Interview de Letizia Casalina, auteure du livre « Le diable est dans mon salon »

françois, le fils de maryse

François

Voici le témoignage poignant d’une mère qui a très vite vu l’état général de son bébé se dégrader sans que le corps médical ne puisse lui en apporter la moindre explication. Puis, l’entrée de cet enfant dans l’adolescence et enfin dans l’âge adulte. Quelle aide matérielle espérer pour aider au développement d’un adulte handicapé et mutique, si ce n’est à l’étranger ? Quel regard porter sur les techniques de communication non verbales pratiquées chez nos voisins et pourtant balayées d’un revers de main par la France ? Voici Letizia Casalina, maman-courage, auteure de talent, interviewée par Sylvie Henry-Réant, scientifique, dont le coeur a immédiatement résonné devant tant de souffrance perpétuelle. N’oubliez pas de vous procurer toute affaire cessante ce livre édité à compte d’auteur (*), bonne lecture.  

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1-Sylvie : Bonjour Letizia,  le livre que vous avez écrit « Le diable est dans mon salon » est poignant de par l’intensité émotionnelle qui s’en dégage. Avoir à charge un bébé puis un enfant de santé très fragile et par ailleurs très handicapé est extrêmement pesant, difficile et douloureux. Votre livre laisse entendre que ce calvaire a été rendu encore plus pénible par la façon dont votre enfant a été pris en charge par l’hôpital et ses médecins. Pouvez-vous raconter brièvement ?

Letizia : François est né en octobre 1997. Le travail a été rapide et la naissance aussi. François a crié et à deux minutes de vie, il a fait un arrêt cardiorespiratoire nécessitant une ventilation en oxygène. Les tests d’APGAR (1) n’étaient pas bons. De 9, le résultat tombe à 2 l’instant d’après. En urgence, après plusieurs demandes de mon mari et de moi-même au vu de son état, il est emmené en néonatologie où le résultat du test remonte à 7.

Quelques années plus tard, je demanderai un compte-rendu. Les chiffres et interventions du pédiatre ne correspondent pas à ceux notés dans son carnet de santé. Que s’est-il passé exactement ?

48 heures après sa naissance, son état de santé s’altère à nouveau. Son regard est plafonnant et il est très somnolant. L’allaitement est difficile et on le gave. Les examens montrent une C.I.V (2) et un large shunt du canal artériel. Il reste 20 jours en cardiologie infantile. Je rentre à la maison avec un bébé à « surveiller » sans plus de détails et avec un traitement (Lasilix et Digoxine).

À deux mois, mon fils reçoit son premier vaccin malgré un état de santé plus que fragile. C’est le début de la spirale médicamenteuse, des examens invasifs et douloureux. Certains me semblent inutiles et surtout répétitifs.

François a des grosses difficultés pour s’endormir, il se tortille et gémit de douleur.

Trois mois, rappel du PENTACOQ (3), et ainsi de suite. Il est de moins en moins bien mais peu importe, il y a un calendrier vaccinal à tenir.

C’est comme si on avait donné un coup de gant de boxe à une mouche.

Commence alors la ronde des hospitalisations à répétition : toujours plus d’examens, toujours plus d’investigations. Il fait des crises d’asthme, des problèmes O.R.L et digestifs à n’en plus finir. Il ne nous regarde pas dans les yeux et prend du retard dans ses acquisitions motrices. L’épilepsie fait son entrée. Anomalie de plaquettes, retard intellectuel important, retard de langage. Un jour il dit un mot, l’épilepsie l’efface le lendemain. S’ensuit une hydronéphrose au rein droit (qu’il a failli perdre à 2 ans malgré les nombreuses alertes).

Médicaments à tout va, examens toujours plus invasifs, traumatisants pour lui, pour moi.

Il est nourri « aux médicaments » ! Une vingtaine de prises par jour. Il devient allergique à bon nombre d’aliments et d’antibiotiques, mais qu’importe ! « Ce n’est pas pour une fois » me dira-t-on à plusieurs reprises…

Personne ne se pose de questions.

Je constate que mon fils ne va pas bien. Je sais que les raisons de cette dégradation ne sont pas dues à sa naissance, il va de plus en plus mal et je ne peux exprimer ce que je ressens. Je ne suis « que » sa mère et je n’ai pas les mots pour dire ce qu’il me semble anormal. Je n’ai pas les compétences nécessaires pour établir un diagnostic. On me l’assènera à plusieurs reprises : « Vous n’êtes pas une professionnelle de la santé ». Et pourtant qui connaît mieux son enfant que sa mère ? Je sais en mon for intérieur que ce cocktail de médicaments est néfaste. Et surtout, je constate très vite que les effets secondaires des médicaments sont plus importants que la pathologie pour laquelle il est censé être soigné.

 

2-Pouvez-vous expliquer le choix du titre « Le diable est dans mon salon » ?

Tout le monde sait que nous subissons une pollution environnementale. Je suis persuadée que François est une victime de cette contamination. L’industrie pharmaceutique est ensuite venue aggraver la situation. C’est cela que j’appelle le diable !

Pour aider mon fils, il fallait dans un premier temps « chasser » ce diable de son environnement. Si je ne peux agir de manière vraiment efficace sur la pollution, je peux tout au moins, même si cela est très difficile, essayer de sortir des sentiers tous tracés de la médecine conventionnelle. Faisant fi de la culpabilité que les médecins m’ont instillée, passant outre la responsabilité dont on me chargeait, les railleries de certains, les fâcheries d’autres, j’ai franchi le pas la boule au ventre. Je ne suis pas stupide, je sais que j’ai pris une route semée d’interrogations, une route hasardeuse et j’ai toujours gardé à l’esprit la question cruciale : « Et si je me trompais ? »   

 

3-Quel a été le bilan des soins hospitaliers pour votre fils, tant du point de vue examens que thérapies ?

François a été hospitalisé des dizaines de fois pour des bilans. Il passait plus de 80% de son temps dans une chambre d’hôpital. Nous ressortions avec cette phrase que je ne peux plus entendre « Il est dans les limites de la normale, on se revoit dans quelques mois pour un contrôle ».

Je me souviens d’une pédiatre au C.H.U de Clermont-Ferrand  spécialiste de l’épilepsie. Elle a donné trois anti-épileptiques à François. Son traitement faisait des ravages sur mon fils. Par téléphone, je l’implorais de d’abord traiter la cause en l’opérant le plus vite possible de ce rein altéré. Il souffrait le martyr, les coliques néphrétiques générant des souffrances classées sur la plus haute marche de la douleur. Ce calvaire a duré plus d’un an.

Cet épisode, parmi tant d’autres, m’a pour toujours confortée que chercher la cause, voire même la cause de la cause d’une pathologie n’est pas rentable.

