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Autisme régressif et vaccination ROR, la vilaine propagande danoise

Nous voulons vous proposer ici une analyse critique de ce qui fut une parfaite opération de communication, de propagande, de désinformation médicale et qui devait faire les choux gras de toute la presse généraliste mondiale. Il fallait faire admettre que cette dernière étude pouvait enterrer définitivement toute polémique dans la responsabilité des vaccins ROR avec de possibles inductions d’autismes régressifs. En fait, vu la nullité de l’étude présentée, il n’en est rien: On n’en sait pas plus. Vous verrez qu’il faut toujours faire très attention à ce qui est écrit mais aussi à ce qui n’est l’est pas. Certains points de cette étude sont si rédhibitoirement abominables qu’en fait ce travail épidémiologique est entièrement destiné à la poubelle de la malscience… Bonne lecture.


Post Scriptum : une note a été ajoutée en fin de cet article, un aimable lecteur nous ayant fait remarquer que le code F84.3 ne correspond pas à la définition stricte de l’autisme.


 

L’étude en question [1], parue en Avril 2019, est accès libre ici.

Cet accès est donc très probablement financé par un sponsor, en l’occurrence la Novo Nordisk Foundation qui est une émanation d’un fabricant de vaccins. Il eût été plus clair, de la part des auteurs et des éditeurs, de le dire clairement. C’est donc (sans que ce soit écrit) une étude plus ou moins « commanditée » par l’industrie des vaccins ; elle vise à innocenter le ROR ; qui est le MMR en anglais.

Le fichier pdf de l’article est ici, pour accéder aux données complémentaires il faut forcément passer par le site web originel et cliquer sur « Supplements » car l’accès à ce fichier est protégé par un système d’expiration de jeton.

Cohorte danoise

Dans quelle catégorie ranger cette étude ?

Cette étude compare un groupe exposé (vacciné) et un groupe non exposé (non vacciné). On évalue la fréquence de l’évènement d’intérêt (ici l’autisme) dans les 2 groupes ; et on compare ces deux fréquences, c’est le Risque Relatif (ou Hazard Ratio en anglais). Ce type d’étude ne teste pas la causalité, et pour un épidémiologiste, c’est le plus bas niveau de crédibilité scientifique.

Ce n’est pas un essai clinique randomisé, il n’y a donc pas de tirage au sort et on ne peut pas garantir la comparabilité a priori des deux groupes, vaccinés et non-vaccinés. Au contraire, comme les non-vaccinés ont de bonnes raisons de ne pas l’être dans un pays où la vaccination est très fortement encouragée, on peut même être certain que les deux groupes sont très différents.

Il n’y a pas de suivi personnalisé non plus, les cohortes rétrospectives se faisant sur des bases informatiques dans lesquelles on cherche des enregistrements. Surtout, il n’y a pas eu de validation des diagnostics, ce qui aurait nécessité de faire appel à des cliniciens. On est donc dans un contexte bureaucratique typique des études observationnelles de très faible crédibilité. Un autre fait est très important : si des enfants n’ont pas été vaccinés, pourquoi ? Leurs parents étaient-ils simplement de dangereux anti-vaccinalistes ? Les enfants étaient-ils dans un état de santé plus altéré que les vaccinés (healthy user bias) ce qui aurait contre-indiqué leur vaccination ?

Les objectifs de l’étude danoise, leurs conclusions

L’objectif d’après les auteurs est d’évaluer si le vaccin ROR augmente le risque d’autisme chez les enfants chez certains sous-groupes, ou sur certaines fenêtres temporelles après la vaccination.

Selon ces auteurs, tout va bien. Ils ne trouvent pas d’augmentation du risque d’autisme chez les vaccinés !

Comme déjà discuté ci-dessus et encore plus bas, ces analyses sont biaisées, en particulier leur analyse sur les éventuelles fenêtres temporelles associées à la vaccination ! En plus dans les données complémentaires il y a un signal assez inquiétant mais non statistiquement significatif. On peut penser, vu l’objectif de l’étude, que les auteurs n’ont rien fait pour affiner ce signal négatif par des analyses supplémentaires.

Résultats
Conclusion danoise

Calendrier vaccinal Danois, Américain, Français

Il est indiqué dans l’article que la première dose du vaccin ROR est administrée au Danemark à l’âge de 15 mois, la seconde dose était administrée à l’âge de 12 ans, qui est tombé à 4 ans à partir de 2008.

Le « groupe vacciné » n’est donc absolument pas homogène, les enfants nés avant 2004 n’ont reçu qu’une dose alors que ceux nés après ont reçu 2 doses.

  • Les nourrissons Danois de l’étude ne reçoivent au plus qu’un seul autre vaccin : un penta-(5)-valent (diphtérie / tétanos / polio inactivé / coqueluche acellulaire / Hib).
  • À comparer au calendrier vaccinal américain dans lequel les enfants se prennent la 1ère dose du vaccin HB à la naissance, or la seule étude réalisée sur le sujet [2] a montré un risque d’autisme multiplié par 3 chez les garçons recevant leur dose de vaccin HB dans le premier mois de vie.
  • Le schéma vaccinal des nourrissons français, n’est pas plus comparable au danois (les bébés français recevant deux doses de ROR avant l’âge de 2 ans, la première étant à 12 mois).
  • On peut également évoquer tous les autres vaccins désormais obligatoires (Prevenar, méningo type C, hépatite B…) ainsi que l’absence de vaccinations multiples dans le calendrier vaccinal Danois (en tous cas dans la cohorte présentée) alors que chez nous on injecte ROR et méningo C en même temps (tout comme les hexavalents en même temps que le prévenar).

Les résultats de cette étude Danoise ne sont donc pas absolument pas extrapolables à d’autres populations; américaines ou françaises par exemple.

Analyse : méthodologie et données de l’étude danoise

C’est une étude faite à partir de registres (ce sont les données sources), mais ces registres sont-ils fiables ? (la crédibilité d’une étude dépend de la qualité de ses données sources) On trouve en 30 secondes de recherche un audit des dits registres [3].

Sur un échantillon de 19 cabinets médicaux pris au hasard représentant 1712 enfants âgés de 18 à 42 mois, sur les 246 enfants non vaccinés d’après les registres, plus de la moitié étaient en fait vaccinés (135 soit 55%) !

Les auteurs attribuent ces écarts à des erreurs administratives de saisie. À ce stade on se demande dans notre cohorte combien d’enfants « non vaccinés » l’ont en fait été, et vice versa ; car il n’y a pas de raison que les erreurs ne se produisent que dans un seul sens, on peut imaginer que des enfants vaccinés dans le registre soient en fait non vaccinés.

Cette étude est donc structurellement très faible tant la source des données est problématique.

De plus, la couverture vaccinale est très élevée dans les pays occidentaux ce qui rend le groupe de contrôle quasi inexistant en terme d’effectifs. Cet élément, en plus de la non-comparabilité des deux groupes discutée plus haut, renforce encore l’idée que cette étude a une très faible crédibilité.

Effectifs

Ainsi le groupe vacciné représente plus de 95% des effectifs, les non vaccinés un peu moins de 5%. Si on analyse rapidement les effectifs des enfants totalement non vaccinés (qui n’ont reçu ni le ROR ni le 5-valent DTcoqPolioHib)

Effectifs pour les autres vaccinations

Les enfants totalement non vaccinés représentent 0,7% de l’effectif total, les enfants ayant reçu au moins 1 vaccin totalisent donc 99,3% de l’effectif et en plus, preuve a été donnée plus haut que certains enfants décrits comme non vaccinés l’ont été quand même.

Un autre point important concerne l’analyse des sous-groupes. Les auteurs prétendent avoir étudié les autismes régressifs survenant rapidement après la vaccination, c’est-à-dire dans une fenêtre temporelle très proche ou suivant immédiatement la vaccination. Ce point est douteux car la méthodologie employée ne leur permet pas d’étudier cet aspect de précocité.

Emphase sur les autismes régressifs

Le point suivant est aussi caractéristique de la faiblesse méthodologique des auteurs :

Codes ICD-10

Dit autrement, les auteurs n’ont pas inclus l’autisme régressif qui correspond au code ICD F84.3 (tel que définit ci-dessous en anglais) dans leurs analyses.

F84.3: Other childhood disintegrative disorder: A type of pervasive developmental disorder that is defined by a period of entirely normal development before the onset of the disorder, followed by a definite loss of previously acquired skills in several areas of development over the course of a few months.

Contrairement aux affirmations des auteurs, la date du diagnostic d’autisme vient très tard, les enfants sont vaccinés à 15 mois, et le diagnostic d’autisme tombe entre 7 et 8 ans, soit 5 à 6 ans après:

Données sur les âges au moment du diagnostic

 

Cela remet en question évidemment remet en question tout le discours sur l’analyse de l’autisme « régressif », d’autant que les auteurs eux-mêmes reconnaissent n’avoir mené aucune interview ni aucune revue de dossier médical.

