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COVID-19 et hydroxychloroquine, pourquoi tant de hargne?

Six mois après le début de cette pandémie virale sans précédent depuis un siècle on reste frappé par l’insuffisance flagrante de productions scientifiques robustes susceptibles de trancher radicalement le débat concernant l’utilité ou non de la chloroquine dans le traitement du COVID-19. Le Docteur Michel de Lorgeril, membre fondateur de notre association et chercheur CNRS – dont le métier a consisté, entre autres choses, à bâtir des essais cliniques indépendants de l’industrie pharmaceutique – explique pourquoi confusions et controverses puériles se sont substituées à un exercice de recherche scientifique et médicale conventionnelle. On aurait dû le faire. Pourquoi ne l’a-t-on pas fait? Pourquoi est-ce probablement trop tard pour arriver à un consensus?

Pourquoi tant de hargne

Tout professionnel de la recherche médicale, avec un minimum d’orientation clinique, ne peut qu’être fasciné par la querelle hargneuse dans les médias – et probablement aussi dans les salons feutrés des administrations sanitaires désemparées – à propos du médicament hydroxychloroquine contre COVID-19.

Les uns le prétendent efficace mais on ne sait pas vraiment pour qui, comment et à quel autre médicament (antibiotique ?) il faut l’associer ; tandis que d’autres, drapés dans leurs toges de scientifiques intègres et rigoureux, s’insurgent d’un usage non conventionnel de la substance.

Certains défendent l’éthique médicale contre l’éthique de la recherche scientifique comme si ce n’était pas la même chose.

Peut-être confondent-ils recherche médicale commerciale – désormais omniprésente au cœur des hôpitaux universitaires – et recherche scientifique médicale indépendante ?

Il est à craindre toutefois que ceux qui sombrent dans de telles confusions aient perdu leur boussole à force de ne fréquenter que le monde de la médecine marchande. Peu importe. La question d’aujourd’hui est : pourquoi tant de hargne rageuse à propos de la chloroquine ?

Sans être un ténor, ou une diva, de l’épidémiologie d’intervention – qui s’oppose à celle d’observation qui n’est, par définition, qu’observation et jamais expérimentation – il est très probable qu’en conduisant une expérience clinique sur des patients COVID-19, on aurait pu rapidement régler cette question de la chloroquine : les malades abondent dans les hôpitaux et peu de soignants auraient refusé de participer à un essai clinique puisque c’est ainsi qu’on désigne une expérimentation sur des humains.

Rappelons qu’en médecine, seule une expérience (un essai clinique) bien conduite permet de démontrer une relation de causalité, notamment que l’administration d’un médicament a un effet bénéfique, au-delà de l’effet placebo.

Il faudrait un livre entier pour décrire les méthodes, le rationnel et les précautions à prendre lors d’un essai clinique. Avant d’en dire quelques mots, une question s’impose : pourquoi un essai clinique testant l’hydroxychloroquine contre un placebo n’a pas encore été conduit ?

La question cruciale du placebo

Pourquoi ces ersatz d’essai clinique chinois et marseillais alors que rien n’empêche d’en conduire un correctement, et de façon acceptable pour tout expert de ce champ de la recherche scientifique médicale et indépendante ? Ainsi naissent les controverses futiles qui ravissent les médias : ils ont quelque chose à dire pour remplir les vides et les silences !

Je reviens à la question qui résume cette hargne partagée : pourquoi n’a toujours pas été fait un essai clinique correct testant l’hydroxychloroquine contre un placebo ?

Je n’ai pas de réponse ; sinon peut-être l’incapacité des autorités et des universitaires impliqués dans la querelle pour concevoir un essai clinique. Si on passe beaucoup de temps dans les aéroports et les bureaux feutrés de l’industrie des vaccins, on manque de temps pour organiser (et auparavant comprendre ce qu’est) un essai clinique. Comme disait la fermière à propos du meunier, on ne peut pas être « au four et au moulin »…

Cette incapacité, conceptuelle et méthodologique, est générale et n’est pas récente dans le monde hospitalo-universitaire mais elle s’illustre de façon caricaturale avec la querelle sur l’hydroxychloroquine. Les arguments échangés en témoignent. Un argument des uns, par exemple, pour justifier l’absence d’un essai clinique serait l’urgence de la situation.

C’est inexact : l’essai clinique randomisé est la seule façon de gagner du temps !

Un argument des autres serait le respect de l’éthique : être randomisé dans le groupe placebo serait une inadmissible perte de chance.

C’est encore inexact : seule la conduite d’un essai clinique permet de respecter les intérêts des participants

C’est en produisant des données faibles (potentiellement biaisées) que le patient perd ses chances (quel que soit le groupe de tirage au sort) et devient une sorte de cobaye. Car il est utilisé par l’investigateur sans espoir d’une meilleure information à son profit ou celui de la communauté des patients qui acceptent de participer à l’expérimentation. La première garantie du respect de l’éthique c’est la qualité du travail scientifique produit ; c’est-à-dire la production d’une information crédible et utilisable de façon consensuelle par les praticiens sur le terrain.

Que veut dire « qualité du travail scientifique »

Question préalable : une fois mises de côté les erreurs (intentionnelles ou pas), individuelles ou collectives:

Quel est le pire ennemi du scientifique en médecine ? Réponse : le hasard !

Le hasard peut faire prendre des vessies pour des lanternes, même aux plus chevronnés des investigateurs ;

Le hasard peut conduire à deux erreurs catastrophiques en recherche médicale :
1) Déclarer qu’un médicament est actif alors qu’il ne l’est pas,
2) Déclarer qu’un médicament n’est pas actif alors qu’il l’est.

L’obsession de tout investigateur, au-delà de toute considération personnelle, carriériste ou commerciale, est d’éviter ces deux erreurs. Nul besoin de miracle et nul besoin d’être un génie !

Au moins 40 années d’un effort collectif nous ont amené à définir strictement la méthodologie à suivre pour « conduire un essai clinique ». Ce que la crise du COVID-19 révèle tragiquement, c’est la méconnaissance de cette méthodologie par les élites universitaires et hospitalières. La querelle de la chloroquine fait tomber les masques. Sont-ils incapables de s’entendre pour organiser « un essai clinique » et résoudre la question de la chloroquine ?

