Trois ans d’attente pour recevoir un texte du Docteur Edouard Broussalian, ce n’est rien finalement en comparaison avec tous ceux qui attendront en vain pour n’en recevoir jamais! Homéopathe très chatouilleux sur la qualité des savoirs actuels, formateur hors-pair, humaniste d’une immense gentillesse, AIMSIB de la première heure, son message de défense de l’homéopathie sabre au clair résonne comme un avertissement: La médecine actuelle souffre de certitudes bien erronées. Les opinions de nos auteurs ne pouvant pas toujours représenter l’opinion générale nous laissons comme à l’habitude à chacun le choix de les discuter. Bonne lecture.

 

La médecine du cadavre

Les patients devraient se méfier d’une médecine dont le modèle est le cadavre. Depuis Vésale, la démarche classique consiste à isoler, découper et extraire des parties considérées comme malades afin d’identifier des lésions qui nous semblent représenter la maladie dans toute son extension. Le sens commun nous dicte cette vision tout comme nous percevons aussi que la terre est plate et que le soleil et les astres tournent autour de nous.

Cette perception puérile, matérialiste et réductionniste de la « partie malade » est celle qui guide la médecine depuis la nuit des temps. Elle conduit à résumer la « science » médicale actuelle à trois points fondamentaux :
– Il y en a trop, j’en enlève.
– Il n’y en a pas assez, j’en rajoute.
– Ça dépasse, je coupe.

La doctrine ancienne a été immédiatement adoptée par les industriels de la pétrochimie dès qu’ils eurent confisqué l’enseignement de la médecine aux Etats-Unis au début du XXème siècle.[1]

Tout étudiant en médecine devrait ainsi s’autoriser un peu de recul pour se poser les questions élémentaires suivantes.

  1. Qu’appelons-nous maladie ? Celle dont nous portons le diagnostic n’est rien d’autre qu’une étiquette regroupant un syndrome constitué par les signes les plus communément rencontrés chez les patients. Dès le début de nos études médicales nous sommes ainsi entraînés à identifier des abstractions si tant est qu’on puisse porter encore de diagnostic clair tant les tableaux cliniques sont devenus de plus en plus confus.
  2. La maladie est-elle réductible à la seule lésion ? Qui peut prétendre comprendre le fonctionnement d’un organisme vivant composé de 3.1013 cellules[2] et embarquant avec lui dix fois plus de micro-organismes dans son tube digestif ? Quelles séries de phénomènes et d’interactions ont abouti à la modification tissulaire que nous avons sous les yeux ?
  3. Etudier la lésion en la déconnectant du tout à l’aide d’un coup de scalpel ne serait-il pas aussi arbitraire que de détacher une pomme de l’arbre pour déclarer que l’arbre est réductible au fruit ?
  4. Si une telle modification tissulaire a pu survenir, la logique exige de penser que ce sont les mécanismes « de défense et d’entretien » (faute de meilleur terme ou compréhension) qui ont été pris en défaut, n’ayant pas pu (ou ne pouvant plus) entretenir à cet endroit un tissu sain. La médecine actuelle aime à se qualifier d’étiologique, mais elle est frénétiquement engagée dans le traitement des conséquences, certainement pas des causes. Je n’ai pas la prétention de connaître les causes fondamentales de la maladie mais il me semble que tirer sur des mirages ne les affecte pas, même si l’on ne cesse d’augmenter le calibre de l’artillerie.
  5. Rien dans l’organisme ne présente une solution de continuité, car si nous voyons des organes, bien souvent il n’existe aucune limite claire. Où finit le poignet ? Où commence la main ? Où s’arrête le cœur et où commence l’aorte ? Etc. Ces exemples grossiers ne sont là que pour tenter de nous rappeler que nous formons une entité issue des divisions d’une seule cellule primordiale. Ainsi chaque « pièce » que nous nous permettons d’isoler et d’identifier n’est que l’expression particulière d’une totalité cohérente.[3]

En fonction des points qui précèdent, la question fondamentale surgit.

Pourquoi cet organisme choisit-il de produire des symptômes ici et pas ailleurs et qui sommes-nous pour décider d’agir arbitrairement ici pour empêcher la survenue de ces symptômes ?

