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Levothyrox© nouvelle formule, aucun problème qu’ils disent

À la demande générale nous avons demandé à notre plus intrépide mathématicien, Bernard Guennebaud, de se pencher sur la qualité substantielle de l’étude rassurante que l’ANSM nous a livré en Décembre 2018 s’agissant de l’impact du Levothyrox© nouvelle formule sur la santé de ses utilisateurs. Outre que l’on est bien obligé de croire aux résultats publiés sans bénéficier d’aucun accès aux données brutes de ce travail mais c’est  une brutalité d’usage, notre cador de la statistique nous livre ici une étonnante profusion de résultats alarmants. Bonne lecture.

 

Chacun sait que le changement de formule pour le Levothyrox© a défrayé la chronique, beaucoup d’utilisateurs se plaignant du changement de formule. L’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament, vient de publier le 20 décembre le résultat d’une étude épidémiologique sur les effets comparés des 2 formules, l’ancienne (AF) et la nouvelle (NF) sur deux  groupes de patients constitués chacun du même nombre 1 037 553, ce qui représente pratiquement l’ensemble des français traités par Levothyrox [1] bien qu’on nous laisse totalement dans l’ignorance des éventuels critères qui ont présidé à la sélection des uns et des autres .

En fait, les patients suivis en 2017 sont probablement, pour la plupart, les mêmes qu’auparavant en 2016 puisque ces derniers avaient du renoncer à l’ancienne formule qui n’était plus disponible pour poursuivre leur traitement avec la nouvelle formule.

 

Synthèse des résultats tels que présentés par l’ANSM

Il s’agit de la première étude fournissant des chiffres sur l’état de santé des personnes ayant initié le Levothyrox© NF au printemps 2017 à l’échelle de l’ensemble de la population traitée par lévothyroxine en France.

Le rapport note qu’il n’existe pas d’argument en faveur d’un risque augmenté de problèmes graves de santé dans les mois suivant l’initiation du Levothyrox NF. Plus précisément, il note qu’il n’y a pas eu plus d’hospitalisations, pas plus de décès et qu’il n’y a pas eu non plus d’augmentation spécifique des arrêts de travail ni de l’utilisation des traitements symptomatiques des troubles notifiés en pharmacovigilance

Par contre les auteurs reconnaissent :
1- Une augmentation nette du nombre de consultations chez les généralistes et les endocrinologues parmi la population traitée par Levothyrox NF. Elle fut concentrée sur la période d’août, septembre et octobre 2017
2- Une augmentation relative de l’utilisation des traitements chroniques (psychotropes, anti-hypertenseurs, hypolipémiants) parmi la population traitée par Levothyrox NF comparé à la population témoin.  En particulier parmi les patients qui utilisaient déjà ces traitements avant l’inclusion.

Pour effectuer les comparaisons entre les 2 groupes les auteurs annoncent que la durée moyenne du suivi pour l’ensemble cumulé des 2 groupes était 7,5 mois c’est à dire 7 mois et 15 jours. Il est a priori surprenant que 2 groupes aussi importants puissent avoir la même durée de suivi. Ils ne communiquent pas les durées de suivi pour chacun des 2 groupes. Or cela a sans doute beaucoup d’influence sur les résultats obtenus.

Prenons par exemple l’affirmation qu’il n’y a pas significativement plus de décès dans un groupe que dans l’autre. Le groupe AF a eu 6387 décès au cours de la période d’observation contre 6355 pour le groupe NF. L’écart est très faible et il est inutile de faire des calculs pour confirmer la conclusion des auteurs à ce sujet, du moins si la durée du suivi est la même dans les 2 groupes.

Mais il suffit de modifier très peu ces durées tout en conservant la moyenne globale 7,5 pour créer un signal en faveur des AF. Prenons 7,7 mois de moyenne au lieu de 7,5 pour les AF contre 7,3 mois pour les NF. 7,7 mois représente 7 mois et 21 jours alors que 7,3 représente 7 mois et 9 jours.

J’ai ainsi fait varier la moyenne de 7 mois et 15 jours de seulement plus ou moins 6 jours, ce qui paraît dérisoire. Aussi, il est possible que les auteurs n’y aient pas prêté attention. Pourtant, cela va suffire pour changer les résultats en faveur des AF.

En effet le nombre moyen de décès par mois sera 6355/7,3=870,55 pour les NF contre 6387/7,7=829,48 pour les AF.  On constate ainsi que le nombre de décès chez les AF devient plus faible que chez les NF alors que c’était l’inverse initialement.

Mais cette différence qui est 41,07 est elle significative ?  Cela devient plus compliqué. Pour apprécier si cet écart est important (significatif) ou faible (non significatif, cad compatible avec des variations aléatoires) il faut estimer la variance et pour cela modéliser par une loi de POISSON pour lesquelles la variance théorique est égale aux nombre de cas attendus. On estime les cas attendus par les cas observés qui sont 6387 et 6355. La  division par 7,7 et 7,3 pour effectuer une comparaison sur une même durée d’un mois demande de diviser par les carrés de ces nombres pour estimer les variances qui s’ajoutent pour estimer la variance de la différence 6355/7,3-6387/7,7  entre les 2 groupes.

L’estimation de la variance théorique sera 6387/7,7²+6355/7,3²=226,98 dont la racine carrée est 15,07 qui donne une estimation de l’écart-type. On évalue 41,07 en nombre d’écarts-type soit 41,07/15,07=2,73 écarts-type.

C’est significatif au niveau habituel  de 5% quand l’écart est d’au moins 2 écarts-type. C’est très significatif quand l’écart est d’au moins 2,6 écarts-type, ce qui est le cas. On peut donc savoir ainsi que l’écart sera très significatif en faveur du groupe AF.

De façon plus précise on peut calculer la probabilité d’un tel écart qui est 3,2/1000 ou 0,32% <0,5% qui est très significatif.

Autrement dit, il y a très significativement plus de décès dans le groupe NF que dans le groupe AF quand les durées moyennes du suivi sont de 7 mois et 9 jours pour le groupe NF et de 7 mois et 21 jours pour le groupe AF.

L’écart resterait encore significatif en faveur du groupe AF en prenant 7,65 mois et 7,35 mois pour les durées de suivi pour les groupes AF et NF. La probabilité d’obtenir un tel écart par les fluctuations du hasard étant 2,42%<2,5% qui est le seuil habituel de significativité.

Voici un second  exemple avec les pathologies de l’appareil cardio-circulatoire  :

  • Groupe AF : 8 702  cas
  • Groupe NF : 8 472  cas

Non seulement elles sont plus nombreuses chez les AF que chez les NF mais les auteurs affirment un écart significatif en faveur du groupe NF qui aurait donc significativement moins de pathologies cardio-circulatoires qu’avec l’ancienne formule.

Pour ma part, avec des durées de suivis égales je trouve une probabilité de 3,96%  pour obtenir un tel écart en faveur des NF. Ce résultat n’est pas  significatif au seuil 5%  car >2,5%  mais il le devient au seuil 10% car <5%.

Je suppose maintenant que la durée moyenne du suivi est 7,75 mois pour les AF  (7 mois et 23  jours) et 7,25 mois pour les NF (7 mois et 7 jours). La moyenne globale du suivi reste ainsi à 7,5 mois. La probabilité d’un tel écart entre les nombres de pathologies observées sera  0,45% très significative (<0,5%) en faveur des AF

Autrement dit, il y a très significativement plus de pathologies cardio-circulatoires dans le groupe NF que dans le groupe AF quand les durées moyennes du suivi sont de 7 mois et 7 jours pour le groupe NF et de 7 mois et 23 jours pour le groupe AF.

En conclusion de ces calculs, les auteurs devraient préciser exactement les durées moyennes des suivis pour chacun des 2 groupes AF et NF.

