Effondrement européen au classement PISA : les vraies raisons de la chute

enfant, élève avec un bonnet d'âne, devant un tableau noir d'école, échec scolaire dans l'enseignement et l'éducation à l'école ia générative

Cette évaluation récente renvoie définitivement le niveau d’intelligence des enfants issus des nations européennes vers des niveaux jamais atteints. Et il n’y a aucune raison que cette chute effroyable ne s’interrompe jamais, puisque nulle part en Europe on ne se saisit de la santé neurologique et micro-nutritionnelle de la population. Pas d’iode, pas d’intelligence ; ni chez les enfants, ni chez leurs décideurs politiques adultes d’ailleurs. On continuera donc à accumuler tous les poncifs habituels sans bouger un neurone, que certains ont d’ailleurs déjà perdu. La Chine revient première au classement PISA (*). Quelle surprise ! Quand même pas parce que la supplémentation en iode y est obligatoire depuis 2015 ? (**) Suivez l’énervement non feint du très iodophile Didier Cosserat, qui nous adresse cette petite carte postale du fin fond du Laos. Bonne lecture. 

Les résultats s’effondrent. Mais pourquoi donc ?

Nos enfants sont en train de perdre des capacités cognitives décisives avant même d’arriver au collège. Et les médias qui publient les chiffres refusent d’en nommer une des causes validées.

Moins 53 points en maths en 20 ans. Ce n’est ni un mode pédagogique vraiment déficient, ni des parents lâches et en démission…  C’est neurologique : carence en iode + perturbateurs endocriniens.

On en parle, ou on continue de baisser la tête ?  Résultats effondrés, les explications officielles épuisées, et un silence coupable sur l’iode et les perturbateurs endocriniens.

Pendant que le journal Le Monde s’enquiert du rapport aux apprentissages (1), nos enfants perdent leurs neurones en silence.

L’effondrement est documenté: de 511 points à 458 en mathématiques entre 2003 et 2025.

screenshot

De 496 à 456 en compréhension de l’écrit:

screenshot

Et de 503 à 483 en sciences:

screenshot

À ce rythme, la moyenne française ne décroche pas de la moyenne OCDE, elle S’EFFONDRE avec elle. Ce qui rend le phénomène d’autant plus troublant. Ce n’est plus un problème franco-français, c’est un PROBLÈME DE CIVILISATION industrialisée.

 

Les explications officielles sont épuisées et récurrentes

L’article du Monde du 8 septembre 2026 invoque le rapport aux apprentissages, la place du numérique, les effets durables du Covid-19 et le « désinvestissement des parents ».

Quatre arguments de confort intellectuel, recyclés depuis vingt ans, qui permettent d’éviter une question bien plus gênante :

Et si le cerveau de nos enfants était en train de perdre ses capacités BIEN AVANT MÊME d’arriver au collège ?

Depuis plus de quinze ans, le professeur Barbara Demeneix tire la sonnette d’alarme. Biologiste de renommée internationale (CNRS), experte reconnue des perturbateurs endocriniens, elle a présidé le groupe de travail européen sur les perturbateurs endocriniens pour la Endocrine Society. Elle documente le double choc qui frappe le neurodéveloppement :

 

71tzdpd5erl. sy466

1- La carence en iode, pourtant simple à corriger (sel iodé, complémentation des femmes en PRÉ-conception et enceintes), alors que l’iode est indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes, sans lesquelles le cerveau de l’enfant ne se construit pas correctement.

2- Les perturbateurs endocriniens : bisphénols, parabènes, perchlorates dans l’eau du robinet, PFAS etc., qui bloquent ou miment l’action de ces mêmes hormones thyroïdiennes.

Notre message, résumé dans l’esprit de ses travaux, mérite d’être affiché en capitales sur chaque ministère de l’Éducation nationale :

Afin de limiter la casse cognitive des perturbateurs endocriniens, au minimum, avoir un bon taux d’iode.

C’est une mesure « simple et peu onéreuse », rappelle le CNRS lui-même, qui pourrait préserver la fonction thyroïdienne des mères et le développement cérébral des enfants.

Que faire demain en extrême urgence ?

On ne fera rien.

La critique des journalistes du Monde est à la mesure de leur angle mort. Des graphiques impeccables, des sources irréprochables (DEPP, OCDE-PISA), une infographie sur la culture scientifique soignée, et un silence absolu sur le facteur neurobiologique. Mieux :

Dans leur bibliographie, ils citent « Le Cerveau endommagé » et « Cocktail toxique » de Barbara Demeneix comme s’il s’agissait d’une littérature de délicieuse inquiétude, sans aucun lien avec les courbes en chute libre qu’ils publient eux-mêmes.

On recense les causes possibles, on fait mine d’oublier celle qui, d’une certaine façon, les conditionne toutes. Une lecture de confort qui ressemble fort, hélas, à une fuite en avant.

En revanche, le rôle de l’iode et des hormones thyroïdiennes (dépistage des hypothyroïdies frustes ) dans le neurodéveloppement est solide. L’ampleur des pertes enregistrées en deux décennies justifie à elle seule que cette piste soit enfin prise au sérieux, investiguée et non ignorée par des journaux qui prétendent « expliquer » l’effondrement.

 

 

Dr Didier Cosserat
Septembre 2026

 

Notes et sources:

(*)  » En tête de ce classement, le top 5 n’est constitué que de pays asiatiques avec la Chine qui est en tête, suivie de près par Singapour. Ensuite viennent la région chinoise de Macao, puis le Taipei chinois, et enfin le Japon en cinquième position. Le premier pays non-asiatique du classement arrive en sixième position avec l’Estonie, suivie par la Corée du Sud. Le top 10 est complété par le Royaume-Uni, le Canada et la Nouvelle-Zélande« . https://www.cnews.fr/monde/2026-09-08/classement-pisa-quels-sont-les-meilleurs-et-les-pires-pays-1915792

(**) Chine. Iode. Iodation universelle obligatoire depuis 1995. Trois révisions à la baisse, motivées par l’excès et non la carence : 40-60 mg/kg, puis 35 ± 15 mg/kg en 2000, puis depuis 2012 un standard provincial de 20, 25 ou 30 mg/kg avec tolérance ± 30 % (le Zhejiang et le Fujian ont pris 25 ppm, fourchette 18-33). Contrôle strict de la production. Préconception. Le programme le plus ambitieux des cinq : NFPHEP depuis 2010, gratuit, 31 provinces, plus de 73 millions de couples, folates 0,4 mg/j de M-3 à M+3, bilan biologique inclus. Inégalité sociale marquée toutefois (OR ajusté : 12,2 entre régions riches et pauvres). 
Japon.
Iode. Aucune iodation du sel. La couverture vient de l’alimentation : algues (kombu, wakamé, nori, hijiki) et produits de la mer, pour un apport de 1 000 à 3 000 µg/jour. Première enquête nationale sur 32 025 enfants de 6-12 ans : iodurie médiane de 209 µg/L à Tanegashima, jusqu’à 1 071 µg/L à Hokkaïdo. Limite supérieure japonaise fixée à 3 000 µg/j, dépassée par environ 10 % de la population.

(1) https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/08/pisa-2025-le-decrochage-inedit-des-resultats-des-eleves-en-france-comme-dans-l-ensemble-de-l-ocde_6768129_3224.html?srsltid=AfmBOorJ65ErTLFxT_mI9Pwp-UMmMCSbHwx8De3Y4h3rnP48WD_nMY7e

Avertissements :

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et n’engagent pas la responsabilité de l’AIMSIB.

La rubrique commentaires est un espace d'échanges et de partages mis à votre disposition. Il vous permet d'exprimer brièvement vos idées, votre accord ou désaccord relatifs à l'article ci-dessus. Cependant vous devez respecter quelques règles simples à savoir vos propos doivent rester dans le cadre du sujet abordé, ils doivent être courtois et conformes aux règles élémentaires de la politesse et de la bienveillance. Tous les commentaires insultants, diffamants, menaçants ou appelant à la haine seront immédiatement supprimés. Nous vous remercions pour votre compréhension.

Le site est modéré. Ne vous impatientez pas si votre commentaire n'apparaît pas rapidement.

5 1 vote
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

89 Commentaires
Fontanel
Fontanel
13 septembre 2026 18h24

Article Très intéressant
Iode ,vit b ,d,omega 3 ,mg … nos cerveaux sont carencés

Yoman
Yoman
13 septembre 2026 18h34

L’iode a peut-être une influence, mais je pense que les influences de l’arrivée des smartphones, des vidéos courtes algorithmiques, du recul de la lecture loisir, de la hausse de l’anxiété/dépression et de l’arrivée des IA générative sont loin d’être négligables dans leur impact cognitif sur la population.

Bernard Guennebaud
13 septembre 2026 18h51

Pour ma part, j’y ajouterai la multiplication des vaccinations et dès le deuxième mois et dont l’effet neurologique n’est pas niable.

Yeahman
Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
14 septembre 2026 20h52

Et quels sont ces effets neurologiques non niables?

njama
njama
Répondre à  Yeahman
15 septembre 2026 9h59

La multiplication de cas d’autisme, particulièrement aux États-Unis, de SEP avec la vaccination contre l’hépatite B, de myofascites à macrophages, fibromyalgies, fatigues chroniques, Alzheimer aussi peut-être ?… autant de pathologies « nouvelles »…
sur lesquelles l’étiologie reste muette ! il faudrait des études de pharmacocinétique sur tous les composants des vaccins pour y répondre…

Quel intérêt « prophylactique » de vacciner tous les nourrissons de 2 mois puis à 4 mois (2ème dose) contre l’hépatite B, une MST… dont la prévalence chronique en population générale est extrêmement faible et peut être asymptomatique ?

La réponse est que l’antigène fait partie de vaccins combinés hexavalent, et que c’est une affaire commerciale !… comme je le rappelais en commentaire sous l’article précédent que vous venez de visiter
https://www.aimsib.org/2026/09/06/les-enfants-vaccines-ne-sont-pas-en-meilleure-sante-lexemple-allemand/#comment-87349

Pourquoi utiliser l’aluminium, un neurotoxique notoire, comme adjuvant alors que l’Institut Pasteur avait mis au point, au début des années 1970, des vaccins adsorbés sur phosphate de calcium (vaccins dénommés IPAD = Institut Pasteur ADsorbés sur phosphate de calcium), face aux risques présentés par les sels d’aluminium.
Cet adjuvant a été abandonné par Mérieux uniquement pour des raisons industrielles de production sans considération d’innocuité ou non…

Le professeur Romain Gherardi… répond aux questions de « L’Obs ».
Pourquoi ce choix du tout-aluminium ?
J’ai rencontré le comptable de l’institut Pasteur de l’époque. Il m’a expliqué qu’une dose de vaccin avec du phosphate de calcium coûtait à l’époque 30 centimes de francs de plus qu’une dose avec l’aluminium. De plus, pour obtenir l’immunisation, avec le phosphate, on n’avait besoin que de deux injections alors qu’il en fallait 3 avec l’aluminium. Mérieux a dit : « On préfère vendre 3 vaccins plutôt que 2 ». Il faut comprendre que la politique vaccinale est très déterminée par des intérêts financiers…
source : Vaccins : « Nous ne savons pas grand-chose sur les effets de l’aluminium »
 L’Obs > Santé 24 sept. 2017

L’aluminium n’est pas un composant minéral de l’organisme humain et sa présence est toujours d’origine exogène, un élément étranger à la biologie animale, comme humaine, une « molécule incorrecte » au sens de la médecine orthomoléculaire, ce qui expliquerait que l’organisme a des difficultés à l’éliminer… ce qui enclenche une réaction auto-immune…

L’HÉPATITE B une origine sulfureuse
Dr Marc Vercoutère, 30 novembre 2012

Une épidémie de « jaunisses » par un vaccin contre la fièvre jaune contaminé accidentellement
En mars 1942 ; une épidémie foudroyante expédie par dizaines de milliers les soldats de l’armée américaine dans les hôpitaux militaires. Ils présentent tous une jaunisse, une grande fatigue avec des douleurs aux articulations. À la surprise des experts, l’épidémie s’est déclenchée au même moment dans différentes villes des États-Unis, là où sont stationnées les troupes, ne frappant que les militaires qui ont reçu, trois mois et demi plus tôt, un vaccin contre la fièvre jaune fabriqué à partir de sang humain prélevé sur des volontaires d’écoles de médecine.
(…) https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/hepatite-b-une-histoire-sulfureuse-126434

Cher visiteur Yeahman, vous voyez il y a encore bien trop de « zones grises » sur les vaccins et l’intérêt réel de certaines prophylaxies… seriez-vous surpris que d’aucuns y réfléchissent ?
La vaccination en général devrait-elle être comme un article de foi qu’il faudrait accepter les yeux fermés comme de l’eau bénite ?
« On a (encore) le droit d’être intelligent » même si le classement PISA de la France s’écroule….

https://www.facebook.com/BFMTV/videos/pr-didier-raoult-avoir-le-droit-d%C3%AAtre-intelligent-fait-partie-dune-minorit%C3%A9-en-d/250758409359347/?locale=fr_FR

Yeahman
Yeahman
Répondre à  njama
16 septembre 2026 9h42

Waouw. Que du bla bla! Et zéro réponse à ma question!

Qui dit « non niable » dit relation de cause à effet documentée et prouvée!

njama
njama
Répondre à  Yeahman
23 septembre 2026 22h05

C’est sûr que si l’on ne veut pas voir ni entendre, les problèmes n’existent pas. Lien de causalité ? les médecins sont même sourds à cette question…
Si ça peut vous donner une idée de ce que vivent les victimes de vaccins, car « ils existent »…

Témoignage d’un médecin victime des vaccins : « On m’a dit que c’était psy ! »
8 juin 2017
Dr Bernard Izard :
« Quand deux services de pharmacovigilance reconnaissent une relation entre ma maladie et les vaccins, pourquoi les médecins que j’ai consultés – douze en tout – refusent de se mettre en relation avec leurs confrères de pharmacovigilance pour discuter de mon cas, et faire avancer le problème ? »

(8:11) https://www.youtube.com/watch?v=ifOPWe-FAaI

Source : Vidéo Assemblée Nationale OPECST : les adjuvants vaccinaux
du 22 mai 2014
n’est plus disponible en ligne.

capture-decran-2026-09-23-214453
Prof. Yeahman
Prof. Yeahman
Répondre à  njama
24 septembre 2026 8h36

La personne qui ne veut ni voir ni entendre ici, c’est vous.

Je pose une question: quelle preuve pour affirmer que ce n’est pas niable?

Jusque maintenant j’ai eu beaucoup de réponses. Avec beaucoup de phrases et de paragraphes mais jamais une seule démonstration ni aucune preuve.

Un témoignage, Najma, ce n’est pas une preuve. Sinon moi aussi je vous trouve un témoignage disant que les vaccins c’est bien et c’est safe.

Alors si en plus le médecin de ce témoignage balance des choses erronées… (ici par exemple: non, la pharmacovigilance ne reconnaît pas de relation entre sa maladie et le vaccin. Ce n’est même pas le but de la pharmacovigilance…)

njama
njama
Répondre à  Prof. Yeahman
24 septembre 2026 11h10

Le rôle causal peut résulter de simples présomptions, pourvu qu’elles soient « graves, précises et concordantes »
Haas Avocats
10/07/2009
Dans un arrêt du 25 juin 2009, la Cour de cassation censure l’arrêt qui exigeait une preuve scientifique certaine alors que le rôle causal d’un vaccin dans l’apparition d’une pathologie, peut résulter de simples présomptions, pourvu qu’elles soient graves, précises et concordantes. 

En l’espèce, un enfant qui avait reçu sur prescription de son médecin de famille trois injections d’un vaccin ORL, a été atteint d’une affection neurologique caractérisée par des convulsions et une épilepsie sévère évoluant vers une dégradation intellectuelle.
Ses parents, après avoir sollicité en référé la désignation d’un collège d’experts, ont agi en justice pour voir engagée la responsabilité du laboratoire qui avait fabriqué ce vaccin et celle du médecin qui l’avait prescrit.
Déboutés en première instance et en appel, les parents de l’enfant malade se sont pourvus en Cassation faisant grief à l’arrêt de Cour d’appel de Versailles de juger que la preuve d’un lien de causalité direct et certain entre l’injection du vaccin et le déclenchement de la pathologie dont l’enfant a été atteint n’était pas rapportée en l’absence de certitude scientifique absolue

« il n’y a pas de preuve formelle d’un lien de causalité direct et certain entre l’injection vaccinale et le déclenchement de la pathologie, tout en constatant que l’absence, dans l’histoire et les antécédents familiaux, d’éléments susceptibles d’évoquer une maladie neurologique milite en faveur d’une causalité probable entre l’injection du vaccin et la pathologie soudaine développée par l’enfant et ce dès lors que les deux collèges d’experts n’avaient pas exclu l’hypothèse d’une stimulation antigénique déclenchante, due au produit vaccinal, corroborée par la nature même du produit et par la chronologie des événements » (Cour d’appel de Versailles du 10 janvier 2008)

La Haute Juridiction censure la décision des juges d’appel sur le fondement des articles 1153, 1382 et 1147 du code civil au motif que :
Les juges du fond doivent rechercher si les éléments de preuve, qui leur sont soumis, constituent, ou non, des présomptions graves, précises et concordantes du caractère défectueux d’un vaccin litigieux, comme du lien de causalité entre un éventuel défaut et le dommage subi

Cette solution reprend celle énoncé précédemment le 22 mai 2008 dans l’affaire des scléroses en plaques et du vaccin contre l’hépatite B (Cf. Cour de cassation 1ère chambre civile 22 mai 2008 pourvoi n° 06-10.967) et confirme que lorsque le doute scientifique est persistant, il peut être érigé en présomption de causalité, ce qui vient alléger la charge de la preuve des victimes.
Référence :
Civ. 1re, 25 juin 2009, pourvoi n° 08-12.781 – voir le document
Civ. 1re, 22 mai 2008, pourvoi n° 06-10.967 – voir le document
https://www.haas-avocats.com/consommation/le-role-causal-peut-resulter-de-simples-presomptions-pourvu-quelles-soient-graves-precises-et-concordantes/

Ces décisions de la Cour de Cassation de 2008 et 2009 font désormais jurisprudence… qu’on se le dise…

Prof. Yeahman
Prof. Yeahman
Répondre à  njama
24 septembre 2026 11h46

Oui, mais tu confonds deux choses : preuve juridique et preuve scientifique.