Pas de revue des dossiers médicaux

Malgré ce qu’ils racontent…

Analyse de fenêtres temporelles

Les jolies courbes présentées n’étant pas basées sur la date réelle de l’évènement (symptômes) mais la date du diagnostic (qui se fait à l’âge de 7 ans environs), elles sont difficilement compréhensibles.

comparaison vaccinés vs. non vaccinés

 

De plus une fraction de la cohorte était trop jeune pour recevoir un diagnostic (les enfants nés en 2010 sont sortis avant l’âge de 4 ans), cela se voit dans l’analyse stratifiée par année de naissance, évidemment plus les enfants sont jeunes en sortie de cohorte, moins il y a de diagnostic dans la tranche d’âge.

Effectifs des enfants diagnostiqués autistes par année de naissance

On découvre dans les données complémentaires que les enfants vaccinés au ROR ayant des frères et/ou sœurs autistes ont un risque multiplié par presque 3 d’être eux aussi autistes ! Mais comme le nombre de cas est très faible (5 contre 32) les intervalles sont très larges et c’est peu interprétable. Néanmoins les auteurs ne discutent même pas de ce résultat pourtant présenté dans les données complémentaires et n’ont rien fait pour étudier ce potentiel signal.

potentiel signal ?

ConclusionS:

Il y a probablement bien d’autres critiques qui sortent du périmètre d’une lecture grand public, mais ce qui a été décrit ici et en particulier en début d’article (registres non fiables, codes ICD non pris en compte, déséquilibre énorme en terme d’effectifs entre les 2 groupes, prise en compte de la date du diagnostic et non des symptômes alors que l’étude était supposée analyser l’autisme « régressif »…) semble rédhibitoire et permet de mesurer l’incroyable faiblesse de cette étude.

Comment des éditeurs responsables ont-ils pu en accepter la publication ?

Ici s’exprime une évidence : on peut publier n’importe quoi sur les vaccins à condition que le message de l’étude soit favorable à la vaccination et ne rapporte pas d’effet adverse toxique.

Cette connivence entre l’industrie des vaccins, les sociétés savantes, les éditeurs des journaux médicaux (dépendants des sociétés savantes) et les autorités sanitaires s’illustre de façon caricaturale par la façon dont les employés des uns et des autres sont transférés vers les uns ou les autres. Ainsi, Julie Gerberding (l’ancienne administratrice des CDC d’Atlanta) est partie diriger la branche Vaccins chez Merck, tout comme Scott Gotlieb, l’ancien responsable de la FDA qui a atterri chez Pfizer, ou comme Anne d’Andon chez nous récemment, ancienne directrice à la HAS partie à la CEMKA…

il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark et ailleurs...

Le Vigilant
Septembre 2019

 

 

 


Note :
Un aimable lecteur nous a fait remarquer que la définition stricte de l’autisme se limite aux codes ICD-10 F84.0 et F84.1.
1 – notons que l’étude précédent menée par la même équipe (Hviid et Melbye) avait intégré la totalité des codes F84.x
2 – nous laissons à la disposition du lecteur la définition complète du code F84.3
– « F84.3 Other childhood disintegrative disorder: A type of pervasive developmental disorder that is defined by a period of entirely normal development before the onset of the disorder, followed by a definite loss of previously acquired skills in several areas of development over the course of a few months. Typically, this is accompanied by a general loss of interest in the environment, by stereotyped, repetitive motor mannerisms, and by autistic-like abnormalities in social interaction and communication. In some cases the disorder can be shown to be due to some associated encephalopathy but the diagnosis should be made on the behavioural features« .
Chacun pourra aller lire une notice officielle de ROR ( par exemple https://www.fda.gov/media/75191/download ) et y lire les premières occurrences des effets indésirables listés pour le SOC « Nervous System ». Le lecteur pourra ainsi juger par lui même de la pertinence (ou non) d’avoir mis de côté ce code au regard de sa définition.
3 – nous avons sollicité un pédopsychiatre (non membre de l’AIMSIB) afin d’obtenir son avis sur la pertinence des codes ICD-10 sur les troubles psychiatriques de l’enfance, voici sa réponse :
– « Pour ta question sur la CIM-10 ce n’est pas consensuel en fait. La CIM est (à mon sens) une mauvaise classification des troubles psychiques, car elle mélange énormément de diagnostics sous le même numéro. Par exemple pour F84.3 cela peut aussi bien être une psychose infantile (schizophrénie de l’enfant) qu’un trouble autistique avec composante désintégrative, soit régression psychomotrice. Mais si tu regardes la classification tu peux tout à fait classer les deux pathologies en F84.0. Conclusion la CIM c’est de la merde et ça n’a aucun intérêt diagnostic, c’est vraiment juste pour standardiser et coter les maladies (indicateurs statistiques) ».

Ainsi chacun pourra se faire son propre avis.


Sources:
[1] Hviid A, Hansen JV, Frisch M, Melbye M. Measles, Mumps, Rubella Vaccination and Autism: A Nationwide Cohort Study. Ann Intern Med. [Epub ahead of print 5 March 2019]170:513–520. doi: 10.7326/M18-2101
[2] Carolyn M. Gallagher & Melody S. Goodman (2010) Hepatitis B Vaccination of Male Neonates and Autism Diagnosis, NHIS 1997–2002, Journal of Toxicology and EnvironmentalHealth, Part A, 73:24, 1665-1677, DOI: 10.1080/15287394.2010.519317
[3] Danish MMR vaccination coverage is considerably higher than reported; Dan Med J. 2017 Feb;64(2). pii: A5345.

42 réponses

  1. Observons un peu comment les zététiciens et assimilés ont réagi a cette étude a travers le cas de Mr sam :

    https://youtu.be/n2De21x730M

    ce qui compte pour lui ce sont les chiffres, car « ils envoient du steack », woah une étude avec 650’000 patients dont 6’500 autistes, 5 millions d’année analysées pour toutes ces personnes, elle ne peut pas se tromper !

    et puis la conclusion, c’est important la conclusion, les auteurs concluent que donc c’est la seule et unique conclusion possible.

    le mélange de la science et de la zetetique, c’est bô.

    1. C’est normal c’est à ça qu’on reconnaît les crétins : ils pensent que la qualité d’une étude se limite au nombre de personnes qu’on met dedans.

  2. Ici on a 2 groupes, les vaccinés et les non vaccinés. A priori c’est comme avec les souris de laboratoire, on a une centaine de souris toutes du même âge, toutes nourries, logées, blanchies de la même façon. On en sélectionne 50 au hasard pour les vacciner, toutes en même temps, puis on observe la suite. Combien de malades dans les 2 groupes ?

    Ici, comme l’a souligné notre Vigilant, le groupe des non vaccinés n’est pas choisi au hasard, ce sont, pour l’essentiel sans doute, ceux qui ne pouvaient pas être vaccinés car en trop mauvais état.

    Supposons que la vaccination favorise une certaine maladie, celle qu’on veut étudier. Mais supposons aussi que l’état des enfants non vaccinables (et il faut être mal pour être déclarer ainsi) favorise aussi la maladie en question. Alors il y aura un excédent de cas des 2 côtés et ils pourront se neutraliser.
    Il faudrait donc que le groupe non vacciné soit neutre par rapport à la maladie étudié. Un groupe témoin en quelque sorte, c’est à dire représentatif de la population en général afin d’avoir une bonne évaluation du nombre de cas attendus dans cette population en l’absence de vaccinations. On est sans doute très loin du compte.

    On peut avoir un problème analogue avec une étude cas-témoins : si, sous la contrainte légale ou morale, presque tout le monde est vacciné, les proportions de vaccinés parmi les futurs cas et les futurs témoins seront très proches et de ce fait il n’y aura pas de signal statistique même si le nombre de cas avait beaucoup augmenté en raison de la vaccination. D’un point de vue mathématique, le problème sera que la contrainte a supprimé l’aléatoire, condition pourtant indispensable pour effectuer des tests statistiques. Ils en arrivent ainsi à comparer des probabilités dans des conditions où il n’y a pas d’aléatoire !!! Je pourrai en donner des exemples montrant que les Shadocks ont trouvé leurs maîtres.

  3. D’autre part, concernant les données d’entrée utilisées dans cette étude Danoise, une autre étude de 2017 mets en lumière que le taux de couverture vaccnnale ROR au Danemark est « considérablement plus élevé que le taux connu jusqu’alors ».

