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La vaccination anti-rougeole expliquée par une spécialiste en immuno-infectiologie

L’ AIMSIB s’enorgueillit d’accueillir aujourd’hui Emma Khan*, chercheure française exceptionnelle dont les diplômes, la carrière et les publications ont forcé le respect des membres de notre modeste Association. Sa liberté de parole et ses choix éditoriaux imposent encore une fois une protection de son anonymat, ce que nous acceptons naturellement. De la rougeole on croyait avoir tout cerné, mais après la mise au point d’Emma on comprend une nouvelle fois… qu’une mauvaise vaccination peut conduire à une exacerbation de la maladie qu’elle prétend combattre. Bref, qu’on n’a pas fini d’en souffrir, bonne lecture…

Résumé

Avant la vaccination généralisée, la rougeole était une maladie bénigne pour l’immense majorité de la population. Cette maladie touchait pratiquement toute une classe d’âge chaque année. L’immunité spécifique (vis à vis de cette maladie) et l’immunité globale de la population avait été construite historiquement par rapport à cette maladie.
L’introduction de la vaccination quasiment généralisée au niveau mondial des enfants de 2 ans a modifié cet édifice de manière inédite.
Elle a provoqué un déplacement de la maladie aux âges dangereux (enfants de 0 à 2 ans) et jeunes adultes. Elle a également provoqué le remplacement total des virus circulants avant vaccination par de nombreuses souches de virus mutants.
Le vaccin protège-t-il contre ces nouveaux virus ? Quelles sont les conséquences de la vaccination sur le système immunitaire de millions d’enfants et jeunes adultes concernés ?
Les autorités sanitaires nationales et mondiales ont-elles pris conscience de ces questions ?
La récente épidémie de rougeole en Ukraine (2017-2018) met en lumière ces questions de façon brûlante.

Introduction

La rougeole est une maladie exclusivement humaine (pas de réservoir de virus en dehors de l’homme) et très contagieuse  – par voie respiratoire.

Avant la généralisation de la vaccination qui a commencé en France dans les années 1980, l’effectif d’une cohorte annuelle de naissances de l’ordre de 750.000, devait correspondre au nombre moyen de cas de rougeole annuels [1] (d’ailleurs les autorités recommandent, en cas d’épidémie, de ne vacciner que les personnes nées après 1980 [2]).

C’était généralement une maladie bénigne, grâce à l’immunité naturelle conférée à la population par la circulation permanente du virus

On observait 10 décès par an dus – principalement – à la rougeole avant la vaccination à la fin du siècle dernier. Par contre dans une population non immunisée et en situation de santé précaire, c’est une maladie dangereuse : en 1875, l’introduction de la rougeole dans les Îles Fidji a été associée à un taux de mortalité de 26% (voir note 8).

Le vaccin a été introduit aux USA dans les années 1960, et la rougeole déclarée éliminée de ce pays en 2000 [3].

Le GAVI  (The Vaccine Alliance) a fait en 2015 de la généralisation de la vaccination anti-rougeole son objectif principal [4] au niveau mondial. Les cas de rougeole avaient énormément diminué à la toute fin du siècle dernier mais on assiste depuis les années 2000 à l’apparition d’épidémies.

Le virus sauvage qui a été utilisé pour fabriquer le vaccin (vivant atténué) est la souche A. Les souches contenues dans les suspensions vaccinales sont les mêmes que celles établies il y a plus de 40 ans. Or ce virus A ne circule plus spontanément actuellement : en France les épidémies sont dues à des souches nouvelles D8, D4, B3, etc…

Comment en est-on arrivé là?

Lorsque les animaux sont apparus sur terre, les microbes étaient présents depuis quelques milliards d’années et tous les animaux ont co-évolué avec ces micro-organismes. En particulier, l’humanité a fait de même avec le virus de la rougeole (strictement humain) depuis plusieurs milliers d’années au moins : le système immunitaire d’un individu se construit en fonction de sa flore commensale (bactéries, virus, phages, qui ne sont pas pathogènes mais cohabitent en permanence avec chaque individu) mais aussi en fonction des virus et bactéries pathogènes qu’il rencontre.

On peut supposer que la diminution drastique des cas de rougeole après la vaccination a pu modifier la construction du système immunitaire global de millions de jeunes enfants [5].[6]

Concernant l’immunité spécifique anti-rougeoleuse, l’immense majorité de la population mondiale était donc immunisée par la circulation du virus sauvage (par la maladie développée pendant l’enfance, puis par réactivation de l’immunité par contact toute la vie avec des rougeoleux). Les nourrissons étaient protégés par les anticorps transmis par le lait maternel. Ainsi, en l’absence de circulation du virus chez les enfants comme avant la vaccination, l’élimination de la maladie par la vaccination dans une population laisse à terme cette population vulnérable.

Comme pour la plupart des vaccins le virus vaccinal est introduit dans l’organisme par une voie différente de celui du virus sauvage (en IM alors que la maladie naturelle se propage par les voies respiratoires). Dans les voies respiratoires, le virus est exposé au microbiote et aux IgA : les cellules immunitaires de la muqueuse respiratoire sécrètent des IgA (immunoglobulines des muqueuses). Quand le vaccin est injecté par intramusculaire, ce système muqueux ne peut agir et les vaccinés ne sécrètent pas d’IgA et leur microbiote respiratoire n’aura pas réagi à l’invasion virale. Les vaccinés peuvent donc permettre la multiplication du virus lorsque celui-ci atteint leurs voies respiratoires. Ensuite – avant l’apparition des souches mutantes (autres  que A) – l’immunité cellulaire et humorale (IgG) entre en action et peut empêcher la multiplication du virus au niveau général et éviter la maladie.

Lorsqu’on fait une sérologie de la rougeole (après maladie ou vaccination), on dose seulement les IgG et IgM circulant dans le sang : on ne s’intéresse pas aux IgA qui sont la première défense humorale contre le virus, outre les défenses de l’immunité cellulaire qu’on ne mesure jamais.

Les seuls virus qui peuvent circuler après la généralisation de la vaccination sont les mutants non inhibés par l’immunité acquise des vaccinés (et des personnes plus âgées ayant fait la maladie naturelle) : ils sont sélectionnés car ils résistent à cette immunité, donc par définition, le vaccin ne protège pas de ces virus mutants.

La vaccination n’empêche pas la circulation du virus car il n’y a plus d’immunité naturelle au niveau respiratoire chez les vaccinés. Cette circulation devient silencieuse et indétectable.

De plus les nourrissons vaccinés à partir de l’âge de 1 an conservent encore souvent des anticorps d’origine maternelle qui désactivent le virus vaccinal et empêchent la synthèse d’anticorps, donc rendent le vaccin inopérant (voir note 8).

Conséquences de l’introduction du vaccin anti-rougeole

Un déplacement de l’âge de survenue des rougeoles aux âges dangereux (mois d’un an ou + de 20 ans) par la perte de cette immunité naturelle [7], BEH 33 34 de 2011

Un remplacement des souches de génotype A par des génotypes nouveaux, par évolution du virus circulant sous la pression de sélection du vaccin. La vaccination ayant été très efficace au début de sa généralisation, le virus sauvage de type A a quasiment disparu et il a laissé la place à des mutants apparus spontanément qui se sont multipliés : une niche écologique vide est immédiatement occupée dans le monde vivant !

Le virus sauvage provoque une immuno-suppression mais il induit paradoxalement une excellente réponse immune conduisant à une immunité à vie.

Les souches vaccinales induisent une immuno-suppression moyenne et les réponses immunes sont moins importantes et de plus courte durée.

Les complications de la rougeole sont dues à une immunodéficience qui permet à l’infection de persister. [8]

Réfléchir à ce stade et oser se questionner

Le vaccin actuel est-il actif contre les nouvelles souches virales apparues sous la pression de sélection de ce vaccin ? Aucune étude n’a tenté de le prouver et on commence à trouver des virus résistants aux anticorps induits par le vaccin [9].

Les individus prédisposés aux complications de la rougeole (soit génétiquement soit par une immunodéficience due à la malnutrition) ne sont-ils pas également disposés à développer des complications suite à la vaccination ? C’est ce qui semble se produire [10].

Quelles conduites à tenir édictées par nos autorités sanitaires?

L’OMS[11] et la GAVI préconisent  d’étendre la vaccination pour obtenir une couverture vaccinale de 99% (avec la souche A ? avec de nouveaux vaccins fabriqués avec les virus mutants ?)

Comment éviter alors par cette méthode que le même phénomène de remplacement ne se reproduise alors à l’infini ?

Mais on a noté des épidémies chez des populations vaccinées (CV entre 80% et 99% ) : soit parce que le virus circule à bas bruit – sans symptômes – soit parce qu’un virus mutant résistant au vaccin apparaît, soit par un cas importé [12].

La couverture vaccinale (CV) est le pourcentage de la population qui est vacciné. Comment est-il calculé ? D’après les documents officiels c’est le pourcentage d’enfants de 2 ans vaccinés avec 2 doses de ROR (vaccin rougeole-oreillons-rubéole) actuellement ; mais cette recommandation a évolué : on préconisait 80% de CV à une dose au début de la vaccination, et maintenant on s’achemine vers 3 doses et une vaccination répétée des soignants. Ces chiffres proviennent de calculs théoriques et ont été extrapolés à partir d’observations non chiffrées anciennes concernant la protection conférée par les maladies naturelles : on a étendu ces observations à la protection conférée par la vaccination [13].

Il y a une incohérence théorique ici : si on admet qu’avant vaccination une grosse majorité de la population était immunisée, avec une immunité solide et durable due à la maladie, comment pouvait-on espérer éliminer la maladie avec une CV de 80% qui confère une immunité faible et non durable ? Même avec une immunité naturelle très répandue et forte le virus sauvage circulait et atteignait 700 000 enfants par an France avant vaccination.

La récente épidémie de rougeole en Ukraine pose des questions graves en rapport avec cette couverture vaccinale (les chiffres sont extraits des WHO EpiData de l’OMS) :

Evolution de la couverture vaccinale contre la rougeole de 2015 à 2018
Rougeole en Ukraine, 2015-2018

On observe une flambée épidémique sans précédent en 2018 (avec un pic chez les enfants de 1 à 4 ans), après une campagne massive de vaccination qui a succédé à une baisse importante de la CV dans ce pays [14]. Les virus retrouvés chez les malades sont de génotype sauvage mutant (B3, D8). Soit le vaccin est devenu inefficace contre ces virus, soit la vaccination a produit une facilitation de l’infection : l’OMS ne semble malheureusement pas vouloir étudier ces éventualités !

En cas d’épidémie de rougeole, l’OMS préconise de retrouver les personnes ayant été en contact avec les malades dans les 4 jours précédents la découverte de la maladie et de les vacciner dans les 72 heures. À supposer que les anticorps obtenus après vaccination soient efficaces, c’est aberrant car ils apparaissent au minimum après 14 jours, donc ces sujets contacts auront le temps de développer la maladie attrapée par contagion (et même ensuite la rougeole vaccinale ?).

Il se peut aussi qu’intervienne le phénomène des anticorps facilitateurs qui aggrave la maladie attrapée après vaccination (comme cela se produit pour la dengue [15]).

L’OMS tente de reproduire ce qui a été fait pour l’éradication de la variole sans succès (voir fiche variole).

D’ailleurs, dans les années 50, les experts de l’OMS n’étaient pas favorables à la vaccination rougeoleuse [16]. La perspicacité des experts auraient-elle diminué entre temps ? Ou bien le fait que l’OMS soit financé aussi par l’industrie pharmaceutique modifierait-il leur point de vue [17] ? Cela semble le cas, d’après ce que révèle Peter Aaby au symposium sur la liberté scientifique à Copenhague le 9 mars 2019 [18] :

L’OMS n’a pas voulu tenir compte des conclusions de Peter Aaby sur les effets paradoxaux des vaccins en Afrique (augmentation de la mortalité chez les vaccinés).

