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La pseudo-pandémie grippale de 2009 en France était une répétition générale

Les futurs étudiants en histoire contemporaine chercheront un jour à comprendre comment l’Occident de 2020 a pu brusquement basculer dans un Absurdistan sanitaire où les principes essentiels de nos libertés publiques et des droits humains n’ont plus été respectés. Les germes de cette tentation autoritaire percent déjà en 2009 avec la tragi-comédie de la grippe A(H1N1)v, en soutien de mauvaises politiques, comme cette précipitation dans l’épopée vaccinatoire. Trois éléments cruciaux n’ont cependant pas été mobilisés à cette époque : la restriction des libertés publiques, la saturation des médias par un flux de propagande continu et la stigmatisation des contradicteurs, en particulier parmi les médecins et les soignants. Il suffisait d’oser. Après sa contribution sur la dépendance de l’OMS aux industriels (*), Michel Cucchi, docteur en médecine, spécialiste en gestion des risques collectifs et cadre de la fonction publique propose de nous rappeler cette période initiatique dans ses rapports avec le temps présent. On comprend mieux notre situation actuelle. Michel Cucchi vient de faire paraître : « Influence et pandémies, expériences hasardeuses et tentations autoritaires » (**) aux Editions Marco Pietteur. Il précise que ces propos n’engagent naturellement que sa personne. Bonne lecture.

Introduction

À la suite de la peur suscitée par la pandémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), en 2003, une maladie liée au coronavirus SRAS-CoV-1, les autorités françaises prennent très au sérieux leur préparation à la prochaine pandémie mondiale. Même si le SRAS ne cause aucun décès en France, le dispositif de lutte révèle l’impréparation de la France à l’égard de ces menaces sanitaires nouvelles.

La lutte contre la pandémie pénètre désormais la réflexion stratégique militaire, dominée par le risque NRBC. Dès lors, la gestion du dispositif de réponse aux pandémies oscille entre le ministère en charge de la défense et celui en charge de la santé. Dans son Rapport de mission sur le bioterrorisme, le Professeur Raoult pose pour la France les bases de l’accueil de patients gravement contagieux (système de veille aéroportuaire, isolement par lazaret, équipement des soignants en gants et masques, réservation de capacités en soins intensifs, etc. [1, pp. 50-4]) ainsi que celles d’une détection efficace des nouvelles épidémies en identifiant les phénomènes anormaux groupés : comptage hebdomadaire de la mortalité par tranche d’âge et par zone (c’est ainsi qu’a été découverte en 1976 la maladie des légionnaires), surveillance de la consommation médicale anormale [1, pp. 117-29] (c’est par la consommation anormale de Lomidine® qu’a été dépisté « le cancer des homosexuels » qui allait s’avérer être le sida) [2, p. 37-8].

En avril 2005, alors que le chikungunya fait son apparition à la Réunion, le premier plan français « Pandémie grippale » est présenté aux autorités par l’inspecteur général Philippe Sauzey et l’inspectrice générale Chantal Mauchet [3]. D’abord classé « confidentiel défense », il est rendu public en mai 2005. Rédigé au terme d’un an d’enquête à la demande du ministre de l’intérieur, Dominique de Villepin, il porte sur « l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics » ainsi que sur la « crise majeure au cours de laquelle la situation économique, l’appareil social, les structures administratives sont durablement perturbés ». Il prévoit « l’insuffisance vraisemblable, à court terme, des équipements de protection » et recommande de constituer des stocks de masques, l’acquisition et le conditionnement d’antiviraux ainsi que « le préfinancement et l’installation de machines de production de masques FFP2 dans les industries textiles françaises » [4].

Un mois plus tard, le 11 mai 2005, est publié le « Rapport sur le risque épidémique » de Jean-Pierre Door et Marie-Christine Blandin, qui rappelle que les maladies respiratoires aiguës sont la cause de trois millions de décès par an et propose trois méthodes de lutte contre les pandémies virales. La première est la barrière physique : « Cette méthode qui est très efficace implique la possibilité de fermer les écoles, d’interdire les rassemblements, de limiter les transports collectifs dans les grandes agglomérations ; elle implique aussi que les personnes en contact avec le public puissent disposer de masques adaptés à la pandémie » [5, p. 170]. Le rapport mentionne notamment que le port de « masques de protection » est un moyen très efficace, y compris pour rassurer une population stressée par la restriction à la liberté de circulation. « La mise à disposition de masques en nombre suffisant aurait certainement un coût très élevé mais, en même temps, aiderait à limiter la paralysie du pays. Vu sous cet angle, il convient de relativiser le coût » [5, p. 171]. Il précise que « les masques classiques, de type masque de chirurgien, n’offriraient qu’une protection limitée ». Les deux autres méthodes sont les médicaments et le vaccin, sauf que ces maladies évoluent constamment, avec la situation récurrente de pouvoirs publics en retard d’un vaccin sur la pandémie.

Alors que l’épidémie de grippe aviaire H5N1 se répand en Asie du Sud-Est, le ministre de la santé,

Philippe Douste-Blazy, présente dans l’indifférence générale un premier plan gouvernemental de prévention et de lutte contre une pandémie grippale, qui prévoit une batterie de mesures : fermeture ou contrôle des frontières, restriction des déplacements, suspension des rassemblements de population, limitation de toutes les manifestations, rencontres sportives, foires, salons et célébrations culturelles, imposition des gestes barrières, port de masques, FFP2 pour les soignants, chirurgicaux pour le reste de la population.

À la fin de l’été 2005, Didier Houssin , le Directeur général de la santé est nommé délégué interministériel à la grippe aviaire par le ministre de la santé, Xavier Bertrand. Il plaide pour la constitution de stocks d’antiviraux et l’acquisition de masques : « Je lui ai dit : « les gens vont vouloir se mettre quelque chose sur la figure ». Il suffisait de regarder les photos de la grippe espagnole, avec ces régiments de policiers américains portant un masque, ou les cérémonies religieuses avec les masques… Les professionnels exposés vont vouloir un minimum de protection » [4]. Alerté par une tribune de Jean-Philippe Derenne et François Bricaire, qui évoque une insuffisance des stocks hospitaliers de masques et gants, Xavier Bertrand est convaincu que le niveau de préparation n’est pas à la hauteur. Il rencontre ses auteurs, lesquels rédigent durant l’été un livre résumant leurs préconisations à la date du 2 septembre 2005 [6]. Selon le Professeur Derenne, ce livre a largement contribué à l’actualisation du plan gouvernemental de Xavier Bertrand et Didier Houssin. Fin 2005, Xavier Bertrand décide de mettre en place une capacité nationale de production de masques. Didier Houssin se rend compte « qu’on n’avait pratiquement pas de production de masques en France et que si on voulait constituer des stocks stratégiques, il fallait lancer des marchés pour susciter la naissance d’une industrie ». Une filière se constitue sur financement public, avec 150 millions de masques pouvant être produits annuellement (300 millions en 2007).

Le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN) produit le 6 janvier 2006 un nouveau plan répondant à l’alarme mondiale, qui prévoit la généralisation du port du masque en cas de crise : « Les malades porteront un masque chirurgical anti-projections pour protéger leur entourage […]. Tous les professionnels de santé disposeront de masques de type FFP2 […]. Pour les personnes indemnes ne présentant pas de signes cliniques, le port d’un masque ou d’un tissu pouvant être désinfecté pourra être préconisé dans les espaces publics à titre de précaution ». L’État stocke 250 millions de masques chirurgicaux pour la population et plusieurs dizaines de millions de masques FFP2 (objectif : plus de 200 millions) pour les personnes « indispensables ». Il est envisagé d’encourager chacun à se doter de masques FFP2. À la fin de l’année 2006, la France dispose d’un stock de 600 millions de masques.

