L’esprit scientifique et le péril scientiste

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L’AIMSIB s’honore aujourd’hui de pouvoir donner une belle audience à la fois à l’un de nos meilleurs chercheurs français spécialisé en sciences de l’information et de la communication, j’ai nommé Emmanuel Carré, et à son critique du jour en la personne d’un autre chercheur, Laurent Mucchielli. L’un dissèque le dernier livre de l’autre. On comprend rapidement que la pensée de l’un suit voire précède celle de l’autre. Et merveille, ce travail de recherche ne semble devoir essuyer aucune critique. Merci à l’un d’avoir fait penser l’autre. Le lecteur final n’a plus qu’à se régaler de la justesse de ce texte radical. Excellente lecture.    

A propos d’Emmanuel Carré, Avoir question à tout : Anthropologie communicationnelle d’une crise sanitaire, Paris, L’Harmattan, 2026, 172 p. 

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Ce livre d’Emmanuel Carré est à mettre entre toutes les mains, à commencer par celles des chercheurs en sciences humaines et sociales qui se remémoreront ce que la crise du COVID leur a fait souvent oublier ou refouler, et par celles de tous les étudiants qui découvriront des traditions de recherches éclairant grandement la compréhension du monde contemporain. Outre son importance sur le fond, ce petit livre est de surcroît particulièrement convainquant dans son déroulement et tout à fait lisible. Très pertinent est son choix de partir d’exemples concrets pour montrer les processus généraux à l’œuvre et rappeler à partir de là les auteurs et les outils intellectuels classiques des sciences humaines et sociales, plutôt que l’inverse (partir du général et l’illustrer par des exemples). Je vais en dire quelques mots, assortis de témoignages tirés de mon expérience personnelle parce qu’ils illustrent très concrètement ces mécanismes généraux, s’agissant d’une crise dans laquelle je me suis beaucoup impliqué, ce qui m’a valu une hostilité et une ostracisation assez inouïes dont je pâtis encore aujourd’hui, comme beaucoup d’autres chercheurs en Occident (et moins que d’autres qui y ont même perdu leur emploi). 

 

Au nom de la Science, des fraudes massives et répétées

L’affaire dite du Lancet Gate est une excellente mise en bouche (chapitre 1). Je me souviens de ce jeune collègue, pourtant sociologue des sciences, me disant qu’il tenait cette publication du 22 mai 2020 pour « vraie » parce que publiée dans cette prestigieuse revue, et arrêtant la discussion après la reconnaissance publique du scandale (et bientôt la rétractation de l’article), comme s’il s’agissait d’une dissonance cognitive. La fraude (consistant ici à falsifier des données médicales et même à en inventer qui n’existent pas) permet de comprendre deux choses essentielles. D’abord elle illustre jusqu’à la caricature la corruption « systémique » ou « institutionnelle » qui sévit dans la production et l’édition en sciences

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biomédicales ; corruption que beaucoup ignorent ou sous-estiment lors même qu’il existe une importante bibliographie scientifique sur le sujet, principalement anglo-saxonne . Ensuite, l’analyse de ce scandale révèle l’énorme enjeu financier sous-jacent : il fallait démontrer à tout prix que l’hydroxychloroquine était dangereuse (une prétendue toxicité cardiaque), pour écarter un médicament générique quasi-gratuit risquant de rendre inutile le grand et lucratif projet vaccinal cher à Bill Gates et à ses partenaires privilégiés, les industries pharmaceutiques. Les médias, à l’image du quotidien dit « de référence » Le Monde, ont pleinement participé à ce processus de politisation et de diabolisation d’un médicament, utilisant au passage les mêmes arguments de pharmacovigilance (parce que cela servait le narratif politique début 2020) qui seront déniés par la suite par les mêmes journalistes lorsqu’il s’agira d’observer les effets indésirables des vaccins anti-COVID (parce que cela desservait désormais ce narratif, à partir de mi-2021) . En France, le ministre de la Santé (Olivier Véran) profitera de la publication du Lancet pour annoncer dès le lendemain, sur son compte Twitter (façon de faire dont il était de bon ton de se moquer à l’époque, mais seulement lorsque cela concernait Donald Trump), qu’il ferait réviser les consignes du Haut Conseil de Santé Publique pour interdire la prescription hospitalière de cet antiviral pourtant bien connu des médecins généralistes et bien toléré par les patients à condition (évidemment) que l’on respecte le dosage indiqué

Le Lancet Gate est loin d’être une affaire isolée. Une autre façon de frauder sera celle des « experts scientifiques » français, de l’OMS et de l’Union européenne (et toutes les publications qui en sont issues) dans les essais randomisés (baptisés Hycovid, Covidoc, Discovery et Solidarity) sensés trancher in fine le débat sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine. En effet, ces essais n’ont délibérément pas respecté le protocole prétendument testé,

– soit en surdosant cet antiviral,

– soit en « oubliant » qu’à l’IHU il était administré en compagnie d’un antibiotique à large spectre (l’azithromycine) tout aussi important,

– soit enfin en le testant auprès de malades déjà hospitalisés dans un état grave, lors même qu’il s’agit d’un traitement précoce visant précisément à prévenir l’hospitalisation et n’ayant jamais prétendu être efficace à un stade trop avancé de la maladie .

En 2024 encore, le même genre de fraude scientifique se répètera avec l’article d’une équipe française (lyonnaise plus précisément) prétendant au terme d’une modélisation (et non de quelconques observations réelles) que l’hydroxychloroquine aurait tué 17 000 personnes en 2020 « lors de la première vague de COVID » . Publié en janvier, repris par tous les médias avec l’appui d’universitaires proches du pouvoir (comme Mathieu Molimard, professeur à l’Université de Bordeaux), l’article sera rétracté en octobre (ce dont les mêmes médias et leurs « experts » se garderont bien de parler), face à l’accumulation des courriers de contestation reçus par la revue, montrant que les données utilisées n’étaient pas fiables et que les calculs proposés étaient erronés

Pour comprendre tout ceci, l’analyse d’E. Carré aidera d’abord à se prémunir de la si franco-française fascination/répulsion mythifiée pour la figure principale qui a porté cette proposition thérapeutique (Didier Raoult) , ensuite à comprendre que les mêmes processus de politisation et de manipulation des sciences biomédicales ont concerné toutes les alternatives thérapeutiques au grand projet vaccinal à venir  : l’ivermectine, la vitamine D à fortes doses, le clofoctol , l’Artemisia annua , etc.. 

« Tais-toi, tu n’es pas médecin » (non, mais je sais lire)

Le chapitre 2, consacré à l’affaire des masques, est également bienvenu. Je me souviens ici de ce collègue et ami universitaire, lui aussi sociologue, de ma génération, m’interpellant en juillet 2020 sur Twitter quand j’y rappelais que le port généralisé de masques chirurgicaux en population générale était inutile voire dangereux, notamment pour le développement cognitif et psychosocial des enfants. C’est en effet ce que montre l’examen de la littérature scientifique. C’est par ailleurs ce que savait (ou était censé savoir) tout médecin depuis longtemps. Et c’est enfin ce que l’OMS, les gouvernements occidentaux et leurs principales agences sanitaires disaient toutes au début de la crise, à un moment où il s’agissait de surcroît pour les responsables politico-administratifs de justifier les pénuries d’équipements médicaux. Puis, patatras, une méta-analyse frauduleuse (encore !) réalisée par une équipe canadienne fut publiée en juin 2020, en partenariat avec l’OMS, et servit de caution scientifique pour un virage à 180 degrés opéré sur cette question par les mêmes autorités politiques et sanitaires : elles prétendaient désormais que ces masques avaient acquis un pouvoir de protection contre les épidémies virales . C’est à ce moment qu’arrive l’échange avec mon collègue sociologue me reprochant d’avoir dit sur Twitter que cette mesure était inefficace en santé publique. Son interpellation reposait sur un argument d’autorité (« ma femme est pharmacienne »), argument que j’ai entendu maintes fois en sens inverse (« tais-toi, tu n’es pas médecin »). Las, même sans avoir fait la bibliographie, il suffisait de lire la notice d’emploi d’un paquet de masques chirurgicaux acheté en pharmacie pour savoir que cela ne protège techniquement pas de la contagion virale car ce n’est tout simplement pas conçu dans ce but. Mais on ne lisait plus et on ne réfléchissait plus comme à l’accoutumée. Et, comme le montre E. Carré dans le cas des journalistes, on cherchait même désespérément des arguments, si possible chiffrés, pour soutenir la politique du gouvernement. Tout son chapitre 9 est du reste consacré à la manipulation des chiffres, utilisés comme arguments d’autorité et non comme support d’une démonstration de type scientifique.

Mais comment comprendre dès lors que tant de scientifiques et de professionnels de santé aient adhéré à la croyance dans les vertus du port généralisé de masques chirurgicaux ? Il me semble que cinq explications sont possibles, non exclusives les unes des autres et d’importance variable selon les personnes :

– la contrainte professionnelle (le masque comme équipement rendu obligatoire),

– la peur personnelle (le masque comme talisman),

– le conformisme (le masque parce que tout le monde a l’air de penser qu’il en faut un),

– la soumission passive à l’autorité (le masque comme gage contraint de bonne citoyenneté),

– et la soumission active à l’autorité (le masque comme démonstration de citoyenneté exemplaire, le masque du bon petit soldat).