Conclusion :

On a donné un coup de pied dans la fourmilière de l’immunité et maintenant… on fonce vers l’inconnu…

 

 

Emma Khan

Mai 2019

* Emma Khan, pseudonyme de Hélène Banoun

Source Image: Adobe stock

 

Sources:
[1] European monthly measles monitoring (EMMO) Issue 8: 21 February 2012http://invs.santepubliquefrance.fr/publications/rougeole/page2.html
[2] http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1848.pdf
[3] https://www.cdc.gov/measles/about/history.html
[4] The Vaccine Alliance est une organisation internationale créée en 2000 pour améliorer l’accès aux vaccins nouveaux et sous-utilisés pour les enfants des pays les plus pauvres du monde. Basée à Genève, en Suisse, Gavi est l’Alliance pour la vaccination, qui regroupe les secteurs public et privé dans l’objectif commun de créer un accès égal aux vaccins pour les enfants, où qu’ils vivent.
https://www.gavi.org/librairie/actualites/communiques-de-presse/2015/le-nouveau-soutien-en-faveur-du-vaccin-rougeole-contribuera-a-sauver-plus-d-un-million-de-vies/ »>https://www.gavi.org/librairie/actualites/communiques-de-presse/2015/le-nouveau-soutien-en-faveur-du-vaccin-rougeole-contribuera-a-sauver-plus-d-un-million-de-vies/
« La rougeole constitue un indicateur clé de la solidité des systèmes de vaccination d’un pays. Bien trop souvent, c’est le « canari dans la mine de charbon » »,
explique le Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi. « Là où sévissent des flambées de rougeole, nous pouvons être presque certains de la faible couverture d’autres vaccins. La décision de ce jour contribuera à réduire durablement le nombre de décès dus à la rougeole, mais permettra aussi aux pays d’améliorer leur couverture pour les autres vaccins. »
Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi
Dans le cadre de ce nouvel ensemble, le soutien de l’Alliance du Vaccin en faveur de la vaccination contre la rougeole et la rubéole entre 2016 et 2020 passera de 600 millions de dollars (US$) à 820 millions de dollars environ (US$)
Gavi, l’Alliance du Vaccin, est financée par des gouvernements (Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Australie, Brésil, Canada, Chine, Danemark, Espagne, États-Unis, France, Inde, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Norvège, Oman, Pays-Bas, Qatar, République de Corée, Royaume-Uni, Russie et Suède), la Commission européenne, Alwaleed Philanthropies, le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID), la Fondation Bill & Melinda Gates, Son Altesse Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan et Majid Al Futtaim, ainsi que par des partenaires privés et commerciaux (Absolute Return for Kids, Anglo American plc., the A&A Foundation, The Children’s Investment Fund Foundation, Comic Relief, the ELMA Vaccines and Immunization Foundation, The International Federation of Pharmaceutical Wholesalers (IFPW), the Gulf Youth Alliance, JP Morgan, “la Caixa” Foundation, LDS Charities, Lions Clubs International Foundation, UPS et Vodafone.
[5] Un article publié dans The Lancet en 1985 rapporte « une association hautement significative entre l’absence d’éruption rougeoleuse et quatre catégories de maladies : maladies immuno-réactives, maladies sébacées de la peau, maladies dégénératives de l’os et du cartilage et certaines tumeurs ».
[6] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0361090X06000043
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2951028/ »>https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2951028/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26122188″>https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26122188
Contrairement aux infections chroniques, les infections aigües pourraient empêcher l’apparition de certains cancers et de l’athérosclérose.
[7] Note de l’AIMSIB :
1- la rougeole mortelle avait quasiment disparu chez nous avant la vaccination de masse.
2- la rougeole adulte et celle du nourrisson sont apparues chez nous de manière préoccupante depuis la vaccination de masse.
3- la rougeole adulte et celle du nourrisson sont beaucoup plus dangereuses que celle de l’enfant.
4- la rougeole adulte mortelle est chez nous probablement une conséquence de la vaccination de masse.
5- la vaccination anti-rougeole peut générer des complications individuelles qu’il faudrait sérieusement étudier.
6- la vaccination anti-rougeole est responsable de complications communautaires type « phénomène de déplacement », correspondant aux modifications des âges des victimes : autrefois, la rougeole se vivait sereinement à l’école primaire : maladie bénigne de l’enfance ; mortalité faible (ou nulle) et généralement en relation avec des cas d’immunodéficience primitive ou secondaire.
7- le nombre des contre-indications à la vaccination ROR a été récemment revu à la hausse par le CDC américain en Décembre 2018, sans qu’aucune directive de prudence supplémentaire n’ait été édictée par notre Ministère à ce jour, Avril 2019.
https://www.https://www.aimsib.org/wp-content/uploads/2014/03/410rGOiFI2L._SX332_BO1204203200_-1.jpg.org/2019/04/07/une-epidemie-de-rougeole-qui-accablerait-la-population-francaise-en-2019/?
[8] https://www.yumpu.com/fr/document/read/38634696/souches-africaines-du-virus-de-la-rougeole-etude-
[9] www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5432853/ »
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5432853/

Les séquences du virus de la rougeole D4.2 ont été retrouvées principalement en France et en Grande-Bretagne. Cela pourrait suggérer qu’un niveau intermédiaire de couverture vaccinale crée un environnement plus propice aux mutations adaptatives.
[10] Journal of Pediatric Neurology, vol. 2, No. 3, juillet-sept. 2004, pp. 121-124
http://www.bioline.org.br/request?pn04025″>http://www.bioline.org.br/request?pn04025
Quelques aspects sur les caractéristiques cliniques et pathogéniques des infections présumées persistantes de la rougeole: SSPE et MINE
Paul Richard Dyken

Institut de recherche sur les maladies neurodégénératives de l’enfance, Mobile, Alabama, États-Unis
[11]https://www.who.int/immunization/monitoring_surveillance/burden/vpd/WHO_SurveillanceVaccinePreventable_11_Measles_French_R1.pdf »>
https://www.who.int/immunization/monitoring_surveillance/burden/vpd/WHO_SurveillanceVaccinePreventable_11_Measles_French_R1.pdf
[12] https://academic.oup.com/eurpub/article/28/suppl_4/cky213.343/5192129
https://academic.oup.com/cid/article/58/9/1205/2895266″
https://academic.oup.com/cid/article/58/9/1205/2895266
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18445412″>https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18445412
[13] European monthly measles monitoring (EMMO) Issue 8: 21 February 2012
[14] EDITORIAL | VOLUME 392, ISSUE 10149, P711, SEPTEMBER 01, 2018
Measles, war, and health-care reforms in Ukraine, The Lancet, Published: September 01, 2018 DOI: https://doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31984-6
[15] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26497532″>
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26497532
,
[16] Les experts de l’OMS notaient, dès 1950, que ne connaissant pas d’agent capable d’immuniser contre la rougeole (à l’époque), si un tel agent venait à être découvert « son emploi devrait être limité, à moins qu’il ne soit prouvé qu’il confère l’immunité pour toute la vie au prix de risques très restreints. Une méthode assurant une immunité de quelques années seulement aurait pour effet de retarder l’apparition de la maladie (alors que c’est pendant la seconde enfance qu’elle présente le moins d’inconvénients et de dangers) jusqu’à l’âge adulte, où elle a un caractère plus sérieux».
https://science.sciencemag.org/content/358/6365/865
[17] http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA71/A71_INF2-fr.pdf?ua=1
Pour les années 2016 et 2017, le budget de l’OMS s’élève à 4,4 milliards de dollars, dont 880 millions fournis par les 193 États membres sous forme de cotisations. Le départ de la directrice générale en mai prochain devrait être l’occasion de réformer ce paquebot. Élue en 2006 et reconduite pour un second mandat en 2012, Margaret Chan connaissait bien le problème. Elle a d’ailleurs déclaré le 6 décembre 2012, à son conseil exécutif, que « les pratiques financières actuelles font de l’OMS une organisation fondée sur les ressources et non sur les résultats. L’argent dicte ce qui est accompli. »
https://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/l-oms-dans-les-griffes-des-lobbyistes-04-04-2017-2117123_57.php »>
https://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/l-oms-dans-les-griffes-des-lobbyistes-04-04-2017-2117123_57.php

[18] https://youtu.be/NPNHYAevTwg

 

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70 réponses

  1. Que du bon sens ! Comme dans les années 50, il ne faudrait jamais vacciner avant 18 mois, justement à cause des Ac maternels. Je rappelle aussi que L’OMS dans les années 60 ( où elle n’était pas dépendante et corrompue par les labos) avait demandé à ces derniers d’abandonner tous travaux sur les vaccins viraux, peu efficaces et s’averant dangereux…

    1. Quel vieux rétrograde tu fais Serge!
      La rougeole d’aujourd’hui c’est la varicelle de demain, tant d’infectiologues sous contrats l’ont déjà vendu aux plus offrants (en Californie, Italie, etc…) alors épargne-nous le couplet de la dangerosité des vaccins atténués s’il te plaît, quand il est tellement plus détendant de juste parler royalties…

  2. Ukraine : « Soit le vaccin est devenu inefficace contre ces virus, soit la vaccination a produit une facilitation de l’infection. En cas d’épidémie de rougeole, l’OMS préconise de retrouver les personnes ayant été en contact avec les malades dans les 4 jours précédents la découverte de la maladie et de les vacciner dans les 72 heures. À supposer que les anticorps obtenus après vaccination soient efficaces, c’est aberrant car ils apparaissent au minimum après 14 jours, donc ces sujets contacts auront le temps de développer la maladie attrapée par contagion (et même ensuite la rougeole vaccinale ?)

    C’est marrant (si on peut dire …) mais j’ai pratiquement l’impression de relire ce que les experts disaient à propos de la variole quand la vaccination de masse avait montré ses limites et qu’on s’était orienté vers la vaccination de plus en plus systématique des contacts avec comme conséquences d’effroyables flambées épidémiques provoquées, c’est aujourd’hui connu si ce n’est pas reconnu, par la vaccination des vrais contacts qui déclenchait la variole alors qu’elle auraient pu être évitée sans cette vaccination intempestive permettant la rencontre des 2 virus sauvage et vaccinal.

    Il était affirmé que la vaccination contre la variole était efficace dans les 4 jours qui suivait le contage. Cette affirmation s’appuyait sur un très convaincant « raisonnement  » immunologique : la durée moyenne d’incubation était de 14 jours et les anticorps vaccinaux apparaissaient au bout de 10 jours. C’est simple, vous faites 14-10=4 et vous avez la réponse !!!!!! Quand les anticorps apparaissent, le virus se fait agglutiner et on n’en parle plus !

    Pourtant, on savait aussi que les anticorps apparaissaient 8 jours après le début de la maladie qui durait 4 semaines. On avait donc la preuve que les anticorps n’empêchaient pas la maladie de se poursuivre. Il n’y avait donc pas de preuves qu’ils étaient capables d’arrêter la course du virus pendant l’incubation.

    Mais on affirma haut et fort cette efficacité alors qu’en réalité, la rencontre du virus vaccinal et du virus sauvage déclenchait la variole chez les immunisés et aggravait celle-ci chez les autres. Pourtant, on l’avait compris dès 1870 mais rien n’y fit et la vaccination des contacts a poursuivi sa route, s’imposant dans notre plan variole, un décret de février 2003 la rendant obligatoire alors qu’elle devrait être formellement interdite dans ces conditions.
    Il faut donc surveiller de près cette possibilité : la vaccination des contacts de rougeole pourrait-elle favoriser la rougeole et même l’aggraver alors qu’on l’affirme protectrice comme on l’affirmait sans preuves pour la variole ?

  3. Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée-Infection et Emilie Javelle, Médecin en thèse scientifique : « Aujourd’hui la rougeole ».

    https://www.youtube.com/watch?v=ZPE-117rdd0
    Ajoutée le 17 avr. 2019

    Didier Raoult à 02:21
    « Il est possible que pour la rougeole comme pour la grippe, qu’il faille qu’il y ait un mélange de souches de différentes natures dans les nouveaux vaccins, et ne pas refaire le vaccin qu’on fait depuis des décennies, pour faire face au fait qu’il y a une telle pression de sélection sur la souche initiale, qu’il émerge des souches qui sont résistantes à ce vaccin. C’est un même mécanisme que celui de la résistance aux antibiotiques »

    Didier Raoult à 03:18
    « Maintenant cette année, on a eu un interne qui a fait une rougeole alors qu’il avait de l’anticorps extrêmement élevé. Ce n’est pas aussi simple qu’il suffit de vacciner tout le monde et qu’il suffit d’avoir des anticorps, il y a la variation des souches.
    Les souches qui émergent ici avec notre vaccin, ne sont pas les mêmes que celles qui apparaissent en Chine, et dont la souche est différente »

    Emilie Javelle à 05:10
    « Il y a des pays qui avaient une excellent couverture vaccinale, je pense à la Mongolie qui avait une couverture de 97%, et qui a quand même eu en 2015/2016, une épidémie majeure et qui a été responsable du plus fort taux d’incidence de la rougeole par rapport à d’autres pays qui avaient eux aussi une bonne couverture vaccinale.
    Les dernières années, des pays qui avaient réussi à maintenir une couverture vaccinale à plus de 95% pendant 10 ans, ont quand même vécu des épidémies majeures, comme c’était le cas en Russie ou au Sri Lanka »

    « On a le Portugal qui depuis 2017 a une très bonne couverture vaccinale à plus de 95% et qui pourtant fait partie des pays qui subissent la résurgence de la rougeole sur les deux dernières années »

  4. Il nous faudrait les résultats des génotypages des virus chez les malades pour comprendre si l’épidémie post vaccinale est due
    1) au virus vaccinal en Ukraine ou bien
    2) à une facilitation de l’infection par le virus sauvage après vaccination ou encore
    3 )à une transmission du virus vaccinal de malades à malades.

    1)
    On peut lire ici (https://jcm.asm.org/content/55/3/735?fbclid=IwAR0-vT6iHXTKZZQPwUNArAUTM020t6K4cK_H9MAraJxhoL56doIdA0x87SU#sec-2 Measles Virus Vaccine Genotype by Real-Time PCR) que
    « lors de l’épidémie de rougeole en Californie en 2015, un grand nombre de cas suspects sont survenus chez les vaccinés récents (3). Sur les 194 séquences du virus de la rougeole obtenues aux États-Unis en 2015, 73 ont été identifiées comme étant des séquences vaccinales (R. J. McNall, données non publiées) ». On aimerait bien que ces données soient publiées !