 

4-Où et comment avez-vous trouvé les thérapies les plus efficaces, pouvez-vous les décrire rapidement ?

Toutes les formations que j’ai suivies sont parties des besoins de François. J’avais entendu parler de la méthode A.B.A (4) . Cette méthode me paraissait judicieuse et innovante.  Cette thérapie comportementale se base sur les compétences en émergence, elle ignore les échecs. Elle encourage les bons comportements par des renforcements sociaux. Comme tout ce qui vient d’Outre-Atlantique, cette méthode est scrutée d’un œil suspicieux par certains reprochant aux fondateurs de faire de nos enfants des petits « singes » alors que les enfants progressent par imitation et essais/erreurs. Au bout de quelques semaines seulement, les progrès étaient spectaculaires, François retrouvant l’estime de soi.

Auparavant, il refusait qu’on le touche. Pour lui, le corps n’était que douleur, les traumatismes liés à ses hospitalisations étaient bien présents. Apporter du plaisir en le touchant n’était pas concevable pour lui. C’est pourquoi j’ai commencé par la réflexologie plantaire pour lui apporter un bien-être, puis ensuite plus thérapeutique. Le pied ayant plus de 7000 terminaisons nerveuses, chaque zone plantaire correspond à une fonction ou un organe dans le corps.

Pour clôturer mes deux années de cours de réflexologie plantaire, j’ai effectué un stage dans l’école où mon fils avait été scolarisé. Je connaissais donc les enfants handicapés qui y étaient. Après accord des parents, j’ai commencé les massages sur certains d’entre eux. J’ai été bluffée par l’efficacité de ces massages et les réactions immédiates ! Les personnes handicapées n’ayant pas d’à-priori ou de préjugés, je n’avais donc pas ces obstacles à surmonter.

Puis, est venue la C.S.T (Thérapie crânio-sacrée). Le but de cette méthode est de faciliter l’autorégulation du système crânio-sacré et du système tissulaire conjonctif (les fascias) par des techniques douces et précises. C’est  cette technique qui était proposée dans le Centre pluridisciplinaire à Barcelone. Là aussi, cette thérapie orthomoléculaire que François a suivie pendant quatre ans avec des résultats très bénéfiques, m’a poussée à acquérir des connaissances dans ce domaine très complexe.

A cause de l’épilepsie, François est devenu non-verbal. Le fait de ne pas pouvoir s’exprimer se traduisant par des troubles du comportement, la plupart des centres d’accueil de personnes handicapées ou centres hospitaliers tentent par la force, la contention, l’isolement ou la médication de supprimer ces troubles. C’était un véritable combat que j’ai mené pour qu’il ait accès à une communication alternative à la parole, et de fait, atténuer ou supprimer les troubles du comportement. Je me suis formée et ai dirigé une association spécialisée en C.A.A (Communication Alternative Augmentée). À la maison, il communiquait par le biais de sa tablette. Malheureusement, de nombreux centres ne sont pas disposés à ce qu’une personne en situation de handicap s’exprime. On retrouve souvent leurs cahiers de communication ou leurs tablettes dans un endroit où ils n’ont pas accès, ou restés dans leurs sacs toute la journée.

Lors de mon travail dans l’association, nous avions évalué deux jeunes femmes non verbales résidant dans un institut. Nous avons été stupéfaits de voir qu’elles pouvaient s’exprimer de manière très compréhensible. Il suffisait de leurs proposer des outils adaptés à leur handicap physique. L’une et l’autre sont restées plus de 40 ans sans pouvoir communiquer. Malheureusement à chacune de mes visites improvisées, leur outil de communication était absent. Je considère ceci comme de la maltraitance. Lorsque je donnais des formations, je proposais aux éducateurs de rentrer chez eux, de voir leurs amis et ne pas parler pendant tout un week-end. Seul un éducateur a eu le courage de le faire et m’a fait part de ses ressentis : « C’est très pénible d’entendre parler de soi ou d’un sujet auquel on aimerait participer, sans pouvoir réagir». Imaginons-nous les conséquences lorsque c’est à vie ?

Je me suis intéressée ensuite à la machine de Rife et à son concept, la citation de Nicolas Tesla ayant fait son chemin dans ma tête : « Si vous voulez trouver les secrets de l’univers, pensez en termes d’énergie, de fréquences, d’informations et de vibrations ». J’ai alors compris que nous pouvions nous soigner via des fréquences et des vibrations. Le Dr Raymond Royal Rife (né en 1888), médecin, sportif et musicien  a inventé la machine et son concept de fréquences. Cette méthode, nommée intrication quantique par Einstein, n’a malheureusement pas eu de suite mais est ressortie il y a peu, à l’instigation d’un groupe de professionnels. J’ai donc investi dans cette machine et j’ai appris à l’utiliser. Quelle performance !

Mais tous les maux ne se soignent pas avec une seule méthode. J’ai opté ensuite pour les ventouses. Là encore, une technique oubliée, mais pourtant très efficace pour certaines pathologies.

 

5-Pourquoi avez-vous quitté la France pour la Belgique ? En avez-vous été satisfaite ?

D’emblée je l’ai été. En comparaison avec la France, François a été scolarisé à temps plein dès notre arrivée en Belgique, alors qu’en France il était scolarisé en maternelle 1h30 par semaine (en 3 fois) et 15 min par semaine en I.M.E. Sans compter que dans cette même classe nous pouvions avoir des enfants nomades, des enfants avec des troubles auditifs ou visuels, ou encore caractériels.

Bien qu’encore très peu proposés en Belgique, nous pouvions trouver davantage de stages (appelés Centres de loisirs en France). Les initiatives sont souvent privées car les normes pour accueillir des personnes handicapées sont moins contraignantes qu’en France. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la Belgique a accueilli plus de 8000 personnes handicapées françaises. Les familles ont été incitées par la Sécurité Sociale à rejoindre le Royaume belge. Le prix de journée payé par la S.S étant trois fois plus cher en France qu’en Belgique. Ces personnes ont été accueillies les bras ouverts par ces centres. Depuis 2021, la France ne finance plus et ces résidents doivent rentrer en France, pour certains après toute une vie passée en Belgique.

En Belgique, il reste un gros point noir qui ne va pas en s’arrangeant. Dès que l’enfant atteint ses 21 ans, il est censé intégrer un centre de jour et/ou de nuit et là, nous rejoignons la France. La capacité d’accueil et l’accompagnement ne répondent absolument pas à la demande, aussi bien quantitativement que qualitativement. Pour la plupart des centres, ce sont des mouroirs. On connaît la problématique des E.H.P.A.D en France, elle est la même pour ces personnes différentes. Négligences et maltraitances sont monnaie courante.