Savent-ils même ce qu’est un « essai clinique » ? Il suffit de consulter les écrits des experts officiels de la médecine des vaccins (très impliqués dans la querelle de l’hydroxychloroquine), pour constater cette ignorance. Bien sûr, on ne connait que ce que l’on pratique. En l’absence de pratique, on ne connaît pas !

Qu’est-ce qu’un essai clinique ? On trouvera des exemples et les règles à suivre dans tous mes livres en français. Pour avoir la liste, visitez le blog : michel.delorgeril.info.

Règles intangibles concernant les essais cliniques de qualité

Outre que l’essai clinique doit être randomisé (comporter un tirage au sort), et contrôlé (le médicament est comparé à une substance dite contrôle, de préférence un placebo), il doit être conduit en double aveugle. De plus, il faut :

  • Règle 1 : définir très précisément la population étudiée.
  • Règle 2 : définir très précisément (quantitativement) le risque de la pathologie qu’on veut empêcher ou réduire dans cette population. Exemple : combien de patients SARS-Cov-2 positifs vont avoir besoin d’une ventilation artificielle ?
  • Règle 3 : définir très précisément (quantitativement) la diminution du risque que l’on veut tester grâce au médicament. C’est lhypothèse primaire. C’est le nœud de l’essai clinique car c’est la seule façon de contrôler au mieux l’effet du hasard.

La réponse à cette hypothèse primaire sera oui ou non car elle doit être formulée de façon simple.

Soit un exemple très simple : je pose l’hypothèse que l’hydroxychloroquine diminue de 50% le risque d’un patient testé positif d’avoir besoin d’une ventilation artificielle.

Un autre investigateur peut poser une autre question mais c’est un autre essai clinique. De cette hypothèse (50% de réduction du risque) et du paramètre clinique (exprimé quantitativement) d’avoir besoin d’une ventilation, on en déduit précisément le nombre de patients à randomiser et la durée de l’essai requis pour tester lhypothèse primaire. Ce sont des calculs simples.

  • Règle 4 : respecter lunité de temps et lunité de lieu. Les patients doivent être recrutés pendant une période courte et dans une zone géographique homogène. On peut certes conduire un essai multicentrique, mais il faudra faire en sorte que dans chaque centre de recrutement, les patients tirés au sort dans le groupe expérimental soient en nombre égal à ceux tirés au sort dans le groupe contrôle et dans le même espace-temps.

En appliquant ces règles, on est au-dessus de toute manipulation, du sponsor, des investigateurs et surtout du hasard.

La tragique crise actuelle du COVID-19 facilite les choses car il y a des investigateurs sur le terrain et un flot de malades dans les unités de soin et les consultations externes… Qu’on ne le fasse pas indique probablement qu’on ne sait pas le faire. Encore pire, la plupart ne savent pas qu’ils ne savent pas le faire.

La portée limitée d’un essai clinique de qualité

Une fois l’essai clinique terminé, on a réponse à la question posée. Par exemple, l’hydroxychloroquine diminue de 50% le risque d’avoir besoin d’une ventilation chez le patient positif pour le SARS-Cov-2.

Mais ça ne répond qu’à cette question. On ne sait pas si l’addition d’un antibiotique diminue encore plus le risque. On ne sait pas si l’hydroxychloroquine est efficace chez le patient déjà ventilé. On ne sait pas si l’hydroxychloroquine est utile chez la personne négative au SARS-Cov-2. Et bien d’autres questions sans réponse.

D’autres essais cliniques sont nécessaires pour répondre à chacune de ces questions.

La recherche médicale est une œuvre collective. Plusieurs équipes doivent travailler sur des hypothèses différentes pour avancer de concert. C’est très faisable avec la chloroquine car les patients sont nombreux dans les hôpitaux et les hypothèses testées couvrent des périodes brèves de la maladie.

Querelles et non-méthodes

Depuis le mois de Janvier 2020, on aurait pu répondre à plusieurs de ces questions, plutôt que se quereller. Sans refaire l’histoire, on peut penser que l’équipe la plus avancée (celle de Marseille) aurait pu dès Janvier 2020 proposer plusieurs protocoles aux autres équipes nationales (et étrangères) et ainsi organiser (coordonner) un fécond travail de recherche clinique de façon multicentrique.

Deux obstacles sont apparus :

  • l’équipe marseillaise (selon les écrits de son sympathique Directeur) ne voit pas l’intérêt des essais cliniques bien conduits et, apparemment, ne comprend pas de quoi il s’agit ;
  • les autres équipes souffrent d’une sorte d’allergie vis-à-vis de l’équipe marseillaise et ne comprennent pas non plus l’urgence des essais cliniques bien conduits.

Ainsi se querelle-t-on dans les cours de récréation ! Pendant ce temps, les patients passent…

L’équipe marseillaise a pris l’initiative de médiocres études mal conduites pour justifier la distribution d’hydroxychloroquine aux personnes SARS-Cov-2 positives de Marseille qui en font la demande.

Ils peuvent éventuellement obtenir des résultats (non scientifiquement fondés) encourageants en bénéficiant d’un effet placebo majeur et surtout de « l’effet magique » lié à la personnalité du grand professeur marseillais qui, seul contre tous…

Surtout si cette équipe a pris l’indispensable précaution de surveiller attentivement tous les patients qui recevaient l’hydroxychloroquine avec des électrocardiogrammes répétés (dont l’interprétation n’est pas aisée).

Cet effet placebo doublé de l’effet magique du grand professeur à barbe blanche se reproduira-t-il dans la banlieue de Montevideo ou les bidonvilles de Lagos quand les mêmes comprimés d’hydroxychloroquine seront distribués par des bénévoles de l’Armée du Salut ? Evidemment sans électrocardiogramme de contrôle.

Absence de donnée précise pour les médecins de première ligne

Sans aller si loin, que peut espérer un brave généraliste pratiquant à la frontière belge, sur la côte Normande ou les faubourgs de Limoges ?

En l’absence de données scientifiques solides, les expériences marseillaises sont de peu d’utilité pour des médecins pratiquant ailleurs et différemment car elles ne sont pas extrapolables.