La Cour de cassation dit qu’un juge peut retenir, dans une affaire de responsabilité, un lien causal sur la base de « présomptions graves, précises et concordantes », sans exiger une certitude scientifique absolue. Elle ne dit pas que ces présomptions constituent une démonstration scientifique.

Autrement dit : le droit peut permettre d’indemniser sur la base d’un faisceau d’indices là où la science ne peut pas conclure avec certitude. C’est précisément pour protéger les victimes que ce mécanisme existe.

Donc brandir cette jurisprudence pour dire « la causalité est démontrée » est un contresens. Elle dit exactement l’inverse : la certitude scientifique n’est pas toujours nécessaire pour établir une responsabilité juridique.

Et accessoirement, « faire jurisprudence » ne signifie pas que toute causalité vaccinale peut désormais être présumée : il faut toujours démontrer que les éléments du dossier sont graves, précis et concordants.

njama
njama
Répondre à  Prof. Yeahman
24 septembre 2026 15h16

La preuve scientifique…
« convoquer la science » c’est utiliser ses arguments ou son autorité comme une arme, une preuve absolue ou un argument d’autorité incontestable, souvent pour valider une opinion, une décision politique ou clouer le bec à ses contradicteurs.

Je ne pense pas que la médecine qui est plus un art qu’une science, un composite de sciences molles qui passe aussi par le prisme d’interprétations cliniques bien humaines (signes, symptômes, résultats d’examens, antécédents tous singuliers…), puisse se piquer de certitudes absolues ! Et encore moins en matière de vaccinations, paris toujours très hasardeux sur la foi prédictive d’oracles d’épidémio(astro)logistes.

La littérature médicale depuis le XIX° sur le sujet toujours controversé depuis, ne plaide pas dans ce sens, bien au contraire… elle traine des cimetières entiers derrière elle.
Le scepticisme, ou la relativité si vous préférez s’impose, ou alors vous tombez dans le dogme, la foi vaccinale ou l’arrogance du bistouri qui supprime le problème.

Un peu de modestie s’impose…
Inutile de camper la médecine sous une auréole « scientifique » qui n’existe pas… même si elle en présente quelques atours…

Prof. Yeahman
Prof. Yeahman
Répondre à  njama
24 septembre 2026 17h13

Je ne place pas la science sur l’autel de la vérité absolue. Et encore moins la médecine. Si vous aviez lu (ou compris?) mes messages depuis le début, vous le sauriez.

La modestie devrait justement venir de vous, qui tombez à court d’arguments à chaque nouvelle réponse et ne savez même plus comment contourner le sujet.

Et la seule ici qui « convoque la science » quand ça lui plaît, c’est vous. De même que vous « convoquez la jurisprudence » quand elle va dans votre sens et « convoquez ma propre modestie » quand c’est vous même qui n’avez pas de quoi satisfaire la vôtre.

Bernard Guennebaud
Répondre à  Yeahman
16 septembre 2026 12h43

Ils sont reconnus dans les notices des vaccins contre l’hépatite B ou hexavalents comme les convulsions. De même pour les vaccins contre les méningocoques.

Yeahman
Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
16 septembre 2026 19h27

Non, pour la SEP (parce qu’on parle d’effets neuro) c’est dans la notice dans les effets « rapportés durant la surveillance post-commercialisation ». C’est de la pharmacovigilance et non pas un effet dont la causalité a été démontrée.

C’est une énorme différence. Et le simple fait de la comprendre vous permettrait de comprendre l’absurdité de la phrase « dont l’effet neurologique n’est pas niable ».

Une méta-analyse de 2017 (13 études) n’a pas réussi à démontrer le lien alors comment avez-vous, vous, réussi?

Concernant l’autisme, il ne figure dans littéralement aucune notice d’aucun vaccin. Aucune à ma connaissance du moins.

njama
njama
Répondre à  Yeahman
17 septembre 2026 9h53

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central qui touche le cerveau et la moelle épinière. (Aperçu IA)
c’est donc bien une altération neurologique

mmunol. Res.
DOI 10.1007/s12026-014-8574-4
FRONTIERS IN AUTOIMMUNITY
Evolution de la sclérose en plaques en France depuis le début de la vaccination contre l’hépatite B
Dominique Le Houézec Dominique Le Houézec
Publié en ligne le 14 novembre 2014. Cet article est publié en accès libre sur Springerlink.com

Résumé: Depuis la mise en place d’une campagne vaccinale massive contre l’hépatite B en France, la survenue de scléroses en plaques, apparaissant parfois dans les suites d’une vaccination, a conduit à la publication d’une dizaine d’études épidémiologiques internationales. Ceci était également justifié par la brusque augmentation de l’incidence annuelle des scléroses en plaques recensées par l’assurance maladie française dans le milieu des années 90. Près de vingt ans plus tard, une réflexion rétrospective peut être esquissée à partir de ces données officielles ainsi que de celles de l’agence nationale de pharmacovigilance. Les données statistiques de cette dernière source paraissent montrer une corrélation significative entre le nombre de vaccination anti-hépatite B réalisées et les déclarations à la pharmacovigilance de scléroses en plaques survenant entre une et deux années plus tard. L’application des critères de Hill à ces données indique qu’il pourrait exister une relation causale entre vaccination anti-hépatite B et sclérose en plaques.

https://www.revahb.fr/Files/Other/Documents/Traduction_Etude_Dr_LE_HOUEZEC_14_11.pdf

après on peut se piquer de jeux de mots, corrélation temporelle n’est un lien de causalité… etc… même si elle est manifestement significative ?

La principale cause de la contamination du virus de l’hépatite B fût la transfusion sanguine avant 1991, très loin devant les MST, ou prêts de seringues entre junkies, pour ce qui est de la transmission par la salive, elle est hautement improbable et epsilonesque.

L’erreur est humaine, même si elle est médicale…
La médecine peine toujours à reconnaître ses erreurs…

Yeahman
Yeahman
Répondre à  njama
17 septembre 2026 11h59

Vous comprenez ce que vous répondez?

Vous venez de dire ce que je viens de dire mais en utilisant plus de mots.

Plein d’études, emploi du conditionnel, corrélation entre déclarations et pharmacovigilence.

Mais aucun lien causal établi. Malgré tout. Malgré toutes les études!

Bernard Guennebaud
Répondre à  Yeahman
17 septembre 2026 17h43

Vous faite référence à la méta analyse de 2017 qui, effectivement, n’avait rien trouvé. J’ai correspondu avec l’auteur, Julie Mousset, ainsi que son directeur de thèse, Bernard Bégaud. Je leur ai expliqué pourquoi ils ne trouvent rien. Le signal très fort que j’ai exposé dans mon précédent commentaire montre clairement pourquoi.
On obtient ce signal en comparant la conversion en sclérose en plaques chez ceux qui ont déjà fait une première atteinte démyélinisante centrale. Ils font des tests en cas-témoins qui ne permettent pas de mettre le problème en évidence. RAPPEL : les témoins dans le test cas-témoins ne sont pas atteints par la maladie étudiée. Dans le test avec signal fort on compare certains cas (les vaccinés HB) avec d’autres cas (les non vaccinés HB) mais tous sont des cas, c’est à dire atteint par la maladie.
L’idée de Bernard Bégaud a toujours été d’accroitre l’échantillon en pensant qu’ainsi on aurait plus de chances de trouver un signal s’il y en avait un.

C’est une idée très simpliste ! Si une pièce de 1 euro a 60% de chances de tomber sur pile et qu’une pièce de 2 euros a 40 % de chances de tomber sur pile et que vous les lancez chacune 100 fois, vous ne verrez rien. Vous conclurez au contraire que les piéces sont équilibrées. Si vous les lancez 1000 fois vous ne verrez pas mieux le problème, au contraire. Pour voir le problème il faut dissocier, séparer les expériences avec les 2 pièces.

Le signal très fort apparait quand on compare les malades vaccinés HB avec les malades non vaccinés HB ce qui n’a rien à voir avec comparer le taux de vaccination HB sur l’ensemble des malades avec celui sur les témoins qui non malades par construction.

D’ailleurs, cette comparaison n’est pas valable pour la simple raison majeure que la probabilité d’avoir été vacciné HB chez les malades n’existe pas car elle est trop disparate entre les enfants de moins de 10 ans (25% de vaccinés), ceux vaccinés au collège en sixième (environ 80%) et les adolescents. Pour tester valablement il fallait dissocier entre ces 3 classes d’âge. Dissocier, c’est à dire réduire les tailles des échantillons et non pas cumuler, empiler sans réfléchir comme dans cette méta-analyse.

En un mot, les épidémiologistes travaillent très mal sur ces questions. Comme je l’avais dit en présentant une communication orale au congrès ADEL-SFSP d’octobre 2017 à Amiens où je planchais devant 120 épidémiologistes :  » en ne trouvant pas de signal en comparant les proportions observées de vaccinés HB chez les cas et les témoins et en concluant que l’on peut accepter que les probabilités d’avoir été vaccinés HB soient égales, on déclare égales deux probabilités qui n’existent pas !

Yeahman
Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
17 septembre 2026 20h23

Vous pointez là un vrai principe épidémiologique: comparer des malades vaccinés à des malades non vaccinés peut effectivement éviter certains biais qu’une comparaison cas-témoins classique ne détecte pas, et l’âge est un facteur de confusion à ne pas négliger. Mais cette analyse précise a déjà été faite, et publiée:

La cohorte française KIDSEP a suivi 356 enfants ayant eu un premier épisode démyélinisant du système nerveux central, et a spécifiquement étudié si ceux vaccinés contre l’hépatite B évoluaient davantage vers une SEP confirmée que les non-vaccinés — exactement la comparaison « malades vaccinés vs malades non vaccinés » dont vous parlez. Résultat : pas de sur-risque de conversion en SEP chez les vaccinés (Mikaeloff, Brain, 2007). Une étude cas-témoins ultérieure sur 349 cas d’atteinte démyélinisante de l’enfant, dont 154 vaccinés avant le premier épisode, a confirmé l’absence de sur-risque, toutes marques de vaccin confondues (Mikaeloff, Neurology, 2009). Ces études stratifient et ajustent sur l’âge — ce ne sont pas de simples comparaisons brutes poolées comme dans votre analogie des deux pièces, qui ne s’applique que si personne ne corrige pour l’âge.

Reste un point qui me semble décisif : vous dites avoir exposé ce « signal fort » directement à l’auteure et à son directeur de thèse par correspondance privée. Mais ce signal n’a, à ma connaissance, jamais fait l’objet d’une publication scientifique ni d’une réplication indépendante. Si l’analyse que vous décrivez révélait vraiment un signal robuste, c’est précisément le type de résultat qu’une équipe d’épidémiologistes aurait tout intérêt à publier, vu l’enjeu de santé publique du sujet. Son absence de publication, après plusieurs années où cette théorie circule, me semble être en soi un signal important : soit elle n’a pas résisté à un examen plus approfondi par les personnes les mieux placées pour la vérifier, soit elle repose sur une erreur de raisonnement qui reste à identifier. Dans les deux cas, une correspondance privée non publiée ne peut pas peser plus lourd que des études publiées, relues par les pairs, et converties en conclusions concordantes par des agences de santé de plusieurs pays.

Pour finir, on revient sur l’affirmation du début: « non niable ». Tout ce que vous m’opposez comme contre argument c’est que les épidémiologistes travaillent mal? Est ce là la preuve incontestée qu’on attend tous?

Bernard Guennebaud
Répondre à  Yeahman
18 septembre 2026 12h29

Vous dites « a spécifiquement étudié si ceux vaccinés contre l’hépatite B évoluaient davantage vers une SEP confirmée qu l’évolution en SEP e les non-vaccinés — exactement la comparaison « malades vaccinés vs malades non vaccinés » dont vous parlez. Résultat : pas de sur-risque de conversion en SEP chez les vaccinés (Mikaeloff, Brain, 2007) »

Ce fut publié en février 2007. Il s’agit des 33 enfants ayant été vaccinés HB APRES avoir fait une première atteinte. Ils ont effectivement comparé l’évolution en SEP chez les vaccinés par rapport aux non vaccinés et n’ont pas trouvé de signal. C’est exact !
C’est pourquoi, les mêmes auteurs avaient eu la même idée pour les 349 cas dont 154 avaient été vaccinés HB AVANT de faire leur première atteinte. Ils ont fait le test ET ils ont trouvé le signal très fort. LOGIQUE comme comportement !

Ils auraient du, bien évidemment, PUBLIER le résultat correspondant pour les 349. LOGIQUE, vous ne trouvez pas ? Le fait est qu’ils n’ont rien publié à ce sujet. POURQUOI ? Ce n’est pas normal. S’il y avait des cas biaisés parmi eux et qu’en les retirant le signal s’évanouissait, ils auraient dû les retirer et publier le résultat : « pas de signal ! » RIEN de cela, c’est un fait. Pour publier ensuite un signal sur les « observants » qui a fait beaucoup de bruit à l’époque, ALORS ? Que s’est-il passé ? Vous avez des hypothèses ?

OUI, les épidémiologistes travaillent très mal et, même s’il n’y avait que cela, ce serait déjà beaucoup !

Bernard Guennebaud
Répondre à  Yeahman
18 septembre 2026 15h27

D’abord je suis tout à fait heureux d’échanger (enfin !) avec une personne qui connait au moins l’existence des publications sur cette question. Vous dites :

« Si l’analyse que vous décrivez révélait vraiment un signal robuste, c’est précisément le type de résultat qu’une équipe d’épidémiologistes aurait tout intérêt à publier, vu l’enjeu de santé publique du sujet. Son absence de publication, après plusieurs années où cette théorie circule, me semble être en soi un signal important : soit elle n’a pas résisté à un examen plus approfondi par les personnes les mieux placées pour la vérifier, soit elle repose sur une erreur de raisonnement qui reste à identifier. »

Certes, c’est exactement ce que voulait faire l’équipe autour de Marc Tardieu mais … Mais quoi ?
Le 21 septembre 1998 40 experts internationaux s’étaient réunis à Paris sous la houlette de Anne Castot pour faire le point sur la vaccination HB, ses effets secondaires, son efficacité, son utilité. De par la volonté du secrétaire d’Etat à la santé Bernard Kouchner et de sa ministre de tutelle Martine Aubry, un très copieux compte-rendu avait été mis en ligne sur le site du ministère. J’en ai gardé une version papier. Fort heureusement car il disparaitra du site en 2011 au moment de sa refonte.
Sous la rubrique : »Point sur la vaccination contre l’hépatite B. Par Lucien Abenhaïm (qui sera directeur de la santé) et Myriam Sturkenboom qui notent que « le délai entre la première atteinte et l’apparition de la SEP est plus court chez les vaccinés » Ils s’interrogent : « s’agit-il d’un meilleur suivi des vaccinés ou d’une accélération de la maladie chez les vaccinés ? »
Puis on voit une note à l’attention du secrétaire d’Etat à la Santé :
« Deux positions se sont exprimées. L’une par le Dr Marc Kane responsable de la campagne de vaccination HB à l’OMS :

« Ne rien modifier à la politique vaccinale pour éviter de mettre en péril la campagne de vaccination universelle ».

« La seconde proposition, plus consensuelle, présentée par plusieurs experts de pays différents, demande de réévaluer la balance bénéfice-risques en prenant en compte dans les différents pays l’épidémiologie de l’hépatite B et la politique vaccinale nationale. »

Cette distorsion parait très révélatrice il me semble, non ? Que se sont dit tous ces experts au cours de cette journée ? On n’en connait que le compte-rendu qui ne dit pas tout mais suffisamment pour se douter que tout ne fut pas en faveur de cette vaccination. MAIS, INTERDIT de changer quoi que ce soit pour ne pas alerter l’opinion publique internationale, c’est clair il me semble.
Une semaine plus tard, le 1er octobre, au cours d’une conférence de presse, Bernard Kouchner arrête la campagne de vaccinations dans les collèges. Il y avait sûrement des raisons confirmées 10 ans plus tard par le signal très fort trouvé par Marc Tardieu et son équipe. Mais il ne faut pas publier « pour ne pas mettre en péril la campagne universelle contre l’hépatite B ».