 

6 – Votre fils est maintenant un adulte.  Comment se déroule sa vie actuellement ?  Comment voit-il son avenir, ainsi que vous-même ?

Je ne connais pas de parents d’enfant handicapé devenu adulte qui soient sereins quant à leur avenir. Tous ont la même question qui les taraude : « Que va devenir mon enfant quand je ne serai plus là ? »

Nous n’avons pas de solution ou peu. Soit l’imposer à la fratrie, soit attendre entre six et huit ans une place dans un centre d’hébergement, en veillant toutefois à revoir nos « exigences » telles que nous dit l’A.V.I.Q (Agence pour une Vie de Qualité de la Fédération Wallonie-Bruxelles). À savoir, accepter qu’il peut être drogué le soir à l’aide de somnifères, privé de nourriture, violé, ligoté aux barreaux de son lit…

Après l’avoir retiré d’un centre de jour où il s’ennuyait depuis un an, François vient d’entrer dans un centre en internat à 1h30 de la maison, du lundi au vendredi. Les subventions octroyées par l’A.V.I.Q (équivalent de la M.D.P.H en France), ne permettent pas d’avoir un bon accompagnement et d’ouvrir les week-ends en même temps. La directrice a donc dû faire un choix : un meilleur accompagnement en semaine ou ouvrir toute l’année dans des conditions dégradées ? J’apprécie bien évidemment son choix bien que la problématique du week-end reste la même.

L’accueil qui se fait dans ce centre est différent. Le programme thérapeutique n’est pas un copié/collé du discours officiel. Il est humainement réfléchi et écrit. Nous ne sommes pas dans le traditionnel centre « occupationnel ». L’estime de soi dans cette institution est une priorité et mon fils est enfin respecté. Les familles ont également leur place, elles y sont entendues et écoutées.
Ils ne sont que sept bénéficiaires. Un éducateur cuisine la nuit et veille sur eux en même temps. À l’heure actuelle, c’est devenu un grand luxe. L’organisation du temps et de l’espace est adaptée au rythme des personnes accueillies, permettant ainsi un apaisement et un sentiment de sécurité. Aurais-je enfin trouvé le bon endroit pour mon fils ?

 

7 – Ce peut-être l’occasion de parler de PRINSSA, de ce qu’il en est advenu, et d’autre projets.

Cet établissement rejoint le projet de l’association que j’avais élaboré. PRINSSA est l’acronyme de Prise en charge Intégrative des Syndromes Autistiques. Aidée d’un comité scientifique présidé par le Pr Vincenzo Castronovo, l’association avait pour mission d’établir un accueil personnalisé pour chaque bénéficiaire. Les troubles autistiques étant multifactoriels, l’approche thérapeutique l’était également grâce à des spécialistes en nutrition et environnement, en langage et apprentissage, en déficience mentale, en endocrinologie, en gastro-entérologie, en électrosensibilité, y compris un ingénieur en construction spécialisé en géobiologie pour étudier la meilleure façon d’allier écologie, environnement et santé par le choix de matériaux de construction.

L’impact de ce projet avait le potentiel de dépasser la prise en charge des patients touchés par le syndrome autistique, et de mettre en évidence l’intérêt d’une approche intégrative autour des patients T.S.A et autres maladies chroniques (détoxification, optimisation de la fonction intestinale).

Malheureusement, ce projet-pilote a été mis à mal durant la crise Covid.

 

8 – Vous êtes mère, et votre fils handicapé a tenu et tient encore une place énorme dans votre vie. Et pourtant il y avait deux autres membres dans votre famille, son père et sa sœur aînée. Pourriez-vous parler de la façon dont l’arrivée d’un enfant malade et handicapé impacte la famille ?

Le plus difficile a été les nuits à rester debout devant son lit pour tenter de l’apaiser en lui chantant des comptines, à le bercer. Certains psys m’ont dit que j’étais trop fusionnelle avec mon fils. Je ne sais pas où j’ai trouvé cette force depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui. Il a 27 ans maintenant et si c’était à refaire, je resterais tout autant à ses côtés. Ses rires et sa bonne humeur sont mes plus belles récompenses.

Certes, le handicap de François a fait fuir mes amis, m’a privée de vie professionnelle, a eu raison de mon couple.  Mais au final n’ai-je pas eu une compensation ? Avec le recul, je constate que je me sens « riche ». Ce que François m’apporte a énormément plus de valeurs. Il me donne l’opportunité de découvrir la profondeur de mon caractère et de ma personnalité. Je n’imaginais pas avoir autant de patience, de tolérance, de capacités. Mes frustrations ne sont plus celles d’avant sa naissance que je ressens maintenant comme futiles. J’apprécie chaque moment de la vie, aussi petit soit-il.

9 – Durant les moments les plus intenses, aviez-vous conscience de la souffrance de l’entourage, les membres proches de la famille, les amis proches ? Cette conscience existe-t-elle de façon rétrospective ? Et si oui, quelle a été cette souffrance  pour les membres proches de la famille et comment l’ont-ils gérée ? Quel en a été l’impact ?

Si la souffrance de mes proches s’est traduite par la fuite ou l’évitement, alors oui, il y avait bien souffrance. Le père a d’ailleurs quitté le navire.

Le handicap mental n’intéresse pas la société, cette maladie n’est pas noble. Elle ne déplace pas des foules comme le cancer chez les enfants. Un handicapé mental déstabilise, perturbe, dérange. Et puis, dans la tête des gens, un handicapé mental ne souffre pas.

Je me suis retrouvée seule et par la force des choses, je prenais tout en mains, ce qui a  permis à mon entourage de déculpabiliser en disant « elle gère, elle est forte ». Avais-je le choix ?

 

10 – Forte de votre expérience, quel conseils, avis donneriez-vous aux personnes se trouvant aujourd’hui dans la situation où vous avez été ?

Se faire confiance et ne pas perdre de temps à parcourir les administrations pour espérer une petite aide. Votre temps est précieux. Affinez votre esprit critique en diversifiant vos lectures, prenez les choses en mains et organisez-vous.

Je suis encore abasourdie de ma dernière consultation au service de génétique au C.H.U de Liège en mai 2024. Ma question était simple et claire : la pollution environnementale aurait-elle pu avoir une influence néfaste lors de la conception ?

