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Aidons nos Sapeurs-Pompiers à se prémunir de leurs cancers professionnels

Il ne fait actuellement plus aucun doute que l’exposition des soldats du feu aux toxiques dégagés par les incendies induit chez eux une profusion de cancers de toutes sortes. Et pourtant, suite à la réalisation bien involontaire d’une énorme bourde commise par l’US Army en 1990, il se pourrait bien que celle-ci débouche sur une méthode de prise en charge préventive remarquablement efficace, au moins pour débromer régulièrement sans difficulté tous ces personnels exposés. Le Docteur Vincent Reliquet retourne sur le terrain de ses premières missions sanitaires et s’adresse ici par lettre ouverte aux responsables nationaux les plus impliqués dans cette difficile affaire, bonne lecture.

 

Lettre ouverte à :
– Colonel Arnaud Wilm, Porte Parole de la Sécurité Civile  
–  Lieutenant-Colonel Jean-Paul Bosland, Président  de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France
– Monsieur le Député Yannick Monnet 

 

Mon Colonel, Monsieur le Président, Monsieur le Député

Je suis particulièrement attentif au sort du personnel évoluant dans nos différents systèmes de soins et secours d’urgence parce que j’y ai longuement travaillé au début de ma carrière, je fus en mon temps l’initiateur du port systématique des détecteurs de monoxyde de carbone par l’ensemble des équipes préhospitalières quels que soient les motifs d’appel, c’était en 1993 [1].

Je publie cette semaine un ouvrage qui traite de la manière fautive dont on considère les carences micro-nutritionnelles en iode. Celles-ci frappent systématiquement les populations de nos pays occidentaux, essentiellement parce qu’il existe une croyance imaginaire fortement répandue dans le milieu médical actuel selon laquelle la forme inorganique non radioactive de l’iode commun (127I) est susceptible de générer un dysfonctionnement thyroïdien sévère : tout mon livre veut tendre à démontrer que cette toxicité n’est que purement imaginaire.

J’insiste dans cet ouvrage sur les conséquences désastreuses liées à la contamination de nos compatriotes par une foule de perturbateurs endocriniens qui viennent précisément aggraver les conséquences des carences chroniques en iode : celles-ci en sortent majorées dès lors que ces produits toxiques appartiennent au groupe des halogénés ( surtout chlore, fluor, brome) car ils se substituent à l’iode avec toutes les conséquences que l’on connaît, principalement inactivations biochimiques et cancérisation tissulaire.

Il existe aujourd’hui une réalité terrible que plus personne ne peut ignorer, les soldats du feu subissent un sur-risque de cancers absolument net et la liste des localisations exactes de ceux-ci ne peut être déterminée à ce jour car les données collectées à travers le monde ne sont pas toujours concordantes [2], en France seul le cancer du nasopharynx est reconnu comme imputable alors qu’aux USA la liste en contient déjà 27 autres [3].

Au final, il demeure définitivement certain que les produits retardateurs de flamme bromés (RFB) sont responsables d’une énorme part des pathologies rencontrées par les soldats du feu -voire éventuellement de leurs entourages familiaux- par contamination transcutanée, respiratoire ou encore indirectement par l’entremise de leurs vêtements contaminés.

Il demeure parfaitement inexplicable que ces produits bromés, bien que parfaitement identifiés comme substances cancérigènes par l’Union Européenne depuis au moins 2005 [4], persistent à être régulièrement autorisés dans toutes leurs applications industrielles pour certains types de RFB en tous cas [5], alors qu’il demeure parfaitement possible d’élaborer des retardateurs de flammes dénués de cet élément chimique [6]. On rappelle l’utilisation quotidienne du brome dans la fabrication des moquettes, draps, rideaux, matelas, intérieurs d’automobiles… Ils entrent également dans la composition de pesticides ultratoxiques (et destructeurs de la couche d’ozone) qui sont encore utilisés dans de nombreux pays hors Europe [7]. On les retrouve également dans divers produits cosmétiques et d’hygiène (dentifrices, produits de beauté́, papier hygiénique…), dans certains nettoyants, notamment pour la désinfection des WC et des piscines, ainsi que dans les cartes pour circuits imprimés. Certaines boissons américaines de type colas sont parfois très riches en huiles végétales bromées [8]. Encore plus incompréhensible, les bromates apparaissent dans la composition de certains médicaments très courants, parfois à destination des enfants : la liste de ces derniers est si longue qu’il est impossible de tous les citer ici, celle-ci est consultable sur le site Vidal [9]. Du brome en traitement de l’asthme (Atrovent®), de la conjonctivite (Biocidan®) ou encore des difficultés d’endormissement chez l’enfant (calcium bromogalactogluconate®)…