Quand on dispose de tous ces éléments, l’interdiction de publier ne doit pas surprendre. On peut d’ailleurs ajouter en ce sens que le 2 octobre 1998 l’OMS publiera un communiqué incendiaire à l’encontre de la décision française et que le 15 octobre une quinzaine de sociétés savantes françaises feront de même à l’encontre de la décision de Kouchner.

Bien sûr, dans un tel contexte, et je ne rapporte pas tout ici, ce serait trop long, on ne peut ni espérer ni exiger que l’autorité en ce domaine écrive noir sur blanc ce qu’elle sait. Mais il faut aussi savoir lire entre les lignes…

De plus, OUI, indépendamment de cela, l’épidémiologie internationale ne travaille pas toujours très bien, c’est le moins que l’on puisse dire et jusqu’au ridicule le plus achevé !!! Je ne me contente pas de le dire, je l’ai démontré et c’est indiscutable.


Bernard Guennebaud
Répondre à  Yeahman
18 septembre 2026 19h31

Vous dites « Ces études stratifient et ajustent sur l’âge — ce ne sont pas de simples comparaisons brutes poolées comme dans votre analogie des deux pièces, qui ne s’applique que si personne ne corrige pour l’âge. »

Vous ne semblez pas comprendre le problème : si sur les cas retenus pour faire le test cas-témoins, la probabilité d’exposition n’existe pas vous ne pouvez pas tester ainsi. Il FAUT DISSOCIER judicieusement pour avoir sur l’une ou l’autres des parties la possibilité de l’existence d’une probabilité. On a la preuve de cette non existence quand les valeurs observées sur chacune des parties sont trop éloignées pour être compatibles avec des variations aléatoires.
Cependant, on peut montrer que si on a obtenu un signal alors qu’il faudrait dissocier, le signal se maintiendra et même se renforcera en dissociant. Par contre, s’il n’y a pas de signal, il pourrait apparaitre en dissociant judicieusement comme le montre mon exemple des pièces françaises et allemandes.
Votre histoire sur l’ajustement sur l’âge n’a rien à voir avec le problème que j’avais soulevé. Il ne suffit évidemment pas de faire un ajustement sur l’âge (ou autre chose) pour obtenir une situation homogène du point de vue de l’exposition choisie. D’ailleurs, là encore, les données de Mikaeloff permettent de montrer qu’il y a un problème pour les tests cas-témoins relatifs à l’exposition à la vaccination. Bien qu’ayant ajusté sur l’âge, les auteurs n’ont pas montré qu’en se limitant aux enfants vaccinés au collège on n’obtiendrait pas un signal.

Bernard Guennebaud
Répondre à  Bernard Guennebaud
18 septembre 2026 21h59

Sur cette histoire d’ajustements (par régression logistique conditionnelle pour épater la galerie et clouer le bec à tous) je complète mes explications.
Dans les publications Mikaeloff sur les enfants, les 4 classes d’âge vaccinées au collège l’ont été à 75/80% alors que pour les enfants plus jeunes la couverture n’atteint pas les 25%. Normalement il faudrait dissocier. L’épidémiologie croit que ce n’est pas nécessaire et qu’il suffit de faire un ajustement sur l’âge pour régler la question tout en conservant l’échantillon complet (tous les enfants) Rien n’est plus faux et c’est encore une fausse croyance véhiculée par l’épidémiologie internationale. Que vous la repreniez à votre compte est tout à fait normal si vous avez été « formé » par cette discipline éminemment scientifique puisque représentée à l’Académie des Sciences par Dominique Costagliola qui n’a pas compris ce qu’était le risque de première espèce comme je l’ai expliqué dans un autre commentaire..

Les données publiées ne permettent pas de faire les calculs en se limitant aux 4 classes d’âge vaccinées au collège mais si c’était possible (les auteurs le pourraient sans doute), il y aurait fort à parier que la probabilité d’obtenir un écart au moins aussi grand que l’écart observé entre valeur observée et valeur théorique pour l’odds ratio serait beaucoup plus faible qu’avec tous les enfants même si elle n’était pas significative. Cela illustrerait que les ajustements ne sont pas suffisants pour gérer de tels problèmes. En fait il s’agit seulement d’un réglage fin pour le choix de la valeur des paramètres pour effectuer le test.

En un mot, le fait qu’il n’y ait pas de signal avec tous les enfants ne permet pas d’en déduire qu’il n’y en aurait pas non plus en testant sur ces 4 classes d’âge sous prétexte qu’on a fait un ajustement sur l’âge.

Bernard Guennebaud
Répondre à  Bernard Guennebaud
17 septembre 2026 23h10

Je vais compléter ma réponse par un exemple pédagogique pour faire comprendre la très grande importance du problème soulevé ici :

Les pièces françaises de 1€ ont 30% de chances de tomber sur pile alors que les pièces françaises de 2€ ont 70% de chances. Les pièces allemandes de 1 € ont 70% de chances de tomber sur pile alors que les pièces de 2€ ont 30% de chances. On veut comparer les pièces françaises et allemandes. On lance 200 pièces française, 100 de 1€ et 100 de 2€. On obtient 100 piles (30 avec les pièces de 1€ et 70 avec celles de 2€). On fait de même avec les pièces allemandes pour obtenir aussi 100 piles (70 avec les pièces de 1€ et 30 avec celles de 2€). On en. conclut que les pièces françaises et allemandes ont une même probabilité de tomber sur pile, c’est clair !

Oui mais si on compare les pièces françaises et allemandes de 1€ on en a 30% d’un côté et 70% de l’autre. Elles n’ont pas du tout la même probabilité de tomber sur pile et de même pour celles de 2€, c’est très clair !

Où est l’erreur ? La probabilité de tomber sur pile n’existe pas pour les pièces françaises quand on cumule celles de 1 et 2 euros. De même pour les allemandes. Dans le premier test sur les données cumulées on déclare égales deux probabilités qui n’existent pas. C’est ce que font les épidémiologistes à longueur de journées et de publications. Leurs tests dits cas-témoins où l’on cherche si les probabilités d’avoir été exposé chez les cas et témoins peuvent être considérées comme égales. Sauf que souvent, et en particulier dans les publications relatives à la vaccination hépatite B et la sclérose en plaques, elles n’existent pas. Ils déclarent ainsi égales des probabilités qui n’existent pas !!!

Et les commentateurs institutionnels, de l’OMS à notre CTV et notre académie de médecine sans parler de l’académie des sciences avec, entre-autres, Dominique Costagliola qui y représente l’épidémiologie, et qui se réjouissent tous ouvertement de ce résultat qui ridiculise tout ce beau monde quand on comprend ce que j’essaie d’expliquer ici et qui n’est pas très compliqué. Ce ne sont pas de hautes mathématiques !

MF
MF
Répondre à  Bernard Guennebaud
18 septembre 2026 15h17

Je me permets d’intervenir , car je pense que les personnes qui réfutent des argumentations avec autant de… mépris pour l’interlocuteur , devraient ,en préambule ,préciser le niveau de leurs compétences dans les domaines où ils interviennent avec autant de violence , afin que le lecteur ne soit pas obligé de faire des suppositions , peut être erronées …ainsi mon esprit curieux m’a amenée , vers un yeahman , a priori , jeune spécialiste en musique électronique …d’allure arrogante et probablement grand utilisateur d’IA …alors que monsieur yeahman est peut être un scientifique sérieux , qui a prouvé sa valeur intellectuelle par des années d’expérience et peut se permettre ..( même si c’est tout de même un peu contestable ) de malmener des aînés respectables dont la valeur n’est plus à démontrer …

…

Bernard Guennebaud
Répondre à  MF
18 septembre 2026 15h46

Merci MF pour votre message, mais ne vous inquiétez pas pour moi, ce n’est pas la première fois que je suis confronté à ce genre d’opposition et cela m’amuse beaucoup. Quand on traite de tels sujets il ne faut pas s’attendre à ne recevoir qu’un accueil ouvert et curieux. La question sur laquelle nous échangeons est explosive. Mais laissons le faire et dire, s’il persiste à vouloir défendre ce qui est indéfendable, il ne pourra que s’enferrer. Il est possible qu’il croit encore que l’autorité dit le Vrai et fait le Bien. Réaliser que ce n’est pas toujours le cas est une expérience psychologique difficile mais qu’il est devenu vital de faire. Pour ma part je ne m’occupe que des arguments, je n’en manque pas et ils sont très forts !

Monique F
Répondre à  Bernard Guennebaud
18 septembre 2026 16h48

Effectivement Bernard ,je sais que vous avez la stature pour vous défendre …en fait je voulais surtout défendre la « fluidité  » de ce forum car il est anormal que n’importe qui puisse venir se comporter de manière arrogante , en se faisant passer ,le plus souvent ,pour ce qu’il n’est pas …
J’estime personnellement que quand on a des arguments contraires ,on peut les exprimer …avec respect …

Prof. Yeahman
Prof. Yeahman
Répondre à  Monique F
23 septembre 2026 20h34

Je me suis fait passer pour un amateur de musique électronique adepte de l’IA Monique.

Mais à nouveau, faire preuve d’esprit critique ici c’est être arrogant visiblement…

Le respect, il manque également là où l’honnêteté scientifique est bafouée. C’est là une raison de mon « emportement » dans les réponses précédentes.

Mais si vous me lisez d’avantage, vous vous apercevrez sans doute que je répond avec calme et raison. Peut être aurez-vous à ce moment une réponse plus constructive?

Ou bien vous aussi votre intégrité scientifique n’est pas capable d’encaisser un peu de raisonnement factuel, clair et structuré au point de vous faire plonger dans l’invectivité à mon égard?

thérébentine
thérébentine
Répondre à  Prof. Yeahman
3 octobre 2026 13h43

prof yeah man en attendant on attend votre C.V.

Bernard Guennebaud
Répondre à  thérébentine
4 octobre 2026 18h08

Bonne question !

Yeahman
Yeahman
Répondre à  thérébentine
5 octobre 2026 14h01

Vous avez besoin d’un CV pour développer votre esprit critique?

Misère.

thérébentine
thérébentine
Répondre à  Yeahman
6 octobre 2026 8h14

vous dites vous être fait passer pour un amateur de musique électronique . Pourquoi ? Êtes vous un troll ? Votre C.V. ?

DJ Yeahman
DJ Yeahman
Répondre à  thérébentine
6 octobre 2026 14h46

Pourquoi les gens s’imaginent des trucs idiots?

Si seulement je le savais, thérébentine…

Peut être se sont-ils arrêtés à mon pseudo, qui fait je vous l’accorde bien moins sérieux que d’autres. Mais bon, j’espère que vous conviendrez vous-même que ce n’est pas le sujet!

Mais donc, en quoi mon CV va-t-il influencer votre façon de réfléchir? Seriez-vous du genre à être d’ors et déjà biaisé par le titre de votre interlocuteur? Ou bien accordez-vous si peu de crédit à un commentaire sitôt celui-ci argumentant contre votre pensée unique? Ou autre? Je vous lis avec impatience.

« Ad hominem » pour moi, et « ipse dixit » pour tous les autres qui sont d’accord avec vous, c’est ça?

(Et puis c’est quoi le problème de la musique électronique d’ailleurs?)

njama
njama
Répondre à  DJ Yeahman
6 octobre 2026 17h21

@ Prof. DJ Yeahman, & thérébentine

Si vous êtes à Paris ou pas trop loin venez-donc nous retrouver au Congrès samedi prochain… l’occasion peut-être pour vous de vous frotter au petit univers amisibien… très convivial…
Espace Saint Martin, 199 bis rue Saint Martin, 75003 Paris, métro Rambuteau (ligne 11), ou Arts et Métiers (lignes 3 et 11), ou Étienne Marcel (ligne 4)
Cette journée commencera par un immense zapping, relatant les dix ans de l’AIMSIB et ses 500 articles scientifiques publiés…
https://www.aimsib.org/2026/10/04/congres-aimsib-dernieres-places-disponibles/

Quanah
Quanah
Répondre à  DJ Yeahman
6 octobre 2026 18h06

Pardonnez-moi d’intervenir dans cet échange qui ne me concerne pas. Il me semble que ce qui a interpelé Thérébentine au point de vous demander un CV, ce n’est pas Yeahman mais Prof.
Vous vous présentiez donc comme Professeur mais de quoi et à quel niveau ? Ecole primaire, secondaire, universitaire ? Que certains commentateurs souhaitent savoir, on peut les comprendre. Ou alors il ne fallait pas user de ce terme qui n’est pas un simple pseudo.

Random Yeahman
Random Yeahman
Répondre à  Quanah
6 octobre 2026 22h52

Monique F a écrit:

« ainsi mon esprit curieux m’a amenée , vers un yeahman , a priori , jeune spécialiste en musique électronique …d’allure arrogante et probablement grand utilisateur d’IA… »

Je lui ai répondu que, visiblement, mon surnom sur ce site semblait ne pas convenir, puisque j’avais beau étayer de manière rationnelle et observatrice mes réponses à Mr Guennebaud, je ne recevais que des invectives « ad hominem » de la part des gens qui ne s’intéressent même pas au sujet de fond.

Bref, je me suis dit que j’allais faire plaisir à Monique F en satisfaisant son désir de voir des grands professeurs parler entre eux. Puisque, pour elle du moins, c’est le seul et unique gage de valeur dans une conversation scientifique.

Je me suis donc honoré d’un « titre » de prof. Après tout, je ne serais pas le seul à raconter n’importe quoi sur ce site alors pourquoi pas?

Puis, thérébentine est apparu.

Après des jours de discussions, il semble que tout ce qui a de l’importance à ses yeux soit, pour lui également, le titre de son interlocuteur. Il me demande alors mon CV pour s’adjuger lui-même la capacité ou non de considérer mes mots comme valables ou non et ce, sans s’intéresser à nouveau au sujet de fond.

Et puisque le deuxième degré n’a pas suffit la première fois, j’ai décidé de passer au troisième. Après tout, quitte à passer pour un amateur de musique électronique et pas pour un prof, autant assumer et s’honorer d’un « titre » de DJ.

Je constate que c’était là encore un échec et que, pour une troisième fois en une seule conversation, le sujet de fond n’intéressait décidément personne.

C’est à se demander si les « moutons » n’ont finalement pas changé de camp. Mais passons, je n’aurais pas envie que Monique F perde son temps à nous interrompre une quatrième fois pour vous faire part de mon arrogance.

Est ce que cela vous paraît désormais plus clair et vous permettra à tous les quatre de bien dormir ce soir?

Je l’espère, car à voir dans quel sens et à quelle profondeur ça creuse ici pour ne pas vouloir discuter du sujet de fond, je risque bien de me dire que l’esprit critique des lecteurs de ce site est bien mort.

Au plaisir.

Bernard Guennebaud
Répondre à  MF
18 septembre 2026 19h00

Le 16 mars 2015 se sont tenues à l’Institut Pasteur de Paris les secondes Assises du vaccin. J’y avais assisté. Un des directeurs d’un grand industriel des vaccins dira « il nous faudra payer une centaine de jeunes pour aller sur les forums des sites anti-vaccinaux afin d’y rétablir la vérité.. » C’était en réponse à une remarque du docteur Robert Cohen, pédiatre, qui observait l’intensité et l’importance des critiques sur les vaccins et vaccinations. Il dira même qu’il n’était pas toujours aisé de contrer leurs arguments. J’avais effectivement échangé avec lui plusieurs mails sur la vaccination HB et la SEP …
J’ai eu effectivement à faire avec plusieurs « envoyés spéciaux » sans doute payés et dont le seul objectif était la contradiction à tout prix et même hors de prix ! Je veux dire en racontant n’importe quoi. Le mieux était de les laisser dire en attendant qu’ils affirment une grosse boulette pour les coincer, ce qui se produisait invariablement car les industriels du vaccin n’envoyaient pas leurs meilleurs chercheurs pour faire ce sale boulot. Il y en a même eu un qui ne savait pas comment se lisait un tableau à double entrée ! C’était complètement risible.

Le même a discuté pendant 3 semaines avec moi avant de comprendre que le test cas-témoins sur des délais c’était complètement inadapté et même ridicule. Quand il a compris, il s’est réfugié sur son site en s’auto-interviewant pour s’expliquer …Je me suis bien amusé. C’était sur le site belge « Initiative Citoyenne » où il s’était nommé « initiative rationnelle…

Je ne sais pas si notre visiteur yeahman fait partie des « envoyés spéciaux » des industriels du vaccin mais il emploie les mêmes principes et en premier que seule l’autorité a raison. Si on n’a pas réussi à la convaincre que ce qu’on avance est valable, alors c’est que ça ne vaut rien. Mais l’autorité ne reconnaitra jamais le lien entre vaccination HB et SEP pour ne pas nuire à la campagne universelle de vaccination. Avec ce que nous avons connu en 2020-2021 et suivants, ça ne devrait pourtant pas surprendre.