    2) Il serait question ici aussi (https://jcm.asm.org/content/55/3/735?fbclid=IwAR0-vT6iHXTKZZQPwUNArAUTM020t6K4cK_H9MAraJxhoL56doIdA0x87SU#sec-2 Measles Virus Vaccine Genotype by Real-Time PCR)
    de la facilitation : « Les explications possibles de cette excrétion prolongée du virus de la rougeole comprennent l’interférence de la réponse immunitaire par l’hôte ou des facteurs vaccinaux. »[5 : Strebel P, Hersh B. Measles. In: Heymann DL, editors. Control of Communicable Diseases Manual 19th ed. Washington: American Public Health Association; 2008:402-8.] Ce manuel n’est pas consultable en ligne !

    3) cette publication qui rapporte la transmission du virus vaccinal n’est pas consultable non plus : Millson D. Brother-to-sister transmission of measles after measles, mumps, and rubella immunisation. Lancet. 1989; 1(8632):271. http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(89)91274-9

    1. Concernant les chiffres de l’OMS des CV et des cas de rougeole confirmés pendant l’épidémie ukrainienne de 2017-2018, il y a peut-être une manipulation tendant à cacher la découverte de virus vaccinaux circulants chez les vaccinés atteints de rougeole, mais on ne peut pas le prouver.
      Dans le même document (http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0004/394060/2019_01_Epi_Data_EN_Jan-Dec-2018.pdf page 3 et page 5) on trouve 2 chiffres très différents pour la même période (janvier à décembre 2018) et pour la même valeur :
      7742 cas confirmés en laboratoire sur le premier tableau et seulement 533 sur le deuxième.
      Soit j’ai mal compris à quoi se rapportent ces chiffres, soit il y a eu manipulation.
      Pour l’année 2017 (pas d’épidémie), les chiffres sont moins discordants : 707 ou bien 788 cas confirmés en laboratoire.

  5. Article passionnant et surtout d’une clarté totale. C’est le genre de démonstration qui nous permet à nous, non médecins, d’avoir des arguments imparables face aux pro-vaccins qui comme nous n’y connaissent rien et la plupart du temps se contentent de répéter ce qu’ils entendent dans les médias.

    Si seulement d’avantage de médecins vous lisaient…

  6. Alors concrètement : faut-il aujourd’hui vacciner son enfant contre la rougeole pour suivre le mouvement puisque « le mal est fait » ou bien attendre qu’il attrape la rougeole à condition de rencontrer le virus sauvage (le bon virus ?) Question simpliste d’une maman…

    1. J’ai envie de dire que c’est à vous de faire la synthèse des connaissances sur le sujet pour vous forger votre opinion sur le fait ou pas de vacciner, en tout cas en tout cas la balance bénéfice risque dépend aussi du risque perçu en fonction du vécu. Cf Michel Cymes qui ne peut plus voir une rougeole car il a vu les conséquences neuro chez un petit dans ses études.
      La santé appartient au patient et ne doit pas être confisquée par les médecins et les autorités…

    2. Qui peut apporter la réponse à cette question?
      Chaque parent doit décider après s’être informé car c’est lui (ou elle) qui élèvera son enfant : personne ne devrait pouvoir décider à sa place.

  7. Je me pose aussi la question !! Faut il laisser la chance aux enfants d’
    attraper la rougeole ou bien les faire vacciner ou bien les faire vacciner au moins à l’adolescence s’ils ne l’ont pas attrapée dans l’enfance ?

    1. La conclusion d’Emma était pourtant parfaite, on ne sait pas où on va. Il faut bien comprendre que si l’on continue comme ça avec ce vaccin monosérotypique d’un autre âge alors un de ces jours, vaccinés ou pas, tout le monde aura la rougeole, même les vieux! Il suffit d’attendre.

      On pourrait espérer que l’industrie nous prépare un vaccin couvrant tous les sérotypes possibles et que celui-ci soit bien toléré mais là encore il ne faudra pas nous la faire à l’envers, à ce propos j’annonce que l’été sera riche en rebondissements concernant l’association autisme et ROR, quelques articles en gestation à l’aimsib risquent de décoiffer un peu et Wakefield a décidé de revenir en Europe défendre (enfin) son honneur et son travail.
      Revenons à nos moutons, on pourrait être tenté de ne pas vacciner nos enfants et attendre qu’ils contractent une rougeole sauvage, encore faudrait-il que ceci arrive et qu’en même temps ils n’envoient pas la mère et son petit frère tous deux non immunisés… En réanimation, ce scénario cauchemardesque est vraisemblable. Mais vacciner cet enfant consiste à foncer tête baisser dans l’inconnu alors, à chacun de voir selon son désir…

      IL n’aurait jamais fallu commencer! A ce propos, regardons avec intérêt comment l’industrie va pousser pour généraliser la vaccination anti-varicelle dorénavant…

      1. Malheureusement j’ai bien compris le propos de l’auteur de l’article et je comprends que l’on risque en fait, vacciné ou pas ou même ayant attrapé la rougeole, d’être confrontés un jour à une nouvelle rougeole de souche différente ! Donc pour le moment je ne vaccine pas mes enfants et j’attends de voir. Et finalement la solution serait d’arrêter de vacciner à tout va contre la rougeole avant que cela soit trop tard et que l’on se retrouve avec des épidémies de rougeole dans les maisons de retraite auquel cas le résultat serait catastrophique !!

      2. Oui Vincent, « il n’aurait jamais fallu commencer ! » Ceux qui ont décidé de vacciner toute la planète contre la rougeole avec un vaccin qui n’avait pas les propriétés requises pour réussir l’opération engagée ont pris une responsabilité immense. C’est ce que disaient Lévy Bruhl et un chercheur du CNRS aux journées de veille sanitaire de l’InVS fin novembre 2005 à propos de la vaccination contre … LA VARICELLE !!! C’est pourquoi la France résiste encore aux pressions. Pendant combien de temps encore ?

        Par contre, pour la rougeole, Lévy Bruhl disait : « nous sommes au milieu de gué ». Alors, avancer ou reculer ? Nous n’avons pas le choix, il faut avancer, c’est à dire intensifier la vaccination. On verra bien après … On commence à voir et ça ne fait que commencer. Nous sommes individuellement placés dans des situations impossibles, que ce soit en vaccinant ou pas.

  8. Merci pour ce document hautement intéressant et instructif. Il me donne de quoi répondre à ceux qui me traite d’assassin dans nos discussion sur les vaccins. Mais il me fait me poser des questions car Emma Khan n’est pas la seule immunologiste à savoir tout ça, et pourtant…..il faut vacciner tous azimuths, aidé par la fondation Bill Gates, alors philanthropie naïve ou autre chose ? Oula ! attention, théorie du complot ?????

    1. Dr Simone C
      Non je suis loin d’être la seule immunologiste qui sait ça!
      Mais en général les biologistes ignorent presque tout de la théorie de l’évolution et c’est catastrophique car comme disait Théodore Dobzansky : « rien n’a de sens en biologie si ce n’est à la lumière de l’évolution » !

    2. « Emma n’est sans doute pas la seule immunologiste à savoir tout ça » comme les épidémiologistes savent tous, par exemple, que le virus de la rougeole peut circuler sans être détecté dans des populations vaccinées.

      J’en ai eu la démonstration au congrès Adelf-Sfsp d’Amiens où, sur le quai du bus, échangeant avec des épidémiologistes se rendant au congrès avec leurs posters enroulés sous le bras, je sors la petite phrase test ; « le virus … peut circuler … ». Réponse : « c’est connu mais on ne peut pas tout dire (sur la place publique) ». J’en aurai confirmation 2 jours plus tard où, une épidémiologiste suisse venant de présenter sa communication sur l’élimination de la rougeole en Suisse, j’interviens avec ma petite phrase qui ne sera contestée par personne. L’intervenante me répondra sans chercher à défendre l’idée d’une élimination définitive en Suisse, se contentant de dire que la rougeole pouvant être grave, il fallait vacciner…

      Il faut avoir conscience qu’un professionnel de ces questions, immunologiste ou épidémiologiste ou …, mettrait aussitôt fin à sa carrière s’il disait publiquement ce qu’il sait sur ces questions. C’est le règne par la terreur.

      Même les politiques qui s’étaient aventurés à critiquer certains aspects des vaccinations ont été contraints de faire marche arrière comme Michèle Rivasi ou à amender sérieusement leurs discours comme Nicolas Dupont-Aignan et même le président Trump. Je pense qu’on pourrait aussi citer l’exemple à ce sujet de Bernard Kouchner qui avait tenu sa fameuse conférence de presse du 1er octobre 1998 où il annonça l’arrêt de la vaccination hépatite B dans les collèges.

      Un peu plus tard, au cours d’une conférence de presse, donc dans les mêmes conditions, il annonça l’interdiction de certains produits homéopathiques dont le VAB issu du BCG par dilutions successives en raison du risque de prions dans le produit, le BCG étant cultivé sur bile de bœuf. C’était l’époque de la vache folle ! Il s’agissait donc d’une mesure présentée comme « conservatoire ». Par contre, et c’est le cocasse de l’histoire, le vaccin BCG restait obligatoire !!!!!! Y’a pas qu’les vaches qu’étaient folles !!!!!!!!!

  9. Je me pose la même question pour mes petits enfants, 13 ans, 11 ans, 5 ans, et toujours pas de rougeole. Un bien ou un mal ?
    D’où l’idée des « goûters rougeole » mais attention quand même à ne pas trop prolonger le contact car la charge virale a aussi son importance. C’est un point qui est rarement mis en avant et pourtant, cet aspect du problème avait été très étudié expérimentalement avec le BCG. Il avait été montré que l’action protectrice fléchissait très rapidement avec l’importance de la dose infectante. D’où une efficacité très variable du BCG selon qu’il s’agit d’enfants fortement ou plus modérément contaminés.

    Il avait aussi été montré expérimentalement que si l’animal était contaminé, pour être gentil, dans le mois qui précède ou suit la vaccination, alors cette simultanéité sera un facteur aggravant de la maladie, comme pour la vaccination antivariolique, ce que je rappelais dans mon commentaire ci-dessus du 26 mai, 21h57.

    Pour le BCG ce phénomène, reconnu par Calmette et Guérin qui était le véto expérimentateur, sera à l’origine du test tuberculinique préalable et même, dans un premier temps, de l’isolement des enfants exposés avant de leur faire le BCG.

    La question semble se poser de plus en plus, avec les nouvelles épidémies ou flambées, pour la vaccination contre la rougeole. Qu’il ait été affirmé que cette vaccination était efficace dans les 72 h qui suivent le contage n’ait pas une preuve, la même chose ayant été soutenue avec force et des mesures d’application très contraignantes pour la vaccination antivariolique alors que c’est l’inverse qui est vrai. Beaucoup de personnes ont été tuées par cette mesure comme Guy Grosse le médecin qui dirigeait la lutte contre la variole à Vannes en 1954-55 et qui mourut de la variole hémorragique après avoir été re-re-vacciné alors qu’il avait été contaminé par le virus de la variole.

    1. Merci Bernard pour toutes ces précisions!
      J’ai vraiment beaucoup de plaisir à voir la haute tenue des commentaires de mon article : c’est la plus belle des reconnaissances et ça donne envie de continuer à chercher!

  10. J’ai mis l’article sur mon blog

    Cet article ne confirme que mes convictions. Il faudrait un refus massif du vaccin combiné ROR ou Priorix, du DT Polio. de l EngérixB etc. Les bémols c’est à nous de les mettre.

  11. Merci Emma pour votre article.
    Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris.
    Vous dites qu’avoir la rougeole naturellement pourrait ne pas immuniser contre des virus variants, autres sérotypes nouvellement émergés du fait (peut-être que ce n’est pas cette raison-là, mais on peut en faire l’hypothèse) de la pression vaccinale ?
    Mais comment se fait-il que l’on ne voit pas, alors, des gens âgés ayant déjà eu la maladie et qui soient à nouveau infectés? et par un autre sérotype de la rougeole ?
    Depuis quand les sérotypes variants circulent ou en tous cas ont été identifiés ?
    Merci pour votre travail.

    1. Bonjour JD
      Je dis dans l’article que le VACCIN actuel peut ne pas immuniser contre les nouveaux virus mutants circulants.
      Pour ce qui concerne l’immunisation acquise par la maladie avec le virus historique (souche A), nous ne savons pas encore si elle protège contre la maladie due aux nouveaux virus mutants (B3, D8,….) : il faut attendre encore ou bien il faudrait vérifier le taux d’anticorps chez des personnes nées avant 1980 et qui auraient développé une rougeole récemment. Si ces personnes ont un taux d’anticorps élevé, c’est donc qu’elles avaient eu la rougeole avant 1980 et qu’elles n’étaient pas protégées contre les nouveaux virus : toutes ces données nous manquent malheureusement!

  12. Merci pour cet article clair et incontestable.
    À mettre en perspective avec la vaccination contre la dengue et avec le BCG mais aussi avec le vaccin antipneumococcique passé de 7 à 13 valence après que les souches invasives étaient devenues extravaccinales en 3 ans.
    Quant à la variole, l’isolement des malades a permis d’éradiquer la maladie en moins d’une génération, et Jenner a fait perdre deux siècles de faux espoirs à l’humanité, car on aurait pu pratiquer l’isolement plus tôt.
    Pour revenir à la rougeole, la prévalence a été divisée par 10 000 depuis qu’on vaccine, alors que la mortalité a conservé le même ordre de grandeur. La léthalité de ma rougeole a donc été multipliée par un facteur 1000 depuis le vaccin.