La réponse est tranchante : NON. Nous avons nos études universitaires qui le prouvent. Vos études, sans doute du Dr Raoult,  ne sont ni quantitativement, ni qualitativement valables scientifiquement. J’ai été atterrée par leurs réponses et leur étroitesse d’esprit… Ils étaient six devant moi dans ce minuscule bureau. Six ! Cheffe de clinique, assistante en génétique, psychologue, neurologue, médecin assistant en génétique et une assistante sociale. Tous avaient le même discours, au mot près ! Ni les ondes artificielles, ni les vaccins, ni les perturbateurs endocriniens, ni les métaux lourds ne peuvent être responsables de ses anomalies chromosomiques. Ceci est tout simplement lié à un accident lors de la réplication de l’A.D.N ou de la division cellulaire lors de la conception.

A partir de cet état d’esprit, comment imaginer des soins adaptés en hôpital ?

 

11 – Comment se faire aider dans la gestion émotionnelle pour la famille du bébé, enfant, adulte handicapé, afin de rendre l’épreuve plus fluide ?

Je pense que tant que le système séparera dès leur plus jeune âge les enfants dits normaux des enfants handicapés, l’unification de ces deux populations « différentes » ne pourra se faire au sein des familles, des amis, du monde associatif, du milieu professionnel.  Si l’on mettait fin à cette séparation, l’entraide viendrait tout naturellement et la difficulté à surmonter ces épreuves plus facile.

12 – Quels sont vos projets pour votre avenir ?

J’espère un jour pouvoir rencontrer des parents et scientifiques motivés pour ressortir le projet PRINSSA du placard car, au vu de la conjoncture actuelle, la tendance est de fermer les centres d’accueil pour privilégier les services de proximité. Et ce, dans la mesure où l’offre répond à la demande !
Retour à la case départ.

 

Letizia Casalina
avec Sylvie Henry-Réant
Avril 2025

 

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Notes et sources

(*) Letizia Casalina demeure joignable ici: casalinaletizia@gmail.com

4ème de couverture

(1) : Score d’APGAR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Score_d%27Apgar
(2) : C.I.V : Communication inter ventriculaire
(3) : PENTACOQ :Vaccin pédiatrique diphtérique (anatoxine, dose standard), tétanique (anatoxine), coquelucheux (entier inactivé), anti-Haemophilus influenzae type b (conjugué à l’anatoxine tétanique) et poliomyélitique (entier inactivé, trivalent), adsorbé. Adjuvant : hydroxyde d’aluminium. Il est également retiré du marché depuis 2005.

(4) : Applied Behavior Analysis ou Analyse Appliquée du Comportement.

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anthome
anthome
20 avril 2025 19h04

Témoignage très émouvant de la part de cette maman qui a mis sa vie en berne pour essayer (et réussir, même si ce n’est pas autant qu’elle l’aurait souhaité) de sauver celle de son enfant.
Profond respect pour cette maman courage !
Par contre, « en face », côté « soignants », une attitude qui manque singulièrement d’humanité mais qui déborde de suffisance. Leur discours (« Ni les ondes artificielles, ni les vaccins, ni les perturbateurs endocriniens, ni les métaux lourds ne peuvent être responsables de ses anomalies chromosomiques. Ceci est tout simplement lié à un accident lors de la réplication de l’A.D.N ou de la division cellulaire lors de la conception.« ) repose sur quoi ? Qu’est-ce qui leur permet d’être aussi affirmatifs ? Leur science ?

Daniel Bardou
Daniel Bardou
Répondre à  anthome
20 avril 2025 23h36

Bonjour.

Je reprends votre message en l’approuvant et me permets une petite « suite »… » » »un accident lors de la réplication de l’A.D.N » » » … Et « on » ne cherche pas plus loin… C’est terriblement culpabilisant pour les parents, les couples n’y résistent d’ailleurs pas…

Ce qui est totalement révoltant, c’est que l’on recherche toujours de partout les « causes » de tous les accidents quitte à chercher dix ans une boite noire au fond d’un océan…. Mais pas dans ce cas…. Ne serait-ce pas car « on » connait déjà les réponses ???

Cordialement.

anthome
anthome
Répondre à  Daniel Bardou
21 avril 2025 8h20

Également d’accord avec vous. Pourtant je ne comprends pas cette complicité passive (?) des médecins qui ont tous prononcé le serment d’Hippocrate. Qu’est devenu le Primum non nocere ?
Ce qu’ils appellent science n’est rien d’autre qu’une religion comme les autres.

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
Répondre à  anthome
21 avril 2025 12h34

La science fonctionne effectivement comme une religion dont les Grands Prêtres se nomment scientifiques …
Sur une télé un intervenant disait, à propos de ceux qui refusaient de se faire vacciner covid : « Celui qui ne croit pas en la science est un crétin ! »
D’autres de dire qu’on devrait couper les retraites aux retraités qui refusent de ce faire vacciner. D’autres comme le directeur du Point (avec une écharpe rouge autour du cou comme pour se donner de l’autorité…) « on devrait envoyer des brigades frapper à la porte des personnes âgées pas encore vaccinées pour les sermonner : comment vous n’êtes pas encore vaccinée ? Pourquoi le gouvernement ne le fait pas ? »
La science, une religion avec ses talibans …Inutile d’aller en Afghanistan, ils sont là proférant des menaces à la télé ou de plus haut encore …

Inoxydable
Inoxydable
Répondre à  Bernard Guennebaud
27 avril 2025 9h24

Bien trouvé ! Ce sont effectivement des Talibans de la science (?) et de de la Vaxx à tout prix. Toute opinion contraire ou mettant en cause leur dogme mérite le sort des statues des bouddhas de Bâmiyân,en Afghanistan ou comme les statues de l’époque Helenique dans un musée saccagé par des djihadistes. en Irak comme d’ailleursles statues de la Vierge brisées systématiquement dans toutes les églises de la plaine de Ninive.A croire que ces « Scientifiques » ont leur cerveaux sclérosés par leurs Vaxx.

Letizia
Letizia
Répondre à  anthome
23 avril 2025 14h35

Bonjour Anthome,

Merci pour votre agréable message :-).

En effet, d’après eux leur science est indiscutable. La cheffe de clinique avait même joint son geste à la parole (en me montrant son pc sur le bureau), et, selon ses dires, la vérité se trouve dans les publications universitaires ! (En insistant bien sur le mot Universitaire).
C’en était consternant.

PS : j’ai repris très exactement les termes du compte-rendu de consultation.

anthome
anthome
Répondre à  Letizia
23 avril 2025 16h20

Concernant la « vérité » des études universitaires en question, je vous propose d’écouter ce qu’en disait récemment le Pr Didier Raoult : il nous explique comment le peer-review a été détourné de son but initial par Big Pharma pour en faire une usine à validation des études complaisantes à son égard (pour ne pas dire commanditées) et rejet des études dérangeantes. Meure la $cienc€ !
Vive la science !