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28157059

    Donc si l’étude Danoise s’est basée sur « le mauvais taux de couverture vaccinale », cela veut dire qu’il y a sûrement dans ce qu’ils appellent « le sous-groupe des enfants non-vaccinés » des enfants qui ont reçu 1 à 2 doses de ROR…

  4. La problématique concerne le protocole de répartition : dans les papiers d’Aaby, c’est quasiment de l’essai clinique, les gamins étant pseudo randomisés en fonction des approvisionnement / pénuries de vaccins avant les budgets de l’UNICEF pour les vaccinations de masse. Dans la tranche d’âge supérieure, seuls les gamins en bonne santé étaient vaccinés, c’est un biais majeur en faveur du vaccin, et la mortalité toutes causes était pourtant supérieure !

    Là le groupe de contrôle est si petit que tu as un biais majeur qui détruit l’étude : tous les gosses en bonne santé sont vaccinés, ne restent plus que les gosses trop fragiles pour l’être.

  5. Dans ses recommandations pour le MMR (ROR) du 2/12/2018 * le CDC admettait des risques graves (rares) suite à la vaccination, surdité, convulsions, coma, baisse de conscience et dommages cérébraux (4. Risks of a vaccine reaction – Severe events occur very rarely: deafness, long-term seizures, coma, or lowered consciousness, brain damage), ajoutant qu’un programme d’indemnisation est prévue pour les personnes victimes de vaccins (6. The National Vaccine Injury Compensation Program (VICP) is a federal program that was created to compensate people who may have been injured by certain vaccines.).
    Dans ses recommandations pour le MMR (ROR) du 2/12/2018 * le CDC admettait des risques graves (rares) suite à la vaccination, surdité, convulsions, coma, baisse de conscience et dommages cérébraux (4. Risks of a vaccine reaction – Severe events occur very rarely: deafness, long-term seizures, coma, or lowered consciousness, brain damage), ajoutant qu’un programme d’indemnisation est prévue pour les personnes victimes de vaccins (6. The National Vaccine Injury Compensation Program (VICP) is a federal program that was created to compensate people who may have been injured by certain vaccines.).
    D’un autre côté tout semble fait pour écarter un éventuel lien de causalité avec des troubles psychiques et/ou altérations mentales, consécutifs à ces « dommages cérébraux » suite à ces vaccinations.

    * Vaccine Information Statement CDC MMR Vacinne 2/12/2018
    http://data.over-blog-kiwi.com/1/47/73/60/20181213/ob_6cc525_fiche-vaccin-ror-du-cdc-mise-a-jour.pdf

    Moins d’un an plu tard, les risques graves ont été minimisés, voire gommés dans sa dernière mise à jour du 8/15/2019 :
    « 4. Risks of a vaccine reaction : More serious reactions happen rarely. These can include seizures (often associated with fever), temporary pain and stiffness in the joints (mostly in teenage or adult women), pneumonia, swelling of the brain and/or spinal cord covering, or temporary low platelet count which can cause unusual bleeding or bruising. »

    (Des réactions plus graves se produisent rarement. Il peut s’agir de convulsions (souvent associées à de la fièvre), de douleurs temporaires et de raideur dans les articulations (surtout chez les adolescentes ou adultes), de pneumonie, d’enflure du cerveau et/ou de la moelle épinière, ou d’une faible numération plaquettaire temporaire pouvant causer des saignements inhabituels ou des ecchymoses.)
    https://www.immunize.org/vis/mmr.pdf

  6. Commentaire recueilli sur Twitter alors que j’ai émis un lien de cet article:

    Pascal Charbonnel GP –No #FakeMed–
    @PCHARBONNEL01
    ·
    6h
    l’étude est propre, les commentaires sont un grave ramassis d’âneries de tout niveau. Que vous diffusiez ce type de balivernes me parait incompatible avec votre statut de médecin. Sur ce point, l’Ordre est en dessous de tout. @ordre_medecins
    Ma réponse:
    Lors de la prochaine réunion de l’AIMSIB, vous êtes invité à venir en discuter et apporter vos arguments de façon transparente et sans insultes s’il vous plait mon cher confrère (16 novembre à Toulouse) Vous pouvez aussi poster un commentaire en bas de l’article qui vous déplaît.

      1. Oui, ce sont des réactions épidermiques, émotionnelles que renvoient souvent ceux qui ne peuvent argumenter autrement. En réalité c’est un aveu de faiblesse. Au foot, si l’on coure plus vite et dribble mieux que l’adversaire, on risque de prendre des coups de pieds dans les tibias. C’est le geste classique de celui qui n’a pas la capacité de participer efficacement et loyalement au jeu.

        Quand on joue une telle partie avec des ennemis* pas toujours très loyaux, il faut accepter de prendre des coups et de les anticiper mentalement et émotionnellement. Cette anticipation est importante car elle permet de mieux gérer en évitant de se laisser entraîner par des réactions intempestives dont ils sont coutumiers.

        * La différence entre ennemi et adversaire est qu’on peut serrer la main de l’adversaire à la fin du match alors que l’ennemi ne cherche qu’à vous anéantir. C’est écrit noir sur blanc sur un site anti-anti-vaccinations : il faut éradiquer la critique sur les vaccinations !

    1. « Vous pouvez aussi poster un commentaire en bas de l’article qui vous déplaît. »

      Voici mon commentaire en bas de l’article qui me déplaît.

      Une étude de cohorte c’est juste la meilleure recherche possible. Quelle est votre solution ? Un essai clinique randomisé ? C’est sérieusement votre définition d’une étude sérieuse dans le cas du ROR ? Nous parlons bien d’une étude ou l’on choisirait des milliers de bébé que l’on vaccinerait, sans dire aux parents si c’est un vrai vaccin ou un faux vaccin, pour comptabiliser dans les années qui suivent tous les bébés qui auront développé un autisme ? Accessoirement, on comptabilisera également toutes les complications graves, les handicaps et les décès dus à la rougeole, aux oreillons et à la rubéole chez ces enfants à qui continueront à grandir, côtoyer d’autres enfants, être scolarisés, pensant être vacciné, mais sans l’être vraiment. C’est votre idée de ce qu’il faudrait faire comme étude ?

      Sinon, restent les études de cohorte, comme celle que vous n’aimez pas (celle sur laquelle vous écrivez), ou celle que vous aimez (votre lien [2]), alors qu’elles ont un design similaire. Pour vous l’une « ne teste pas la causalité », mais l’autre « a montré un risque d’autisme multiplié par 3 ». Expliquez-nous ce tour de force s’il vous plaît.

      1. Bonsoir.

        à partir du moment où une étude telle que celle présentée est considérée comme étant la meilleure jamais faite sur le sujet :

        – pas de validation de l’exposition sur dossiers médicaux et utilisation de registres manifestement défaillants
        – pas de validation des diags par un clinicien
        – aucune interview pour établir la date des symptômes en cas d’autisme régressif
        – codes ICD manquants
        – facteurs de confusion manquants : pas de prise en compte des vaccins reçus pendant la grossesse (JAMA Pediatr. 2017 Jan 2;171(1):e163609. doi: 10.1001/jamapediatrics.2016.3609.

        Association Between Influenza Infection and Vaccination During Pregnancy and Risk of Autism Spectrum Disorder.)

        la seule conclusion que l’on puisse en tirer est que l’épidémiologie d’observation est inadaptée pour fournir une conclusion et que tout ce qui a été produit sur le sujet est nul.

        Concernant les « complications graves, les handicaps et les décès dus à la rougeole, aux oreillons et à la rubéole », je vous renvoie à vos livres de pédiatrie (de préférence les anciens, ceux rédigés par des experts ayant déjà vu une rougeole infantile dans un cabinet…) ou à ceux ayant étudié l’impact de la médecine moderne sur les populations ( https://press.princeton.edu/titles/825.html ) peut-être y découvrirez-vous que la mortalité de ces maladies était tombée à 0 avant la mise en place des campagnes de vaccination (grâce aux antibiotiques pour lutter contre les surinfections, je dis ça je dis rien…) et que ces maladies étaient considérées comme « bénignes » (« mostly benign » quitte à citer exactement le livre sus mentionné)…

        Mais normalement, le suivi a long terme des vaccins devrait se faire avant leur mise sur le marché, ce qui serait attendu pour des produits dont l’administration est irréversible et réputés biologiquement actifs pendant des années voire des décennies, et pas sur 42 jours comme pour priorix.

        Bizarrement vous éludez les « complications graves, les handicaps et les décès » dus au vaccin, alors qu’il suffit de simplement lire la notice pour y voir des choses parfaitement effrayantes. Quant au risque de mort subite post-vaccinal, il est listé dans la notice américaine du MMR-I-I ( https://www.fda.gov/media/75191/download ) malgré le brassage de vent pour nous expliquer que la causalité n’est pas démontrée (qu’est-ce qui a été fait dans ce sens ?)