Et il me semble que cette catégorisation pourrait s‘étendre à d’autres sujets, notamment la vaccination. 

Dans son chapitre 3 (puis dans le chapitre 6), E. Carré pénètre plus avant dans les techniques de conditionnement des populations et questionne « l’introduction délibérée de l’incohérence comme méthode de gouvernement ». Il rappelle une partie de l’incroyable accumulation de règles, normes, protocoles sanitaires en tous genres et en tous lieux, prétendant régler la conduite de chacun jusque dans l’intimité familiale, fruits d’une injonction politique et de ce que j’ai qualifié d’hystérie ou de délire bureaucratique , qui auraient donné bien des arguments au regretté David Graeber. Selon que vous serez assis à table ou debout au comptoir dans le même café, vous devrez respecter deux « règles de distanciation sociale » différentes… Comme l’analyse E. Carré, « ces mesures ne relèvent plus de l’erreur d’appréciation ou du principe de précaution. Elles constituent un laboratoire grandeur nature de ce que l’anthropologie politique appelle « l’obéissance par dégradation cognitive » – un phénomène étudié depuis les années 1950 dans les contextes totalitaires et adapté ici aux sociétés démocratiques ». 

Je me souviens ici des visites d’écoles que je réalisais en 2022 dans le cadre d’une recherche sur la prévention de l’échec scolaire, facteur très important de la délinquance à l’adolescence. Pénétrant un matin dans l’enceinte d’une école maternelle (la véritable prévention commence dès la mise en place des bases de la culture scolaire), je me retrouvais dans la cour de récréation. De grands carrés d’un mètre sur un avaient été tracés au sol, côte à côte. Mon premier réflexe fut de m’écrier tout sourire « on dirait un immense jeu de marelle ! ». A la tête que fit la directrice de l’école qui venait de m’ouvrir le portail, je compris tout de suite à la fois mon erreur et la gêne ou la désolation qu’exprimait alors son visage. Car il s’agissait en réalité des emplacements d’un mètre carré dans lesquels chaque enfant devait être isolé lors des récréations, muni bien entendu de son masque chirurgical, dans le respect des « règles de distanciation sociale » édictées par le « protocole sanitaire » défini par le ministère de l’Education nationale. Or la directrice convint aisément que les mêmes enfants se retrouvaient le reste du temps collés les uns aux autres et souvent sans ces masques étouffants et socialement isolants qu’ils avaient le plus grand mal à tolérer, que ce soit en classe, à la cantine ou encore dans la salle de repos où les tout petits font la sieste après le déjeuner. 

En novembre 2020, c’est une journaliste allemande, correspondante à Paris du journal Die Zeit, qui écrira que la France pouvait revendiquer désormais un nouveau nom : l’Absurdistan . Dans les rédactions de presse françaises, certains le pensèrent aussi, mais il leur manqua généralement le courage de le dire publiquement. Pire : certains de ces mêmes journalistes se sont constamment employés à discréditer les rares universitaires et médecins ayant eu, eux, ce courage. Une illustration presque parfaite, si l’on peut dire, de cet habit d’« entrepreneur de morale » devenant un « croisé fervent et vertueux, souvent même imbu de sa vertu », décrit par Howard Becker il y a déjà une soixantaine d’années. Au demeurant, j’ai observé des phénomènes largement similaires dans le champ universitaire.

Le retour de la censure et ses conséquences sur la vie intellectuelle

Dans son chapitre 4, E. Carré analyse ce qu’il appelle la « machine à disqualifier », à savoir la neutralisation systématique des voix dissidentes,

– premièrement par des processus d’« étiquetages en cascade » mis en œuvre par les médias (en particulier les « fact checkers »),

– deuxièmement par l’« invisibilité algorithmique » (Google, YouTube, Facebook, Twitter/X, Linkedin, etc.),

– et troisièmement par « l’ostracisme social organisé ».

J’aurais cette fois-ci des pans entiers de ma vie depuis mars 2020 à raconter pour illustrer ces processus. J’épargnerai cela au lecteur qui dévorera plutôt ce chapitre dans lequel, derrière « la systématisation de techniques jusqu’alors réservées aux contextes de guerre ou de crise majeure », E. Carré diagnostique « l’avènement de la société de surveillance informationnelle ». Il y voit aussi « l’émergence d’un système de censure douce qui préserve les formes démocratiques tout en vidant l’espace public de sa substance contradictoire ». 

Ces questions sont cruciales car, dans les faits, durant la crise du COVID, un système politique de censure a été organisé en concertation avec les dirigeants des médias, des géants d’Internet (où les citoyens s’informent de plus en plus) et des réseaux sociaux (dont l’importance est croissante dans la vie relationnelle des citoyens). Sur ces derniers, la censure a opéré par le biais des dispositifs de « modération » articulant détection automatique et supervision humaine, qui « exercent des fonctions de police en définissant ce qui peut ou non être dit, et en punissant les discours (ou les images) qui contreviennent aux règles » . Dans les médias et sur Internet, ce système de censure s’est paré des habits de la « lutte contre la désinformation » et du « fact checking » pour mieux dissimuler ce dont il s’agit désormais : un garant du « monopole de l’information légitime », comme disait Bourdieu, c’est-à-dire un outil de contrôle du débat public et de censure des questions dérangeantes pour les puissances politiques et économiques qui dominent le monde. Derrière ses intentions vertueuses apparentes (il s’agissait au départ de traquer les mensonges des politiciens en campagne électorale, puis de lutter contre la haine et l’apologie du terrorisme), la « lutte contre la désinformation » est devenue un étendard pour des journalistes qui n’ont plus les moyens de faire de l’investigation et sont donc plus dépendants que jamais envers la communication des institutions politiques et des organisations économiques, c’est-à-dire la propagande des puissants. Le ver était dans le fruit dès avant la crise du COVID. La plupart des grands médias se sont engagés dans un partenariat croissant avec les géants du numérique au cours des années 2010. En 2019, par exemple, fut lancée en ce sens la Trusted News Initiative associant les grandes agences de presse occidentales (Reuters, AFP), toute une série de grands médias occidentaux comme la BBC, Radio-Canada, le Financial Times et le Washington Post, et ces géants du numérique (Facebook, Google-YouTube, Twitter). Et durant la crise du COVID, ce genre de structures a tourné à plein régime, relayant allègrement la propagande politique ainsi que la propagande industrielle, cette dernière bénéficiant de relais au sein de la structure du partenariat ainsi formé. En France, l’Agence France Presse (AFP) a joué un rôle décisif. En décembre 2021, elle s’associait à Google pour lancer un nouveau programme de « lutte contre la désinformation » (« Objectif Désinfox »), rejointe par une vingtaine de journaux, radios et télévisions. 

Durant la crise, ce système s’est traduit notamment par les accords passés entre l’OMS et Google Alphabet pour contrôler les flux d’information, et il a favorisé l’intervention directe des pouvoirs politiques auprès des dirigeants des grands réseaux sociaux (à commencer par Twitter et Facebook) pour redéfinir les « règles de modération » (i.e. la censure), allant dans certains cas (comme dans celui de l’administration Biden aux États-Unis) jusqu’à fournir aux administrateurs de ces réseaux des listes de comptes individuels ou collectifs à censurer. Une demi-douzaine d’enquêtes, menées le plus souvent par des journalistes indépendants américains, l’ont montré depuis 2021. La dernière en date documente les liens personnels établis en France par le président de la République E. Macron avec les dirigeants des principaux réseaux sociaux depuis plusieurs années, et leur activation durant la crise. Ajoutons aussi qu’aux États-Unis, le 1er mai 2024, a été publié le rapport d’une commission d’enquête de la Chambre des Représentants intitulé « Le complexe industriel de la censure ». Le rapport est orienté politiquement du côté conservateur, mais il n’en contient pas moins des preuves factuelles de l’ingérence directe du politique sur le fonctionnement des principaux réseaux sociaux, toujours dans le but de protéger le récit officiel de la crise. Aux États-Unis, tout ceci est pris très au sérieux. En septembre 2025, plusieurs mois après les excuses de Mark Zuckerberg concernant la censure par Facebook des opinions divergentes sur le COVID-19, c’est cette fois-ci la société Google Alphabet qui, dans une lettre adressée à la Chambre des Représentants dans le cadre d’une commission d’enquête, confirme que « les hauts responsables de l’administration Biden, y compris les officiels de la Maison Blanche, ont mené des actions répétées et soutenues auprès d’Alphabet et ont fait pression sur l’entreprise concernant certains contenus générés par les utilisateurs liés à la pandémie de COVID-19 qui ne violaient pourtant pas ses politiques. (…) Ils ont créé un climat politique visant à influencer les actions des plateformes en fonction de leurs préoccupations concernant la désinformation » . Rétrospectivement, Google considère que ces pressions pour censurer étaient « inacceptables et erronées ». Mais à l’époque, elles ont permis à Google et YouTube – comme Facebook, Instagram, Twitter, Linkedin, etc. – de rendre largement invisibles les voix en réalité nombreuses critiquant le discours dominant (la doxa du COVID), contribuant ainsi à faire passer les scientifiques en désaccord avec le gouvernement pour quelques personnes aussi farfelues qu’isolées. 

