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Pharmacovigilance des vaccins COVID : quand on ne cherche pas, d’autres trouvent

 

Que vaut donc la pharmacovigilance des vaccins anti-COVID en France ? Notre auteur, Martin Mazurkiewicz, a pu en faire, malheureusement, l’expérience, en remplissant un dossier au nom de sa mère, diagnostiquée en juillet 2022 avec une tumeur au cerveau de grade 4, apparue dans le lobe frontal droit alors qu’elle a reçu trois injections du vaccin Comirnaty® (Pfizer) au cours des douze mois précédents. Cette étude de cas, édifiante, montre avec quelle légèreté les centres de pharmacovigilance traitent les dossiers. Elle donne par ailleurs une idée de la sous-déclaration des effets indésirables graves. Pour résumer : quand on ne cherche pas, on ne trouve pas. Pourtant, si l’on cherche, on trouve. Bonne lecture…

Introduction

Présentation sommaire : je suis le fils de ma mère (!), Elisabeth, 74 ans, diagnostiquée avec un glioblastome de grade 4 en juillet 2022. Pour ceux qui l’ignorent, les glioblastomes sont des tumeurs cérébrales rares, très agressives, fulgurantes et incurables. Natifs des cellules gliales, impliquées dans la nutrition, la myélinisation et la défense immunitaires des cellules du cerveau, les glioblastomes ne peuvent être totalement éliminés. Leur diagnostic engage irrémédiablement le pronostic vital. La durée de survie médiane est de 14 à 16 mois.

Après exérèse de la tumeur (à plus de 95%), trois semaines de radiothérapie en août-septembre 2022 suivies de 6 cycles de chimiothérapie, le traitement de ma mère est maintenant terminé. Son état cognitif est extrêmement dégradé : elle n’est plus capable de soutenir la moindre discussion, elle est totalement désorientée, n’a plus de mémoire et est totalement dépendante pour l’intégralité des actes de la vie quotidienne. À part ça, ça va.

Problème de causalité

Alors évidemment, au moment du diagnostic, rien ne permettait d’établir a priori un lien de causalité entre ses trois injections de vaccins ARNm COVID et l’apparition de son glioblastome. Néanmoins, c’est un fait que l’apparition d’un glioblastome, dans les mois qui suivent une vaccination, est par définition un événement indésirable qui peut être envisagé comme un effet indésirable de la vaccination. Si avoir un glioblastome n’est pas indésirable, qu’on me le dise.

Avec ma sœur, nous avons donc décidé de remplir un dossier de pharmacovigilance « VACCINS COVID ». Cela a été fait le 8 août 2022.

Les faits suivants, parfaitement établis, ont été signalés dans le formulaire :
• dans les deux jours qui ont suivi sa première dose (juin 2021), ma mère a été prise de TRÈS violents maux de crâne et de courbatures très importantes. Deux jours complets au lit à ne pas bouger.
• Deuxième dose en août 2021 : rien
• Troisième dose en janvier 2022. Et six mois après, donc, glioblastome au lobe frontal droit, très gros (>7cm), diagnostiqué à la suite d’une perte de parole qui a entraîné un passage aux urgences pour suspicion d’AVC, mais en fait, non.

Les réponses de la pharmacovigilance

De manière qui nous a surpris, le centre de référence (CHR de Lille), nous a répondu rapidement, le 26 août 2022.

Capt. écran

Leur réponse se résume aux éléments suivants :
• Après recherche dans leur fichier, il apparaît que seuls 4 cas de glioblastome post-vaccinaux sont recensés dans leur dossier de pharmacovigilance (55 au niveau international).

Extrait de la réponse du Centre de pharmacovigilance de Lille.

• Au vu de ce faible nombre, ils considèrent qu’il n’y a « pas de signal » et que le lien entre vaccin COVID et l’apparition d’un glioblastome est « difficile à établir ».

Extrait de la réponse du Centre de pharmacovigilance de Lille.

Malgré tout, le dossier reste « ouvert », avec un numéro. Joint à la lettre, une étude de référence qui « suggère » que le vaccin chez les personnes atteintes de cancers est sûr. En fait, l’étude tend à montrer que la vaccination n’aggrave pas les cancers EXISTANTS, et que, même chez les patients atteints de cancers, le vaccin produit des anticorps, bien que moins nombreux. Hors sujet, donc.
https://www.mdpi.com/2076-393X/9/9/1048

Extrait de la seule étude citée dans la réponse du centre de pharmacovigilance de Lille.