L’épidémie de grippe de 2006 (grippe aviaire H5N1) révèle des faiblesses encore substantielles dans la capacité logistique des services de l’État. Didier Houssin, soutenu par Jean Castex, directeur du cabinet de Xavier Bertrand, convainc le ministre de créer une structure pour gérer la dimension logistique de la préparation à la pandémie : « Faire tout ce qu’on fait dans le domaine de la défense : quand un missile est périmé, on le remplace. L’idée était de constituer ce qui m’avait impressionné aux États-Unis, à savoir un corps de réserve sanitaire » [4]. En juillet 2006, le professeur Bricaire envisage de mettre au point un « modèle global de prise en charge des maladies infectieuses épidémiques » valable à l’échelle d’un pays comme la France, avec mise en alerte à partir de stations implantées sur le territoire : « mon expérience de l’infectiologie exotique m’apprend que les mesures à exécuter sont toujours les mêmes, que l’on ait affaire à une virose aviaire, à la dengue, au chikungunya… C’est une préoccupation qui habite aussi l’OMS. C’est la géographie autant que la maladie et ses vecteurs qui détermineraient les différences d’application locale de ce paradigme général ».

La loi du 5 mars 2007 « relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur », adoptée à l’initiative du sénateur Francis Giraud (1932-2010), prévoit des « menaces sanitaires graves » intégrées dans le code de la santé publique selon deux modalités principales. D’une part, l’instauration de circonstances exceptionnelles au cours desquelles le ministre en charge de la santé peut prescrire « toute mesure proportionnée aux risques courus et appropriée aux circonstances de temps et de lieu afin de prévenir et de limiter les conséquences des menaces possibles sur la santé de la population » (Article L.3131-1 du code de la santé publique). D’autre part, la création d’un dispositif ad hoc comprenant (a) un corps de réserve sanitaire, des professionnels de santé mobilisables à tout moment, et (b) un Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS), en charge de « l’acquisition, la fabrication, l’importation, le stockage, la distribution et l’exportation des produits et services nécessaires à la protection de la population face aux mesures sanitaires graves », avec tout l’équipement pour tenir en cas de crise grave, d’un montant estimé à un milliard d’euros [7].

L’EPRUS constitue des stocks considérables : 81,5 millions d’antibiotiques (en cas d’attaque terroriste ou de peste), 70 millions de vaccins antivarioliques, 11,7 millions de traitements antiviraux et beaucoup de masques : 1 milliard de masques chirurgicaux et 285 millions de FFP2. Leur acquisition et leur centralisation permet un entreposage optimal et une gestion fine du stock. En cas de pandémie, l’affectation selon des priorités préétablies est possible et le réapprovisionnement facilité du fait de relations de long terme établies avec les fournisseurs.

Le plan pandémie de 2007 prévoit un pilotage par le Ministère de l’Intérieur dès la phase 4 (sur les 6 niveaux possibles), et selon le rapport de la commission parlementaire, « il en résulte des plans de lutte, élaborés dans le cas de la France avec l’aide du secrétariat général de la défense nationale, préconisant des mesures très lourdes à mettre en œuvre » [8, p.18]. La pandémie figure comme l’une des principales menaces dans le Livre blanc de la défense de 2008, qui appelle, comme le changement climatique ou les grands trafics criminels, « une action large, convergente et coordonnée de la part de tous les États » [9, p. 122]. S’inspirant des préparatifs de réponse à des attaques bioterroristes imaginaires alors organisés à l’échelle mondiale au Johns Hopkins Center for Civilian Biodefense Strategy , ce plan prévoit une vaccination de masse dans des centres ad hoc.

Dès le 20 février 2009, le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN) actualise le plan de préparation de 2006 pour suivre la nouvelle logique inscrite dans le plan de l’OMS de 2009, calibrant le risque sur celui de la grippe aviaire. Il préconise l’extension du port du masque FFP2 et encourage la population à s’équiper, même avec des masques chirurgicaux, réputés moins efficaces. Dans la continuité de ses prédécesseurs, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot-Narquin, continue à augmenter les stocks de masques : en mai 2009, le rapport du Sénat portant sur l’EPRUS conclut à un stock de 1 milliard de masques chirurgicaux et 723 millions de masques FFP2.

Enfin, la « Loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires » (dite loi HPST) porte le système de santé bien au-delà de la simple gestion de l’« appareil productif santé-solidarité » prévu par la Révision générale des politiques publiques (RGPP), en intégrant la démocratie sanitaire (dont le principe a été établi par la loi du 4 mars 2002), la sécurité sanitaire, la prévention, la santé environnementale et la gestion des crises . La France apparaît alors posséder un plan de réponse à une pandémie grippale à la mesure de la menace du virus H5N1, très virulent mais peu transmissible. Au contraire du virus H1N1, à l’origine de la pandémie déclenchée par l’OMS cette année-là.

Une expérience inaugurale grandeur nature

Les actions déployées à l’occasion de l’annonce de la pandémie de grippe A(H1N1)v constituent une expérience inaugurale dans l’histoire de la santé publique en France, celle d’un événement sanitaire de grande ampleur attendu et préparé. Le sentiment qui domine est que la pandémie annoncée depuis tant d’années est enfin arrivée.

Nous passons de la mise en œuvre d’un dispositif de lutte contre une menace sanitaire à la « gestion » d’un événement spectaculaire selon un plan établi en concertation avec les autorités sanitaires mondiales, et surtout avec des industriels qui le gèrent à leur manière. Emportés par leur engagement, les pouvoirs publics ignorent le caractère surjoué de l’alerte de l’OMS et tentent d’embarquer la population dans cette répétition. De ce point de vue, l’échec est total.

1 – Un dispositif maintenu en alerte maximum

La première alerte de l’OMS du 24 avril 2009 donne lieu à la création habituelle d’une cellule interministérielle de crise, quelques jours après. Elle fonctionne sur un tandem ministère de l’Intérieur – ministère de la santé. Les mesures les plus spectaculaires sont mises en œuvre. L’objectif dans cette phase initiale est de retarder l’entrée du virus sur le territoire. Des stocks de Tamiflu® sont constitués, le stock de masques disponible contre le virus H5N1 est mobilisé, et le Comité de lutte contre la grippe (constitué par un décret du 25 juillet 2008) recommande la constitution de stocks de vaccins.

Au début de la pandémie, en mai 2009, le scénario envisagé par le Professeur Antoine Flahault est proche du scénario de la grippe dite « de Hongkong » en 1968, soit l’équivalent d’une grippe saisonnière touchant non pas 10% mais 35% de la population, soit environ 20 millions de cas en France et un excès de mortalité de l’ordre de 20 000 à 30 000 décès. Elle serait susceptible d’engendrer une désorganisation du système de santé, de l’absentéisme et une fragilisation globale de la société à l’instar d’une catastrophe naturelle (comme une tempête). Des plans de préparation sont mis en œuvre dans les hôpitaux mais également les écoles, les entreprises. Roselyne Bachelot passe commande de nouveaux masques (500 millions au total) pour atteindre 2 milliards de masques et 33 millions de doses d’antiviraux (Tamiflu® pour l’essentiel). Elle raconte l’épisode aux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme en 2020 : « on a pris toutes les initiatives nécessaires, contrôles aux frontières avec prise de température, équipement des Ehpad en masques, confinement total des malades, placés à l’isolement, ce qui d’ailleurs fait déjà ricaner certains » [10]. Comme l’expose le rapport parlementaire, « l’élaboration de tels plans relève d’une démarche logique : c’est face à un risque majeur qu’il convient avant tout de se préparer » [8, p.19].

