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BCG épisode 3, la marche lente vers sa suspension d’obligation

 

Si la loi rendant obligatoire la vaccination BCG fut votée en 1950, elle fut longue à être appliquée de manière généralisée en France. Il y eut d’abord 2 villes pilotes, Lille et Poitiers, les ville de Calmette et de Guérin. Une bonne partie de ma scolarité s’est déroulée au cours des années 50 et bien que mon département soit voisin de celui de Poitiers, on n’y faisait pas le BCG mais des cutis-réaction annuelles afin de détecter une éventuelle primo-infection tuberculeuse. Dans ma classe il ne s’était jamais produit une seule réaction positive. Il faudra attendre l’arrivée du Monovax, au cours des années 1960, pour que la pratique du BCG chez les enfants devienne généralisée.

Du succès annoncé à l’échec reconnu

Pierre Bégué professeur et membre de l’Académie de médecine l’a expliqué au cours de son audition du 22.02/07 au Sénat par l’OPEPS, l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé [1] :

« J’étais externe en 1959, au moment de l’expérimentation du Monovax, la bague tuberculinique. Malgré notre entraînement à faire des piqûres, il était difficile de vacciner un nourrisson : le Monovax, malgré ses imperfections et sa qualité inférieure à celle de l’intradermique, a permis d’appliquer la loi aux nourrissons. Il n’est donc pas venu pour rien ; il n’est pas une fantaisie de l’industrie. »

 

Pourtant, 10 ans après le début de sa pratique généralisée, dès 1974, une bombe éclate dans Le Concours Médical d’avril où deux médecins, les Dr Coudreau (Comité national de lutte contre la tuberculose) et Parienté (hôpital Laennec) exposent la nécessité de limiter, voire de supprimer la vaccination BCG afin d’organiser une lutte plus efficace contre la tuberculose. J’en avais parlé dans la partie II.  Ils concluaient qu’en raison  »de la législation et de la mentalité du public et des médecins, nous sommes obligés de procéder par étapes ».

L’Allemagne fédérale supprimera complètement la vaccination  BCG dès 1976, la Suède faisant de même sauf pour les enfants nés de parents étrangers et pour lesquels la vaccination sera  d’abord pratiquée à la naissance. Constatant que cette pratique générait des bécégites disséminées mortelles, en 1993, la Suède repoussera  l’âge de cette vaccination à au moins 6 mois afin de se donner le temps de détecter un déficit immunitaire. C’est seulement en 2017 que la France repoussera à 1 mois, pour cette même raison, la vaccination prévue à la naissance pour les enfants dits à risques.

En France,  les étapes vont être parcourues très, très lentement.  Dans le REH d’août 1995, l’OMS recommandait à tous les Etats du monde de se limiter à une seule vaccination BCG par personne et de ne pas faire de test tuberculinique post BCG. Il faudra attendre juillet 2004 pour que la France s’aligne enfin sur cette recommandation.

Après avoir présidé un groupe de travail sur la tuberculose [2], Elisabeth Bouvet qui deviendra en 2017 présidente de la CTV sous l’égide de la HAS, résumait, en  mars 2003, les conclusions de ce groupe de travail dans  un éditorial percutant d’un numéro spécial du BEH sur la tuberculose [3]. Elle reprend en termes vigoureux  ce qui avait été exprimé 30 ans auparavant par Coudreau et Parienté :

« On peut espérer, écrit-elle, que l’abandon de la vaccination généralisée permettra d’impulser une attitude active de lutte contre la tuberculose … » On peut espérer… Voilà qui en dit long sur l’inertie régnante.  C’était clair : supprimer le BCG ou au moins l’aura dont il jouissait et qui avait entrainé la lutte contre la tuberculose dans une impasse.  Il s’agissait d’impulser une lutte plus dynamique et plus efficace contre la tuberculose. L’OMS l’écrivait aussi dans un document de 1997 [4] :

« Échec de la lutte mondiale contre la tuberculose jusqu’à présent »

L’OMS en énumère 4 causes dont  la « Confiance exagérée dans le BCG » (page 11).

Le journal Le Monde du 29 décembre 2000 va illustrer cette inertie et les méfaits de la confiance dans le BCG en relatant   »Une alerte à la tuberculose dans un lycée parisien ».

Début décembre, une élève de terminale du lycée Jules Ferry a été hospitalisée pour une tuberculose pulmonaire à un stade avancé. Elle crachait du sang. Deux ans auparavant, un médecin avait diagnostiqué la maladie mais aucun service sanitaire ne l’avait prise en charge ».

D’origine vietnamienne, elle avait été détectée très positive au cours d’un test tuberculinique de routine dans son établissement en janvier 1999. La maladie sera confirmée radiologiquement mais aucune suite ne sera donnée. Le journal s’interrogeait sur les raisons de cette carence. À l’époque, l’objectif des tests tuberculiniques dans les établissements scolaires était de détecter les négatifs pour les revacciner, il n’était pas de rechercher les très positifs pour les soigner…

À la même époque, le comité d’experts ayant en charge les vaccinations était partagé. La moitié, selon ce qui me fut dit par l’un  d’entre-eux en 2001, était en faveur de la suppression totale du BCG. L’autre moitié répondait  »ne faites pas cela tant que je serai vivant, je ne veux pas avoir sur la conscience la mort d’un enfant par méningite tuberculeuse ». On estimait à 12 par an le nombre de bécégites disséminées mortelles associées à la vaccination généralisée alors que le nombre de méningites tuberculeuses chez les enfants était du même ordre, sans parler des autres complications.  Mon interlocuteur ajoutera  »Nous leur proposons alors de faire du BCG ciblé sur les groupes à risques. Ils nous répondent : Vous allez faire de la ségrégation sociale !  » Au niveau des experts, tout était bloqué.