Reconnaissons le paradoxe qui trouverait une explication immédiate si la durée du suivi était plus longue de seulement quelques jours chez les AF. Cela s’imposerait pour le moins car il y a un paradoxe flagrant dans ces données :

  • d’une part, les auteurs notent qu’il y a eu 360 000 consultations médicales supplémentaires chez les NF en soulignant ce fait qu’ils ont entourés en rouge et en reconnaissant un accroissement sensible de la consommation de certains médicaments, les durées de suivis étant supposées égales ;
  • D’autre part ils affirment la réduction d’un certain nombre de pathologies avec la nouvelle formule. Reconnaissons le paradoxe qui trouverait une explication immédiate si la durée du suivi était plus longue de seulement quelques jours chez les AF.

 

Une étude scientifique ?

Un article scientifique se présente normalement en mode texte et non en mode diaporama avec une succession de tableaux ne donnant que des résultats sans aucune indication sur la méthodologie utilisée, les problèmes posés par la collecte des données ni sur le groupe de comparaison formé de 248 304 diabétiques.

Difficile de croire par exemple, que la sélection de 2 groupes de chacun 1 037 553 personnes n’aurait posé aucun problème. Certes ce sont, pour une large part sans doute, les mêmes personnes qui ont changé de médicaments mais il y a eu des décès dans les 2 groupes (plus de 6000 dans chacun) et de nouveaux arrivants dans le second pour compenser mais de là à trouver exactement les mêmes nombres !

A aucun moment ils ne disent que les 2 groupes auraient une même durée moyenne de suivi, ce qui est capital comme je l’ai montré. Ils ne donnent que la durée moyenne du suivi pour l’ensemble des 2 groupes sans communiquer son écart-type qui permettrait d’évaluer la dispersion de ces durées de suivis comme par exemple un écart-type de 9 jours. On peut citer des publications où les auteurs donnent non seulement l’âge moyen des participants mais aussi l’écart-type relatif à l’âge. Vu les nombres de participants, la durée du suivi avait obligatoirement été informatisée et non individualisée. On n’a aucune indication sur les critères retenus avec risque d’arrêter un suivi quelques jours avant un évènement médical.

Dans chacun des 2 groupes, 27,8% des participants ont été inclus en juin (2016 pour les AF et 2017 pour les NF). Comme le suivi s’arrête au plus tard le 31 décembre qui suit, ils auront été suivi entre 6 et 7 mois tout au plus. Les autres participants ont été inclus dans l’étude soit au mois d’avril soit en mai.

On constate ainsi qu’il y a certainement eu des variations de plusieurs semaines entre les durées du suivi selon les participants. C’est pourquoi il est très invraisemblable que les durées moyennes du suivi soient égales dans les 2 groupes. Avoir les mêmes nombres de personnes dans les 2 groupes et une même durée du suivi simplifie beaucoup les calculs et permet des comparaisons immédiates pour le lecteur mais ce sont des conditions très peu crédibles qui ont très vraisemblablement été obtenues en  »forçant » les données.

Difficile de croire qu’une revue à comité de lecture accepterait une telle publication qui est d’abord suspecte de par sa forme. Il s’agit seulement d’une présentation de résultats comme cela se fait dans les colloques et les congrès. Mais une telle présentation devrait normalement s’appuyer sur un document plus consistant qui n’est pas référencé dans cette présentation.

Ils ne disent pas comment ils ont obtenu leurs résultats, ce qui, pour rester mesuré dans la forme, est pour le moins douteux et doit conduire à pointer fermement les inacceptables lacunes et rétentions d’informations d’une publication qui a toutes les caractéristiques d’une publication de complaisance.

Et les victimes ?

Qu’ont pensé les victimes du nouveau Levothyrox et que pensent-elles aujourd’hui de cette  »étude » de l’ANSM qui prétend leur  »démontrer » qu’elles se portaient mieux avec la nouvelle formule qu’avec l’ancienne alors qu’elle les rendait gravement malades et leur pourrissait la vie ? L’artiste et comédienne Anny Duperey a aussi fait l’expérience de cette nouvelle formule qu’elle emmena dans ses bagages en avril 2017 pour participer à un tournage en Espagne comme elle le raconte dans une vidéo de novembre 2017 [2]. Elle va l’expérimenter au cours du tournage. Pour elle ce sera chaise longue systématique entre deux prises. Elle se sentait épuisée,  prise de troubles digestifs permanents sans en comprendre l’origine. Annoncée très malade par la presse, elle a failli rater un important contrat.

Relayés par une association de malades de la thyroïde, les témoignages de milliers d’autres victimes vont lui ouvrir les yeux. Elle s’étonne de la suppression de l’ancienne formule, ce qui ne laisse pas le choix. Sa thyroïde est bien équilibrée par la nouvelle formule, ce qui montre que le problème ne vient pas de la thyroïde. De quoi ?  »On ne sait pas » lui répondra la ministre,  »c’est une inconnue scientifique ». Cependant, les malades seront traités de malades imaginaires, comme le confirmera  »l’étude » de l’ANSM alors qu’un député affirmera qu’il n’y a pas de crise médicale mais seulement une crise médiatique…

«Nier la souffrance des gens est absolument incroyable » s’insurge Anny Duperey qui n’hésite pas à parler  »d’une entreprise générale d’enfumage » et là encore ce n’est pas  »l’étude » de l’ANSM qui va la démentir …

Cette affaire est d’autant plus surprenante que, selon Anny Duperey,  cette nouvelle formule avait déjà été expérimentée aux Pays Bas,  en Israël, aux Etats Unis et que les résultats avaient été les mêmes. La comédienne craint une tentative de normalisation pour faire accepter ce nouveau médicament à toute l’Europe dans un avenir proche. ‘’L’étude’’ de l’ANSM n’était pas encore publiée mais son contenu semble bien aller dans le sens de cette normalisation.

Je laisse la parole aux vrais-faux malades du Levothyrox© NF que le « démontage à chaud » de cette pseudo-étude ne pourra pas laisser longtemps  indifférent…

Sources:
[1] https://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/7065c9d2946e0128a3231f56d5865471.pdf
[2] https://www.youtube.com/watch?v=j7KHgoA2V1k

 

 

61 réponses

  1. Hé oui, le foutage de gueule des autorités ne se limite pas aux vaccins. Tous les produits pharma défectueux sont concernés.

    1. Bonjour.
      Après êtes passée à NF.
      J’ai eu des symptômes au bout d’un mois.
      Vertiges,crampes,maux de tête, faiblesse dans les jambes,palpitations,insomnies.ma doctoresse m’à fait changer de traitement
      Par la prise de gouttes serbe.les gouttes étant trop fortes et n’arrivant pas à me stabiliser avec le résultats de mes analyses,elle m’a prescrit
      Le L tyroxine comprimés.
      Au bout de 15 jours,j’ai eu des malaises et la j’ai vécu l’enfer.la nuit j’ai eu des brûlures dans le corps , le visage en eau.j’ai trouve un médecin qui a su être à l’écoute de mon problème .après des analyse,le résultat donné (empoisonnement) .j’ai eu un traitement qui a été sans effet sur mon organisme.ma langue me brûlait. Heureusement en cherchant sur internet comment traiter un empoisonnement je suis tombée sur le site de la doctoresse jade allègre. J’ai pu la contacter et elle a eu cette gentillesse de me téléphoner pour me dire comment procéder pour nettoyer mon corps du poison. Quelque temps plus tard le docteur Nicolas bouvier à parle à la télévision du scandale
      Du nouveau levothyrox ou il nous apprends qu’il a fait faire des analyses du comprimé et le résultat .
      (On a trouvé du mercure .)
      J’ai pu me procurer du levothyrox. .ancienne formule que je prends depuis un an ,j’ai encore des effets indésirables
      Faiblesses dans les jambes.crise de panique
      Que jen’ai jamais connu auparavant. Insomnies
      Je garde espoir car rien n’est plus dur qu’un empoisonnement. Madame Duperey à dit juste.avec cette phrase
      J’ai eu l’impression d’être empoisonnée
      Mes salutations

      1. Vertiges,malaises,l’impression d’etre ivre, grande fatigue, plus de sommeil..ma vie est devenue un enfer!comment avez vous ose jouer avec nos vies…Comment sortir de la..moi, si active! C’est odieu

  2. Anny Duperey est loin d’être une exception, loin de là !
    L’une de mes amies souffre énormément d’avoir à subir ce nouveau lévothyrox, pour elle c’est fatigue et palpitations, principalement. Méconnaissable, elle qui a dû arrêter le théâtre auquel elle s’adonnait avec tant de plaisir ! Et combien d’autres dans le même cas ?
    Véritable guet-apens !