    1. En effet, j’ai oublié de signaler cette augmentation de la létalité de la nouvelle rougeole : soit les virus mutants sont plus virulents, soit il existe un phénomène de facilitation par des anticorps acquis par vaccination, soit le déplacement de l’âge de survenue de la maladie explique l’augmentation de gravité de la maladie.

    2. Bonjour Guillaume,
      Merci infiniment d’avoir pris le temps d’une réponse aussi fouillée à mon texte.
      Je suis très honorée qu’un scientifique de votre niveau ait trouvé un intérêt à celui-ci (malgré la présentation trop élogieuse de l’AIMSIB je suis loin d’avoir vos compétences ; d’ailleurs vous avez dû me confondre avec quelqu’un d’autre car ma formation est loin d’être récente et je ne fréquente pas les réseaux sociaux). Je ne vais pas vous répondre immédiatement faute de temps mais je le ferai le plus tôt possible.
      Même si vous démolissiez tous mes arguments mon but serait atteint car vous élevez le débat et je vais sans doute apprendre beaucoup en essayant de vous répondre.
      À bientôt !

  13. Bonjour,
    Tout d’abord, félicitations pour l’heureuse acquisition, c’est une super nouvelle d’avoir un membre qui soit expert du domaine, et ça devrait considérablement enrichir les débats, en permettant un échange scientifique argumenté. Même si pour ma part, je la considère assez loin de ce que vous appelez « immuno-infectiologie », sa formation scientifique récente et sa vision transversale en feront sans nul doute un excellent interlocuteur.
    Je vais me contenter de discuter les articles cités et les sources, par souci de concision, laissant à d’autres plus compétents les histoires médiatiques et politiques.
    Pour celles et ceux que la longueur de mon intervention rebuteraient, je vous donne en une phrase le résumé : A partir des sources scientifiques citées, je suis remonté aux articles correspondants afin de vérifier si les sources étaient correctement interprétées et si elles soutenaient effectivement les conclusions qui en étaient tirées. Les données disponibles issues de la littérature présentées ici étayent seulement le point de la circulation avérée de trois génotypes qui semblent dériver par rapport au sérotype couvert par le virus vaccinal.
    1) « Avant la généralisation de la vaccination qui a commencé en France dans les années 1980, l’effectif d’une cohorte annuelle de naissances de l’ordre de 750.000, devait correspondre au nombre moyen de cas de rougeole annuels [1] (d’ailleurs les autorités recommandent, en cas d’épidémie, de ne vacciner que les personnes nées après 1980 [2]). »
    [1] Le premier lien ne fonctionnant pas, il n’a pas été possible de vérifier cette information.
    [2] ça n’est pas ce que dit le document cité. Il ne parle pas de contexte épidémique mais constitue un document de recommandations générales à destination des professionnels de santé. En outre, il stipule que « Les professionnels de santé et les professionnels en charge de la petite enfance (en formation, à l’embauche ou en poste) nés avant 1980, non vaccinées contre la rougeole et sans antécédent connu de rougeole, doivent recevoir une dose de vaccin trivalent rougeole-oreillons-rubéole » et ne limite donc pas le vaccin aux personnes nées après 1980.
    2) « On observait 10 décès par an dus – principalement – à la rougeole avant la vaccination à la fin du siècle dernier »
    Je trouve dans un document de l’INVS la même donnée d’une dizaine de décès par ans, depuis 1988, dus selon l’auteure à une meilleure prise en charge des patients (http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=7715). En outre, elle précise que la maladie étant extrêmement fréquente, souffrait d’une forte sous-déclaration, sans préciser quoi que ce soit sur l’impact sur les chiffres de mortalité spécifique. Cela répond toutefois à la phrase suivante, qui est infirmée par le propos de Mme Guérin, à savoir
    3) « Les cas de rougeole avaient énormément diminué à la toute fin du siècle dernier mais on assiste depuis les années 2000 à l’apparition d’épidémies ». Il s’agit selon Mme Guérin d’une baisse de déclaration et non d’une diminution des cas (cf. référence précédente).
    4) « Le virus sauvage qui a été utilisé pour fabriquer le vaccin (vivant atténué) est la souche A. Les souches contenues dans les suspensions vaccinales sont les mêmes que celles établies il y a plus de 40 ans. Or ce virus A ne circule plus spontanément actuellement : en France les épidémies sont dues à des souches nouvelles D8, D4, B3, etc… » Il y’a effectivement huit clades de génotypes de virus de la rougeole, notés de A à H. Mais ceci n’a aucun impact sur la protection dans la mesure où ces 8 clades constituent un sérotype majoritaire, autrement dit l’hétérogénéité génétique ne se traduit pas par une hétérogénéité de composition protéique de surface [conclusion de cet article : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4866980/%5D. En outre, ce même article conclut qu’une large majorité d’épidémies de rougeole de la dernière décennie en Europe sont attribuables à un déficit de vaccination, ce qui n’exclut pas d’autres causes mais replace les proportions. Toutefois, votre spécialiste a relayé plusieurs fois sur Twitter la vidéo de Mr Raoult, de l’IHU, qui parle de la possibilité d’un sérovar (3 génotypes : D4, H1 et B3) moins bien neutralisé par les anticorps, en se basant sur cette étude iranienne : https://academic.oup.com/femspd/article/74/8/ftw089/2632698 , ce qui pourrait expliquer une partie des épidémies que la vaccination antirougeoleuse a été insuffisante à contenir. Dans sa vidéo, Mr Raoult donne son point de vue en disant que l’éradication de la rougeole aurait été possible à condition d’une vaccination massive avec, comme pour la variole à son époque, une « stratégie d’encerclement » des cas déclarés.
    5) « On peut supposer que la diminution drastique des cas de rougeole après la vaccination a pu modifier la construction du système immunitaire global de millions de jeunes enfants [5].[6] »
    [5] Il faudrait étayer parce qu’en l’absence de lien vers l’article je ne comprends pas la relation entre l’hypothèse et les données de l’article en question.
    [6] Il y’a trois références citées : le premier article parle d’infections fébriles de la petite enfance en général, et ne soutient donc pas l’assertion selon laquelle la « construction du système immunitaire de millions de jeunes enfants » aurait été modifié, dans la mesure où le vaccin antirougeoleux ne prévient que d’une seule infection fébrile.
    Le second article parle du vaccin contre les oreillons et est hors sujet. De plus il ne conclut pas à une absence de protection contre le cancer de l’ovaire dans le cas du sujet vacciné, mais suggère que l’infection à virus sauvage pourrait être plus protectrice.
    Le troisième article est très intéressant, et conclut dans une étude de cohorte à un plus faible risque de maladies athérosclérotiques chez des patients japonais ayant contracté rougeole et oreillons. Il comporte en revanche trois biais qui le rendent ininterprétable dans le contexte : la population concernée est agée de 60 à 90 ans aujourd’hui et ne dispose pas de données concernant les sujets vaccinés, 2) il s’agit d’une étude basée sur l’anamnèse et non sur des critères biologiques et 3) la population japonaise présente des caractéristiques en termes de risques cardiovasculaires qui lui sont propres et il serait bon de disposer d’une étude similaire effectuée sur des patients caucasiens.
    6) « Concernant l’immunité spécifique anti-rougeoleuse, l’immense majorité de la population mondiale était donc immunisée par la circulation du virus sauvage (par la maladie développée pendant l’enfance, puis par réactivation de l’immunité par contact toute la vie avec des rougeoleux). Les nourrissons étaient protégés par les anticorps transmis par le lait maternel. Ainsi, en l’absence de circulation du virus chez les enfants comme avant la vaccination, l’élimination de la maladie par la vaccination dans une population laisse à terme cette population vulnérable. »
    Là, pas d’étude avancée, mais peut-être que votre spécialiste dispose de données de la littérature pour étayer ce propos ?
    7) « Comme pour la plupart des vaccins le virus vaccinal est introduit dans l’organisme par une voie différente de celui du virus sauvage (en IM alors que la maladie naturelle se propage par les voies respiratoires). Dans les voies respiratoires, le virus est exposé au microbiote et aux IgA : les cellules immunitaires de la muqueuse respiratoire sécrètent des IgA (immunoglobulines des muqueuses). Quand le vaccin est injecté par intramusculaire, ce système muqueux ne peut agir et les vaccinés ne sécrètent pas d’IgA et leur microbiote respiratoire n’aura pas réagi à l’invasion virale. Les vaccinés peuvent donc permettre la multiplication du virus lorsque celui-ci atteint leurs voies respiratoires. Ensuite – avant l’apparition des souches mutantes (autres que A) – l’immunité cellulaire et humorale (IgG) entre en action et peut empêcher la multiplication du virus au niveau général et éviter la maladie. »
    Ici, pas d’article cité, je vais me contenter de discuter les points d’immunologie exposés.
    Les IgA secrétoires constituent effectivement une barrière physiologique importante. Notons toutefois qu’elles sont produites par des lymphocytes B de la lamina propria et donc qu’elles sont comme les immunoglobulines E et G le fruit de l’immunité adaptative, ça veut concrètement dire qu’en cas de première rencontre avec ce virus, ces IgA ne protègent pas puisqu’elles n’existent pas encore.
    Il n’existe pas à ma connaissance d’articles décrivant une absence d’IgA chez les patients vaccinés par le ROR, mais pour être rapide j’ai simplement lancé sur pubmed une recherche construite comme suit : measles + secretory + iga, qui a donné 16 résultats, la plupart concernant des essais de vaccins muqueux qui auraient pour but précisément d’induire des IgAs secrétoires antirougeoleuses.
    Pour la multiplication du virus, aucun élément scientifique n’étaye ce qui est avancé ici. Sur la page dédiée au virus de la rougeole de la grande base de données « viralzone » (https://viralzone.expasy.org/86), il est décrit que la porte d’entrée est pulmonaire, mais la case « tropisme » est vide. Et pour cause, les protéines-récepteur sont ubiquitaires, exprimées par de nombreux types cellulaires, comme stipulé dans la thèse présentée en note n°8 de votre article, page 10, chapitre 1.5, premier paragraphe. Le virus entre par les poumons, puis circule, infecte, se multiplie et provoque une virémie suffisamment importante pour être excrété dans les secrétions pour se transmettre au prochain individu. A noter qu’il n’est pas exclusivement humain, mais qu’il circule également chez le chien, dans le bétail et chez les cétacés (cf. viralzone lien précédent). Les IgG constituant une protéine majoritaire dans le serum servent donc à neutraliser le virus dans le sang et les milieux extracellulaires, et il est également décrit qu’une partie de l’immunité contre ce virus serait à médiation cellulaire (en français, ça veut dire indépendante des anticorps), car une partie des sujets séronégatifs après la vaccination sont protégés contre le virus [références 16 et 19 de l’article suivant https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4679650/%5D.
    Enfin, pour la dernière phrase, je rappelle que les souches de clades B à H ne sont pas des souches mutantes, mais simplement des génotypes qui sont pour la plupart (cf. commentaire précédent sur les souches D4, H1 et B3 de l’étude iranienne discutée par mr Raoult) cross-neutralisée par les immunoglobulines induites par la vaccination antirougeoleuse.
    8) « Lorsqu’on fait une sérologie de la rougeole (après maladie ou vaccination), on dose seulement les IgG et IgM circulant dans le sang : on ne s’intéresse pas aux IgA qui sont la première défense humorale contre le virus, outre les défenses de l’immunité cellulaire qu’on ne mesure jamais. »
    Ici la raison est simple, les IgA sériques sont fabriquées par des lymphocytes B spécifiques, différents de ceux qui fabriquent les IgA secrétoires, qui sont inféodés à la lamina propria, et fabriquent des IgA dimériques. Simplement, pour chercher ces IgA qui selon votre théorie seraient protectrices (mais il me faudrait un article scientifique étayant ce commentaire), il faudrait doser les IgA dans des lavages broncho-alvéolaires, dans la salive ou d’autres secrétions muqueuses.
    9) « Les seuls virus qui peuvent circuler après la généralisation de la vaccination sont les mutants non inhibés par l’immunité acquise des vaccinés (et des personnes plus âgées ayant fait la maladie naturelle) : ils sont sélectionnés car ils résistent à cette immunité, donc par définition, le vaccin ne protège pas de ces virus mutants. »
    C’est tout à fait possible, et les questions soulevées par l’article iranien relayé par mr Raoult soulèvent la question de la possibilité de l’existence d’un sérotype qui seraient à même de circuler dès lors que le seuil vaccinal est suffisamment faible. Des études confirmant l’existence de cette souche sont en cours, et apporterons toute la lumière nécessaire sur son implication dans les épidémies contemporaines.
    Mr Raoult explique aussi une chose très intéressante dans sa vidéo, c’est l’existence de réservoirs humains, de populations qui sont géographiquement identifiées et isolées et qui refusent la vaccination (il donne l’exemple des gens du voyage), et oppose la théorie d’une couverture vaccinale moyenne universelle à la réalité de terrain qui est en fait une couverture hétérogène géographiquement et à l’échelle de groupes d’individus.
    10) « La vaccination n’empêche pas la circulation du virus car il n’y a plus d’immunité naturelle au niveau respiratoire chez les vaccinés. Cette circulation devient silencieuse et indétectable. »
    Comme vu plus haut, cette assertion est fausse sauf donnée de la littérature récente qui aurait échappé à mes recherches, mais si vous disposez d’une telle donnée elle m’intéresse beaucoup.
    11) « De plus les nourrissons vaccinés à partir de l’âge de 1 an conservent encore souvent des anticorps d’origine maternelle qui désactivent le virus vaccinal et empêchent la synthèse d’anticorps, donc rendent le vaccin inopérant (voir note 8). »
    Si la thèse citée en note 8 dit effectivement (sans citer de source) que les anticorps maternels seraient responsables de la neutralisation du virus de la souche vaccinale, elle dit aussi que les vaccins à hauts titres donnent une immunisation de 100% chez les enfants de 4-6mois, le ROR est moins dosé (10 fois moins que les vaccins à hauts titres) mais administré à un an, en deux doses et il est bien montré que la seconde dose est importante pour obtenir une bonne immunisation. De plus, comme précisé plus haut, une séronégativité ne veut pas dire que l’enfant n’est pas protégé.
    12) « Un déplacement de l’âge de survenue des rougeoles aux âges dangereux (mois d’un an ou + de 20 ans) par la perte de cette immunité naturelle [7], BEH 33 34 de 2011 »
    Je n’ai pas trouvé de trace du déplacement des âges épidémiques dans les deux sources (un article de l’AIMSIB et le bulletin d’épidémiologie n°33-34). Les auteurs avancent que « la situation actuelle est la conséquence d’une couverture vaccinale insuffisante (< 90% à 24 mois pour 1 dose) et hétérogène ayant conduit à la constitution progressive d’un réservoir important de sujets réceptifs »
    13) « Un remplacement des souches de génotype A par des génotypes nouveaux, par évolution du virus circulant sous la pression de sélection du vaccin. La vaccination ayant été très efficace au début de sa généralisation, le virus sauvage de type A a quasiment disparu et il a laissé la place à des mutants apparus spontanément qui se sont multipliés : une niche écologique vide est immédiatement occupée dans le monde vivant ! »
    Comme vu plus haut, la vaccination protège contre le sérotype majoritaire, comportant les génotypes A, B, C, D, E, F, G et H, avec la nuance décrite par l’article Iranien sur la moins bonne neutralisation de génotypes D4, H1 et B3 en particulier, qui pourraient si ça se confirme dans les mois qui viennent, constituer un début de glissement vers une souche qui à terme si elle circule suffisamment pourrait devenir une souche résistant à la neutralisation par les immunoglobulines induites par la vaccination classique, et donc constituer un motif de modification de la souche vaccinale.
    14) « Le virus sauvage provoque une immuno-suppression mais il induit paradoxalement une excellente réponse immune conduisant à une immunité à vie. »
    C’est exact et l’information se retrouve facilement, notamment comme précisé dans le texte dans la référence n°8.