Mais en juin 2009, si l’état de pandémie est décidé par l’OMS sous l’effet du retrait subreptice du critère de gravité, elle est néanmoins déclarée « de gravité modérée ». Mais le ministère de la santé n’allège pas le dispositif pour la prise en charge de cette forme effectivement peu agressive : il porte de 100 à 500 le nombre de « centres de référence » – services hospitaliers habilités à accueillir des patients atteints de la grippe A(H1N1)v – disposant de personnels informés, de masques en nombre suffisant, de chambres isolées, de Tamiflu®. Les médecins libéraux ont pour consigne d’alerter systématiquement le « 15 » en cas de suspicion, d’utiliser le matériel qui leur avait été distribué en 2006 en prévention de la grippe aviaire (solution hydroalcoolique, masques pour le personnel médical, traitements antiviraux) et de figurer dans la base de données de la DGS pour des consignes des tutelles en temps réel. La prise en charge via les Centres 15 et les hôpitaux est privilégiée « afin à la fois de ralentir la pénétration du virus sur le territoire national et de pouvoir recueillir un maximum de données pour en cerner les caractéristiques et mieux connaître son impact sur la santé ».

À partir du 23 juillet 2009, un mois après les États-Unis, les médecins traitants français deviennent les pivots du dispositif, et le gouvernement renonce à une comptabilité précise des cas suspectés et avérés . Les hôpitaux où siègent le Samu, disposant des masques et antiviraux adaptés, sont réservés, selon les termes de la ministre en charge de la santé, « aux cas graves, aux enfants de moins de 1 an et à la délivrance des antiviraux pour les enfants de moins de 40 kg qui auront une prescription de leur médecin traitant » [11]. L’hypothèse privilégiée est celle d’un triplement de l’activité des services d’urgence. Les patients les moins graves sont soignés chez eux, le Centre 15 devant faire le tri, ce circuit étant censé permettre de suivre le développement des cas sur le territoire national. Le premier décès annoncé n’a lieu que le 30 juillet 2009, une adolescente de 14 ans au CHU de Brest. À la fin de l’été, les nouvelles sont rassurantes mais le ministère de la santé continue de multiplier les commandes de matériel de protection : à la fin de l’année est proposé à tous les Français un kit gratuit disponible en pharmacie comprenant un traitement antiviral et une boîte de masques antiprojection.

2 – Une politique vaccinale surdimensionnée

Lors du changement de gouvernement, en juin 2009, le ministère de l’Intérieur s’attache à contrôler le dispositif en s’appuyant sur le Livre blanc de la sécurité et de la défense nationale : « le ministère de l’Intérieur coordonne en particulier la gestion des crises sur le territoire national », quelle que soit la nature de la crise. Le 4 juillet 2009, lors d’une « réunion pivot » à Matignon, la stratégie de protection de la population est décidée. Elle se base sur le principe d’une vaccination des personnes volontaires mais avec le respect d’un ordre de priorité. La protection des populations repose sur celle des personnels de santé et des personnes indispensables au fonctionnement de l’État. En second lieu, viennent les personnes vulnérables, notamment les populations âgées, les grands obèses et les femmes enceintes. « La décision d’acheter des vaccins est prise très très vite et les commandes sont passées pour être servies rapidement mais on est dans des difficultés considérables, car il y a une concurrence terrible pour les achats de vaccins », explique Roselyne Bachelot en 2020 [10].

En juillet 2009, un article du NEJM établit qu’une seule injection vaccinale avec le vaccin traditionnel suffit largement : c’est une grippe humaine traditionnelle. Peine perdue : sur la base de deux injections et d’un taux d’attrition (de refus de vaccination) de 25% , 94 millions de doses sont commandées par Didier Houssin (en poste au ministère de la santé de 2005 à 2011)

Ainsi, 50 millions de doses sont sécurisées auprès de GSK, 28 millions auprès de Sanofi-Pasteur, 16 millions auprès de Novartis, pour un coût global de 869 millions d’euros (avec une option pour 34 millions de doses supplémentaires : 28 pour Sanofi-Aventis, 6 millions pour Novartis). De plus, 195 millions d’euros sont prévus pour l’acquisition de masques, chirurgicaux et FFP2.

La campagne de vaccination contre le virus de la grippe saisonnière est organisée pour les personnels hospitaliers publics, parallèlement à la mobilisation des gymnases et des écoles. Pour faire de la place aux malades potentiels, les hôpitaux publics mettent en place des plans de déprogrammation et organisent la vaccination de leurs personnels de santé . Celle contre le virus pandémique est lancée officiellement depuis le ministère de la santé le 20 octobre, sous les auspices du professeur Bruno Lina, virologue au CHU de Lyon, assis à la gauche de la ministre, Roselyne Bachelot : « selon les experts scientifiques, et Bruno Lina, directeur du centre national de référence de la grippe pour le Sud de la France vous le confirmera, il est probable que plus la vague pandémique arrivera tard, plus elle sera intense […]. Il n’est donc pas question de baisser la garde aujourd’hui ». À aucun moment, il n’est question de mentionner ses liens d’intérêts, ni sa qualité de président d’un Groupe d’expertise et d’information sur la grippe (GEIG) entièrement financé par les cinq industriels proposant des vaccins contre la grippe.

C’est un bail de long terme que le professeur Lina contracte avec les industriels, puisqu’il sera encore au sein du GEIG aux avant-postes de la « gestion » de la pandémie de covid avant d’être l’un des deux premiers médecins condamnés par un tribunal ordinal pour avoir tu ses liens avec les industriels produisant les médicaments qu’ils soutenaient [10bis].

La vaccination de la population commence le 12 novembre, avec près de 6 millions de personnes éligibles dans le premier groupe : l’entourage des enfants de moins de 6 mois, les professionnels de santé non hospitaliers et de la petite enfance, les adultes fragilisés. Cette campagne est prévue pour durer quatre mois dans des centres créés à cet effet dans chaque département (1080 au total). Le coût est pris en charge par l’Assurance Maladie et par l’État. Mais le début de la vaccination est poussif, tant dans les hôpitaux publics que dans la population, avec des médecins appelant à refuser le vaccin et pointant les risques de toxicité (notamment d’un composant contenant du mercure). Après une ascension rapide du nombre de grippes A, trois semaines après l’ouverture des centres, c’est la bousculade, avec la formation de longues files d’attente dans le froid pour certains centres. Le président de la République demande le 30 novembre l’ouverture des centres de vaccination le dimanche.

3 – Bilan fin 2009

À la fin de l’année 2009, les pouvoirs publics constatent que la pandémie en France donne la plupart du temps des formes bénignes, touchant majoritairement les adultes jeunes et épargnant les personnes âgées. Sa mortalité estimée à 2/10 000 aux États-Unis et à 2,6/10 000 en Grande-Bretagne à la mi-novembre 2009, soit une mortalité proche de la grippe saisonnière [13]. Fin décembre, le nombre de cas de grippe A(H1N1)v passe sous le seuil épidémique, selon le réseau Sentinelles Inserm (annonce du 13 janvier 2010).

3.1 – Bilan de la pandémie

Le nombre de personnes ayant été en contact avec le virus est estimé entre 11 et 20 millions, soit environ trois fois plus que pour la grippe saisonnière. Celui des personnes ayant présenté des signes cliniques de grippe est estimé de 3 à 6,5 millions (le chiffre de 5 millions étant le plus communément utilisé). Le 9 mars 2010, le nombre de décès imputable à la grippe A d’origine porcine en France métropolitaine s’élève à 308, dont 256 avec isolement du virus A(H1N1), soit 0,2 /10 000 (soit environ 5 fois moins que pour la grippe saisonnière). La mortalité atteint une tranche d’âge plus jeune que la grippe saisonnière : 9 % entre 0 et 14 ans, 66 % entre 15 et 64 ans, 25 % au-delà de 65 ans (contre 80 % à 90 % pour la grippe saisonnière). 84 % des décès présentAIent des facteurs de risque (pathologie respiratoire, insuffisance cardiaque, diabète, déficit immunitaire, obésité, grossesse).