La tendance est du reste générale, ainsi que l’a constaté Stéphanie Balme dans son rapport d’octobre 2025 intitulé « Défendre et promouvoir la liberté académique : un enjeu mondial, une urgence pour la France et l’Europe ». Son constat est on ne peut plus clair : « la France illustre particulièrement les vulnérabilités décrites plus haut. En 2024-2025, les atteintes à la liberté académique y ont pris des formes multiples : ingérences étrangères accrues, conditionnement des financements publics régionaux à des chartes aux critères flous, pressions idéologiques sur les contenus d’enseignement et de recherche, annulations de conférences, campagnes de stigmatisation d’enseignants-chercheurs sur les réseaux sociaux, interventions de responsables politiques jusque dans les conseils d’administration d’universités, restrictions d’accès aux terrains ou à des bourses de recherche, et enfin multiplication des procédures-bâillons ». Selon l’auteure, « contrairement à d’autres droits fondamentaux, la liberté académique en France se distingue par l’absence d’une culture politique, professionnelle et citoyenne solidement enracinée ». De surcroît, « cette vulnérabilité est aggravée par la dépendance aux financements publics, la précarisation des carrières, la surcharge administrative et l’absence d’autonomie institutionnelle réelle ». Tout, ou presque, est dit.

Ce retour de la censure constitue une régression démocratique majeure pour notre pays, et devrait être combattu quelles que soient les personnes et les opinions concernées. Hélas, en France, les débats sont de plus en plus manichéens et l’indignation de plus en plus sélective. Beaucoup s’inquiètent de l’avenir des libertés académiques lorsque la menace vient de Trump aux États-Unis ou de l’extrême-droite en France, mais n’ont soudainement plus rien à dire quand elle vient des autres forces politiques. Toujours ce « deux poids, deux mesures ». En définitive, rares sont les intellectuels français conscients de ces évolutions et capables de s’affranchir des épouvantails politico-idéologiques pour comprendre « la tendance croissante, dans les sciences sociales, à assimiler la critique sociale et la pensée conspiratrice, en utilisant cette dernière pour délégitimer la première », comme l’écrit Didier Fassin. Pris dans une de ces émotions collectives intenses qui « modèlent notre intimité et s’y infiltrent », comme le rappelait récemment Eva Illouz , la plupart d’entre eux ont perdu leur esprit scientifique durant la crise du COVID, cédant en retour aux sirènes d’un grossier scientisme politico-industriel.

La manipulation des émotions à des fins politiques 

« Edgar Morin avait théorisé cette stratégie du chaos contrôlé : maintenir les populations en état de crise permanent pour empêcher l’organisation de résistances durables. La séquence 2020-2023 illustre parfaitement cette logique : crise sanitaire, crise énergétique, crise climatique, crise géopolitique se succèdent sans répit, interdisant la constitution d’une critique structurée », écrit E. Carré dans son chapitre 5. Cette sorte d’état de guerre continuel enferme les citoyens, et parmi eux les intellectuels, dans une tension émotionnelle permanente et leur impose par ce biais des opinions conditionnées non par l’exercice de l’esprit critique, mais par une logique émotionnelle d’adhésion ou de rejet global, manichéisme qui est incompatible avec l’esprit scientifique. De nos jours, on se croirait revenus au siècle passé, quand les guerres, chaudes ou froides, sommaient chacun de choisir son camp et amenaient à traiter tout contradicteur comme un ennemi à abattre. 

Je me souviens ici de ce courriel que la direction du CNRS envoya en avril 2022 à tous les chercheurs pour les sommer de cesser toute collaboration avec des collègues russes, suite au (re)déclenchement de la guerre en Ukraine. Est-ce l’apparition (ou la résurrection) d’une « diplomatie scientifique » , expression contenant une évidente contradiction dans les termes, la science étant par principe universelle et apolitique ? Il en fut de même avec les sportifs que l’on se mit à exclure des compétitions internationales, et avec les artistes dont on se mit à déprogrammer les spectacles. J’avais trouvé cette espèce de racisme anti-russe fort peu intelligent, tant il me paraissait contre-productif de pénaliser des intellectuels parmi lesquels on compte probablement beaucoup de personnes acquises aux idées démocratiques occidentales. Quel peut bien être l’intérêt de les isoler et les ostraciser comme s’ils étaient responsables des décisions de leur gouvernement ? Et pourquoi les chercheurs français devraient-ils se faire embarquer dans le choix de la stratégie de l’escalade guerrière par le président de la République française, comme par ailleurs par la présidente de la Commission européenne, le tout sans avoir jamais reçu un quelconque mandat en ce sens ni consulté les populations ou les parlementaires à ce sujet ? Faut-il s’étonner ensuite des dérives violentes comme celle de ces deux chercheurs du CNRS qui, en février 2025, jetèrent des genres de cocktails Molotov sur le Consulat de Russie à Marseille ?

A ma minuscule échelle, j’ai vivement ressenti ces émotions agressives déclenchées par le simple fait de conserver au contraire une posture intellectuelle critique et d’essayer de tenir ce que Foucault appelait « un discours de vérité ». Cette posture m’a en effet amené

– d’une part à soutenir la stratégie de santé publique de l’IHU de Marseille (tester, isoler et soigner les malades ; séquencer et observer les mutations du virus ; étudier statistiquement sa cohorte de malades pris en charge) plutôt que les mesures politiques comme le confinement général (assorties de la consigne mortifère de ne pas soigner ),

– d’autre part à ne pas adhérer à la croyance magique du « vaccin sûr et efficace à 95% qui va nous sauver et nous permettre de retrouver une vie normale ».

Pour cela, j’ai vu des collègues connus ou inconnus se mettre à m’insulter dans la presse et sur les réseaux sociaux, j’ai vu le directeur de mon laboratoire faire disparaître mon nom de la couverture d’un livre que j’avais codirigé en faisant à l’éditeur un chantage à la subvention, j’ai vu des collègues que je ne connaissais pas dénoncer l’annonce de mes conférences à l’université et parvenir à les faire interdire par les présidents desdites universités, dénoncer mon invitation à participer à des jurys de thèse, à des colloques et à des séminaires de recherche, et parvenir à m’en faire exclure. J’ai ainsi vérifié à mes dépens un constat classique en psychologie sociale, ainsi résumé par Mathias Desmet : « un discours de vérité est une façon de s’exprimer qui met à mal un consensus social établi, même implicite. Quiconque adopte un discours de vérité fracture le récit figé dans lequel le groupe cherche refuge, confort et sécurité. C’est ce qui rend aussi dangereux le fait de dire la vérité. Cela frappe le groupe de terreur, générant colère et agressivité »

Le conformisme des élites, facteur clef de la propagande

Comme l’écrit E. Carré dans son chapitre 5, « la séquence 2020-2023 marque une rupture anthropologique majeure : la transformation de la science en autorité dogmatique qui interdit le débat plutôt que de l’organiser. Cette transformation ne concerne pas seulement les institutions mais les mentalités individuelles. L’expression « c’est scientifiquement prouvé » remplace l’argumentation ; l’invocation de l’expertise dispense de l’examen critique ; la référence au consensus interdit la controverse ». Comment comprendre une telle régression intellectuelle ? L’auteur nous met sur la piste : « Cette transformation concerne particulièrement les classes moyennes éduquées, traditionnellement porteuses de l’esprit critique. Leur ralliement massif à l’autoritarisme sanitaire révèle l’efficacité de la stratégie de captation de l’intelligence : transformer les potentiels critiques en gardiens de l’orthodoxie en flattant leur sentiment de supériorité cognitive sur les « complotistes » et les « populistes » ». Au demeurant, le constat est ancien. En 1962, Jacques Ellul expliquait déjà qu’« en face de la propagande d’agitation [des révolutionnaires, des putschistes, des terroristes], nous trouvons la propagande d’intégration, qui est la propagande des nations évoluées, et caractéristique de notre civilisation. C’est une propagande de conformisation ». Et il ajoutait qu’elle « joue d’autant mieux que le milieu à qui elle s’adresse est plus aidé, plus cultivé, plus informé », « partageant d’avance les stéréotypes de la société, même quand il est un opposant politique » 

A partir de 2020, la majorité des universitaires et des chercheurs ont ainsi adoubé la caricature de scientisme que la propagande politico-industrielle leur jetait en pâture au nom de la Science. « Science Will Win », tel était le principal slogan de l’industriel Pfizer durant les campagnes de promotion vaccinale en 2020-2022. Il faut s’en souvenir ! C’étaient là une stratégie et une rhétorique bien connues en agnotologie. Beaucoup d’entre nous s’y sont pourtant fait piéger comme des débutants et ont pris au sérieux les lobbyistes défendant la propagande politico-industrielle du moment, à l’image de ces imposteurs dénommés « zététiciens » ou « No Fake Med », omniprésents sur Internet et les réseaux sociaux et soutenus par plusieurs médias (notamment L’Express), et du petit groupe de personnes participants à la « cellule riposte » créée au sein de l’INSERM et menée par Mme Costagliola. Tous bénéficiaient de soutiens politiques et médiatiques majeurs leur donnant une visibilité inversement proportionnelle à la valeur scientifique de leurs propos. 