Monique F
Répondre à  Bernard Guennebaud
21 septembre 2026 16h03

Merci Bernard ,c’est un témoignage très intéressant …
On appelle ces gens des trolls …et il n’est pas surprenant de voir un certain nombre de ces spécimens sur les forums …Souvenez vous de cette policière , il y a quelques mois …
Pour moi ,c’est une raison de plus de ne pas accepter qu’ils contaminent les échanges

Bernard Guennebaud
Répondre à  Monique F
21 septembre 2026 19h26

Leur objectif premier, voire le seul, n’est pas de rétablir la vérité mais d’essayer de nous faire péter un plomb, de fiche le bazar. C’est pourquoi ils se montrent agressifs. C’est ce que j’avais observé. Il ne faut surtout pas tomber dans leur piège. Un autre procédé est de déplacer le problème initialement étudié. Ainsi, de réponses et réponses de réponses, on se décalent.

Monique F
Répondre à  Bernard Guennebaud
21 septembre 2026 20h21

Exact ….👍

Prof. Yeahman
Prof. Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
23 septembre 2026 20h39

Pourtant, de réponses en réponses je n’ai toujours pas ma démonstration de pourquoi ce lien n’est pas « niable ».

Je ne vais pas vous faire « péter » un plomb. Je vais juste revenir sans cesse à cela jusqu’à cette démonstration.

Prof. Yeahman
Prof. Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
23 septembre 2026 20h37

Des « envoyés spéciaux », il y en a de tous les bords.

Qui ne nous dit pas ici que les répondants à vos réponses ne sont pas également issus d’une usine à trolls payés pour alimenter les vagues anti-vaccins?

En tout cas, cela fonctionne plutôt bien aux États-Unis…

Mais… encore une fois… attaquons la personne plutôt que ses arguments… tellement simple, simpliste et simplet venant d’une personne « sachante » comme vous…

Prof. Yeahman
Prof. Yeahman
Répondre à  MF
23 septembre 2026 20h29

Donc répondre avec des données vérifiables, un soupçon de réflexion (et de bagage) scientifique et méthodologique et une volonté de ne pas être noyé comme un poisson dans une mare par ce nombre impressionnant de phrases et « démonstrations » épidémiologiques » c’est faire preuve d’arrogance?

Comment appelez-vous une personne dont les arguments le font passer pour un amateur de techno adepte de l’IA sur un forum notoirement décrit pour être vaccinoseptique?

Ce n’est pas de l’arrogance ça?

Quant à la violence de mes mots… ils le seraient peut être moins si, au fond de vous, ils ne titillaient pas une certaine forme d’honnêteté intellectuelle… vous attaquez donc la forme plutôt que le fond… et c’est moi qui suit arrogant.

La prochaine fois, je choisirai un pseudo avec un « Prof. machin chose » plutôt qu’un Yeahman un peu détaché du sérieux qui nous entoure tellement ici qu’il nous en fait perdre le bon sens! Au mois je serai plus crédible à vos yeux, cher « MF ».

Yeahman
Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
23 septembre 2026 20h22

Désolé pour ma réponse tardive. Je fais aussi de la science ailleurs que sur ce forum.

J’ai essayé d’être structuré. Il y a déjà pas mal de redites et j’ai peur que nous ne finissions par tourner en rond…

Je pense qu’on peut préciser le désaccord, parce que vous mélangez dans votre démonstration trois niveaux différents : ce que les études de Mikaeloff ont effectivement montré, ce que vous recalculeriez à partir de leurs données, et les conclusions causales que vous en tirez.

Je vais donc vous concéder d’emblée deux points.

1. Vous avez raison sur une limite de mon précédent message.

L’étude de Brain de 2007 porte sur la vaccination contre l’hépatite B après une première atteinte démyélinisante. Elle cherche à savoir si cette vaccination ultérieure augmente le risque de conversion vers une SEP. Les 356 enfants ont été suivis à partir de leur première atteinte et 33 ont reçu un vaccin HB pendant le suivi. Le résultat ajusté était HR 0,78 (0,32–1,89) dans les trois ans et 1,09 (0,53–2,24) sur toute la période.

Donc oui : cette étude ne répond pas à la question de savoir si une vaccination antérieure à la première atteinte augmente le risque d’avoir cette première atteinte. Sur ce point, votre objection est recevable.

Mais cela ne donne absolument pas raison au reste de votre argumentation.

Et il y a surtout une erreur importante dans la manière dont vous présentez l’article.

2. Vous dites que les auteurs auraient trouvé un « signal très fort » chez les 154 vaccinés puis qu’ils ne l’auraient pas publié. Ce n’est pas ce que montre l’article.

L’étude porte bien sur 349 cas et 2 941 témoins appariés. Les auteurs utilisent une régression logistique conditionnelle. Et ils publient effectivement un résultat positif dans une sous-analyse : chez les sujets considérés comme correctement vaccinés, une vaccination datant de plus de trois ans donne un OR de 1,50 (0,93–2,43), essentiellement lié à Engerix B (OR 1,74 ; 1,03–2,95), avec un OR de 2,77 (1,23–6,24) chez les patients ayant une SEP confirmée.

Donc votre affirmation « ils ont trouvé le signal et ne l’ont pas publié » est factuellement incorrecte.

Le signal que vous présentez comme ayant été caché est précisément présent dans la publication.

La vraie question est donc : pourquoi ce résultat de sous-groupe ne permet-il pas, à lui seul, de conclure à une causalité ?

Et là, votre argument ne suffit plus.

3. Votre exemple des pièces est juste mathématiquement. Mais il ne démontre pas votre conclusion.

Votre exemple montre simplement qu’une comparaison globale peut masquer des différences entre sous-groupes.

Très bien.

Mais cela ne signifie pas qu’un ajustement sur la variable concernée est inutile.

Dans votre exemple, on peut effectivement observer 50 % de piles dans chaque pays alors que les pièces de 1 € et de 2 € ont des comportements opposés. C’est précisément pourquoi on peut regarder les résultats séparément selon la valeur de la pièce, ou utiliser une méthode statistique qui tient compte de cette variable.

Votre exemple démontre donc qu’il faut tenir compte d’une variable susceptible de modifier le résultat. Il ne démontre pas que l’ajustement statistique est incapable de le faire.

Le paradoxe de Simpson n’est pas une réfutation de la régression logistique.

Pour établir que l’analyse de Mikaeloff est réellement biaisée, il faudrait montrer précisément ce qui ne va pas dans leur modèle : variable mal prise en compte, interaction non modélisée, forme fonctionnelle inadéquate, biais de sélection, etc.

Le simple fait que la vaccination soit beaucoup plus fréquente à certains âges ne suffit pas à démontrer que leur analyse est invalide.

4. Vous dites ensuite : « il fallait dissocier les quatre classes d’âge ». Très bien. Mais où est l’analyse qui le démontre ?

C’est ici que votre argument passe du constat à la spéculation.

Vous dites vous-même :

« Les données publiées ne permettent pas de faire les calculs »

puis vous ajoutez :

« il y aurait fort à parier que […] la probabilité […] serait beaucoup plus faible ».

Mais si les données ne permettent pas de faire le calcul, vous ne pouvez pas transformer le résultat hypothétique de ce calcul en argument contre l’analyse publiée.

« Il y aurait fort à parier » n’est pas un résultat épidémiologique.

Vous avancez une analyse qui n’a pas été réalisée, avec un résultat que vous supposez, et vous demandez ensuite que cette analyse hypothétique pèse davantage que l’analyse effectivement publiée.

Ce n’est pas une démonstration.

5. Et surtout, vous semblez confondre ajustement sur l’âge et comparaison brute de populations d’âges différents.

Vous dites en substance :

« Puisque la couverture vaccinale est très différente selon l’âge, il faut obligatoirement séparer les classes d’âge. »

Non.

Le fait qu’une exposition varie selon l’âge est précisément une raison pour tenir compte de l’âge dans l’analyse. Cela ne signifie pas qu’il faille nécessairement jeter une partie des observations et analyser séparément quatre groupes.

Stratifier est une possibilité. Apparier est une possibilité. Ajuster dans un modèle est une possibilité. Utiliser une fonction non linéaire de l’âge en est une autre. Selon la structure des données, certaines méthodes peuvent être préférables à d’autres.

Mais vous devez démontrer que la méthode effectivement utilisée est inadéquate dans ce jeu de données précis.

Le simple fait que l’âge soit fortement associé à la probabilité d’être vacciné ne suffit pas.

6. Il y a d’ailleurs un problème assez révélateur dans votre argument.

Vous reprochez aux auteurs de ne pas avoir publié une analyse particulière.

Mais l’étude de 2009 n’affirme pas :

« aucune association n’existe ».

Elle dit beaucoup plus prudemment que la vaccination HB n’augmente pas globalement le risque de maladie démyélinisante chez l’enfant, tout en signalant précisément le résultat Engerix B et en concluant que celui-ci doit être confirmé par d’autres études.

Autrement dit, les auteurs ont fait exactement ce qu’on attend d’une étude épidémiologique confrontée à un résultat de sous-groupe :

ils l’ont signalé, mais ils n’ont pas transformé automatiquement ce résultat en preuve de causalité.

Et le comité de l’Institute of Medicine a lui aussi explicitement relevé le OR de 2,77 pour Engerix B. Il ne l’a donc pas « caché » non plus.

7. Votre argument historique de 1998 est encore d’une autre nature.

Je ne conteste pas qu’il y ait eu à cette époque une controverse importante, des avis divergents et une suspension de la vaccination scolaire en France.

Mais vous faites ensuite un raisonnement du type :

« des experts ont exprimé des inquiétudes », puis « Kouchner a suspendu la campagne scolaire », puis « l’OMS a protesté », donc « ils savaient qu’il existait un signal causal », donc « ils ont empêché sa publication ».

Les trois premiers éléments peuvent être documentés. Les deux derniers sont une interprétation.

Pour passer du premier ensemble au second, il faut un document établissant que les personnes concernées disposaient d’une analyse montrant une association et qu’elles ont décidé de ne pas la publier.

Sans ce document, « ils savaient et ils ont caché le résultat » n’est pas un fait : c’est une hypothèse sur leurs intentions.

Et précisément, lorsqu’on reproche aux épidémiologistes de ne pas suffisamment démontrer leurs conclusions, il serait assez paradoxal de demander au lecteur d’accepter une conclusion historique aussi lourde sans document qui l’établisse.

8. Enfin, votre argument le plus fort ne dit pas ce que vous prétendez lui faire dire.

Vous avez montré qu’il est possible qu’une analyse globale masque une différence entre sous-groupes.

Je suis parfaitement d’accord.

Vous n’avez pas montré que c’est ce qui se produit ici.

Vous avez montré qu’une analyse différente pourrait donner un résultat différent.

Vous n’avez pas montré qu’elle donne effectivement ce résultat.

Vous avez montré qu’il existe un signal dans une sous-analyse Engerix B.

Je suis également d’accord et les auteurs eux-mêmes l’ont publié.

Vous n’avez pas montré que ce signal est causal.

Et vous n’avez surtout pas montré que l’ensemble des autres données épidémiologiques devient invalide parce que votre exemple des pièces illustre le paradoxe de Simpson.

C’est là que se situe, à mon sens, le cœur du désaccord.

Je ne prétends pas que l’épidémiologie soit infaillible. Je ne prétends pas non plus que le risque soit mathématiquement démontré nul. Les auteurs de Mikaeloff eux-mêmes écrivent que leurs résultats nécessitent confirmation.

Mais entre :

« certaines analyses ont produit un signal qui mérite d’être étudié »

et

« le lien entre vaccin HB et SEP est établi et les épidémiologistes ont enterré la démonstration »,

il y a un gouffre méthodologique.

Un signal n’est pas une causalité.
Une sous-analyse n’est pas une réplication.
Un résultat hypothétique n’est pas un résultat observé.
Et le paradoxe de Simpson n’est pas une réfutation de l’ajustement statistique.

Si vous voulez réellement démontrer que les études de Mikaeloff sont invalides, le débat devient alors très précis : il faut montrer, calculs à l’appui, quelle hypothèse statistique est violée, quel biais subsiste après l’appariement et la régression conditionnelle, et quelle analyse correctement spécifiée donne effectivement le résultat que vous annoncez.

C’est cela que j’attendrais comme démonstration.

Pas qu’on me dise que « les épidémiologistes travaillent mal », ni qu’il « y aurait fort à parier » qu’une analyse non publiée aurait donné un résultat différent.

La charge de la preuve est précisément là…

Bernard Guennebaud
Répondre à  Yeahman
25 septembre 2026 15h36

Je vais seulement répondre ici à ce que vous reprenez :

« chez les sujets considérés comme correctement vaccinés, une vaccination datant de plus de trois ans donne un OR de 1,50 (0,93–2,43), essentiellement lié à Engerix B (OR 1,74 ; 1,03–2,95), avec un OR de 2,77 (1,23–6,24) chez les patients ayant une SEP confirmée.
Donc votre affirmation « ils ont trouvé le signal et ne l’ont pas publié » est factuellement incorrecte.
Le signal que vous présentez comme ayant été caché est précisément présent dans la publication. »

Vous confondez deux signaux :
celui que vous rappelez ici a effectivement été publié et fut à l’origine d’une énorme polémique publique fin septembre octobre 2008. Mais ce signal résulte d’un mauvais usage complet du test statistique car il consiste à utiliser des témoins non malades de la maladie étudiée et, pour une part importante, non vaccinés par le vaccin étudié, pour décider si les délais qui s’écoulent entre la vaccination étudiée et l’apparition de la maladie étudiée se répartissent au hasard dans le temps ou pas. Seuls, sont qui ont été vaccinés et atteints par cette maladie peuvent être utiles pour cela. C’est la présence dans les calculs de 256 témoins ni vaccinés Engerix ni atteint de SEP qui crée le signal qui en réalité, n’existe pas quand on teste comme on doit le faire, c’est à dire par une loi de Poisson et non pas en cas-témoins. Le test utilisé par les auteurs n’est que du charabia sur des objets mathématiques et rien d’autres.

L’autre signal qui lui n’a pas été publié alors que les auteurs ont publié les données qui permettent de le trouver porte sur le fait que chez les enfants ayant fait une première atteinte démyélinisante centrale, il y a 52% de conversion en SEP parmi les vaccinés HB contre 32% parmi les non vaccinés HB. Ce constat numérique sur les données publiées est indiscutable. Ce sont de simples proportions. Le test statistique associé donne une probabilité de 1 sur 10 000 d’obtenir un écart aussi important par le seul fait du hasard. Il est donc TRES SIGNIFICATIF. Les auteurs n’ont pas mentionné ce résultat que pourtant ils connaissaient tout comme Roger Salamon président du HCSP à l’époque (il l’a dit lui-même au cours d’une émission radio à laquelle je participais avec lui), tout comme au ministère puisqu’il a dit qu’une équipe au HCSP, une autre à l’Isped de Bordeaux qu’il avait crée et une autre au ministère avaient étudié les données que les auteurs « nous avaient transmises ». « Nous avons trouvé ce que vous dites ! » a t’il pu dire au cours de l’émission. Il a ajouté « Il y avait des cas biaisés. En les retirant il n’y avait plus de signal du tout ! ».
Le problème est que les auteurs n’ont pas retiré de leurs données ces cas déclarés biaisés le 19 mars 2018 au cours de la radio. Dans les nombreux commentaires qui fusèrent sur cette publication en octobre 2008, 10 années auparavant, aucun d’entre-eux ne porta sur l’existence de cas biaisés. Pourtant, puisqu’il fallait « casser » le résultat dérangeant de l’autre signal, lui publié, celui sur les observants au calendrier vaccinal, il eut été aisé d’agir ainsi.

Je suis obligé de constater que vous confondez entre ces deux signaux. Celui sur les « observants » qui fut publié mais qui en réalité n’existe pas (ce que personne n’a vu) et celui sur les taux de conversion en SEP, qui fut découvert mais non publié. Je n’ai jamais dit ni écrit que les auteurs avaient cherché à le cacher. Bien au contraire, ils voulaient qu’il soit publié. Ils furent frappé d’interdiction de le faire et c’est pourquoi, en guise de protestation contre cette interdiction, ils ont recherché un autre signal qui lui n’existait pas mais qu’ils ont publié SANS en informer à l’avance le ministère alors qu’ils l’avaient fait pour le premier…

Pour plus de détails et le tableau original des données publiées allez voir la vidéo où j’expose tout cela (la 139)

CSI n° 139 https://crowdbunker.com/v/31ShWLTq
CSI n° 135 https://crowdbunker.com/v/o2Fi859b

Mais faites vite car elles doivent être archivées le 14 octobre. Après, je ne sais pas comment on pourra les visionner.

Prof. Yeahman
Prof. Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
25 septembre 2026 20h18

Vous ne comblez pas le trou, vous le déplacez.

La comparaison « vaccinés vs non-vaccinés » que vous réclamiez a déjà été publiée (Mikaeloff, Brain 2007) avec un résultat négatif, en utilisant une analyse de survie, pas des proportions brutes à une date arbitraire. Votre 52%/32% n’est qu’un artefact de durées de suivi inégales entre les deux groupes : ce n’est pas un signal, c’est un biais méthodologique classique, et votre « 1 chance sur 10 000 » teste la mauvaise hypothèse. Pour rappel donc, parce que je l’ai déjà dit dans mon précédent commentaire.