L’arrêt du Monovax met le feu aux poudres !

C’est le laboratoire producteur du Monovax qui va mettre le feu aux poudres en annonçant sa suppression pour janvier 2006. Il abandonne le marché au laboratoire danois SSI produisant un BCG beaucoup plus réactogène et dont l’application généralisée en intradermique pose beaucoup de problèmes. Plusieurs comités de médecins et de pédiatres vont alors manifester leur désaccord avec la poursuite de cette vaccination généralisée. Cette fronde conduira, en février 2006, la DGS  à demander aux différentes parties prenantes de trouver un accord sur l’évolution à apporter à la pratique de la vaccination BCG.

La DGS avait annoncé qu’elle ramasserait la copie en juin … Mais chacun va camper sur ses positions, ce qui conduira la DGS à demander à  la SFSP (Société française de santé publique) d’organiser une audition publique sur la levée de l’obligation du BCG pour les enfants. Elle se déroulera les 13-14 novembre 2006 dans les locaux de la CNAM. J’y ai assisté, intervenant à 4 reprises depuis la salle et je peux dire que ces 2 journées furent particulièrement denses et  »chaudes ». En présence d’un public, les experts devaient s’affronter à fleuret moucheté, ce qui n’avait sans doute pas toujours été le cas au cours de leurs réunions précédentes …Toutes les interventions de cette audition, y compris celles de la salle (et donc les miennes), seront rassemblées dans un document de 380 pages [5].

Parmi les partisans du maintien de l’obligation du BCG il y avait la PMI de Paris. Voici la diapo 17 présentée à l’audition par le médecin chef adjoint de cette PMI de Paris, Véronique Dufour qui sera plus tard membre du CTV :

Position du service : avec la réglementation actuelle « On n’admet les enfants que s’ils sont vaccinés, les contre-indications ne relèvent pas du mode de garde collectif » mais les cas particuliers sont à étudier entre médecins (ville – hôpital – crèche – arrondissement)

Il me semble pourtant savoir que les contre-indications ouvrent en principe les mêmes droits que la vaccination.

Un médecin libéral, intervenant invité,  dira qu’en 20 ans d’exercice dans une ville moyenne de province, il n’avait jamais vu un seul cas de tuberculose et que tous les médecins, pédiatres et PMI de sa ville refusaient de le faire. S’il vaccinait il serait obligé de prescrire de la rifampicine et de l’isoniazide, 2 antituberculeux notoires aux effets secondaires non négligeables, à certains de ses jeunes patients alors qu’il n’a jamais eu à le faire sur un seul de ses patients en 20 ans d’exercice et avec des taux de tuberculose nettement plus élevés qu’aujourd’hui…

Après cette audition de 2 jours, la commission se réunira à huis clos. À l’AG de la SFSP du 7 juin 2007, le président de la commission Jean-Louis San Marco, ainsi que le président de l’audition, François Bourdillon, aujourd’hui directeur de Santé publique France, expliqueront combien ce fut difficile de faire accepter la levée de l’obligation à toutes les parties prenantes. D’ailleurs le rapport de cette commission publié en décembre 2006, débutait ainsi ([5] p 364) :

« La Commission d’audition propose :

  • la levée de l’obligation vaccinale par le BCG pour les enfants,
  • la recommandation systématique de vaccination par le BCG de tous les enfants. »

Une telle rédaction témoigne des oppositions et résistances rencontrées !!!

J-L San Marco était fermement opposé au ciblage géographique. Il l’avait exprimé très clairement et fermement au terme de l’audition de novembre. Pour lui, le ciblage devait rester individuel en fonction des situations particulières de chacun. Cependant, le président du CSHPF-CTV Christian Perronne avait un autre point de vue. Alors que nous quittions la salle, le 14 novembre 2006, je l’ai entendu dire à ses voisins que le ciblage géographique n’avait pas été suffisamment étudié. Avec son Comité, il reprendra la question pour recommander (avis du 9 mars 2007) :
1- La levée de l’obligation de la vaccination par le BCG,au moment de la mise en œuvre du programme national de lutte contre la tuberculose.
2- La vaccination BCG est fortement recommandé … chez les enfants résidant en Île de France ou en Guyane. »

La partie 2 de cette recommandation, en opposition avec celle de la Commission d’audition, ne sera pas du goût de son président comme je le constaterai à l’AG de la SFSP.

Notons aussi que le BCG ne s’était généralisé en France qu’au milieu des années 1960 et qu’en 1972 le taux global de tuberculose était de 60 pour 100 000 contre 8,9 en 2005. Malgré ce risque beaucoup plus grand pour les enfants, la loi ne fut pas appliquée avant de disposer du Monovax et certains voulaient  nous faire croire, en 2006, qu’il y aurait encore trop de tuberculoses pour supprimer la vaccination généralisée jugée irréaliste 50 ans auparavant en raison  d’un vaccin intradermique aux effets secondaires trop fréquents et trop graves ! Dans les années 1950-1960  je n’ai connu qu’un seul élève ayant reçu le  BCG. Il venait de Lille, la ville où Calmette avait crée le BCG.