Tout ceci, ainsi que l’orgueil très fréquent des intellectuels, rendra difficiles l’analyse et la reconnaissance rétrospective de leur aveuglement. D’autant que les mêmes forces financières et politiques travaillent déjà à désactiver la critique rétrospective, en arguant du « contexte » particulièrement difficile de l’époque. Comme l’écrit E. Carré, « cette réécriture mémorielle illustre ce que l’historien Tony Judt appelait « l’amnésie organisée » : la capacité des sociétés à effacer les épisodes qui remettent en cause leur image de rationalité. (…) Reconnaître qu’on a obéi à l’absurde remet en cause l’image qu’on a de sa propre intelligence. Il est plus confortable de réinterpréter rétroactivement les événements comme « justifiés par les circonstances » que d’admettre qu’on a été manipulé ». Or cet orgueil et cette amnésie organisée préparent et permettront les futures manipulations. « L’amnésie collective devient un facteur de reproduction des mécanismes de domination, créant un éternel présent où chaque nouvelle crise peut réactiver les mêmes techniques de conditionnement », conclut-il.

 

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Dr Emmanuel Carré

(…)

Lire l’intégralité de ce texte (ici amputé de sa dernière partie, de ses notes de bas de pages et de ses références bibliographiques.

 

L’esprit scientifique et le péril scientiste – Blog AIMSIB.docx

Laurent MUCCHIELLI,
Directeur de recherche au CNRS
Mars 2026

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Kissou
Kissou
22 mars 2026 18h26

Article de synthèse qui partant de la gestion de la période Covid montre bien les dangers qui sont devant nous. Tant que le retour d’expérience est interdit le pire à toutes les chances de se reproduire, toujours au nom de la Science et du Bien!!

chablis
chablis
22 mars 2026 19h03

Comprenant pas grand chose au monde juridique, y a-t-il qq chose ici:
Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse
Article 27
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002
La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d’une amende de 45 000 euros.
Les mêmes faits seront punis de 135 000 euros d’amende, lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction faite de mauvaise foi sera de nature à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l’effort de guerre de la Nation.

inoxydable
inoxydable
Répondre à  chablis
23 mars 2026 9h51

Ca s’adresse à qui cà ? Aux auteurs de ce texte magnifique ?

chablis
chablis
Répondre à  inoxydable
23 mars 2026 11h52

bien sur que non!
à l’autre côté.
Mais je sais que c’est un rêve, le système est cadenassé.

Zamiatine
Zamiatine
22 mars 2026 19h11

Merci pour votre travail et cet article éclairant. Nous avons eu la chance de vivre sur une période relativement courte un phénomène mondial de synchronisation de grand n’importe quoi. Je ne pensais pas cela possible. Cela a permis à beaucoup, moi le premier, de prendre conscience du vrai monde, de tous ces mécanismes pathologiques à l’œuvre, en prenant la pilule rouge. De découvrir aussi tous les chercheurs et gardiens de vérité, car le merveilleux pousse même sur la crasse du monde. Beaucoup de réveils aussi …

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
22 mars 2026 21h35

Cet article pourrait permettre un retour sur soi, une sorte d’auto psychanalyse en comparant ce qu’il est possible de penser aujourd’hui de ces événements et ce que nous en avions pensé quand ils se déroulaient. Comment avons nous réagi quand nous fûmes confrontés à la peur existentielle quotidiennement distillée par les autorités. « Rien ne sera plus comme avant » , 15 mars 2020 par notre président. Comment savait-il que rien ne serait plus comme avant ?

Le 12 novembre 2009 nous avions déjà eu droit au fameux « Ceux qui ne seront pas vaccinés vont mourir ! » par la ministre de la Santé au journal de 20h de France 2, heure de grande écoute. Une telle déclaration aurait pu nous « vacciner » contre les affirmations intempestives et irresponsables de nos dirigeants. Force sera de constater qu’il y avait encore beaucoup à faire !
Espérons que ce nouvel article permettra à certains de « se vacciner » contre ce fléau psychique et constituera un rappel bénéfique pour les autres …

RAPPEL technique : une autorisation CONDITIONNELLE de mise sur le marché d’un vaccin ne peut être accordée que s’il n’existe pas de traitement reconnu. Chacun a pu constater tout ce qui fut entrepris pour casser les traitements à 3 francs 6 sous avec un médicament qui était en vente libre depuis 70 ans et qui fut, curieusement, classé substance vénéneuse par décret de la ministre de la santé le 20 janvier 2020, ce qui nécessitait une ordonnance pour en disposer. De plus, il fut interdit aux médecins de le prescrire contre le covid. Il ne fallait pas qu’il y ait un traitement reconnu pour que la campagne de vaccination puisse se dérouler. Ils laissèrent des malades mourir pour ensuite prétendre vouloir nous sauver tous avec un vaccin vendu à prix d’or.

« Une seule solution, la vaccination ! » C’était décidé avant même que l’épidémie ne se manifeste …

Jean Bretonelle
Jean Bretonelle
23 mars 2026 9h30

Un livre et son commentaire. Utiles.
Tellement nécessaire : vital !
En tout cas pour ceux qui ont su garder lucidité (face à ľévidente manipulation) et sens critique (résistance face à la soumission abjecte, et pire, à la « collaboration »).
Joli travail, bel effort ďanalyse et de synthèse factuelle (des faits, de leur déroulement, de leur contexte… du réel).
Travail de chercheur pour prendre date, méthodiquement, scientifiquement, toutes références duement répertoriées.
Les mécanismes et fonctionnements parfaitement intégrés et restitués, dans le beau langage selon les bonnes pratiques.
Tout ça pour garder précieusement ľesprit et la lettre. Face à la dégénérescence.
Ainsi que la juste réaction « civilisée » face au scientisme le plus grossier, à la bétise crasse, à ľignorance, à la diffamation, à ľinsulte, au nihilisme et à ľagjecte barbarie.
D’utilité publique, même si ça reste impuissant à réveiller les zombies.
Un travail plus profond reste sans doute encore à faire, au nom de ľhumanité et de ľhumanisme.
Comment stopper ça qui est toujours à ľoeuvre ? Comment réparer ? Comment guérir ?
Jean Bretonelle
PS : Le dernier avatar du mensonge scientiste grossier, « ľétude » officielle EPI PHARE. Fake immédiatement débunkée.
Cherchent ils à se mentir à « eux » même ?

Monique F
23 mars 2026 9h50

Plus jamais ça !!!!
Guerres ,camps de concentration actes de terrorisme ,plandémie Covid …et à chaque fois c’est la rengaine..Plus jamais ça !
…mais ça continue, car comme l’a dit le sage :on ne règle pas un problème au niveau où on l’a créé…
De plus , comme le dit Marc-Jean Clairval cet ancien militaire d’une intelligence et d’un bon sens hors du commun ,faire un constat c’est bien ,mais il faut apporter des solutions.
Je ne suis pas scientifique , je ne suis pas une sage …mais j’aime quand la science se met à ma portée.
Or les neuroscientifiques disent que l’esprit est créateur, mais que la nature de la création varie selon les ondes cérébrales que nous emettons à un moment donné …
Ainsi une radio ne peut capter que les ondes pour lesquelles elle a été réglée

Si nous continuons à vibrer la peur ,la colère la rancune etc …bref ,ce qui est negatif ,nous continuerons à attirer le négatif..
Louis Fouché dit qu’il nous faut aimer ces malfaisants qui nous ont fait du mal ..
c’est beaucoup demander…mais il est important de tourner son esprit vers les beautés du monde terrestre ..les gens ,la nature , les choses … et les valeurs qui ont toujours permis au monde de fonctionner correctement…..et laisser les mauvaises émotions à ceux qui en font leur fond de commerce.

Bernard Guennebaud
Répondre à  Monique F
24 mars 2026 8h47

« une radio ne peut capter que les ondes pour lesquelles elle a été réglée
 » rappelle Monique F.
Notre capteur d’ondes élevées c’est la glande pinéale. J’avais pu voir une vidéo de Bill Gates (qui a été effacée depuis), où il présentait un produit dont il donnait le nom. Ce produit avait la propriété d’agir sur cette glande. Cette action, disait-il, permettrait de neutraliser le fanatisme religieux. Il serait ainsi très facile, ajoutait-il, de lutter contre l’islamisme plutôt que d’être obligé d’utiliser la force.