Antonio
Antonio
20 avril 2025 19h07

J’espère que tu sais que tu es une belle personne exceptionnel et je te souhaite tout le bonheur du monde.
Tu es une guerrière, même si tu te sens fragile aujourd’hui. Françoi crois en toi,
citations Nelson Mandela .
Le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de vaincre ce qui fait peur. …

Letizia
Letizia
Répondre à  Antonio
23 avril 2025 14h44

Merci Antonio, et oui, tu as raison, François croit en moi (je suis son pilier). Si je m’écroule, il s’écroule. Comme tout parent responsable, nous n’avons pas le choix !

Somynona
Somynona
20 avril 2025 20h11

Bonjour,

Ki peut se prévaloir de ne pas être quelquefois soumis à l’effet Dunning-Kruger ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Dunning-Kruger

Aller à l’encontre du Ki c’est à dire à l’encontre de la circulation de l’énergie c’est quelquefois aller à l’encontre de la Vie.

GORIUS
GORIUS
20 avril 2025 20h49

Bon nombre de médecins et scientifiques ne savent ou n’osent pas dire: la science ne sait pas et encore moins: votre observation est intéressante mais nous n’aurons jamais les moyens de la vérifier si elle contrarie nos investisseurs. Oui car la recherche médicale est devenue un marché d’investissseurs en solutions santé et personne n’a envie de perdre son emploi pour défendre la liberté de penser juste et sans arrière pensée pécunière, j’en sais quelque chose m’être vu interdit de soigner mes patients jugeant des injections obligatoires délétères. Cela n’empêche pas de communiquer des solutions à haute valeur éthique comme vous l’avez fait avec le courage d’une mère.

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
20 avril 2025 21h45

Vous faites allusion à la machine de Rife. On peut trouver une liste de fréquences associées à des troubles de santé selon Royal Rife et ses successeurs :

1- Classées par maladie : https://www.frequencyrising.com/royalrife_frequencies.htm

2- Classées par fréquences http://www.electroherbalism.com/Bioelectronics/FrequenciesandAnecdotes/CrossReference.htm

Letizia
Letizia
Répondre à  Bernard Guennebaud
23 avril 2025 22h01

Merci Bernard pour ces liens !

Minna
Minna
21 avril 2025 15h02

Bonjour
Je compatis sincèrement avec Laetizia, confrontée à l’impossibilité quasi complète d’échapper à la machine médicale actuelle, les acteurs étant programmés pour le déni et l’automatisme des processus autorisés par la doxa.
Une remarque idiote (…) : les mots « actrice », « institutrice », « dessinatrice », séductrice », autrice », existent déjà. Pourquoi céder au snobime en cours avec « auteure » ? Sincérement, ça me hérisse.

anthome
anthome
Répondre à  Minna
21 avril 2025 16h01

Je ne comprends pas pourquoi l’utilisation du mot auteure serait snob !
« Selon l’Académie française, plusieurs formes du féminin du mot « auteur » coexistent dans l’histoire de la langue française, même si « auteure » avec un « e » semble la plus répandue. »
Source : https://www.lalanguefrancaise.com/orthographe/auteure-ou-autrice
Et pour féminiser le mot docteur, je suppose que vous préconisez le mot doctrice ?
Oui, je sais, le mot existe. Pourtant, la plupart des femmes qui ont réussi leur doctorat utilisent le mot Docteur.
Je préfère ne pas engager le débat pour la féminisation du mot Professeur.

Letizia
Letizia
Répondre à  Minna
23 avril 2025 20h59

Bonjour Minna,

Non, votre remarque n’est pas idiote 🙂 Les deux mots existaient dans le dictionnaire. J’ai choisi « auteure » en pensant à « docteure » et « professeure ». Ici en Belgique nous voyons plus souvent « auteure » qu' »autrice ».

Minna
Minna
Répondre à  Letizia
24 avril 2025 16h18

Bonjour Laetizia
Je disais « remarque idiote » en regard du problème que nous pouvons tous avoir à affronter à propos de ce que j’appelle « engrenage fatal » du déni et du formatage des médecins, sans parler du contrôle exercé par l’Ordre. Une fois entamé le processus de la mal-traitance (et/ou maltraitance) à défaut d’avoir un médecin de confiance, il semble impossible d’en sortir, sauf à passer sous les radars et, en quelque sorte, de disparaître, et ce n’est pas toujours facile.
Ceci dit, la langue française est riche. Par exemple, les titres, grades et fonctions sont genre neutre, même si celui-ci a disparu de la langue. Par exemple, on dira « Madame l’Ambassadeur », son époux n’a pas de nom particulier, par contre l’ambassadrice est l’épouse de « Monsieur l’Ambassadeur ». On peut gloser à l’infini.Je reproche à « auteure » d’être une solution simplette, mais elle est à la mode…
Merci Laetizia.

njama
njama
21 avril 2025 17h30

Merci pour votre témoignage Laetizia, j’ai d’autant plus l’occasion d’y compatir que nous avons connu dans nos connaissances un cas vraiment très similaire à votre histoire.
Pareillement, la Belgique qui nous est frontalière a été une solution pour ce petit Martin que la France n’offrait pas ! et qu’elle n’offre toujours pas…

« 48 heures après sa naissance, son état de santé s’altère à nouveau. Son regard est plafonnant et il est très somnolant. L’allaitement est difficile et on le gave. Les examens montrent une C.I.V (2) et un large shunt du canal artériel. »
Je ne comprends pas bien pourquoi l’anomalie cardiaque n’avait pas été « perçue » lors du test APGAR ? n’étant pas obstétricien… je m’en étonne juste.

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur les accouchements dans la médecine dite « moderne », mais déjà une simple chose, une pratique courante (j’ai 3 enfants et ai assisté à leur naissance), et je m’étonne encore que le lien de la mère à son bébé soit si abruptement rompu dès que les bébés viennent au jour… c’est très violent !
Pourquoi cet empressement !… sauf peut-être quelques rares cas impérieux…

Certaines pratiques méritent une remise en question. Il est important de comprendre la physiologie avant de poser des actes mais surtout, d’admettre aussi que nous ignorons beaucoup de chose. Si la nature a prévu de faire battre le cordon après la naissance, pourquoi le couper tout de suite ? Pourquoi ne pas attendre qu’il finisse simplement de battre ?
(4’49) https://www.youtube.com/watch?v=WV8UIPbfDAQ

Clampage du cordon ombilical, précoce ou tardif ?
Association pour la Bientraitance Obstétricale
(2’23) https://www.youtube.com/watch?v=AobECwB37Cc

njama
njama
Répondre à  njama
21 avril 2025 19h47

« L’évaluation est réalisée entre 60 secondes et 5 minutes après la naissance. »
Source Note (1) Score d’Apgar Wikipedia

Est-il vraiment nécessaire de couper le cordon ombilical pour faire cette évaluation ? n’est-ce pas la biaiser …?