Pierre Bégué de l’Académie de Médecine dira aussi au cours de son audition par l’OPEPS [1] :
« Inversement, malgré une AMM renouvelée régulièrement depuis les années 1970, les dossiers européens de Monovax se sont révélés insuffisants, et le laboratoire a reculé devant le prix effarant pour les refaire. Le Monovax a donc été arrêté. Nous avons pu maintenir, en France, la vaccination obligatoire, c’est parce que nous, nous avions la bague. Les pédiatres ont donc dû faire face, à des réclamations justifiées. En effet, si la vaccination est pratiquée avec des incidents secondaires dont les parents aujourd’hui font le reproche, et si la protection vaccinale n’est pas assurée, où est l’obligation, où est la loi, où est le sérieux ? C’est ce qu’ont voulu dire les pédiatres que je défends ici, l’étant moi-même. Aujourd’hui, l’Académie de médecine a pris cette option* en connaissance de cause, en insistant cependant sur la lutte antituberculeuse. »

Et plus loin : « le Monovax a été arrêté un peu tôt en pensant que nous allions prendre nos décisions très rapidement : cette anticipation nous laisse un peu embarrassés. Nous devons maintenant avancer, l’épée dans les reins».

L’épée dans les reins, voilà qui en dit long sur ce qu’il pensait du BCG-SSI intradermique. Les experts, confortablement installés dans leurs fauteuils, peuvent discuter indéfiniment, alors que les nourrissons doivent avancer l’aiguille dans le bras avec le vaccin dedans…

À l’audition BCG, le 13 novembre 2006, le représentant de Sanofi Pasteur a expliqué que pour maintenir le Monovax utilisé uniquement par la France il aurait fallu construire une autre usine. Ce n’était pas envisageable. D’autant plus, a-t-il exposé, que les discussions sur la suppression de l’obligation du BCG et de sa pratique généralisée étaient suffisamment avancées pour penser qu’elles allaient être bientôt prises. Rien ne permet donc de penser que le laboratoire souhaitait que le BCG SSI soit appliqué à toute la population française.

L’obligation légale de la vaccination BCG pour les enfants fut levée par le décret du 19 juillet 2007 après avoir été annoncée le 11 juillet par la conférence de presse de la ministre Roselyne Bachelot qui s’était entourée d’experts. Cependant, cette levée de l’obligation était associée à une politique d’intensification de la vaccination BCG pour les enfants et les régions dites à risques, avec recommandation de cette vaccination dès la naissance. Ainsi, tous les enfants naissant en Île-de-France (6 millions d’habitants) étaient et sont toujours frappés par cette recommandation (repoussée à 1 mois depuis 2017 afin d’avoir plus de chances pour détecter un déficit immunitaire).

L’argument clé à l’origine de cette double politique de libération et de renforcement de la vaccination BCG fut une modélisation qualifiée de mathématiques présentée à l’audition par Daniel Lévy Bruhl, le Monsieur vaccin de l’InVS ([5] p 95). Elle avait auparavant été décrite dans  [7]. Cette modélisation cherchait à évaluer le nombre de cas de tuberculose évités par la vaccination sur une période de 6 ans, entre 1997 et 2002. On peut la raconter avec une histoire de carottes qui pourraient pourrir :

Dans un lot de 300 carottes, on en traite 240 avec un produit chimique ayant une efficacité annoncée de 50% pour protéger les carottes de la pourriture. Il y en a donc en principe 120 qui sont non protégées en plus des 60 non traitées, soit 180 carottes non protégées et 120 qui sont protégées. On trouvera 60 carottes pourries, soit le tiers des 180 non protégées. On peut donc dire qu’en l’absence de traitement, une carotte sur trois va pourrir. On en déduit, en transportant cette proportion sur les 120 carottes protégées, que 40 de ces carottes auraient pourri en l’absence de traitement.

À ceci près que les 240 carottes traitées étaient au grenier, en milieu sec où aucune n’avait pourri alors que les 60 autres étaient à la cave, en milieu humide où elles avaient toutes pourri !

Le mode de calcul utilisé par Lévy Bruhl est une simple règle de trois : 3 choux coûtent tant, combien coûtent 10 choux ? Avec une condition essentielle mais trop souvent oubliée qu’il faut que tous les choux soient au même prix ! Or ici cette condition n’est pas du tout réalisée, avec des risques d’exposition à la tuberculose qui sont très différents selon les milieux sociaux comme l’illustre mon histoire de carottes stockées à la cave ou au grenier. Il avait été établi depuis longtemps par des expérimentations sur des bovins, que l’efficacité du BCG était sous la dépendance très forte de l’importance de la contamination. J. Basset en rappelle les résultats dans son ouvrage [8].

De plus, la formule utilisée par Lévy Bruhl, qui est une règle de trois ou tableau de proportionnalité, exprime en fait l’indépendance entre les contaminations et la vaccination. Or, sauf vaccination très précoce, il sera fait un test tuberculinique préalable à la vaccination. Si l’enfant est positif, c’est à dire pouvant avoir été contaminé, il ne sera pas vacciné, ce qui est très fréquent pour les enfants vivant en milieu contaminé. Ce seul fait enlève toute valeur aux estimations de Lévy Bruhl. Pourtant, à cette époque elles seront présentées partout,  par le ministre en réponse à une question d’un sénateur ainsi que sur des sites qui n’avaient pas la santé pour thème, ce qui en dit beaucoup sur ce que le BCG représente en France.

À l’AG de la SFSP, le 7 juin 2007, le président de la commission d’audition fera allusion ‘‘au très beau modèle mathématiques de Lévy Bruhl ». J’interviendrai alors pour parler de l’absence d’indépendance qui fausse tout le calcul. Une participante, médecin-inspecteur, se retournera vers moi pour dire :  »il me semblait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas dans cette évaluation, c’était beaucoup trop (de cas évités par le BCG) ». Mais comme elle n’avait pu en cerner les raisons, elle n’avait émis aucune réserve aux résultats affirmés par Lévy Bruhl.