        Death from various, and in some cases unknown, causes has been reported rarely following vaccination with measles, mumps, and rubella vaccines; however, a causal relationship has not been established in healthy individuals

        La nullité crasse de tout ce qui a été produit en matière d’évaluation d’effets indésirables du ROR ressort même dans la conclusion de la revue Cochrane sur le sujet :

        The design and reporting of safety outcomes in MMR vaccine studies, both pre‐ and post‐marketing, are largely inadequate. The evidence of adverse events following immunisation with the MMR vaccine cannot be separated from its role in preventing the target diseases.

        Cochrane Database Syst Rev. 2012 Feb 15;(2):CD004407. doi: 10.1002/14651858.CD004407.pub3.

        Concernant mon lien [2] ce n’est pas une étude de cohorte mais un cas-témoin. Mais pour le savoir il aurait fallu que vous le lisiez. Le cas-témoins est le gold-standard en pharmaco-épidémiologie pour confirmer un éventuel signal. à ce jour sur le lien vaccin HB-autisme, c’est d’ailleurs la seule étude jamais réalisée et scoop : il y a eu validation de l’exposition sur dossier médical et interview des parents. Les diags n’ont pas été validés par des cliniciens (questionnaires) et étant données le design de cette étude, les auteurs se contentent de suggérer un potentiel signal qui nécessite des investigations complémentaires, qui n’ont évidemment jamais eu lieu.

        C’est pas de chance.

        Enfin il ne vous aura sans doute pas échappé qu’en général on utilise des critères assez relâchés pour lancer des signaux d’alerte et prendre les mesures adéquates, parce qu’un éventuel médicament dangereux, on préfère le retirer le plus rapidement possible du marché. Les victimes du médiator et de tant d’autres médicaments restés des années sur le marché avant d’en être retiré en savent quelque chose.

        Donc si vous considérez que la daube publiée dans les annales de médecine interne est juste la meilleure recherche possible, c’est effectivement très très inquiétant quant au niveau moyen de la dite recherche…

      2. Bonjour,

        « Accessoirement, on comptabilisera également toutes les complications graves, les handicaps et les décès dus à la rougeole, aux oreillons et à la rubéole chez ces enfants à qui continueront à grandir, côtoyer d’autres enfants, être scolarisés, pensant être vacciné, mais sans l’être vraiment »

        vacciné ne veut pas dire être immunisé, aujourd’hui des centaines de milliers de français se croient immunisés a tort contre la rougeole, les oreillons, la rubéole car ils ont vaccinés

        les seules personnes certaines d’être immunisées sont celles qui ont fait les dites maladies.

      3. La mortalité de ces maladies était tombée à 0 ? Incroyable, mais faux. Ne me sortez pas toute la panoplie de l’AV moderne, je n’ai nulle intention de vous extirper en trois posts du trou que vous creusez sous vos pied depuis des années. Je vais donc me concentrer sur votre texte et la faible défense de votre réponse. J’ai fait deux commentaires et vous n’avez réellement répondu à aucun.

        Soyez clair, M. « le suivi a long terme des vaccins devrait se faire avant leur mise sur le marché » : Est-ce que vous niez l’existence du problème éthique que je décris et est-ce que vous réclamez une étude clinique randomisée sur le ROR ? Si non, si vous vous rendez compte qu’une étude clinique randomisée sur le ROR est infaisable, pourquoi en parlez-vous ici ?

        Soyez clair, M. « a montré un risque d’autisme multiplié par 3 »: Les deux études ont le même design, elles sont OBSERVATIONNELLES. Pour la première, vous dites: « Ce type d’étude ne teste pas la causalité ». Je vois bien que vous tentez un glissement dans votre réponse pour dire que c’est à cause du contenu plus que du design, mais votre article dit très clairement qu’AUCUNE étude de cohorte ne peut montrer de causalité. (De plus, vos objections sont à géométrie variable pour le design ET pour le contenu: Ils sont combien « les garçons recevant leur dose de vaccin HB dans le premier mois de vie » ? Neuf, c’est bien ça ? Ça fait pas beaucoup, vous trouvez pas ? ) Montrez-nous comment une étude DE TYPE cas-témoin pourrait montrer une causalité alors qu’un étude DE TYPE cohorte ne le pourrait pas, s’il vous plaît.

        Je parle de deux points précis qui concernent votre article, qui montrent que vous cherchez juste des arguments pour prouver vos idées préconçues et que vous n’appliquez pas les même critères suivant que l’étude conforte ces idées préconçues ou les réfute. Voyons si vous répondez réellement à mon message, ou si bizarrement vous me sortez de nouveaux « bizarrement vous éludez ».

      4. Bonjour

        La mortalité de ces maladies était tombée à 0 ? Incroyable, mais faux.

        La moindre des choses serait d’aller regarder les données disponibles pour la France ou l’Angleterre, chose que vous n’avez pas envie de faire malgré le fait que j’ai fourni une référence bibliographique – chose dont vous vous êtes dispensé – sans doute préférez-vous le dogme aux faits.

        – Si vous considérez qu’un essai randomisé sur le ROR est infaisable, alors admettez simplement que le profil de tolérance est inconnu puisque le groupe de contrôle ne recevant pas un placebo, les données de tolérance sont quasi ininterprétables.

        – Je n’ai jamais prétendu que le vaccin HB causait l’autisme, juste que le RR était à 3. et que les auteurs appelaient à des recherches complémentaires.

        Sinon je constate que vous n’avez rien à dire sur la critique de l’étude qui est le sujet initial de l’article ? Peut-être parce que pour passer pour la meilleure étude faite sur le sujet, le fait que cette étude soit merdique saute aux yeux quand on la regarde en détail, ce que personne n’a fait ?

      5. « La moindre des choses serait d’aller regarder les données disponibles pour la France ou l’Angleterre »

        Je ne peux pas vous citer quelque chose qui n’existe pas. Si pour vous en revanche la mortalité tombée à 0 ça existe, vous pouvez très facilement le montrer: Quelles sont les années consécutives ou on a eu zéro décès cumulés (rougeole, oreillons, rubéole) ? Quelles sont les années ponctuelles alors ? Bon, alors juste la rougeole, quelles années, une année par ci, une année par là, ou on a eu zéro décès ? Bon, alors quelle année (singulier) avec zéro décès par la rougeole, AVANT la vaccination ? Non, toujours rien ? Sinon oui, en dehors de toutes ces années ou il y a eu tous ces décès, la mortalité était de zéro.

        « Je n’ai jamais prétendu que le vaccin HB causait l’autisme, juste que le RR était à 3. et que les auteurs appelaient à des recherches complémentaires »

        Je conclue de cette non-réponse que vous savez que par design, aucune étude observationnelle (cohorte ou cas témoin) ne peut À ELLE SEULE montrer une causalité (corrélation n’est pas causalité). Vous avez donc tort de dire que l’étude « A MONTRÉ un risque d’autisme multiplié par 3 chez les garçons ». En revanche, vous n’avez pas compris que même une étude qui par design ne peut pas montrer une causalité, peut montrer une ABSENCE de causalité. (absence de corrélation EST absence de causalité). Vous avez donc tort de dire que « ce type d’étude ne teste pas la causalité ».

        « Si vous considérez qu’un essai randomisé sur le ROR est infaisable »

        J’en conclue que vous réclamez bien une étude clinique randomisée sur le ROR, malgré votre réticence à le confirmer. Comme vous n’avez pas compris qu’on peut montrer une absence de causalité avec une étude de cohorte, vous n’avez donc pas compris que ce serait risqué ET inutile, ce qui en fait une étude contraire à l’éthique. Prochaine étape: Saboter les freins de la voiture des participants et les laisser rentrer chez eux pour l’étude: « en situation réelle, voyons si l’airbag cause des problèmes neurologiques en cas d’accident ».