Bref, on n’aura rien appris de l’expérience marseillaise. L’effet placebo doublé de l’effet magique aura peut-être rendu service à quelques patients marseillais et on peut s’en réjouir. Mais c’est simplement anecdotique, trompeur et surtout mensonger si on prétend que cette expérience a valeur universelle.

Je n’en voudrais pas au professeur marseillais, ou à tout autre médecin généraliste pratiquant à la frontière belge, sur la côte Normande ou les faubourgs de Limoges, de prescrire de l’hydroxychloroquine à des patients demandeurs (ou suppliants) en espérant leur faire du bien, sur la base de son intuition ; et en prenant toutes les précautions cardiologiques.

Je reconnais la nécessaire indépendance de prescription des médecins.

Mais voilà, ce n’est pas ce qui est arrivé ! Le constat est calamiteux :

  • Je ne sais toujours pas si la chloroquine est bénéfique contre le COVID-19 ;
  • Les autorités sanitaires, encore plus désemparées qu’avant, en ont interdit la prescription en médecine générale ;
  • L’hydroxychloroquine fait l’objet d’un marché noir et pourrait manquer à ceux qui en ont vraiment besoin (par exemple ceux qui ont un lupus)

Ultime argument : certains pourraient dire qu’en l’absence de traitement efficace (au moins un peu), il serait inhumain de ne rien faire et décide donc de prescrire, ou d’exiger qu’on leur prescrive, de l’hydroxychloroquine.

La tentation est forte. Faut-il résister ? La question est mal posée.

Décider de traiter en l’absence de données (d’un savoir crédible) revient à totalement se livrer aux effets du hasard.

Tel médecin malchanceux traitera 30 patients avec la chloroquine et aura deux décès, l’un du COVID-19 et l’autre d’une complication cardiaque de l’hydroxychloroquine. Tel autre médecin très chanceux s’abstiendra de traiter les 300 personnes de sa patientèle et n’aura aucun décès dû au COVID-19.

C’est une question de chance défendra le premier médecin. Certes ! Mais cet exemple chiffré n’est qu’une caricature pour illustrer le raisonnement. La rumeur implacable amplifiera les faits, le malchanceux sera accablé et le chanceux porté aux nues.

Car le hasard (ou la chance) n’est pas seulement le pire ennemi du scientifique, le hasard est aussi l’ennemi du brave généraliste pratiquant à la frontière belge, sur la côte Normande ou les faubourgs de Limoges. Nous sommes tous dans le même bateau.

Différencier le hasard qui trompe le scientifique de celui qui fourvoie le généraliste n’est pas très rationnel. C’est dit avec courtoisie…

C’est pourquoi il faut encourager, défendre, combattre pour une Médecine Scientifique et Indépendante car elle-seule permet de s’affranchir des effets calamiteux du hasard. C’est ce que les hospitalo-universitaires devraient faire de toute urgence.

Certes, cette approche scientifique ne peut pas répondre à toutes les questions suscitées par la pratique de la médecine quotidienne. D’où la Bienveillance que préconise l’AIMSIB.

Mais, à propos de l’hydroxychloroquine – qui est l’objet de ce texte – il y a au moins une certitude : c’était à la médecine scientifique de répondre à la question posée ; et elle le pouvait aisément et rapidement.

Prions pour que d’autres investigateurs sous d’autres cieux soient dans des conditions adéquates pour tester ce médicament de façon crédible.

Mais dans le brouhaha suscité par les douteuses entreprises marseillaises, beaucoup de patients n’accepteront pas de recevoir un placebo, préférant eux-aussi se livrer aux effets du hasard. Cette possible auto-sélection des patients sera un premier biais majeur à surmonter par ces courageux investigateurs.

En conclusion, faut-il rappeler que ces questions à propos de l’hydroxychloroquine sont aussi anciennes que la médecine ; et les médecins d’hier n’avaient pas le recours à la médecine scientifique pour les aider face à ces douloureux dilemmes.

Depuis des siècles, le médecin conventionnel applique deux règles primaires que nous aurions tort, aujourd’hui et dans la tourmente, de ne pas respecter :

  • D’abord ne pas nuire ;
  • Dans le doute, abstiens-toi !

Conclusion

Que la question de l’hydroxychloroquine puisse servir d’exemple pour d’autres questions médicales est peu probable tant les élites hospitalo-universitaires sont imperméables au raisonnement scientifique.

Prenons l’exemple d’une maladie bénigne comme la rougeole, qui fait pourtant l’objet d’une obligation vaccinale. Nous n’avons pas d’évidence que le vaccin soit utile (contrairement aux clameurs des élites subventionnées) et nous n’avons pas de traitement [sauf des immunoglobulines qui peuvent rendre de grands services chez certains patients immunodéprimés].

Que préconisent les élites et que font la majorité des praticiens, croyant bien faire ?

Faute de traitement, la prudence (transformée en obligation) serait selon eux de vacciner tous les bébés sans exception. On ignore pourtant si c’est utile et on confie ainsi le sort des bébés au hasard. Ce n’est évidemment pas éthique, mais suscite bien peu d’émotion dans les médias. Pour se légitimer, on est obligé de nier l’existence des complications neuro-psychiatriques post-vaccinales, pourtant clairement décrites par des observateurs au-dessus de tout soupçon.

Hydroxychloroquine, COVID-19, rougeole, vaccins obligatoires sont des manifestations diverses et variées des graves maladies dont souffre la médecine contemporaine, lugubre reflet de son époque.

 

Michel de Lorgeril, médecin, épidémiologiste, physiologiste, CNRS

Avril 2020

429 Responses

  1. Un doctorant qui fait la leçon à Raoult !? Pourquoi pas? on a bien vu des joueurs de babyfoot faire la leçon à Zidane.

    1. Vous présumez que @ akira est un doctorant. Vous vous trompez, il a dépassé ce stade. C’est un homme qui aime la science et qui réfléchit en scientifique pur. Cela lui fait simplement oublier que s’il existe des « biais » d’études, il existe aussi des biais en matière d’appréciation selon la peur qu’on a d’un évènement … ou d’une maladie.

    2. @ Inoxydable

      Non, le doctorant n’est pas Akira, c’est la personne qui est citée en référence dans la vidéo qu’il a postée, mais c’est vrai que mon trait d’humour était déplacé et un peu irrespectueux, mea culpa…..

