les communes de – de 5000 habitants est incroyable !

        Merci à celui qui avait mis le lien du livre en pdf .

      6. Une mine… du temps qui passe surtout,
        Ne pas oublier qu’en ce temps-là on pouvait broyer des hérissons et les injecter à un patient « pour voir » et quand Delbet a vu le résultat de ses pré-sciences , il comprenait que c’était quand même une grosse connerie.

        Un homicide involontaire ça s’appelle en 2020, sans compter l’essai clinique non déclaré qui lui vaudrait aujourd’hui un gros ballon.

        le Pr Pierre Delbet était un médecin exceptionnel, formidablement observateur, intuitif, très attentif aux travaux de ses contemporains, formidablement courageux. Un de mes Maîtres mais attention: Plus rien ne se compare à 50 ans d’intervalle, et là nous frôlons le siècle d’écart. Que reste-t-il de Pierre Delbet?

        Nous!

        https://www.aimsib.org/2017/11/27/11-vaccins-nobel-bureaucrates-partie-2/

      7. Cher Dr Vincent, là est toute la difficulté, énorme, étant donné les obstacles accumulés à plaisir. Nous avons déjà les 2 sources fournies par le dévoué Beni. Exploitons-les en y localisant avec précision des données.

      8. @ Vincent

        tu écris :  » plus rien ne se compare à 50 ans d’intervalle ou 100 ans … »

        Je ne te suis pas : si le mg était salvateur en 1930 il doit l’être encore en 2020 , non ?
        Si le pain blanc était vide minéraux en 1940 , il l’est tout autant aujourd’hui , non ? ( je consomme du pain complet bio depuis 22 ans )
        Et ainsi de suite : le résultat des études de Pierre Delbet seraient les mêmes de nos jours ou alors un truc m’échappe , éclaire ma loupiote John Lennon , stp !

      9. Bien sûr qu’il a toutes les chances d’être salvateur le mg, quant au pain blanc actuel il semble encore plus vide de minéraux qu’en 40! Ce qui change c’est la latitude extraordinaire donnée aux médecins de l’époque par rapport à nos jours. Pas qu’aux médecins d’ailleurs car quand Quinton (simple physiologiste) s’est présenté à l’Hôtel-Dieu avant guerre (de 14) on lui a tout de suite proposé d’essayer ses sérums sur une TS à l’acide oxalique, un typhique, un érysipèle, des tuberculeux, des cancéreux… Pour voir, et on a vu.

        Aujourd’hui si un médecin prescrit un médicament hors AMM il prend un procès immédiatement (ex des antibios dans le Lyme et la CNAM qui porte plainte) voire deux (ré-attaqué par l’Ordre pour utilisation d’un remède illusoire ou insuffisamment éprouvé). Si en plus il teste une petite technique dans son coin il a toutes les foudres du ciel qui lui tombent dessus (Affaire Joyeux et ses patchs de mélatonine).

        Naturellement si on est inattaquable alors tout ceci devient faux: On prend une région de France et on y essaye une vaccination de masse, on écrit qu’un vaccin n’admet pas d’effet secondaire, on prend des patients de son service et on les surtraîte jusqu’à ce que leurs LDL-Cho deviennent indosables, encore pour voir! Et ça passe encore… Finalement je ma demande si le coup du broyat de hérisson ne passerai pas à nouveau s’il était injecté par les « bonnes » personnes…

      10. @ Dr Vincent Reliquet 7.1 à 19:01

        Ma réponse de 22:46 est malencontreusement tombée après votre 22:48 au lieu de 19:01.

      11. @ Akira le 7.1 à 20:29 (commentaire 15.1.10)

        Parfaitement et c’est ce que fit Kousmine (encore un médecin au grand cœur et donc victime d’ostracisme jusque dans Wikimerdia) pendant des années sur des souris dans sa cuisine à propos des lipides. Elle en tira 3 bouquins passionnants (1980, 1983, 1987), bien écrits et indispensables à tout le monde.