Quant à Salamon, c’est toujours un souvenir oral non publié, dix ans après, par une seule personne. Et « on a retiré des cas biaisés et le signal a disparu » décrit une analyse qui fonctionne correctement, pas un cover-up.

Vous militez sur ce sujet depuis des années, vous avez rédigé des articles, des vidéos pour défendre cette thèse. Après tout cet investissement, vous m’opposez un calcul jamais vérifié par personne d’autre que vous, un souvenir de radio invérifiable, et un scénario de censure ministérielle sans une seule preuve documentaire.

Ce n’est pas moi qui ai la charge de la preuve ici, mais vous. Et tant que vous n’aurez rien d’autre à m’opposer, on tournera en rond.

Bernard Guennebaud
Répondre à  Prof. Yeahman
25 septembre 2026 23h03

Non, la radio avec Roger Salamon ne fut pas toujours un souvenir oral non publié. La vidéo fut en ligne pendant plusieurs années. Puis elle a disparu. Cependant, le lien suivant révèle l’existence de son cadavre :

https://www.youtube.com/watch?v=Ga_EPBp7ubk

Il renvoie « cette vidéo n’est plus disponoble »

Quand vous écrivez, une fois de plus
« Et « on a retiré des cas biaisés et le signal a disparu » décrit une analyse qui fonctionne correctement, pas un cover-up. »
vous ne tenez pas compte des constats que je vous ai présenté et qui ne sont pas des idées en l’air :
1- Les auteurs n’ont pas retiré les cas dits biaisés de leur publication, sinon je n’aurai pu retrouver le signal.

2- Confrontés au signal sur « les observants » que les experts officiels voulaient casser (tout en reconnaissant son existence alors qu’en réalité il n’existe pas), aucun de ces experts n’a fait valoir qu’il y avait des cas biaisés qui pouvaient tout changer.

3- Roger Salamon, 10 ans. président du HCSP et en fonction quand la publication de 2008 est sortie, a affirmé bien connaitre la question et a reconnu l’existence de ce signal (celui sur les taux de conversion). Ce qui prouve que les auteurs l’avaient vu. Pourquoi auraient-ils cachés ce signal dans la publication tout en en sortant un autre, celui sur les observants, ce ne serait pas très cohérent. Et ce d’autant plus qu’ils avaient montré le premier signal au ministère et au HCSP avant publication alors qu’ils ne l’avaient pas fait pour celui sur les observants.

Le ministère avait découvert son existence par un communiqué de la revue qui allait publier l’article. Elle a annoncé, fin septembre 2008, « qu’elle avançait la publication de 2 mois en raison d’un résultat très important pour la France ». Cette annonce mettra le feu aux poudres et ce AVANT la publication le 8 octobre 2008 avec interdiction faite à Marc Tardieu, par le ministère, de tenir la conférence de presse dont il avait annoncé la tenue. Il y a là des petits couacs qui peuvent interpeler et dont on a le droit d’en rechercher les causes en formulant des hypothèses. Ce fait, parfaitement public à l’époque (communiqué par Libération), révèle une certaine tension entre Tardieu et le ministère, c’est le moins que l’on puisse dire.

J’espère que l’on a encore le droit de rassembler des faits, d’essayer de les comprendre et de les faire comprendre. L’autorité ne dit pas toujours le Vrai et ne fait pas toujours le Bien. C’est ce que la Vie m’a appris.

Prof. Yeahman
Prof. Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
26 septembre 2026 8h50

Monsieur Guennebaud, vous tournez en rond.

Même si vos constats étaient crédibles et vérifiables et scientifiquement pertinents, vous ne répondez jamais, absolument jamais à ma question de départ. Et pourtant, je la rappelle à la fin de chacune de mes réponses: quelle est la preuve là dedans de ces effets « non niables »?

Votre accusation est grave et pourtant vous n’avez toujours rien trouvé de mieux à avancer comme « faits » que des témoignages personnels, des vidéos retirées ou des biais non pris en compte ou encore des bévues de communication de la part des politiques. Rien qui « prouve » quoi que ce soit en réalité!

Et je dois dire, je trouve cela étonnant, voire carrément suspect quand on a un bagage scientifique (mathématique?) comme le vôtre de ne pas réussir à comprendre ce simple concept.

On en viendrait à se demander si tout cela n’est pas volontaire, in fine. Si, même en partant d’un raisonnement fondé et d’idées nouvelles, vous ne décideriez pas un peu consciemment de « noyer le poisson dans la marre » histoire d’instiller le doute dans l’esprit des gens.

Je ne vais pas vous tenir trois semaines. D’ailleurs je m’arrête là. Ça ne servirait à rien de toute façon. Je pense que sur ce forum, on est pas accueilli de manière bienveillante dès que les idées ne vont pas dans le sens de l’article.

Bianco Josiane
Bianco Josiane
13 septembre 2026 18h55

Je suis une vieille institutrice de 89ans.
Au temps de ma jeunesse, les performances étaient au top.Y avait -il plus d’iode dans l’alimentation ?

Bianco Josiane
Bianco Josiane
13 septembre 2026 19h09

Je suis une vieille institutrice de 89ans.Au temps de ma jeunesse,y avait -il plus d’ iode dans l’alimentation ?
La raison est essentiellement la ruine voulue et programmée de l’instruction obligatoire,et ce depuis 68.L’enseignement public a été, volontairement, détruit, l’égalité des chances disparue.On a obtenu des moutons,ou plutôt des »mougeons »!
Pas sûr que l’adjonction d’ iode dans la ration alimentaire ferait de nos enfants des Einstein !!
C’est certain que l’alimentation de grande surface ne favorise pas l’évolution !!. c’est un tout, bien ficelé…..Il n’y a pas qu’un seul coupable !!

Tardieu
Tardieu
Répondre à  Bianco Josiane
14 septembre 2026 11h03

C’est sans doute une combinaison de facteurs défavorables qui ont conduit à cette situation, qui une fois bien installée s’auto-entretien, de sorte qu’elle devient la norme et qu’on ne puisse plus s’en sortir ou la redresser, dans une société où tout va à vau l’eau désespérément sans que pointe le moindre espoir d’amélioration, puisque malheureusement la population n’est pas décidée à faire table rase une bonne fois pour toute. C’est croire que la situation pourrait s’améliorer par miracle en continuant tout comme avant, en replâtrant le régime en place, qui constitue une cruelle illusion.

Personnellement, tant que je maîtrisais l’éducation et le développement de ma fille, tout se passa très bien, mais dès qu’elle gagna en autonomie et passa sous l’influence catastrophique de cette société mercantile, j’en perdis le contrôle et je la perdis définitivement du même coup. Comme elle avait eu de bonnes bases lors de la petite enfance, elle a quand même réussi à devenir institutrice, mais c’est tout, tout le reste est un naufrage.

Ils ont saccagé l’avenir de nos enfants et petits-enfants sur absolument tous les plans, c’est ce dont certains sont en train de prendre conscience…

Raymonde
Raymonde
13 septembre 2026 21h31

A un âge dit « avancé », sans signes physiques évoquant une carence éventuelle, un ajout d’iode dans la routine journalière pourrait-il inverser le processus en cas de pertes de mémoire et de concentration, ou tout du moins stabiliser ?

Catherine Roberti
Catherine Roberti
13 septembre 2026 22h27

Une mesure bien trop simple, peu onéreuse et qui ne rapporte rien à Big Pharma. Ils vont peut-être nous sortir un vaccin pour régler le problème, qui sait ? Merci pour cet article comme pour les autres

Lilou
Lilou
13 septembre 2026 23h25

Lire l’excellent livre que viennent de publier le Dr Vincent Reliquet et Alix Lefief-Delcourt qui va tout à fait dans le sens des propos du Dr Didier Cosserat, « Les pouvoirs de l’iode ». Vous y trouverez les conseils et dosages pour une supplémentation efficace en iode. Extrait de la quatrième de couverture : « Depuis 1950 l’iode a été diabolisé, victime d’une erreur scientifique régulièrement colportée depuis : il serait toxique. En réalité cet oligo-élément nous est totalement indispensable, à un dosage approprié, non seulement pour le fonctionnement de la thyroïde, mais aussi pour celui du cerveau, du système cardiovasculaire, de l’estomac, de la peau, du pancréas, des organes génitaux, du système immunitaire…Malheureusement, les carences en iode frappent aujourd’hui une large majorité de la planète. En Europe, la France fait partie des pays les plus touchés. »

Gely
Gely
14 septembre 2026 8h27

Nos cerveaux sans doute sont carences. Cependant, je pense que cette absence de connaissances est dû à la réforme Haby et ce nivellement par le bas de toutes les exigences dans les connaissances fondamentales à un âge où le cerveau enregistre le maximum de données Tout cela afin que la très grande majorité des élèves (99% !) puisse obtenir le BAC. D’où le désintérêt de bons élèves et un affaissement généralisé du niveau.

Leaunade
Leaunade
14 septembre 2026 9h11

Merci pour votre réflexion qui alimente et enrichit les nôtres.Les causes réelles sont certainement multiples et très diverses.Si nous cessions de vouloir avoir raison tout seul(e)s,chacun dans notre espace..Les facteurs environnementaux,les modes de vie,les états psychiques etc… ont sans doute chacun une place déterminante.Pourquoi nous opposons nous toujours en place de fédérer nos idées?

Tardieu
Tardieu
14 septembre 2026 14h30

Je vis en Inde depuis 30 ans, et j’ai remarqué que partout on ne trouvait que du « sel iodé« , j’ignorais pourquoi, et voilà ce que j’ai découvert avec l’IA.

Dans les années 1950, les autorités ont « lancé une politique de santé publique massive et obligatoire« , le National Iodine Deficiency Disorders Control Programme, qui consista à « imposé l’iodation de tout le sel comestible pour éradiquer le goitre et le crétinisme endémiques. »

Je crois que pour éradiquer le crétinisme qui sévit en France, il va falloir plus que du sel iodé, quant à s’en débarrasser au sommet de l’Etat, étant donné que toutes les institutions en sont infestées, seule une démolition contrôlée en viendrait à bout !

njama
njama
Répondre à  Tardieu
14 septembre 2026 16h11

Le National Iodine Deficiency Disorders Control Programme s’appelait avant 1992, The National Goitre Control Programme (NGCP) qui a été lancé en 1962 en Inde.

Ça ne dit pas quel type de sel était iodé… directement avec un sel marin ? ou ajouté à du sel raffiné ?
Au temps de Ghandi, le commerce du sel était très contrôlé par les anglais parce qu’ils prélevaient une taxe dessus – comme notre gabelle du Moyen-Âge – d’où la fameuse Marche du Sel en 1930 interprétée par la puissance coloniale comme de la désobéissance civile, un refus de l’impôt…
Ghandi revendiquait le sel comme un bien commun par nature, alors que les Indiens étaient interdits de le produire.

Hors le côté cosmétique, la blancheur…, le sel raffiné dit « Sel de Table » ne sert que des intérêts financiers.

Le sel raffiné peut contenir, outre ajout en iode ou fluor, des additifs (alimentaires ?) pour le blanchir, du E535 ferrocyanure de sodium qui empêche le sel de s’agglutiner et de former des grumeaux en absorbant l’humidité, du E536 ferrocyanure de potassium utilisé comme anti-agglomérant.

Outre le sodium, le sel de Guérande apporte des oligo-éléments calcium, fer, magnésium, cuivre, manganèse, qui sont des catalyseurs enzymatiques cofacteurs dans de nombreuses réactions biochimiques et métaboliques, qui ont une action anti-oxydante.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_du_sel

capture-decran-2026-09-14-155222
njama
njama
Répondre à  njama
14 septembre 2026 16h47

L’iodisation du sel, comme la fluoration n’ont-elles pas été des stratégies pour contrôler le marché du sel ?
1950 : L’idée d’ajouter du fluor au sel naît après le succès de la fluoration de l’eau potable aux États-Unis.
Objectif : Utiliser le sel comme vecteur universel et quotidien…

le marché du sel dans le monde ?
Aperçu IA
Le marché mondial du sel représente une valeur estimée à environ 27,9 milliards de dollars.[1] (https://www.fortunebusinessinsights.com/fr/salt-market-103011)
Chiffres clés et production
Production annuelle : Plus de 295 millions de tonnes de sel sont produites chaque année dans le monde.
Principaux producteurs
La Chine est le premier producteur mondial, suivie par les États-Unis, l’Allemagne et l’Inde.Région dominante : L’Asie-Pacifique détient la plus grande part du marché mondial (plus de 45 %), portée par les besoins de l’industrie chimique en Chine. 
Utilisations principales 
Industrie chimique : C’est le premier débouché (notamment pour la fabrication de chlore et de soude).
Alimentation : Utilisation domestique, transformation des aliments et conservation.
Dégivrage : Surtout en Amérique du Nord et en Europe pour les routes en hiver.

Raymonde
Raymonde
Répondre à  njama
15 septembre 2026 12h02

Pas de sel fluoré, njama,
Du sel de Guérande ou équivalent !!!

Bernard Guennebaud
14 septembre 2026 16h27

Au niveau fondamental, nous avons deux cerveaux, le gauche et le droit. Le gauche, c’est le formel : la lecture, l’écriture, le langage…Le droit c’est l’image, les images mentales, la créativité. En un mot, le cerveau droit crée par l’image et le gauche formalise cette création pour la communiquer. Il existe des cerveaux gauche dominants et des cerveaux droits dominants. En pédagogie, la première question à se poser face à un enfant (ou un adulte) serait : « est-ce un cerveau gauche dominant ou un cerveau droit dominant ?

«  Le formel c’est le formol de la pensée !

Le système éducatif, surtout le primaire et le secondaire, est dominé par des cerveaux gauches dominants qui ne voient que le formel et, par ce fait, écrase les cerveaux droits dominants qui souffrent beaucoup dans le système scolaire.
Dans un fonctionnement normal, l’idée précède sa formalisation. En voulant imposer le formel avant l’idée, on tue l’idée, on génère l’ennui.

Einstein n’a su lire que très tard, son instituteur le considérait comme un arriéré mental. Son imaginaire, donc son cerveau droit, était tellement fort, qu’il a résisté longtemps à la tentation de plonger dans le formel. Contrairement à une croyance très répandue, il n’est pas forcément bon d’apprendre à lire et écrire trop tôt. La création, l’idée, se forgent par la visualisation mentale. De mon temps, comme disent les personnes âgées, tous les soirs, à l’école primaire, on avait des exercices de calcul mental qui développaient la visualisation. Il est sans doute vrai que les écrans tuent la visualisation mentale. Elle devient inutile puisqu’elle est remplacée par les images des écrans. C’est une catastrophe.

Christophe
Christophe
Répondre à  Bernard Guennebaud
14 septembre 2026 17h01

En fait, non, les fonctions cognitives ne sont pas réparties de façon aussi différenciée entre cerveau gauche et droit, le cerveau est bien asymétrique dans la réalisation de certaines fonctions, mais il n’est pas pour autant latéralisé. Certes il existe des personnalités plutôt créatives et d’autres plutôt logiques, mais cela n’est en rien dû à une suractivation d’un hémisphère cérébral. Ca se répartit bien sur les deux hémisphères, et c’est une erreur devenue couramment répétée.

Bernard Guennebaud
Répondre à  Christophe
14 septembre 2026 22h59

En fait, ce qui est important, c’est la fonctionnalité et non sa localisation. Il y a des personnes qui sont très fortement attirées par ce qui est formel et qui cherchent à raisonner sur les mots en oubliant de « descendre » sur les choses et d’autres qui préfèrent travailler sur les images sans chercher à les formaliser. Comme j’ai. enseigné, j’ai pu observer souvent cela sur les étudiants. Tout particulièrement avec ceux, en sciences de la vie, qui avaient beaucoup de données à apprendre par coeur, ce qui orientait vers le formalisme exclusif.

Ce fut confirmé plus tard pour moi avec les épidémiologistes qui sont des médecins ayant appris une foule de choses par coeur et qui en arrivent
à raisonner sur les mots en oubliant ce qu’ils représentent. J’en parlais dans un commentaire de l’article précédent. Par exemple, ils confondent « tester la même chose sur des données renouvelées plusieurs fois » avec « tester des choses différentes sur les mêmes données ». Ils restent sur le formel avec cette conséquence : « on a un test statistique significatif et beaucoup d’autres qui ne le sont pas, donc le risque d’annoncer à tort un résultat significatif est très élevé ». Sauf que tous ces tests sont sur les mêmes données alors qu’il faudrait qu’elles aient été renouvelées, ce qui a des conséquences très graves. Je pourrai donner d’autres exemples.

Par exemple, en octobre 2011, à propos du fameux signal trouvé par Marc Tardieu et son équipe, Dominique Costagliola, future académicienne de l’Académie des Sciences pour y représenter l’épidémiologie, déclarera : »A force de triturer les données, on finit toujours par trouver quelque chose ! » Elle fait allusion au risque de première espèce sauf qu’il faut tester la même chose sur des données renouvelées à chaque fois et non pas en triturant les mêmes données. Elle révélait ainsi une très grave confusion commise par l’épidémiologie internationale qui s’explique par le fait qu’elle est dominée par des experts enfermés dans le formel. On pourrait dire « des cerveaux gauches ultra dominants » pour parler vite mais peu importe les localisations, ce n’est pas du tout l’essentiel.