S’agissant des soldats du feu, l’incidence de la maladie cancéreuse fait l’objet d’une prise de conscience douloureuse mais volontaire aux USA, qui a cherché à mettre en œuvre un certain nombre d’actions de lutte assez originales, citons-en deux, la généralisation du Gallery Cancer Screening [10] et la diffusion de bracelets échantillonneurs siliconés [11].

 

https://www.sffcpf.org/recap-of-the-galleri-cancer-screening/

 

Le Gallery Cancer Screening a été proposé par la Fondation des Pompiers de San Francisco pour la Prévention du Cancer (SFFCPF) à 1 786 de ses membres en service actif. 11 dépistages sont revenus positifs en 2023 mais 6 ont fini classés comme diagnostiqués par excès. De même, l’existence de résultats faux négatifs semble se révéler extrêmement courante, particulièrement dans les localisations anatomiques où le brome crée le plus de maladies cancéreuses à savoir la thyroïde (sensibilité 0 %), le rein (18 %), la vessie et le sein (30,5 %) [12]. Nombreux faux positifs, très nombreux faux négatifs, il semble donc que tant la spécificité que la sensibilité de ce test ne méritent vraiment pas qu’on en tire un recours systématique pour la surveillance de l’état de santé de nos Sapeurs-Pompiers.

 

 

Les bracelets échantillonneurs (Oregon State Silicone Wristands Personal Monitoring Device) ont fait l’objet d’essais assez concluants aux USA et leurs premiers résultats ont été publiés le mois dernier [13]. Les dispositifs doivent se porter à même la peau en toute circonstance que ce soit au feu, à l’entrainement comme au repos. 17 pompiers français ont porté ces dispositifs de surveillance pendant une semaine et leurs niveaux sériques de concentration en brome ont été conjointement analysés.

Tous étaient contaminées par le brome, 7 d’entre eux présentaient des niveaux critiques dont l’un qui avait 65 fois le niveau maximal toléré en BDE-209, un RFB particulièrement toxique [14].

 

https://www.france.tv/france-5/vert-de-rage/saison-4/5582991-la-contamination-a-petit-feu.html

 

Ce premier résultat démontre évidemment que les mesures prises pour protéger nos personnels sont insuffisantes car leurs tenues de protection anti-feu ne les gardent en rien des contaminations par émanation de produits chimiques, un rapport d’essai de ces tenues concluant que « ces interfaces ne sont pas adaptées à un risque NRBC [15] ». Ceci ne constitue en rien une surprise puisque ces tenues ne sont pas conformes aux normes EN743 : il existe donc une réelle faille technologique à résoudre quant à la protection antitoxique de nos personnels exposés aux incendies.

De plus, si le port de masques respiratoires isolants (ARI) met le personnel à l’abri de toute contamination respiratoire pendant le temps de la lutte contre le feu, il n’en est plus de même lors des temps d’inspection post-critiques des lieux d’incendie où régulièrement les personnels retournent stationner longuement sur place sans plus aucune protection particulière malgré des relargages de produits chimiques encore massifs. Ces inspections « à froid » nécessiteraient impérativement que leurs protocoles soient revus en profondeur.

De tout ceci, il ressort que tous nos personnels soumis aux incendies sont exposés au RFB dont certains très gravement et il conviendrait d’instaurer des mesures fortes pour tenter de les protéger de ces intoxications dramatiques.