Quand la réflexion contrarie les certitudes

À ce stade, quelques considérations de bon sens s’imposent :
1. Dans les statistiques disponibles et officielles, on apprend qu’il y a eu en 2018 (dernière année disponible) 3.481 glioblastomes diagnostiqués en France. On peut donc prendre ce chiffre comme une « base » de référence courante de cas annuels.

https://www.santepubliquefrance.fr/…/survie-des…

Les chiffres sont encore débattus, ou plutôt les autorités sanitaires avouent être incapables de le déterminer précisément,

Mais si l’on prend pour hypothèse raisonnable qu’environ 80% de la population française est vaccinée « COVID », on peut alors en déduire que parmi les quelques 3500 glioblastomes « attendus » en 2021 ou 2022, 2.800 des personnes atteintes devraient être vaccinées, quel que soit le nombre de doses reçues. Il est donc totalement anormal que seuls 4 cas aient été recensés fin août 2022. Cela signifie simplement qu’il y a une ÉNORME SOUS-DECLARATION de glioblastomes dans la pharmacovigilance. Et l’on peut supposer qu’il en est de même pour tous les autres types de nouveaux cancers déclarés.

Ce qui du reste peut parfaitement se comprendre : lorsqu’en 2021, 2022 et maintenant 2023, une personne se découvre atteinte d’un glioblastome, ou tout autre cancer, elle (ou ses proches, et/ou le médecin) ne pense(nt) pas forcément à déclarer ce diagnostic comme effet indésirable des vaccins COVID. L’urgence est d’être soigné.
Une observation évidente, pourtant, s’impose : la réponse et la méthodologie du centre de pharmacovigilance de Lille, en l’espèce, sont pour le moins pernicieuses.

La vérité gisait au fond des statistiques… suisses

La question à se poser si l’on veut chercher un éventuel lien entre vaccin COVID et glioblastome est la suivante : y a-t-il plus de glioblastomes déclarés en 2021, 2022, que les années précédentes ? Et pour avoir une réponse plus fine, il faudrait distinguer leur nombre par classes d’âge, et prendre en compte le statut vaccinal.

En France, aucune donnée récente (post-COVID) n’est publiquement disponible. Mais ce n’est pas le cas partout. Figurez-vous qu’en Suisse, les données, ou plutôt devrait-on dire des données hospitalières (elles sont parcellaires) existent, stockées dans des fichiers de l’Office Fédéral de la Statistique (OFS) qu’une citoyenne helvétique, Viviane Cuendet, a épluché pendant plusieurs mois (1).

Et surprise, on y découvre qu’en 2021, le nombre de cancers du cerveau, chez les 15-49 ans et dans les catégories répertoriées, est supérieur à 42% par rapport à la moyenne des cinq années précédentes (2016-2020), et jusqu’à 123% chez les 0-14 ans !

Extraits de « « Les chiffres suisses : plongée dans les statistiques COVID et post-vaccinales », de Viviane Cuendet. Source des données : Office Fédéral de la Statistique (Suisse).

Et en fouillant bien, et pour en revenir à notre cas d’étude (glioblastome frontal chez une personne de plus de 70 ans), on retrouve +21% de « tumeur maligne du lobe frontal » en 2021, toujours par rapport à la moyenne des cinq années précédentes.

Source des données : Office Fédéral de la Statistique (Suisse). Mise en forme Viviane Cuendet.

Pour peaufiner l’analyse, on aimerait disposer d’informations complémentaires, telles que :
Le statut vaccinal des personnes atteintes de cancer du cerveau (vaccinées ou non contre le COVID, avec leur(s) date(s) d’injection(s) si c’est le cas, et le type de vaccin).
Savoir si elles ont été atteintes de COVID, et notamment de formes aiguës.

Le service de pharmacovigilance de Lille ne sert donc à rien

Mais même sans ces éléments, il apparaît à ce stade que dire, comme se contente de le faire le centre de pharmacovigilance de Lille qu’il n’y a que 4 cas de glioblastome déclarés en France, et que dès lors, « le lien est difficile à établir », relève du pur foutage de gueule ou, pour le dire plus poliment, cela révèle toute la limite et la différence entre la pharmacovigilance dite « passive » (il revient aux injectés estimant avoir potentiellement subi un effet indésirable du vaccin de se manifester), et la pharmacovigilance active (les autorités sanitaires entreprennent une étude pro-active à partir des données à leur disposition), ce qui aurait pu et dû être la règle.