Ce nombre de décès est très largement inférieur au nombre de décès liés à la grippe hivernale annuelle (entre 2 et 5 fois moins), et les personnes âgées se trouvent massivement protégées, ce qui prouve que ce virus n’est pas nouveau. En termes d’incidence sur la population générale, la mortalité s’établit à 0,49/100 000 habitants.

3.2 – Bilan de la campagne vaccinale

Début janvier 2010, le modeste bilan des vaccinés ainsi que le changement de stratégie vaccinale (une seule injection à partir de novembre) conduit le gouvernement à annuler une commande de 50 millions de doses sur les 94 millions initialement envisagées. Le dispositif de vaccination réintègre un mode de gestion ordinaire, avec l’autorisation de campagnes de vaccination dans les entreprises et les cabinets de médecins généralistes.

Au total, 5 726 802 personnes sont vaccinées, dont 4,5 millions de personnes dans les centres, 500 000 par des équipes mobiles, 500 000 en établissements de santé, 36 000 par la filière du ministère de l’Intérieur (personnels prioritaires) et 62 000 Français résidents à l’étranger (DGS, 16 mars 2010), soit 8,5 % de la population. Soit encore autant que le nombre de personnes habituellement vaccinées contre la grippe saisonnière. En incluant les personnes vaccinées, le nombre de personnes immunisées s’établit entre 20 % et 30 % de la population, un pourcentage proche du seuil où la population bénéficie d’une immunité collective.

Les effets indésirables recensés par l’AFSSAPS au 28 mars 2010 établissent 178 cas « graves » avec le vaccin PANDEMRIX® (avec adjuvant) pour 4,1 millions de doses injectées et 87 cas « graves » avec le vaccin PANENZA® (sans adjuvant) pour 1,6 million de doses injectées . Le coût global de la vaccination antigrippale a été estimé entre 1,8 et 2,2 milliards d’euros selon un rapport sénatorial sur le financement de la Sécurité sociale, un coût supporté par l’Assurance Maladie [14] (662 millions d’euros, hors coût de prise en charge à l’hôpital et coût d’utilisation des antiviraux et des masques, soit plus de 111 euros par personne vaccinée selon le Ministère, 690 millions d’euros de source parlementaire [15]). 50 millions de doses de vaccins sont rendues aux laboratoires, qu’il faut dédommager à hauteur de 48 millions d’euros.

Tableau I – Mortalité rapportée à la population générale dans quatre pays de l’Union européenne par le Dr Dominique Le Houézec, pédiatre à Caen [16]

Une comparaison a été établie entre le taux de couverture vaccinale et la mortalité rapportée à l’ensemble de la population dans 4 pays (Tableau I). Sur cette série limitée, le bénéfice de la couverture vaccinale n’apparaît pas clairement. Pour la commission d’enquête formée par l’Assemblée nationale, rendant son rapport le 13 juillet 2010, « il s’avère que la campagne de vaccination a certes abouti, en termes de couverture vaccinale au regard des moyens engagés, à un résultat décevant mais, à vrai dire, […] cette situation a été partagée par de nombreux autres pays » [8, p.9] : taux de vaccination estimé à 7,9 % de la population globale (5,3 millions de personnes), dont 20,7 % chez les 6-23 mois et seulement 3,1 % chez les 18-24 ans pour un coût de l’ordre de 1,5 milliard. Cette couverture est équivalente à celle d’autres pays tels que l’Allemagne (10 %), le Royaume-Uni (7,4 %), la Belgique (6,6 %), la Chine (6,4 %), l’Italie (1,4 %). Les pays ayant assuré la meilleure couverture vaccinale sont la Suède (64,5 %) et le Canada (45 %).

Les enseignements de la pandémie

La « gestion » de la pandémie par le SGDN et le ministère de la santé suscite dès 2009 des inquiétudes sur l’aptitude des autorités publiques à gérer des crises de grande ampleur, eu égard au poids  de « l’État profond » et aux anticipations de profit à toutes les étapes du processus, de l’évaluation de la menace à la conception et la mise en œuvre de la réponse. Sur fond de « fatigue pandémique », selon les termes de Didier Houssin [17], une commission d’enquête sénatoriale est constituée en février 2010, un mois après la fin déclarée de la pandémie en France. Il en ressort que la stratégie – tardivement rendue publique – de répétition en grandeur nature d’une catastrophe majeure s’est avérée inadaptée à la menace constituée par une grippe finalement banale. La position impossible du gouvernement réside dans la difficulté à justifier un dispositif d’exception sur un registre régalien (1) sans avoir à faire référence à une quelconque gravité et (2) en cherchant à dissiper le débat sur l’origine de l’infection pour ménager les intérêts de la filière du porc qui ne souhaite pas voir accolés les termes de « porcin » et de « grippe ».

1- Des contrats léonins, rigides et secrets

Les contrats de fourniture de vaccins s’avèrent peu avantageux pour le gouvernement. La Commission d’enquête du Sénat s’intéressant aux contrats passés avec les firmes se demande dans son rapport « si les autorités publiques se sont montrées assez soucieuses de garder la maîtrise de la gestion des crises qui doit être la leur » [8, p.10]. Pour cette commission d’enquête, « l’ensemble de ces contrats se caractérisent par leur remarquable déséquilibre et par la légalité douteuse de certaines de leurs clauses […]. Les entreprises cocontractantes ont imposé à l’EPRUS, outre des commandes fermes et non révisables qui ont rendu impossible toute adaptation de la stratégie vaccinale nationale, des clauses étendues de garantie de leur responsabilité, tout en évitant, quant à eux, de prendre aucun engagement contraignant. Le moins étonnant n’est pas que le ministère de la santé ait partagé le souhait de ses partenaires de garder secrets ces contrats, ce qui ne pouvait que le faire apparaître comme seul responsable de leurs conséquences sur le défaut de réactivité et le coût de la stratégie vaccinale » (en gras dans le texte) [18, p. 103].

Ces contrats (notamment avec GSK et Baxter) ont en effet été négociés sur le fondement de l’article 3-7° du code des marchés publics, qui exclut du champ d’application de ce code « les marchés qui exigent le secret ou dont l’exécution doit s’accompagner de mesures particulières de sécurité […] ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’État l’exige », un cas de figure qui ne correspond guère à la fourniture de vaccins. Ce secret est étendu en France aux marchés Sanofi et Novartis. Or, il est possible d’attester dès les premières semaines de cette pandémie – donc avant le passage en phase 6 le 11 juin – que la gravité de cette grippe est très modérée. La commission d’enquête sénatoriale, s’appuyant notamment sur les propos du Professeur Marc Gentilini, relève en effet que « des informations rassurantes étaient déjà disponibles dès le tout début du mois de mai. L’analyse du virus avait permis de déterminer que le virus A(H1N1)v ne comportait pas les principaux marqueurs de virulence du virus qui avait été à l’origine de la grippe espagnole, ni du virus aviaire H5N1. La « nouveauté » assez relative du H1N1 pandémique laissait aussi envisager que certains individus pourraient bénéficier d’immunités croisées susceptibles de les protéger » [20, p.98]. Mais ces éléments « ont été, dans l’ensemble, peu repris dans les communications des autorités publiques » [20, p.38].

Cette stratégie se traduit ainsi par une large disproportion des moyens employés eu égard à la gravité très modérée de l’infection. Établie au mois de mai-juin 2009 dans un contexte de relative incertitude sur la gravité de l’affection, elle n’est pas remise en cause alors qu’un tableau clinique de gravité modeste à modérée se précise, ce qui conduit le gouvernement français a n’avoir d’autre choix qu’une brutale résiliation des contrats au début de l’année 2010, après avoir constaté la faiblesse des résultats obtenus en termes de couverture vaccinale de la population, qui n’aura finalement joué qu’un rôle marginal par rapport à l’immunité naturellement acquise [21]. Il reste l’impression que la collectivité nationale a été flouée par l’industrie du médicament en négociant avec une ministre de la santé qui connaît pourtant les laboratoires de près, puisqu’elle y a effectué une partie de sa carrière.