La mesure régulière de la bromémie pourrait sembler légitime, on avait coutume de retenir une concentration de 50 mg/dl comme seuil d’un bromisme pathologique mais il semblerait pouvoir exister des bromismes dits « de bas niveau » avec des concentrations inférieures. La mesure de la bromurie sur échantillon reste elle aussi envisageable mais celle-ci demeure très variable en fonction des apports sodiques précédemment réalisés.

Deux articles particulièrement intéressants pouvaient éclairer utilement le débat à ce stade. Hélas, il semble qu’ils aient tous les deux été retirés de la consultation publique [16]. On y expliquait que pendant la phase finale de la préparation de la première guerre du Golfe (1990-91) un certain nombre de militaires américains avait été soumis à de très fortes doses préventives de bromure de pyridostigmine à visée contra-toxique, en prévision d’une potentielle riposte irakienne par utilisation de gaz innervants. Un bromisme aigu s’est installé parmi le personnel ainsi traité, si sévère qu’il fut nécessaire d’avoir recours à des perfusions hydrosodées massives afin de débromer rapidement les hommes. Heureusement, une simple diurèse osmotique peut facilement venir à bout de ces intoxications potentiellement catastrophiques.

In: L. Farrow, « the iodine crisis »

 Il ressort donc de ces malheureuses errances militaires que le brome pourrait être facile à épurer des organismes par simple diurèse forcée sodique et, selon D. Brownstein, la bromurie pourrait se trouver encore accélérée et augmentée par adjonction concomitante de 50mg d’iode inorganique [17].

À la lumière de tout ce qui vient d’être dit et considérant la lutte contre le bromisme chronique comme une priorité incontournable pour la sauvegarde de la santé de nos soldats du feu, il semble qu’il serait très facile de monter rapidement une expérience pilote où deux fois par an on demanderait à des volontaires de se soumettre à une diurèse sodique pendant 24h avec ingestion préalable de 50 mg d’iode, puis d’organiser un recueil urinaire lors de cette même période pour réalisation d’une bromurie sur les urines de tout le nycthémère, et mesure immédiate de la concentration de celle-ci.

Cette technique simple et non traumatique permettrait de repérer dans la journée les personnels contaminés et de procéder à leur débromage immédiat complet avant retour sur le terrain, et de pouvoir déclencher les enquêtes étiologiques nécessaire à la prévention éventuelles de nouvelles ré-intoxications.

Compte tenu de l’affinité énorme que le brome développe naturellement pour les sites biologiques de fixation de l’iode il conviendrait évidemment et en permanence de veiller à un maintenir un niveau optimum en apport iodé chez ces personnels constamment menacés par le brome.

Restant à votre disposition pour vous fournir éventuellement de plus amples informations sur ce thème passionnant, je vous prie de croire, Mon Colonel, Monsieur le Député, Monsieur le Président, en l’expression de mon plus grand respect.

Dr Vincent Reliquet
Avril 2024

 

 

 

 