Il faut en effet rappeler que les vaccins anti-COVID n’ont pu être déployés, dans les pays de l’Union Européenne, et par l’intermédiaire de campagnes de vaccination de masse quasi imposées (cf. les pass sanitaires), que grâce à des Autorisations de Mise sur le Marché conditionnelles (AMMc) accordées par l’Agence Européenne des Médicaments (AEM ou EMA en anglais). L’AMMc pour le vaccin Comirnaty de Pfizer a été délivrée en décembre 2020, puis renouvelée en novembre 2021 dans des conditions dont on a par ailleurs montré ici les nombreux et graves manquements (2). Il était encore en phase 3 d’expérimentation au moment de son lancement et c’est toujours le cas, même si le vaccin de Pfizer bénéficie depuis le 10 octobre 2022 d’une AMM définitive !
Il y a pire encore. Lorsqu’on lit dans la réponse du 26 août 2022 susmentionnée que « dans la littérature, nous ne retrouvons aucun cas de glioblastome suivant la vaccination par un vaccin anti-COVID 19 », on est en droit d’estimer que le centre de pharmacovigilance de Lille a tout simplement bâclé son travail.

En effet, il m’a suffi de quelques recherches, presque simples, dans la littérature scientifique, pour trouver des éléments qui, théoriquement, et concrètement, pointent vers une imputabilité possible des vaccins COVID, au moins pour certains glioblastomes.

De la science pour les pharmacovigi-lents de Lille

Ces éléments, on peut les lister :

1. Il faut d’abord rappeler que les cancers (tumeurs) naissent à la suite de plusieurs mutations génétiques simultanées ou consécutives opérées au niveau des cellules souches (avant spécialisation des cellules), le plus souvent dans la moelle épinière.

2. Il existe bien au moins un cas, dans la littérature scientifique, et contrairement à ce qu’affirme le centre de pharmacovigilance de Lille, d’un cas de glioblastome suivant une vaccination anti-COVID. En juillet 2021, des médecins décrivaient dans The Journal of Neurology le cas d’une femme de 31 ans ayant développé, dans les jours suivant sa vaccination COVID, une encéphalomyélite aiguë disséminée, laquelle s’est révélée être ensuite un glioblastome.
https://link.springer.com/article/10.1007/s00415-021-10707-2?fbclid=IwAR15Qtv8sf9oY0zhiea4fZD4HKaCJ8iHfZGppfIfFxvSybNR7tw2deo5l20

Figure et légende (traduite) extraites de « Misinterpretation of glioblastoma as ADEM: potentially harmful consequences of over-diagnosis of COVID-19 vaccine-associated adverse events », publié dans The Journal of Neurology, juillet 2021.

3. Il a été démontré que la « spike » du Sars-CoV-2 (le virus qui « provoque » le COVID), et donc la « spike » recréée par les vaccins COVID a la capacité de perturber l’étanchéité de la barrière hémato-encéphalique (les vaisseaux sanguins du cerveau qui sont beaucoup plus étanches que ceux du reste du corps, pour éviter notamment les infections).

https://link.springer.com/article/10.1007/s11481-021-10029-0

 

Extrait (traduit) de « SARS-CoV-2 Spike Protein Disrupts Blood–Brain Barrier Integrity via RhoA Activation », Journal of neuroimmune pharmacology. 23 septembre 2021.

4. Dans cette autre étude, des chercheurs ont démontré que les vaccins COVID (l’ARNm pour être précis) entraînaient, sur les cellules gliales saines et tumorales, une perturbation du métabolisme de ces cellules, qui se manifeste par une agressivité comparable au cancer.

Extrait (traduit) de « Decoding COVID-19 mRNA Vaccine Immunometabolism in Central Nervous System: human brain normal glial and glioma cells by Raman imaging », Mars 2022.

https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2022.03.02.482639v1.full?fbclid=IwAR0NkySR1k5_w-J-MpJFkHlHEEtQqQnm_e-m7WYbcwaB58XihlnDYRLl1Q0

5. Des chercheurs ont montré dans une étude bio-informatique que la sous-unité S2 de spike (du virus et donc aussi celle du vaccin) interagissent avec des protéines humaines impliquées dans la suppression des cellules cancéreuses:

Extrait (traduit) de « S2 subunit of SARS-nCoV-2 interacts with tumor suppressor protein p53 and BRCA: an in silico study ». Revue Translaational Oncology, octobre 2020.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1936523320303065?via%3Dihub

6. Un article publié en juin 2022 décrit le processus théorique, appuyé sur des données, selon lequel, toujours la spike (du virus ou du vaccin), régule (dans notre organisme) à la baisse la production des interférons de type 1, lesquels sont (je résume en très très gros) précurseurs de tout un tas de processus de lutte contre les cellules cancéreuses de notre corps.
https://www.sciencedirect.com/…/pii/S027869152200206X!