La modestie de notre condition humaine ne nous permettra jamais d’en connaître la réponse mais nous pouvons avoir la sagesse et l’humilité d’en déduire quelques propositions continuellement confirmées par l’observation.

Notion de niveaux de santé

Si vous souffrez aujourd’hui d’une polyarthrite rhumatoïde, dument diagnostiquée tant sur le plan biologique que clinique, vous voyez ces articulations enflées des mains et des genoux, le « coup-de-faux cubital ». De même, ces terribles douleurs que la « grande médecine » ne parvient que très difficilement à calmer, sont présentes chaque jour pour rappeler que l’on n’a fait qu’augmenter continuellement les posologies avec les années ; ou passer d’un médicament au suivant en fonction de la mode.

En l’absence de science réellement médicale, seules les opinions comptent. C’est le fameux « consensus », validé par des statistiques.

Mais que valent des statistiques[4] qui parlent d’un organe isolé, hors contexte ? Si la vérité scientifique était au rendez-vous, pourquoi aurions besoin de modifier sans cesse notre point de vue ?

Et pourtant votre polyarthrite est toujours là, à peine muselée, semblant se rire de toutes nos thérapeutiques. Vous souvenez-vous qu’il y a quelques années encore vous faisiez cystite sur cystite, et que finalement on était parvenu à les « traiter » au terme de mois d’antibiothérapie ? Y aurait-il un lien, bien que sur le papier il ne s’agisse pas des mêmes organes, ni qu’aucun « mécanisme physiopathologique » ne puisse rendre compte de ce rapprochement qui s’impose pourtant.

L’attitude scientifique consiste-elle à observer les phénomènes pour tenter d’en déduire les lois qui les régissent ou à nier les observations qui ne cadrent pas avec le modèle ?

Les vieilles sinusites de votre adolescence vous reviennent à la mémoire. Ne se manifestaient-elles pas alors que vous n’aviez ni cystite ni trouble articulaire ? Mais tout cela est bien fini, n’est-ce pas ?

Peut-on déclarer au vu de cette succession que votre niveau de santé a progressé avec les années ? On pourra rétorquer qu’il s’agit simplement du vieillissement. Mais dans ce cas on remarquera que nous assistons à une véritable flambée de pathologies chez des sujets toujours plus jeunes, qui ne survenaient il y a encore vingt ans que chez l’adulte ou le sujet âgé.[5] On est donc bien placés devant un mécanisme en pleine accélération.

N’est-il pas paradoxal que la médecine « scientifique », et à laquelle vous avez eu recours année après année, n’ait pas produit le résultat escompté, c’est-à-dire améliorer votre santé ? Bien au contraire, votre santé a inéluctablement décliné au point qu’il est impossible d’ignorer que les troubles touchent des organes toujours plus profonds – plus précisément ici des muqueuses et des séreuses.

Il y a bien longtemps que vous n’avez pas fait de fièvre, ce qui permet –sous cet angle uniquement– de vous considérer en bonne santé. Mais peut-être vous souviendrez-vous qu’à l’époque des sinusites vous aviez des épisodes fébriles et même que vous étiez capable d’avoir des rhumes, de la bronchite ou une grippe en hiver. Mais tout cela a été très bien « soigné » au coup par coup… Tandis que les accès aigus disparaissaient de manière crépusculaire, votre organisme s’enfonçait toujours un peu plus dans la pathologie chronique. Pour être un peu plus précis, il est vraisemblable que durant ces années vous avez aussi commencé à développer toujours plus de troubles anxieux, et même des TOC pour lesquels on vous a prescrit d’autres drogues.

J’arrête ici cet exemple désespérément courant. La démonstration générale est facile à faire : il suffit que chacun regarde sa propre histoire médicale. Quel spécialiste s’est jamais soucié de cette dégradation globale, chacun affairé dans sa myopie à traiter uniquement les troubles locaux qu’on voulait bien lui présenter ?