  2. Sans vous connaître Akira ni mésestimer toutes vos compétences que je n’ai pas, vous méritez mieux il me semble que de citer le site « La Tronche en Biais » dont le webmaster zézéticien Thomas C. Durand n’est même pas foutu de nous dire en 10 minutes de vidéo quel cancer il a(urait) eu (?) https://www.youtube.com/watch?v=Ls6REULUgNk&feature=emb_logo
    Invitez Michel Cymes pour une conférence à l’Aimsib pendant que vous y êtes, qui sait s’il ne viendrait peut-être pour les p’tits fours.
    Sous votre lien vidéo : »Didier Raoult présente ses études comme la solution à la pandémie. Pourtant, elles sont médiocres voire malhonnêtes, et la cacophonie qu’elles ont engendré a fait prendre du retard à tout le monde. Retour sur un fiasco. »
    Que les sources seraient médiocres, peut-être (?) et pourquoi pas si on le démontre, qu’elles seraient « malhonnêtes », il y a là un pas de trop que je ne franchirais pas.
    Il faut bien évidemment tous être vigilant sur la crédibilité de nos sources – autant que faire se peut selon les possibilités de chacun – mais celle que vous nous présentez ne servirait pas je crois toutes vos qualités et exigences intellectuelles qui transpirent de vous par ailleurs…
    Bien à vous.

    1. Les zététiciens sont des têtes à claques et celui-ci ne déroge pas à la règle.
      Il y a 6 ans, j’ai eu l’occasion de soigner une femme de 70 ans qui a refusé la chimio après la première séance, dont elle était sortie démolie (K du rectum opéré, c’est pas un bon).
      Dans ce cas, le médecin a le droit de prescrire « autre chose ».
      C’est ce que j’ai fait. En huit jours, elle avait récupéré de sa chimio, pétait la forme, et ça n’a pas changé depuis. Deux mois d’un traitement hyper soft, mais puissant, dont chaque prise améliorait sa forme (tout le contraire, donc).
      Je n’en ai pas fait un commerce, mais j’ai au moins les mêmes certitudes que cet abruti de zététicien quand au succès de cette entreprise, même si une hirondelle ne fait pas la printemps..
      Je ne peux pas croire que des traitements qui font autant de mal puissent faire autant de bien.
      Vincent, si tu veux, je te transmettrai la flamme…Pour le cas ou un abruti refuserait la chimio et les rayons…

  3. Encore un test Bidon ,comme pour le HIV?

    Pandémie fabriquée : « Ils testent les gens pour n’importe quelle souche de coronavirus, pas spécifiquement le COVID-19 » – un scientifique américain

    Ce qui suit est tiré d’un forum médical. L’auteur, qui est un scientifique professionnel très respecté aux États-Unis, préfère rester anonyme, car présenter un récit différent du récit officiel peut vous causer beaucoup de stress dans l’environnement toxique causé par l’arnaque qui entoure COVID-19 de nos jours.

    https://fr.sott.net/article/35238-Pandemie-fabriquee-Ils-testent-les-gens-pour-n-importe-quelle-souche-de-coronavirus-pas-specifiquement-le-COVID-19-un-scientifique-americain

    1. Bonjour Président.
      La PCR ne fonctionne pas, ni dans ce cas, ni dans le cas du SIDA; La plupart des séropositifs sont traités pour rien juste pour gonfler les chiffres et les dividendes des actionnaires des laboratoires des soi-disant anti-viraux.
      La parte importante de votre lien est celle-ci:

      « Veillez à ce que le message de peur reste fort, afin que les gens se sentent paniqués et moins capables de réfléchir de manière critique.

      Votre seul problème sera que, comme il n’y a pas de nouvel agent pathogène mortel, mais seulement des malades ordinaires, le nombre de cas, et surtout de décès, sera bien trop faible pour une véritable pandémie de nouveau virus mortel.

      Mais vous pouvez empêcher les gens de le signaler ça de diverses manières.
      1. Vous pouvez prétendre que ce n’est que le début et que d’autres décès sont imminents. Utilisez ce prétexte pour mettre tout le monde en quarantaine et prétendez ensuite que la quarantaine a permis d’éviter les millions de morts attendus.

      2. Vous pouvez dire aux gens qu’il est irresponsable de « minimiser » les dangers et les pousser à ne pas parler de chiffres.

      3. Vous pouvez dire des salades sur des chiffres inventés dans l’espoir d’aveugler les gens avec des pseudo-sciences.

      4. Vous pouvez commencer à tester des personnes en bonne santé (qui, bien sûr, auront probablement aussi des fragments d’ADN de coronavirus) et ainsi gonfler vos « cas » avec des « porteurs asymptomatiques » (vous devrez bien sûr tourner cela pour que cela semble mortel, même si tout virologiste sait que plus vous avez de cas sans symptômes, moins votre agent pathogène est mortel.
      Suivez ces quatre étapes simples et vous pourrez avoir votre propre pandémie entièrement fabriquée et opérationnelle en quelques semaines. »

      Je commence à penser que c’est bien la méthode employée.
      A l’horizon (qui se rapproche): la PUCE.

      1. @ Akira

        L’idée n’est pas de nier qu’il y ait une épidémie.
        Mais on nous parle d’une hécatombe, d’un désastre sanitaire. On s’attend presque à trébucher sur un cadavre en sortant de chez soi! On a pour cela confiné la population entière. J’ose « espérer » qu’avec de telles mesures, on pourra relever une surmortalité franchement significative! Sinon, à quoi bon?

        De nombreux collègues soutenant pourtant l’option du confinement pensent qu’il y aura plus de morts du confinement que de l’épidémie: cherchez l’erreur… Leur raisonnement m’échappe. Ce que disent les Délépine est parfaitement exact: presque tous les malades ont été abandonnés sous prétexte de coronavirus. C’est un scandale sans précédant.

        Dans de nombreux hôpitaux de France, nous sommes au chômage technique depuis des semaines.
        Et bizarrement, tout le monde pense qu’on est DEBORDES: c’est ce qu’on entend à la TV. Comment expliquer une telle désinformation?
        Il ne faut pas généraliser la situation du grand-Est et de Paris, pour le moment du moins.