Mais comment introduire ce produit dans les organismes ? Il n’en disait rien mais chacun pensera à la vaccination. La vaccination est une route allant directement des industriels du vaccin vers les populations alors que douaniers et policiers (les agences du médicament comme l’EMA et les CDC américains) ferment complaisamment les yeux devant les cargaisons qui défilent devant eux. Il suffit, pour mettre en action une telle opération, de brandir la menace d’un vilain pathogène promue au statut de pandémie déclarée par le seul directeur général de l’OMS. Le règlement sanitaire international donnant alors tout pouvoir à l’OMS sur les Etats signataires. Malgré tous ses défauts, Trump a eu tout à fait raison de retirer les USA de l’OMS. La France devrait en faire autant.

Monique F
Répondre à  Bernard Guennebaud
24 mars 2026 13h21

Bonjour Bernard…
Je suis très intéressée par votre commentaire…mais je me permets juste de dire,en préambule, qu’on ne connaît absolument pas le rôle de Trump ..
Il faut lire Stanislas Berton …évoquant lui même Paul Furber ….ainsi que d’autres,par ex .monseigneur Carlo Maria Viganò, Guy Milliere etc pour le comprendre .
Trump fonctionne un peu au jugé , et ainsi il est obligé de faire quelques erreurs …mais il a une importante MISSION…en espérant qu’il pourra finir de la réaliser cette fois ci .
Lui, et son équipe qui est derrière, ont déjà bien démantelé l’Etat profond …comme l’écrit un américain que j’ai un peu suivi, nous devons lui être reconnaissants…personnellement je le suis , et jusqu’à preuve du contraire, je continuerai à lui faire confiance…
C’est un grand homme .
Ceci dit ,je n’entrerai pas dans des polémiques inutiles sur ce sujet ..puisque les mondialistes font tout ce qui est en leur pouvoir pour discréditer leurs adversaires .
On peut les comprendre , mais il faut éviter de tomber dans leurs pièges…

Pour revenir à la glande pinéale…je suis en train de relire deux livres de Joe Dispenza. J’ai fini : »Devenir super conscient  » et j’ai commencé  » Le placebo c’est vous  » …que je continuerai plus tard …
Joe Dispenza est un chiropractor américain qui a l’âge de 23 ans a eu un grave accident de circulation qui aurait dû le laisser handicapé à vie …or ,il s’est guéri tout seul par la force de sa pensée et après cela il a fait de nombreuses formations complementaires en science , dont les neurosciences ..
Autant dire que ce n’est pas un charlatan ..il sait de quoi il parle.
Il organise des séminaires dans le monde entier afin d’apprendre aux gens à utiliser leur pouvoir personnel , pour changer leur vie ,guérir par exemple.
Donc il accorde une grande importance à la glande pinéale – en forme de pomme de pin – et il y a dans son livre « Devenir super conscient  » une méditation qui concerne cette glande pinéale.
Pour l’instant il faut que je relise ces livres afin de bien m’en imbiber et je ne peux pas le faire maintenant…

Monique F
Répondre à  Bernard Guennebaud
24 mars 2026 17h08

Vous m’avez donné à réfléchir Bernard..
J’ai souvent vu des articles sur les méfaits de la calcification de la glande pinéale, mais je n’avais pas été plus interpellée que ça… et après vous avoir lu ,toutes les pièces se sont assemblées..
J’ai fait une recherche pour savoir si le fluor ne participait pas à la calcification de cette glande …eh bien oui …fluorure et chlore sont en cause .
Merci….

Pelat Lucy
Pelat Lucy
24 mars 2026 1h36

Dès le début de la crise sanitaire j ai bien senti que quelque chose ne collait pas infirmière retraitée j ai échappée à l obligation vaccinale !!! Mes doutes ont débuté surtout en début de carrière par le virus du sida …cette maladie nous a interpellé mais a fait évoluer nôtre pratique de soins par du matériel jetable. La vacc de l hépatite B m’a interpellé ayant vacciné ma fille ado et les effets secondaires sclérose en plaque bien que réfutée !!! Alors le covid m a révélé tout doucement beaucoup de contradictions et des mesures absurdes. J ai commencé à faire des recherches sur le net et j ai suivi l IHU Louis Fouché Raoult Vincent Pavant et bien d autres Ayant fait un séjour en Afrique du sud j ai pris de la chloroquine en vente libre !! Tous ces éléments m ont confirmé que tout ça ne tenait pas la route!!!

YVES Rolland-Bénis
YVES Rolland-Bénis
24 mars 2026 9h41

Bonjour, je ne comprends pas: Emmanuel Carré et le Dr Emmanuel Carré sont deux personnes distinctes?

njama
njama
24 mars 2026 15h32

En classant la chloroquine et l’HCQ dans les substances vénéneuses, le ministère en a interdit l’usage pour le Covid, exception pour la poursuite de traitement en rhumatologie, pour le lupus, en milieu hospitalier et en usage vétérinaire.

Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà !? où est la science ?…

relevé le 23 mai 2020 17:47 sur une Page de l’IHU de Marseille :

Pays où l’hydroxychloroquine est recommandée
Chine Chloroquine 500mg 2x/jour
Pays-Bas Chloroquine/Hydroxychloroquine J1 : 600mg (6 comprimés A-CQ 100mg), 12 heures plus tard 300mg ; J2-J5 : 300mg
Iran Hydroxychloroquine 200mg 2x/jour
Belgique Hydroxychloroquine J1 : 400mg x2 ; J2-J5 200mg
Italie (Lombardie) Chloroquine/Hydroxychloroquine Chloroquine 500mg pendant 20jours OU Hydroxychloroquine 200mg 5 à 20 jours
USA (New York) Hydroxychloroquine+Azithromycine Hydroxychloroquine 200mg 3x/jour, Azithromycine 250mg
Corée Hydroxychloroquine Hydroxychloroquine 400mg/jour
Inde Hydroxychloroquine Prophylaxie, 400mg*2 au J1, puis 400mg par semaine
Congo RDC Hydroxychloroquine+Azithromycine Hydroxychloroquine 200mg 3x/jour, Azithromycine 500mg J1 puis 250mg/jour pendant 5 jours
Maroc Hydroxychloroquine+Azithromycine Hydroxychloroquine 200mg 3x/jour, Azithromycine 500mg J1 puis 250mg/jour pendant 5 jours
Roumanie Hydroxychloroquine Hydroxychloroquine 400mg 2x/jour

lien initial https://www.mediterranee-infection.com/coronavirus-pays-ou-lhydroxychloroquine-est-recommandee/
Erreur 404 – Page introuvable
Bienvenue sur le nouveau site de l’IHU méditerranée Infection

Les publications de l’IHU seraient-elles « remasterisées » ? avec les ciseaux d’Anastasie… ?

En archive : 19 avril 2020
https://web.archive.org/web/20200419025635/https://www.mediterranee-infection.com/coronavirus-pays-ou-lhydroxychloroquine-est-recommandee/

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njama
njama
24 mars 2026 16h03

« Arrête de dire des conneries à ma famille, t’es pas docteur ! » ma belle-sœur généraliste à propos des antipyrétiques… in fine des abus du Doliprane… (non, mais j’sais lire).

L’histoire que l’HCQ pourrait provoquer des « torsades de pointes », je trouvais ça très bizarre… jamais ouï dire, ça semblait sorti comme un lapin du chapeau d’un magicien. Devant l’argument d’autorité, en cherchant un peu, juste un peu « torsades de pointes » dans Google… bingo ! et je suis ni médecin, et encore moins cardiologue… et c’est pas difficile à comprendre.

26 mai 2020 09:15 sur agoravox
Comment la chloroquine pourrait-elle provoquer des « torsades de pointe » alors qu’elle a des propriétés antiarythmiques ! ne fait-on pas passer les « torsades de pointe » pour des effets secondaires de CQ ou HCQ alors que leur(s) cause(s) serai(en)t ailleurs ?  par exemple une hypokaliémie (défaut de potassium dans le plasma sanguin), une hypomagnésémie (faible taux de magnésium dans le sang) ? ou autres causes connues susceptibles de provoquer des troubles du rythme cardiaque…

Effet stabilisant de membrane
18 novembre 2019 par Pierre Taboulet Cardiologue – Urgentiste Hôpital Saint-Louis (APHP)
Cette réduction [de perméabilité des canaux ioniques membranaires des cellules myocardiques] a été observée initialement en présence des antiarythmiques de classe I dont les quinidiniques, d’où le synonyme d’ « action quinidine-like ».
Étiologies
Les stabilisants de membrane sont nombreux. Il s’agit en particulier des antiarythmiques de classe I, antidépresseurs tricycliques, chloroquine et cocaïne. Mais de très nombreuses substances possèdent cette propriété dose-dépendante : certains bêtabloquants (propranolol et sotalol), certains antipaludéens dont quinine et halofantrine, les phénothiazines, anti-histaminiques, le dextropropoxyphène, le magnésium…
La thérapeutique – à base de sels de sodium hypertoniques et alcalins – repose sur la largeur des QRS
https://www.e-cardiogram.com/effet-stabilisant-de-membrane/