En cessant d’adopter une vision réductionniste pour observer enfin les gens malades, la notion de niveau de santé devient éblouissante.[6] Tout se passe comme si l’organisme malade cherchait à cantonner l’expression de la perturbation générale sur les organes les plus superficiels possibles, ceux qui représentent finalement la moindre atteinte. Ceci nous éloigne toujours plus de la vieille conception matérialiste et appelle irrésistiblement la notion d’énergie interne du système, un peu à l’image des différentes orbitales électroniques décrites par la mécanique quantique. Restons ici dans le concret. L’observation élémentaire met en évidence trois plans qui semblent s’emboiter à l’intérieur de l’organisme à la manière de boîtes gigognes :

– Le plan physique qui s’échelonne par gravité d’atteinte croissante depuis la peau jusqu’au système nerveux central en passant par les muqueuses, les os, les poumons, les reins, etc.
– Le plan émotionnel qui décrit des troubles qui vont de la simple irritabilité jusqu’à la dépression suicidaire.
– Le plan mental qui va des banals troubles mnésiques aux illusions, puis au délire et à la confusion.

Tant que l’organisme dispose d’assez d’énergie interne, il lui est possible de cantonner la symptomatologie sur le seul plan physique. A mesure que le niveau d’énergie se dégrade, la pathologie progresse vers des organes toujours plus profonds[7], mais à un moment il ne devient plus possible de l’exprimer exclusivement sur ce plan, d’ou le début des troubles sur la sphère émotionnelle, la cascade conduisant finalement au délabrement du plan mental.

Tout médecin qui a eu une bonne pratique pédiatrique est sans doute effaré de constater la différence entre la génération d’enfants au début des années 1990 et la nouvelle. A cette époque, énormément de petits malades faisaient des troubles fébriles à répétition et présentaient des dermatoses variées. Progressivement ce type de soucis a été remplacé par les allergies et l’agitation. Et pour finir on en arrive maintenant à une génération qui n’est plus jamais « malade » – au sens que ces enfants ne présentent que rarement de la fièvre, tout au plus un fébricule. Or ces mêmes patients présentent de nombreux troubles émotionnels, une anxiété, des idées obsessionnelles, des phobies et des troubles du comportement qui étaient rarissimes à l’époque.

Notion de totalité

Les homéopathes ne renient en rien les progrès diagnostics, ni la clinique, ni la séméiologie, ni la chirurgie, ni la médecine d’urgence. La divergence avec l’ancienne médecine repose sur la thérapeutique et la conception même de la démarche médicale. Historiquement la médecine a toujours cherché à tout prix à faire taire une manifestation donnée isolée arbitrairement du reste des autres symptômes, ce qui se répercute fatalement en dégradation du niveau de santé.

L’homéopathie montre que les signes et symptômes que nous observons représentent le meilleur compromis possible pour un organisme malade et fournissent l’indication thérapeutique du médicament adapté à cette totalité donnée.

En somme, une fois que l’on a renoncé au réductionnisme en médecine, s’ouvre la voie royale de l’homéopathie : nous ne connaîtrons jamais la cause interne des maladies mais nous admettons que le dérèglement interne se caractérise par une totalité de symptômes qui sont les seuls guides fiables pour la prescription.

Réciproquement, toutes les substances actives présentent la faculté de perturber l’organisme dans son ensemble. Le fantasme ultime de l’ancienne école n’est il pas de pouvoir faire atterrir le médicament juste là où l’on désirerait le voir agir ? Et n’avons-nous pas baptisé avec beaucoup d’arrogance « effets secondaires » tout simplement le reste de l’action des drogues que nous ne voulons pas voir. S’agit-il de science ?