        Suite à une discussion avec Marc Girard sur les bienfaits soi-disant évidents du confinement (dont le rapport bénéfice-risque n’a en réalité jamais été évalué), il me dit: « Je ne pense pas qu’un professionnel de santé doit se laisser embarquer dans une discussion du type « montrez-moi que telle prise en charge est inefficace » « (« telle prise en charge », sous-entendu le confinement). Il poursuit: » est-ce qu’on devrait donner des AMM à des traitements dont on n’a PAS montré qu’ils sont inefficace? C’est toute la rationalité médicale qui fout le camp. »

        Je suis étonnée de l’énergie et du temps passé sur le sujet de la Chloroquine (sur lequel je ne me positionnerai pas, n’ayant aucune compétence en la matière, l’acharnement ciblé sur cette molécule en particulier quand on sait ce qu’elle représente en terme de rentabilité me fait quand même sourire, on n’en a pas fait autant pour le Pandemrix avec les conséquences que l’on connait) et de l’absence totale de réflexion en ce qui concerne le confinement (hormis Mr Barahj qui a l’air de drôlement bien maitriser le sujet sans qu’aucune référence ne soit jamais mentionnée)

      2. @akira
        En ce moment, on nous rajoute les morts des Ehpad dont on ne connait pas l’origine.
        Mais il meurt chaque jour 411 personnes dans ces établissements en année normale, et davantage à cette saison.
        C’est ainsi qu’on nous assène 12.000 morts ce matin.
        Pardon de ressasser ces chiffres morbides, mais il y a visiblement volonté de dramatiser.
        Nous sommes au pic de l’épidémie, je pense, et il est peu probable qu’on atteigne les 18.000 morts annuels habituels si on évite ces ajouts intempestifs.

         » on ne verra pas l’effet. Cela ne signifie pas qu’il n y a pas d’épidemie …. »
        Mais cela signifie qu’il n’y a pas pandémie, et que cet épisode ne méritait pas tout ce cirque.
        Je ne suis pas convaincu que 1000 morts de plus ou de moins (dont une bonne partie serait morte simplement quelques mois plus tard, ce que nous vérifierons à la fin de cette année) nécessitait la perte de nos libertés et la destruction de notre économie.
        Ce n’est pas du cynisme, mais c’est du bon sens.
        En trois mois où 150.000 personnes meurent en année ordinaire, on ne détruit pas un pays pour mille morts de plus (si on les trouve) quand on est un gouvernement responsable. On met ça sur le compte des dégâts collatéraux que méritent nos libertés.
        La part du feu, en quelque sorte.

      3. Sur le tableau des morts au 30 Mars,
        https://www.insee.fr/fr/information/4470857
        je relève deux biais qui ne doivent rien au hasard.
        On a classé les Bouches du Rhône en rose clair, c-a-d de 10 à 20% de morts supplémentaires par rapport à l’année dernière.
        Or le 13 est à +10,3%, ce qui veut dire qu’à un poil près il était en jaune (+0 – 10%). C’est sans doute pour ça que le département était absent du tableau de la semaine précédente…???
        Dans le graphe suivant, (Nombre de décès supplémentaires en 2020 par rapport à 2019) on nous met un rond rose conséquent pour le 13. En oubliant de dire qu’avec 2 millions d’habitants, ce département en compte 3 fois plus que la moyenne: ce qui implique bien sur qu’on y meurt davantage.
        Pour terminer, je relève que dans tout un grand quart Sud-Ouest et Centre, on meurt moins que l’année dernière (chez moi c’est -5,2%, et en Dordogne c’est -20%!!!), et par cheux nous, on se demande pourquoi on nous fait prisonniers à la maison (autre nom du confinement).
        Mais ce n’est pas le record: c’est le Tarn qui empoche la médaille avec… – 28,5%…!!!

  4. C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses…

    G Delepine, CHIRURGIEN ET STATISTICIEN:
    Regardons la mortalité des pays imposant le confinement généralisé
    Au 5 avril 2020, les pays subissant le confinement généralisé du peuple sont ceux dont les populations souffrent d’une mortalité maximale. Ils atteignent malheureusement le record mondial de décès :
    256/1000000 en Espagne (11744 morts)
    254/1000000 en Italie (15362 morts),
    116/1000000 en France (7546 morts),
    111/1000000 en Belgique (1283 morts).
    A l’opposé, ceux qui ont appliqué les mesures classiques de confinement sélectif et de port généralisé de masques sont ceux qui ont protégé efficacement leurs populations :
    Mortalité de 17/100000 en Allemagne (1342 morts),
    21/1000000 en Autriche (186 morts),
    15/1000000 en Suède (373 morts),
    3/1000000 en Norvège (50 morts).
    Les résultats avérés démontrent donc que l’enfermement généralisé aveugle représente la plus inefficace des mesures de prévention de la mortalité anti covid19, avec une mortalité moyenne 5 à 10 fois plus élevée que le confinement sélectif.
    IL EST URGENT DE LEVER LE CONFINEMENT GENERALISE ET DE LE REMPLACER PAR LES MESURES DE CONFINEMENT CIBLE AUX MALADES ET CONTACTS ET DE GENERALISER LE PORT DU MASQUE JUSQU’EXTINCTION DE L’EPIDEMIE
    Il faut sans attendre lever cette mesure inefficace et dangereuse tant pour la santé des français[5], [6] que pour l’économie du pays (perte de 6% du PIB en ce premier trimestre 2020).
    Il est indispensable de permettre aux médecins, lorsqu’ils le jugent utile et selon leur serment d’Hippocrate en leur âme et conscience et responsabilité individuelle, de prescrire les traitement tels que l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine selon les doses, et sous surveillance, et surtout en début d’infection clinique, schéma maintenant largement préconisé et distribué en Italie, aux USA , et dans les pays du Maghreb, avec des résultats encourageants (diminution des nouveaux cas de contamination) confirmés dans de nombreux pays du monde.