La quinidine est un médicament qui agit comme antiarythmique de classe I sur le cœur. C’est un stéréoisomère de la quinine, dérivé originellement de l’écorce de quinquina.
C’est l’antiarythmique le plus ancien.
Cette molécule est un antifibrillant4, placé dans la classe des « stabilisants de membrane ». Elle agit en déprimant le courant entrant sodique rapide des cellules cardiaques et rend les cellules moins excitables : effet bathmotrope négatif.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Quinidine

Magnésium
par Pierre Taboulet Cardiologue – Urgentiste Hôpital Saint-Louis (APHP)
L’ion Mg++ possède un effet stabilisant de membrane qui freine la conduction entre deux cellules.
Il n’y a pas de signes ECG d’hypo- ou d’hypermagnésémie [1]. En revanche, l’hypomagnésémie potentialise les effets ECG d’ une hypokaliémie et expose au risque de torsade de pointes.
Indications thérapeutiques du magnésium IV
1 – Traitement de première intention des torsades de pointe associées à un syndrome du QT long. Plus rarement, la prévention des torsades dans les situations à haut risque. [2]
2 – D’autres indications sont plus marginales :…
https://www.e-cardiogram.com/magnesium/

njama
njama
Répondre à  njama
24 mars 2026 16h38

Que des profanes, des incultes, des béotiens aient pu avaler comme une lettre à la poste cette histoire de « torsades de pointes » (on peut imaginer, une souffrance cardiaque aie ! aie !… ça peut faire peur, ça doit faire mal…) qui sortait de nulle part juste pour justifier l’interdiction de la chloroquine pourtant en usage depuis des décennies dans le monde surtout dans les zones endémiques palustres, peut se comprendre, mais tous les médecins sont censés avoir un minimum de formation sur cette médication, et en cardiologie…

Le manque de réactivité du corps médical, et académique me surprend encore, car il y aurait semble-t-il matière à contester ces restrictions d’usage… opportunes peut-être dans le scénario plandémique

Monique F
Répondre à  njama
24 mars 2026 19h15

Le citoyen « normal  » essaie de comprendre ,mais je pense qu’il est difficile de trouver des explications rationnelles ….sauf à accepter que le projet a été extrêmement bien étudié.
Au début, en 2020 , un des lanceurs d’alerte avait révélé que les meilleurs spécialistes en psychologie et sciences sociales s’etaient réunis en Angleterre pour élaborer le scenario…
Neil Ferguson , statisticien anglais , avait joué un grand rôle dans cette préparation…
Il me semble qu’on peut dire que ces gens malfaisants sont blasés , ne savent pas quoi faire de leur argent et qu’envisager d’exterminer une partie de l’humanité a été une nouvelle occupation et presqu’un nouveau …jeu pour eux …mais comment le citoyen qui ne vit pas dans le même monde ni physique ,ni mental qu’eux , aurait il pu accepter de concevoir qu’il était la cible de ces gens …surtout quand ceux ci avaient l’habit de gouvernants des pays … c’est à dire une forme symbolique parentale .
Pour ne pas faire une énième redite je dirais qu’en dehors de l’appât du gain pour ceux qui ont vacciné ou la perspective d’un soin gratuit pour ceux qui ont reçu l’injection. … beaucoup sont entrés dans le triangle des Bermudes…

thérébentine
thérébentine
Répondre à  Monique F
26 mars 2026 14h32

(gens malfaisants sont blasés)
blasés ou insatiables comme les vampires

njama
njama
Répondre à  njama
24 mars 2026 17h03

C’est tout de même très étrange que cette intelligence collective (?) se soit envolée très vite dès le printemps 2020, hors quelques trublions…

23 mai 2020 23:20 sur agoravox
Voilà ce que m’a communiqué Renaud Bouchard un rédacteur d’Agoravox https://www.agoravox.fr/auteur/renaud-bouchard

Vous trouverez ci-après — à propos de la Chloroquine -, un extrait d’une étude relative à la lutte contre cette maladie terrible que constitue le paludisme (véritable tueur silencieux particulièrement efficace).
Menée et écrite par un médecin militaire spécialiste des maladies tropicales (le Dr. G. Joncour, Médecin-Chef du Service antipaludique de Madagascar, Tananarive), cette étude fait état du traitement par chimioprophylaxie alors en vigueur pour les enfants scolarisés au moyen d’une prise de deux comprimés de Nivaquine (0,10 grammes) par écolier et par semaine jusqu’à l’âge de 13 ans.
Il se trouve qu’ayant passé mon enfance en pays tropicaux impaludés, j’ai un souvenir très précis du surveillant-général qui vérifiait méticuleusement que nous avalions avec un verre d’eau (à cause de son amertume très marquée) ce minuscule cachet de Chloroquine — Nivaquine alors de couleur bleue, dont je n’ai subi aucun effet toxique.
On nous expliquait que ce moment désagréable nous protégeait contre une maladie mortelle, ce que nous rappelait nos buvards sur lesquels figuraient un moustique Anophèle aux yeux sinistres et la mention : « Attention ! Le Paludisme tue ! »

Cf.Dr. G. Joncour, Lutte contre le paludisme à Madagascar, Buul. Org. mond. de la Santé, 1956-15, 711-723, p.713 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2538277/pdf/bullwho00533-0339.pdf

J’ajoutais 23 mai 2020 23:29 :
Difficile d’imaginer la Nivaquine toxique avec des prescriptions à si grande échelle, (760.000 enfants en 1955) !
(page 3 du PDF) « Pour les enfants de 0 à 6 ans, la distribution se fait dans les dispensaires, dans les Gouttes de lait, dans les centres de la Croix Rouge.
La posologie est la suivante :
0 à 1 an : 1/2 comprimé à 0,10 g
1 à 3 ans : 1 comprimé 0,10 g
3 à 6 ans : 1 comprimé 1/2 à 0,10 g
Pour les enfants à l’âge scolaire, la distribution se fait à l’école (centres scolaires) à raison de 2 comprimés de 0,10 g de Nivaquine par écolier et par semaine jusqu’à 13 ans. Les écoliers plus âgés reçoivent 3 comprimés à 0,10 g par semaine. En 1955, il existait 2375 centres scolaires. »

parce que là ce ne sont que les chiffres de Madagascar, si on y ajoute ceux d’autres colonies, ce sont des millions d’enfants qui en zones palustres ont reçu de la chloroquine pendant des années
des millions de touristes, d’expatriés, ont pris de la Quinine, de la Nivaquine ou du Plaquenil, et maintenant on nous sort sur quelques études pourries que c’est toxique ?!

njama
njama
Répondre à  thérébentine
24 mars 2026 17h56

Bonjour,
merci pour le rappel, jamais inutile, toujours fécond pour qui veut s’en saisir, on ne le dira jamais assez.. cependant cet article du site de pgibertie est de janvier 2025 L’efficacité de l’ivermectine contre les cancers est reconnue dans la documentation scientifique mais toujours pas d’essai en France

Hors qu’il n’a pas pris une ride de pertinence d’observation scientifique, et qu’il reste d’actualité en tous points de vue thérapeutiques, le cancer n’est pas le sujet, quel rapport à l’article de Laurent Mucchielli… qui place son analyse dans le contexte « sociologique » et anthropologique de la saga du corona…

J’ajoute que la molécule de l’ivermectine comme traitement antiviral, prophylactique, ou curatif, n’était pas non plus le sujet en 2020, ni même en 2021 au début de ce scénario qui s’est avéré avec le temps plandémique
Si toutefois j’aurais loupé un épisode… merci de me mettre à jour

chablis
chablis
Répondre à  njama
24 mars 2026 22h51

@njama
j’ai trouvé,
efficacité constaté 2020, publication 2021
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8013623/

njama
njama
Répondre à  chablis
25 mars 2026 15h11

@chablis
merci pour la recherche
sauf qu’en juin 2021 la vaccination était lancée en orbite depuis le début de l’année, les usines de vaccins devaient tourner à plein régime,
La conclusion très prudente de cette étude n’allait pas arrêter en si bon chemin la locomotive, ni inverser la vapeur… elle reportait aux Calendes grecques de mener des études complémentaires… !

« Les données disponibles présentent des limites à la fois épidémiologiques (liées à la nature écologique des données et à la possibilité de facteurs de confusion non mesurés) et virologiques, et il est difficile d’extrapoler les effets antiviraux observés in vitro contre différents coronavirus à l’efficacité clinique. Cependant, la plausibilité est suffisante pour mener des études complémentaires afin de déterminer si l’ivermectine (et la moxidectine) constituent ou non des candidats appropriés pour la prévention de la COVID-19. »

inoxydable
inoxydable
Répondre à  njama
27 mars 2026 8h15

Le Dr Maudrux en avait publié un artiucle référençant toutes les éztudes sur l’IVM https://www.covid-factuel.fr/2024/01/17/ivermectine-2/ IVERMECTINE (catalogue des articles avant 2024)Posted on 17 janvier 2024 by Gérard Maudrux

thérébentine
thérébentine
Répondre à  njama
25 mars 2026 18h26

Ivermectine nivaquine c’est le même toto le même combat

Pierre
Pierre
25 mars 2026 11h36

Magnifique article, encore une fois. Pourtant je ne m’explique toujours pas le comportement des médecins, en général qui ont accepté tout cela sans jamais remettre en question le discours officiel. C’est un mystère pour moi. ??