Dans l’ancienne médecine, la concordance entre la totalité du patient et la totalité (potentielle) de la drogue ne repose que sur quelques points. Cela rend nécessaire une administration massive de médicament ou une augmentation constante de la posologie avec le temps. On comprend aussi pourquoi telle substance avait fait tant de bien à un patient tandis que la plupart des autres n’en rapportaient que des effets peu probants ou désagréables : simple question de concordance de totalités en fonction du hasard…

Réciproquement, si l’on choisit avec soin la substance qui recouvre le mieux la totalité des symptômes du patient alors il existe une affinité inconcevable entre l’organisme et la drogue. De ce fait, la trace la plus infime pourra suffire à provoquer des réactions extrêmement désagréables. Il existe à cet égard deux choses stupéfiantes que l’on observe couramment en homéopathie :

  1. A la prise du médicament correctement choisi, et même administré en très faible quantité, on observe presque inévitablement une aggravation transitoire de la pathologie.[8] Un effet « tache d’huile » se montre aussi bien souvent, c’est à dire que le patient manifeste quelques symptômes nouveaux qu’il n’a jamais éprouvés mais qui appartiennent au tableau du médicament prescrit.
  2. Invariablement au cours du processus de guérison, les patients rapportent la réapparition de manifestations anciennes. Mieux, celles-ci surviennent toujours dans l’ordre inverse de leur apparition, c’est à dire les plus récentes d’abord puis les plus anciennes.

Il serait aisé de commenter longuement ces deux observations et leurs nombreuses implications. Soulignons simplement que, loin de l’aspect statique de l’ancienne médecine, l’homéopathie montre qu’il existe un chemin de guérison qui sera caractérisé par des modifications d’états et le retour de manifestations antérieures. Inversement, pour les mêmes raisons, les traitements allopathiques ne permettent jamais d’arriver à des guérisons[9]. Ces tripotages intempestifs ne font rien d’autre que refouler la pathologie vers des plans plus profonds. On peut ici définir simplement la guérison par le fait que la disparition des symptômes s’accompagne d’une hausse du niveau de santé. C’est le contraire avec l’ancienne école dont les effets sont toujours suivis d’une baisse du niveau de santé.

Une loi universelle

Avec l’homéopathie, la médecine sort enfin des spéculations, des théories physiopathologiques pour rentrer dans le domaine des sciences grâce à une loi thérapeutique. Elle n’a plus besoin pour exister, de détourner les lois qui régissent le monde inorganique comme la chimie, ou la physique. Elle repose enfin sur ses propres lois, déduites de la seule observation d’un génie comme Hahnemann. Elle n’a plus besoin d’appareillages toujours plus sophistiqués et onéreux pour paraître efficace.

Elle est parfaitement claire et intelligible, elle est accessible à tous, elle ne coûte rien et c’est bien là son seul problème.

Dans sa préface à la seconde édition de l’Organon, Hahnemann écrit :
« Dans les pures sciences de l’expérience, en physique, chimie et en médecine, une raison uniquement spéculative ne peut par conséquent être entendue ; ici, livrée à elle-même, elles dégénèrent en spéculation creuse et fantaisie tout en ne produisant que des hypothèses hasardeuses, qui sont par leur nature même, fausses et trompeuses. »

L’historien de l’homéopathie, Ameke[10], souligne brillamment la lourde signification du paragraphe qui précède, il dit :
« La grande différence entre Hahnemann et les écoles naturelles développés ensuite s’exprime d’elle-même en un seul mot de deux lettres : ET. Hahnemann parle de physique, chimie ET de médecine. On a déclaré que la médecine n’est rien d’autre que la physique et la chimie appliquées, la médecine a été fondée sur ces deux sciences. Hahnemann a fondé la médecine, non pas sur la physique ou la chimie, mais sur les lois universelles de la vie et du mouvement. »

Avec l’homéopathie, la médecine devient à la fois une science et un art ; la prescription devient rationnelle et quasi mathématique, ce qui dérange ceux qui tirent profit de la situation actuelle. Il n’est plus question de marketing ni de publicité pour vanter telle drogue plutôt qu’une autre : seule la plus ressemblante avec le cas pourra le traiter.

L’ancienne médecine aime à se prétendre scientifique, alors qu’une science dans son développement consiste en:

  • Une collection de faits observés avec exactitude
  • Une corrélation ou une généralisation des ces faits, formant un système
  • Une formulation de ces généralisations en tant que lois
  • Cette science se ramène à un principe ou une force qui permette de rendre compte de ces lois.