    15) « Les souches vaccinales induisent une immuno-suppression moyenne et les réponses immunes sont moins importantes et de plus courte durée. »
    Je n’ai pas trouvé d’information fiable concernant la première assertion. Il n’est pas décrit d’immunosuppression avec les vaccins antirougeoleux utilisés actuellement en France. La seconde partie de la phrase est issue de la référence 8 que j’ai pu une nouvelle fois retrouver sans problème.
    16) « Les complications de la rougeole sont dues à une immunodéficience qui permet à l’infection de persister. [8] »
    Dans la référence 8, la notion que j’ai trouvée est un peu différente mais peut-être ai-je lu trop vite : il est stipulé que cette immunosuppression due au virus de la rougeole fait le lit d’infections notamment bactériennes, qui sont responsables de la majorité des complications, séquelles et décès liés à cette infection.
    17) « Le vaccin actuel est-il actif contre les nouvelles souches virales apparues sous la pression de sélection de ce vaccin ? Aucune étude n’a tenté de le prouver et on commence à trouver des virus résistants aux anticorps induits par le vaccin [9]. »
    Cette assertion est fausse, puisque c’est précisément l’objet de l’étude iranienne citée par mr Raoult. Il est primordial que de telles études se poursuivent.
    18) « Les individus prédisposés aux complications de la rougeole (soit génétiquement soit par une immunodéficience due à la malnutrition) ne sont-ils pas également disposés à développer des complications suite à la vaccination ? C’est ce qui semble se produire [10]. »
    C’est probablement vrai, et une couverture vaccinale importante est, à l’heure actuelle, la seule arme pour protéger ces patients. Si l’on laisse circuler les souches sauvages, ces enfants seront bien plus exposés à des complications qu’avec le vaccin.
    19) « Comment éviter alors par cette méthode que le même phénomène de remplacement ne se reproduise alors à l’infini ? »
    C’est comme avec les antibiotiques, une pression de sélection implique à plus ou moins longue échéance l’émergence de souches résistantes. La solution consiste donc à être conscient de ces risques, de faire du suivi épidémiologique et de caractériser les débuts de résistance afin d’adapter la prévention. Ce qui est fait par la communauté sanitaire et scientifique.
    20) « Mais on a noté des épidémies chez des populations vaccinées (CV entre 80% et 99% ) : soit parce que le virus circule à bas bruit – sans symptômes – soit parce qu’un virus mutant résistant au vaccin apparaît, soit par un cas importé [12]. »
    La référence comporte trois articles. Le premier est spécifique des professionnels de santé, et précise qu’ils sont beaucoup plus à risque d’être contaminés malgré deux doses de vaccin. C’est un point abordé d’une part par mr Raoult qui précise qu’une stratégie d’encerclement impliquant la revaccination systématique des personnels au contact de cas de rougeole serait importante à mettre en place. D’autre part, la recommandation citée en réponse au point 1) stipule également que peu importe le statut vaccinal, les personnels de Santé doivent être revaccinés.
    Le second article parle d’une épidémie à New-York avec des cas de contamination secondaire à travers un patient qui avait reçu ses deux doses et présentait une mémoire immunitaire à l’égard du virus, et 4 patients secondaires dans le même cas de figure. Ils concluent qu’il faut conduire les tests épidémiologiques et biologiques même chez les sujets qui ont reçu leurs deux doses, ce qui semble primordial et tout à fait justifié par les données présentées. De façon intéressante, le génotype impliqué est un D4.
    Le dernier article parle d’une épidémie issue d’une communauté juive-orthodoxe anglaise réfractaire à la vaccination, épidémie exporté et ayant diffusé localement au sein de cette même communauté. Il est décrit plusieurs types de complications allant de la simple gastroentérite à l’encéphalite rougeoleuse, mais pas de décès parmi les 491 cas. L’article conclut qu’il faut focaliser les efforts de vaccination sur les sous-populations réfractaires. Cet article n’étaye pas le propos tenu en 20) à moins d’une erreur de ma part.
    21) « La couverture vaccinale (CV) est le pourcentage de la population qui est vacciné. Comment est-il calculé ? D’après les documents officiels c’est le pourcentage d’enfants de 2 ans vaccinés avec 2 doses de ROR actuellement ; mais cette recommandation a évolué : on préconisait 80% de CV à une dose au début de la vaccination, et maintenant on s’achemine vers 3 doses et une vaccination répétée des soignants. Ces chiffres proviennent de calculs théoriques et ont été extrapolés à partir d’observations non chiffrées anciennes concernant la protection conférée par les maladies naturelles : on a étendu ces observations à la protection conférée par la vaccination [13].
    Il y a une incohérence théorique ici : si on admet qu’avant vaccination une grosse majorité de la population était immunisée, avec une immunité solide et durable due à la maladie, comment pouvait-on espérer éliminer la maladie avec une CV de 80% qui confère une immunité faible et non durable ? Même avec une immunité naturelle très répandue et forte le virus sauvage circulait et atteignait 700 000 enfants par an France avant vaccination. »
    Il est vrai que la couverture vaccinale peut être faussée notamment par les certificats de complaisance, même si c’est peut-être encore marginal. Les données d’épidémiologie, des outils comme le BEH, servent à estimer la circulation du virus, et des outils informatiques (algorithmes, modèles de circulation) servent à estimer la couverture vaccinale à atteindre pour stopper la circulation du virus.
    Le fait que l’immunité ne dure pas toute la vie prend au moins le temps d’une vie, et ça n’était pas anticipable. D’où la modification des recommandations en termes de schéma vaccinal maintenant que c’est connu.
    22) « En cas d’épidémie de rougeole, l’OMS préconise de retrouver les personnes ayant été en contact avec les malades dans les 4 jours précédents la découverte de la maladie et de les vacciner dans les 72 heures. À supposer que les anticorps obtenus après vaccination soient efficaces, c’est aberrant car ils apparaissent au minimum après 14 jours, donc ces sujets contacts auront le temps de développer la maladie attrapée par contagion (et même ensuite la rougeole vaccinale ?). »
    Dans le cas d’une revaccination d’un cas-contact, on n’est pas dans le contexte d’une réponse primaire mais d’une réponse secondaire, qui se met en branle bien plus rapidement (3-5 jours), profitant de la période d’incubation du virus pour endiguer sa multiplication et limiter le risque de survenue de la maladie clinique et de contagiosité, qui dépend de la charge virale.
    23) « Il se peut aussi qu’intervienne le phénomène des anticorps facilitateurs qui aggrave la maladie attrapée après vaccination (comme cela se produit pour la dengue [15]). »
    Il n’existe pas à ma connaissance de données issues de la littérature scientifique étayant cette hypothèse dans le cas de la rougeole. Mais peut-être que Mme « Kahn » dispose de plus de précisions sur ce point, qui seront les bienvenues.
    24) « D’ailleurs, dans les années 50, les experts de l’OMS n’étaient pas favorables à la vaccination rougeoleuse [16]. »
    La référence 16 renvoie à une note de bas de page sans référence documentaire. De plus, comme c’est d’ailleurs bien dit dans cette note, en 1950, le vaccin vivant atténué n’existait pas. Je ne peux pas commenter plus, mais si Mme « Kahn » a des informations supplémentaires, là encore je suis preneur.

    En conclusion : Les données disponibles issues de la littérature présentées ici étayent seulement le point de la circulation avérée de trois génotypes qui semblent dériver par rapport au sérotype couvert par le virus vaccinal. Les autres informations ne sont pas étayées, et j’aimerais à ce titre avoir des compléments d’informations de la part de Mme « Kahn » sur les points n°2, 5, 6, 7, 10, 15, 16, 23 et 24.
    En la remerciant par avance pour son temps,
    Bien à vous

    1. Emma il y a quelque chose qui m’échappe tout de même si l’on part du principe que ce n’est plus la souche A qui circule mais d’autres souches alors on peut dire que le vaccin fonctionne aussi contre ces souches et que si l’on a attrapé la rougeole (souche A) on est aussi immunisé contre les autres souches. Dans le cas contraire il y aurait de vrais épidémies en ce moment, à savoir 200 000 rougeoles par an et pas 1000 non ? Merci de votre réponse

    2. Ce que disait (de mémoire) la thèse soutenue en 2002 à Grenoble (réf 8) c’était que l’efficacité du vaccin n’était pas homogène selon les souches et qu’il avait beaucoup moins d’efficacité sur certaines (je n’ai pas encore vérifié lesquelles) que sur d’autres mais pas une efficacité nulle.

      Par ailleurs, Didier Raoult affirme ceci dans son livre « La vérité sur les vaccins » janvier 2018 page 175 : « Nous nous sommes rendu compte que la durée de la protection vaccinale était bien plus faible que celle que procurait l’infection naturelle. » Il considère ce fait comme étant le principal problème posé par cette vaccination.

      Nous savons tous que la stratégie vaccinale reposait sur le principe que la protection durait toute la vie dès lors que celle-ci avait réussi dans l’enfance. Ce principe était encore affirmé il y a peu et probablement par la ministre actuelle. En tout cas, ce fut affirmé par un jeune membre du CTV au congrès Adelf-Sfsp (17-19 octobre 2013) en réponse à une question que j’avais soulevée. Il affirma que les études dont on disposait maintenant montraient cette protection à vie alors qu’il y a 6 ans on avait des preuves du contraire. Ces preuves ne datent pas de l’année dernière ! Par contre, des experts commencent tout juste à commencer à en parler sur la place publique.

      « Le fait que l’immunité ne dure pas toute la vie prend au moins le temps d’une vie, et ça n’était pas anticipable » aurait dû impliquer qu’on se garda d’affirmer sans preuves que cette protection durait toute la vie. Ce fut cette affirmation qui avait permis de « justifier » puis de lancer les campagnes de vaccination généralisées en faisant miroiter une espérance qui est aujourd’hui déçue.

      Un tel procédé n’est pas nouveau : pour la polio, l’OMS avait soutenu en 1988 au cours de l’Assemblée mondiale de la santé, que les virus dérivés de souches vaccinales s’arrêteraient de circuler dans les 3 à 6 mois qui suivraient l’arrêt de l’utilisation du vaccin à virus vivants. Ce fut affirmé sans aucune preuve, et pour cause puisque c’est complètement faux, mais ce fut un élément essentiel pour faire accepter par l’AMS le lancement de la campagne mondiale d’éradication des virus polio.