        « je constate que vous n’avez rien à dire sur la critique de l’étude qui est le sujet initial de l’article »

        Vous peinez avec la causalité, il ne fait aucun doute que vous n’avez pas non compris l’étude en elle même. « les auteurs n’ont pas inclus l’autisme régressif qui correspond au code ICD F84.3 » ? Voyez-vous ça. Ils ont sauté une ligne, il écrivent peut-être en voiture et il y a eu un dos d’âne. Ils sont corrompus, les coquins ou … ou … suivez-moi bien … ou vous n’avez pas les capacités pour lire correctement une étude. Vous auriez aussi bien pu dire: « Regardez les codes ICD, ils commencent tous par F. Mais l’alphabet, c’est de A à Z. Les auteurs n’ont pas inclus tous les autistes ! »

        F84 correspond à une catégorie de diagnostics, et tous ne se rapportent pas à l’autisme. Dans une liste d’ICD relatifs à l’autisme, on liste ceux qui se rapportent à l’autisme. Oui, je sais, c’est dingue. Et vous, vous affirmez qu’il en manque simplement parce qu’il manque un code ? La mention « APPLICABLE À: Démence infantile, Psychose désintégrative, Syndrome de Heller, Psychose symbiotique » est un message codé mystérieux que vous n’arriverez jamais à percer ? Laissez moi clarifier les choses pour vous: Le code F84.3, comme le F84.2, est relatif aux « Troubles désintégratifs de l’enfance ». Ce n’est pas un trouble du spectre autistique. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_envahissant_du_d%C3%A9veloppement#Classification) C’est un AUTRE diagnostic. Vous affirmez qu’il n’y a pas eu de validation des diagnostics ? Ils proviennent du Psychiatric Central Research Register et leur fiabilité a été évaluée par le passé. Devinez quels sont les ICD audités dans l’étude qui a validé la fiabilité des diagnostics d’autisme et autres ASD ? (Indice: pas il n’y a pas F84.3)

        Faut-il continuer ? Non. J’ai montré que vous ne maîtrisiez pas les concepts les plus basiques, vous empilez les confusions, c’est suffisant.

      6. Comme je n’ai pas de temps à perdre avec vous ce sera mon dernier message :

        – sur la mortalité rougeoleuse, je vous ai donné la référence du bouquin, si vous êtes incapable d’aller regarder dedans c’est pas de ma faute, la courbe y est

        – pour le code ICD je vous remets sa description vu que vous avez du mal lire :

        A type of pervasive developmental disorder that is defined by a period of entirely normal development before the onset of the disorder, followed by a definite loss of previously acquired skills in several areas of development over the course of a few months.

        Si ce n’est pas la définition d’un autisme régressif alors qu’est-ce ? Quel est le code ICD lié à l’autisme régressif ? Comment étudier spécifiquement l’autisme régressif (comme le prétendent les auteurs) s’il n’y a pas de code ICD dédié ?

        – dans une étude pharmaco-épidémiologique pour valider des diags il faut désaveugler la base et mandater des cliniciens pour valider individuellement tous les cas. Est-ce que cela a été fait ? non. Pourquoi ? Parce que les études sur registre c’est un peu de la merde. On en a vu un superbe exemple avec le registre de vaccinations présenté plus haut.

        – « absence de corrélation EST absence de causalité » : raté. Le pré requis c’est d’avoir des sources de bonne qualité, et de préférence pas des registres qui associent des gosses vaccinés à des gosses non vaccinés. Donc vous voyez, quand vous avez un dataset de merde, vous pouvez avoir une absence de corrélation et une causalité potentielle quand même : pourquoi ? Parce que si le dataset est nul, l’étude ne vaut rien.

      7. juste pour le fun, dans la précédente cohorte des mêmes auteurs ( https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa021134 ) ils avaient intégré tout le range icd f84 y compris le f84.3

        We identified all children given a diagnosis of autistic disorder (ICD-10 code F84.0 and DSM-IV code 299.00) or another autistic-spectrum disorder (ICD-10 codes F84.1 through F84.9 and DSM-IV codes 299.10 and 299.80)

        d’ailleurs déjà à l’époque ( http://apps.who.int/classifications/apps/icd/icd10online2003/fr-icd.htm ) le F84.3 était associé à de l’autism-like

        Typically, this is accompanied by a general loss of interest in the environment, by stereotyped, repetitive motor mannerisms, and by autistic-like abnormalities in social interaction and communication.

      8. C’est quand même surprenant autant d’énergie dépensée avec autant de mauvaise foi (no fakemed). Autant d’agressivité et de mépris alors qu’au fond chacun cherche la même chose : préserver la bonne santé de tous. Pourquoi est-ce si compliqué d’avoir un débat sur le sujet?
        Votre patience m’impressionne Le Vigilant.
        Comment rester optimiste pour que les choses bougent quand des personnes qui semblent intelligentes et cultivées ne regardent même pas les données?

  7. Je ne vois pas très bien en quoi un essai randomisé ne serait valable que par tirage au sort vaccinés vs (faux/autres vaccins)placebos (essai contrôlé aléatoire ECA). Il y aurait la possibilité que seuls ceux qui souhaitent être vaccinés feraient partie de l’essai randomisé, ainsi cette cohorte pourrait être comparée à une population non-vaccinée. C’est ce que suggère Peter Gøtzsche concernant le cas du DTC (DTP en anglais) suite à la dernière étude Aaby (1) et réponse de l’OMS.

    Expert Report Effect of DTP Vaccines on Mortality in Children in Low-Income Countries – JUNE 19, 2019 Peter C. Gøtzsche, Professor, DrMedSci, MSc
    … VII. Final Remarks and Conclusions
    […] We base our decisions on the best available evidence, and this evidence tells us that it is likely that the DTP vaccine increases total mortality in low-income countries. I therefore believe no one should be offered this vaccine without full informed consent that includes information that the vaccine is likely to increase total mortality.

    I also believe that the vaccine should not be recommended and that, if anyone wants to use it, it must be as part of a large randomized trial. I consider the need for randomized trials an urgent ethical imperative.

    Aaby and colleagues have pointed out that the WHO uses the DTP vaccine as a marker for good coverage of vaccination in general (3). The WHO has operated with reaching a “milestone of 90% national coverage with 3 doses of diphtheria-tetanus-pertussis vaccine (DTP3) in all countries by 2015” (9). This should not happen. Program performance indicators should be those which are known to be positively associated with better child survival (3).
    https://vaccinescience.org/wp-content/uploads/2019/07/Expert-Report-Effect-of-DTP-Vaccines-on-Mortality-in-Children-in-Low-Income-Countries.pdf
    (traduction)
    Nous fondons nos décisions sur les meilleures données disponibles, et ces données nous indiquent qu’il est probable que le vaccin DTC augmente la mortalité totale dans les pays à faible revenu. Je crois donc que personne ne devrait se voir offrir ce vaccin sans un consentement éclairé complet qui comprend des informations selon lesquelles le vaccin est susceptible d’augmenter la mortalité totale.
    Je crois également que le vaccin ne devrait pas être recommandé et que, si quelqu’un souhaite l’utiliser, il doit faire partie d’un vaste essai randomisé. Je considère la nécessité d’essais randomisés comme un impératif moral urgent.
    Aaby et ses collègues ont souligné que l’OMS utilise le vaccin DTC comme marqueur d’une bonne couverture de la vaccination en général (3). L’OMS a atteint l’objectif « d’atteindre une couverture nationale de 90% avec 3 doses de vaccin antidiphtérique-tétanique-anticoquelucheux (DTC3) dans tous les pays d’ici 2015 » (9). Cela ne devrait pas arriver. Les indicateurs de performance du programme devraient être ceux dont on sait qu’ils sont associés positivement à une meilleure survie de l’enfant (3).

    (1) Evidence of Increase in Mortality After the Introduction of Diphtheria–Tetanus–Pertussis Vaccine to Children Aged 6–35 Months in Guinea-Bissau : A Time for Reflection ? Published online 2018 Mar 19. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5868131/

    1. tu proposes une sorte d’essai non randomisé qui ressemblerait à une cohorte prospective.

      comme il n’y a pas de randomisation tu ne peux pas garantir l’absence de cofacteurs. personnellement je pense que c’est une bonne idée mais il faudrait exclure tous les gosses trop faibles pour être vaccinés du groupe non vacciné, recruter un effectif important pour avoir de la puissance, assurer un suivi personnalisé, rémunérer les gens pour limiter le risque de perdus de vue…

      personne ne financera jamais un truc comme ça.

  8. Il ne faudrait pas oublier un fait de plus en plus confirmé qu’il existe une très forte corrélation entre une infection intestinale très intense et persistante avec des troubles comportementaux très sévères de type autisme. Voici un extrait relatif à une étude américaine publiée en janvier 2017 :

    Autisme : la transplantation fécale améliore les symptômes intestinaux et comportementaux
     
    “Les preuves s’accumulent de l’influence du microbiote intestinal sur le fonctionnement cérébral. Dans une nouvelle petite étude, des chercheurs américains montrent que rééquilibrer le microbiote intestinal d’enfants autistes par la transplantation fécale améliore non seulement les troubles gastro-intestinaux, fréquents dans cette population, mais aussi les symptômes comportementaux [1].
     Un enfant sur 160 présente un trouble du spectre autistique (TSA), selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Or, l’origine de ces troubles reste encore mal comprise.
      En raison de la forte prévalence des problèmes gastro-intestinaux chez ces enfants et de la corrélation entre ces symptômes et la sévérité de la maladie autistique, depuis quelques années la communauté scientifique est allée investiguer du côté du microbiote des jeunes autistes. Nous espérions aussi voir les symptômes autistiques s’améliorer et nous avons été agréablement surpris de constater une amélioration de près de 25 % dans les 10 semaines qui ont suivi le traitement ».
      