    1. Chère Raymonde,
      Dites absolument à votre amie qu’il est absolument nécessaire qu’elle convertisse son Levothyrox NF en quoi que ce soit d’autre, il existe trente-six façons légales pour s’en sortir en trois jours!

    2. Il faut qu elle change de specialite. Il est inacceptable que cela ne soit pas tente pour un patient qui n est pas bien ! D apres le rapport de Rennes les EI regressent ds 80% des cas apres substitution…

      1. Dr Gérard Bapt, merci
        Ce rapport de Rennes, dont vous parlez souvent, est-il consultable et si oui : où donc ?

  3. En fait il y avait un point très important qui m’avait échappé en écrivant cet article. 98,5% des patients qui ont été incorporés dans l’étude en 2017 avec la NF étaient des habitués du Lévothyrox qui le prenaient déjà en 2016 avec l’AF. Si un de ces patients prenait sa première dose de NF le 12 mai 2017, le début de son suivi pour 2016 était le 12 mai 2016 jusqu’au 31 décembre 2016.
    Comme la durée du suivi pour 2017 se prolongeait, comme indiqué dans l’étude de l’ANSM, jusqu’au 31 décembre 2017, ces personnes, soient 98,5% du total, avaient exactement le même suivi au jour près.

    Sauf que, SAUF QUE, ceux qui supportaient mal la nouvelle formule n’en ont pas tous maintenu l’usage jusqu’à cette date comme l’illustre d’abord le cas d’Anny Duperey qui dit avoir débuté avec la NF en avril 2017, disons le 15 avril, alors qu’elle était en Espagne pour un tournage, le médicament ayant été acheté en France. Si elle est dans l’étude, et pourquoi n’y serait-elle pas, elle aura été enregistrée comme suivie pendant 8,5 mois avec la NF comme pour l’AF entre le 15 avril 2016 et le 31 décembre 2016.

    Mais elle n’a pas utilisé la NF pendant toute cette durée bien au contraire. Quand elle réalise, grâce à une pétition d’une association de victimes, l’origine de ses maux elle se procure l’AF à l’étranger et raconte même qu’elle en rapporte des boites pour ses amis. Elle n’a pris la NF que pendant, par exemple, 3 mois alors que l’étude la retient pour 8,5 mois. De plus, ses troubles de santé cessent grâce au retour à l’AF alors que leur absence sera attribuée à la NF qu’elle est censée continuer de prendre jusqu’au 31 décembre 2017.

    Est-ce un cas unique ? Nombre de ceux qui souffraient de la NF ont tenté de trouver des solutions, à l’étranger d’abord. Puis l’AF finira par revenir. Je ne sais plus la date mais certains ici devraient pouvoir la donner. L’étude mentionne que l’accroissement considérable des consultations était concentré sur août, septembre, octobre 2017.

    Les victimes et les médecins qui les ont soignées pourraient apporter des confirmations et précisions sur ces points qui paraissent importants pour comprendre comment cette étude a pu passer à côté d’un tel fait pour conclure que pratiquement il n’y a pas eu vraiment de problèmes.

    1. Remarque importante, les resultats sont ecrases, Le communique de l Afmt nous avait deja permis de faire remarquer ce biais, Ce serait important d avoir les donnees de base, nous les avons demande.

  4. A Dr Vincent Reliquet.
    Bonjour, pouvez-vous me donner quelques unes des 36 façons légales de se sortir d’affaire? Je fais partie des malades imaginaires en souffrance!

    1. Facile, ça commence ici, c’est un vieux texte mais il est encore d’actualité:
      https://www.prevention-sante.eu/actus/malades-nouveau-levothyrox-voici-sortir

      Mais le plus fondamental est ailleurs, il faudrait surtout que tous les hypothyroidiens non opérés connaissent leurs statuts sanguins en iode-élément, c’est expliqué ici pour la femme enceinte mais ça vaux pour tout le monde. Des dizaines de milliers de traitements par Levothyrox pourraient être évités si les apports en iode étaient apportés…
      https://www.prevention-sante.eu/actus/futures-mamans-lintelligence-de-vos-bebes-pourrait-se-decider-ici

  5. Bonjour, Je suis donc celle qui a fait un peu de boucan médiatique, et qui aurait – selon les comiques « docteurs NOCEBO » – aggravé les symptômes des victimes par auto-suggestion… !
    Je ne vais pas revenir sur tout ce que j’ai dit et dénoncé. On connait à peu près l’histoire, maintenant, elle est malheureusement claire sur les liens d’intérêt, la complaisance envers un labo qui veut faire passer une NF « en douce », sans avoir testé ce nouveau médicament – ou plutôt en le testant sur la population entière, prise en otage comme cobayes !
    Pour ma part, oui, je suis revenue à l’ancienne formule dès fin Sept, je crois, achetée en Espagne ( et je continue de m’approvisionner là-bas, tant que les autorités de santé espagnoles n’auront pas cédé aux pressions de MERCK – ils y viendront un jour ou l’autre je le crains, comme la Suisse, l’Allemagne… Les labos sont persuasifs !)
    Après avoir cessé de « m’empoisonner » avec la NF ( Je me suis formellement interdit d’employer le mot « empoisonner » dans mes différents interviews, de peur de déclencher des paniques qui auraient eu pour conséquences des arrêts brutaux de traitement ! Et pourtant, la sensation était exactement celle d’un empoisonnement au jour le jour) , les symptômes ont disparu dans cet ordre :
    – Maux de tête, vertige et vision brouillée en TROIS JOURS.
    -Troubles digestifs et intestinaux (4-5 diarrhées-surprises par jour – commode pour travailler…) disparus en HUIT ou DIX jours.
    – Crampes et douleurs articulaires en TROIS SEMAINES.
    – Seule la faiblesse musculaire a perduré quelques mois.
    Depuis, plus aucun problème. SAUF…
    Il me reste un important effet secondaire, quasiment un traumatisme :
    JAMAIS je n’aurais pu imaginer que dans notre belle et libre France, dotée d’un formidable et généreux système de santé, Les AUTORITES – ANSM, MINISTRE – puissent être corrompus à ce point, manifester un tel mépris pour les citoyens, mettre leur vie en danger pour une honteuse manigance, et ensuite NIER leurs malaises, allant jusqu’à tenter de justifier des décisions injustifiables, dernièrement, par cette parodie de « rapport scientifique ».
    Ce traumatisme-là ne disparaît pas, bien au contraire. Je reste douloureusement marquée par la méfiance, acquise à l’occasion de ce scandale, envers des « autorités de santé » censées nous protéger, et qui n’en font rien, trahissant leur mission sans vergogne.
    Ha ! Un détail…
    Beaucoup de médecins ont été – et parfois continuent obstinément à être – au dessous de tout en ce qui concerne cette sale affaire ! (Sauf s’ils étaient touchés personnellement par les effets secondaires, ou épouse, mère, soeur, amis… Ca aide à ouvrir les yeux)
    J’ai rencontré encore, il y a 3 jours, une dame m’abordant dans la rue, me disant que ses malaises étaient toujours épouvantables, mais que son médecin REFUSAIT OBSTINEMENT de lui prescrire autre chose, qu’il l’avait même engueulée et sommée « d’arrêter de le fatiguer avec ces histoires » … Je lui ai carrément conseillé de lui coller sa main dans la figure, et surtout de CHANGER de médecin ! Mais voilà, je doute qu’elle le fasse. Les personnes un peu âgées sont très obéissante devant le « docte savoir » …
    Espérons que la justice, avec les procès en cours, ne se laissera pas acheter, elle, et gardera sa LIBERTE.
    Portez vous bien !
    Anny DUPEREY

  6. Peut-on savoir enfin si la NF contient ou non (peu ou prou) de la D-levothyroxine ??? .
    Est-ce à 100% de la L-levothyroxine ???