        @ Riboulours 9.1 à 20:26 (commentaire 15.1.24)

        mg = milligramme ; magnésium = Mg.
        Le Dr Vincent (c’est son article Aimsib/Pr Montagnier qui m’a branché sur le MgCl2) a raison. Deux choses supplémentaires ont changé depuis la période des découvreurs :

        1) Les amplitudes (si grandes et si corrélées) déplétion-des-cancers et teneur-en-Mg-des-sols ont été nivelées par le fait que les aliments et les eaux VOYAGENT maintenant frénétiquement et loin. Ces 2 cartes (de France) dont la superposition nous a tous sidérés sont à conserver jalousement en lieu sûr car elles sont menacées de gommage sur Intermerde en raison du fait que le cancer rapporte un fric extraordinaire. Nous entrons même dans une époque de sabotage DÉLIBÉRÉ de la santé publique (ex. les 11 vaccins aluminés obligatoires) pour développer encore le le profit actuel des petits copains pharmas ;

        2) le conformisme médical s’est encore accru à la suite de la débandade, du passage à l’ennemi (les empoisonneurs industriels) des élites, politiciens et médias (tous) : intéressés. Neveu faisait prendre sa ‘’médecine’’, sa ‘’science’’ (comme l’écrivaient les pauvres gens, qui se refilaient son truc pour leurs enfants et leurs bestiaux) À DOMICILE [dans le dos du Conseil de l’Ordre comme des calomnies (le visant sans oser le nommer) signées ‘’Un savant’’ par l’Institut Pasteur dans la ‘’République du Centre’’ et ‘’La Gazette de Lausanne’’].
        Le pourrait-il encore ? À mon humble avis, oui.

        Je ne suis pas médecin mais je pense que des adhérents Aimsib pourraient essayer discrètement. Six € par jour (sur une durée souvent de 3 à 7 jours) pour tuer une quelconque des 20 maladies infectieuses énumérées sur Intercrotte. Courageux mais pas téméraire, ce dernier n’indique ni dates, ni noms de prescripteur, ni lieux. Tout est donc à confirmer puis à se refiler d’abord en interne avant de décider une revue courageuse (comme l’était La Vie Claire) à publier. Ceci dit, les observations, même les plus irréfutables, resteront carrément niées (elles le furent constamment) par les différents pouvoirs, ces malfrats.

        Errata à mon 7.1 à 18:22 (commentaire 15.1.18) :
        ligne 25, au lieu de « (oublié le terme médical) » lire « anaphylactique » ;
        ligne 26, au lieu de « antipolio » lire « antidiphtérique » ;
        ligne 27, au lieu de « polio », lire « diphtérie ».
        ligne 37, au lieu de « diphtérie », lire « polio ».

      12. Par rapport à mon commentaire 15.9 du 7.1 à 18:22,

        Employé 2 fois à tort le terme ‘’anhydre’’. En fait, il s’agit de MgCl2•4,5 H2O (COOP, fabricant des actuels sachets de 20 g et probablement de ceux employés par Neveu et Fumeron).

        En effet leur digne continuateur et généralisateur italien, le Dr Raul Vergini emploie, lui, MgCl2•6 H2O mais à 2,5 % au lieu de 2) avec exactement les mêmes posologies par âges.

        Raul Vergini, MD : « Curarsi con il Magnesio » Red Edizioni, Italy 1994 (book translated in french and spanish but not in english, sorry).

  9. Jörg Blech journaliste scientifique important en Allemagne, consacrait un chapitre entier au SYNDROME « FEMME » (sic) dans son livre « Les inventeurs de maladies » -manœuvres et manipulations de l’industrie pharmaceutique (traduit par Isabelle Liber) Acte Sud 2005 -, laquelle devient de plus en plus condamnée au gynécologue à perpétuité pour reprendre son expression, puis aux traitements hormonaux, les œstrogènes étant dans l’euphorie du moment utiles dans la lutte contre l’ostéoporose, la maladie d’Alzheimer et même le cancer du côlon ! Je ne pourrais citer cette bonne vingtaine de pages très instructives du chapitre VII qui lui est consacré, je me limiterai aux derniers paragraphes du chapitre pour recoller avec le sujet de l’article :