Notes et sources: (Les liens inactifs ont été désactivés)
[1] SOS Monoxyde de carbone, « Etude nationale de dépistage systématique immédiat des intoxications oxycarbonées à domicile sur 300.000 visites, Hiver 1993-94« , Dr Vincent Reliquet pour SOS MEDECINS France et Direction Générale de la Santé, rapport interne
[2] Soteriades ES, Kim J, Christophi CA, Kales SN. Cancer Incidence and Mortality in Firefighters: A State-of-the-Art Review and Meta-َAnalysis. Asian Pac J Cancer Prev. 2019 Nov 1;20(11):3221-3231. doi: 10.31557/APJCP.2019.20.11.3221. PMID: 31759344; PMCID: PMC7063017. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31759344/
Extrait: « …/… cancers de la vessie, du cerveau et du SNC, ainsi que les cancers colorectaux,…/… Nous avons également trouvé des associations statistiquement significatives entre la lutte contre les incendies et le lymphome non hodgkinien, le mélanome cutané, le cancer de la prostate et des testicules. Pour le rein, le lymphome de Hodgkin, la leucémie, le lymphosarcome et le réticulosarcome, le myélome multiple et le cancer du pancréas, nous avons trouvé des résultats statistiquement significatifs mais moins cohérents. Pour tous les autres cancers évalués (cancer de l’œsophage, du larynx, de la bouche et du pharynx, du foie et de la vésicule biliaire, du poumon, lymphatique et hématopoïétique, cancer de la peau sans mélanome, cancer de l’estomac et des voies urinaires) »
[3] https://www.france.tv/france-5/vert-de-rage/saison-4/5582991-la-contamination-a-petit-feu.html
[4] https://www.inrs.fr/cmr/publigen_cmr_v2.nsf/(allDocParRef )/ CAS_7758-01-2?opendocument&format=print/.
[5] https://www.efsa.europa.eu/fr/topics/topic/brominated-flame-retardants
[6] Pas d’angélisme inutile sur cette question du remplacement vertueux des RFB, on assiste actuellement à une explosion de l’utilisation d’autres produits possiblement encore plus toxiques tels que les TDCPP, de redoutables perturbateurs endocriniens… phosphorés
[7] Deux produits dominent le marché́ : le Terabol® et l’Embafume®.
[8] Bromism, chap. 10, https://www.gulflink.osd.mil/library/randrep/ pb_paper/mr1018.2.chap10.html.
[9] https://www.vidal.fr/recherche.html?query=brome.
[10] https://www.galleri.com/what-is-galleri/multi-cancer-early-detection
[11] https://fses.oregonstate.edu/wristbands
[12] https://www.sffcpf.org/recap-of-the-galleri-cancer-screening/
[13] O’Connell SG, Kincl LD, Anderson KA. Silicone wristbands as personal passive samplers. Environ Sci Technol. 2014 Mar 18;48(6):3327-35. doi: 10.1021/es405022f. Epub 2014 Feb 26. PMID: 24548134; PMCID: PMC3962070. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24548134/
[14] https://www.france.tv/france-5/vert-de-rage/saison-4/5582991-la-contamination-a-petit-feu.html
[15] Voir « Sapeur-Pompier magazine » n° 987, fév. 2007 ou  https://sfrp.asso.fr/wp-content/uploads/2023/11/SANS_Ph_S2c.pdf
[16] A. Golomb, R. Anthony, « A review of the scientific literature as it pertains to Gulf war illnesses: pyridostigmine bromide », http://web.archive.org/web/20200325183747/https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a373009.pdf
Bromism, Does Accumulation of the Bromide from PB Produce Bromism? https://www.gulflink.osd.mil/library/randrep/pb_paper/mr1018.2.chap10.html.
[17] D.Brownstein,Iodine:WhyYouNeedIt,WhyYouCan’tLiveWithoutIt,
[18] https://www.eurolab.net/fr/testler/gida-testleri/potasyum- bromat-testleri/.

 

14 réponses

  1. Excellent article du DR Reliquet, qui change du COVID et de ses conséquences! Bravo. En France les faiblesses de la médecine préventive sont partout !

  2. Bravo Docteur,
    Excellent développement justifié précisément.
    Et le fond du problème posé, est au delà ……
    – L’organisation nationale de la Médecine qui a oublié la médecine préventive, absolument nécessaire pour améliorer la qualité de la médecine qui n’est que pour réparer les pathologies établies.
    – Enfin la médecine préventive nous conduira obligatoirement à aborder, et considérer d’autres médecines naturelles, oubliées car repoussées et dites non scientifiques.
    – La science officielle, seule autorisée, doit être remise en cause.
    Re-bravo – La tâche est énorme

  3. Très bel et très intéressant article et démarche.
    C’est pas sympathique ce Brome : https://www.lenntech.fr/periodique/elements/br.htm
    Propriétés chimiques – Conséquences du brome sur la santé – Impact du brome sur l’environnement
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Brome#:~:text=Le%20brome%20est%20l%27%C3%A9l%C3%A9ment,de%20temp%C3%A9rature%20et%20de%20pression. Extrait : »Facteur d’autisme : En 2016, on admet que certaines maladies du trouble du spectre autistique (et des retards mentaux) sont clairement liées à des dysfonctionnements endocriniens (survenu in utero39 et/ou chez le nouveau-né) et notamment au niveau de l’axe thyroïdien40. Il semble exister une corrélation entre la déficience en iode (source d’hypothyroïdie) et la sévérité des symptômes de l’autisme41.  »
    Question : Existe t-il un « chélateur » du Brome ?