  7. La description des troubles de santé donnée par Anny Dupeyret, qu’on ne remerciera jamais assez pour toutes ses interventions dans cette affaire, permet de prendre conscience que les critères médicaux retenus par l’ANSM n’étaient peut-être pas les plus pertinents.
    Voici la liste de l’ANSM : pathologie de l’appareil cardio-circulatoire ; tentative de suicide ; choc anaphylactique ; rhabdomyolyse ; décès. C’est tout pour les pathologies. L’ANSM ajoute les hospitalisations, les consultations de médecins, les prises de certains médicaments ; les arrêts de travail d’au moins une semaine mais un seul ou 5, l’ANSM ne fait pas la différence.

    On peut constater que les maux de têtes et vertiges avec vision brouillée, les troubles digestifs, les douleurs articulaires et faiblesse musculaire ne sont pas explicitement dans la liste. Ces troubles pourraient peut-être correspondre à certaines prises de médicaments prescrits par un médecin mais la consommation d’antalgique a diminué avec la NF et seuls les corticoïdes et antihistaminiques ont augmenté.

    Ces constats que les médecins pourraient affiner me laisse un peu dubitatif.

  8. Cette etude epidemiologique a ete faite pour pouvoir conclure qu il ne s etait passe rien de grave… Tous les biais notes sont ds ce but… Il eut suffi de comparer les parcours de soins – mois avant le transfert , et 6 mois apres le fransfert chez des patients ayant notifie des EI… Par contre, l ensemble des EI ont ete bien colliges ds les 2 rapports de pharmaco vigilance du Centre de Rennes,dont l Ansm n a bien entendu pas retenu la proposition de mise en place d un CSST , groupe scientifique independant qui aurait travaille sur ce que la ministre avait pourtant qualifie d « inconnues scientifique »… Tout aura ete fait pour masquer les dommages, les causes, …et les responsabilites ! Dr G Bapt

  9. Comme toujours Mr. Guennebaud, en vous lisant j’ai l’impression de comprendre les Maths, mais j’ai encore plus de plaisir de lire les commentaires des uns et de autres; On en apprend de choses. Merci et bonne continuation.

  10. Voici la liste des effets les plus souvent rapportés dans les observations, par ordre de fréquence, dans le rapport dont Chris Claude a donné le lien (page 15) :
    :
    – Fatigue / asthénie
    – Céphalées-migraine / perturbation de l’attention
    – Contractures musculaires / myalgies / arthralgies / extrémités douloureuses
    – Insomnie-troubles du sommeil / dépression / irritabilité
    – Nausées / diarrhées / trouble gastro-intestinal / douleur abdominale
    – Alopécie / hyperhidrose
    – Prise de poids / perte de poids / TSH augmentée
    – Vertiges
    – Palpitations / tachycardie
    – Bouffées de chaleur
    – Troubles visuels
    – Dyspnée

    On constate que la liste très restreinte de l’étude de l’ANSM (20 décembre 2018) ne correspond pas aux effets indésirables les plus fréquents rapportés 6 mois auparavant (4 juillet 2018) par le comité technique de pharmacovigilance et donc parfaitement connus de l’ANSM puisque publié sur son site !!!

    @ Inoxydable Je connaissais mes limites sur ce dossier du lévothyrox sur lequel j’apprends beaucoup depuis 24 heures et je ne souhaitais qu’une chose, que ceux qui connaissent mieux le dossier que moi se manifestent et prennent le relaie. En fait je n’avais cherché, initialement, qu’à comprendre comment l’ANSM avait pu inverser les conclusions qui résultaient des faits observés. Il y a effectivement des problèmes sur le suivi lui-même comme me le confirme un mail : nous ne sommes pas loin de la frontière, alors le médecin prescrit la NF mais on prend l’AF achetée dans le pays voisin…

    1. Médicaments : les lanceurs d’alerte enfin écoutés ?
      Une adresse électronique spécifique a été mise en place ce 1er février par l’ANSM. Désormais, les lanceurs d’alerte au sujet de médicaments ou de produits de santé peuvent y adresser leurs révélations de faits délictueux et autres pratiques non conformes, en toute sécurité. Les moyens alloués seront-ils suffisants pour analyser tous les cas rapportés ? L’Agence est-elle bien placée pour se charger de ce travail ? Le point de vue de lanceurs d’alertes.

      Lire la suite >

      A lire sur « Destination Santé ».com

      Y aurait-il de l’espoir ???

  11. L’ANSM ? A qui l’on doit ce catastrophique changement de formule ? Qui ment, travestit des signalements de pharmacovigilance dans un rapport bidon ? Ne cherche aucunement « l’inconnue scientifique » pourtant reconnue par BUZIN elle-même ? Est-elle bien placée pour créer un site consacrée aux « lanceurs d’alerte », alors que cette organisation officielle semble obstinément sourde et aveugle ? DE L’ESPOIR ????
    On plaisante, je pense…
    A.DUPEREY

    1. Ce que semble bien révéler cette affaire du Levothyrox NF c’est l’incapacité des autorités françaises à résister aux pressions des industriels. Elle ne défendent plus les populations contre l’appétit de ces industriels, elles les défendent contre l’intérêt de la population. C’est réellement très inquiétant mais l’espoir c’est aussi que cela nous contraindra, nous aidera donc à terme, à reprendre notre vie en main.

