Comme je le raconte dans mon dernier livre à propos de « L’horrible Vérité sur les médicaments anticholestérol », les faits sont les faits : les statines provoquent des calcifications des artères coronaires.

Il n’y a pas de doute à ce propos. On peut mesurer précisément ces dépôts calciques avec des techniques d’imagerie et évaluer un score calcique.

Par ailleurs, de multiples travaux ont montré qu’un score calcique élevé dans les coronaires était de mauvais pronostic.

Ce n’est pas étonnant ; le calcium est à sa place dans les os pas dans les artères…

Les plus grands pathologistes (les médecins qui font les autopsies), notamment Falk au Danemark et Virmani aux USA, ont clairement montré que ce « vilain » calcium dans les plaques d’athérosclérose favorisait leur rupture, la survenue d’un caillot dans la lumière restante et l’occlusion artérielle qui provoquait l’infarctus. Bon !

Tant qu’il n’y avait aucun rapport entre statines et calcifications coronaires, personne ne trouvait à redire à cette théorie du score calcique pour prédire les complications cardiovasculaires.

Une fois montré que les statines calcifient les artères, nos prestigieux experts se trouvent donc face à un dilemme horrible : comment concilier cette contradiction flagrante que les statines pourraient protéger nos patients tout en « calcifiant » leurs artères ?

J’annonçais dans mon livre que nous allions assister à un concours de sophistique byzantine parmi les experts vendus à l’industrie des statines.

Ça n’a pas tardé… C’est glaçant… ou calcifiant…

Je ne vais pas raconter toute l’histoire dans ses détails de basse-fosse ; mais elle ridiculise toute une classe universitaire et supposée experte qui a l’habitude de parader sur les tréteaux de la désinformation téléguidée : Ils ont décidé que finalement, et contre toute évidence, le calcium dans les artères c’était « très bien » puisque ce sont les statines qui font le job…

Vous ne me croyez pas ?

C’est vrai que ça parait difficile à croire mais lisez (ou écoutez) donc ça :

http://www.medscape.com/viewarticle/854950?src=wnl_edit_specol&uac=78143HG&impID=913962&faf=1

Désolé c’est en anglais, mais ça vaut son pesant pour ceux qui peuvent comprendre.

En deux mots (pour ceux qui n’ont pas la patience d’écouter ces deux niais jusqu’au bout), c’est un dialogue entre deux super-experts américains : les professeurs Peter Libby et Steven Nissen, deux parmi les plus subtiles artistes qui servent de référence presque absolue à nos artistes européens et nationaux…

Je suis presque sûr qu’on pourrait en trouver chez nous pour défendre les positions intenables (pour un scientifique raisonnablement doté de quelques neurones résiduels) de Libby et Nissen.

Bon, j’abrège et je résume sans m’énerver :

1) je ne suis pas un fanatique du score calcique (et d’aucune image) mais il est assez évident qu’avoir du calcium dans les coronaires est obligatoirement de mauvais pronostic ; moins on en a du calcium dans les coronaires et mieux c’est ;

2) les statines calcifient les coronaires et sont donc inéluctablement une source de complications ;

3) les essais cliniques financés par l’industrie qui prétendent le contraire (c’est-à-dire que les statines protègent) doivent être vérifiés en urgence ; on pourrait, certes, poser l’hypothèse (fortement improbable) que les statines sont tellement miraculeusement protectrices qu’elles annulent leur propre effet pathogène calcificateur et en plus empêchent la thrombose, l’infarctus… Hum ! Faut vérifier !

4) Autrement dit, des experts (des vrais) vraiment indépendants doivent avoir accès aux données brutes de ces études miraculeuses ; et le prétexte du « secret industriel » qui nous a interdit cet accès doit être rejeté par les Autorités Sanitaires. URGENT !

3) Évidence conclusive : seules des substances dont les effets sont vérifiables (par des experts indépendants) peuvent être administrées à des êtres humains…

4) Combien de temps nous faudra t-il pour imposer cette Loi ?

Auteur de l'article :

Lire tous les articles de

consequat. elit. Donec mattis elit. Nullam Sed adipiscing nec