Je fais des calculs donc je fais des mathématiques ! Pas si simple, les mathématiques commencent seulement quand on tient compte des conditions de validité des calculs. Voir sur Agoravox l’article de Nicole et Gérard Delépine sur les simulations mathématiques et les résultats réels [9].

Le décret du 19 juillet 2007 levant l’obligation du BCG pour les enfants sera accompagné par la circulaire ministérielle du 14 août adressée aux préfets précisant explicitement que la vaccination ne peut être exigée pour l’entrée en collectivités [10] :

Malgré cela, les résistances continueront de se manifester et il sera pratiquement impossible de mettre un enfant en crèche à Paris s’il n’avait pas le BCG comme cela me sera confirmé à l’époque. Au cours d’un colloque sur les vaccinations organisé le 4 mars 2009 par des parlementaires à la Maison de la Chimie, le sénateur Paul Blanc s’étonnera de constater que le BCG était toujours obligatoire ! Qu’en est-il aujourd’hui ? Des témoignages dans les commentaires seraient les bienvenus.

Les résistances sont telles que, malgré l’avis du HCSP du 5 mars 2010 [11] demandant la levée de l’obligation du BCG pour les personnels de santé, cette obligation est toujours maintenue comme le confirme le calendrier vaccinal. Il est exceptionnel que les avis du HCSP ne soient pas suivis d’une décision ministérielle et cette exception c’est pour le BCG !

« Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande la levée de l’obligation de  vaccination par le BCG pour les professionnels et étudiants des carrières sanitaires et sociales mentionnés aux articles L.3112-1, R.3112-1 C et 2 du Code de la santé publique, accompagnée d’un maintien du test tuberculinique comme test de référence lors de prise de poste. »

Voici une conclusion du rapport  ayant préparé l’avis ([12] p 25) :
« Au total, la prévention repose avant tout sur des mesures barrières de type respiratoire. Le BCG ne vient qu’en appoint et ne dispense en aucun cas d’un dépistage régulier des infections tuberculeuses chez les personnels exposés ».

Parmi les nombreux éléments figurant dans le rapport associé à l’avis , on peut noter la position des autres pays européens sur la vaccination BCG adultes (page 27) :

« 27 pays ont été interrogés par mail. 18 ont répondu (Allemagne, Autriche, Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Norvège, Pays Bas, Royaume Uni, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie). Aucun n’a d’obligation vaccinale BCG chez les adultes. Seuls 5 ont des recommandations de vaccination de certains adultes :

  • Royaume Uni, Irlande : personnel de santé des établissements pénitentiaires, maisons de retraite, foyers accueillant des demandeurs d’asile ou SDF de moins de 35 ans ;
  • Danemark : uniquement les personnels de laboratoire en contact avec des mycobactéries, quel que soit l’âge ;
  • Norvège : professionnels de santé ;
  • Slovaquie : à l’embauche, professionnels de santé et de laboratoires, forces de police, personnels des foyers de SDF ou de demandeurs d’asile.
  • Aucun pays (0/18 répondants) ne recommande de vaccination par le BCG pour les professionnels de la petite enfance. »

 

L’erreur est humaine, la persévérance dans l’erreur est diabolique disait un proverbe latin…

 

 

Références
[1] http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i3791.asp
[2] Rapport de147 pages : « Synthèse et recommandations » 2002-2003  du groupe de travail présidé par Elisabeth Bouvet
http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=5696
[3]  BEH 10-11 du 18 mars 2003
http://www.invs.sante.fr/beh/2003/10_11/beh_10_11_2003.pdf
[4]   » Le traitement de la tuberculose – Principes à l’intention des programmes nationaux  »  1997
http://www.who.int/docstore/gtb/publications/ttgnp/PDF/tb97f220.pdf
[5]   »Audition publique sur la vaccination des enfants par le BCG. Levée de l’obligation vaccinale ? »  Collection Santé &Société n°12 mai 2007  Société française de santé publique
[6]  http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2013/03/2005.9.pdf
[7]  Tuberculose  Place de la vaccination dans la maîtrise de la maladie.  Inserm nov. 2004. Ce document devrait être en ligne sur le site de l’Inserm
[8]   »Immunologie et prophylaxie de la tuberculose »  par  J. Basset Chez Vigot 1953
[9]  »Simulations mathématiques et résultats réels  » 19 octobre 2018
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-les-resultats-de-simulations-208775
[10]  Circulaire du 14 août 2007
http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2009/04/cir_15075.pdf
[11] Avis du HCSP  du 5 mars 2010
http://www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspa20100305_BCG.pdf
[12] Rapport d’experts sur lequel cet avis s’est fondé :
http://www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspr20100305_BCG.pdf

18 réponses

  1. Cette étude de 79 était pourtant claire: Une Etude Indienne : Trial of BCG vaccines in south India for tuberculosis prevention: first report (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2395884/pdf/bullwho00435-0144.pdf). Parmis les Seules études au monde qui ait testé un vaccin contre placebo réel. Je dis réel et c’est très important car il s’agit du BCG contre aucun vaccin et non pas vaccin contre un autre vaccin (ou avec tous ses toxiques mais sans le virus atténué, cette méthode étant la seule utilisé d’habitude en dépit de toute rigueur scientifique et morale). Cette étude Indienne a concerné 260 000 individus, qui a été saluée pour son sérieux, montre clairement que non seulement ce vaccin ne sert à rien, mais qu’il rend les gens malades puisque les non-vaccinés sont en bien meilleure santé générale que les vaccinés, mais aussi pour les maladies concernées par la vaccination. L’OMS a pris acte et a malgré tout préconisé la continuation de cette vaccination.