    2. Bonjour Madame,
      Merci d’avoir « poussé une gueulante publique» au sujet des effets secondaires du levothyrox et d’être intervenue sur ce site.
      Je ne suis pas médecin, enseignant à la retraite, je ne prends pas ce médicament mais mon épouse, depuis 1 an.
      Vivant en Belgique, elle n’a donc pas connu l’ancienne formule et ne peut comparer. (ce médicament NF ayant été introduit dans notre pays avant la France) N’empêche que des problèmes de santé sont venus se greffer sur une autre pathologie existante, après augmentation du dosage du médicament il y a un mois et demi. (douleurs musculaires dans les jambes, essoufflement)
      Combien de temps vous a-t-il fallu pour sentir les effets néfastes sur votre santé ?
      Avant l’introduction de ce médicament dans notre pays, les médecins, les pharmaciens et les patients ont été prévenus afin de suivre, je suppose, les différents effets secondaires possibles et les réajustements éventuels des dosages. (je le pense naïvement peut-être)
      A priori, selon mes lectures, je me permets de donner mon avis.
      Il semblerait que ce soit une bonne idée de remplacer le lactose par d’autres excipients. Les intolérants à ce sucre du lait sont réellement malades lorsqu’ils l’ingèrent. Ces personnes ont été prises aussi pour des malades « du cerveau » pendant longtemps. Et ont pris d’autres médicaments (parfois anxiolytiques) ayant comme excipient le lactose qui les rendaient encore plus malades. (une histoire de fous !!!). C’est vrai aussi qu’ils font partie d’une minorité parmi les personnes atteintes de problèmes thyroïdiens. Et c’est vrai aussi qu’il existe des gelules de lactase qui résolvent en partie ou tout du problème.
      J’ose croire le labo lorsqu’il affirme que rien n’a changé dans le dosage du produit actif en dehors des excipients.
      Il semblerait que les problèmes de santé (parfois graves) amenés par l’hyperthyroïdie ou l’hypothyroïdie se rapprochent des effets secondaires dénoncés suite à la prise de la NF du lévothyrox.
      A cause des nouveaux excipients, y a-t-il une assimilation différente du produit par rapport à l’ancienne formule ? (trop ou trop peu) D’où dérèglement de l’équilibre obtenu avec l’AF et tous les inconvénients. ( explication peut-être du pourquoi du manque de réactions des patients belges, puisqu’avertis et donc mieux suivis et plus rapidement afin de réajuster le dosage?)
      A moins qu’ils ne soient trop « surréalistes » pour rester dans leurs douleurs, atténuées par d’autres médicaments qui les rendent encore plus malades (une autre histoire de fous !)
      Et, comme vous dites, Madame, quand on ne sait pas, on cherche, on se renseigne et ce n’est pas cette étude citée ci-dessus qui va nous rassurer, une fois de plus : « Circulez, il n’y a rien (ou presque) rien à voir ».
      Mais prendre les gens pour des «cons » n’est pas tolérable ; dire qu’il y a effet boule de neige à cause des réseaux sociaux n’est guère plus malin. Quelque chose s’est bien passé ou (et) se passe encore avec ce médicament. Nous serons bientôt traités de complotistes !!

      Il reste tellement d’inconnues dans cette affaire, je n’ose pas parler de « cachotteries » « d’étouffement de vérités », de « corruption ou de conflits d’intérêts ». Ce dont, je suis certain c’est que le suivi de la mise sur le marché des médicaments, des vaccins, n’est pas claire, sérieuse, considérée sur un plus long terme. (il faut du rendement) La pharmacovigilance ne fonctionne pas correctement. (médecins parfois-souvent- débordés pour encore signaler des effets secondaires)
      Je me réjouis de savoir que vous avez trouvé une solution à vos problèmes en Espagne mais comme vous le dites : « jusque quand ? »
      Et j’espère qu’il ne faudra pas attendre 10 ans avant de savoir ce qui se passe chez des centaines de patients.
      Bien à vous.
      Merci aussi à l’AIMSIB pour tous les articles intéressants. A contre-courant de la pensée unique. Des critiques saines me semble-t-il.

    1. Re-bonjour à tous,
      Je me dois d’apporter une précision-correction au sujet de l’analyse de Bernard Guennebaud. Il rapporte que j’ai dit que cette NF avait été expérimentée et abandonnée pour cause de graves problèmes, aux Pays-Bas et en Israël. J’avais eu cette information dans un article (journal ?) au tout début du scandale, il y a plus d’un an de cela.
      Etait-ce EXACTEMENT la même nouvelle formule ? Etait-ce le même laboratoire ?? ( Pour Israël il me semble que oui…) Il est vrai que j’ai repris cette information sans la vérifier dans le DETAIL.
      De toute manières, si ces essais de changements, quels qu’ils soient, ont été catastrophiques et abandonnés, pourquoi l’ANSM n’a-t-elle pris aucune précaution avant de lancer la NF dans les pharmacies du jour au lendemain ? Evidemment, quand nos responsables n’apportent aucune attention ni réponses à nos maux, on cherche un peu à tort et à travers – on peut faire des erreurs…
      Je pense qu’il serait mal venu de me tenir rigueur d’une information approximative, datant d’il y a plus d’un an, alors que nous cherchions tous désespérément des explications…

  12. Merci à l’AIMSIB pour ce texte et toutes les réactions qui suivent. Mathématicien, médecins, beaucoup de patients dont Mme Duperey très combative et mine d’informations, j’ai l’impression qu’il faut au moins toutes ces énergies pour bouger les choses

    Je ne crois pas avoir vu parmi les symptômes décrits le manque d’air, de mémoire surtout pendant la nuit.

    Une connaissance en était atteinte. C’est la discussion avec une médecin, atteinte des mêmes symptômes suite à la prise de la NF, et qui les a fait disparaître en reprenant l’ancienne formule, qui lui a permis de comprendre qu’elle aussi était touchée par cette NF, ce qu’elle n’imaginait pas jusque là. Symptômes disparus après le changement de formule.

  13. Quand les Français s’approvisionnent à l’étranger. Voici un article paru le 14/09/2017 qui relate l’afflux des Français en Andorre à la recherche du lévothyrox AF, c’est le reportage de France3-régions
    « Ruée dans les pharmacies au Pas de la case:

    « Faire des emplettes au Pas-de-la-Case, une habitude pour les habitants d’Occitanie. Mais depuis quelques semaines c’est un commerce d’un nouveau genre qui agite l’Andorre. De nombreux clients français défilent dans les pharmacies andorranes à la recherche du Levotyrox ancienne formule.Mais sous l’affluence des malades françaises, elles peinent à satisfaire toutes les demandes. Après la France, c’est toute l’Europe qui devrait passer à la nouvelle formule du Lévothyrox en 2018. A moins que la réaction des patients ne pousse les laboratoires Merck et les autorités sanitaires à revoir leur copie. Voici le reportage d’une de nos équipes au Pas-de-la-Case  »

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/ruee-pharmacies-andorranes-trouver-du-levothyrox-ancienne-formule-1327437.html

    Le président d’une association de victimes affirma que c’étaient des centaines de milliers de patients qui ont cherché ainsi à s’approvisionner à l’étranger et que c’est ainsi que s’expliquerait la chute des effets indésirables à partir d’octobre 2017.

    Cela montre aussi que les durées du suivi supposées égales pour les AF et les NF dans la pseudo étude de l’ANSM sont sans doute très différentes. Ces durées se terminent au 31 décembre 2017 pour les NF alors que nombre de patients avaient abandonné cette formule dès septembre ou octobre avec cessation des effets indésirables mise au bénéfice … de la nouvelle formule !!!

  14. « A la recherche du Lévothyrox perdu » titrait Le Parisien le 20 avril 2018

    http://www.leparisien.fr/societe/sante/a-la-recherche-du-levothyrox-perdu-20-04-2018-7674072.php

    « Du jamais-vu, selon les pharmaciens étrangers. Un an après la mise en place de la nouvelle formule controversée du médicament, les patients continuent à traquer l’ancienne partout en Europe. Nous les avons suivis »

     » la colère des malades, dont des milliers s’estiment victimes d’effets indésirables, ne retombe pas. Et ce, malgré la décision, prise en octobre par le ministère de la Santé, de remettre temporairement sur le marché français de l’Euthyrox -le nom européen de l’ancienne version du Levothyrox, la France étant le premier pays a avoir adopté la nouvelle formule. »
    « Effet papillon de cette crise sanitaire sans précédent, des malades abondent ici, en Belgique, mais pas seulement. Selon une étude réalisée par l’association Vivre sans thyroïde (VST), des centaines de patients souffrant de la glande située à la base du cou achètent leur ancien « Levo » en Espagne, Allemagne, Italie ou encore en Algérie, Grèce, Turquie… Pour eux, autant de paradis du médicament perdu.