     De plus,d’après une méta-analyse publiée en 2014 dans la revue Pediatrics [2], les enfants autistes souffrent au moins quatre fois plus souvent de troubles gastro-intestinaux que les enfants témoins. Ils ont trois fois plus de diarrhées et de constipation et 2,5 fois plus de douleurs abdominales.”

     [1] L’étude a été publiée dans l’édition en ligne du 23 janvier du journal Microbiome .

    Kang DW et coll. Microbiota Transfer Therapy alters gut ecosystem and improves gastrointestinal and autism symptoms: an open-label study.

     [2] McElhanon BO et coll.Gastrointestinal symptoms in autism spectrum disorder: a meta-analysis. Pediatrics. 2014 May;133(5):872-83. doi: 10.1542/peds.2013-3995

    Une conséquence de cela associée aux nombreux témoignages de parents ayant constaté des troubles intestinaux très importants et persistants peu de temps après une vaccination, ROR en particulier, il faut rechercher parmi les cas la date où les parents avaient constaté ces troubles qui ont pu aussi être constaté par un médecin car, en pareil cas et sur un enfant d’un an, les parents consultent le plus souvent.

    Ainsi, la date de la reconnaissance médicale que l’enfant est autiste n’a aucun intérêt car elle survient plusieurs années après le début des troubles. Il faut remonter au début des troubles, y compris intestinaux et pas seulement comportementaux. Il faut faire une étude de cas et pour cela il faut quitter son fauteuil d’ordinateur pour faire de l’épidémiologie sur le terrain : rencontrer les familles des cas, les médecins qui, les ont soignés et vaccinés, noter les nombres de cas où les premiers symptômes sont apparus au cours de la première semaine, la seconde, … le premier mois, le second …
    S’il n’y a pas de lien avec la vaccination, on devrait en trouver autant, aux variations aléatoires près, pour chaque période d’égale durée. On modélise par une loi de Poisson, ce qui évitera de noyer le poisson comme peut le faire le fait de retenir la date de reconnaissance de l’autisme et le mélange de différentes formes d’autisme comme l’asperger.

    Ce type de test peut s’avérer très efficace comme je vais le montrer dans un prochain commentaire.

    1. Un % significatif de troubles intestinaux après une vaccination ROR étaient déjà notifiés dans les essais cliniques.
      Le réseau d’action pour le Consentement Eclairé (ICAN, Information Consent Action Network) en vertu de la loi sur la liberté d’information (Freedom of Information Act/ FOIA) a pu obtenir les rapports d’essais cliniques sur lesquels la FDA s’est appuyée pour accorder une licence au MMR. Il ressort de ce document que:
      – Au total, huit essais cliniques ont été menés sur moins de 1 000 personnes, parmi lesquels seuls 342 enfants ont reçu le vaccin ROR.
      – La période d’examen de l’innocuité n’a suivi les « effets indésirables » que pendant 42 jours après l’injection.
      – Plus de la moitié ou un pourcentage important de tous les participants à chacun des huit essais ont développé des symptômes gastro-intestinaux et des infections des voies respiratoires supérieures.
      – Tous les effets indésirables ont été génériquement décrits comme «autres virus» et ne sont pas pris en compte dans le profil de sécurité d’homologation du vaccin.
      – Le groupe témoin a reçu d’autres vaccins, contre la rubéole, ou contre rougeole et rubéole, et aucun des témoins n’a reçu de placebo (une substance inerte comme une injection saline).
      d’après > https://thehighwire.com/mmr-vaccine-licensing-called-into-question-following-icans-latest-foia-exposure-of-fda-coverup/

      https://icandev.wpengine.com/measles-mumps-and-rubella-mmr/
      Studies FDA replied upon when licensing MMR vaccine, obtained through Freedom of Information Act. September – 1978
      https://icandev.wpengine.com/wp-content/uploads/2019/08/FDA-Production-FOIA.pdf

  9. Efficacité des tests sur des délais (ou fenêtres temporelles). Trois exemples :

    1- La publication Mikaeloff-Tardieu de déc 2007 sur le lien entre vaccination HB et SEP donne la répartition suivante pour les 80 SEP vaccinées HB, année après année : 14, 14, 18, 16, 9, 3 et 6 au delà de 6 ans après la vaccination.
    Il y a 62 cas apparus dans les 4 années qui suivent cette vaccination contre 12 pour les années 5 et 6 cumulées, soit 5,1 fois moins alors qu’on en attend seulement 2 fois moins. Cela donne un signal statistique très fort avec 1,5 chances sur 10 000 d’obtenir un écart au moins aussi important. Je ne cherche pas à interpréter, je dis seulement qu’en travaillant ainsi on trouve un signal très fort que ni les auteurs ni les commentateurs « autorisés » n’ont vu. Les auteurs avaient bien sûr tester en cas-témoins et n’avaient pas trouvé de signal. Mais le cas-témoins n’est pas fait pour tester sur des délais.

    2- Dans l’étude américaine Langer Gould (oct 2014) les auteurs ont trouvé 195 atteintes démyélinisantes centrales apparues dans l’année qui suit la dernière vaccination reçue (tout vaccin) contre 106 pour les 2 années suivantes cumulées. Cela fait un signal énorme que je n’interprète pas ici. Ce signal n’a été vu par personne, auteurs et commentateurs « autorisés »; Tous se sont focalisé sur le fait qu’en cas-témoins il n’y avait pas de signal sans voir que les cas et les témoins sont en phases et que le cas-témoins n’est pas fait pour tester sur des délais.

    3- Dans cette même étude, pour les atteintes démyélinisantes centrales apparues après la vaccination contre l’hépatite B, 6 sont apparues au cours de la première année après cette vaccination, 25 au cours des 2 années suivantes (pas le détail) et 12 par la suite. Pour cette dernière information il faut aller chercher la méta-analyse bordelaise de mars 2018 (Julie Mouchet , Bernard Bégaud) pour trouver qu’il y en a eu 43 en tout, les auteurs de cette méta-analyse ayant du demander cette information aux auteurs américains pour pouvoir incorporer les données dans leur méta-analyse.

    Julie Mouchet, avec laquelle j’avais été en contact, m’a dit ne pas connaitre la répartition de ces 12 cas supplémentaires parmi les années 4, 5 …J’ai pu montrer [1] que quelle que soit cette répartition, il existait un pic significatif de cas comme par exemple pour les années 2, 3 et 4 cumulées par rapport à l’année 1 si les 12 cas supplémentaires sont tous sur la quatrième année (37 cas sur 3 ans contre 6 sur 1 an).

    [1] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/09/18/36715056.html

    1. Pour la vaccination HB dans Langer-Gould, le signal que tu décris existe sur la fenêtre (année 1 vs années 2&3) pour toutes les démyélinisations du CNS et pour le CIS spécifiquement. Pour le CIS c’est encore plus fort si tu considères comme fenêtre de contrôle le premier semestre.

  10. Tout à fait mais que signifient tous ces signaux que personne n’a vu, obsédés qu’ils sont par le cas-témoins ? Si tout le monde reçoit au moins une vaccination chaque année, tous les événements médicaux se produiront dans l’année qui suit une vaccination. Il y aura 0 cas et 0 témoins au-delà d’un an ; Ce sera un super signal mais qui pointera la répartition des vaccinations dans le temps et rien d’autres.

    La période de suivie étant entre 2008 et 2011 elle incluait la fameuse année 2009. Aussi il ne faut pas être trop surpris si 2/3 des cas et témoins avaient reçu une vaccination dans l’année qui précédait la première atteinte pour les cas.

    Comme on le constate sur ces exemples, l’absence de signal statistique en cas-témoins est parfaitement compatible avec des signaux très forts à la fois sur les cas et les témoins. Ils sont en phase, c’est à dire que les proportions entre cas et témoins restent comparables quand on passe de l’année 1 aux années 2+3. Auteurs et commentateurs « autorisés » croient pouvoir en déduire qu’il n’y a pas de signal sur les cas, ce qui est complètement faux sur ces exemples. Ainsi, le président du CTV, reprenant les conclusions des auteurs, commentera :

    « Cette étude est très rassurante dans la mesure où elle démontre à 3 ans l’absence de lien entre toute vaccination et la révélation d’un ADSN»

    La seule chose que cette étude montre (si on peut appeler ça une étude …) est qu’auteurs et commentateurs « autorisés » n’ont rien compris à la situation crée par ce type de tests dans ces conditions. Mais ils en tirent des conclusions définitives qu’ils présentent comme incontestables alors qu’elles pourraient les rendre ridicules si un public assez large pouvait comprendre.