    1. Dans son livre « The role of medicine » (publié en 76) THomas Mc Keown évoquait déjà de sérieux doutes sur l’efficacité du BCG…

  2. En effet, une vaste expérience fut réalisée en Inde entre 1968 et 1971 sous l’égide de l’OMS et du CDC d’Atlanta. Les vaccinés et les témoins furent suivis pendant plus de 7 années puis les observations furent dépouillées et regroupées. Les résultats donnèrent lieu à une publication en 1979 dans le bulletin n°57 de l’OMS. Extraits :

    « l’effet protecteur de la vaccination par le BCG est actuellement évalué dans le cadre d’une essai contrôlé. Après exécution d’épreuves à la tuberculine et d’épreuves aux sensitines ainsi que d’examens radiologiques et bactériologiques, des vaccins BCG et des placebos ont été répartis au hasard entre environ 260 000 individus, dont 115 000 étaient certainement tuberculino-négatifs lors de la vaccination. On s’emploie intensivement à repérer tous les nouveaux cas de tuberculose au sein de la communauté. L’incidence de l’infection est élevée dans la population soumise à l’enquête.

    L’incidence de la maladie bacillaire est plus fréquente chez les sujets ayant réagi positivement à la tuberculine au début de l’essai, notamment parmi les personnes âgées, que chez les sujets à réaction négative, qui sont des jeunes en majorité.

    La répartition des cas nouveaux de tuberculose n’apporte en aucune façon la preuve de l’effet protecteur des vaccins BCG. »

    Pour explique l’échec, on a pensé à la qualité des vaccins ou a des problèmes de conservation. Ces hypothèses ont été totalement écartées, les vaccins ayant été maintes fois contrôlés aux différents stades des opérations. On peut lire dans l’article OMS :

    « Les chefs de contrôle de la qualité, réunis à Copenhague en février 1978, ont conclu que les vaccins utilisés au cours de cet essai étaient de bonne qualité. »

  3. Merci Bernard Guennebaud pour cette série d’articles sur le BCG comme pour ceux de votre Blog.

    J’ai beaucoup aimé votre p’tite histoire de carottes… quel bon sens !
    La difficulté de faire accepter la levée de l’obligation à toutes les parties prenantes en 2007 s’explique aisément pas le fait qu’implicitement elle conduisait à reconnaître l’inefficacité voir l’inutilité de la vaccination BCG, c’est à dire in fine plus de 50 ans de pratiques prophylactiques de peu d’intérêts si pas vaines. Marcel Ferru avait alerté sur La Faillite du BCG en 1976 , il ne fut pas entendu.
    Reconnaître ses erreurs n’est souvent pas chose aisée, trait psychologique autant commun à l’individu qu’à une communauté. Les traditions ont la peau dure.
    D’y substituer la recommandation systématique de vaccination par le BCG de tous les enfants était en quelque sorte un patch, un palliatif, pour ne pas perde la face, faute de quoi c’eut peut-être été toute la « vaccinologie » et la crédibilité de certaines pratiques médicales qui en auraient pris un sacré coup ! De même qu’avec la levée d’une obligation vaccinale, symboliquement le ministère était contraint de revenir sur les prérogatives de son autorité.
    On pourrait y ajouter des considérations qui dépassent le cadre de la science, de la médecine, à savoir des considérations économiques au sens large, ce vaccin ayant eu une carrière de blockbuster, qu’il poursuit encore. Bref, une rente nationale…

    Les liens d’intérêts sont souvent évoqués concernant les personnes, chercheurs, médecins,experts, … mais très rarement ceux qui lient l’État à l’industrie pharmaceutique. Aucun complot, tout est public, mais comme personne n’en parle « l’affaire » est peu connue, y compris des médias ! Les liens entre le monde politique et les labos sont bien établis très officiellement. Il suffit de consulter le Rapport n° 476 (2006-2007) du Sénat dans lequel on pourra y lire en toutes lettres que « les laboratoires pharmaceutiques constituent les partenaires naturels des pouvoirs publics », ou que « La France est le premier pays producteur de vaccins et exporte 85 % de sa production. Cette situation favorable doit être confortée par les pouvoirs publics par une politique ambitieuse d’installation et de maintien des sites de production, »
    (pour ceux intéressés par le sujet plus de détails ici : https://www.agoravox.fr/commentaire4297689 )

    Suite à quoi, il serait très naïf d’attendre une impartialité de jugement sur les vaccins de la part des autorités de santé comme des autorités politiques en général …

    1. Les difficultés rencontrées pour supprimer la pratique généralisée du BCG sur les enfants (et ce faisant, son obligation, mais c’était la généralisation qui était visée) n’a pas été liée à une résistance du laboratoire qui produisait le BCG, bien au contraire et c’est important à comprendre. Sanofi a abandonné le marché au laboratoire danois SSI en raison de l’obligation, pour se mettre aux normes européennes,de construire une autre usine pour la production du Monovax.

      La résistance venait d’ailleurs car une vraie lutte contre la tuberculose consiste à chercher les tuberculeux contagieux, pratiquement des adultes, et donc à prendre des risques en montant au front. Le BCG et les tests tuberculiniques étaient le prétexte pour faire une lutte anti-tuberculeuse sans risques.
      Exemple : en janvier 2001, un reportage aux actualités régionales de ma région. Il s’intitule « lutter en amont contre la tuberculose ! » Comment cela ? Dans une bourgade rurale de 2000 habitants, dans un des départements ayant le moins de tuberculose, le pneumologue départemental vient faire un test tuberculinique aux enfants d’une école primaire afin de revacciner les négatifs alors que pratiquement tous les enfants avaient déjà eu le BCG pour entrer à l’école et que l’OMS avait demandé en 1995 à tous les pays du monde de ne plus faire qu’un seul BCG par individu et d’abandonner le test dans ces conditions. De plus, les enfants ne sont pratiquement jamais contagieux.
      Pour certains, la lutte en amont contre la tuberculose c’était ça !