    « Deux patientes, de Paris et des Landes, à qui le voyage reviendrait trop cher m’ont envoyé par mail leur ordonnance, On ne sera pas remboursées mais peu importe. »
     » très souvent, des Français qui ne peuvent se rendre physiquement ici demandent un envoi. »

  15. Bonjour. Pour ma part, sous AF pdt 20 ans je n’ai jamais eu de soucis mais environ 2 semaines après la NF, pb de vision puis 1 mois après crampes H24 aux mollets puis jambes complètes et surtout 1° tendinites. Apres l’apparition d’autres troubles (varaition forte de poids ds les 2 sens puis grosse prise de poids, mémoire, concentration, bouffées de chaleur ++ toutes les nuits , douleur dans les cuisses…) et plusieurs semaines de recherches avec ma docteure, l’information sur une pétition nous a fait pensé que c’était le lévo NF. Nous étions fin aout 2017, j’étais soulagée, le pb allait être réglé, je commençais a avoir un pb d’yeux secs bouche seche. Je suis passée aux gouttes Serb. puis 3 mois + tard au L Thyroxine belge (impossible de gérer mes déplacements avec les gouttes) et depuis 4 mois au TCaps. Seules les crampes ont disparu. Les tendinites (pieds, hanche, épaule, poignets, coudes) sont tjrs là, les bouffées de chaleur, les pbs de mémoire, les insomnies, les yeux secs rouges en permanence, la bouche seche a me faire tousser régulièrement et m’étrangler parfois, les 12 kg en trop… Cet été, bilan maladie auto immune (1 jour au CHU) a la demande de ma docteure qui ne veut rien « laisser de côté », négatif. Je suis fatiguée, chaque déplacement est un véritable casse tête (trouver des trains directs, des hotels a mi parcours entre gare et lieu de travail etc etc…) mais aussi avoir les pieds et la hanche qui me font vraiment souffrir… Mon dosage varie régulièrement mais ds une amplitude « tolérable » lorsqu’il est mesuré, de 0,2 à 4,8. Je n’ai plus jamais un résultat identique d’une prise a l’autre. Ma docteure ne sait que me dire. Je ne sais plus quoi penser… Il semble que l’UGPS ait bcp de cas de malades toujours souffrants des mois après le changement de la NF vers une alternative. Que peut-on faire? Excusez moi de vous interpeller comme cela mais je suis un peu perdue… Merci de votre aide et de vos contributions pour éclaircir cette affaire.

    1. Bonjour Madame, pas de consultation par internet mais
      1- Des TSHU qui varient entre 0.2 et 4.8 sont tout-à-fait compatibles avec ce que vous présentez.
      2- Avez-vous réalisé un dosage récent de votre FT3 et de votre iodurie sur échantillon?
      3- Votre transit intestinal est-il impeccable ou pourvoyeur de diarrhées, constipations, ballonnements, douleurs…
      4- Quel est votre dosage actuel en Euthyrox?

  16. Je me dois une correction par rapport à mon intervention du 12 février 2019.
    En Belgique, un des médicaments proposé pour la thyroïde est appelé L-Thyroxine et non pas Lévothyrox. Ce médicament a bien changé de formule en 2014, tout le monde avait été prévenu (médecins – pharmaciens – patients). Il semblerait que les patients n’ont pas subi tous les inconvénients de la modification du Lévothyrox.
    Les avis divergent beaucoup. J’ai lu qu’une patiente était contente de la suppression du lactose comme excipient et qu’elle s’en trouvait beaucoup mieux.
    Ce n’est pas une raison pour essayer de comprendre au niveau national pourquoi tant de patients se sont sentis vraiment mal après le changement de formule. (analyse précise du contenu de ces médicaments – effets secondaires dus aux excipients ou à un mauvais dosage – absorption différente par rapport à l’ancienne formule). Dans cette dernière supposition, une thyroïde mal « gérée » peut provoquer des effets secondaires citées dans les forums ou dans les quelques analyses de certains hôpitaux. Mais pas tous les symptômes apparemment.
    Sur le sujet du lactose remplacé dans la N.F., un large marché est à prendre pour l’industrie pharmaceutique ; ce sont les pays asiatiques. Ces personnes sont plus sensibles au lactose que dans nos régions. Il fallait donc changer de formule. (rentabilité)
    Pour le reste, je ne modifie en rien ma réflexion émise ce 12 février. La pharmacovigilance n’est pas « vigilante »
    Mais comme tout passe très vite, je n’entends plus parler de rien sinon que le tribunal d’instance de Lyon avait débouté 4113 plaignants (défaut d’information du laboratoire Merck) qui demandaient 10000€ d’indemnisation.
    En ce qui concerne mon épouse, sa santé n’est pas encore stabilisée. La question reste encore posée : médicament L-Thyroxine trop peu (ou trop) dosée ou intolérance aux excipients dont le lactose. On cherche nous-mêmes aussi !!!!

  17. bonsoir
    et maintenant on apprend que le laboratoire avait tripatouillé les statistiques dés les études de départ (cf l’article du Monde aujourd’hui)…la bio-équivalence n’était pas du tout équivalente!

    1. Nous parlons bien du laboratoire Merck. Quoi que ce genre d’industriel puisse avancer pour sa défense n’apporte au final aucune aide à la manifestation de la vérité, nous devons vivre avec ce précepte…

  18. Autant le labo que les instances de santé:  » Causez, causez, écrivez.. ça vous occupe, nous on ne dit rien tant que… »
    Tu parles de transparence!

  19. Bonjour

    Une amie vient de m’envoyer le lien vers votre site. Tout en lui répondant, je me suis dit :  » et pourquoi pas apporter ma pierre à l’édifice ? ».

    J’ai commencé à prendre la nouvelle formule au mois d’avril 2017 dans un état d’esprit tout à fait serein. Après environ deux semaines, j’ai commencé à avoir des effets secondaires indésirables voire déstabilisants. En quelques semaines, j’en suis arrivée à vivre, dans ma chair, une décompensation.

    Je me suis alors demandé ce qui avait pu me mettre aussi rapidement (environ 2 mois ) dans un état pareil. J ‘ai recherché des changements dans mes habitudes et j’ai commencé à avoir des doutes sur ce nouveau lévothyrox. Donc, pas d’effet nocebo pour moi !!! Dès le mois de juin, j’ai exprimé ces doutes à mon endocrino qui m a expédié en 3 minutes en me disant d aller me faire soigner. Bien sur, j’en ai parlé à mon généraliste qui n’a pas percuté mais qui, malgré tout, m’a accompagnée tout au long de cette descente aux enfers en me prescrivant les examens correspondants à mes symptômes ( irm cérébral, analyse sanguine, échographie digestive).

    Au mois de juin, je ne trouvais sur internet aucune info au sujet des effets secondaires seulement des infos sur le changement de formule. Bien sûr, aucune info sur la notice du nouveau levothyrox. Alors, je dis merci à Anny Duperey car en prenant connaissance de son témoignage, je me suis dit : tu n’es plus la seule. En septembre, j’ai consulté un autre endocrino qui ne m’ a parlé que de l’instabilité de l’ancienne formule et à qui, exaspérée, j’ai dit qu être médecin c’était avant toute chose prendre la peine d’écouter son patient.

    Face à ces multiples dénis et pour enfin comprendre ce qui s’est passé, j’ai trouvé le courage de me lancer dans une action en justice.

    En ce qui concerne ma santé, il y a un avant et un après nouvelle formule.