Pour ma part, peu importe pour moi les localisations de ces fonctions dans notre cerveau. Par contre les diverses fonctionnalités avec des dominantes pour les uns et d’autres dominantes pour les autres, sont une réalité observée y compris sur moi-même. Et je maintiens ma formule : le formel exclusif est le formol de la pensée.

J’ai fait de la recherche en mathématiques pures. C’est du raisonnement diront certains ! Non ! Pour créer il peut être nécessaire de sentir les objets mathématiques, de laisser aller son imaginaire pour voir comment ils pourraient se comporter les uns par rapport aux autres car, avant de démontrer quelque chose il faut d’abord avoir une idée de quoi démontrer. C’est tout à fait différent d’un sujet d’examen ou de concours où l’on vous dit quoi démontrer. Parmi les collègues il y en avaient qui étaient très formalistes et d’autres plus dans leur imaginaire, ce qui était mon cas. Peu importe pour moi les localisations de ces différentes orientations fonctionnelles. Une chose est certaine pour moi : ces différences existent et ce dès l’enfance comme j’ai pu le constater sur mes enfants et petits enfants et elles peuvent être très marquées et elles demeurent dans le temps. Aussi, je ne suis pas du tout convaincu qu’elle soient une émanation du cerveau.

Raymonde
Raymonde
Répondre à  Bernard Guennebaud
15 septembre 2026 11h18

Il peut y avoir aussi un parfait équilibre, sans dominance de l’ un ou de l’ autre : formel et image ?

Bernard Guennebaud
Répondre à  Raymonde
15 septembre 2026 14h51

Certainement Raymonde mais cela semble rare selon mes observations.

Antoine de Saint Exupéry disait : « bureau rangé, esprit dérangé ! » Le formel aime beaucoup que tout soit bien rangé, organisé selon un schéma pré établi. Mais l’imaginaire peut venir tout bousculer et il le faut parfois. Je verrai plutôt des « crises » successives où des dogmes s’effondrent puis, après une crise, on repart … Nous vivons, collectivement, une phase de crises multiples et c’était inévitable car nous n’avons rien compris aux fondements de LA VIE qui est vibratoire, ondulatoire avant d’être biologique.

Le cerveau c’est l’écran télé qui transforme des informations vibratoires pour les rendre perceptibles à nos sens. Mais Michel Drucker n’est pas dans le poste !

« On ne change pas une équipe qui gagne » disaient autrefois les sélectionneurs de rugby. Comme il faudra bien procéder un jour à des changements dans l’équipe, on programme ainsi les défaites. Il en va de même pour « on ne change pas un comportement qui réussi ; une société qui fonctionne ; un enseignement qui conduit au succès ! » mais qui conduisent invariablement à l’échec un jour ou l’autre.

Une phase de créativité par l’imaginaire doit, il me semble, se prolonger suffisamment sans que le besoin de formaliser se manifeste afin de ne pas tuer les idées qui germent. Puis quand la phase de formalisation entre en jeu, il n’est pas toujours aisé de replonger dans l’imaginaire, du moins c’est ainsi que je le perçois à travers ma propre expérience. Mais d’autres peuvent avoir d’autres possibilités avec moins d’inertie.

Que l’enseignement soit en échec aujourd’hui, et pas seulement en France, ne devrait pas nous surprendre. Il reposait sur des principes erronés. L’échec ouvre ainsi une opportunité de transformations profondes mais seulement une opportunité qui ne sera pas forcément saisie.

Raymonde
Raymonde
Répondre à  Bernard Guennebaud
15 septembre 2026 19h21

Ne saurais l’ exprimer moi-même, mais vous suis parfaitement dans tous ces méandres.
Merci à vous.

njama
njama
14 septembre 2026 19h44

(**) Chine. Iode. Iodation universelle obligatoire depuis 1995

Une décision « étatique » !
Je soumets la question aux auteurs de l’article. Une colle !

J’habite à proximité de la mer qu’on appelle Mer du Nord qui fait face à l’Angleterre par beau temps…, j’envisage de faire des puisages d’eau de mer à une centaine de mètres de la côte, en profondeur naturellement… qui remplirait régulièrement quelques citernes, que je déverserais sur mon terrain que j’ai préparé à cet effet, sur le principe des marais salants.
(pour info le cas existe, une exploitation du côté du Cap Gris nez, je ne citerais pas de nom)
Je commercialise mon sel 100 % marin, et « la fleur de sel » qui va avec dans les bonnes tables du coin, région nord (ce qui est le cas).

Pour élargir mon marché et ma production, j’envisage d’ajouter de l’iode (c’est tendance… mais je ne suis pas compétent dans ce domaine de la chimie et de la biologie), de façon artisanale bien sûr à une certaine partie de ma production, et peut être aussi et ensuite une version fluorée de mon sel 100 % « artisanal », puisque c’est tendance sur le marché.

Mon problème, où me fournir en iode? (en dehors des pharmacies) et quid des dosages, et méthodologies pour enrichir de façon symbolique, uniforme et mesurée, mon sel 100 % marin !… comment dois-je m’y prendre ? même question pour le fluor très tendance dans la « dentisterie »… que ça éviterait les caries… qu’ils disent…

Si ce problème de supplémentation en iode importe vraiment, VRAIMENT… et tellement pour la santé des personnes, il faudrait pouvoir s’affranchir de ceux qui nous en vendent dans le sel après en avoir organisé le monopole, et, se ré-approprier ce que dame Nature nous donne sans compter depuis que l’homme existe…

L’océan borde tous les continents, pourquoi faudrait-il que quelques sociétés privées s’accaparent ce « sel », ce bien si essentiel, si indispensable, pour notre santé, comme pour la conservation des aliments (salaisons par exemple).
Le marché du sel est-il réglementé ?

Sylvie Berger
Sylvie Berger
Répondre à  njama
16 septembre 2026 9h05

D’après ce que j’ai compris, avec mon cerveau supplémenté, c’est que l’iode est très volatile, que reste t il dans une salière après quelques semaines? Est-ce que cela vaut le coup d’investir dans ce domaine?

njama
njama
15 septembre 2026 12h00

J’sais pas si c’est le manque d’iode mais les réformes n’ont pas aidé…
Bernard va apprécier… une évolution dans sa spécialité dont il a été témoin !

Évolution du programme de maths en terminale scientifique
par Dany-Jack Mercier
lundi 6 mai 2013
son site https://sites.google.com/view/newmegamaths/accueil

(…) Et si nous comparions le programme de TC 1971 et le programme TS 2013 ? Voici deux documents qui permettent de se faire rapidement une idée de l’évolution des programmes, de ce qui a disparu et de ce qui est apparu.
(…)
Conclusion : le programme de terminale C de 1971 comportait 185 lignes sur le bulletin officiel. On en a supprimé environ 104 lignes pour aboutir au programme de terminale S de 2013, soit une perte de 56%. En 1971, un élève de terminale scientifique suivait 9 heures de cours hebdomadaire, mais plus que 8 heures en 2013. Mais attention, l’élève de 2013 a moins d’entraînement en sciences derrière lui puisqu’il n’a bénéficié que de 4h de mathématiques par semaine en première S, au lieu de 6 heures en 1971, et de 4h de maths en seconde au lieu de 5h en seconde C en 1971. Il ne faut donc pas s’étonner à ce qu’il soit bien moins entraîné et savant qu’un élève qui suivait les anciens horaires et les anciens programmes.
…
Les Trissotins de l’éducation nationale qui ont concocté ces nouveaux programmes sans concertation aucune avec les enseignants et le monde scientifique, se sont permis d’ignorer les mises en garde répétées de membres éminents de l’Académie des sciences (excusez du peu…) formulées en mars 2011 (ce communiqué est repris plus bas). D’ailleurs, rien d’important ne leur échappe puisque récemment ils se sont intéressés au problème insurmontable des rythmes scolaires avec le succès que l’on sait.
…
* Trissotin : immortel personnage de Molière, pédant ridicule par sa prétention et odieux par son hypocrisie.
…
https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/evolution-du-programme-de-maths-en-135375

Bernard Guennebaud
Répondre à  njama
15 septembre 2026 18h51

En fait, le plus important pour l’enfant, l’élève, l’étudiant, est la construction de circuits de neurones qui permettront, tout au long de la vie, d’appréhender les problèmes qui se présenteront avec un outil mental fort et structuré. De ce point de vue, les mathématiques paraissent irremplaçables. Des mathématiques où la démonstration doit tenir une place importante et pas seulement la connaissance de théorème appris comme tels sans le difficile apprentissage des rouages de leur démonstration. Sans elles, on resterait au stade de l’érudition.

De ce point de vue encore, la visualisation mentale est un outil fondamental qu’il faut développer jeune pour permettre la construction d’utiles circuits de neurones. Pour eux, c’est comme d’apprendre à nager, c’est plus difficile à 50 ans qu’à 10 ans ! Les exercices de calcul mental devraient être incontournables, même à l’heure des calculatrices. Plus tard sera trop tard : on n’apprend pas à des vieux singes à faire de nouvelles grimaces !

D’ailleurs, les mathématiciens géniaux se manifestèrent très jeunes comme Evariste Galois tué à 20 ans dans un duel au pistolet et qui a pourtant laissé une trace indélébile en mathématiques de haut niveau. Son mémoire, envoyé à l’Académie des Sciences, avait été rejeté par elle comme étant incompréhensible …

En se désintéressant de la démonstration et en restant dans un usage mécanique des choses on en est arrivé, comme je l’ai exposé encore récemment ici, à ce que l’épidémiologie et la bio-statistique internationales valident l’utilisation de souris stériles ou même non inséminées pour étudier la durée de gestation chez la souris …Pas sous cette forme, ce qui serait quand même un peu trop criard, mais sous la forme de personnes ni vaccinées par le vaccin A ni atteint par la maladie B pour étudier l’éventuelle incubation de la maladie B à partir de la vaccination A. Les revues à comité de lecture qui ont publié de telles « études » (si on peut dire …) qui ont donné lieu à de très nombreux commentaires émanant des experts les plus hauts placés dans les disciplines évoquées, n’ont rien vu du problème alors qu’ils étaient hyper motivés pour commenter. Je suis obligé de constater que je fus le premier à voir le problème pourtant gros comme une montagne. Je ne suis ni épidémiologiste ni bio-statisticien mais j’ai été formé par les mathématiques. Ce fut cette formation qui m’a permis de découvrir cette énormité très lourde de conséquences pour tous car il s’agit de vaccination généralisées …

Bernard Guennebaud
16 septembre 2026 22h02

Franchement, je me demande pourquoi on s’embête à discuter comme ça. Il suffira de greffer une puce dans le cerveau de nos enfants et ils pourront concurrencer la première intelligence sur Terre, l’IA ! En effet « nous ne sommes plus que la deuxième intelligence sur Terre, » dixit Laurent Alexandre.

Bernard Guennebaud
17 septembre 2026 16h02

Je vais répondre ici aux interrogations de Yeahman pour disposer de plus de place.

Il ne faudrait pas confondre « démontré » avec « reconnu », reconnu par les instances faisant autorité dans le domaine concerné. Il existe des affirmations reconnues par cette autorité comme étant vraies alors qu’elles sont fausses comme ile existe des affirmations démontrées mais ignorées ou affirmées fausses par cette même autorité. Il est TRES IMPORTANT de réaliser cela vu ce que nous vivons tous et ce à quoi nous pourrions être confronté demain.

Voici un exemple que j’ai beaucoup développé y compris en vidéo au CSI. Vous pourrez les visionner pour avoir les données.
CSI n° 139 https://crowdbunker.com/v/31ShWLTq
CSI n° 135 https://crowdbunker.com/v/o2Fi859b

Les 2 publications Michaeloff-Tardieu de décembre 2007 et du 8 octobre 2008 avaient retenu 349 enfants ayant fait une première atteinte démyélinisante centrale au cours d’une période de 10 années qui sont précisées dans les publications. 154 avaient été vaccinés contre l’hépatite B avant de faire cette première atteinte et donc 206 ne l’avaient pas été. Parmi ces 154, une sclérose en plaques avait été constaté chez 80 d’entre-eux au cours de la période du suivi qui s’achevait le 30 juin 2006 contre 63 parmi les non vaccinés HB. Il y a donc eu 80/154=52% de conversion en SEP parmi les vaccinés HB contre 63/206=31% chez les non vaccinés HB. L’écart observé entre vaccinés et non vaccinés est très significatif : une chance sur 10 000 d’observer un tel écart par le seul fait du hasard. Les auteurs ne feront pas état de ce résultat très fort.

Voilà pour les faits observés dont les données ont été publiées dans ces deux publications dont je dispose en version complète et non pas avec le seul résumé. Les auteurs avaient parfaitement vu ce signal, fort heureusement pour leur compétence ! AVANT publication, ils en avaient fait état au ministère ainsi qu’au HCSP-CTV. J’ai pu avoir des informations très précises à ce sujet car, le 19 mars 2018 j’ai participé à une émission radio sur radio o2 de Bordeaux avec Roger Salamon qui fut 10 président du HCSP de 2007 à 2017. Je décris les données ainsi que le signal très fort comme ci-dessus. Je dis alors « les auteurs auraient été interdits (par le ministère) de faire état de ce résultat. » Il me répondra « vous vous trompez ! » puis il enchaine ainsi :

« Je connais bien le problème. C’est nous qui à l’Isped à Bordeaux (institut de statistiques médicales qu’il avait crée) et au Conseil (le HCSP qu’il présidait) avons étudié les données que Marc Tardieu nous avait transmises. Avec étonnement, comme vous, on a vu les résultats que vous dites.
Mais il y avait des cas biaisés, disons entre guillemets, dans son échantillonnage et, (en les retirant) ça n’était pas significatif du tout contrairement à ce qu’on avait pensé en première lecture.

Mais jamais, jamais ni le ministère, ni le Conseil ni lui surtout auraient accepté de ne pas publier un résultat si c’était complètement avéré. »

Quand ces cas dits biaisés ont-ils été découverts ainsi ? En 2008, avant publication, auquel cas les auteurs les auraient retirés de leur publication, ou en 2018 au moment de cette vidéo ?

Les données telles que je les ai rapportées ont été publiées, je les ai sous les yeux. Elle révèlent quelque chose de très important qui correpond d’ailleurs à beaucoup d’observations directes à l’époque des faits et qui avaient justifiées la décision du secrétaire d’Etat à la Santé, en plein accord avec son minsitre de tutelle Martine Aubry, de suspendre la vaccination hépatite B dans les collèges le 1er octobre 1998.

Ces données montraient quelque chose de fort. L’autorité avait décidé de ne pas rendre public le signal pour continuer à dire que les « études » épidémiologiques montraient qu’il n’y avait pas de lien observable entre la vaccination HB et la sclérose en plaques puis pour en arriver, plus tard, à affirmer qu’elles avaient démontré l’absence de lien… On doit les croire …

Yeahman
Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
17 septembre 2026 20h46

Je suis retourné sur votre calcul et plusieurs points m’incitent à rester prudent avant de l’accepter comme preuve d’un signal caché.

D’abord un point de détail : vous écrivez que sur 349 cas, 154 étaient vaccinés et donc « 206 ne l’avaient pas été ». Or 349 − 154 = 195, pas 206. Le pourcentage exact chez les non-vaccinés serait donc 63/195 = 32 %, et non 31 % comme vous l’indiquez. Ce n’est pas un détail anodin quand ce calcul est censé être la pierre angulaire d’une accusation aussi grave.

Ensuite, cet argument circule depuis plusieurs années dans la sphère militante anti-vaccinale sans jamais avoir été soumis à une revue à comité de lecture ni répliqué par un tiers indépendant. S’il révélait vraiment un signal aussi fort et aussi robuste que vous le décrivez, c’est précisément le genre de résultat qu’un épidémiologiste aurait intérêt à publier formellement plutôt qu’à le faire circuler par correspondance privée ou sur des forums.

Le récit que vous faites de votre échange avec Roger Salamon se retourne d’ailleurs contre votre thèse plutôt qu’il ne la conforte : il dit explicitement qu’ils ont vu ce signal, qu’ils l’ont examiné, et que des cas biaisés dans l’échantillonnage le faisaient disparaître une fois retirés. C’est le déroulement normal d’un contrôle de qualité avant publication, pas une dissimulation. Votre question — « ces cas biaisés ont-ils été découverts en 2008 ou en 2018 ? » — reste une insinuation sans preuve dans un sens ou dans l’autre.

Un point de logique aussi : si les auteurs avaient voulu cacher ce signal, ils n’auraient pas publié les effectifs bruts (154 vaccinés sur 349 cas) qui permettent, des années plus tard, de reconstruire votre calcul. Cacher un résultat, c’est ne pas publier les données qui permettent de le retrouver — pas les publier et espérer que personne ne fasse le calcul.