      J’avais décrit le résultat de cette politique avec l’affaire de cette Vietnamienne dans un lycée parisien, Dépistée très positive au lycée mais non soignée et qui devint tuberculeuse contagieuse. L’objectif était de rechercher les négatifs pour les revacciner et non pas les très positifs pour les surveiller et les soigner …

  4. L’histoire des carottes qui pourrissent, je l’avais racontée à de jeunes épidémiologistes. C’était au déjeuner du congrès Sfsp de Lille en novembre 2011. Nous étions installés autour de tables rondes et servis à l’assiette ! Du grand luxe, dans d’autres congrès, j’ai mangé assis sur des marches avec un panier-repas.
    Bon, peu importe mais ça permettait de causer. L’une d’elles me répond qu’en école on nous apprend plein de conditions pour utiliser les test statistiques puis qu’ensuite, en applications, on ne s’en occupe plus. Une autre d’ajouter que si on le faisait, on en ferait beaucoup moins !
    Ces remarques sont très révélatrices de la situation réelle. On ne lâche pas dans la nature de jeunes épidémiologistes, ils sont d’abord encadrés par des anciens qui leur apprennent le « métier » et en particulier de ne pas s’encombrer de toutes ces conditions qui ne servent qu’à faire la sélection pour les examens !
    Eh oui, la règle de trois ça marche même si les choux sont pas tous au même prix !!! Des décisions très importantes sont ainsi prises en s’appuyant sur des calculs effectués dans des conditions délirantes. Voici un autre exemple rée présenté avec des pièces :

    Une pièce de 1€ lancée 42 fois a donné 10 piles (23%) alors qu’une pièce de 2€ lancée 101 fois a donné 70 piles (69,3%). Inutile d’effectuer le test de comparaison de 2 moyennes pour savoir qu’il n’y a pratiquement aucune chance pour que les 2 pièces aient une même probabilité de tomber sur pile. Dans ces conditions, on ne regroupe pas les résultats pour chercher une probabilité commune aux 2 pièces de tomber sur pile. On traite les données séparément, c’est élémentaire ou plutôt ça le devrait.

    Oui ça le devrait mais ces nombres je les ai pris dans la publication Tardieu et al de décembre 2007 sur l’apparition de la sclérose en plaques chez 143 enfants (101+42) où le fait de tomber sur pile est remplacé par « avoir été vacciné contre l’hépatite B ». Les auteurs comparent la probabilité d’avoir été ainsi exposé à cette vaccination chez les 143 enfants regroupés et chez les 1122 témoins associés. Le fait qu’ils ne trouvent pas de signal statistique signifie qu’on accepte que ces probabilités d’avoir été vacciné hépatite B peuvent être égales pour les cas et pour les témoins d’où la conclusion que cette vaccination n’y serait pour rien dans l’apparition de la sclérose en plaques (refrain connu …)

    Sauf que sur l’ensemble des 143 cas, la probabilité d’avoir été vacciné contre l’hépatite B n’existe pas puisqu’elle peut être estimée à 23% pour 42 d’entre-eux (les moins de 10 ans) et à 69% pour les autres. De même pour les 1122 témoins.

    CONCLUSION : les auteurs ont déclaré comme pouvant être égales deux probabilités qui n’existent pas !!! Les commentateurs « autorisés », en individuels ou réunis en comités n’y ont rien trouvé à redire, bien au contraire, l’Académie de Médecine par exemple citant, dans un communiqué, ce résultat comme « démontrant » l’absence de lien.

    Ainsi va ce qu’on appelle LA SCIENCE !!!!!!!

    1. et que dire des « méta analyses »… ou simplement de la « vaccination contre l’hépatite B » quand 5 ou 6 vaccins contenant cette valence existent sur le marché alors qu’avant de déterminer un éventuel problème commun il faudrait déjà stratifier par produit…

      1. @ Surya

        En parlant du vaccin contre l’hépatite B, j’ai vu une patiente cet AM, aide-soignante, porteuse depuis peu d’une cholangite sclérosante primitive.
        Elle me raconte son histoire:
        « Ma sœur a développé une SEP suite à la vaccination contre l’hépatite B, j’en suis convaincue, tout concorde.
        J’étais de fait très réticente à cette vaccination. J’ai malgré tout reçu 6 doses du-dit vaccin car je n’étais pas immunisée avec le schéma habituel (sans cela, je devais renoncer à être aide-soignante). La cholangite a rapidement suivi.
        Et là, vous comprenez, docteur, je m’interroge.
        Ma sœur a été vaccinée et a développé une SEP.
        J’ai reçu double dose du même vaccin et j’ai 90% de mon foie qui est détruit.
        On m’a dit que je risquais la greffe hépatique (ben oui, rien que ça!)

        Je lui ai donné le lien vers le site de Marc Girard et le site de l’oniam.
        Je lui ai conseillé de se battre pour chercher à comprendre car quand même, c’est suspect, non??

      2. il faut qu’elle prenne contact avec Marc. (son mail est sur le site) et lui demander s’il accepte son dossier (il est retraité). Je viens de voir qu’il y a des formes mixtes auto-immunes de ce truc, or Marc a déjà obtenu des indemnisations pour cette vaccination avec des cas d’hépatites auto-immunes.

        Le délai c’est 10 ans après stabilisation de l’état de santé.

