Attention, article tout naturellement amusant! Enfin presque, au moins pour ceux qui savent rire de tout. Dans une séance d’anthologie de l’Académie de Médecine Française en 2016 (1) il fut finalement édité un document de dix pages, corpus de concepts et de théories pour le moins surréalistes s’agissant de la surveillance et de l’effectivité de la pratique vaccinale. Se souvenir que c’était deux ans avant la promulgation de l’obligation vaccinale géante de 2018… Bonne lecture.

Introduction

Non, nous ne rabâchons pas car toutes les supputations vaccinales supplémentaires vont bon train pour la rentrée:

Extension obligatoire de la vaccination anti-grippale à certaines populations, généralisation des vaccins anti-HPV aux deux sexes, possible vaccination anti-COVID encore une fois plus ou moins forcée et sans aucun test sérieux de toxicité…

Ainsi dans cet incroyable bulletin de l’Académie de Médecine il vous est exposé de manière très explicite que le caractère absolument expérimental  de ces campagnes vaccinales demeure parfaitement assumé par cette digne Assemblée.

Entre autres découvertes.

Mais commençons par une perle d’un extraordinaire niveau d’inculture épidémiologique

La notification spontanée des effets indésirables post-vaccinaux

Dès la deuxième page du résumé l’attaque contre tout pragmatisme et toute expérience acquise en terme de détection des effets indésirables graves post-vaccinaux (EIG) est rude, voire coupable d’une immense naïveté: On vous laisse apprécier:

Capt. écran 1

Erreur, horreur!

La notification spontanée constitue bien au contraire la pire des méthodes de détection des effets indésirables post-vaccinaux parce qu’elle génère naturellement son contraire absolu: L’absence de notification.

Par quels mécanismes?

  • Parce que régulièrement les familles ne relient pas spontanément la modification des états de santé ou de comportement de leurs bébés après parfois plusieurs semaines passées entre l’acte vaccinal et l’apparition des symptômes suspects,
  • Parce que les médecins redoutent que leurs responsabilités personnelles soient recherchées dans la genèse des troubles présentés et taisent leurs déductions étiologiques,
  • Parce que l’ignorance du personnel médical est grande quant à la diversité énorme des EIG post-vaccinaux possibles,
  • Parce que la plupart des médecins vivent terrorisés à l’idée que leurs signalements soient considérés par le Conseil de l’Ordre des Médecins comme un acte d’hostilité à l’encontre de la vaccination obligatoire,
  •  Parce qu’une déclaration d’EIG à la pharmacovigilance est en plus laborieuse, chronophage et naturellement non rémunérée.

Dans les pays évolués on met en place des bases pharmacoépidémiologiques comme le Vaccine Safety Datalink aux USA et on a des programmes dédiés type PRISM, mais ça c’est dans les pays qui ne relèvent pas du tiers-monde épidémiologique.

La détection active des EIG, la méthode que personne ne souhaite adopter en France

En général il est admis que la notification spontanée ne met à jour que 1% à 10% des EIG; c’est évidemment faux. Il existe très peu de littérature pertinente sur la sous notification des évènements indésirables post vaccinaux, mais parfois on trouve des choses comme ça (2): taux de sous notification de 321/322 pour tous les EIs et 36/37 pour les EIs sévères… Pas étonnant qu’on ne veuille pas améliorer le système, quand on commence à mettre en place les outils adéquats, la supercherie se dévoile rapidement…

Nous nous sommes déjà fait l’écho (3) d’une expérience cruciale réalisée par la région Italienne des Pouilles entre 2013 et 2018 dans la traque aux EIG post-vaccination ROR, leurs résultats sont écrasants: (4)

Surveillance active/passive des EIG post-ROR dans les Pouilles, 09-12 2018

Ainsi dans cet exemple on démontre sans peine que la détection active des EIG peut repérer jusqu’à 400 fois plus d’EIG qu’une banale et éculée notification spontanée, et ceci avec seulement un seul appel téléphonique aux familles au 20e jour post-vaccinal.