Sur le fond statistique enfin, je reste sur ma remarque précédente : comparer un pourcentage converti à une date calendaire fixe, sans ajuster sur la durée de suivi de chaque enfant (certains ont jusqu’à 12 ans de recul au 30 juin 2006, d’autres seulement 3 ans selon leur date d’entrée dans la cohorte étalée sur 1994-2003), peut créer un écart artificiel si l’âge de vaccination est corrélé à l’âge d’entrée dans l’étude. C’est exactement le type de biais que le paradoxe de Simpson que vous invoquez vous-même devrait vous pousser à suspecter dans votre propre calcul, pas seulement dans celui des épidémiologistes que vous critiquez.

Bernard Guennebaud
Répondre à  Yeahman
18 septembre 2026 12h04

J’ai fait effectivement une erreur en reprenant les données : 206 c’est le nombre de cas avec démyélinisation centrale non convertie en SEP (349-143=206) et 195 correspond au nombre de non vaccinés. Mais 32% contre 52% ça ne change pas grand chose par rapport à 31% contre 52%, d’autant plus que à l’origine, il y a déjà bien des années, j’avais fait les calculs avec le 195 et non pas le 206. Ce fut juste une erreur de ma part dans la reprise des données pour ce commentaire. D’ailleurs, même si j’avais fait les calculs avec 31% au lieu de 32, cela ne changerait pas grand chose par rapport aux 52% contrairement à ce que vous essayez d’insinuer.

Les auteurs ne voulaient pas cacher ce signal, ils voulaient le publier. d’où un incident très fort entre des autorités qui ne voulaient pas qu’il soit publié et les auteurs qui le voulaient. Là il s’agit d’une enquête de nature policière ou journalistique si vous voulez et non pas scientifique. Les indices que j’avais pu rassembler sont pour moi très clairs. Cette hypothèse de travail permet de comprendre la suite, c’est à dire la publication en octobre 2008 du signal sur les « observants au calendrier vaccinal » laissant penser que les enfants ayant été vaccinés selon le calendrier vaccinal avant l’âge de 2 ans et qui, plus tard, étaient vaccinés contre l’hépatite B par Engerix B étaient plus à risque de sclérose en plaques, ce qui déchaina les foudres contre l’auteur principal Marc Tardieu. Il avait annoncé faire une conférence de presse le jour de la publication (8/10/2008). Il en fut interdit 1 heure avant par le ministère (rapporté par Libération). Trois semaines plus tard, le Monde s’étonnait que sa conférence de presse n’ait toujours pas eu lieu….
Pourquoi les auteurs auraient-ils voulu cacher un signal pour publier 10 mois plus tard un autre signal et ce SANS en informer au préalable le ministère et le HCSP alors qu’ils l’avaient fait pour le premier signal ?

De plus, j’ai démontré que le signal sur les « observants au calendrier vaccinal » n’existait pas. Il résulte d’une invraisemblable utilisation du test cas-témoins sur des délais en conservant dans les calculs les témoins non vaccinés HB alors qu’il s’agit d’étudier si les délais qui s’écoulent entre la vaccination HB et l’apparition de la maladie se répartissent au hasard dans le temps ou pas. Il faut retenir uniquement ceux qui ont été vaccinés ET qui ont fait la maladie. Comme les témoins, dans le test cas-témoins, ne sont pas atteint par la maladie étudiée par construction, ILS N’ONT RIEN A FAIRE DANS CETTE HISTOIRE !
Utiliser un test cas-témoins pour étudier un tel problème est complètement inadapté, c’est le moins que l’on puisse dire !!! D’où une belle contradiction puisque les auteurs obtiennent le signal « au delà de 3 ans après la vaccination » , ce qui signifie que les 19 cas apparus au delà de ces 3 années sont significativement plus nombreux que les 11 cas apparus auparavant.
Mais quand ils testent sur les 3 premières années, ils ne trouvent pas de signal, ce qui signifie qu’il n’y a pas de différence significative entre 11 et 19 !!!

D’où une belle contradiction qui résulte du fait que le test utilisé n’est pas un test statistique mais du charabia sur des objets mathématiques.CHARABIA VALIDE PAR L’EPIDEMIOLOGIE INTERNATIONALE !!!

J’ai tout expliqué en détails avec le tableau des données que vous pourrez donc vérifier dans

CSI n° 139 https://crowdbunker.com/v/31ShWLTq

Votre dernière remarque sur les délais variables entre l’apparition de la première atteinte et l’évolution en SEP serait à adresser aux auteurs, pas à moi ! Avec les données publiées, il y a un signal très fort (1 sur 10 000 d’avoir un tel écart par le seul fait du hasard) que les auteurs avaient vu et dont le ministère et le HCSP avaient été informés AVANT publication. D’ailleurs au cours de la radio avec Roger Salamon, celui ci avait précisé qu’une équipe du HCSP avait étudié les données ainsi qu’une autre à l’Isped de Bordeaux et une autre au ministère. « Nous avons trouvé ce que vous dites ! » Puis ils auraient pointé des cas biaisés. Sauf que les auteurs n’en ont tenu aucun compte puisqu’ils ne les ont pas retirés. Ils auraient alors pu publier une absence de signal. Aller voir la vidéo, je donne toutes les explications.

En tout cas, je suis ravi d’avoir une occasion de rappeler tout cela car j’avais passé beaucoup de temps sur ces questions. MERCI à vous pour cela !

Yeahman
Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
23 septembre 2026 19h53

Sur le point des chiffres, c’est noté. L’erreur de recopie ne change effectivement pas grand-chose à l’écart observé. Ce n’était pas mon point principal, je vous le laisse.

Sur le reste, j’ai vérifié un point factuel avant de vous répondre: la conférence de presse annulée de Tardieu le 8 octobre 2008 et l’article du Monde du 29 octobre qui en parle sous le titre « une communication mal maîtrisée », sont des faits réels et documentés. Je ne le conteste pas.

Mais il faut être précis sur ce que cet épisode démontre. Ce qui a été annulé, c’est une conférence de presse, un événement de communication publique et non pas la publication scientifique elle-même. L’étude de Mikaeloff-Tardieu est parue dans Neurology comme prévu le 8 octobre 2008, avec l’ensemble de ses données, y compris le sous-groupe « observants au calendrier vaccinal » avec son risque relatif de 2,77. Ce résultat a ensuite été examiné publiquement par la Commission de pharmacovigilance et le HCSP, largement repris dans la presse, débattu à l’Académie de médecine, et a pesé dans la décision de Kouchner de suspendre la vaccination en collège. C’est l’inverse d’une dissimulation! C’est même l’un des résultats les plus scrutés de toute cette controverse.

Ce qui a fait polémique en 2008, documenté partout, c’est ce signal-là: le RR de 2,77 chez les « observants ». Ce n’est pas le même chiffre que votre calcul personnel de 52% contre 32% sur la conversion en SEP parmi les 349 cas. Je n’ai trouvé cette seconde statistique nulle part dans la couverture de l’époque, ni dans les avis de la Commission de pharmacovigilance, ni dans celui du HCSP, ni dans les articles du Monde ou de Libération sur l’incident de la conférence annulée. Elle n’apparaît que dans vos propres textes. Donc l’épisode de la conférence annulée, aussi réel soit-il, ne prouve pas qu’il existait un second signal caché, il prouve seulement qu’un signal publié et débattu a mal été communiqué au public.

Sur votre critique du test statistique concernant les observants : la commission de pharmacovigilance elle-même a conclu que ce résultat était probablement « fortuit », c’est-à-dire dû au hasard. Si son avis officiel converge avec votre propre conclusion (pas de signal réel dans ce sous-groupe), je ne vois plus très bien où se situe la dissimulation puisque les autorités et vous arrivez, par des chemins différents, à la même conclusion sur ce point précis.

Il reste donc votre calcul des 52%/32%, qui n’a, à ma connaissance, jamais été discuté publiquement par personne d’autre que vous, ni publié, ni répliqué. C’est ce point précis qui continue de me sembler reposer uniquement sur votre propre lecture des tableaux de données, sans confirmation indépendante et non pas la question de savoir si les autorités ont mal géré la communication d’octobre 2008, ce qui, ça, est bien établi…

Bernard Guennebaud
Répondre à  Yeahman
26 septembre 2026 22h49

Je vais quand même vous répondre sur ce point :
« L’étude de Mikaeloff-Tardieu est parue dans Neurology comme prévu le 8 octobre 2008, avec l’ensemble de ses données, y compris le sous-groupe « observants au calendrier vaccinal » avec son risque relatif de 2,77. Ce résultat a ensuite été examiné publiquement par la Commission de pharmacovigilance et le HCSP, largement repris dans la presse, débattu à l’Académie de médecine, et a pesé dans la décision de Kouchner de suspendre la vaccination en collège. C’est l’inverse d’une dissimulation! C’est même l’un des résultats les plus scrutés de toute cette controverse. »

Vous faites quelques confusions …La décision de Kouchner de suspendre la vaccination HB dans les collèges date du 1er octobre 1998 alors que le résultat significatif sur les « observants » qui avait fait beaucoup de bruit, date de fin septembre 2008 soit 10 années plus tard …

Vous poursuivez ainsi :
« Sur votre critique du test statistique concernant les observants : la commission de pharmacovigilance elle-même a conclu que ce résultat était probablement « fortuit », c’est-à-dire dû au hasard. Si son avis officiel converge avec votre propre conclusion (pas de signal réel dans ce sous-groupe), je ne vois plus très bien où se situe la dissimulation puisque les autorités et vous arrivez, par des chemins différents, à la même conclusion sur ce point précis. »

Vous n’avez visiblement rien compris à mes explications et je n’ai jamais parlé de dissimulation à propos du signal sur les observants, ni sur l’autre d’ailleurs. Permettez moi de vous dire que vous avez tendance à traduire mes propos avec d’autres mots mis parfois entre guillemets, faisant ainsi croire à des citations, ce qui n’est pas toujours le cas.
Ceci dit, à propos du signal sur les observants j’ai démontré rigoureusement qu’il ne s’agit pas d’un test statistique mais d’un charabia sur des objets mathématiques. La démonstration complète se trouve sur

CSI n° 139 https://crowdbunker.com/v/31ShWLTq
Brièvement ici, il s’agit de décider si les délais qui s’écoulent entre une vaccination A et le début d’une maladie B se répartissent au hasard dans le temps ou non. Auquel cas on pourrait penser qu’il existerait un lien entre la vaccination A et la maladie B.

Les auteurs, en plein accord avec l’épidémiologie internationale, utilisent dans les calculs des personnes ni vaccinées par A ni atteints par la maladie B. L’odds ratio s’écrit ainsi pour les « observanrts » :

OR= 19x(256+43)/((11+42)x48)=2,23

Le 2,77 correspond à l’OR ajusté alors que leur OR non ajusté vaut 2,38.
Cet OR est grand et c’est pourquoi il est significatif. Mais pourquoi il est grand ? A cause du 256 au numérateur qui représente les témoins ni vaccinés par A (Engérix B) ni atteints par la maladie B (SEP). Je pense que tout le monde pourrait comprendre que pour étudier un tel problème on ne peut pas utiliser des personnes ni vaccinées par A ni atteintes par la maladie B. Cela revient à utiliser des souris non inséminées pour étudier la durée de gestation chez la souris !!!

J’espère que vous conviendrez que c’est pour le moins ridicule. Ridicule mais validé par l’épidémiologie internationale et par les logiciels d’épidémiologie. Quand je dis que c’est du charabia, je n’exagère nullement. Cela conduit à une belle contradiction car ici on teste « au delà des 3 premières années après la vaccination ». Leur signal se traduit par « les 19 cas apparus au delà des 3 premières années sont significativement plus nombreux que les 11 cas apparus auparavant ». Ce n’est pas une interprétation, c’est une traduction.
Dans le tableau des données, sur la ligne au dessus de celle du signal, on a testé sur les 3 premières années et là, pas de signal, ce qui signifie « pas de différence significative entre 11 et 19 ».

Une belle contradiction qui s’explique par le fait que ce ne sont pas des tests statistiques mais du n’importe quoi. Vous voyez que ma conclusion sur ce résultat n’a rien à voir avec celui des experts qui n’avaient rien vu du problème. Quand je dis que l’épidémiologie et les épidémiologistes travaillent mal, je sais ce que je dis…

Confused (and done) Yeahman
Confused (and done) Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
27 septembre 2026 10h40

Oups, j’admet clairement m’être emmêlé les pinceaux avec Kouchner et les dates. Ça doit être à force de tourner en rond.

D’ailleurs, comme je disais, je m’arrête là. Si prétendre que l’épidémiologie internationale repose sur un charabia parce que le dénominateur représente un échantillon témoin sain alors je ne sais pas ce que je peux faire de plus. L’analogie avec les souris est un non sens total.

Et, comme d’hab, aucune démonstration de la question de départ: preuve de « effets non niables »?

Bref, pourquoi votre méthodologie n’a t elle jamais été publiée? Et validée? Honnête question. Parce que la véracité factuelle des sites comme crowdbunker est vraiment limite… c’est dommage d’héberger votre savoir sans l’exporter dans le domaine de la recherche !

Bernard Guennebaud
Répondre à  Confused (and done) Yeahman
27 septembre 2026 14h39

J’avais exposé cela au congrès Adelf-Sfsp d’octobre 2017, devant 120 épidémiologistes dont le président de l’Adelf (Association des épidémiologistes de langue française). Sfsp : Société française de santé publique. Il y avait aussi, présente, la présidente du comité scientifique qui avait accordé les communications.

Sur le site du congrès :

http://www.adelf-sfsp.fr/wp-content/uploads/2017/10/Programme-final-SFSP-2017-29-09-bd-.pdf

vous pourrez voir le programme avec les auteurs dont ceci (copié-collé à l’instant)

 « Sur des usages inadaptés des tests statistiques en épidémiologie GUENNEBAUD Bernard »
Il y avait aussi mon diaporama en ligne mais je ne l’ai pas retrouvé.

Plus précisément page 28 avec pour titre :
Vendredi 6 octobre SESSIONS PARALLÈLES DE 8H30 À 10H15 SC22 – Méthodes et outils de la recherche : 
SC22 – Méthodes et outils de la recherche : Salle Ponthieu bases de données et analyses statistiques
Modérateurs : François ALLA – François LATIL 

Sur le problème en cause, votre appréciation :
«  l’épidémiologie internationale repose sur un charabia parce que le dénominateur représente un échantillon témoin sain alors je ne sais pas ce que je peux faire de plus. L’analogie avec les souris est un non sens total. »

démontre que décidément vous n’y comprenez rien. D’ailleurs j’avais fait allusion aux souris non inséminées dans ma présentation orale. La comparaison est parfaitement judicieuse et parfaitement adaptée. D’ailleurs ce charabia conduit à une contradiction flagrante comme je l’ai expliqué et comme on peut le constater sur le tableau de la publication des résultats (tableau 4) présenté dans la vidéo CSI 139 dont j’ai donné le lien.

Vous avez raison, mieux vaut arrêter là ! Vous vous êtes suffisamment décrédibilisé comme ça sans en rajouter encore. retournez à vos chères études et revenez plus tard !

Terminated Yeahman
Terminated Yeahman
Répondre à  Bernard Guennebaud
27 septembre 2026 16h10

Cela ne démontre rien du tout ! Mais bref.

On finira donc avec cette observation: des jours de diatribes mais toujours aucune démonstration de ces effets neurologiques non niables. Je sais pas qui a fait perdre le plus de temps à l’autre.

Je vous souhaite malgré tout une bonne continuation, Monsieur Guennebaud.

Bernard Guennebaud
Répondre à  Confused (and done) Yeahman
27 septembre 2026 14h48

Je viens de retrouver le lien vers mon diaporama au congrès Adelf-Sfsp ainsi que le résumé de ma communication :

http://www.adelf-sfsp.fr/?p=15493

Bernard Guennebaud
17 septembre 2026 17h55

Lu sur Medscape :
Chute du niveau scolaire : des médecins incriminent la surexposition des enfants aux écransChristophe Gattuso
14 septembre 2026
Cette chute de niveau scolaire préoccupe particulièrement le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray. « Nous avons des enfants qui ne lisent plus et qui sont face à un phénomène de destruction cognitive et intellectuelle massif par la consommation des téléphones portables et des réseaux sociaux », a-t-il déploré sur France Inter.

« Dans les pays de l’OCDE, les élèves qui consacrent de deux à trois heures par jour aux loisirs numériques à l’école obtiennent, après prise en compte du milieu social, un score en sciences inférieur d’environ 24 points à celui des élèves qui y consacrent au plus une heure, relève le ministère de l’Éducation nationale. À titre indicatif, une baisse de 20 à 30 points correspond à la perte d’une année scolaire. » 

Depuis de nombreuses années, des médecins tirent la sonnette d’alarme et invitent les autorités à protéger les enfants d’une surexposition aux écrans. Lanceur d’alerte depuis des années sur le danger des écrans pour la santé et le développement des enfants et auteur de La Fabrique du crétin digital (éd. du Seuil, paru en 2019), le Dr Michel Desmurget, docteur en neurosciences et chercheur à l’Inserm, s’inquiète des mauvais résultats de ce « test de QI qui ne dit pas son nom ». 
« Notre intelligence collective et individuelle s’affaisse de manière alarmante », affirme-t-il auprès de Libération. 