Monique F
Répondre à  Pierre
25 mars 2026 16h43

Pourquoi les médecins ont accepté ?
Et pourquoi nombreux sont les gens qui n’ont rien vu …et continuent à ne rien voir et à ne rien comprendre….?
C’est le mystère de l’âme et de l’esprit humains ….
Et puis un jour , parfois …un enfant voit que le roi est nu …

Monique F
Répondre à  Monique F
25 mars 2026 16h58

..et le point de rupture n’est peut être pas très loin…
: » L’État de l’Opinion : Défiance, Santé et Crise Agricole — Rapport d’Expertise 2026 – BonSens.org »

https://bonsens.info/letat-de-lopinion-
defiance-sante-et-crise-agricole-rapport-dexpertise-2026/

Bernard Guennebaud
Répondre à  Pierre
25 mars 2026 19h39

Pourquoi de telles acceptations -soumissions ? C’est certes un Mystère mais nous sommes contraints d’en faire le constat. Ce constat j’avais commencé à le faire il y a bien longtemps. Je pourrais multiplier les exemples.
Un jour vers l’an 2000, l’arrête un collègue dans les couloirs du département de mathématiques de l’université où j’étais enseignant-chercheur. Je lui propose de lui décrire brièvement une des frasques de l’épidémiologie en matière d’analyse statistiques. Il m’arrête aussitôt : « Il y a des gens sérieux qui s’en occupent ! » Pas besoin de regarder ce qu’ils font, « dormez en paix braves gens, la médecine veille sur vous ! »
Pourtant il était un mathématicien scrupuleux comme l’exige la discipline. Malgré cela il y avait une dépendance psychique à l’autorité ou à ce qui fait autorité dans un domaine donné.
A la même époque je partageais un bureau avec un statisticien qui acceptait volontiers que je lui montre ce que je constatais en en statistiques médicales. Il me dira « On devrait interdire aux médecins d’utiliser la statistique, ils font n’importe quoi avec ! »
Certes !!! Depuis j’ai pu faire d’autres constats dans ce domaine. L’épidémiologie et la bio-statistique ne voient aucun inconvénient à utiliser des souris non fécondées pour étudier la durée de la gestation chez la souris. Incroyable mais vrai ! Pas sous cette forme bien sûr mais en utilisant des témoins ni vaccinés par le vaccin étudié ni malade de la maladie étudiée pour étudier si les délais qui s’écoulent entre la vaccination et l’apparition de la maladie se répartissent de façon aléatoire dans le temps ou s’il existe une concentration particulière de ces délais autour d’une même valeur.

Cette plaisanterie a donné lieu à de belles contradictions comme, dans la publication Mikaeloff-Tardieu du 8 octobre 2008 où, sur une ligne d’un tableau on lit que les 19 cas de sclérose en plaques apparus au delà des 3 premières années après la vaccination Engerix B sont significativement plus nombreux que les 11 cas apparus auparavant. Ce fut le fameux signal qui défraya la chronique à ce moment là (affaire publique révélée par Le Monde).
Mais sur la ligne juste au dessus du même tableau on peut lire qu’il n’y a pas de différence significative entre ces 11 cas et les 19 !!! Personne ne semble avoir vu cette contradiction flagrante. Pourquoi ? C’est un logiciel d’épidémiologie qui a fait les calculs. Il ne saurait se tromper. Je me suis amusé à interroger ChatGPT sur cette contradiction. Il se prend les pieds dans le tapis, incapable lui aussi de remettre en cause une autorité.

En 1978 un étudiant en médecine me dira que l’efficacité du BCG contre la tuberculose avait été démontrée sur ordinateur … Comment, à cette époque, remettre en cause l’autorité de l’ordinateur ? Aujourd’hui, si on affirme que l’IA a démontré l’efficacité du BCG, ou l’efficacité et l’innocuité des vaccins covid, qui ne s’inclinera pas ?

Je pourrais poursuivre ….Dès l’enfance nous avons été éduqué dans le respect de l’autorité : l’autorité dit le Vrai et fait le Bien. Si tu répètes ce qu’elle de dit de dire et si tu fais ce qu’elle te dis de faire, tu diras le Vrai et tu feras le Bien. On ne nous a rien appris d’autres.

Monique F
Répondre à  Pierre
27 mars 2026 10h31

Pourquoi les médecins ont ils accepté ?
Une réponse…parmi d’autres :

« Le cas Marty : le paradoxe du soignant – Médecin d’Occitanie » 🙃

https://www.medecin-occitanie.org/le-cas-marty-le-paradoxe-du-soignant/

thérébentine
thérébentine
26 mars 2026 13h13

https://www.profession-gendarme.com/quand-la-science-institutionnelle-se-detourne-des-francais-lecture-critique-du-livre-quand-la-france-se-detourne-de-la-science-de-karine-berger-et-gregoire-biasini/
Les auteurs affirment que la France, héritière des Lumières, de Pasteur et de Marie Curie, est en train de se détourner de la science sous l’effet d’une inculture croissante, de l’influence des réseaux sociaux et de « mouvements antivax » irrationnels. Leur thèse est simple : la défiance est avant tout le fruit d’une irrationalité populaire, et la solution réside dans un renforcement de l’éducation scientifique et d’un retour inconditionnel à la confiance envers les institutions.

Pourtant, une lecture attentive révèle que leur diagnostic est incomplet et partiellement inversé. Certes, ils évoquent l’inculture et les réseaux sociaux, mais ils pointent également — de manière parfois très vive — la responsabilité politique et les silences des autorités dans certaines crises. Ils parlent explicitement de « silences des responsables gouvernementaux » à propos de Tchernobyl (p. 73), qualifient la décision de Bernard Kouchner en 1998 de « décision stupéfiante » qui a fait perdre la bataille du progrès (p. 12), et dénoncent à plusieurs reprises la « capitulation politique » face aux pressions et aux peurs (Chapitre 10). Ils reconnaissent donc que la défiance n’est pas uniquement le fruit d’une irrationalité populaire, mais aussi le résultat de choix politiques et de défauts de transparence institutionnelle.
Malgré ces concessions, l’ouvrage reste profondément biaisé. Il inverse largement la causalité réelle de la crise, minimise les échecs systémiques des institutions, ignore les scandales documentés, et refuse le pluralisme épistémique qu’il prétend défendre. Voici une déconstruction section par section, étayée par des faits, des analyses académiques et des sondages représentatifs.
Un diagnostic complètement inversé : la défiance des Français est rationnelle et provoquée par les mensonges institutionnels

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
Répondre à  thérébentine
26 mars 2026 19h23

« qualifient la décision de Bernard Kouchner en 1998 de « décision stupéfiante » qui a fait perdre la bataille du progrès « 

Un petit rappel pour ceux qui n’étaient pas nés à cette époque. C’était le 1er octobre 1998. Bernard Kouchner, alors secrétaire d’Etat à la santé et avec Martine Aubry comme ministre de tutelle, annonce, au cours d’une célèbre conférence de presse, qu’il suspend la campagne de vaccination contre l’hépatite B lancée 4 années auparavant par Philippe Douste Blazy, le 6 juillet 1994.

Extraits de sa déclaration confirmée par écrit dans une lettre envoyée aux médecins et dont j’ai une copie :

« conformément aux recommandations du Comité technique des vaccinations et du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (13 mars, 14 avril et 23 juin 1998), la vaccination reste recommandée chez le nourrisson, l’adolescent et l’adulte à risque.* La définition des groupes à risques a été précisée en juillet dernier par le CSHPF, qui a par ailleurs considéré que les rappels vaccinaux étaient inutiles. Cette vaccination n’est obligatoire que pour les personnels de santé.

J’ai, en revanche, suspendu provisoirement la campagne dans les collèges, parce que j’estime que ses modalités actuelles ne permettent pas toujours un dialogue approfondi avec le jeune et sa famille*. Or, il me parait indispensable de rappeler que la vaccination contre l’hépatite B demeure un acte médical et volontaire, qui doit comprendre un entretien à la recherche d’antécédents (antécédents personnels ou familiaux de maladie démyélinisante ou d’affection auto-immune) et d’éventuelles contre-indications. Des discussions sont engagées avec mes collègues en charge de l’éducation nationale pour renforcer les services de la médecine scolaire. Cette vaccination pourra être reprise en milieu scolaire dès lors que les conditions en seront remplies. »

  • En gras dans le texte originel

Dix ans plus tard, le 8 octobre 2008, la publication Mikaeloff-Tardieu sur les données observées sur les 349 enfants vaccinés contre l’hépatite B avant d’avoir fait une première atteinte démyélinisante ayant évolué en sclérose en plaques pour 148 d’entre-eux dans un délai donné (jusqu’au 30 juin 2006) montraient qu’il y avait eu 56% de conversion en sclérose en plaques parmi les vaccinés HB contre 36% parmi les non vaccinés HB. Cet écart est très significatif avec une probabilité de 1 sur 10000 d’observer un tel écart par le seul fait du hasard.