  5. Le journaliste politique Olivier Mazerolles a dit hier sur CNews ou LCI ,je ne sais plus, qu’il avait été guéri du Covid à l’hôpital au bout de 6 jours avec le traitement du pr Raoult. Les médecins n’étaient pas vraiment d’accord mais après discussion sur les possibles effets nocifs relatés par certains , c’est le patients qui a le droit de choisir son traitement après avoir été informé , il avait donc eu le traitement surveillé (coeur etc…) et il en est sorti guéri et enchanté.
    Aujourd’hui, dans le journal de 13 h de TFI, interviewé par la larve de service suppléant Pernault confiné, il a fait l’éloge des l’hôpital , des soignants, de tout le personnel de ces service hospitaliers MAIS PAS UN MOT sur le traitement qu’il avait eu ! Mazerolles muselé ! Qui l’eut cru ? Les journalistes ne sont pas influençables il paraît … on ne mord pas la main qui vous nourrit !

  6. Je viens de signer la petition de Douste Blasi et Peronne et je conseillerai à tous d’en faire autant.
    l’hydroxychloroquine est un medicament non dangereux à conditions d’en respecter les contre indications, le protocole Raoult fait sa demonstration tous les jours, il doit etre prescrit sur les formes peu severes de la maladie pour les empecher de basculer dans les formes malignes.
    Le gouvernement empeché son utilisation , mais aussi préconise pour les généralistes l’utilisation covid 19 du rivotril pour mettre les personnes agées atteintes en sedation lentes jusqu’à ce que mort s’en suive.Il empeche les traitements mais preconise l’euthanasie active.
    On est pas dans un debat scientifique ici, on est en pleine bagarre, il nous faut lutter et contre cette maladie et contre ce gouvernement avec son comité scientifique à sa botte.
    A la fin de bagarre on pourra retourner sur la rigueur anti hazard, mais maintenant faut etre humain avant tout et agir.

    1. Ouh! là, pas que!

      C’est lui qui conseillait Douste Balzy alors Ministre de la Santé et qui lui a confirmé que l’idée d’introduire le vaccin anti hépatite B chez les ados était une bonne idée alors que par exemple les anglais l’avaient refusé.
      Puis il a dit qu’il était normal que les pseudo-lanceurs d’alerte autour des effets secondaires des vaccins anti-HPV et HBV soient interdit de média et qu’il fallait même les traduire en justice…

      Quoi qu’il arrive à sa CQ, n’oublions jamais le fond du personnage.

  7. Akira je ne vais pas débattre sur le fond de ce que ce zézéticien raconte sur la validité de l’option thérapeutique du Pr Raoul… je l’avais seulement pris en défaut sur la vidéo de son sujet cancer, et la zézétique ne m’intéresse pas.
    Une de mes connaissances DEA biologie qui travaille en recherche depuis au moins deux décennies si pas trois au Centre Oscar Lambret à Lille (référence nationale en cancérologie), un des pôles du CHU, nous confie que en ce moment ils n’ont pas grand chose à faire… ça questionne évidemment quand les médias nous racontent que c’est le branle-bas de combat partout dans les hôpitaux de France et de Navarre

  8. Je n’aime pas Raoult pour ses positions sur les vaccins. A un certain âge, on a du mal à se défaire de ses croyances de jeunesse. Moi j’ai eu du mal, mais j’ai quand même réussi, après avoir vacciné pendant plus de trente ans.
    Mais on ne peut pas avoir tort sur tout ni tout le temps.
    Et sur ce coup, Raoult a fait très fort.
    Njama et moi sommes toujours sur la même longueur d’onde, parce que c’est celle qui nous parait la plus proche du bon sens.
    Comme zététicien très con, il n’y a personne qui arrive à la cheville de Gerald Bronner.
    C’est un type qui croit à toutes les VO. Celle du 11/9, celle de l’origine anthropique du CO2. Aucun doute qu’il défendra les vaccins. Les zététicens, il n’ y en a pas un pour rattraper l’autre. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais de complot, c’est leur devise.
    De précieux auxiliaires pour tous les gouvernements.

  9. « celle de l’origine anthropique du CO2 »

    Correction=
    celle de l’origine anthropique du réchauffement climatique.

  10. Ce matin, on nous annonce triomphalement sur France Inter qu’on a passé les 100.000 morts dans le monde.
    Mais bon sang, faut ouvrir les yeux: la grippe saisonnière, c’est 650.000 morts par an…
    Et maintenant, pour la France, on gonfle les chiffres en ajoutant tous les morts des Ehpad, évidemment non testés. Pourtant, tous les hivers, on meurt dans les Ehpad.

    « En 2015, 150 000 personnes résidant en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) sont décédées, représentant un quart des décès annuels en France. »

    On arrive ainsi à 12.000 morts, péniblement.
    Mais en France, la grippe saisonnière, c’est 18.000 morts par an.
    Le compte n’y est pas encore.
    Il va falloir piocher dans les réserves. Et faudrait pas que des Pr Raoult viennent nous emmerder avec leur chloroquine et gâcher la moisson.
    Vous avez dit foutage de gueule?

  11. Je ne suis pas médecin.
    Je constate le souci des sommités médicales de réaliser une expérimentation scientifique et complète sur un traitement mettant en oeuvre un produit,le Plaquenil,prescrit et utilisé depuis au moins 50 ans, avec des effets secondaires bénins .
    Soit.
    Alors je pose cette question:pourquoi les mêmes sommités médicales n’ont jamais eu le souci d’exiger que les vaccins, qui sont administrés dans l’organisme comme le sont les médicaments, ne sont pas dignes de faire l’objet d’expérimentations scientifiques analogue avant d’être autorisés?
    Et que cette expérimentation soit menée un temps adéquat suffisant pour analyser tous les effets secondaires.
    A méditer

  12. « La semaine dernière, le Dr Michael Ryan, directeur exécutif de l’OMS, a annoncé qu’en réponse à la propagation du virus, les autorités devront peut-être entrer chez les gens et emmener des membres de leur famille, vraisemblablement de force :

    Dans la plupart des régions du monde, en raison du confinement, la plupart des cas de transmission dans de nombreux pays se produisent désormais au sein des foyers, au niveau familial. Dans un certain sens, le risque de transmission a été éliminé des rues, et transféré dans les foyers. Maintenant, nous devons aller voir au sein des familles pour y trouver les personnes potentiellement malades, les retirer du foyer et les isoler en toute sécurité et dans la dignité.