    « La médicalisation de la ménopause illustre parfaitement la façon dont certains médecins et laboratoires pharmaceutiques retournent les problèmes que posent les questions médicales. Aujourd’hui la femme ménopausée est considérée comme un être déficient. En Basse-Saxe, l’antenne régionale du Syndicat des gynécologues affirme avec obstination que « la ménopause est une maladie(39) ». Médecins et laboratoires ont répandu des demi-vérités, des légendes et des conseils qui ont conduit des millions de femmes bien portantes à avaler des œstrogènes et de la progestérone. Il n’existe pourtant à l’heure actuelle aucune preuve scientifique quant à l’utilité de ces préparations hormonales.
    Les médecins et les pharmaciens qui publient le magazine indépendant Arznei-telegramm exigent ce qui devrait être une évidence : que « seuls les médicaments dont l’efficacité et la sécurité sont attestées par des études de longue durée, suffisamment larges, contrôlées et randomisées puissent être utilisés de manière préventive(40).
    La bonne santé des femmes semble avoir disparu. Les périodes de maladie se succèdent. Il serait même légitime de penser qu’être femme est aujourd’hui devenu une maladie en soi. Les années menstruelles laissent en effet place au retour d’âge qui laisse place aux années de déficit hormonal, et seules l’enfance et la prime jeunesse restent encore considérées comme des époques libres de tout symptôme. »
    ——-
    … plus pour très longtemps peut-être puisque le marketing de MSD jette son dévolu sur l’avenir des utérus des jeunes filles pré-pubères ou pubères avec la vaccination papillomavirus !

  10. Comment interprétez vous les innombrables études montrant la réduction du taux fracturaire ,sous traitements
    antiostéoporotiques?

  11. C’est impressionnant !
    Trop de personnes écoutent ce qu’ils ont envie d’entendre, plutôt que la réalité scientifique…
    Quand les gogos auront essayé les « thérapies » miracles qui ne fonctionnent pas, ils pourront ensuite (un peu tard) aller se faire soigner à l’hôpital.
    Pourtant, il est possible d’éviter d’en arriver là !
    Il faut s’y prendre à temps, et cela marche.
    Alors oui, il faut s’y intéresser et avoir (un peu) de volonté.
    Mais cela en vaut vraiment la peine !
    HomNes

  12. Merci! Pourrais-je espérer un peu de légitimité en présentant cet article à mes patients malmenés par leur médecins, rhumatologues en particulier!
    (Je ne suis que kinésithérapeute)

    1. @ Éric 7.12 à 8:28 (en 38e commentaire).

      Cher Éric.  Non, cet article, bien qu’absolument remarquable, serait plutôt démobilisateur (car infériorisant) pour des femmes non branchées (à qui l’on inculque très tôt, comme à ma douce, l’habitude de laisser parler bien plus crédibles qu’elles, les hommes).

      Surtout, il ignore totalement la mesure PRÉVENTIVE  essentielle (la plus importante) très simple et très facile :  ABSTENTION  TOTALE  DE  PRODUITS LAITIERS.

      Incitez-les donc plutôt à lire le petit bouquin que je citais ici le 20.12 à 19:16 (en 10e commentaire), « Ce lait qui menace les femmes » (1996) du Dr Nogier, éd. du Rocher. Inventeur de la notion d’intolérance et de son évaluation.  C’est un fils de toubib (découvreur de l’ « allergie » aux laitages) et petit fils de toubib.  En somme, un boycotté, futur oublié pour motif économique comme notre cher Dr A. Neveu (†1960) vainqueur de 20 maladies inflammatoires avec du vulgaire MgCl2 2% à 2 € le litre.
      Pour motiver les plus hésitantes, vous pouvez tracer la courbe (que je résumais) des 12  pays donnés p. 180 et vous contenter de la leur commenter.  Je pense qu’elle amorcera, à elle seule, un début de réhabilitation de l’autodétermination féminine.

      Mille mercis pour elles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le site est modéré. Ne vous impatientez pas si votre commentaire n'apparaît pas rapidement.

Adhérer à l’AIMSIB

Rejoignez-nous !

Faire un don

Participez à notre développement

Derniers commentaires

Comme + de 4000 personnes, ne ratez pas notre prochain article !

Inscrivez-vous à la newsletter et recevez le directement dans votre boite email !

Nous sommes aussi sur vos réseaux sociaux préférés ! Venez intéragir !

Aller au contenu principal