    1. Bien bel article qui devrait mobiliser les casernes de pompiers, les collectivités territoriales dont ils sont fonctionnaires, hormis ceux de Paris et de Marseille qui sont des militaires.
      @ inoxydable
      « Facteur d’autisme » que dit Wiki… c’est bien possible qu’il en serait un, un de plus (on ne compte plus les hypothèses concernant ce syndrome ), cependant le tableau clinique de la pathologie autistique avait été décrit bien avant l’usage du brome et de ses dérivés.

      Le premier à l’avoir décrit c’est un psychiatre américain le Dr Leo Kanner « en 1943 — l’année même ou Hans Asperger (psychiatre autrichien) soumet à la publication Die Autistischen Psychopathen, publié en 1944 — il écrit et publie un article, intitulé Autistic Disturbance of Affective Contact [6], où il postule à partir de onze cas d’enfants suivis depuis 1938 que plusieurs troubles qui étaient auparavant dispersés sous des appellations variables, ne forment qu’une seule maladie. »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Leo_Kanner#Aux_%C3%89tats-Unis

      Il me semblerait pertinent de repartir de la période d’avant WW2 pour limiter le nombre d’hypothèses d’agents perturbateur endocrinien facteurs d’autisme.
      On peut penser à l’emploi massif d’insecticide DTT (ou dichlorodiphényltrichloroéthane) « dont les propriétés insecticides et acaricides n’ont été découvertes qu’à la fin des années 1930. À partir de la Seconde Guerre mondiale, il est rapidement devenu l’insecticide moderne le plus utilisé, avec beaucoup de succès aussi bien militairement que civilement, dans les champs, dans les maisons… »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dichlorodiph%C3%A9nyltrichloro%C3%A9thane
      avant qu’il ne soit interdit suite à la publication du livre « Printemps silencieux » de Rachel Carson, qui soutient que les pesticides, surtout le DDT et les PCB (polychloro-biphényle), empoisonnent la faune et l’environnement, et mettent en danger la santé humaine
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Printemps_silencieux

      Autre facteur historique possible l’usage de l’aluminium sous la forme d’hydroxyde d’aluminium ou de phosphate d’aluminium comme adjuvant dans les vaccins à partir de 1926…
      En sus du vaccin contre la variole apparaissent ceux contre fièvre jaune en 1937, le tétanos en 1938), le coqueluche en 1939,…
      L’adjuvant aluminium, controverse toujours d’actualité…

  4. @ Dr Vincent Reliquet, aux destinataires de la Lettre ouverte, aux lecteurs
    Les liens manquants Note [16] :

    TESTIMONY A Review of the Scientific Literature
    As It Pertains to Gulf War Illnesses : Pyridostigmine Bromide
    Beatrice Alexandra Golomb
    C. Ross Anthony
    November 1999
    http://web.archive.org/web/20200325183747/https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a373009.pdf

    Bromism, Does Accumulation of the Bromide from PB Produce Bromism?
    Chapter Ten: Bromism
    https://gulflink.health.mil/library/randrep/pb_paper/mr1018.2.chap10.html

    Le document en entier, 16 chapitres
    Pyridostigmine Bromide
    Beatrice Alexandra Golomb
    National Defense Research Institute
    https://gulflink.health.mil/library/randrep/pb_paper/

  5. Bravo Njama pour les liens

    Dis nous comment tu as fait, des liens inactifs pullulent dans les articles un peu anciens

    1. On aurait intérêt à mettre le titre de l’article avec des auteurs plutôt qu’un lien car, quand le lien est cassé, on le trouve généralement ainsi.