    Commentaire du présentateur Tucker Carlson, sur un ton sarcastique : « Pour votre information, nous allons venir chez vous, saisir vos enfants et – je cite – les isoler « en tout sécurité et dans la dignité ». »

    W.H.O. Official: « May have to enter homes and remove family members »

    1. Dr. Pierre-Henri Bredontiot , merci beaucoup pour vos commentaires lucides et pour moi très juste.
      Je regards ce blog tous les jours, chaque fois vous avez de très bons remarques.

      André

      1. Vous n’êtes pas trop difficile André. Vous appréciez l’insulte et la diffamation comme mode d’expression ? Ce blog devient la tribune de ce monsieur Bredontiot, les administrateurs devraient se poser quelques questions .

  13. J’aimerais revenir sur le parallèle avec Zidane, que je trouve excellent.
    Je ne vais pas expliquer à Zidane comment jouer au foot, par contre le jour où il met un coup de boule, quelles que soient ses raisons, je suis en droit de constater qu’il a enfreint les règles et de critiquer son attitude.
    Je vous entends déjà me dire que ça n’a rien à voir avec l’étude du Pr Raoult, car il y avait urgence : il fallait sauver des vies.
    Il ne s’agit pas ici d’observer une diminution du risque cardiovasculaire qui se fera sur des années,
    mais de regarder la disparition ou mieux la diminution de la charge virale dans le temps (au plus 3 semaines) et les complications ou décès (autour de 14 jours).
    Le temps, il l’avait. Concernant l’éthique, je vous invite à relire l’article de MDL et de réécouter la vidéo qu’a envoyée Akira et qui est elle aussi d’une très grande clarté. Ce n’est qu’un doctorant(on ne parle pas d’Akira) comme vous dites, mais pas besoin d’être un grand champion pour connaître les règles.
    S’il avait annoncé : J’ai analysé et étudié longuement les propriétés de L’hydroxycloroquine, j’ai épluché longuement la littérature à ce sujet, les résultats in vitro sont excellents et nous fondons de grands espoirs sur l’hydroxycloroquine associée à l’azythromycine; je me propose de faire une grande étude randomisée, en double aveugle avec groupe témoin pour valider ou non l’intérêt de ce traitement; il n’aurait pas manqué de candidats. Ce sera plus dur maintenant de les trouver.
    Lorsque je dis que nous ne connaissons pas le % de covid-19+, je parlais de la population générale.
    Sur Paris, si 5 % de la population (12 millions)est contaminée, et que 0,5 % meurent, c’est 3000 morts sur une très courte période.
    En bétonnant son étude, le pr Raoult aurait évité bien des querelles qui conduisent à l’immobilisme ou à tenter n’importe quoi.
    Et ce n’est pas parce qu’on n’a pas de traitement qu’on ne donne rien. Le Doliprane n’est peut-être pas si anodin que ça et en plus il fait baisser la fièvre ce qui est dommage effectivement. Et il y a les anti-viraux, les antibiotiques, l’intubation qui est également controversée.
    Espérons que dans la multitude d’études qui arrivent, on parvienne à extraire des résultats positifs et incontestables.

  14. Hier sur une télé j’ai entendu les propos d’un expert assez excité contre Raoult et son traitement, l’accusant ne ne pas être efficace contre les formes graves. Raoult le dit depuis longtemps, ce n’est pas une surprise. Mais il a aussi dit qu’il fallait l’utiliser dès le début, quand la maladie est encore modérée afin d’éviter qu’elle devienne grave.

    Si j’ai compris, c’est l’objectif de la dernière étude Raoult sur 1061 cas, observer si en les traitant précocement on réduit le nombre d’évolutions vers les formes graves. Dans ce cadre il est normal que les cas graves qui n’avaient pu recevoir le traitement plus tôt soient écartés de l’étude.

    La stratégie française est actuellement la suivante ; « vous avez ses symptômes évocateurs de la maladie. Vous contactez votre médecin traitant. Si c’est modéré, vous restez chez vous. Ainsi vous pourrez contaminer les autres membres de votre famille en attendant que ça passe ou que ça s’aggrave. Si c’est le cas vous appelez le 15 et vous irez grossir le flot des cas admis en réa et le cas échéant, des morts ».

    Ce qu’il faudrait faire : « si c’est modéré il faut vous hospitaliser de suite afin de vous appliquer le traitement Raoult après un électrocardiogramme et un titrage du potassium. Il faut aussi envoyer une équipe tester tous les membres de la famille, leur donner des masques … »

    J’ai relevé quelques incompréhensions à la suite de ma descriptions des 2 formes d’études, la première portant sur la comparaison avec l’évolution « normale » de la maladie. Par exemples quand je dis « Raoult traite tous les cas » cela veut dire seulement qu’il ne crée pas 2 groupes parmi les 1061 retenus, l’un n’étant pas traité.

    Par exemple encore, le fait qu’il y ait dans son essai moins d’hommes que de femmes alors qu’il y a beaucoup plus d’hommes en réa ne signifie pas que son échantillon ne conviendrait pas. Si les hommes évoluent plus souvent que les femmes vers des formes graves, il est normal qu’il y ait moins d’hommes que de femmes dans le groupe des positifs à formes modérées. De plus, cela n’empêche nullement d’étudier l’évolution de la maladie chez les hommes et les femmes dans le groupe traité en comparaison de son évolution, le cas échéant différente, en l’absence de traitement.

    BREF, je recommande vivement l’interview de Christian Perronne à ce sujet. La méthode que je décris en premier est ce qu’il désigne pas étude observationnelle qui peut être tout aussi pertinente que l’autre.

    https://www.marianne.net/societe/christian-perronne-les-tirs-de-barrage-recus-par-didier-raoult-sont-aussi-lies-des-querelles

    EXTRAITS ;
    «  Mais, en réalité, nul besoin de 300 malades pour démontrer que la charge virale baisse. Si l’on sait des médecins chinois que le virus peut persister jusqu’à trois semaines d’une part, et que le protocole du professeur Raoult diminue la charge virale au bout de quelques jours d’autre part, nous nous devons d’avancer sur la base du succès de ce protocole. Mais cela en dérange beaucoup de voir que le protocole marseillais fonctionne. »

    C’est exactement ce que j’expliquais : on retient par exemple un (ou plusieurs) paramètres cliniques, biologiques, physiologiques ….déjà établis sur ces malades dans de multiples lieux et qui deviennent les caractéristiques « théorique » de la maladie. Puis on observe l’évolution des ces paramètres sous l’action d’un traitement donné.