  • On peut supposer que le coût financier de telles mesures (appels téléphoniques répétés aux familles si l’on veut repérer les EIG tardifs) puisse rebuter les autorités sanitaires,
  • Qu’accessoirement ces coups de téléphones soient en mesure de générer de l’anxiété dans les familles,
  • Que surtout de telles méthodes de mise en évidence des EIG mettraient un coup d’arrêt définitif à la pratique de la vaccination obligatoire.

Évaluation académique de l’efficacité/effectivité vaccinale

Nous ne pouvons évidemment pas rebondir sur l’ensemble des allégations de ce bulletin d’un autre temps, illustratif de l’état des connaissances en immunologie communément admises lors de la première moitié du XXe Siècle. Tout de même, arrêtons-nous sur cet innocent paragraphe pourtant pourvu d’une incroyable richesse en bourdes:

Capt. écran, p.243

Comment peut-on se satisfaire intellectuellement que le fait d’avoir généré des anticorps circulants pourrait apporter une protection systématiquement efficace contre toutes les maladies infectieuses visées en dépit de tous les contre-exemples dont la littérature médicale fourmille? Juste parce qu’on sait les doser?

Non seulement des taux records d’anticorps peuvent ne pas protéger (5)(6)(7)(8)(9) mais de plus ce modèle théorique fait complètement fi d’une part absolument capitale de l’immunité portée par les IgA sécrétoires (des muqueuses) et par l’immunité cellulaire.

Pire! la présence d’Ac peut parfois même se révéler simplement pourvoyeuse de mauvaises nouvelles pour le patient, comme le Dr Pascal Sacré, nouveau membre AIMSIB que nous saluons ici, l’a démontré récemment dans un article éclairant autour des sérologies COVID. (10)

Nos Académiciens n’ont peur de rien, la fin du paragraphe peut faire réellement froid dans le dos:

On peut parfaitement mettre sur le marché un vaccin dont on ignore la capacité à protéger de la maladie et même son influence sur la morbi-mortalité, il n’y a qu’à « laisser faire » le hasard et determiner après coup si le produit a été utile ou nocif.

C’est tout naturel peut-être, mais on se demande quand même à quoi servent les études pré-cliniques.

Qui veut tout naturellement un vaccin anti-COVID à la rentrée de Septembre 2020?

Tolérance académique des vaccins

Le festival continue quelques lignes plus loin,

Capt. écran, p.243

Donc c’est dit et assumé, un vaccin ne peut en aucun cas être déclaré exempt d’EIG non repérés au jour de sa mise sur le marché. Et ceci est essentiellement lié au phénomène dit « du changement d’échelle » quand un produit testé quelques jours sur une dizaine de volontaires se verra administré à des centaines de milliers voire de millions de cobayes involontaires.

Ce texte date de 2016, notons ensemble qu’il est déjà parfaitement périmé: Il était fait mention ici de vaccinations non réalisées auprès de patients immunologiquement trop fragiles, il y a cinq ans encore certains médecins français redoutaient de vacciner des bébés fragiles. C’est devenu une chose interdite que de douter aujourd’hui.

N’oublions pas cet extrait du PV de la réunion du 12 octobre 1995 de la Commission Nationale de Pharmacovigilance (merci au Dr  Marc Girard pour avoir mis cette perle sur son site)

extrait du procès-verbal

Donc maintenant on ouvre des enquêtes pour évaluer la sécurité d’emploi des vaccins anti-hépatite B chez les enfants et les nourrissons… Nous qui pensions que l’évaluation de la sécurité d’emploi relevait des essais cliniques.

Ici on vous explique clairement que c’est fait, en réalité, tout naturellement sur les populations en post-commercialisation.