      1. Je propose de mettre les deux : le lien et le titre de l’article et son auteur principal (au cas où le lien ne fonctionnerait plus).

    2. Il ne doit pas y avoir un espace dans un lien web. Le second lien Note [16] était invalide pour cette raison.
      Il m’a suffi de le supprimer pour qu’il retrouve sa cohérence. (copier > supprimer espace > coller)
      Bernard G a également raison une occurrence pertinente, deux ou plusieurs mots, le titre d’un article permettent au moteur de recherche (browser) de retrouver (si elles existent) des Pages dans lesquelles ils figurent.
      Si dans votre browser vous indiquez « Bromism, Does Accumulation of the Bromide from PB Produce Bromism? » vous tomberez sur la Page Google (ou votre browser préféré), où figurera en première ligne, le lien et l’article, ainsi que toutes les Pages citant cette occurrence.

      Dans les cas de lien invalide, genre la Page n’a pas été trouvée erreur 404… on peut avoir une très bonne chance de la trouver dans les Archives Internet. Théoriquement internet n’oublie rien, dit-on, mais ce n’est pas toujours vrai, notamment pour des blogs. Pour maintenir un site en vie il faut maintenir l’abonnement au serveur, à l’hébergeur, en cas de défaut de paiement ou de reprise de l’abonnement, le Nom de Domaine peut être revendu. Un détenteur de site peut choisir aussi de déménager vers un autre hébergement, et transférer ses données sous un autre Nom de Domaine.

      C’est le cas par exemple de l’excellentissime site « Pensée Unique » de Jacques Duran, physicien français, décédé en octobre 2018 https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Duran
      https://www.pensee-unique.fr/
      est devenu > Un blog où on parle de tout : voyage, écologie, maison, bien-être…

      Archivage du Web : https://fr.wikipedia.org/wiki/Archivage_du_Web
      Internet Archive : https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Archive

      Le Wayback Machine, une machine à remonter le temps … : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wayback_Machine
      Explore more than 866 billion web pages saved over time http://web.archive.org/

      Dans la Page http://web.archive.org/ il vous est demandé « Enter URL or words related to a site’s home page »
      Reprenez mon exemple > https://www.pensee-unique.fr/
      Un frise historique linéaire, genre histogramme, va s’afficher qui va de l’année 2007 à 2024
      2007 donc création du site avec les articles enregistrés dans l’année. Si l’on clique sur 2007, le calendrier de l’année apparaît, certaines dates sont surlignées en bleu. On en déduit que le site a été créé le 27 avril 2007, la hauteur du graphe indique la fréquentation de la Page du site. Si on clique sur la date une petite fenêtre s’ouvre > April 27, 2007 1 snapshot 08:17:13 (surlignée en bleue comme un lien hypertexte)
      en cliquant sur l’heure, la Page web du site telle qu’elle était à cette date va s’ouvrir. Le web archive est un peu plus lent que Internet, soyez patient, 866 milliards de pages à explorer !

      Apparemment le site de Jacques Duran a été désactivé courant année 2022
      Notez que dans le lien figure la date 2022 03 31 :
      http://web.archive.org/web/20220331184156/https://www.pensee-unique.fr/

      La sélection d’une date peut s’avérer très importante car certains sites comme Wikipedia, ou même l’OMS et d’autres manient sans prévenir les ciseaux d’Anastasie et changent les contenus de leurs pages, des paragraphes entiers disparaissent, sont glissés sous le tapis, et si vous aviez lu que… sans les archives vous ne pourriez pas prouver que c’était pourtant écrit !

      A l’intérieur d’une Page archive, tous les liens restent valides, on reste sur web.archive.org et on y navigue comme sur Internet
      J’ai choisi pour exemple parmi les articles dans cette Page du 31 mars 2022 « Le Bêtisier » une page taquine sur la croyance dans le réchauffement climatique !
      http://web.archive.org/web/20220322111058/http://pensee-unique.fr/betisier.html

  6. Avec une production mondiale de 630 000 tonnes de dibrome par an en 2019 (540 000 tonnes en 2000 d’après Wikipedia) dont l’utilisation en retardateurs de flammes représentent environ la moitié (48 %), la machine à polluer n’est pas prête de s’arrêter, on imagine les capitaux en jeu… !
    https://lelementarium.fr/product/dibrome/

    Comment inverser la vapeur ? où sont les écologistes ?