      Aujourd’hui on sait que non seulement ces virus circulent comme les sauvages là où l’environnement le permet, mais aussi qu’ils ont le même potentiel de virulence que les sauvages par recombinaison avec d’autres entéro-virus rencontrés dans les intestins des humains contaminés. Il sera impossible de les éradiquer par la vaccination orale qui en remet en circulation, ni par l’injectable qui n’agit pas sur les virus présents dans l’intestin.

    3. Je crois qu’il il y a une forme d’immunité croisée avec le vaccin schwartz (1 seul sérotype rougeoleux), c’est juste qu’il est documenté que sur certains génotypes l’immunité disparait car les taux d’anticorps circulants sont plus faibles, ouvrant la porte à une pression de sélection.

    4. « 2) « On observait 10 décès par an dus – principalement – à la rougeole avant la vaccination à la fin du siècle dernier »
      Je trouve dans un document de l’INVS la même donnée d’une dizaine de décès par ans, depuis 1988, dus selon l’auteure à une meilleure prise en charge des patients (http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=7715). En outre, elle précise que la maladie étant extrêmement fréquente, souffrait d’une forte sous-déclaration, sans préciser quoi que ce soit sur l’impact sur les chiffres de mortalité spécifique. »

      Merci pour la source de cette affirmation de 10 décès par an. (Je la cherchais). Maintenant, si on veut faire le calcul des coûts pour la société, il faut aussi commencer par inclure le coût des hospitalisations, ce qui ne me paraît pas négligeable compte tenu que « la maladie était extrêmement fréquente ».

      1. A l’époque on ne dérangeait pas un médecin pour une rougeole banale. A l’époque aussi, il faut le préciser pour les jeunes, les médecins se déplaçaient pour les maladies contagieuses. Aujourd’hui les parents arrivent dans les salles d’attente avec un enfant atteint de rougeole. De même pour la grippe etc … Imaginez plusieurs contagieux dans la même salle d’attente d’un cabinet de 4 médecins !

        Un enfant atteint par la rougeole était exclu de l’école, mais il va en salle d’attente. En 2009 on fermait les salles de sports pour y concentrer des populations pour les vacciner alors que face à une maladie contagieuse il faut au contraire éviter les concentrations. D’ailleurs notre plan pandémique prévoit la fermeture des salles de sports et l’interdiction des matchs en ce sens.

      2. Cela ne change rien au fait que le monde actuel est comme il est, et qu’on ne peut pas prendre en compte que les morts dans les coûts, mais qu’il faille aussi prendre en compte les coûts d’hospitalisation.

        Cela étant, je trouve de mauvais goût de considérer que l’engorgement des hôpitaux serait du à une forme d’hypocondrie chez les patients: Devant la pression de plus en plus serrée des autorités médicales à considérer le moindre défaut de soin comme un acte de maltraitance, et devant le pilonnage outrancier du corps médical quand il s’agit de faire passer des messages de santé publique, sans compter le bourrage de crâne dans les magazines féminins ou les médecins et psys sont complices, faut pas s’etonner que les patients considèrent les toubibs comme des figures christiques assurant leur salut terrestre. Jusqu’au jour où ils se mettent plutôt à les prendre pour le docteur Knock…

    5. La réponse avait été mal postée!

      Bonjour Guillaume,
      Merci infiniment d’avoir pris le temps d’une réponse aussi fouillée à mon texte.
      Je suis très honorée qu’un scientifique de votre niveau ait trouvé un intérêt à celui-ci (malgré la présentation trop élogieuse de l’AIMSIB je suis loin d’avoir vos compétences ; d’ailleurs vous avez dû me confondre avec quelqu’un d’autre car ma formation est loin d’être récente et je ne fréquente pas les réseaux sociaux). Je ne vais pas vous répondre immédiatement faute de temps mais je le ferai le plus tôt possible.
      Même si vous démolissiez tous mes arguments mon but serait atteint car vous élevez le débat et je vais sans doute apprendre beaucoup en essayant de vous répondre.
      À bientôt !

    6. Bonjour à toutes et à tous,

      Merci pour vos réactions, interrogations et commentaires.
      En attendant les réponses de mme « Kahn », voici quelques éléments complémentaires:
      J’ai fait une petite fouille sur ClinicalTrials pour trouver cet essai sur 500 patients de 11 à 21 mois avec des souches nouvelles (https://clinicaltrials.gov/ct2/results?term=vaccine&cond=Measles&age_v=&age=0&gndr=&type=&rslt=&phase=4&phase=0&Search=Apply) qui est comparé au vaccin actuel. On en est donc déjà aux premiers essais cliniques des nouvelles souches.
      Pour les questions d’immunité ou plutôt d’hypoimmunité en fonction de l’immunogénicité de la souche vaccinale, et donc du risque de déplacement de la maladie vers des âges avancés, ce sont des questions d’épidémiologie poussée, et j’ai fait suivre à des épidémiologistes qui connaitront mieux la littérature, ou seront à même de faire les analyses avec des moyens professionnels, ce qui permettra d’alimenter le débat.
      En vous souhaitant à tous une belle journée

      1. C’est génial comme ça avec le déplacement on va avoir plein de zona chez les adultes.

        Ces gens sont des apprentis sorciers. Ils sont fous.

      2. La France résiste encore pour la vaccination généralisée contre la varicelle. En novembre 2005 j’assistais aux journées de veille sanitaire organisées par l’InVS. Daniel Lévy Bruhl dira qu’on joue avec le feu avec la vaccination contre la varicelle, à cause du zona.

    7. John Doe

      Où avez-vous lu que le vaccin souche A ne peut procurer aucune protection contre les autres souches?

      Vous répétez cela dans un commentaire sur mes réponses au contradicteur anonyme.

      J’ai seulement posé la question de l’efficacité du vaccin contre l’infection par les souches mutantes qui circulent actuellement au vu du nombre important de cas de malades vaccinés chez qui ces souches mutantes avaient été isolées.

      Vous pensez donc qu’on ne peut pas se poser cette question?

      Comment expliquez-vous alors ces faits troublants?
      Merci d’avance de votre réponse!

  14. La rougeole peut certainement être une maladie très grave, elle aurait d’ailleurs participé à l’effondrement des sociétés amérindiennes :

    « La conquête de l’Empire inca a été d’une grande rapidité car favorisée par un effondrement démographique lié à un choc viral et bactérien. Les nouveaux arrivants apportèrent avec eux des maladies inconnues des populations amérindiennes. Les multiples épisodes épidémiques de variole, de typhus, de grippe, de diphtérie et de rougeole tuèrent entre 10 et 12 millions de personnes, près de 50 à 60 % de la population amérindienne !  » [1]

    Il est possible de proposer une explication convaincante du fait qu’un virus comme celui de la rougeole puisse être dévastateur quand il arrive dans une population dépourvue de toute immunité. Rapidement, les non contaminés se trouvent entourés par plusieurs personnes simultanément contagieuses. Aussi, ces non contaminés sont infectés simultanément par une très grande quantité de virus. Cette charge virale très lourde va alors pouvoir déclencher des formes très graves de la maladie.

    Je ne sais pas si cette explication a été développée pour se trouver référencée dans pubmed mais peu m’importe, j’ai toujours été davantage intéressé par ce qui a toute chance d’être vrai, intéressant et utile que par ce qui est faux tout en étant référencé dans des publications. Des affirmations référencées et fausses il y en a à la pelle et pas des petites. La vraie démarche scientifique consiste à observer, expérimenter, formuler des hypothèses pour tenter d’expliquer les faits observés.

    Il n’est plus possible désormais de nier le fait que la vaccination contre la rougeole pratiquée à 1 ans et 15 mois prépare l’apparition de lacunes immunitaires quand ces enfants seront adultes, voire adolescents en raison de la durée limitée de la protection vaccinale. Ces lacunes immunitaires étaient beaucoup plus restreintes avec la maladie faite dans l’enfance par presque tous les enfants. Il y a risque que, dans un avenir proche, une importation de rougeole venue par exemple d’Afrique, produise, au moins localement, par exemple sur un campus universitaire ou le personnel d’un hôpital ou dans une famille, un effet analogue à l’effet produit par les conquistadors apportant la rougeole aux Incas et aux Mayas.

    Il est possible que nous ne soyons qu’au tout début des manifestations de ce phénomène car les vieilles générations comme la mienne sont encore là pour faire tampon et limiter l’amplification des épidémies. Elles ont connu les épidémies de rougeole dans les classes mais pas chez leurs parents et grands parents qui étaient là pour s’occuper des enfants malades de la rougeole. Demain, ce seront les enfants vaccinés qui devront s’occuper de leurs parents et grand parents frappés par la rougeole et pas par des rougeoles bénignes. Comme ils seront alors hospitalisés, il faudra des services pour prendre les enfants en charge après l’école. Ce ne sera plus la grippe que les personnes âgées redouteront dans les EPHAD mais la rougeole !!!

    Prophétie ou délire ? Peut-être une simple anticipation ?

    [1] https://echoradar.eu/2017/08/24/conquistadors-empire-inca-entre-choc-cultures-strategies/

  15. Voici des extraits de la thèse de Diane Ninkam Nghemning citée dans [8] de l’article de Emma :

    page 41 :

     » Par conséquent, le virus de la rougeole peut circuler sans être détecté dans une population vaccinée, ce qui augmente faussement l’estimation de l’efficacité de la vaccination (Orenstein et al. 1988) »

    Les références sont détaillées à la fin de la publication, pages 160 …

    « Une épidémie de rougeole s’est déclarée aux Etats Unis dans une population où 99% des enfants avaient été vaccinés (Gustafson et al ; 1987) »

    « Du point de vue clinique, la rougeole qui sévit dans les populations vaccinées est différente de la rougeole classique. Bien que le plus souvent asymptomatique, elle présente parfois des signes cliniques atténués. »

    Page 29 :

    «Les vaccins actuellement disponibles ne parviennent pas à bloquer complètement la transmission du virus dans la population .
    On ne peut pas vacciner les enfants avant l’âge de neuf mois car la présence d’anticorps maternels réduit l’efficacité de la vaccination (Siber et al. 1993). »

    Page 43 :
    « …l’hypothèse selon laquelle le vaccin vivant atténué induirait une protection à vie (Krugman 1983) a été remise en question après les épidémies de rougeole survenues chez des enfants ayant été vaccinés 15 ans auparavant (Gustafson et al. 1987;Samb et al ; 1995). »

    Page 52 ; « Il a été rapporté des cas de rougeole chez des individus présentant une séroconversion après la vaccination. »

    Page 53 conclusion de l’auteure de la thèse :
    « Au regard de toutes ces études, nous pouvons dire que l’immunité acquise par le vaccin contre la rougeole semble être un continuum, allant d’une protection totale et durable à une protection minimale ou nulle, en passant par une protection partielle ou temporaire. »
    « Cette flexibilité de la réponse immunitaire est responsable de la circulation occulte
    du virus de la rougeole dans la population vaccinée. »
     

    Voici ce qui a été rapporté au Colloque qui s’était tenu à Lyon le 2 décembre 1997  « Les maladies à prévention vaccinale dans les collectivités d’enfants et d’adolescents »
    Communication de Daniel Lévy-Bruhl (InVS) (page 34 ; version papier seulement) :
     
    «  Il y a eu une publication intéressante l’an dernier (1996) : sur une petite île isolée du Pacifique, dans laquelle il y avait eu une activité de vaccination 27 ans auparavant, aucun cas de rougeole n’avait été enregistré depuis…jusqu’à ce qu’une épidémie de rougeole survienne. C’est une situation expérimentale dans laquelle il n’y a ni rappels naturels, ni introduction du virus de la rougeole sur l’île. »
    Question : d’où venait le virus s’il n’y avait plus de rougeole manifestée sur l’île et s’il n’y a pas eu d’importation ?
    L’hypothèse la plus vraisemblable est qu’il avait circulé  »à bas bruit » dans la population et qu’il pu à nouveau provoquer des formes aiguës de la maladie quand l’immunité d’une partie de la population commença à faiblir.