    Vous rendez-vous compte que pour définir l’éventuelle durée d’incubation entre la vaccination et le début de la maladie on prend pour les témoins qui ne sont pas malades, la date de leur vaccination et la date du début de la maladie pour le cas auquel ils sont associés !!! C’est comme si, pour des souris stériles, on prenait pour durée de gestation la durée écoulée entre leur insémination et la date des naissances pour d’autres souris !!!

      1. En fait en cas-témoins avec différentes fenêtres temporelles il faut systématiquement traiter en SCCS.

      2. Je ne comprends pas : même si on dispose de témoins, si on veut effectuer un test sur des fenêtres temporelles, on prend ces fenêtres comme système de référence avec a priori le modèle théorique demandant le même nombre de cas pour des fenêtres de même durée.

        Pour tester si les différences observées sont compatibles avec des variations aléatoires, on modélise par une loi de Poisson. Il n’y a pas lieu d’utiliser un deuxième système de référence en allant chercher des témoins car ce test ne pourra pas donner la réponse à ce qu’on cherche sauf si les témoins étaient neutres par rapport aux fenêtres.

        Mais pour le vérifier, si ce n’est pas criant, il faudrait tester les témoins par une loi de Poisson puis conclure que, les témoins étant neutres, le résultat obtenu en cas-témoins et le résultat que l’on obtiendrait si on testait les cas par Poisson seront les mêmes. Autant le faire directement sur les cas sans passer par ce détour inutile et qui ne fonctionnera pas si les témoins n’étaient pas neutres, ce qui est la situation dans Langer-Gould.

        Au congrès Adelf-Sfsp d’Amiens (4-6 octobre 2017) je présentais une communication orale sur ces questions (résumé+diaporama sur le site du congrès http://www.adelf-sfsp.fr/?p=15493). Le modérateur dira qu’on n’avait que le cas-témoins pour tester et un autre dira qu’on ne leur apprenait pas les lois de Poisson. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner des conséquences !!! C’est incroyable mais vrai et international.

  11. Bonjour, dommage que Le Vigilant n’ait « pas de temps à perdre avec » no fakemed car l’échange est particulièrement intéressant.
    Il serait même très pertinent d’organiser un échange plus long sur le sujet.
    Cela pourrait aider le public de profanes (dont je fais parti) qui se pose des questions à y voir plus clair. Commencer ses recherches sur la vaccination en lisant des arguments provenant de gens renseignés mais avec des avis contradictoires serait un bien meilleur point de départ que taper « vaccination » sur Google ou demander à son entourage.
    Merci !

    1. ce sont des trolls. j’ai juste eu à lire le descriptif du code icd f84.3 en 30 secondes pour voir que la définition OFFICIELLE correspondant exactement à l’autisme régressif et que c’est décrit comme « autistic-like abnormalities »

    2. Oui, c’est dommage.

      « Autistic-LIKE abnormalities »

      L’anglais n’est pas votre fort, « A child-LIKE behavior », ça veut dire que la personne est un enfant, ou qu’elle se comporte COMME un enfant ?

      Ce qui importe ce n’est pas ce que vous en pensez, mais ce qu’en pensent les chercheurs qui travaillent sur l’autisme, au PCRR et dans d’autres pays, même quand l’étude n’a aucun rapport avec les vaccins:

      Autisme et MUSIQUE, revue systématique, Cochrane Library: « Individuals with Rett’s disorder (F84.2) or childhood disintegrative disorder (F84.3) are not included as they do not conventionally fall within the autistic spectrum disorders, given their significantly different clinical course. » – https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD004381.pub3/abstract

      Autisme en général, Psychiatric Central Research Register: « Childhood autism: F84.0 […] ASD other than childhood autism (ICD 10: F84.1, F84.5, F84.8, and F84.9 as main diagnosis) » – lauritsen 2009

      Autisme et Obésité: « the ASD case definition of this study includes codes F84.0 (childhood autism), F84.1 (atypical autism), F84.5 (Asperger syndrome), F84.8 (other pervasive developmental disorder), and F84.9 (pervasive developmental disorder, unspecified). In this article, we have used the terms “autistic disorder” for code F84.0 and “PDD-NOS” for codes F84.1, F84.8, and F84.9. » – Parental Obesity and Risk of Autism Spectrum Disorder – https://pediatrics.aappublications.org/content/133/5/e1128

      Etc… : « We excluded the codes F84.2 Rett’s syndrome, F84.3 Other childhood disintegrative disorder and F84.4 Overactive disorder associated with mental retardation and stereotyped movements, from the definition of autism spectrum disorders, since these are commonly not subsumed under the autism spectrum in a research context. » – https://tidsskriftet.no/en/2013/10/differences-across-counties-registered-prevalence-autism-adhd-epilepsy-and-cerebral-palsy

      Plus simple encore, pour vous montrer que F84 ne concerne pas que l’autisme: Vous avez lu la description de F84.2 (Rett syndrome) ? Lui aussi RESSEMBLE à un autisme régressif. Lui aussi a été ignoré par l’étude. Cherchez dans google si le Rett Syndrome est un ASD.

      1. c’est bien, donc finalement on en déduit qu’ils n’ont pas étudié les autismes régressifs vu qu’il n’y a pas de code dédié et donc que le protocole établi est inadapté contrairement aux affirmations des auteurs (on faut comment dans le registre pour identifier les cas régressifs des non régressifs pour un truc qui se produit éventuellement à l’âge de 15 mois quand le gamin est diagnostiqué à l’âge de 7 ans ?)

        quand bien même ils auraient intégré ce ou ces codes, encore aurait-il fallu vérifier qu’il n’y a pas de problème de classement de cas dans une mauvaise catégorie (interview des parents, revue des dossiers médicaux tout ça…)

        finalement la conclusion c’est que cette étude c’est toujours de la merde.

        le plus drôle c’est que la définition de f84.3 se termine sur

        « In some cases the disorder can be shown to be due to some associated encephalopathy but the diagnosis should be made on the behavioural features. »

        ho shit, ce ne serait pas un effet indésirable listé dans les notices de certains vaccins quand même ?

      2. je constate que vous faites du cherry picking, les MEMES auteurs de la précédente cohorte danoise avait eux intégré les codes que vous mentionnez dans leur ancienne étude, qui portait sur « A Population-Based Study of Measles, Mumps, and Rubella Vaccination and Autism »

        « another autistic-spectrum disorder (ICD-10 codes F84.1 through F84.9 and DSM-IV codes 299.10 and 299.80) »

        Je constate l’argument comique: sur le f84.3

        « autistic-like abnormalities »
        « the diagnosis should be made on the behavioural features. »

        donc en fait, ils se comportent comme des autistes, le diagnostic se fait exclusivement sur des critères comportementaux mais il ne sont pas autistes

        la seule question qui se pose est donc: combien de gosses diagnostiqués f84.0 et/ou f84.1 devraient en fait être diagnostiqués f84.3 ?

      3. « donc finalement on en déduit qu’ils n’ont pas étudié les autismes régressifs »

        Vous pensiez savoir ce qu’est un autisme régressif, je vous montre que vous ne savez ce qu’est un autisme régressif, vous en déduisez qu’ils n’ont pas étudié les autismes régressifs, parce que vous savez ce que c’est, en fait, les autismes régressifs. Surtout ne vous remettez pas en question, jamais.

        Mon argument est que vous ne savez pas lire une étude. Vos affirmations sur ce que représente l’ICD F84.3 (l’autisme régressif, selon vous), sont réfutées non pas par moi, mais par les chercheurs. Ceux de la Cochrane Library, par exemple, dans une revue systématique sur l’autisme et LA MUSIQUE, pas les vaccins.

        Personnellement j’en déduis que vous étiez persuadé, sûr de sûr, à 100% d’avoir raison sur comment lire un ICD et que vous avez tort. Cet article a tort. Mais là c’est bon. Maintenant, ça y est, vous avez tout compris, vous en êtes persuadé, sûr de sûr, à 100%. Cette fois, vous savez lire le reste, vos affirmations sont logiques, censées, réfléchies, posées. Et l’humilité, c’est pour les faibles.