2 – La thématique guerrière

« Comme en 1914, un incident a suffi à lancer un processus qui ne pouvait plus être arrêté » [8, p.19]. Appliqué sans discernement au cas de ce virus très contagieux et relativement bénin, le plan Pandémie grippale 2009 a conduit à des situations absurdes. Ainsi, durant l’été 2009, il a fallu libérer des places dans les établissements en chassant des malades graves par des personnes infectées par le virus A mais quasiment asymptomatiques [23].

3 – Tentations sécuritaires et riposte démocratique

Le Président Sarkozy précise le 12 janvier 2010 que « nous devons nous préparer à la survenue de risques sanitaires insoupçonnés. L’épidémie de grippe A(H1N1) nous aura permis de développer nos capacités d’adaptation à des crises d’un type nouveau » [24].

L’épidémie constitue de ce point de vue un contexte à la fois sanitaire et politique favorable à l’instauration de politiques restrictives des libertés civiques.

En septembre 2009, le journal Libération révèle qu’un projet du gouvernement avait été préparé pour « adapter la procédure pénale […] par voie d’ordonnance en cas de pandémie », visant à « confier toutes les audiences pénales -quelle que soit la nature du délit- à un seul magistrat », à « généraliser le huis-clos », à « remettre en cause la publicité des débats », à envoyer les mineurs devant le tribunal correctionnel, à différer la possibilité de s’entretenir avec un avocat à la 24ème heure (plutôt qu’au début de la garde à vue), à « prolonger les délais de détention provisoire de quatre à six mois sans audience ni débat devant le juge des libertés et de la détention qui statuerait sur dossier » et de suspendre « tous les délais de prescription » [25], un projet liberticide bien peu en rapport avec les menaces de la pandémie.

Une cinquantaine de médecins, chercheurs, responsables d’ONG et d’associations, politiques et syndicalistes s’élèvent contre cette dérive sécuritaire et signent dans Libération un appel à la participation démocratique : « Les décisions ne doivent pas être prises dans un cénacle d’experts. Le débat doit s’ouvrir sur les enjeux humains et sociétaux des stratégies de lutte contre la pandémie. Avec un souci : préserver les règles de la démocratie dans la gestion de cette crise » [25]. La position de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot-Narquin est exprimée le 15 juin 2010, lors de sa réponse à la commission d’enquête de l’Assemblée nationale : « Je suis tout à fait favorable à la tenue d’un débat public citoyen, si, toutefois, il n’est pas fait référence à une « expertise citoyenne » que je récuse » [8, p.711]. Comme si l’influence devait demeurer cachée et réservée à l’industrie.

Bilan politique

Dans L’Express, Jacques Attali écrit le 3 mai 2009 que « l’humanité n’évolue significativement que quand elle a vraiment peur. […] La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes. […] Et même si cette crise n’est pas très grave, il ne faudra pas oublier d’en tirer les leçons, pour qu’avant la prochaine, inévitable, on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et des vaccins.

« On devra pour cela mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial » [26].

Que la survenue d’une pandémie factice éveille chez ce politicien faiseur de rois des fantasmes d’instauration de gouvernement mondial ne peut qu’interroger sur la nature des politiques mises en œuvre ou seulement tentées par les pouvoirs publics nationaux. Le surdimensionnement de l’alerte par rapport à la modicité du risque et l’incapacité durant de nombreux mois à abaisser le niveau de mobilisation ne jette pas seulement un discrédit sur la capacité du personnel politique à faire face à un tel événement mais également un soupçon sur les intentions d’un tel déploiement de ressources. Pour Frédérick Keck, « la gestion du H1N1 est apparue au grand public comme une alerte excessive, alors qu’aux yeux des gestionnaires de crise, ce fut une répétition permettant de vérifier le fonctionnement du dispositif » [27]. Une répétition donc, comme une mise en application des exercices du Johns Hopkins Center for Civilian Biodefense Strategy ?

À l’examen des événements, nous pouvons au moins affirmer que la « gestion » de la grippe A(H1N1)v s’est appuyée sur une menace sanitaire exagérée pour organiser de grandes manœuvres sanitaires, financières, politiques et militaires dont l’ampleur et le coût collectif restent encore à préciser. Cette expérimentation ne sera pas sans conséquence sur la crédibilité globale des institutions publiques pour protéger la sécurité des concitoyens face à des menaces substantielles. Lors de la pandémie suivante, en 2020, la compliance de la population à l’égard de consignes publiques encore plus étranges nécessitera le déploiement de moyens autrement plus consistants que ceux de 2009.

Michel Cucchi
Septembre 2022

 

 

(**)

Notes et sources 
(*) https://www.aimsib.org/wp-content/uploads/2023/11/image-4042920-20201130-ob-6b8f5e-dr-helene-banoun.jpg.org/2022/03/27/de-la-grippe-ah1n1-a-la-covid-19-loms-ne-repond-plus-quaux-industriels/
[1] Raoult D, Mission sur le bioterrorisme, juin 2003. https://medecine.univ-amu.fr/sites/medecine.univ-amu.fr/files/mission_bioterrorisme_raoult.pdf
[2] Raoult D, Epidémies, vrais dangers et fausses alertes. Michel Lafon, avril 2020.
[3] Sauzey P, Mauchet C, Pandémie grippale. Inspection générale de l’administration, avril 2015, non disponible.
[4] Davet G, Lhomme F, 2005-2007, le temps de l’armement sanitaire. Le Monde, mardi 5 mai 2020, 22-3.
[5] Door J-P, Blandin M-C, Rapport sénatorial sur le risque épidémique, 11 mai 2005.
[6] Derenne J-P, Bricaire F, Pandémie la grande menace – Grippe aviaire 500 000 morts en France ? Paris : Fayard, septembre 2005.
[7] Le Pen C, En 2007, la France avait su mettre au point un dispositif de protection très ambitieux contre les pandémies. Le Monde, mercredi 1er avril 2020, 29.
[8] Lagarde J-C, Door J-P, Rapport fait au nom de la commission d’enquête sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1). Assemblée Nationale, 6 juillet 2010.
[9] Mallet J-C, Défense et Sécurité nationale : le Libre Blanc, 17 juin 2008. https://www.vie-publique.fr/rapport/29834-defense-et-securite-nationale-le-livre-blanc
[10] Davet G, Lhomme F, 2007-2010, l’apogée du principe de précaution. Le Monde, mercredi 6 mai 2020, 20-1.
[10bis] https://www.aimsib.org/wp-content/uploads/2023/11/image-4042920-20201130-ob-6b8f5e-dr-helene-banoun.jpg.org/2022/08/21/affaire-cohen-et-lina-lassociation-e3m-cherche-plutot-des-vrais-journalistes/
[11] Bachelot R, Entretien. Le Quotidien du médecin, jeudi 23 juillet 2009, 7.
[12] Les multiples casquettes du professeur Lina. Le Parisien, 29 octobre 2009.
[13] Benkimoun P, La grippe A(H1N1) ne tue pas plus que la grippe saisonnière. Le Monde, mardi 15 décembre 2009, 6.
[14] Nunès E, Grippe A : la France n’a pas terminé de payer sa campagne de vaccination. Lemonde.fr, 30 avril 2010.
[15] APM, « Grippe A(H1N1) : deux parlementaires évaluent le coût minimal de l’épidémie à 690 millions d’euros ». 24 mars 2010.
[16] Le Houézec D, Bénéfices-risques des vaccinations. Exemples du vaccin anti-hépatite B et du vaccin de la grippe. Colloque pluridisciplinaire annuel, 12 mars 2010.
[17] Davet G, Lhomme F, 2010-2011, Le changement de doctrine. Le Monde, jeudi 7 mai 2020, 20-1.
[18] Milon A, Autain F, Rapport au Sénat sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le Gouvernement de la grippe A (H1N1)v, 5 août 2010.
[19] Bové J, Blandin M-C, Grippe A : il faut en finir avec les usines à virus. Le Monde, jeudi 21 mai 2009, 19.
[20] Benkimoun P, Pandémies : le Sénat veut mieux encadrer l’expertise. Le Monde, vendredi 6 août 2010, 4.
[21] Editorial, Grippe A : l’amer bilan du gouvernement. Le Monde, vendredi 6 août 2010, 1.
[22] APM, Affaire Mediator®: peu de ministres de la santé reconnaissent des pressions de la part des laboratoires Servier, 5 mai 2011.
[23] Benkimoun P, Grippe A : le dispositif sanitaire français assoupli. Le Monde, 18 juin 2009, 4.
[24] Leparmentier A, pour M. Sarkozy, l’épidémie de grippe A a été « bien gérée ». Le Monde, mercredi 13 janvier 2010, 9.
[25] APM, Grippe A(H1N1): une cinquantaine de personnalités signataires d’un appel à une gestion démocratique lancé par Libération. 8 septembre 2009.
[26] Attali J, Changer, par précaution. L’Express, 3 mai 2009. https://www.attali.com/societe/changer-par-precaution/
[27] Keck F, « La grippe révèle l’imaginaire de nos sociétés ». Le Monde magazine, 23 octobre 2010, 33.