Extrait (traduit) de « Innate immune suppression by SARS-CoV-2 mRNA vaccinations: The role of G-quadruplexes, exosomes, and MicroRNAs ». Revue Food and Chemical Toxicology, juin 2022, volume 164.

Conclusion

Toutes ces publications scientifiques, la pharmacovigilance semble donc les ignorer, ou ne pas en tenir compte. Il m’a fallu les lui envoyer, en demandant expressément à ce que ces éléments soient ajoutés au dossier, ce qui, m’a-t-il été répondu, a été fait.

Cette étude de cas, tirée d’une expérience personnelle, montre le peu de zèle des autorités sanitaires françaises à rechercher un lien ne serait-ce qu’éventuel entre vaccination anti-COVID et effets indésirables déclarés.

On ne s’en étonnera pas, les centres de pharmacovigilance de l’Hexagone étant organisés au sein d’un vaste réseau européen, l’Agence Européenne des Médicaments (AEM ou EMA en anglais)…qui a délivré l’AMM conditionnelle à ces mêmes vaccins ARN anti-COVID…

Malgré les 34 milliards de chiffres d’affaires annoncés par Pfizer pour son vaccin anti-COVID pour la seule année 2022 (3), il semble qu’il soit difficile de dégager des moyens pour assurer une pharmacovigilance active, digne de ce nom, seule à même de surveiller les risques démesurés qu’ont pris nombre de gouvernants occidentaux à lancer une vaccination de masse avec un produit non-connu basé sur la technologie ARN, encore en phase expérimentale, pour lequel les données de sécurité sont toujours manquantes, et les signaux d’alarmes chaque jour plus importants.

Mais que Pfizer et autres fabricants de vaccins ARN COVID se rassurent. Après avoir partagé les informations de cet article au sein d’un groupe privé Facebook réservé aux personnes atteintes de glioblastome et leurs proches, il s’est avéré, dans les retours que j’ai reçus, que personne n’avait rempli de dossier de pharmacovigilance.

Martin Mazurkiewicz
Juin 2023

 

Notes et sources
(1) Ses résultats, rassemblés sous format d’un PDF de 173 pages intitulé « Les chiffres suisses : plongée dans les statistiques COVID et post-vaccinales », ont été présentés lors du Conseil Scientifique Indépendant n°108 disponible ici : https://crowdbunker.com/v/pfBXKCZ8
(2) https://www.aimsib.org/wp-content/uploads/2023/11/image-4042920-20201130-ob-6b8f5e-dr-helene-banoun.jpg.org/2022/01/09/renouvellement-dammc-du-vaccin-comirnaty-al-capone-habite-t-il-a-lema/
(3) https://www.lefigaro.fr/societes/pfizer-releve-ses-previsions-de-ventes-de-vaccins-anti-covid-pour-2022-a-34-milliards-de-dollars-20221101

20 réponses

  1. Début novembre 2009, en pleine pseudo-pandémie H1N1 et en préparation de la vaccination dite pandémique, le Directeur général de la santé, Didier Houssin, s’exprime sur une télé. Il parle du risque de Guillain-Barré pour dire que si les médecins pensent qu’il y a un lien avec la vaccination, ils devront déclarer…
    Il démontrait là qu’il n’avait rien compris au problème de la pharmacovigilance. S’ils se produit 50 cas en l’absence de cette vaccination, que cette vaccination en provoque 50 et que les médecins, se montrant excellents, ne déclarent que les 50 cas dus à la vaccination H1N1 il y aura 50 cas déclarés contre 50 cas attendus en l’absence de cette vaccination.

    Conclusion : Tout va bien, la vaccination n’a pas provoqué de Guillain-Barré supplémentaires !!!