Letizia
Letizia
Répondre à  njama
23 avril 2025 21h37

Bonsoir Njama,

La France accuse un retard effarant dans la prise en charge d’enfants TSA (troubles du spectre de l’autisme) mais aussi d’autres handicaps. Lorsque nous sommes arrivés en Belgique en 2008, des écoles spécialisées pour enfants autistes étaient déjà ouvertes depuis les années 70 ! La France commençait seulement à en parler…Et en parle encore…

Je pense aussi que couper le cordon juste après la naissance est contre-nature. De plus en plus de maternités privées et sages-femmes à domicile attendent avant de le couper. J’ose croire que nous allons vers un mieux dans ce domaine !

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
22 avril 2025 12h42

Lu dans The Defender du 21 avril (extraits) :
https://childrenshealthdefense.org/defender/vaccines-autism-can-we-get-to-the-truth

« Vaccins et autisme : pouvons-nous connaître la vérité ?Après des décennies de silence et une quasi-interdiction de toute spéculation dans les médias et la recherche universitaire, le barrage semble avoir cédé d’un seul coup. Le NIH collabore avec des équipes de chercheurs universitaires et d’organismes privés à but non lucratif pour étudier les causes de l’autisme, et la vaccination n’est pas exclue.
par l’Institut Brownstone

Mettre ces trois mots dans le titre d’un article semble presque dangereux. La solution la plus simple est de ne pas aborder le sujet. Cela revient à étiqueter, cibler et supprimer le Brownstone Institute.
Voilà à quel point ce sujet est tabou, ce qui est en soi profondément étrange. Si la science se résume à des preuves et à des inférences causales, elle devrait être courageuse et non doctrinaire. Elle devrait aller là où les preuves mènent.

J’ai progressivement compris, ainsi qu’à presque tous ceux qui étaient associés à Brownstone, que toute la réflexion derrière les confinements (et les fermetures, la censure et les protocoles de conformité) était en effet de préparer le public aux injections, les contre-mesures militaires commercialisées comme des vaccins, même si elles n’arrêtaient ni l’infection ni la transmission.
Si cela vous choque, c’est que vous n’avez pas suivi les montagnes de preuves qui se sont finalement accumulées contre mon hypothèse de longue date selon laquelle il s’agissait simplement d’un jugement erroné enraciné dans une erreur épidémiologique.
L’objectif apparent était une adoption maximale par tous les moyens possibles : isolement social, port du masque obligatoire, propagande de peur et, enfin, mandats imposés par la peine de chômage, de disgrâce professionnelle et de pauvreté.
En passant, je n’avais vraiment aucune excuse pour ne pas le savoir, puisque c’est précisément ce que m’a dit celui-là même qui prétend être l’inventeur du confinement, une personne qui dirige maintenant une entreprise de vaccins.
Il m’a dit expressément en avril 2020 que le but du confinement était d’attendre le vaccin. Je ne l’ai pas cru, j’ai raccroché et j’ai oublié l’appel. Il me racontait bien sûr tout le plan.

Il est étonnant de considérer la puissance d’une industrie qui pourrait convaincre presque tous les gouvernements du monde de détruire leurs économies et de violer les droits des citoyens en même temps, puis d’imposer un produit expérimental à des milliards de personnes.
C’est plus de pouvoir que n’en a jamais eu la Compagnie des Indes orientales, assurément, et probablement plus que même le plus riche fabricant de munitions. C’est une captation ultime, avec un programme si corrompu qu’il n’est guère surprenant que le public ait perdu confiance.
Une industrie aussi puissante peut également se maintenir hors de la liste des agents potentiellement nocifs dans toute enquête sur les maladies chroniques. Elle y consacre d’importantes ressources : c’est tout l’intérêt de la publicité pharmaceutique : non seulement vendre des produits, mais aussi faire taire les médias.
C’est une source d’inquiétude majeure en ce moment. Pouvons-nous découvrir la vérité ?
Éviter le sujet des vaccins n’a donc jamais été une voie viable pour un institut fondé pour aborder l’interaction entre la santé publique et la liberté en général.

Inévitablement, les retombées de ces années scandaleuses ont braqué les projecteurs sur les vaccins , l’industrie subventionnée et protégée, son pouvoir et ont ainsi appelé à une certaine mesure de responsabilité.
Cette enquête devra finalement aborder les dommages causés par les vaccins, qui sont élevés même d’après les données dont nous disposons, même si nous savons avec certitude que ces dommages sont sous-estimés.
Ici, le sujet de l’autisme est également incontournable, ne serait-ce que comme expression du scepticisme du public à l’égard du corps médical, parallèlement aux graves méfaits des vaccins et à l’épidémie de troubles du spectre autistique (TSA). Et Robert F. Kennedy Jr. , avec son équipe extraordinaire, a juré d’aller au fond des choses au plus vite.
Un nouveau rapport des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies dresse une liste de chiffres alarmants sur l’augmentation de l’autisme .
« Parmi les enfants âgés de 8 ans en 2022, la prévalence du TSA était de 32,2 pour 1 000 enfants (un sur 31) », écrit le rapport.
Il y a peu de chances que cette hausse de 16 % en deux ans (32 000 % depuis 1970) soit le résultat de meilleurs diagnostics ou d’autres facteurs liés aux imprévus liés aux tests.
Il existe une cause, et elle est probablement exogène. De nombreux candidats sont possibles, mais un sentiment grandissant, bien que jamais évoqué ni spéculé dans les médias traditionnels, associe le phénomène aux vaccins et à une caractéristique de l’incroyable cocktail figurant dans le calendrier infantile auquel a été ajouté le vaccin contre la COVID-19.

Loin d’être une condition génétique, la recherche a également montré qu’un pourcentage élevé d’enfants autistes présentent un début notable de changements comportementaux :
cela signifie que les parents ou les tuteurs sont conscients lorsque leur enfant passe rapidement d’un état normal à un état défaillant suite à une exposition à… quelque chose. Ce n’est pas un secret : Children’s Health Defense recense d’innombrables anecdotes.
Serait-ce le mot commençant par V ? C’est une partie de ce qui est en cours d’investigation.
N’oubliez pas que les fabricants de ces injections ne sont pas responsables des dommages causés aux personnes qui les reçoivent. C’est ce qui rend ces produits uniques sur le marché.
Ce changement a eu lieu en 1986. Auparavant, le calendrier vaccinal exigeait cinq injections avant l’âge de 2 ans pour sept maladies. Aujourd’hui, ce nombre atteint 27 injections avant l’âge de 2 ans et environ 50 à 73 injections, voire plus, avant l’âge de 18 ans, pour 17 maladies. Des efforts constants sont déployés pour augmenter le nombre de vaccins.
Après tant de décennies de silence et une quasi-interdiction de toute spéculation dans les médias et dans la recherche universitaire, le barrage semble avoir cédé d’un seul coup.
Les National Institutes of Health (NIH) travaillent avec des équipes de chercheurs du monde universitaire et d’organismes privés à but non lucratif pour étudier cette question en détail et proposer des réponses plausibles dès septembre .
Ce n’est qu’un début. Il faudra des années pour approfondir tout cela, examiner les causes et apporter des ajustements. Les vaccins ne sont pas exclus comme agents causals. Quels que soient les résultats des études, vous devrez les lire vous-même, car les médias traditionnels ont tout intérêt financier à ne pas les rapporter avec exactitude.