    Un grand merci à tous ceux qui luttent pour que la vérité soit faite

    Cdlt

  20. Bonjour,avec l’ancien lévo tout aller bien sauf des palpitations j’en ai parlé avec mon endocrino qui ne voulait rien savoir mon généraliste voulait me donnait des bétablocants!jai insisté pour voir un cardiologue qui m’a confirmé que mon lévo devait être baissé de 100 à 75 et qu’il envoyait un courrier et mon endocrino me l’a baissé de mauvaise grâce.J’ai changé d endocrino plus à l’écoute mais le nouveau lévo est arrivé:bouffées de chaleur,fatigue,troubles digestifs et maux têtes….mon nouveau endocrino a reconnu les bouffées seulement et réajusté le dosage mais les malaises continuaient comme j’ai déjà eu trois cancers bien guéris! J’ai insisté encore une fois pour un scanner de la tête il y a 6 mois rien nickel. Mon généraliste voulait me donner des anti-inflammatoires pour ulcère j’ai refusé et au bout de quelques mois de souffrance je viens enfin de passer ce matin une fibro et Colo est là aussi c’est nickel aussi alors pour moi c’est bien le nouveau lévo à qui puis-je m’adresser maintenant si le médical fait l’autruche? Je suis désespérée…

  21. Depuis 1998 que je suis sous traitement Levothyrox ou tout se passait à merveille.
    Depuis la nouvelle formule je ne me reconnais plus!j’étais hyper sportive mais là je ne peux plus rien faire tant j’ai des douleurs articulaires,des crampes,insomnie,je perds mes cheveux,je suis épuisée.
    Analyses de sang,radios,scanners mais rien à signaler.
    J’ai envie de tout arrêter car je me demande si je ne serai pas mieux sans traitement.Je n’en peux plus de ces douleurs et cette fatigue!

  22. Je vais essayer T-caps du Laboratoire Genévrier!
    Ce n’est pas remboursé mais ma santé avant tout!

  23. J ai tous les symptômes que vous décrivez, depuis que j’ai la NF, j ai fait tous les examens fybro colo etc, perte de poids, dépression, aucun médecins ne veut en tenir compte, je reste avec mon l thyroxine henning et mes problèmes. .. que faire, qui voir ?

  24. Bonjour,suite de mon message du 30/04/2019 et bien miracle grâce à la rencontre d’une amie qui a eu elle aussi un cancer de la thyroïde et des effets indésirables depuis la nouvelle formule qui pour elles se traduisaient :palpitations insomnies prise de poids crampes diaarhėe fatigue elle a revu son endocrino (mon ancien )qui naturellement ne voulait rien entendre donc mon amie l’a menacé d’arrêter le lévo du coup elle lui a prescrit du thyrofix et miracle au bout de 12 j pratiquement plus de symptômes!du coup j’ai téléphoné à mon endocrino pas moyen d’avoir rdv et m’a renvoyé vers le médecin traitant ben voyons!celui-ci après lui avoir dit que j’allais me fournir en Belgique je suis à la frontière s’est affolé et a reconnu que 20%de ses patientes avez des problèmes également et a fini par prescrire le thyrofix et au bout d’une quinzaine de jours les effets ont pratiquement disparu que du temps perdu devant le déni de certains médecins et qui a-t-il dans ce nouveau lévo?

  25. Si le THYROFIX formule générique du Lévothyrox résout les effets délétères du « Lévothyrox nouvelle formule » ce serait une très bonne nouvelle…
    Puisqu’il est inscrit au Répertoire des génériques ce n’est peut-être pas compliqué de l’exiger de son médecin ou du pharmacien (droit de substitution) au moins pour le tester.

  26. Levothyrox nouvelle formule (brevet EP 2885005), parce qu’il ne contienne plus de lactose ? pour une plus grande stabilité du produit ? … ainsi qu’on nous l’a présenté , ou, en coulisses une simple réalité plus prosaïque pour Merck, mercantile pour tout dire sous couvert de l’ANSM ! un brevet qui arrivait à terme…
    Les brevets pharmaceutiques sont délivrés, comme tous les autres brevets, pour une période de 20 ans « à compter du dépôt » et moyennant le paiement des annuités. Après quoi le brevet tombe dans le domaine public.
    Le brevet de l’ancienne formule a été déposé en mai 1999, et publié en 2001 :
    Notice EP1077681
    N° et date de dépôt EP99922182.3 – 1999-05-05
    Dernière annuité payée 2018-04-11
    Quantième – N° de l’annuité payée 20
    https://bases-brevets.inpi.fr/fr/document/EP1077681.html

    mais peut-être suis-je mauvaise langue et qu’il ne s’agirait que d’une coïncidence tout à fait fortuite.

  27. Merci pour ce suivi avec le lien. Je viens d’ouvrir le pdf. Je ne peux pas dire que je connaisse bien l’affaire du Lévothyrox mais ce qui semble apparaitre c’est d’une part que les utilisateurs de la NF n’auraient pas tous eu des problèmes avec elle mais seulement une partie et d’autre part que ceux qui ont eu des problèmes sérieux ont été nombreux à s’approvisionner ailleurs, en Espagne, en Belgique … avec l’AF.
    De fait, leurs troubles ont cessé et les experts, constatant statistiquement cette réduction des troubles par une diminution des consultations et prises de certains médicaments (à préciser après lecture détaillée), en ont déduit que ces personnes s’étaient finalement adaptées à la NF !!!

    Il faudrait quand même vérifier DIRECTEMENT sur ces personnes, et non par une disparition d’un signal statistique, si c’est bien exact qu’elles se sont adaptées en retournant à la NF ou si elles continuent de prendre l’AF à l’étranger.

    Je pense qu’on peut dire que l’erreur de cette étude est d’abord de ne pas avoir pris en compte le fait qu’il y a eu importation de l’AF par des moyens individuels ou groupés à l’initiative des patients eux-mêmes et non par des moyens contrôlés par les services de l’Etat. Il y a donc là un phénomène très intéressant qui met en échec l’expertise de l’Etat. On pourrait faire un joli titre, en faire un film par exemple ou un documentaire :

    « Comment l’initiative individuelle met en faillite l’expertise de l’Etat » avec comme actrice principale Anny Duperey bien sûr ! Et avec la Palme d’Or à Cannes !!!

  28. En fait il ne s’agit pas d’une étude nouvelle mais de l’analyse plus détaillée de la présentation succincte qui en avait été faite et que nous avions commentée ici même en février. Il n’y a donc pas de résultats nouveaux mais seulement plus d’indications sur la façon dont ces résultats ont été obtenus.

    Il y a aussi les publications précédentes de l’ANSM et en particulier celle du 4/07/2018
    https://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/73c1a2f8f97a5fd351f4196ed1d68b1a.pdf

    Page 24 : » Conclusion
    Cette 3ème enquête, intégrant plus de 14 000 déclarations déclarées aux CRPV (en complément des
    5 062 prises en compte dans l’enquête 1 et des 12 248 dans l’enquête 2) confirme les constatations
    des précédentes enquêtes, à savoir un profil clinique d’effets indésirables rapportés avec
    LEVOTHYROX® NF semblable à celui de LEVOTHYROX® AF, mais avec une fréquence de
    signalement totalement inattendue »

    IL est donc pour le moins paradoxal que ce constat d’observation : mêmes effets cliniques mais beaucoup plus nombreux avec la NF ne se retrouve pas dans l’étude de l’ANSM de 2019.
    La question reste la même qu’en février : comment s’y sont-ils pris pour arriver à cela ? Il reste encore des zones d’ombre. Mais je ne suis pas médecin et c’est difficile pour moi.

  29. bonsoir
    je pense déjà qu’il y a un biais dans le choix des « populations statistiques » étudiées .Je prends mon exemple :si on avait étudié mes consultations avant et après nouvelle formule on aurait vu de grosses différences ( spécialiste jamais consultés avant,nombreuses visites chez mon médecin traitant,analyses multipliées,examens etc . etc.).Mais ils n’ont pas fait ça :ils ont choisi 2 échantillons différents de plus d’un million d’individus chacun,sur 3 millions de malades…C’est énorme…Je ne vois pas comment on peut en tirer des conclusions,ce ne sont pas des statistiques, on travaille sur la population entière et pas sur des échantillons?Et au lieu de comparer ces échantillons à une population lambda ils les ont comparés à un échantillon de diabétiques,ça c’est très fort de leur part car on sait que les diabétiques doivent être surveillés,consultent beaucoup et font beaucoup d’analyses…Alors à côté d’eux les victimes du levothyrox semblent dans les normes.Les arrêts maladie ne veulent rien dire non plus pour une population qui ,en grande partie a l’âge de la retraite.
    Enfin il est vrai que les achats à l’étranger ne sont pas pris en compte:c’est mon cas,je prends de l’eutirox italien qui a immédiatement soulagé mes problèmes digestifs,preuve pour moi que c’était bien la NF qui me rendait malade,mais personne ne le sait,à part mon médecin.
    Je pense que ce coupage de cheveux statistique , non pas en 4 mais en 4000, ne sert qu’à accréditer l’effet « nocebo » cher à nos pontes et à persuader les crédules ,les mal informés et …les mal intentionnés que nous n’avons rien eu.
    Même des anxiolytiques n’arriveront pas à m’en persuader…
    Quel soulagement d’échanger avec des gens qui nous croient!