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21 Responses

  1. Ex DRH dans un grand groupe français délégataire de services pblics, membre actif de l’ANDRH (Association Nationale des DRH), j’avais été invitée par l’AFNOR à un petit déjeuner débat autour du livre des Drs Sandrine Sergovia-Kueny et Laurence Breton-Kueny sur le thème « Réaliset un PCA (plan de continuité d’activité) en cas de pandémie grippale dans une organisation.

    Ce débat était destiné à « conditionner » les DRH et autres membres présents au danger qui se profilait, et se mettre en perspective d’une pandémie.

    La « pandémie » Covid » n’a été que la mise en situation réelle de ce qui était prévu, et même bien avant 2008.

    1. Merci de votre information. Je saute sur l’occasion de vous demander « Ai-je une gueule de ressource, Madame la DRH en chef »

      et de vous faire observer que si vous et vos semblables n’aviez pas imposé la muflerie ‘’RESSOURCE HUMAINE’’ à la place de ‘’PERSONNEL’’, nous aurions peut-être échappé au stade suivant à savoir celui de la  »VIANDE  À  INJECTER  d’ARNeries ou de 11 vaccins obligatoires’’ en attendant de passer dans la ligne comptable ‘’CONSOMMABLE’’.

  2. Vous n’avez pas l’impression de dire toute le temps les même choses, avec les même interrogations, les même mensonges depuis longtemps et que tout le monde se demande comment éviter cela en tendant l’autre joue ? et que tout continue comme avant ?

    tribute to @najma ?

      1. Et bien, je pense vraiment que tant que ces ordures (les petites et les grandes) n’auront pas peur pour leur vie et celles de leur famille, ils n’arrêteront jamais.

        leur plus grande peur actuellement est de ne pas être réélu pour les politiques et avancer dans leur carrière moins vite pour les autres. Ils savent que de par leur position, ils craignent pratiquement rien de la justice et certains meurtriers ont même des promotions. les politiques seront, au pire, recasés dans les boites qui profitent des largesse de l’état ou autres comités théodule de corrompus.

        Même un flic peut se permettre de dire va crever sale arabe (ou de lui tirer dans le dos), ou tuer une zineb qui avait le malheur de fermer ses volets et être couvert par la hiérarchie, l’igpn ou même le ministère.

        parler, dénoncer, écrire des livres… ne changent rien. même amazone triche sur les notes des livres (vérantaplan 5 étoiles) et suppriment les commentaires négatifs. Bien sûr que c’est ce faire plaisir et parler aux convaincus, on peut même, fantasme ultime, en convaincre un pouillème de plus. Mais les salops passent au truc suivant et on repart pour un tour..; en écrivant des articles sur le sujet suivant. Remonter en arrière dans le blog les sujets se suivent et se ressemblent et finissent toujours pareil : ils ne sont pas punis et des gens sont morts.

        De mon point de vue, il faut qu’ils crèvent de trouille parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas être tous protégés 24/24 7/7 et qu’il se pourrait bien qu’il leur arrive des trucs.

        C’est ma vision, d’autres pensent qu’on peut les changer avec de l’amour. Moi je pense qu’ils ont un problème biologique qui fait qu’ils ne sont pas totalement humains.

      2. @Herve_02 Je ne peux pas vous suivre sur ce chemin, et je condamne fermement votre insinuation « ils ne sont pas humains », qui peut être comprise comme un appel au meurtre. Pour ma part, Je m’attache à ne pas nuire (comme tout médecin) et je crois aux forces de l’amour (eh oui), de pardon (nous en aurons besoin), et de rédemption. Dans une société démocratique, les dysfonctionnements se résolvent dans la transparence, le débat public et la loi commune. Nous n’avons pas besoin de coupables, mais d’institutions robustement bienveillantes et démocratiques. C’est à notre portée, il suffit de le vouloir.

      3. je ne peux pas vous suivre dans votre raisonnement. parce que nos zinstitutons ont été pervertis. notre état est le maltraitant, les ordres nous nuisent.

        comme je le dis tout le temps, cette notion de changer le monde avec l’amour ne marche que si nous n’avons pas une « caste » qui tout en ne respectant pas les règles peut les changer à tout moment et de manière unilatérale et à son seul avantage.

        Vous vous rendez compte que les conseils de l’ordre (pétainistes – créé pour dénoncer les médecins juifs) remettent le couvert en poursuivant les médecins qui _soignent_ tout en couvrant les médecins violeurs ? sont-ce encore des médecins ? ne sont-ils pas qu’un rouage mécanique dans une société fascistoïde, trouvant un terrain de jeu plus propice au paternalisme médical qui était avant cantonné dans le secret du colloque singulier de la consultation ? Doit-on les aimer comme son prochain ?

        Lorsque les médecins nazis (c’étaient bien des médecins et pas des soldats) faisaient des injections de substances toxiques à des prisonniers, pensez-vous que c’était des humains ? De mon point de vue, humain est relié à humanité. on n’est pas un humain juste parce qu’on est biologiquement née de 2 humains, on est humain lorsque l’on détient une parcelle d’humanité. Cela ne veut pas dire qu’on est parfait ou qu’on ne fait pas de « mal », cela veut dire que l’on considère l’autre « humain » comme un être sacré qui a des droits imprescriptibles. Un meurtrier est encore un humain s’il tue par folie, par passion, par peur, par désir de puissance, par appât du gain ou autre, tant qu’il considère sa victime comme un humain comme lui.

        Lorsqu’un individu considère l’autre comme une « chose » ou un « chiffre » dans un tableau, de mon point de vue, il n’est plus un humain. Et si on veut développer encore plus. Les mammifères sont un ordre du vivant qui se caractérisent par des attributs biologiques ET par des comportements : ils protègent leurs petits au péril de leurs vies. Nous avons un groupe de personnes qui tuent sciemment des bébés en vaccinant femmes enceintes et allaitantes, en massacrant les enfants en injectant un truc qui leur fait que du mal et aucun bien. Ce ne sont donc même plus des mammifères.

        je peux comprendre que cela heurte votre sensibilité. et la « médecine » a résolu le problème en nommant des « pathologies » pour caractériser ce genre de personnages, psychopathes, sociopathes, pervers narcissiques… De mon point de vue ces personnes ont des soucis de câblage dans le cerveau qui en font des gens qui ne peuvent pas être intégré à la société, parce qu’il leur manque cette petite parcelle d’humanité qui permet justement cet amour, le donner et le recevoir.