Est-ce vraiment ce que nous observons aussi bien dans notre cursus que dans les faits ? Une loi, dans son acceptation la plus large consiste en l’observation d’ordre ou de relation entre les faits ; elle permet d’établir un lien qui connecte deux séries de phénomènes, en montrant leur relation mutuelle. Il y a deux tests de validité pour toute loi qui se déclare être une loi naturelle :

  • Elle est capable de connecter et d’expliquer deux séries de phénomènes naturels
  • Elle est en harmonie avec les autres lois connues.

En optique par exemple nous avons le phénomène ou les propriétés des corps lumineux et le phénomène des corps recevant la lumière. Ces deux séries de phénomènes sont connectés et expliqués par la loi de la diffusion de la lumière.

En physique les phénomènes du soleil, en relation avec la densité et le volume sont connectés au phénomène de la terre par la loi d’attraction universelle.

En chimie, les propriétés du potassium sont connectées aux propriétés de l’acide sulfurique par la loi d’affinité chimique à travers la formation d’un nouveau composé, le sulfate de potassium[11].

En homéopathie nous avons le phénomène des drogues connecté au phénomène des maladies par la loi d’action mutuelle, la loi de similitude, et l’infinitésimalité.

L’homéopathie repose donc sur la méthode inductive et consiste en deux séries de phénomènes observés, colligés et étudiés indépendamment, mais connectés par une loi sous-jacente ou si l’on préfère, un principe de la nature :

  • Le phénomène de la maladie
  • Le phénomène produit par les drogues quand on les administre aux personnes saines
  • La loi générale d’action-réaction, la 3ème Loi de Newton, qui devient en médecine la Loi des Semblables, et qui connecte les deux séries de phénomènes. Le phénomène de la maladie constitue la Pathologie. Le phénomène des drogues, déduit expérimentalement, constitue la Matière Médicale. L’application de la Matière Médicale en suivant les principes et les lois de l’homéopathie constitue la Thérapeutique.

La définition de la loi ne requiert en rien que la cause de l’ordre ou de la relation soit connue. Ceci nous montre la relativité de la question du pourquoi, car la science se contente surtout du comment ou bien transforme les questions en d’autres[12]. La loi de similitude, la loi de gravitation, l’électromagnétisme, les forces nucléaires fortes et faibles appartiennent à ce que l’on appelle des théories de jauge[13]. Ainsi, en physique, les lois de Newton, formulées voici trois siècles, permettent de décrire avec quelle intensité deux corps célestes s’attirent : c’est la loi de l’attraction universelle. Mais actuellement, personne n’explique pourquoi ces corps s’attirent[14].

En homéopathie, bien qu’actuellement personne n’explique clairement pourquoi le remède guérit, la loi de similitude de Hahnemann, formulée voici deux siècles, permet de déterminer le remède curateur…

A ce jour on attend encore de la part des sceptiques autre chose que des aboiements, des insultes et du dénigrement, mais bien une réfutation de la loi que deux siècles d’observations n’ont cessé de confirmer, de très nombreuses validations provenant d’ailleurs directement de la médecine classique.

Conclusion

Il est temps d’abandonner le vieux modèle réductionniste basé sur le cadavre afin de contempler la réalité clinique du patient dans l’expression de sa totalité pathologique et le fait que toute substance active dans l’organisme est capable aussi aussi de générer une totalité de symptômes.

Il est temps de comprendre qu’on fait fausse route en appliquant à la médecine les seules découvertes de la chimie et de la physique.

Il est temps que s’instaure une réelle pensée médicale, la médecine ne pouvant plus souffrir d’être devenue la proie d’une industrie délétère qui se maintient grâce à des moyens illimités de manipulation et de fabrication du consentement.

Il est surtout temps que les médecins ne se contentent plus d’être de simples distributeurs passifs de médicaments produits en masse et supposés s’appliquer à tous.