Sanctions pénales ignorées

Les médecins qui vaccinent à la chaîne du matin au soir ont-ils fait signer le formulaire de consentement aux sujets ou à leurs parents ? Parce que normalement la sanction prévue, c’est ça :

Article 223-8 du Code Pénal

Rassurez-vous, il est des Lois qui ne s’appliquent pas à la pratique vaccinale.

La petite dernière, pour faire bon poids

Attention, c’est du encore plus lourd. C’est normal, puisqu’on en est presque à la fin de l’article. Une question innocente se retrouve posée par un membre de l’Académie au Pr Pierre Bégué, Fondateur et coordonnateur d’un DIU (diplôme inter-universitaire) de Vaccinologie, pédiatre émérite:

Capt. écran, question-réponse

Elle est pas merveilleuse celle-là?

En 2016 l’Académie de Médecine par la voix de l’un de ses membres les plus illustres appelait à la réalisation d’études de cohortes pour affirmer l’innocuité des vaccins. C’était même annoncé comme « un point désormais capital ». Deux ans plus tard on écrasait toute étude possible par la promulgation de l’obligation vaccinale…

Qui peut croire une seconde à la sincérité de nos élites quant à leur volonté réelle de faire la lumière sur l’innocuité de nos programmes vaccinaux?

Conclusion

Cet article n’est pas innocent: Il objective très clairement que les pratiques vaccinales passées ont été réalisées dans le plus grand dilettantisme scientifique et médical, porté par des industriels certains de leur impunité et par des autorités sanitaires totalement submergées tout à la fois par leurs propres incompétences et leurs conflits d’intérêts régulièrement abyssaux. (11)

Un changement d’échelle pour le Gardasil, une généralisation des nouveaux vaccins anti-grippaux sans la moindre idée des EIG possibles (12), une ruée sur un ou des vaccins anti-COVID-19? 

C’est tout naturellement que nous  ferons confiance demain comme hier à la clairvoyance de l’Académie de Médecine Française, tout est sous contrôle car:

«  Les données d’efficacité seront tout naturellement obtenues plus tard lors de l’utilisation des vaccins en situation réelle ».

 

 

Le Vigilant
Dr Vincent Reliquet
Juillet 2020

 

 

Notes et sources:
(1) Bull. Acad. Natle Méd., 2016, 200, no 2, 241-250, séance du 2 février 2016
(2) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21112311/
(3) https://www.aimsib.org/2018/12/31/vaccinations-obligatoires-2018-cest-bientot-fini/
(4) https://www.sanita.puglia.it/documents/36126/4921952/Sorveglianza+degli+eventi+avversi+a+vaccino+in+Puglia+Report+2013-2017/
(5) https://www.aimsib.org/2017/04/13/les-grands-entretiens-de-laimsib-pertinence-de-la-vaccination-anti-tetanique/
(6) https://www.aimsib.org/2019/05/26/la-vaccination-anti-rougeole-expliquee-par-une-specialiste-en-immuno-infectiologie/
(7) Michel Georget, « Vaccinations, les vérités indésirables », 2017, Dangles Ed.p.275 (diphtérie), p.287 (tétanos chez les vaccinés)
(8) Crone N.E, Reder A.T., « severe tetanus in immunized patients with high anti-tetanus titer », Neurology, t.42, p.761-764, 1992, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1565228/
(9) Michel de Lorgeril, « Les vaccins du nourrisson tome 3, DTP », Collection Vaccin et Société, Chariot d’Or Ed.
(10) https://www.mondialisation.ca/le-jeu-des-tests-une-brique-de-plus-dans-la-desinformation-covid-19/5646879
(11) https://www.aimsib.org/2019/09/29/vaccin-anti-hbv-rapport-dexpertise-judiciaire-du-dr-marc-girard-premiere-partie/
(12) https://www.aimsib.org/2020/06/07/jurisprudence-chloroquine-et-medecine-des-vaccins/

 

 

(1) [pdf-embedder url= »https://www.aimsib.org/wp-content/uploads/2019/07/p.241-250.pdf » title= »P.241-250″]

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