      3. Vous faites bien, Surya, de faire allusion aux méta analyses car justement il y en a eu une, réalisée à Bordeaux, qui regroupe 13 publications sur la vaccination hépatite B, les atteintes démyélinisantes et les scléroses en plaques. Elle fut publiée en mars 2018, il y a moins d’un an, l’un des co-auteurs étant Bernard Bégaud et l’auteure référent Julie Mouchet à laquelle j’ai pu écrire et qui m’a répondu [1].

        Pour les 143 cas j’ai montré qu’il était indispensable de les dissocier et non de les traiter groupés. Ils leur ajoutent les données d’autres publications, dont des données adultes alors qu’il s’agit d’enfants pour ces 143 …

        De plus, ces 101 cas devraient aussi être dissociés car ils regroupent ceux vaccinés à 11 ans à environ 75% et suivis pendant 5 ans jusqu’à l’âge de 16 ans avec ceux vaccinés à l’adolescence, par exemple à 15 ans et qui n’auront été suivis que pendant 1 an, la date butoir étant la même, 16 ans. Et ce pour une maladie à incubation longue, pouvant être de plusieurs années. La sous notification chez les vaccinés à l’adolescence peut évidemment orienter le groupe des adolescents côté « vaccin protecteur » et contribuer à neutraliser un signal possible chez les vaccinés à 11 ans.

        C’est invraisemblable de travailler comme ça ! Ils cherchent à accroître la puissance statistique en augmentant la taille de l’échantillon sans regarder plus loin. Il y a pourtant longtemps qu’on a compris que si on cumule les résultats d’une pièce déséquilibrée du côté pile avec ceux d’une autre déséquilibrée du côté face, on risque de neutraliser les déséquilibres.

        [1] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29454521

      4. @ Surya
        « avant de déterminer un éventuel problème commun il faudrait déjà stratifier par produit… »

        La présence du vaccin anti-hépatite B inclus parmi d’autres valences n’a résulté que d’une stratégie commerciale du fabricant pour l’imposer aux pouvoirs publics. De l’aveu même d’icelui, le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) a donc cherché à créer un monopole et a commercialisé des vaccins multiples parce qu’il les trouvait plus rentables.
        Quelle gloire pour la santé publique n’est-ce pas !
        Déclaration de Jean Stéphenne qui a dirigé la branche vaccins chez GSK pendant 23 ans, en juin 2012 devant un parterre de chefs d’entreprise :
        « Nous avons acheté tous les brevets sur l’hépatite B, c’était la première fois qu’un vaccin était protégé par brevets. Nous avons tous les brevets, et maintenant, vous les concurrents, si vous voulez venir sur le marché, eh bien vous allez devoir négocier avec nous. Je pense que c’est comme ça que la société s’est créée et est devenue successful, et après on a développé des vaccins combinés, c’est à dire on a mis l’hépatite B avec tout autres produits qui n’étaient pas protégés par brevets, et en faisant ça, on rendait évidemment les produits combinés protégés.
        Et donc la stratégie, c’est pas plus compliqué que ça… »
        source : VIDEO. Envoyé spécial. Vaccins pour enfants : les labos font-ils de la vente forcée ?
        Pour deux cadres du laboratoire GSK qui commercialise ce vaccin hexavalent, il s’agit d’abord de considérations de santé publique – lutter contre l’hépatite B –, et en aucun cas de raisons commerciales ou de rentabilité.
        Pourtant, Sophie Bonnet s’est procuré une vidéo datant de juin 2012, où l’on voit Jean Stéphenne, ancien directeur de la branche vaccin de GSK, se vanter de sa réussite. Il explique que GSK détient tous les brevets sur le vaccin contre l’hépatite B. En le combinant avec des vaccins non protégés par un brevet, le laboratoire étend son monopole sur l’hépatite B aux cinq autres vaccins : « C’est comme ça que la société s’est créée et est devenue successful […] donc la stratégie, c’est pas plus compliqué que ça. » Le labo a donc commercialisé ces vaccins multiples parce qu’il les trouvait beaucoup plus rentables.
        Extrait d’« Envoyé spécial. Se soigner à quel prix ? » du 11 février 2016.
        https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-envoye-special-vaccins-pour-enfants-les-labos-font-ils-de-la-vente-forcee_1311677.html

      5. le brevet pour engerix B a expiré aux US en 2018, pour infanrix hexa à ma connaissance c’est pareil

      6. @ MT : sur ce sujet de la cholangite sclérosante primitive, et aussi de l’hépatite B. Bien que non soignant, j’ai rencontré plusieurs personnes atteintes de SEP après le vaccin Hépatite B (parfois environ 3 ans après), ça me semble beaucoup à mon échelle. Une des personnes m’a confié la régression, durable, de ses symptômes de SEP après le passage à un régime très proche de celui de Seignalet, méthode que vous connaissez je crois. Il indiquait que ça fonctionne aussi pour la cholangite sclérosante primitive, quelle que soit la cause. Il détaillait un cas.

  5. Une marche lente vers la suspension des obligations vaccinales…

    La France a entretenu depuis si longtemps des méthodes coercitives en matière de vaccinations que le corps médical en large majorité s’arcboute encore aujourd’hui sur l’obligation vaccinale. Mme Buzyn avec ses 11 vaccins rendus « obligatoires » comme condition d’admission en collectivité (crèches, nourrices agrées, écoles) sans conséquence pénale toutefois pour ceux qui s’y soustrairaient, ou plutôt les rares qui auraient la possibilité de s’y soustraire, ne fait que perpétuer cette tradition française sans autre fondement que celui d’atteindre un taux de couverture maximal qui n’est en rien gage d’efficacité prophylactique comme nous l’indique l’histoire de carottes de B Guennebaud.