    Il faudrait au contraire que tous les cas, si c’était possible, soient déclarés car le signal est
    crée par le nombre de cas en plus des cas attendus. Il faut donc que les cas attendus, c’est à dire les coïncidences, soient aussi déclarés. Les médecins de terrain n’ont pas à penser. Mais les autorités ne font rien en ce sens…

    1. Mon épouse est décédée d’un glioblastome grade 4 le 21 mars 2023 diagnostiqué le 30 octobre 2021. Elle a reçu 2 injections astraZeneca soit 6 mois après la seconde dose. Elle n’a pas eu le Covid. J’ai demandé à notre oncologue CHU de Lille si elle avait remarqué une augmentation des cas depuis ces dernières années, elle m’a dit non.
      Peux-t-on connaître le nombre de cas déclaré en 2019, 2020,2021 et 2022?

      1. Ma fille en ayant été mortellement victime, et nous aussi donc, fin 2021, je ne crois plus à l’ouverture d’esprit et au souci de ce contre-informer du Centre Oscar Lambret lillois que vous évoqué anonymement.

        Et le fait de trouver un compte-rendu de visite avec le logo en bas à droite et pas en haut à gauche n’est pas fait pour susciter l’estime et la confiance

        Mais évidemment ils sont inattaquables ?

      2. En France, aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’existe pas de registre national des tumeurs cérébrales.

        La seule étude menée à ce sujet et celle de Santé Publique France citée dans l’article et publiée en 2018. Réalisée en coopération avec l’Institut national du cancer, elle recense à peu près 3500 cas en 2018, et constate une augmentation par 4 des cas entre 1998 et 2018, mais cet écart est essentiellement dû à une évolution des méthodes de comptage et des soins.

        Pour le reste, c’est une équipe de neurologues de Bordeaux qui, au sein d’une association, le RnhTPSNC (recensement national histologique des tumeurs primitives du système nerveux central, ouf !) s’efforce d’estimer « artisanalement » depuis 20 ans les cas de glioblastomes à partir du recensement des analyses histologiques effectués dans les hôpitaux habilités à opérer les tumeurs cérébrales.
        En gros, on constate, ces dernières années en France, une incidence variant entre 3 et 5 voir 6 cas/an/100.000 habitants, et qui fluctue également en fonction des âges (les glioblastomes touchent beaucoup plus les « vieux » que les jeunes.

        Plus d’infos sur l’épidémiologie du glioblastome en France dans cette vidéo qui date de fin mai 2023 (Les chiffres sont présentés à partir de la minute 28 environ) :
        https://www.youtube.com/watch?v=_No_x-LulWA&t=151s

  2. Bonjour, pourrait on connaître le nombre de cas plutôt que les chiffres statistiques. Ce serait plus éloquent . Quel était le pourcentage d’enfants vaccinés en Suisse entre 0 et 14 ans ? Ce n’était pas obligatoire si je me souviens bien de vacciner les enfants .
    Cordialement

    1. Pas d’obligation en Suisse mais beaucoup de médecins, droits dans leurs bottes, poussaient à la vaccination des enfants. 5 source sûre : j’ai un fils et 2 petites filles en Suisse … qui ont vaillamment résisté).

    2. Pour la Suisse, les chiffres officiels concernant le taux de vaccination COVID sont les suivants :
      – 3,77% pour les (0-9 ans).
      – 50% pour les 10-19 ans)
      -73% pour les (20-29 ans)
      -74% pour les (30-39 ans).
      Ces chiffres figurent dans les données compilées par Viviane Cuendet.
      Au delà de 40 ans, je ne retrouve plus les chiffres, mais de mémoire, on dépasse les 80%.

      Concernant les chiffres bruts, ils figurent, pour les catégories mentionnées dans l’article, sur les graphiques.

      Pour le reste, ils sont trop nombreux et répartis en trop de catégories pour êtres tous mentionnés.

      Pour vous donner une idée plus générale, je peux par exemple vous dire que chez les 15-39 ans, le nombre de cancers dans les huit catégories recensées se montent à 817, contre 529 de moyenne pour les cinq années précédents, soit une augmentation de 54%.

      1. Monsieur Mazurkiewicz j’ai lu avec beaucoup d’attention votre dossier sur réseauinternational. Je souhaite échanger avec vous car Papa est décédé le 19 juin dernier d’un glioblastome dont les symptômes sont apparus après la 3e injection pfizer. Merci à vous de me contacter svp, bien à vous.