  30. Pour faire patienter un peu, le temps de préparer un article au milieu d’autres activités :

    Allez voir l’annexe 11 du rapport ANSM, les tableaux 11B, 11C et 11D. A droite vous avez ceux qui n’ont plus eu de délivrance de NF en cours de route, donc ceux qui, ayant eu des problèmes avec, ont cherché une autre solution, par exemple à l’étranger, et ne se faisaient plus prescrire la NF.

    Que voyez-vous ? Beaucoup de HR significatif. A première vue gentiment significatifs avec HR=1,11 et un IC [1,08 1,15]. Mais qu’on ne s’y trompe pas, les échantillons sont très grands, ce qui fait que les écarts auxquels on a pu s’habituer avec des échantillons 100 fois plus petits sont trompeurs ici. Vous observerez que la largeur de l’IC est très faible. En fait la force de ce signal statistique, comme de plusieurs autres, est ENORME !!!

    On pourrait ne pas y faire attention mais cela ne pouvait m’échapper car je calcule systématiquement la probabilité associée au test, cad la probabilité d’obtenir un écart au moins aussi important que celui qui a été observé entre la valeur théorique 1 et la valeur observée 1,11. C’est beaucoup plus intéressant que des digressions sur la largeur de l’intervalle de confiance.

    J’expliquerai tout cela dans un article que l’AIMSIB m’a demandé, un peu de patience !!!

  31. bonjour suite a une irradiation de la thyroïde en dec2018 je prends Lévothyrox NF 75 .mes tests sanguins sont bons selon mon endocrino même si ma tsh reste indétectable!!!depuis environ 3 mois je dépéris totalement je n’arrête pas de grossir et j’ai envie de mourir je passe mes journées au lit et cela m’insupporte.mon endocrino me dit que c’est dans ma tête car comme je n’ai jamais pris l’ancienne formule je ne peux pas être touchée par ce changement de formule je suis suivie depuis une dizaine d’années par un psychiatre qui m’a double mon traitement anti dépresseur et depuis personne ne veut plus m’aider j’ai l’impression de devenir folle et de ne plus me contrôler…est ce que les médecins qui me suivent ont raison et suis je en train de tout mélanger ou est ce que cela pourrait venir de cette nouvelle formule de Lévothyrox?je suis une personne raisonnable en temps normal mais la je perds pied!!!! merci de m’aider

    1. Sauve qui peut!!!Changez!De médecin d’abord et puis de médicament!L’anti dépresseur ne peut rien pour vous ,dans ce cas là,il s’agit d’autre chose.
      On entend ça depuis 2 ans et ceux qui ont changé vont mieux,pas tout de suite car il faut éliminer le poison et s’adapter,pour la thyroïde c’est délicat.je fais partie d’un collectif de 80 personnes,j’écume les forums:changez!
      Vous n’avez rien à perdre!

  32. Voilà un témoignage très intéressant avec en prime votre endoc(t)rino bien endoctriné qui vous dit :

     » c’est dans ma tête car comme je n’ai jamais pris l’ancienne formule je ne peux pas être touchée par ce changement de formule »

    Oui c’est bien cela, les études l’ont montré, c’est seulement le passage de l’une à l’autre qui a perturbé quelques milliers de patients psychologiquement vulnérables ! Voilà ce qu’ils font de la souffrance humaine vécue quotidiennement. On pourrait en avoir la nausée.

    Mais même le rapport de l’ANSM, malgré ses conclusions rassurantes en français, ne montre pas cela quand on regarde les choses de plus près, c’est à dire celles produites en langage codé par le logiciel de statistiques utilisé par les auteurs. J’étudie cela dans un autre article mais il est aussi vrai qu’on ne dispose pas de toutes les données et en particulier pas de celles qui vous concernent c’est à dire les patients ayant débuté leur traitement en 2017 avec la NF.

    Merci d’avoir témoigner

  33. AUX VICTIMES ET A LEURS AVOCATS

    Je voulais poster ce commentaire important en juin après la parution du rapport complet puis j’avais oublié … Dans cet article de février on ne disposait que d’un récapitulatif de résultats sans autres précisions. Ces résultats semblaient être en faveur de la nouvelle formule par rapport à l’ancienne, ce qui paraissait paradoxal vu le vécu d’un certain nombre de patients et l’affaire publique qui l’accompagna.

    Dans l’étude de l’Ansm les durées du suivi des patients pour les 2 formules étaient comptées entre la date d’achat de la formule en pharmacie en avril, mai ou juin, la date étant informatisée, et le 31 décembre de l’année en cours (2016 pour l’ancienne et 2017 pour la nouvelle). Il y avait le même nombre de cas dans les 2 groupes, 1 037 553 et chaque membre du groupe 2016 était apparié avec une personne du groupe 2017 ayant acheté la nouvelle formule le même jour à quelques exceptions près. Ainsi, les durées de suivis étaient les mêmes pour les 2 groupes, en moyenne 7,5 mois.

    Pour expliquer ce paradoxe je n’avais trouvé qu’une seule explication possible : les durées de suivis n’étaient pas les mêmes et étaient plus longues pour l’ancienne AF que pour la nouvelle NF. J’avais montré dans cet article qu’il suffisait d’écarts minimes, par exemple une semaine en plus pour la moyenne du groupe 2016 et une semaine en moins pour le groupe 2017 pour inverser des résultats.

    Au moment de la rédaction de cet article, je n’avais pas de preuve qu’il en était bien ainsi mais c’était la seule façon d’expliquer un tel paradoxe. Par la suite j’ai pu avoir ces preuves. Il y en a de 2 sortes :

    1- En 2017, quand un patient était déjà sous lévothyrox, plus de 98 % des cas, il a acheté la NF pour la première fois alors qu’il disposait encore d’une réserve de l’ancienne pour tenir au moins une ou deux semaines tant il est important pour eux de ne jamais manquer de ce produit. Or c’est la date d’achat et non la date du début d’utilisation de la nouvelle formule qui a été pris en compte. C’est pratique pour les auteurs d’utiliser des données informatisées et cela leur permet de faire des études sur de très grands nombres sans quitter leur bureau pour aller sur le terrain en risquant de salir leurs bottes mais cela peut fausser complètement l’étude.

    2- On savait qu’un certain nombre de personnes avaient abandonné la NF pour une autre formule entre août et octobre 2017. Le rapport complet indique 184 489 ce qui est énorme (17,8% et pour une durée réduite de plus de 2 mois au minimum) . Pour l’étude, ces personnes sont restées sous AF jusqu’au 31 décembre 2017 alors qu’elles étaient sous AF !!!

    Ainsi, dans les 2 situations, si on admet que la NF est plus nocive que l’AF, les effets indésirables moins fréquents avec l’AF bénéficieront à la NF.

    L’hypothèse que j’avais formulée est donc complètement confirmée et bien au-delà de ce que je pouvais osé imaginer au moment de la rédaction de cet article.

    Que les avocats des victimes en fassent bon usage !

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