  16. Voici un extrait de la vidéo de Didier Raoult et Emilie Javelle sur la stratégie « Raoult » :

    « je pense que si on a réussi à éradiquer la variole, et si on n’a pas réussi à éradiquer la rougeole, on n’a pas eu de Fenner. Fenner est celui qui a aidé à faire éradiquer la variole, parce qu’il a changé de stratégie au bout d’un certain temps et c’est ce qu’il fallait faire, je crois, avec la rougeole : c’est-à-dire qu’il a transformé la stratégie de généralisation de la vaccination par laquelle on est obligés de commencer pour faire tomber de manière très très brutale le nombre de rougeoles, et ensuite, ça a été suivi par une stratégie d’encerclement, c’est-à-dire que, à chaque fois qu’il y avait un cas de variole, on revaccinait tout le monde, que les gens aient été vaccinés ou pas. On n’a pas, nous, commencé par cette stratégie-là, qui est de dire : écoutez, on demande aux gens « est-ce que vous avez été vacciné ? ». Si on faisait des stratégies, il n’y a pas d’inconvénient à faire des stratégies d’encerclement : on voit même les populations très à risque. Il n’y a pour l’instant pas d’obligation vaccinale, c’est-à-dire que, si nous on a un cas de rougeole, on n’est pas… Les gens, on peut leur proposer la vaccination ; ils vont dire : « mais si ! je suis vacciné ! Je ne le fais pas ! », mais ce n’est pas ça qu’il faut faire, il faut… mais là… Je ne suis pas fana des obligations générales, mais des obligations ciblées bien sûr : c’est-à-dire qu’il y a un vrai risque épidémique là et donc de vacciner le personnel de soin qui est en contact ou qui peut être en contact avec la rougeole, et le vacciner tous les 5 ans, ça a un sens. Donc je crois que là, il y a une vraie stratégie à mettre en place et pour l’instant on ne voit pas de stratégie mondiale de lutte contre la rougeole, sauf à répéter des recettes qui étaient celles du XXe siècle en disant « il faut augmenter le niveau de couverture vaccinale », alors qu’il faut cibler : il faut cibler la vaccination pour essayer d’empêcher la circulation, parce que, quand un clone a émergé qui est résistant au vaccin, qu’il circule de manière très très rapide dans une population non vaccinée du tout, parce que la vaccination quand même limite un peu la circulation des souches, hé bien, il arrive ce qui se passe actuellement, c’est-à-dire une recrudescence de la rougeole. »

    Il oublie de dire qu’on isolait les malades et les contacts. Je pense quand même qu’il doit le savoir !
    Il ne sait peut-être pas que la vaccination des vrais contacts était pour le moins inefficace pour ne pas dire pire. Un membre tout à fait éminent du CTV me l’avait confirmé dans les couloirs au congrès adelf-sfsp de Bordeaux en 2013.
    De plus, la variole n’était pas comparable à la rougeole en ce sens que même sans la vaccination elle ne touchait qu’une partie de la population. Ce n’était pas une maladie quasi obligatoire.
    Les raisons pour lesquelles la stratégie de vaccination massive avait échoué contre la variole ne sont pas forcément les mêmes que pour la rougeole. C’est l’isolement des cas et des contacts qui a vaincu la variole et non la vaccination, massive ou ciblée, quoiqu’on en dise et quoique Raoult en dirait. Peut-on isoler les cas et contacts de rougeole ?

  17. QUESTION :

    Vu la gravité de la rougeole chez les enfants de quelques mois et vu qu’il se produit de tels cas, il paraîtrait très indiqué de faire la vaccination contre la rougeole dès l’âge de 2 mois. Non, on juge préférable de les protéger en urgence absolue contre la diphtérie, la polio, l’hépatite B …

    Pour quelles raisons personne n’envisage de vacciner si jeune contre la rougeole ? La vaccination est seulement prévue à 1 an et au plus tôt à 9 mois en cas d’entrée en collectivités.

    Ces raisons existent bien sûr et elles sont particulièrement impérieuses sans doute. Il serait intéressant et instructif pour tous ici que GB nous les explique.

    1. j’y ai pensé, mais je pense que c’est juste qu’il n’y a eu aucun essai clinique dans la population <9 mois.

    2. La vaccination rougeole avant 12 mois est plutôt recommandée en cas d’épidémie, ou de contact avec une personne porteuse, ou déplacement zone endémique, plutôt que pour simple entrée en collectivité. On peut d’ailleurs vacciner à 6 mois, à condition de poursuivre le schéma ensuite soit + 2 doses. Le fait que les nourrissons soient protégés par les AC maternels diminue l’efficacité du vaccin.
      «  l’immunogénicité humorale dépend de l’âge auquel la première dose de vaccin rougeoleux est administrée, de la souche vaccinale et de la présence d’anticorps maternels ;
       à partir des 20 articles retenus pour la méta-analyse, la proportion de nourrissons ayant séroconverti a
      été de 50 % à 4 mois, de 67 % à 5 mois, de 76 % à 6 mois, de 72 % à 7 mois, de 85 % à 8 mois ;
       les taux de séroconversion ont été inférieurs au taux de référence de 92 % établi par l’OMS et au taux
      obtenu lors de l’administration d’une dose de vaccin à 9 et 11 mois ;
       ces taux de séroconversion dépendent également de la souche vaccinale. Des données limitées issues
      de comparaisons directes de l’immunogénicité de deux souches vaccinales (Schwarz et EdmonstonZagreb) indiquent que les taux de séroconversion des nourrissons vaccinés avec la souche EdmonstonZagreb sont supérieurs de 18 % (IC95 % [3 ; 34]) par rapport à ceux vaccinés avec la souche Schwarz.
      Des moyennes géométriques des titres en anticorps IgG anti-rougeoleux plus faibles sont également observées chez les nourrissons vaccinés avant 9 mois (283 mUI/mL) comparées à celles observées chez
      les nourrissons vaccinés après 9 mois (615 mUI/mL). Enfin, le déclin de l’immunité apparaît également
      plus rapide chez les nourrissons vaccinés avant 9 mois dans une étude sur trois.
      Ainsi, à partir d’un niveau de preuve considéré comme faible voire très faible, les auteurs concluent qu’une première dose administrée précocement de vaccin rougeoleux n’apparaît pas aussi
      efficace qu’une première dose à un âge plus avancé (≥ 9 mois). »
      Données issues de ce document.
      https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2018-04/recommandation___vaccination_contre_la_rougeole_avant_lage_de_12_mois_suite_a_larret_de_commercialisation_du_vaccin_monovale.pdf

    3. La neutralisation du vaccin vivant par les anticorps maternels est une raison mais je ne pense pas que ce soit la seule. Pourquoi ? Parce que dans le cas, de plus en plus fréquent, d’enfants nés d’une mère n’ayant pas fait la rougeole et n’ayant pas été vaccinée, il paraîtrait logique de vacciner l’enfant dès 2 mois à la place de l’hexavalent qui peut attendre, vous ne croyez pas ?
      Si la maman n’a été que vaccinée, elle transmettra peu d’anticorps à son enfant, cela a aussi été étudié. On pourrait alors vacciner l’enfant dès 6 mois. Or tout cela n’est pas prévu du tout. Une fois j’ai voulu soulever le problème. Il me fut répondu, d’un revers de main « trop compliqué ! » Trop compliqué alors qu’il peut suffire d’interroger la maman.

      Non, l’autre raison que je devine mais qui ne peut être dite par les experts, c’est pourquoi, n’étant rien moi-même je peux le dire. Vous n’avez pas remarqué que pour être libre de parole il fallait n’avoir aucun pouvoir, n’avoir aucune autorité sur qui que ce soit ? C’est une grande vérité !

      Donc, étant libre, je peux formuler ici mon hypothèse : Vous connaissez la PESS, la panencéphalite sclérosante subaiguë qui est terrible et mortelle à terme. Elle est reconnue pour être provoquée par le virus de la rougeole quand celui-ci migre vers le cerveau. Or cette migration a d’autant plus de risques de se produire quand la maladie apparaît tôt, avant 1 an, a fortiori à 3 mois. La vaccination généralisée a eu justement pour effet de favoriser la rougeole chez les moins d’un an mal protégés par les anticorps maternels non issus de la maladie. Il y aurait donc là une raison importante pour tenter de protéger ces enfants en les vaccinant le plus tôt possible.

      Non, l’urgence absolue c’est de les vacciner contre la polio alors que le virus ne circule plus en France !!! Non, ce n’est pas crédible.
      Le problème que je devine est que le vaccin étant à virus vivant, ce virus vaccinal a les mêmes propriétés de circulation dans le corps que le virus sauvage car la capacité de circulation n’est pas lié à la virulence. On a des preuves de cela avec les vaccins polio oraux : il a été bien établi que dans un environnement donné, les virus vaccinaux circulent de la même façon que les virus sauvages. C’est d’ailleurs cela qui empêchera l’éradication de la polio, ces virus pouvant de plus devenir pathogène par recombinaisons.

      Cette capacité de circulation avait aussi été établi pour le BCG : chez les bovins elle le fut en autopsiant les animaux ; on retrouvait le bacille dans les poumons, le foie, la rate, des ganglions … partout où son ancêtre le BK pouvait aller. Chez l’homme cela fut aussi constaté en marquant le BCG au carbone 14.

      Bien sûr, je n’ai pas de preuves pour le virus vaccinal atténué de la rougeole mais, compte tenu du constat qu’on ne veut pas avancer l’âge de cette vaccination alors qu’il faudrait protéger ces enfants, je suis fondé à formuler l’hypothèse que le virus vaccinal peut aller dans le cerveau aussi bien que le virus sauvage et ce tout particulièrement si l’enfant n’a que quelques mois.  »Ils » le sauraient bien sûr car des essais de vaccination précoce contre la rougeole ont forcément été réalisés.

      Ce n’est qu’une hypothèse mais il y a des arguments en sa faveur. Gardez là à l’esprit et observez les réaction en posant à des experts la question que je formulais pour voir les réactions. Vous verrez, ma question est une bonne question …

    4. John Doe ,
      Oui, il y a des études qui montrent cela pour les enfants aux alentours de 6 mois.
      Je n’ai pas le temps de détailler, mais il y a plusieurs références dans le document ci-dessous :
      https://www.vaxinfopro.be/spip.php?article106&lang=fr
      Pratiquement toutes les références parlent de cette question du conflit entre anticorps maternels et immunogénicité du vaccin MMR.

    5. Le lien belge que vous donnez Dj est intéressant car il date de 2010 et il dit ceci très important relatif à la seconde dose :

      « actuellement, la première dose du vaccin rougeole – rubéole – oreillons (RRO) est donnée à 12 mois et la seconde entre 10 et 13 ans »

      Vous avez bien lu, entre 10 et 13 ans alors que pour nous en France la seconde dose se fait quelques mois après la première. Dans la thèse de Diane soutenu à Grenoble en 2002 la seconde dose est aussi supposée faite vers 10-13 ans. C’est pourquoi le rôle attribué à cette seconde dose est très différent de celui qui lui est attribué quand elle est réalisé 4 mois après la première. Je ne suis pas certain que GB avait vu cela quand il cite la thèse de Diane à ce sujet.

      Réalisée 10-12 ans après la première, cette seconde dose peut effectivement jouer un rôle de rappel, les anticorps de la première dose s’étant affaiblis.
      Par contre, quand la seconde dose est réalisée 3-4 mois après la seconde, alors les anticorps de la première seront à leur pic et pourront neutraliser l’action de cette seconde dose. Par contre elle pourra se montrer active pour les enfants qui n’avaient pu séro-convertir à la première dose.

      Je peux témoigner avoir entendu maintes fois, dans des congrès ou colloques, des experts rappeler ce principe de la seconde dose très proche de la première : « ce n’est pas un rappel, c’est une seconde chance donnée à ceux qui ne s’étaient pas immunisés avec la première ».

      Maintenant, constatant les échecs liés pour une part à la durée limitée de la protection vaccinale, on commence à envisager une troisième dose dont le rôle sera celui attribué à la seconde quand elle était réalisée 12 ans après la première.

  18. – Children in Two States Get Vaccine Strain Measles from MMR Vaccine
    https://thevaccinereaction.org/2019/05/children-in-two-states-get-vaccine-strain-measles-from-mmr-vaccine/
    Published May 29, 2019 |
    Media sources in Michigan reported in April 2019 that two children in the state who were believed to have measles turned out not to have disease, after all. Genotype lab testing of the measles virus identified in the children’s blood was conducted and it was found to match the attenuated (weakened) vaccine strain measles virus in the MMR (measles, mumps, rubella). The children did not get infected with wild-type measles.1 […]

    – How 2 Michigan kids tested positive for measles, but didn’t have disease
    https://eu.freep.com/story/news/local/michigan/2019/04/12/washtenaw-oakland-county-measles-michigan-outbreak/3445578002/
    Apr 12, 2019

  19. Bonjour ! J’ai eu la rougeole a 10 ans et ai été « privée de classe ». La réaction de mes parents a été de nous mettre tous (mon frère, mes 2 soeurs et moi-même, dans la même chambre afin qui nous soyons tous atteints, puis immunisés. Mon père a changer l’ampoule de la chambre pour en mettre une rouge (pour tamiser la lumière et aider chacun et ma mère a mis des rideaux rouges. Ça a été une super période dont nous gardons tous un super (bon) souvenir ! J’ai 67 ans aujourd’hui et ne comprend pas pourquoi les règles ont changé… sauf si c’est pour enrichir les labos au détriment de notre santé individuelle et collective…

  20. L’immunité de groupe a-t-elle existé un jour seulement dans la vie réelle ? nous connaissons tous cette réponse, non bien sûr, car si les dernières générations depuis les années 90 + ou – ont été massivement vaccinés avec ces vaccins à valences multiples (rendus aujourd’hui obligatoires chez les nourrissons nés depuis le 1er janvier 2018), toutes les générations d’avant ne le sont pas hormis BCG & Dtpolio, et ne le seront pas davantage.
    Quand on parle d’atteindre un taux de couverture vaccinale à 90 % ou plus, cela ne concerne que les tranches d’âge les plus jeunes, et ce n’est donc qu’un faire-valoir sans fondement scientifique pour promouvoir la vaccination. Le cas de la France n’est pas singulier. Allez à la louche sans prendre en compte que l’immunité régresse avec les années, le taux de couverture vaccinale dans la population entière doit flirter au mieux entre 40 et 50%.
    Cette fable de l’immunité de groupe est une ligne Maginot, tous les quadras, quinquas, et seniors en circulation dans les espaces publics seraient des vecteurs potentiels…

    1. En effet njama : lorsque les autorités françaises parlent de CV de 95% (et maintenant 98%) à atteindre , elles se réfèrent seulement aux personnes nées après 1980 : les autres sont censées être immunisées à vie par la maladie naturelle contractée avant l’ère vaccinale.
      C’est vrai qu’il est difficile de trouver des chiffres sur cette CV : quand on parle de CV actuelle à 90% ou plus, il ne s’agit que des enfants de 2 ans. Pour la population entre 2 ans et 40 ans, les chiffres sont très flous!
      Voir la note 13 de l’article qui explique comment ces taux théoriques ont été calculés.