    OMS: CONSIDÉRATIONS RELATIVES AU CONSENTEMENT À LA VACCINATION DES ENFANTS ET ADOLESCENTS ÂGÉS DE 6 Á17 ANS.
    PDF de 8 pages : http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/259419/WHO-IVB-14.04-fre.pdf?sequence=1&isAllowed=
    source : http://www.who.int/iris/handle/10665/259419
    Sur la base de ces directives internationales émanant d’une autorité reconnue par le ministère, le projet de rendre la vaccination anti-HPV « obligatoire » ne pourrait aboutir, quelque soit le lieu où serait organisée la vaccination, en milieu scolaire ou non, sans l’incontournable consentement des parents ou de ceux qui ont l’autorité parentale.

    Les 8 députés avaient donc failli à prendre connaissance de ce document avant de déposer leur PROPOSITION DE LOI N° 1118 « visant à ajouter le vaccin contre le papillomavirus sur la liste des vaccinations obligatoires », ou le ministère avait distraitement oublié de les en informer.

    Par extension, le document de l’OMS ne faisant pas référence à un vaccin particulier, aucune vaccination quelque soit le programme national ne pourrait être rendue « obligatoire » à partir de l’âge de 6 ans sans recueillir au préalable dans tous les cas de figures le consentement des parents ou de ceux qui ont l’autorité parentale.

  6. Merci et Bravo pour ces articles sur le BCG . Dans le PDF de l’OMS sur le consentement à la vaccination, il est écrit que dans les pays où l’obligation est inscrite dans la loi, le consentement n’a pas à être demandé …

  7. Oui effectivement Evelyne il est noté dans la brochure de l’OMS « Du fait qu’ils considèrent les vaccins comme un bien public, ou pour atteindre les buts de santé publique que sont l’élimination de certaines maladies et la maîtrise des flambées épidémiques, ** certains pays ** ont rendu un ou plusieurs vaccins obligatoires au moyen de la législation ou de leurs politiques. »
    Les obligations vaccinales sont très marginales dans le paysage des 197 États membres, pour ne pas dire exceptionnelles, et souvent limitées à un ou une petite poignée de vaccins.
    Ces « considérations » de l’OMS, plutôt assez conformes à l’éthique médicale concernant les enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans s’appliquent par exemple en France malgré l’obligation récente de 11 vaccins puisque dans le calendrier vaccinal les vaccinations obligatoires ne touchent que les enfants de moins de 6 ans pour qu’ils soient admis en collectivités diverses. Au-delà des 6 ans, l’obligation vaccinale n’existe pas, les rappels ne sont que des recommandations prescrites susceptibles de recevoir au préalable le consentement des parents pour la poursuite de ces moyens prophylactiques.

    Certes l’OMS ne peut agir à l’encontre de la souveraineté des États qui pratiquent arbitrairement par décrets ou par ruses législatives quelques obligations vaccinales, mais néanmoins dans le cas récent qui nous occupe je maintiens que la PROPOSITION DE LOI N° 1118 n’est pas conforme à ces recommandations de l’OMS qui admettent cette possibilité légale dans le cadre (sic) de l’élimination de certaines maladies ou de flambées épidémiques.
    La vaccination anti-HPV ne rentre pas dans ces deux cas, les causes du cancer du col de l’utérus étant multifactorielles, une élimination est d’avance purement utopique, et la baisse constante de l’incidence de ces pathologies cervicales dont les HPV sont supposés en être la cause (ce qui n’a pas été démontré) va à l’inverse d’une flambée épidémique.

    Il y avait donc un abus d’autorité manifeste dans ce projet, ce qui pour un ministère de la santé qui se pique de faire de la démocratie sanitaire n’est pas très honorable et probablement juridiquement contestable. Les sénateurs ont fort heureusement bridé ce projet, en validant toutefois « l’expérimentation » (sic) à 2 départements.
    Les ados (filles et garçons) des régions Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes deviendront-ils cobayes par un Décret de Madame Buzyn ?

  8. ENFIN !!!

    L’obligation du BCG pour certains personnels de santé sera enfin levée au 1er avril 1019 (espérons que ce n’est pas un poisson !!!)

    Décret n° 2019-149 du 27 février 2019 modifiant le décret n° 2007-1111 du 17 juillet 2007 relatif à l’obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038184922&categorieLien=id

    « Publics concernés : étudiants en vue de l’exercice de professions médicales et pharmaceutiques et des professions à caractère sanitaire et de caractère social ; personnes et personnels exerçant une activité dans les établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans, dans les laboratoires d’analyses médicales, dans les établissements pénitentiaires, dans les services de probation, dans les établissements et services de la protection judiciaire de la jeunesse ; personnels soignants et susceptibles d’avoir des contacts répétés avec des malades tuberculeux dans les établissements de santé, dans les hôpitaux des armées et l’Institution nationale des invalides, dans les dispensaires ou centres de soins, dans les centres et consultations de protection maternelle infantile, dans les établissements d’hébergement et services pour personnes âgées, dans les structures prenant en charge des malades porteurs du virus de l’immunodéficience humaine ou des toxicomanes, dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale, dans les structures contribuant à l’accueil de personnes en situation de précarité, dans les foyers d’hébergement pour travailleurs migrants ; assistantes maternelles ; sapeurs-pompiers des services d’incendie et de secours.
    Objet : suspension, pour certaines activités et professions, de l’obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG.

    Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er avril 2019.

    Notice : compte tenu de l’évolution de la situation épidémiologique et des connaissances médicales et scientifiques, le décret a pour objet de suspendre pour certaines activités et professions l’obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG obligatoire en vertu de l’article L. 3112-1 du code de la santé publique. »

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