  3. Mon assistante de 63 ans est décédée en janvier 22 d’un glioblastome stade 4, elle avait été vaccinée en août et septembre 21, contrainte par l’Ehpad où résidait son père ; évolution foudroyante sur 2 mois. Aucune déclaration bien entendu…

    1. Le radotage d’un néo-octogénaire (mais vieux militant anti-vaccin depuis 1972) peut s’avérer pédagogique.

      Il a été vite regrettable et non-didactique et çà le reste que les non-mougeons persiste à utiliser le concept pasteurien « vaccin » quand il s’agit INCONTESTABLEMENT d’ IGE (Injection génique expérimentale) qui fabrique des HGM (humain génétiquement modifié)

      Le souci du juste mot pour la juste chose, le souci des mots pesés pour éviter d’accroître, voire pour contribuer à réduire, les maux pesants.
       C’est un combat militant qui en vaut d’autres, voire conditionne le succès des autres

  4. Bonjour,

    Ma femme (39 ans) a également développé un glioblastome dans le lobe frontal droit quatre mois après sa seconde injection du vaccin Pfizer.

    J’ai toujours cru à un lien entre le vaccin et sa pathologie, malheureusement sans jamais n’avoir eu les moyens de le prouver…

    Pour ma part je n’avais pas connaissance de l’existence de ces dossiers de pharmacovigilance, donc aucune déclaration n’a été réalisée.

    J’ai deux enfants en bas âge et suis terrorisé à l’idée qu’ils puissent grandir sans leur mère.

    Cordialement,

    1. Je vais parler peut-être dans le vide, mais je m’intéresse depuis des années aux travaux du Dr Laurent SCHWARTZ Cancérologue ( qui d’ailleurs a participé au premier congrès de l’AIMSIB) et qui a une approche différente du cancer qu’il considère (avec raison selon moi) comme une maladie des mitochondries ), voir son site :https://guerir-du-cancer.fr/
      et sa prochaine conférence : https://dr-laurentschwartz.com/rencontre-debat-dr-laurent-schwartz-marion-kaplan-cancer-revolution/
      https://dr-laurentschwartz.com/lequation-de-la-vie-la-genese-du-cancer/
      https://dr-laurentschwartz.com/resistance-a-la-circulation-des-savoirs-scientifiques-leffet-warburg-en-cancerologie/
      et surtout celui-ci :
      https://dr-laurentschwartz.com/le-role-de-la-therapie-metabolique-dans-le-traitement-du-glioblastome-multiforme/
      Si quelque part son approche peut aider votre épouse j’en serai heureux,

  5. Il y a quelques années, un médecin aujourd’hui à la retraite m’avait raconté son expérience sur le fonctionnement de la pharmacovigilance. Il voit arriver, dans sa nouvelle clientèle, 2 personnes ayant eu une appendicectomie 6 mois après avoir reçu une vaccination contre l’hépatite B. Il ne déclare pas. Arrive un troisième cas, toujours 6 mois après.

    Là il décide de déclarer les 3 cas à la pharmacovigilance régionale. Celle-ci lui téléphone pour lui dire qu’un délai de 6 mois c’est trop long pour une relation de cause à effet !!!
    Combien de temps l’eau froide met-elle pour bouillir ? Il faut observer et expérimenter. Mais là, ils savent à l’avance combien de temps il faut pour que cette vaccination puisse, le cas échéant, produire une inflammation suffisamment développée sur l’appendice pour nécessiter une intervention chirurgicale. On appelle cela la science infuse.
    Pourtant, même si l’inflammation débutait le jour même de la vaccination, il faudra un certain temps pour que son importance soit telle qu’elle nécessite la chirurgie.

    1. Ce délai de 6 mois, c’est aussi celui qui a séparé une vaccination et le purpura thrombopénique idiopathique (cad de cause inconnue) que mon fils a développé lorsqu’il avait 18 mois …. et aucun lien ne pourra jamais être effectué puisqu’il il est « scientifiquement » inenvisageable qu’il y en ait un !!! à cause du délai jugé trop long …..

      Heureusement qu’il a pu bénéficier d’une super prise en charge et qu’il s’est vite remis, mais jamais la vaccination n’a été envisagée comme potentiel déclencheur, et aucune déclaration n’a été faite. Moi-même pharmacien, je n’y ai pas songé un instant à l’époque alors que j’ai été externe en pharmacovigilance, c’est vous dire si on est formaté avant de se réveiller et de se poser des questions qui relèvent juste du bon sens ….