      4. les auteurs de la première cohorte danoise avait intégré ce code et même tout le range du f84 en 2002, dans cette seconde cohorte y a plus

        dans cette cohorte ils prétendent avoir étudié les clusters d’autisme survenant après vaccination, pourtant il n’y a pas eu de revue des dossiers médicaux et ne peuvent que se baser sur la date du premier diagnostic d’autisme. expliquez nous donc ça

        maintenant expliquez nous comment dans une étude sur registre sans revue des dossiers médicaux on peut être bien certains que certains gamins classés en f84.3 ont bien reçu le bon diag à la place du f84.0 Idem pour les f84.0, combien d’enfants on bien reçu le bon diagnostic et pour certains, n’auraient-ils pas dû recevoir un f84.3 ? comment faites vous la différence, dans une étude sur registre sans revue des dossiers médicaux ni interview des parents ni validation des diagnostics, entre les autismes f84.0 régressifs et non régressifs ? idem pour le f84.1 ? Cela est-il discuté dans l’article ?

        comment s’assurer qu’un gosse ayant reçu un f84.3 (« autistic-like impairment of social interaction and communication ») n’aurait pas dû être classé en f84.0 ou f84.1 et vice-versa.

        bref expliquez moi donc comment les auteurs peuvent-ils la défendre la thèse suivante:

        « Another criticism has been that MMR is associated with a regressive form of autism, leading to a clustering of cases with onset shortly after MMR vaccination (7). We evaluate the risk for autism after MMR vaccination in specific periods in detail. »

        vous voyez, quand vous aurez expliqué tout ça, je suis sûr que les responsables du site en seront informés et que l’article sera modifié en conséquence

      5. « quand vous aurez expliqué tout ça, je suis sûr que les responsables du site en seront informés et que l’article sera modifié en conséquence »

        Permettez moi d’en douter. J’ai montré que vous étiez incapable de comprendre une étude et comme si ça n’était jamais arrivé vous nous expliquez que vous avez tout compris à cette seconde étude ? Joli biais de surconfiance. Vous réponse pivote sur « les méchants, ils prétendent ceci, mais en fait cela et pourquoi ils sont tellement bêtes que ceci-cela ? ». Mais ça, vous le disiez déjà avant: « les méchants, ils prétendent étudier l’autisme régressif, mais en fait l’autisme régressif c’est F84.3 et pourquoi ils sont tellement bêtes qu’ils ont oublié F84.3 dans l’étude ? ». Et vous avez eu tort de le dire. Dire « l’autisme régressif correspond au code ICD F84.3 », c’est faux. C’est dans l’article et c’est faux. Et vous votre réponse, tout ce que vous dites ici en fait, n’a pas le moindre rapport avec ça. C’est dans l’article, et c’est faux, et vous ne corrigez rien. Et vous exigez. Et vous annoncez que cette erreur flagrante ne sera (peut-être) corrigée que si on vous explique AUTRE CHOSE ? Si vous cherchiez à informer, vous auriez déjà corrigé. Vous n’avez pas les compétences, vous n’êtes pas de bonne foi, pourquoi est-ce que je corrigerais une énième de vos erreurs quand il est clair que vous ferez un nouveau tour de manège sur un nouveau sujet immédiatement après ? En ce qui me concerne, j’ai montré ce que je voulais montrer.

      6. J’ai demandé à un pédopsychiatre son avis (qui n’est pas membre de l’association), voilà sa réponse :

        « Pour ta question sur la CIM-10 ce n’est pas consensuel en fait. La cim est (à mon sens) une mauvaise classification des troubles psychiques, car elle mélange énormément de diagnostics sous le même numéro. Par exemple pour F84.3 cela peut aussi bien être une psychose infantile (schizophrénie de l’enfant) qu’un trouble autistique avec composante désintégrative, soit regression psychomotrice. Mais si tu regarde la classification tu peux tout à fait classer les deux pathologies en F84.0. Conclusion la CIM c’est de la merde et ça n’a aucun intêret diagnostic, c’est vraiment juste pour standardiser et coter les maladies (indicateurs statistiques). »

        Quant à votre critique de l’article publié ci dessous, si tout ce que vous avez trouvé c’est une question de définition du f84.3 (rien à dire sur le reste ?) ça en dit long sur votre capacité à enculer les mouches.

        Bisous.

  12. A ce niveau là, JohnDoe il ne faut s’étonner de rien. En 2016 javais écrit à une épidémiologiste travaillant dans un institut contre le cancer et qui avait été membre du Conseil scientifique de l’Agence du médicament. Elle avait  publié un article sur la pharmacovigilance dans un grand média très connu . J’en avais profité pour lui faire parvenir le texte que j’avais envoyé à l’ANSM sur la problématique que l’on peut rencontrer quand on teste en cas-témoins sur des délais, ce dont j’ai parlé ici-même. Elle m’a aussitôt répondu  :

    « Merci, mais je pense que vous ne comprenez pas du tout le principe des enquêtes cas-témoins et de leur analyse. Le livre de référence est celui de Breslow et Day, qui est en anglais. Je vous conseille de l’étudier attentivement.
    On part de la fin, c’est à dire du diagnostic chez les cas et d’une date dite date index chez les témoins, et on étudie les antécédents des cas et des témoins.
    On peut aussi voir une enquête cas-témoins comme un raccourci d’enquête de cohorte. On prend toute une population qu’on suit, et on enregistre très peu de cas d’une maladie. On peut comparer les expositions de ces quelques cas et de tout le reste de la population, mais c’est tout aussi efficace de comparer les expositions des quelques cas à celles d’un échantillon du reste de la population, c’est une enquête cas-témoin nichée dans une cohorte.
    On peut faire un test de permutation exact, l’aléatoire c’est le fait qu’un cas ait été exposé et pas un témoin.  Votre première phrase :

     »Le test statistique pratiqué pour les études cas-témoins s’appuie implicitement sur des lois de probabilités qui, pour fonctionner à peu près correctement, demandent un minimum d’indépendance entre l’exposition des cas et des témoins. » est fausse, je n’ai donc pas lu la suite. »

    Après une réponse aussi définitive (je maintiens que cette condition est importante), j’ai alors tenté de donner des explications complémentaires qui l’ont conduite à lire quelques lignes de plus … Pour me répondre  :

    « Votre exemple « théorique » démontre votre incompréhension du sujet. On ne prendrait pas des témoins exposés pour étudier les risques lies à l’exposition. »

    Là il y a de quoi être très surpris. Elle confond visiblement une étude cas-témoins avec une étude exposés/non exposés alors que cette personne fut membre du Conseil scientifique de l’Agence du médicament !!! Voilà qui ne rassure pas. Je lui en fait la remarque et je lui envoie la publication intégrale  »Tardieu 2007 » en l’invitant à regarder le tableau 2 où elle pourra constater que s’il y a 80 vaccinés hépatite B parmi les 143 cas retenus, il y a aussi 609 témoins vaccinés hépatite B parmi les 1122 et que le premier test porte sur l’exposition à cette vaccination. Pour ce test il y a donc 609 témoins exposés.
    Pour les autres tests du même tableau, le facteur d’exposition devient un délai comme  »la maladie apparaît dans les 4 années qui suivent la vaccination hépatite B » et que pour ce délai il y a 476 témoins exposés.

    D’une manière générale, le test cas-témoins consiste à rechercher s’il existe significativement plus d’exposés chez les cas que chez les témoins. Pour fonctionner il est indispensable qu’il y ait des cas et des témoins exposés ainsi que des cas et des témoins non exposés comme vous le savez sans doute très bien. Mais là je vais de surprises en surprises et n’imaginais pas que ça pouvait être à ce point !
    Je vais alors recevoir la réponse suivante :

    « ma formation de base est en mathématiques, et il y a pas mal d’épidémiologistes qui sont de bons mathématiciens et/ou de bons statisticiens. Donc je répète que vous êtes dans l’erreur et voyez des erreurs là où il n’y en a pas.
    Je considère cette discussion comme close. Il y a plus utile à faire »
     
    Quand on lit ça on se pince pour savoir si on rêve ! J’avais présenté cela sur un autre site où un « envoyé très spécial » venu de je sais où viendra la défendre en inventant une nouvelle définition de l’odds ratio complètement abracadabrantesque où les témoins exposés ne sont plus utilisés ! Quand il se rendra compte de son erreur, après m’avoir copieusement traité de tous les noms, il se réfugiera dans sa tanière pendant 2 mois où il va s’auto-interviewer …

    Pour justifier sa définition il inventera même une nouvelle façon de lire les tableaux à double entrée. Du grand comique ! Pour faire ce « métier » ils n’ont évidemment pas choisi les meilleurs chercheurs.

  13. Les nouvelles versions du DSM* rajoutent toujours de nouvelles classifications au fil des ans.

    * Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (en anglais Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA, en anglais : American Psychiatric Association).

    Comme nous en sommes à la version DSM-5 publiée en 2018, que valent au juste les anciennes classifications ? Y-a t-il (eu) un réel consensus médical international là-dessus, ou s’agit-il d’un effet de manches résultant d’un lobbying de psychiatres US ?
    Un éclairage de quelques adhérents ou sympathisants de l’Aimsib sur cette question serait le bienvenu, car l’on s’y perd dans cette nébuleuse de troubles … de la personnalité , vs réelles altérations cérébrales, neuronales peut-être (?).

    https://fr.wikipedia.org/wiki/DSM-5

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