Selon des Médias très opportunistes [nos amis très pro-statines du Figaro…], il y aurait crise à l’Agence du Médicament, ladite ANSM… Tiens donc !

J’écris « opportunistes » parce que je n’ai aucune illusion sur ce média et sa section santé et médecine. S’ils se plaignent aujourd’hui de l’Agence en question, c’est probablement que quelques requins du même bord politique vise un ou plusieurs postes enviables pour lui-même et ses meilleurs amis.

Ça sent la fin de règne ; la droite tabasse la gauche via Le Figaro comme si ce fut mieux du temps de la droite, et vous connaissez la suite ; les successeurs ne seront pas meilleurs [c’est le système qui est gravement malade] et ensuite la gauche tabassera joyeusement la droite.

Sans entrer dans une discussion politique « oiseuse », il fait peu de doute que la désespérance actuelle de la population française (en moyenne car certains y trouvent leur compte) trouve sa source principale dans l’absence d’alternative crédible dans un contexte politique et économique normé : on a vu la droite et on a su qu’en penser ; on voit la gauche et désormais on sait qu’en penser…

Retour aux symptômes, l’Agence du Médicament et sa crise.

Le plus amusant c’est que les « tabasseurs » d’aujourd’hui et ceux de demain ont (et auront) fortement raison de tabasser… Car ce système est effectivement gravement malade, du moins en apparence. Que veux-je dire ? Simplement que la maladie n’est qu’apparente ; ce n’est pas une vraie maladie. Ce système fait ce qu’on lui demande de faire : protéger les intérêts de l’industrie [ou selon le discours ambiant : aider la recherche thérapeutique qui coûte très cher] et les profits du business du médicament ; tout en disant (proclamant) qu’il protège les patients et les familles.

La société spectaculaire et marchande dirait Tonton Guy.

Et, en parallèle, une médecine spectaculaire et marchande, dirait Tonton moi-même : on fait semblant de soigner à grand frais des maladies qui n’existent même pas… oups !

En attendant, nous pauvres bougres, nous regardons ce ring avec étonnement.

Pour quelques infos récentes (se boucher le nez), voir là par exemple :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/06/14/25097-crise-majeure-lagence-medicament

Nous apprenons donc que les rats quittent le bateau, l’organigramme est décimé selon la journaliste. Certains rejoindraient directement (pas même une petite halte « sabbatique ») l’industrie du médicament laissant penser (mais c’est trop compliqué pour la journaliste) que des relations intimes existaient depuis longtemps entre ces fonctionnaires au-dessus de tout soupçon et le secteur privé. Oups !

Caricature !

On apprend aussi que de brillants scientifiques se plaindraient d’un certain manque de respect à leur égard au sein de cette chaude institution et que ces brillantissimes sujets auraient songé à démissionner… Ah ! Bon sang ! Quelle perte ! L’institution ne s’en remettra pas, sans eux le navire va sombrer ! Retenez-les, ils ont déjà empoigné la bouée-canard et vont sauter…

On apprend enfin [attaque typiquement politicienne] que la ministre de la Santé ne contrôle plus rien en matière de politique du médicament en France. Ah Bon !

Parce que un ministre un jour (ou quelqu’un d’autre peut-être) aurait contrôlé quelque chose à propos des médicaments ?

C’est grave, docteur ? J’abrège.

Pour ceux qui n’auraient pas compris, je précise que tout ça c’est de la littérature, QUE de la littérature et qu’il se trouve que Tonton moi-même aime bien la littérature… Donc, j’en fais !

C’est grave, Monsieur le Président ?

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