      Les déclarations passives font que la non déclaration en pharmacovigilance est la règle, la déclaration l’exception, l’imputation une singularité ….
      Ce que l’on ne cherche pas, il n’y a aucun « risque » de le trouver !
      Mais peut-on avoir confiance lorsque le doute est permanent faute de questionnement sérieux, et qu’on ne se donne aucunement les moyens de le lever ?

  6. Sur le tableau Office fédéral de la statistique Suisse on remarque une hausse de 21% des tumeurs malignes du lobe frontal en 2021 mais également une baisse du même ordre des tumeurs malignes du lobe latéral
    Donc rien de probant sur cette augmentation des tumeurs cérébrales en 2021 chez les + 70 ans
    Quoi dire d’autre?

    1. Je ne vois pas, dans les statistiques de l’OFS, de catégorie nommée « tumeurs malignes du lobe LATÉRAL » chez les + de 70 ans. Sans doute vouliez-vous dire tumeurs du lobe PARIÉTAL (lobes situés sur les « côtés » du cerveau. Je conviens effectivement que leur nombre baisse en 2021 dans le même ordre de grandeur que les tumeurs frontales.
      Quelques remarques cependant :
      1. Vous remarquerez que la variabilité annuelle de ce type de tumeur (lobe pariétal) est beaucoup plus importante sur les six années considérées. Ce qui n’est pas le cas des tumeurs du lobe frontale dont le nombre, chaque année, était remarquablement stable jusqu’en 2021, année clairement atypique.
      2. D’autres catégories de tumeurs, chez les >70 ans, affichent également des baisses en 2021, parfois très importantes. Il n’en reste pas moins que si l’on considère le TOTAL des tumeurs dans LES catégories DISPONIBLES, on constate une hausse d’environ 10% en 2021 par rapport à la moyenne de 2016-2020, ce qui est statistiquement tout à fait significatif. D’autant plus si l’on regarde les chiffres ABSOLUS : 1544 tumeurs malignes recensées en 2021 par rapport à une moyenne de 1419 pour les années précédentes, soit environ 125 de plus. Et ce alors que les chiffres étaient relativement stables les années précédentes (en légère augmentation je vous l’accorde, sans doute en raison du vieillissement de la population, les tumeurs du cerveau touchant très majoritairement les personnes âgées).
      3. De même, l’augmentation du TOTAL des tumeurs du cerveau chez les 15-39 ans en 2021 (+42% par rapport à la moyenne) est juste ÉNORME (cf le graph de l’article). Et là encore, constatez la régularité du nombre de cas sur les années précédentes. Cette catégories d’âges est très peu touchées par les tumeurs et une raison doit nécessairement expliquer ce bond. C’est un SIGNAL FORT.
      4. D’une manière plus générale, le document complet de Viviane Cuendet révèle une explosion de très nombreuses catégories de maladies en 2021 par rapport aux années précédentes.
      5. Je rappelle enfin que ce ne sont que des données parcellaires, qui concernent les HOSPITALISATIONS.
      Bien à vous.

  7. Bonjour à tous
    Ne serait-il pas possible d’installer une Application de « Tags » (mots clé, termes associés à l’article,…) pour donner une meilleure visibilité dans les moteurs de recherche aux articles de l’AIMSIB ?

    Je ne suis pas compétent dans le domaine informatique, mais pour illustrer mon propos si dans Google j’indique « pharmacovigilance » (dans Actualités) cet article apparaît en 6ème ligne.

    Si j’indique  » glioblastome » (dans Actualités) l’article n’apparaît pas. Au contraire, une poignée d’articles de médias apparaissent dans la semaine de publication ! Tous ces articles ne mettant pas en cause les vaccins covid. Coïncidence ? contre-feu des médias pour occuper l’espace web ?

    Cancer du cerveau: des percées contre le glioblastome
    Le Figaro
    Il y a 4 jours

    Cancer du cerveau : une nouvelle avancée dans le traitement du glioblastome
    Pourquoi Docteur
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  8. Bonjour , Et merci pour votre éclairage sur ce cancer du cerveau post-injections et le lien de causalité qui s’établit malgré les freins du CPV de Lille.

    Je recherche des liens de causalité post injections et le cancer de la prostate. Merci d’avance pour tout documents, statistiques et autres comptes rendus médicaux etc.à ce sujet

    Merci d’avance POUR VOTRE AIDE
    Bruno

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