        Comment changer une personne avec l’amour si elle est en incapacité biologique de le recevoir puis un jour de le donner. Ce serait comme demander à un lion de devenir herbivore.

        Alors, je vous rassure, je ne demande pas d’exterminer TOUS ces gens là, je demande de les punir avec une justice juste et équitable, sur la même échelle de peine qui a permis d’arracher des mains et énucléer des manifestants pacifiques ou de tuer une personne qui recule en voiture ou de tuer une zineb qui fermait ses volets pendant une manifestation.

        au moins peut-on s’accorder sur la justice ou doit-on les laisser se convertir à l’amour ? Laissons faire la justice divine, mais occupons nous de la justice séculière. La justice équitable est le socle de la société civilisé. le mot important est équitable. ce n’est pas pour rien qu’on la représente avec un bandeau sur les yeux et une balance.

        vous remarquez que j’accorde à ces personnes les même droits qu’aux « humains ». d’après vous quelle peine est « équitable » pour ceux qui ont laisser crever 100 000 personnes ?

      4. @ Dr Colucci du 13 à 21:57

        Mon frère d’armes Hervé 02 a entièrement raison : pas humains, plus du tout humains à force de CORRUPTION jusqu’à l’os. Vous n’hésitez pas (ce qui est révélateur) à le diffamer pour les défendre.

        Au lieu de nous donner des leçons de morale bénisseuse (suis calotin aussi et même fils de jèzes), les médecins feraient mieux de s’occuper d’HUMANISER leur fichu CONSEIL des ORDRES qui, de traqueur des juifs en 1940 au service des nazis, est devenu complètement caractériel (notamment contre le Pr Perronne). D’où mon port de l’étoile jaune abrahamique (y compris chérifienne et catho) pour soutenir les soignants mis au ban de la société pour refus d’ARNeries.

        Mon généraliste affectionné [exempt de visiteurs médicaux, lecteur de ‘Prescrire’ (des tas de défauts que je leur ai énumérés, mais la revue médicale la moins moche tout de même) et partisan (sans même avoir lu Raoult) des MÉDICAMENTS ANCIENS] me casse les pieds avec son inepte vaccin antitétanique. Est-ce-par amour ? Non. Populariser le fait que ce ne peut être que par par amour du suivisme antiscientifique médical général et par amour pour, inconsciemment sans doute, ses 20 % de chiffre d’affaires (35 % s’il était pédiatre).

    1. Je connais mes classiques: la déshumanisation est la première étape de l’appel au meurtre. Je ne peux que frapper d’inhumanité tout raisonnement (fumeux) qui parviendrait à qualifier d’inhumains (en fait sans empathie, froids, voire cruels, sadiques, pervers, et toute la panoplie) des actes qui nous choquent, nous révoltent, nous affligent, nous blessent, voire nous tuent. La justice, pour être exemplaire, n’est pas vengeresse, elle se contente d’être juste. Pour l’être, elle commence par reconnaître au justiciable la plus élémentaire des qualités, ses droits humains.

      Pour le reste, je ne peux que vous conseiller de revenir aux expériences de Milgram: « des gens ordinaires, dépourvus de toute hostilité, peuvent, en s’acquittant simplement de leur tâche, devenir les agents d’un atroce processus de destruction » (Milgram, Soumission à l’autorité). Pas tous: entre 63% et 87,5% selon les conditions de l’expérience (maintes fois répétée), avec une moyenne de 71,2%. Tous inhumains? Je ne suis pas sûr que la forme de justice que vous proposez soit meilleure que celle dont vous dénoncez les turpitudes. Et comme je m’adresse à des lecteurs dotés d’une culture religieuse, je ne vous ferai pas l’insulte de vous rappeler la parabole de la paille et de la poutre.

  3. Contrairement à 2020, les « rassuristes » de l’époque, en 2009, ainsi que les opposants au vaccin avaient droit à la parole dans les grands médias et les réseaux.
    Les autorités ont bien retenu la leçon !

  4. « Lors de la pandémie suivante, en 2020, la compliance de la population à l’égard de consignes publiques encore plus étranges nécessitera le déploiement de moyens autrement plus consistants que ceux de 2009. »

    Effectivement, on devine que suite au flop de 2009, les principaux acteurs de cette mauvaise pièce de théâtre, l’OMS, le monde politique, l’industrie pharmaceutique ont peaufiné leur scénario pour avoir plus de chance qu’il réussisse en 2020, d’où cette avalanche de mesures coercitives ubuesques sans aucun fondement scientifique (confinement, port du masque, mise à l’écart de la médecine de ville, …) sur les populations, qui normalement n’auraient pas eu de base légale. L’obligation d’une vaccination obligatoire de toute une population, ou de la planète entière comme Bill Gates le souhaiterait, est simplement impossible, tant les obstacles déontologiques, juridiques, s’y opposeraient
    Quand le 16 mars 2020, l’air cocaïné, dans son allocution E. Macron a répété « nous sommes en guerre », de mémoire 7 fois dans son discours, quelles justifications pour cette anaphore incantatoire ? rien de scientifique ! seulement 48 morts supposément du covid depuis janvier. Rien qui justifiait de confiner une population, et paralyser une économie.
    Avec du recul, on a vite compris qu’il s’agissait juste de faire peur, de sidérer les esprits, pour ne pas renouveler l’échec de 2009 !

    L’auteur emploie d’ailleurs à juste titre je pense, à moins qu’il n’aurait été soufflé par le cabinet McKinsey (?), le terme « compliance » ( de comply en anglais, se conformer à, se plier à, obéir) qui ne fait pas partie de notre culture juridique en France. La compliance n’a pas force de loi, elle serait l’ensemble des processus qui permettent d’assurer la conformité des comportements collectifs… dans les entreprises particulièrement. Et donc en l’espèce dans une situation de pandémie décrétée par l’OMS , pour que les populations se dirigeraient docilement vers les injections.

    1. D’ailleurs, je n’arrive pas à comprendre pourquoi l’objectif est de vacciner tout le monde à l’arnM.

      Aujourd’hui, il ne peut pas y avoir de schéma vaccinal complet sans au moins une dose arnM. Alors qu’ils SAVENT que cela ne marche pas (l’étude le montre). je n’arrive à trouver aucune raison, même tirée par les cheveux.

      il ne reste QUE la composition du vaxXxin qui fournit un truc qu’ils veulent vraiment que la populace obtienne (et ce n’est pas la santé).

      1. IL n’y a que les vaccins Moderna et Pfizer qui contiennent de l’ARNm, l’Astrazeneca est sur une base d’adénovirus de singe.
        Les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas trop d’états d’âme pour tester des nouvelles molécules, ou de nouvelles bio-technologies, voire recycler d’anciennes molécules, ainsi la lomidine (nom commercial de la pentamidine) qui a été injectée à des millions d’africains dans les années 40 et 50 pour prévenir la maladie du sommeil, a été recyclée dans les années 80 pour soigner le sida.

        Plus étrange est la présence de graphène ainsi que d’autres éléments métalliques dans ces 3 vaccins distribués en occident, composants dissimulés dans les documentations de ces fabricants, ce qui supposent une entente préalable entre eux !

        Après l’alerte initiale des espagnols de la Quinta Columna c’est enfin un labo anglais qui confirme la présence non déclarée de graphène dans les « toxins »
        https://www.profession-gendarme.com/un-laboratoire-anglais-decouvre-du-graphene-dans-les-vaccins-covid-19-les-scientifiques-pensent-que-les-vaccines-le-transmettent-aux-non-vaccines/

        Le vaccin russe Sputnik, le chinois Sinopharm, non reconnus dans l’U€ comme aux USA et Canada contiennent-ils ?