    L’usage en tant que retardateur de flammes fait l’objet de controverses, l’utilisation massive, excessive, ne paraît pas justifier par rapport aux risques, et c’est Wikipedia peu suspect d’être complotiste qui le dit :
    Retardateur de flamme (…)
    Efficacité
    L’efficacité des produits chimiques ignifuges pour réduire l’inflammabilité des produits de consommation dans les incendies de maisons est contestée. Les avocats de l’industrie des retardateurs de flamme, tels que l’American Chemistry Council’s North American Flame Retardant Alliance, se basent sur une étude du Bureau national des normes indiquant qu’une pièce remplie de produits ignifugés (une chaise rembourrée en mousse de polyuréthane et plusieurs autres objets, y compris une armoires et de l’électronique) présentaient une fenêtre de temps 15 fois plus grande pour les occupants pour s’échapper de la pièce que dans une pièce similaire sans retardateurs de flamme13,14. Cependant, certains critiques, y compris l’auteur principal de l’étude, estiment que les quantités d’additifs ignifuges utilisées dans l’étude de 1988 étaient beaucoup plus élevées que les niveaux requis par le TB 117, bien que ces niveaux soient parfois utilisés dans des produits commercialisés8.

    Une autre étude a conclu que les agents ignifugeants sont un outil efficace pour réduire les risques d’incendie sans créer d’émissions toxiques15.

    Plusieurs études réalisées dans les années 1980 ont testé les risques d’incendie dans une pièce entièrement meublée avec différents types de rembourrage et de remplissage, y compris avec des retardateurs de flamme. Les études se sont notamment intéressées au dégagement de chaleur maximum et au temps nécessaire avant ce dégagement de chaleur maximum, deux indicateurs clés du risque d’incendie. Ces études ont révélé que le type de revêtement de tissu avait une grande influence sur la facilité d’inflammation. Les études ont notamment conclu que les garnitures de coton étaient beaucoup moins inflammables que les garnitures de mousse de polyuréthane et qu’un revêtement intermédiaire permettait de réduire considérablement la facilité d’inflammation des meubles16,15. Elles ont également constaté que bien que certaines formulations ignifuges avaient diminué la facilité d’inflammation, les retardateurs les plus élémentaires conforme au TB 117 avaient eu très peu d’effets15. Dans une des études, les obturations de mousse conformes au TB 117 présentaient les mêmes temps d’inflammation que les mêmes garnitures en mousse sans additifs ignifuges16. Un rapport de la Proceedings of the Polyurethane Foam Association n’a pas non plus démontré les avantages des coussins en mousse traités avec des ignifugeants conformes au TB 117 dans des essais de mis à feu avec flammes nues et cigarettes16. Cependant, d’autres scientifiques continuent de juger ce test à flamme ouverte fiable17.

    Toxicité
    Contamination et toxicité chez l’homme
    (…) En 2010, dans la Déclaration de San Antonio sur les retardateurs de flamme bromés et chlorés, 145 scientifiques éminents de 22 pays ont signé une déclaration de consensus sur les risques sanitaires induits par les ignifugeants chimiques. Ils indiquent que les retardateurs de flamme (retrouvés à des niveaux élevés dans les meubles de maison, l’électronique, l’isolation et d’autres produits de consommation courante) présentent des avantages limités pour la sécurité incendie, et qu’ils peuvent causer de graves problèmes de santé. Ils soulignent que les alternatives aux produits interdits devraient faire preuve de leur innocuité avant d’être mis sur le marché. Ils souhaitent enfin modifier les politiques exigeant l’utilisation de retardateurs de flamme25.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Retardateur_de_flamme#Efficacit%C3%A9

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