En tant qu’institution, Brownstone n’est pas en mesure de porter un jugement définitif. Nous avons cependant eu la chance de soutenir des chercheurs qui explorent cette relation depuis longtemps. Parmi eux, Toby Rogers. Sa thèse, « L’économie politique de l’autisme », a été téléchargée plus de 92 000 fois.
Bien que sa thèse soit plutôt choquante — l’autisme est potentiellement en train de ruiner l’ordre social, et le calendrier des injections en est l’explication la plus plausible — elle n’a jamais été démontée ou réfutée par quiconque associé à l’industrie pharmaceutique.
Face à la pénurie d’éditeurs prêts à s’engager, Brownstone s’engage à publier une version de ce livre sous une forme accessible. Si l’auteur est erroné, il veut le savoir. Si l’auteur est exact, il faut que nous le sachions aussi.
On peut en dire autant de toutes les enquêtes sur ce sujet important. Si l’industrie est réellement responsable, même dans une faible mesure, de tels dommages et qu’elle est pourtant à l’abri de toute responsabilité juridique, il s’agit d’un grave problème. »

Letizia
Letizia
Répondre à  Bernard Guennebaud
23 avril 2025 22h00

Bonsoir Bernard,

Je suis aussi Children Health Defense. Les signes anonciateurs d’un autisme qu’ils citent dans leurs articles correspondent très bien à ceux de mon fils ainsi que de plusieurs de mes connaissances. Mais malgré ces montagnes d’informations, des parents font encore le choix de le faire. C’est bien dommage.

NADINE BLANCHE
NADINE BLANCHE
23 avril 2025 14h13

Bonjour, Je reprends la citation de Nicolas Tesla(penser en terme d’énergie, de fréquences, d’informations et de vibrations) citée dans cet interview d’une mère dévouée, guerrière.
Chaque fois que j’ai eu à traiter un problème de santé où je me suis fait confiance, c’est soit par des pratiques d’arts martiaux (Me Itsuo Tsuda) soit par le Qi Gong ou le Taï Qi. Cette circulation de l’énergie comme une toilette énergétique quotidienne est une merveille autant pour moi que pour les enfants, pas toujours bien vue auprès de mes proches à l’époque.
Je suis une amoureuse des soins alternatifs qui, lorsque la situation s’y prête, permet de désarmorcer pas mal de problèmes.

Letizia
Letizia
Répondre à  NADINE BLANCHE
23 avril 2025 22h17

Bonjour Nadine,

La citation de Nikola Tesla a été un sacré élément déclencheur dans ma façon de voir les choses. Je n’ai toutefois pas complètement rejeté l’allopathie et les cabinets médicaux, qui sont quelquefois incontournables.

Mais vous avez raison; il faut se faire confiance.

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
25 avril 2025 11h34

Encore un article sur l’autisme aux EU et c’est catastrophique pour les EU et si nous avons du « retard » (fort heureusement !) pour la fréquence de l’autisme, nous mettons les bouchées doubles pour le rattraper :

« Comme l’a souligné Kennedy, la hausse des taux d’autisme sévère ne dévaste pas seulement les familles, elle compromet aussi l’avenir du pays. »

Lu dans The Defender du 24 avril
https://childrenshealthdefense.org/defender/autism-prevalence-real-accelerating-epidemic

« Prévalence de l’autisme : une véritable épidémie qui s’accélèreMalgré les efforts persistants visant à recadrer l’autisme comme une neurodivergence bénigne ou une abstraction diagnostique, les données révèlent une situation radicalement différente : une croissance exponentielle, une charge de handicap croissante et une gravité croissante. Les chiffres ne sont pas seulement alarmants, ils sont dévastateurs.
Malgré les efforts persistants visant à recadrer l’autisme comme une neurodivergence bénigne ou une abstraction diagnostique, les données révèlent une situation radicalement différente : une croissance exponentielle, une charge de handicap croissante et une gravité croissante. Les chiffres ne sont pas seulement alarmants, ils sont dévastateurs.

Selon le rapport 2025 des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), basé sur les données du Réseau de surveillance de l’autisme et des troubles du développement, la prévalence nationale de l’autisme chez les enfants de 8 ans est passée de 1 sur 36 en 2020 à 1 sur 31 en 2022 , soit une augmentation de 17 % en seulement deux ans.

La disparité entre les sexes est flagrante : chez les garçons, le taux est de 1 sur 20, et en Californie, largement considérée comme disposant des systèmes de surveillance de l’autisme les plus rigoureux, ce chiffre est de 1 sur 12,5. Il ne s’agit pas de pics isolés ni de données aberrantes ; il s’agit des dernières entrées d’une tendance persistante qui progresse sans interruption depuis des décennies.

Ce qui rend ces résultats encore plus significatifs est la tendance observée chez les cohortes plus jeunes. Dans cinq des 16 sites d’étude des CDC, le taux d’autisme chez les enfants de 4 ans dépasse déjà celui des enfants de 8 ans, ce qui suggère fortement que les prochains rapports indiqueront une prévalence nationale encore plus élevée à mesure que ces enfants vieillissent et reçoivent un diagnostic formel. Cela remet en cause l’hypothèse selon laquelle nous ne faisons que détecter l’autisme plus tôt. Cela indique plutôt que l’incidence initiale continue d’augmenter.

L’abondante littérature scientifique d’il y a dix ans décrivait cette trajectoire non pas comme une simple augmentation, mais comme une accélération pathologique , qui ne peut plus être attribuée à des changements démographiques, à une reclassification diagnostique ou à des facteurs administratifs. Dans mon livre « Les causes environnementales et génétiques de l’autisme », j’ai passé en revue un vaste corpus de preuves évaluées par des pairs qui démantèlent systématiquement la théorie des artefacts.