Ce signal avait été vu par les auteurs qui en avait fait état au ministère ainsi qu’au HCSP (Haut conseil de santé publique) avant la publication. Ils ne furent pasz autorisés à en faire état… Le 19 mars 2018 je participais sur radio O2 à Bordeaux à une émission sur les vaccination avec celui qui fut pendant 10 ans, de 2007 à 2017, président du HCSP et qui eu à connaitre de cette affaire publiquement gérée par Daniel Floret président du CTV qui était sous la supervision du HCSP.
Sur cette radio, en direct, je fais état de ce signal occulté. Il me répondra qu’il connaissait très bien cette affaire. Il ajoutera qu’un groupe d’épidémiologistes du HCSP étudiera aussitôt les données ainsi qu’un autre groupe à l’ISPED de Bordeaux qu’il avait crée ainsi qu’une autre équipe au ministère. Il dira « NOUS AVONS TROUVE CE QUE VOUS DITES ! » Ce sont ses mots exacts. Il ne pouvait évidemment pas en rester là ! Alors il ajoutera : « Mais il y avait des cas biaisés. En les retirant, il n’y avait plus de signal du tout ! »

Cependant, les auteurs n’ont pas retiré ces cas déclarés biaisés en 2018. De plus ni le HCSP-CTV à l’époque, en 2008, dans son avis du 8 octobre ni la Commission nationale de pharmacovigilance dans son très long compte rendu n’avaient fait état de cas biaisés et qui auraient du être retirés de l’étude… La décision de Bernard Kouchner était-elle si infondée et si stupéfiante ? A chacun de conclure comme il le voudra …

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
Répondre à  Bernard Guennebaud
27 mars 2026 12h55

Voici un complément à mon commentaire orécédent :
Le 2 octobre 1998, le lendemain de la fameuse conférence de presse de Bernard Kouchner, l’OMS publiait un commentaire très virulent à l’encontre des décisions prises par le secrétaire d’Etat avec le plein accord de sa ministre de tutelle Martine Aubry et alors qu’un dossier très complet était mis en ligne sur le site du ministère de la Santé décrivant l’ensemble des avis donnés à propose de cette vaccination contre l’hépatite B. En particulier le compte rendu de la réunion internationale d’experts qui s’était tenu à Paris le 21 septembre 1998. Elle se tenait dans les locaux de l’Afssaps (agence du médicament) et était présidée par Anne Castot. Il y avait 49 experts présents. Extraits :

« Pour ce qui concerne les actions de santé publique à mener, deux positions ont été exprimées :

1- la première émanant du responsable du programme de vaccination contre l’hépatite B visant à surtout ne rien modifier à la politique vaccinale pour éviter de mettre en péril la campagne de vaccination universelle.

2- la seconde proposition, plus consensuelle a été de réévaluer le rapport bénéfice-risque en prenant en compte dans les différents pays à la fois l’épidémiologie de l’hépatite B et la politique vaccinale nationale. »

Il est assez aisé de deviner avec de tels propos que cette vaccination savait provoqué de très sérieux problèmes. Mais le plus important était de préserver la campagne de vaccination et donc de n’envoyer aucun signal public susceptible d’alerter les populations. Cela me parait assez clair ?

Notez aussi que ce document disparaitra du site du ministère au moment de sa refonte en 2011. J’avais conservé des copies.

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
Répondre à  Bernard Guennebaud
29 mars 2026 15h10

J’avais oublié de préciser « à l’OMS » soit :

1- la première émanant du responsable du programme de vaccination contre l’hépatite B  à l’OMS

thérébentine
thérébentine
Répondre à  Bernard Guennebaud
31 mars 2026 18h02

Voui vaccinons le nourrisson même prématuré vu que c’est une personne à risque . & les gens n’y voient que du feu .

Orwell, Huxley et nous
27 mars 2026 15h43

“La peur prépare à tout accepter”
« Du moment que la peur précède et anticipe la connaissance et la réflexion, il est inutile de chercher à convaincre l’apeuré avec des preuves et des arguments rationnels : la peur est, avant tout, l’impossibilité d’accéder à un raisonnement qui ne soit par suggéré par la peur elle-même. »
– Giorgio Agamben –

njama
njama
Répondre à  Orwell, Huxley et nous
29 mars 2026 14h47

La peur est créée, provoquée… pour obtenir ce que les gouvernants veulent, ou/et les marchés pour faire beaucoup d’argent sur le dos des gueux… ce fut le cas avec le covid

« Dr Fauci, vous êtes devenu le Docteur de la peur »

Des enregistrements audio révèlent Anthony Fauci disant que les institutions devraient compliquer la vie des gens afin qu’ils se sentent contraints de se faire vacciner : « Lorsque vous compliquez la vie des gens, ils abandonnent leurs conneries idéologiques et se font vacciner. »

(3’15) https://x.com/LDeclencheur/status/2036814464205443431?

njama
njama
Répondre à  Orwell, Huxley et nous
31 mars 2026 10h07

Avec du recul c’est comique, ubuesque, sauf que ça ne rigolait pas…petite vidéo « à valeur historique » pour illustrer l’article de Laurent Mucchielli La manipulation des émotions à des fins politiques 
peut-être qu’en leur renvoyant leurs propres images, la peur pourrait changer de camp…
Espérons que les « apeurés, les « collabos » des années 2020 à 2022 ne reproduiront plus à l’avenir leurs bêtises

Zapping Coronacircus : Le meilleur du pire (des moutons dociles aux collabos zélés)
(17’54) https://www.youtube.com/watch?v=Vuboxfrn9Hw

29 mars 2026
La « pandémie » aura été le plus grand spectacle de soumission collective de l’histoire récente. Entre les moutons dociles et les collabos zélés, la France s’est transformée en un cirque grotesque, où chaque mesure absurde fut appliquée avec la ferveur des convertis et la résignation des troupeaux.

Bienvenue dans le Coronacircus, où les tunnels de désinfection désinfectaient tout… sauf la crédulité des clients, ravis de se frotter à des brumisateurs comme à une attraction foraine. Où les masques à ouverture automatique permettaient de manger « en sécurité », où les plages dynamiques interdisaient de s’asseoir, sous l’œil vigilant de bénévoles transformés en gardiens de camp de vacances.

Et n’oublions pas les familles coupant leur bûche de Noël en deux, de peur que papi, malgré deux ans de confinement, ne leur refile un microbe en dessert. Chaque consigne, plus surréaliste que la précédente, fut appliquée avec le sérieux d’un dogme religieux.

Les collabos, eux, ont brillé : retraités bénévoles pour contrôler les pass, policiers zélés verbalisant les promeneurs solitaires, entreprises équipant leurs salariés de badges vibrants pour éviter qu’ils soient trop proches. La France, en 2020, aura prouvé qu’elle pouvait troquer sa devise contre un slogan bien plus moderne : « Obéissez, c’est pour votre bien. »

Grâce au travail d’archivage de Ni Oubli Ni Pardon**, ce zapping rappelle une vérité glaçante : le pire des totalitarismes est toujours celui qu’on accepte avec le sourire. Alors, prêt pour la prochaine saison du Coronacircus ? Les places sont déjà réservées… et les moutons, toujours aussi nombreux.

** Ni Oubli Ni Pardon est un canal engagé dans le devoir de mémoire autour de la crise du Covid-19. À travers archives, témoignages et analyses, nous gardons une trace de ce que les médias et les politiques aimeraient parfois effacer.
https://www.youtube.com/channel/UCSYqK_UyXIA7paOz3clgDXg

Orwell, Huxley et nous
Répondre à  njama
31 mars 2026 17h36

Les pirates-prédateurs sévissent contre l’humanité depuis toujours peut-être … dans ce monde en tous cas.

Voici une intéressante vidéo à laquelle l’on peut avec fruit ajouter la lecture de Jonathan Crary (traduit par le talentueux et brillant Grégoire Chamayou, à lire également) :
24/7. Le capitalisme à l’assaut du sommeil
https://youtu.be/etBujePKdbE?si=ObFx-H2XICe7Q2OA

Galien
Galien
9 avril 2026 0h29

Très, très bel article de Laurent Mucchielli. Bien écrit, bien structuré, bien argumenté, et surtout excellente analyse critique comme toujours du scandale dévastateur 2020-2023, symptôme de la dégénérescence de la civilisation occidentale conduite par l’effondrement de notre esprit critique corrompu.
Puissent Laurent Mucchielli, Emmanuel Carré, leurs amis, et leurs prédécesseurs réveiller les esprits, anesthésiés par quelques sous, et les inciter à contribuer au renouveau de l’esprit et au renversement de la corruption intellectuelle.

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