 

Dr. Edouard Broussalian
Ecole Planète Homéopathie
Genève

 

Sources et renvois:
[1] Rockefeller père et fils ont ainsi dépensé l’équivalent actuel de 220 milliards de dollars pour s’assurer le contrôle des Boards de toutes les écoles de médecine. Ils ont financé avec leur collègue Carnegie le rapport Flexner qui a conduit à la fermeture des écoles d’homéopathie et de leurs hôpitaux. Pourtant les statistiques de mortalité sont édifiantes et égales en moyenne eu dixième seulement des mortalités des hôpitaux allopathiques….
[2] https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/corps-humain-y-t-il-cellules-corps-humain-7485/
[3] A ce stade le lecteur éclairé aura déjà compris que j’enfonce des portes ouvertes puisque j’expose ici des notions élémentaires acquises depuis des millénaires dans les pays qui n’ont pas encore eu la chance de bénéficier du lavage de cerveau allopathique.
[4] Le Dr. Richard Horton, éditeur en chef de la prestigieuse revue « The Lancet » déclare :[4] « Les accusations contre la science sont simples : une grande partie de la littérature scientifique, peut-être la moitié, est tout simplement fausse … la science a pris un virage vers l’obscurité. » Et le Dr. Marcia Angell enfonce le clou :[4] « Il n’est tout simplement plus possible de croire une grande partie de la recherche clinique publiée … Je ne prends aucun plaisir à cette conclusion, que j’ai atteinte lentement et à contrecœur au cours de mes deux décennies en tant que rédactrice en chef du New England Journal of Medicine ».
[5] La catastrophe sanitaire ne pourra plus être masquée bien longtemps au pays qui a inventé le système dont nous subissons le joug. Sur le site de Robert Kennedy Jr.: The [survey] found that half of U.S. youth (ages 13-18) had been diagnosed with at least one mental, emotional and behavioral (MEB) disorder … with the impairments rated as “severe” in roughly one-fourth of the affected teens.
[6] Pour en finir avec la vision réductionniste citons par exemple Robert Laughlin (Un Univers Différent. Fayard 2005), Prix Nobel de physique en 1998, qui a soutenu dès 2005 que toutes les lois de la nature sont émergentes. Elles résultent d’un comportement d’ensemble et sont pratiquement indépendantes de celles qui régissent les processus individuels sous-jacents. Laughlin appuie ses thèses sur le fait que les particules au comportement individuel aléatoire présentent des comportements collectifs déterministes. En cela Laughlin rejoint les conceptions purement philosophiques défendues par Karl Popper (Conjectures et réfutation, Payot et aussi Des sources de connaissance et d’ignorance, Rivage) qui décrit des niveaux d’organisation supérieurs qu’il définit comme « mondes » de 1 à 3. La conscience collective appartient au monde 3, le 2 aux états mentaux, le monde 1 correspondant aux objets matériels. Les lois qui régissent un monde ne peuvent se réduire à celles du monde inférieur. Les lois de chaque monde ayant leurs propres structures en toute indépendance de celles des autres mondes. Il n’existe pas de causalité vers le haut, c’est à dire que les lois d’un monde supérieur ne peuvent se déduire de celui ou ceux du dessous. Par contre Popper pense qu’il peut exister une causalité vers le bas de sorte que les évènements d’un monde supérieur influencent tous les mondes au-dessous.
[7] Ce phénomène est dû initialement à l’âge bien entendu, mais il est accéléré exponentiellement par les interventions allopathiques.
[8] Je reste ici le plus didactique possible afin de me concentrer sur l’essentiel. On pourrait développer le fait que les aggravations surviennent la plupart du temps les jours critiques d’Hippocrate, et souligner qu’il existe deux types d’aggravation. L’une similaire, l’autre dissimilaire et qui n’ont pas du tout le même pronostic.
[9] Le terme de « guérison » n’est-il pas banni du vocabulaire médical ? L’ancienne médecine se définissant comme simple « accompagnatrice » des troubles.
[10] Wilhelm Ameke ; History of Homoeopathy : Its Origin ; Its Conflicts.
[11] Exemples extraits de l’immortel Dunham, Science of Therapeutics.
[12] Lévy Strauss disait que le rôle du scientifique n’est pas celui qui donne les bonnes réponses mais bien celui qui formule les bonnes questions.
[13] Barrow, John. D., La grande théorie, Champs, Flammarion.
[14]  Par exemple, la relativité générale ramène « l’attraction » à une courbure de l’espace temps, mais personne ne peut dire pourquoi la matière en déforme les géodésiques.

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