Par exemple, Cynthia Nevison (2014) a démontré que même après ajustement pour tenir compte des changements dans les critères de diagnostic et d’une sensibilisation accrue, l’augmentation spectaculaire des diagnostics d’autisme reste largement inexpliquée — à moins que les expositions environnementales ne soient incluses dans le modèle.

De plus, la nature du diagnostic d’autisme a évolué, défiant ainsi le discours dominant. Si l’augmentation de la prévalence était principalement due à une meilleure détection des cas de haut niveau ou légers, on pourrait s’attendre à une augmentation concomitante de la proportion d’enfants ayant un QI plus élevé. Or, c’est l’inverse qui est vrai.
Le rapport des CDC montre que près des deux tiers des enfants diagnostiqués en 2022 avaient un QI inférieur à 85 , ce qui signifie qu’ils présentaient des troubles cognitifs ou étaient à la limite de la déficience intellectuelle. Ce chiffre a augmenté au fil du temps, et non diminué. Ces enfants ne sont pas des « génies excentriques » simplement davantage remarqués : ils sont profondément handicapés, souvent non verbaux, et nécessitent un accompagnement à vie.

Cela réfute ce que le secrétaire américain à la Santé et aux Services sociaux (HHS), Robert F. Kennedy Jr., a appelé le récit du « déni de l’épidémie », répété ad nauseam par des universitaires et des médias profondément impliqués dans des institutions historiquement réticentes à la causalité environnementale .
Le Washington Post , par exemple, a qualifié l’augmentation de 17 % de « légère ». Mais comme l’a rétorqué Walter Zahorodny, Ph. D. , de Rutgers et l’un des principaux chercheurs du réseau de surveillance du CDC, « une meilleure sensibilisation ne peut pas conduire un handicap comme l’autisme à augmenter de 300 % en 20 ans. »

Les études scientifiques actuelles vont plus loin, soulignant les invraisemblances à l’échelle de la population inhérentes à l’argument de l’artefact. Si les taux d’autisme étaient réellement restés constants au fil du temps, comme le prétendent certains déterministes génétiques, on s’attendrait à observer des taux comparables chez les adultes de plus de 35 ans, y compris des millions de personnes gravement atteintes nécessitant des soins intensifs, un hébergement collectif ou un soutien institutionnel. Or, ces taux ne sont tout simplement pas atteints.

Kennedy a posé une question directe lors d’une conférence de presse : « Où sont les personnes âgées atteintes d’autisme profond ? » La réponse est évidente : elles n’ont jamais existé en si grand nombre, car quelque chose a changé dans l’environnement au cours des dernières décennies qui n’existait pas dans les générations précédentes.
Kennedy, Zahorodny et les scientifiques rationnels convergent vers la même conclusion : les données sont réelles, l’augmentation est réelle, et la seule position scientifiquement responsable est de traiter la flambée d’autisme comme une véritable épidémie . Les conséquences pour la santé publique sont catastrophiques.

Comme l’a souligné Kennedy, la hausse des taux d’autisme sévère ne dévaste pas seulement les familles, elle compromet aussi l’avenir du pays.

« Ce sont des enfants qui, pour beaucoup, étaient pleinement fonctionnels et ont régressé. Ils n’écriront jamais un poème, ne sortiront jamais avec quelqu’un, ne vivront jamais de manière autonome. Nous faisons subir cela à nos enfants, et nous devons y mettre un terme. »

Les critiques pourraient s’irriter de la brutalité de cette déclaration, mais elle reflète une vérité plus profonde : ignorer l’ampleur de la crise au nom du confort social ou de l’opportunisme politique est en soi une forme d’abandon. Ce n’est pas Kennedy qui stigmatise les personnes handicapées ; c’est le système de santé publique traditionnel qui les a laissées tomber, en refusant d’enquêter sur les raisons de la multiplication de ce handicap. »

Bernard Guennebaud
Bernard Guennebaud
25 avril 2025 11h41

J’ajoute aussi un extrait lu dans The Defender du 18 avril :
https://childrenshealthdefense.org/defender/us-confront-autism-epidemic-turning-point-health-medicine/

« Ce moment marque un tournant historique – ce que les philosophes des sciences pourraient appeler une rupture épistémique. Pour la première fois dans l’histoire moderne, un secrétaire d’État au HHS en exercice rejette l’idée dogmatique selon laquelle la montée en flèche de l’autisme serait le résultat d’une prise de conscience accrue.

Au lieu de cela, Kennedy appelle cela ce que les données montrent clairement : une véritable épidémie de lésions neurologiques et immunologiques chez les enfants, qui exige une enquête immédiate et rigoureuse.

À cette fin, Kennedy a annoncé que le HHS, en coordination avec le CDC et des chercheurs indépendants du monde entier, a lancé une enquête approfondie et agnostique sur les causes environnementales de l’autisme .

Cet effort, impliquant des centaines de scientifiques, ne se limitera pas à des sujets politiquement sûrs ou à des hypothèses approuvées par les agences . Il inclura l’examen des pesticides , des additifs alimentaires, de la pollution de l’eau et de l’air, des produits pharmaceutiques et, bien sûr, des vaccins et de leurs ingrédients. »

Raymonde
Raymonde
25 avril 2025 19h23

Admirative mais pas surprise par le courage de cette Maman.
Ma propre Maman a assumé pendant près de trente ans son enfant grabataire, mon frère cadet. Je passerai les détails qui sont loin d’en être.
Il y a de cela bien des décennies.
Seul le médecin de famille avait toute la confiance, mais ses limites. Le destin faisait le reste.
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Dr Pierre-Henri BREDONTIOT
Dr Pierre-Henri BREDONTIOT
27 avril 2025 11h52

C’est l’histoire d’un mec qui soupçonne sa femme de le tromper, et engage un détective pour la suivre.
Il fait son rapport: « Votre femme est rentré dans l’hotel XXX aux bras d’un jeune homme séduisant.
Je suis monté dans un arbre e face de la chambre qu’ils avaient prise et j’ai observé: l’homme et votre femme se sont déshabillés, se sont couchés, et à ce moment ils ont éteint la lumière et je n’ai plus rien vu ».
Et le mari: « ah!!!! le doute!, toujours le doute!!!

Le vaccin et l’autisme, c’est un peu ça, non?

anthome
anthome
Répondre à  Dr Pierre-Henri BREDONTIOT
27 avril 2025 12h22

Merci Docteur pour ce fou rire bienvenu et salutaire !
À n’en pas douter, le mari est encore amoureux de sa femme ! La réciproque me semble moins vraie, mais je ne pourrai l’affirmer qu’après un étude randomisée en double aveugle… 😉

Letizia
Letizia
Répondre à  Dr Pierre-Henri BREDONTIOT
28 avril 2025 23h09

Excellent ! C’est tout à fait ça !

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