  21. Maria
    Je voudrais revenir sur le drame affreux de la rougeole chez un très petit nourrisson avec ses risques de mort ou d’encéphalite mortelle qui est mis en avant dans les médias. Il y a (ou plutôt il y avait!) une manière très simple de s’en prémunir, c’était l’allaitement maternel avec les anti-corps de la mère immunisée qui passaient dans le lait.
    La nature est plutôt bien faite … mais l’homme tout puissant veut faire mieux (on appelle ça l’Hubris).

    1. Bonjour. Petite erreur concernant l’allaitement. Les anticorps qui protègent rougeole oreillons rubéole sont transmis par voie placentaire si la mère est immunisée et décroissent très rapidement. Allaiter ne change strictement rien.

    1. @ Emilio
      Se pencher sur le cas des Vaxxeuses ? mérite-t-il qu’on lui manifesterait de la bienveillance ?
      Son pseudo pluriel suggère qu’il s’agirait une nébuleuse, mais peu importe, pour cette entité anonyme (sic) : « le REVAHB [est] l’Association des PERSONNES QUI SE CROIENT victimes du vaccin Hepatite B » (son commentaire sur Agoravox 28 décembre 2018 12:29)
      Voilà qui donne une idée du profil de ce chevalier blanc parti pourfendre ceux qui ne sont pas dans le dogme vaccinal.
      Parmi ses derniers tweets : Les Vaxxeuses @agnesbuzyn @MinSoliSante @Place_Beauvau @CCastaner @jmblanquer
      L’AIMSIB est une association loi 1901 qui milite contre la vaccination et qui est considérée « d’intérêt général ». Ce statut lui permet de percevoir des dons défiscalisés à 60%. Est ce que ce statut est acceptable ?
      06:19 – 3 juin 2019
      https://twitter.com/les_vaxxeuses/status/1135536496407187456
      Cette personne soucieuse semble-t-il de l’intérêt général, ce que nous ne pourrions lui reprocher, s’est-elle inquiétée des compétences de la poignée de députés « petits télégraphistes » envoyés déposer la Proposition de loi N°1118 qui visait à rendre le vaccin Gardasil obligatoire ?
      Laure de LA RAUDIÈRE (ingénieur télecoms), Agnès FIRMIN LE BODO (pharmacienne), Pierre MOREL-À-L’HUISSIER (avocat), Vincent LEDOUX (enseignant), Antoine HERTH (agriculteur), Charles de COURSON (magistrat à la cour des comptes), Christophe NAEGELEN (diplômé ESC, reprend la direction de l’entreprise familiale d’ameublement), Meyer HABIB (ingénieur et bien connu petit télégraphiste de Tel-Aviv)
      Vu leurs compétences très éclectiques, un cabinet de curiosités, nul doute qu’ils furent envoyés en mission commandée, mais pour le compte de qui au juste ? celui de l’intérêt général ? avec les deniers de la République !
      La HAS nous disait pourtant que ce vaccin n’était que « modérément utile »… y-aurait-t-il eu un débat public que nous ne connaitrions pas pour savoir si cette vaccination anti-hpv était un « réel » enjeu de santé publique ?

      1. Bon!
        On avait pourtant dit que les commentaires étaient fermés sur cet article, mais pourquoi se priver d’une telle joie, celle de lire la réflexion de njama…

      2. @Njama :

        C’était évidemment pour dénoncer leurs agissements sur les réseaux sociaux que je disais qu’il fallait que le petit monde antivaccinaliste se penche sur leur cas. Mon commentaire n’était absolument pas bienveillant à leur égard…

        Il se trouve que j’ai lu Marc Girard, et le problème parfois difficile à supporter auquel je suis confronté est que j’ai réellement compris comment on faisait pour manipuler les gens : par exemple en plaçant Bernard Bégaud comme un pseudo contestataire ou en médiatisant le danger général que ferait peser l’aluminium des vaccins pour cacher le danger particulier du vaccin contre l’hépatite B.

        Les vaxxeuses sont un compte de propagande pharmaceutique et un des pires… parce qu’il est parfaitement moderne et parce que leur promoteur sait que les réseaux sociaux sont le lieu idéal pour promouvoir efficacement une propagande qui s’oppose aux droits fondamentaux des familles ce pays.

        J’ai toujours expliqué que le problème des obligations vaccinales était LE problème qui verrouillait tous les autres. Ils semblent peu nombreux ceux qui ont compris le genre de projet qui se cache derrière les obligations vaccinales…

        Je suis et resterai intransigeant au sujet du GRAVE problème de société représenté par les obligations vaccinales.

      3. Pour ma part, je pense que les vaxxeuses sont une petite bande de diablotins rouges dont l’agitation vise à détourner l’attention des questions et actions vraiment importantes au profit de réactions émotionnelles parasites.

        Pour moi, il n’est pas utile d’aller les lire. Il vaudrait beaucoup mieux s’adresser aux experts institutionnels, même s’ils ne nous répondraient pas, comme par exemples la CTV, la HAS, le HCSP, la DGS, Alain Fisher, Lévy Bruhl, Perronne, le directeur de santé publique France François Bourdillon etc.

        Je l’ai fait parfois et j’ai eu, rarement mais j’ai eu parfois, des réponses, écrites ou orales.

  22. il y a eu des commentaires (en dehors du présent site) qui ont amené à la fermeture des commentaires avec protection de l’anonymat du contradicteur. Il a été décidé de mettre un terme à la polémique de cette manière.

  23. John Doe, vous n’avez pas répondu à ma question concernant un de vos précédents commentaires,
    Merci

  24. En effet ça pouvait prêter à confusion!
    C’est une déduction logique, pas une démonstration par l’expérience.
    Si le vaccin était aussi efficace contre les souches mutantes que contre la souche vaccinale A, alors on devrait retrouver des virus circulants de souche A. Le fait qu’on n’en retrouve pas tend à montrer (plus prudent!) qu’il est incomparablement plus efficace contre la souche A que contre les souches mutantes apparues sous sa pression de sélection.
    Merci Darwin!

  25. Ce problème était déjà mentionné dans la thèse de Diane Ninkam Nghemning (Grenoble 2002). Elle rapportait, selon la littérature, que le vaccin pouvait être beaucoup moins efficace sur certaines souches que sur d’autres ce qui a pour effet de sélectionner les souches les moins sensibles au vaccin.
    Je n’ai pas recherché le passage où elle parle de cela car il y a 160 pages mais je sais qu’elle en parle.

    Il semble qu’il puisse y avoir aussi de nouvelles souches qui apparaissent.

    Au delà de divergences de détails ou liées à des formulations imprécises, on pourrait tous reconnaître que vacciner ainsi presque toute la population mondiale peut avoir des effets imprévisibles sur la population virale qui s’adapte elle aussi et réagit au nouvel environnement ainsi crée. Ce n’est pas un jeu de vacciner ainsi, on commence à s’en apercevoir avec la rougeole et on peut craindre que cela ne fasse que commencer.
    On constate aussi pour la polio que la vaccination systématique et généralisée avec un vaccin à virus vivant (comme pour le ROR) a pour effet de mettre en circulation des virus d’origine vaccinale potentiellement aussi dangereux que les sauvages quand ils se recombinent avec d’autres entéro-virus selon les rencontres qu’ils feront dans les intestins des humains.

    https://www.yumpu.com/fr/document/view/38634696/souches-africaines-du-virus-de-la-rougeole-etude-

  26. Bonjour Emma, vous dites « On observait 10 décès par an dus – principalement – à la rougeole avant la vaccination à la fin du siècle dernier », mais alors faut mettre les liens qui vous donnent raison, pas ceux qui montrent que c’est faux (Historique de la surveillance de la rougeole en France).

    D’abord, la fin du siècle dernier, c’était il y a 20 ans. Donc 10 décès par an, pourquoi pas, mais c’est probablement grâce à la vaccination. Mais si vous vous êtes trompée et que vous parliez de la fin du 19e siècle, alors le lien que vous donnez montre que c’est déjà beaucoup plus (650) quand le graphique commence: en 1950.

    Vous parlez de la létalité dans les commentaires et vous dites qu’elle augmente. La létalité c’est bien, pour montrer que la rougeole est de plus en plus dangereuse, mais ou sont vos chiffres ? Vous avez forcé le respect des gens de l’AIMSIB qui savent qui vous êtes, qui savent quel est votre carrière et ce que vous avez publié, félicitations. Les simples lecteurs n’ont pas cette chance et ne peuvent se fier qu’à ce que vous dites. Donc si on peut vérifier, c’est mieux. (C’est juste un petit clin d’œil en passant parce que j’avais jamais vu quelqu’un poser un argument d’autorité anonyme et je trouve ça super classe. Ne le prenez pas mal, je suis taquin mais pas méchant, et puis j’ai vraiment envie de connaître vos chiffres)

    Si vous dites que la rougeole est plus dangereuse, c’est parce qu’il y a plus de morts ? Plus de complications graves ? Si elle frappe moins de personnes et/ou qu’il y a moins de morts et/ou qu’il y a moins de complications graves, en quoi elle est plus dangereuse ? ( Je dis pas que c’est le cas, j’aimerais vraiment savoir. Mais vous vous dites que la rougeole est plus dangereuse, donc vous, vous devriez le savoir, chiffres à l’appui. )

    Merci !

    1. James Tiberius Kirk,
      Si les chiffres sont faux, il faudrait prouver qu’ils le sont . Quelles preuves ? En 1950, le répertoire des morts par rougeole était bien tenu (létalité 1 pour 1000 environ) . Et 25 ou 30 ans plus tard, le répertoire tenu par le même organisme s ‘ est mis à etre très mal tenu pour les morts et pas seulement pour les malades. La létalité à diminuée fortement dans les chiffres, mais les chiffres sont devenus tout faux, mais tenu par le même organisme .
      Quelle preuve justifiée avez-vous, pour contester les chiffres officiels qui étaient juste et sans contestes danas les années 50 ?

    2. James Tiberius Kirk, vous voulez des chiffres?

      En voilà:
      Eurosurveillance Vol n*7, n*4
      En 1979 (avant vaccination, 25 décès dus à la rougeole pour un nombre de cas estimés à 750 000)

      BEH du 23 avril 2019:
      entre 2011 et 2018, 5311 cas et 4 décès

      Il me semble bien qu’il y a une augmentation de la létalité? d’autant plus que la qualité des soins hospitaliers a sans doute beaucoup augmenté entre 1979 et 2011.

      1. 25, c’est pas 10, Emma. (Bonjour, et merci d’avoir pris le temps de me répondre). Vous dites qu’on observait 10 décès par an avant la vaccination. Vous voulez bien me donner un exemple d’année ? Un seul. Comme je disais, je pense que ce ne sera pas « avant la vaccination » (Très visible dans « Historique de la surveillance de la rougeole en France »).

        En lisant votre réponse, je vois qu’un virus bénin qui tuait 25 personnes par an devient plus dangereux et tue 4 personnes en 8 ans. Comme je disais, si la rougeole frappe moins de personnes et/ou qu’il y a moins de morts et/ou qu’il y a moins de complications graves, en quoi elle est plus dangereuse ?

        Maintenant, la létalité: Relisez « Historique de la surveillance de la rougeole en France »: En 1980 l’estimation du nombre de cas de rougeole est de 484 000. Vous, vous dites qu’un an avant seulement, ce serait 750 000 ? Mais 750 000, c’est l’estimation du nombre théorique de cas de rougeole si le nombre de vaccinations est égal à zéro. Alors, combien de vaccinations en 1979 ? 0 ? Presque 30% ? Vous ne l’avez pas dit. Tant que vous n’avez pas montré que c’est zéro, vous ne pouvez pas dire 750 000.

        Mais surtout, vous comparez un chiffre comptabilisé (25 décès) avec un chiffre théorique (750 000) ? Pourquoi ne pas comparer les 25 décès issus des déclarations obligatoires avec les moins de 2000 cas de rougeole issus des déclarations obligatoires ? (toujours « Historique de la surveillance de la rougeole en France »).

        En lisant votre réponse on voit que vous n’avez pas les informations pour calculer la létalité avant vaccination et les déclarations obligatoires pour 1979 donnent 12.5 décès pour 1000 rougeole, très au dessus de la létalité récente, ce qui ne vous arrange pas non plus. Difficile pour vous de dire que la létalité augmente.

      2. Le calcul des taux de létalité est un paramètre particulièrement inopérant dans le contexte de la discussion.
        Bien sûr qu’on meurt moins de rougeole aujourd’hui qu’en 1970, en chiffres absolus.
        Mais sur cet autre point, vous peinez à donner le moindre élément de preuve que la déclaration des morts n’était pas correctement faite. L’invs efficace en 1950 et plus en 1980, OKay…. Dire ça, sans preuve, ça porte un nom très précis, dans le contexte actuel.

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