      2. je pense que le graphène était leur plan B pour remplacer l’aluminium qui commence a être grillé, comme l’était le mercure il y a 30 (?) ans. je pense que cela a foiré.

        je ne sais pas si le graphène s’assemble dans le corps pour faire un ordinateur qui nous contrôle, mais on sait qu’il se colle aux cellules pour en tirer de l’énergie, en dégradant la cellule du coup.

        la vaccinologie est la seule branche de l’industrie qui est pérenne et donc il faut la sauver coûte que coûte (certains mauvais esprit diraient quoi qu’il en coûte).

        Concernant l’arnm, il y a (avait?) aussi astrachose (sérieux après le soucis du siv dans les vaccins polio ils continuent avec des trucs de singe… comme dirait l’autre ils n’ont toujours rien compris) mais avoir aucun arnM ne permett(ai)t pas d’avoir un schéma vaccinal réputé complet, au moins en france.

  5. Souvenirs de 2009 : il y eut, un soir vers 20h, au journal de France 2, une heure de grande écoute, cette affirmation mémorable de notre chère ministre de la santé : « Ceux qui ne seront pas vaccinés vont mourir !!! »
    Fallait oser quand même alors que le virus venait de circuler dans l’hémisphère sud sans y créer de gros dégâts et qu’il n’y avait pas de vaccins. C’est sans doute ce qu’on appelle avoir du courage politique ? Roselyne, tu nous manques.

    Lève-toi, Pandémie désirée ….
    https://www.canalblog.com/cf/my/index.cfm?pageNum=10&nav=blog.content&bid=310209

    Extraits d’auditions d’experts à l’Assemblée Nationale (11 mai 2010). Il s’agit de celle de Marc Gentilini et de François Bricaire.

    « M. François Bricaire. Je ne voudrais pas avoir l’air de défendre qui que ce soit. Je vous réponds sur la base d’éléments que j’espère les plus scientifiques possible. Il est vrai que le Mexique a initialement déclaré des décès imputés finalement à tort à la grippe. La surveillance épidémiologique dans ce pays n’est pas aussi facile et donc fiable que dans d’autres. Quoi qu’il en soit, à ce stade, on craignait une pandémie qu’on voyait, j’allais dire enfin, arriver…

    M. Gérard Bapt (député). « Enfin », c’est exactement cela !

    M. le président Jean-Christophe Lagarde. J’ai moi aussi le sentiment qu’on attendait tellement une pandémie que lorsque celle-ci est arrivée, on s’est dit que c’était la bonne !

    M. François Bricaire. Tout à fait. Et il y a bel et bien eu pandémie.

    M. le président Jean-Christophe Lagarde. Mais pas la pandémie mortelle, attendue, redoutée – ou espérée – par les spécialistes !

    M. François Bricaire. Chacun devrait s’en réjouir.

    M. Marc Gentilini. Il faut voir comment l’information était traitée au journal télévisé de 20 heures et dans la presse – il est un grand quotidien du matin que je ne peux plus lire tant m’a choqué la manière proprement scandaleuse dont y a été relatée l’épidémie de grippe A. Pendant des mois, la désinformation a succédé à la désinformation. On annonçait presque avec délectation les morts, surtout quand, « enfin », il y en avait un sans pathologie ni facteur de risque associés. Il ne faut pas que cela puisse se reproduire.

    M. François Bricaire. Nous en sommes d’accord. Les médias ont exprimé des regrets, les scientifiques j’en suis moins sûr. Il n’y a pas eu le nombre de morts attendus – pour ne pas dire souhaités. On a en effet pu se demander à un moment si certains ne souhaitaient pas des morts pour justifier le dispositif mis en place. »

    Confirmation a posteriori des idées de cet article : au cours de l’audition au Sénat de Jérôme Sclafer, membre du CTV depuis 2002, celui-ci a déclaré (12 mai 2010) :

    « M. Jérôme Sclafer a estimé que la pensée scientifique catastrophiste qui a dominé le débat ne pouvait résulter d’une sorte d’autocensure des experts. Elle s’explique davantage par deux éléments :

    – d’une part, le fort investissement, à tous les niveaux politique et scientifique, sur cette future pandémie : tout le monde attendait cette menace, si bien qu’il y a eu un certain « enthousiasme » au moment de l’annonce des premiers cas de grippe A(H1N1)v ;

    – d’autre part, l’impression de consensus mondial qui émergeait après chaque réunion de l’OMS. »

  6. Année 2009

    – février convocation des médecins à une réunion organisée par l’ARH (futur ARS), sur le risque pandémique. Un type complètement fou nous parle de lazarets, vaccinodromes. L’économie doit s’arrêter, la circulation, confinement. . . Des morts par milliers (millions ?)
    un diaporama à l’appui envoyé dans les hôpitaux
    -mars : il y aurait une épidémie de grippe porcine ayant débuté dans un élevage industriel au Mexique (médias alternatifs)
    – juin : L’OMS déclare une pandémie de grippe H1N1. Problème : il n’y a pas de malades et un seul Labo (à Lyon), pour faire des diagnostics fiables
    – septembre : miracle ! un vaccin arrive. Roselyne Bachelot commande des millions de doses
    -Octobre Novembre : les français, pas disciplinés (ou pas assez effrayés) ne veulent pas se faire injecter. On réquisitionne à tout va (étudiants en médecine, médecins du travail . . .)
    On ouvre des centres de vaccination dans les gymnases. Les médecins généralistes sont mis hors système.
    -Décembre campagne de vaccination dans les EHPAD

    En théâtre, on appel ça une générale

  7. La circulaire ministérielle du 20 aout 2009 préparée par … le ministère de l’intérieur, organisait la campagne de vaccination ainsi : une équipe vaccinale était constituée d’un secrétariat à l’entrée qui remettait aux candidats à la vaccination une fiche avec des cases à remplir. Puis ils présentaient la fiche à un infirmier orienteur (un seul par équipe) dont le rôle était, vu la fiche, d’orienter la personne soit direct vers la piqure soit vers le médecin (un seul par équipe) pour décider d’une éventuelle contre indication.
    Puis 3 infirmiers pour réaliser l’injection : 2 au remplissage de la seringue et un à l’injection.
    Chaque équipe était prévue pour travailler 4 heures et devait vacciner 360 personnes soit 90 à l’heure ! Soit à la cadence de 40 secondes par personne !!! L’infirmier orienteur disposait de 40″ tout compris, y compris le temps du déplacement, même seulement quelques mètres, du nouveau candidat, le temps de dire bonjour, de saisir la fiche et de la lire pour prendre sa décision … Il pouvait y avoir plusieurs équipes dans un même vaccinodrome.

    Cette circulaire prévoyait aussi de rendre obligatoire la vaccination des équipes de vaccination.
    Devant les protestations du personnel médical qui voulait bien vacciner mais qui n’avait pas forcément envi de l’être, cette disposition fut levée dans la circulaire du 28 octobre 2009 qui modifia l’ensemble du dispositif.
    Une médecin inspecteur de santé publique fut, plus tard, auditionnée par des parlementaires. Elle qualifiera d’inimaginables les dispositions prises par la circulaire du 20 aout.

  8. J’avais oublié : A chaque personne injectée, le médecin de son plein grée (cad réquisitionné), devait remplir une fiche notant le type de vaccin injecté (mais en fait il n’y avait qu’un seul type vaccin de disponible). La fiche déchargeait le laboratoire, contre le risque de poursuites judiciaires, en cas d’effets indésirables, et devait être signé du médecin « prescripteur » (en fait réquisitionné), et du patient injecté. A aucun moment il n’a été question d’information claire, loyale et proportionnée (on a injecté dans les EHPAD, des personnes présentant des troubles cognitifs s évères)

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