Cette situation, de nombreux professionnels la décrivent régulièrement. Natacha Delahaye, psychologue scolaire à Reims, faisait récemment part à Medscape de l’impact des écrans sur la santé des jeunes enfants. « Nous constatons une augmentation des problématiques liées à la surexposition aux écrans, soulignait-elle. Cela se traduit par un retard ou une absence de langage, des troubles de l’attention, des difficultés de concentration ou de compréhension des consignes. Lorsqu’un enfant ne va pas bien, la question de l’exposition aux écrans est devenue systématique. » 

« Pour les pré-adolescents de 9-10 ans et adolescents jusqu’à 17 ans, certaines études, y compris longitudinales, suggèrent qu’un temps d’usage récréatif des écrans dépassant des recommandations actuelles (2 heures par jour) ou élevé, serait associé à de moindres performances cognitives globales et à de moins bonnes performances scolaires », observait également la commission copilotée par le Pr Amine Benyamina, addictologue et la Dre Servane Mouton, neurologue et neurophysiologiste spécialisée dans les troubles de l’apprentissage scolaire.

(Notez le « usage récréatif »)

une augmentation du temps passé devant la télévision et les médias numériques a été associée à des résultats scolaires inférieurs en lecture et en mathématiques en CE2, ainsi qu’en mathématiques en 6ème. La pratique des jeux vidéo a été associée à des résultats scolaires inférieurs en lecture en CE2 « 

LE GURUN
LE GURUN
18 septembre 2026 14h50

Cela vient renforcer les pistes sur les perturbateurs qui engendrent cet état de fait car c’est un agglomérat de diverses sources négatives et hautement toxiques empreignant les cerveaux.
Il faut déjà commencer par la santé car, pour le reste, il nous est extrêmement difficile, voire impossible d’y remédier

njama
njama
19 septembre 2026 11h41

Puisqu’il est question de neurodéveloppement, en terme de performance intellectuelle, est-ce que les enfants et ados seraient pareillement touchés par une carence en iode indépendamment du sexe, garçons / filles ?

Prévalence comparée (Aperçu IA)
Hypothyroïdie : Elle touche environ 1 % à 5 % de la population générale (et jusqu’à 10 % selon les critères diagnostiques et l’âge), avec une nette prédominance féminine (3 à 10 femmes pour 1 homme). L’hypothyroïdie subclinique (frustre) est encore plus fréquente, estimée entre 4 % et 10 %.

Hyperthyroïdie : Elle est plus rare, touchant environ 0,2 % à 2 % de la population. Elle concerne également plus souvent les femmes (environ 7 à 8 femmes pour 1 homme), mais sa prévalence globale reste inférieure à celle de l’hypothyroïdie. 

Les carences en iode, comme en magnésium, et autres oligo-éléments semblent provenir en bonne partie des « progrès » de l’agriculture moderne… la science agronomique est passée par là, de plus en plus d’intrants chimiques dans les cultures qui font que les plantes ne puisent pas, moins ou peu, de minéraux et oligo-éléments dans la terre pour leur croissance, et de plus en plus de cultures hors sol qui se développent partout dans le monde… pour manger des fraises à Noël !

Un paradoxe, notre terre-mère qui était nourricière… et aujourd’hui des productions qui sont généralement réalisées dans des substrats neutres, à l’aide de techniques hydroponiques pilotées par irrigation fertilisante… faut pas s’étonner que les légumes manquent de saveur hors cultures bio

Dans les illustrations de l’article, la France ne fait que suivre la tendance dans les pays de l’OCDE, la baisse est générale… ce n’est donc pas qu’une question de qualité d’enseignement scolaire

gamb
gamb
Répondre à  njama
2 octobre 2026 22h29

À propos d’hypothyroïdie , si on ne me l’avait pas découverte à l’occasion d’une analyse sanguine je n’aurais jamais su que j’en avais .
« Même pas mal » .
Apparament ça dérange surtout les médecins qui ont su que j’en ai QU’APRÈS l’analyse sus dite .
Mais faut dire que tout les dérange (par ici ) un bronzage moindre ici , des ongles trop ronds par là , est ce que je pisse sur mes chaussures m’a demandé un radiologue 🤣. — carrément l’mec — je croyais à une plaisanterie , ça l’a dérangé que je rigole (il voulait me faire des imageries médicales pour ceci cela ).
Tout cela ne me dit pas pourquoi ils font des vaccins contre les MST à de jeunes enfants , ni pourquoi avant toute vaccination ils ne testent pas le système immunitaire comme on nous le faisait dans l’temps .

Rémi Fanjat
Rémi Fanjat
19 septembre 2026 21h24

Bonjour
Comme certains l’écrivent, je ne pense pas que la seule cause de la dégringolade intellectuelle soit une carence en iode. Moi-même, enfant d’origine savoyarde donc susceptible d’en être carencé et donc d’appartenir au club très fermé des « Crétins des Alpes », ait pu faire des études supérieures. Et je ne suis pas le seul Savoyard dans le monde universitaire ! Plus sérieusement, le nivellement des études par le bas pour afficher des résultats flatteurs dans les statistiques de réussite au bac et permettre à nos politiques de s’enorgueillir de leur clairvoyance dans la conduite de la politique en matière éducative, ne serait-il pas pour une plus grande part dans ce triste constat ?

njama
njama
Répondre à  Rémi Fanjat
20 septembre 2026 13h58

Oui, qu’une carence en iode ce serait trop simple, et cela mériterait pour le coup une petite recherche épidémiologique, pour comparer les populations éloignées des océans, de celles qui vivent à proximité de l’océan… et valider l’hypothèse, l’infirmer, ou la nuancer…

Que valent d’ailleurs au juste les tests PISA acronyme pour Programme international pour le suivi des acquis des élèves (en anglais Programme for International Student Assessment). Les enquêtes sont menées tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 38 pays membres de l’OCDE ainsi que dans de nombreux pays partenaires pour aboutir à un « score  » puis à un « classement ». (Wikipedia)

L’OCDE a succédé à l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) issue du plan Marshall et de la Conférence des Seize (Conférence de coopération économique européenne) qui a existé de 1948 à 1961. 
L’OCDE qui lui succède en 1961 se tourne vers les études économiques… (Wikipedia)

Un arbitrage qui peut paraître tendancieux… et pas si universel que ça comme référence.
Un socle commun de connaissances et de compétences… entre autant de pays ?
Est-ce que l’OCDE ne piloterait pas une forme d’harmonisation mondiale, pour la rendre compatible avec l’économie de marché, des recommandations économiques (?)
L’OCDE, un des instruments de la Globalisation alias mondialisation…
Au prétexte d’harmonisation, une tendance à l’uniformisation ? pour en faire une société unidimensionnelle…
L’OCDE qui nous dirait quels sont les bons élèves et les mauvais sur les critères de ses propres appréciations !

A contrario on peut imaginer que l’intelligence se déplace en suivant le tropisme de nouveaux intérêts, de nouvelles façons de voir et d’appréhender le monde, car les générations ne se ressemblent pas, et que les Programmes scolaires évoluent différemment d’un pays à l’autre… souvent en relation avec les besoins sociétaux, économiques, industriels, et tertiaires (administration, commerce, santé,…). Les tests PISA n’évaluent que certains domaines de compétences…

Faut-il s’affoler… ? surtout que la tendance à la baisse est générale comme le montrent les graphiques.

En illustration ci-dessous Countries and ecomonies participated in PISA 2022 (blue belonging OECD, red not belonging to OECD)

capture-decran-2026-09-20-133419
njama
njama
Répondre à  njama
20 septembre 2026 15h03

Test PISA, des résultats à relativiser, échantillon national de seulement 7 920 élèves ! 832 799 naissances en France en 2010

des QCM en maths !!! font plus appel à la mémoire qu’à la logique, au raisonnement.
Épreuves de deux heures et quarante minutes, c’est un peu léger comme étalon d’évaluation…
bref, bof… pas de quoi fouetter un chat…
mais sûrement que le classement alimente un esprit de compétition un peu malsain… et servira de prétexte à des réformes politiques dans l’Éducation

PISA 2025 : le dossier du Café pédagogique
9 septembre 2026
https://www.cafepedagogique.net/2026/09/09/pisa-2025-le-dossier-du-cafe-pedagogique/

PISA : nouvelle chute des résultats en maths

« Les tests ont été organisés entre mai et novembre 2025. Au total, 760 000 jeunes y ont participé. Ils étaient scolarisés dans 91 pays et territoires. En France, l’échantillon compte 7 920 élèves. Ils sont issus de 335 établissements publics et privés. Le choix des participants doit permettre de représenter la diversité des élèves français de 15 ans. »

PISA ne se limite pas aux résultats scolaires
Les jeunes sont aussi interrogés sur leur vie à l’école et leur environnement familial et social. Les chefs d’établissement répondent également à un questionnaire. Organisation, climat scolaire ou conditions d’apprentissage sont notamment abordés.
Les épreuves se déroulent sur ordinateur depuis 2015. QCM, vrai ou faux et réponses ouvertes se succèdent. Les élèves passent environ deux heures sur les exercices. Ils consacrent ensuite une quarantaine de minutes au questionnaire de contexte. 
https://www.cafepedagogique.net/2026/09/08/pisa-nouvelle-chute-des-resultats-en-maths/

Bernard Guennebaud
Répondre à  Rémi Fanjat
20 septembre 2026 15h02

Le niveau était-il si élevé avant, de mon temps dirait-on ? Les épidémiologistes sont d’abord des médecins, donc à bac+7 qui se sont spécialisés. Que font-ils ? Je l’ai déjà dit ici plusieurs fois. En résumé non exhaustif :

1- Utiliser en grand nombre des personnes ni vaccinées par le vaccin étudié ni atteint par la maladie étudiée pour décider si les délais qui s’écoulent entre la vaccination qu’ils n’ont pas reçue et le début de la maladie qu’ils n’ont pas faite, se répartissent dans le temps de façon aléatoire ou pas !!!

2-Dilater les intervalles de confiance à la proportionnelle alors que leur largeur est (à peu près) proportionnelle à la racine carrée de la taille de l’échantillon.

3- Quand j’en fait la remarque en illustrant avec des pièces, une épidémiologiste d’au moins 60 ans, membre d’un comité de lecture d’une grande revue médicale, me répondra que les médicaments c’est pas comme les pièces !!!

4- Sur les enfants de la cohorte KIDSEP, il y a des classes d’âge qui avaient été vaccinées HB à 80% alors que les moins de 10 l’avaient été à moins de 25%. Pour l’ensemble de ces enfants, la probabilité d’avoir été exposé à la vaccination HB ne peut exister. Il devient alors impossible de valider un test cas-témoins qui consiste à comparer la probabilité d’avoir été vacciné HB chez les cas et chez les témoins. L’épidémiologie internationale croit qu’on règle le problème en faisant un ajustement sur l’âge ! Un tel ajustement ne peut avoir le pouvoir de créer une probabilité qui ne peut exister ! Comme pour tout ajustement, on devrait se demander si c’est un bon ajustement qui colle bien aux données ou pas. S’il n’est pas bon il faut faire quelque chose comme dissocier judicieusement les données. L’épidémiologie internationale n’a pas compris cela.

Quand les jeunes ayant 15 ans aujourd’hui et qui auraient un niveau intellectuel bien inférieur à ceux qui ont 50 ou 60 ans aujourd’hui et qui ne comprennent pas ces problèmes pourtant simples, on fera comment ?

Si l’autorité qui nous dirige veut avoir une population aux ordres, ne se posant aucune question relatives aux affirmations de l’autorité, elle a tout intérêt à poursuivre ainsi. Les robots et l’IA lui permettront de vivre très confortablement sans recourir aux services des populations dont le nombre deviendra un insupportable poids pour elle.

njama
njama
Répondre à  Bernard Guennebaud
20 septembre 2026 18h48

« Les épidémiologistes sont d’abord des médecins, donc à bac+7 qui se sont spécialisés. »
Non pas tous, loin de là surtout dans la génération d’avant…, exemple dame Costagliola, maitrise de physique en 1975…

Avant guerre et même après, un Bac quel que soit l’option suffisait pour intégrer la fac de médecine, mon père né en 1923 a intégré celle de Lille avec un bac Lettres classiques/philo… les études de médecine ne nécessit(ai)ent pas un niveau en maths physique « athlétique » ! comparé aux filières prépa sciences, grandes écoles, ingénieur, et même fac licence / maitrise maths physique. Il y a des profils matheux bien sûr parmi les médecins, mais ce n’est pas la majorité.

J’ai connu la filière bac C, 9 heures de maths /semaine, 7 heures de physique-chimie. Mon père n’avait franchement rien d’un matheux, mais par contre une mémoire d’éléphant carrément athlétique !!! j’faisais pas le poids…

Aujourd’hui la filière S c’est 6h + 2 h optionnelles spécialité mathématique ;
Physique-chimie 5 h par semaine pour le tronc commun (dont 2 h de travaux pratiques).
7 h par semaine pour les élèves ayant choisi la physique-chimie comme enseignement de spécialité (5 h de tronc commun + 2 h de spécialité).

Sur l’année… et les années lycée ça fait une grosse différence cumulée d’heures d’enseignement, et d’explorations scientifiques théoriques et pratiques… c’est forcément moins athlétique avec des programmes largement rabotés !… par qui ? par les gouvernements !… pour des raisons « d’économies budgétaires », directives de l’OCDE (?)

« Quand les jeunes ayant 15 ans aujourd’hui et qui auraient un niveau intellectuel bien inférieur à ceux qui ont 50 ou 60 ans aujourd’hui et qui ne comprennent pas ces problèmes pourtant simples, on fera comment ? »

A y regarder de près, l’importance des Tests PISA, c’est seulement dans les médias !et une orientation made in OCDE pour les pays membres, car…

seulement 7 920 élèves ! 832 799 naissances en France en 2010, moins de 1 % (0,00951) est-ce bien un échantillon représentatif, aléatoire sûrement, mais pas pioché parmi les « athlètes » en début de lycée (âge 15 ans).

Résultat, les statistiques vues par des épidémiologistes, mais pas des mathématiciens pur jus, on peut un peu leur faire dire ce qu’on veut, dire ou entendre suivant les échantillons sélectionnés… ou ce que ceux qui les pilotent veulent manifester.
Un classement ? féliciter ou gronder… grrr…

njama
njama
24 septembre 2026 16h21

Comprendre le pourquoi des Tests PISA, nécessite de comprendre les objectifs de l’OCDE pour recentrer sur le sujet de l’article, incidence ou pas de l’iode mise à part…

C’est devenu un marronnier de la presse que l’Éducation Nationale en France connaît un véritable effondrement depuis une trentaine d’années.
Ce que confirme d’une certaine manière les derniers résultats des Tests PISA illustrations graphiques 2003 – 2025 dans l’article.

Des évaluations de Tests peut-être pas si désintéressées que cela, mais orientées, des résultats à la baisse pour servir les objectifs politiques de l’OCDE, pour mettre en place des « mesures d’ajustement structurel » (?)

Le sujet de l’école s’invite inévitablement dans toutes les campagnes politiques, législatives, présidentielles. Il n’est jamais question d’améliorer l’existant, mais de réformer !

De la maternelle à l’université, tout devient limpide lorsque l’on a lu ça :

Centre de développement de l’OCDE, Cahier de politique économique n°13
https://www.oecd.org/content/dam/oecd/fr/publications/reports/1996/10/the-political-feasibility-of-adjustment_g17a1795/110210303112.pdf

# Extraits Morceaux choisis
La Faisabilité politique de l’ajustement, par Christian Morrisson
© OCDE 1996
… « Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

https://88.snuipp.fr/IMG/pdf/Des_elements_forts_du_Cahier_no13_de_l_OCDE.pdf

L’OCDE s’occupe de perspectives économiques, et fait la promotion du libéralisme économique, son sujet c’est l’économie de marché.

« Selon Raoul-Marc Jennar, essayiste anti-libéral, l’OCDE constitue un « véritable bureau d’études des pays industrialisés, qui propage la doctrine libérale, juge les politiques des États membres et propose des accords orientés dans le sens d’un dépérissement des pouvoirs publics et d’une autonomie des acteurs privés »[44]. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_et_de_d%C3%A9veloppement_%C3%A9conomiques#Critiques

Dans la doctrine libérale, l’éducation est marchandisable… mais elle se heurte sur ce point aux structures traditionnelles de nombreux États dont la France où l’instruction est publique, gratuite, et nationale.

L’appauvrissement, une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement comme variable d’ajustement pour faire passer des réformes, l’excellence (passée ?) est un obstacle aux réformes.

# source :Silence, on tue (aussi) l’école primaire et la maternelle
Laurence David, Directrice d’école maternelle. 
Publié le 10 mars 2016
https://web.archive.org/web/20160311105456/https://www.causeur.fr/ecole-primaire-maternelle-reforme-vallaud-belkacem-37117.html

capture-decran-2026-09-21-122521

Adhérer à l’AIMSIB

Rejoignez-nous !

Faire un don

Participez à notre développement

Derniers commentaires

Comme + de 4000 personnes, ne ratez pas notre prochain article !

Inscrivez-vous à la newsletter et recevez le directement dans votre boite email !

Nous sommes aussi sur vos réseaux sociaux préférés ! Venez intéragir !

89
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x