    En soi, sans préjuger de la qualité de l’évaluation des paramètres en l’absence du traitement et en sa présence, c’est tout aussi scientifique qu’une étude randomisée.

    1. Entièrement d’accord avec le Pr Perronne..
      Inadmissible de laisser des patients chez eux avec juste du Doliprane en attendant qu’ils contaminent toute leur famille( ce qui se produit actuellement, les contaminations en confinement ne viennent plus de la rue mais des familles contaminées) et en leur conseillant d’appeler le 15 , pourtant impossible à joindre, quand ils ont une gène respiratoire et vont se retrouver en réa..
      Ne vaut- il pas mieux prescrire avant l’atteinte pulmonaire ce traitement «  marseillais » ou du FAVIPIRAVIR , comme le font les Allemands à tous les malades testés chez eux…
      Même si seulement la moitié d’entre-eux éviteront l’hospitalisation, c’est toujours mieux que rien..
      Je vous renvoie à l’appel de trois éminents médecins , dans Le Figaro, pour donner ces traitements systématiquement à tous les contaminés , ce qui aurait dû être fait depuis 2 mois si on n’assistait pas à la guerre entre des cliniciens non rémunérés par des laboratoires et des chercheurs qui agissent dans un but commercial pour les laboratoires qui les financent..

      1. Et comme la HCQ n’est plus disponible en médecine de ville, pourquoi pas utiliser l’Ivermectine en monodose comme les Australiens, sous réserve d’un test PCR Covid positif, à faire dès les premiers symptômes bien sûr….et c’est ça le problème…pas de tests précoces disponibles sauf chez Raoult…

  15. Par exemple on peut trouver une description clinique de la maladie dans l’avis du HCSP du 5 mars avec un tableau récapitulatif page 6 :

    https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=771

    On peut ainsi construire un descriptif de la maladie qui permet ensuite d’apprécier l’impact d’un traitement donné introduit à un stade donné de la maladie. Si je comprends bien, c’est exactement ce que fait Raoult et ce que recommande Perronne dont je rappelle qu’il fut président de CSHPF-CTV pendant 5 ans de 2002 à 2007 puis président de la commission sécurité sanitaire au HCSP pendant 10 ans jusqu’en 2017.

      1. Quelle finesse ! Administrateurs encore un effort pour que nous nous transformions en charretiers.

      2. Riboulours et la finesse font quatre, même lui il le sait. La remarque ne s’applique pas qu’à lui.

        J’en profite pour vous dire que mon temps d’administrateur n’est pas exactement prévu comme un temps de garde-chiourme. Les posts minables sont détruits et leurs auteurs black-listés. Ils reviennent sous d’autres identités et d’autres adresses. Re black-listés. Les habituels de ce blog en revanche perdent régulièrement quelques une de leurs contributions. D’autres passent.

        Personne absolument personne ne détient la vérité vraie sur la CQ, le port systématique du masque, le confinement, le déconfinement sectorisé (par classe d’âge, par niveau sérologique, par statut PCR, par zone géographique de résidence, par métier, par co-morbidités), les gants, l’augmentation des contaminations protectrices chez les jeunes, la fréquence des QT longs chez les patients à kaliémies normales, la zincémie, le niveau de supplémentation quotidien en D3, les mensonges de nos gouvernants, l’ignorance de nos élites, le poids des firmes pharmaceutiques dans l’anxiogénicité des news, la quercétine, l’immunisation passive, la vitamine C injectable, le bleu de méthylène en association avec l’acide alpha-lipoïque et l’hydroxy-citrate, les haumes, l’artémisinine, le kevzara, le triangle bourreau-victime-sauveur de Karpman, alors?

        Alors si on ne sait rien on continue de réfléchir, bien décontracté et surtout… Dans l’humilité de l’ignorance et le respect de son contradicteur.

        Avec Surya nous ne sommes pas les flics de nos blogs, merci de vous souvenir que vous devez politesse et respect à tous. Bon WE pascal…

      3. Pardon d’avoir froissé l’entre oreilles de spartacus-claude sautet et de Vincent – respectmec .

        Puis-je citer les dialogues d’un film de Jean Renoir, sans blesser vos chastes esgourdes ?

        Deux vidangeurs dans le Paris des années 30 / 40 , font leur boulot , ils vidangent .
        Près d’eux deux rombières sont indisposées
        – Mais quelle puanteur Mon Dieu !

        et le titi de répliquer :  » Fallait pas chier Madame , fallait pas chier !  »

        Bon OK c’est la dernière , juré .

      4. Comment voulez-vous que l’on censure des choses pareilles…

    1. @ akira : D »autres pontes ? Le Dr Marcel Ichou qui intervient régulièrement à la T.V ? essaie de le trouver sur doctolib et ou sur la transparence santé.gouv. Rien, n’a pas de déclarations n »existe même pas.
      La Dr Lacombe du l’H.P saint Antoine qui insulte pratiquement Raoult et qui fait pourtant comme lui avec des « essais » anticorps … qui ont déjà été fait ailleurs, Rien, pas de déclaration, n’existe pas.
      Alors ma foi…

  16. Sourit7
    vous écrivez ce que le prof Raoult a dû faire…..
    je me propose de faire une grande étude randomisée, en double aveugle avec groupe témoin pour valider ou non l’intérêt de ce traitement; il n’aurait pas manqué de candidats. Ce sera plus dur maintenant de les trouver.
    Vous êtes brave, dans cette étude double aveugle si vous êtes malade voulez-vous être dans le groupe qu’il ne reçoivent pas le protocole du prof Raoult? La roulette russe? Je suppose que vous voulez encore vivre. Personnellement je n’accepterai rien d’autre que son protocole. Pas le temps à perdre.

  17. Je viens d’entendre sur LCI le prof Jacques Marescaux de l’Académie de médecine. Il a signé la pétition Douste Blazy en faveur de l’utilisation du traitement Raoult. Il dira entre autres que s’il avait la maladie il prendrait le traitement Raoult. Pour lui il y a des preuves que ce traitement, donné à temps, réduit le risque d’évolution vers des formes graves même s’il ne le supprime pas.

    Question d’une pharmacienne sur le plateau : il y a une population de patients qui prennent régulièrement de la chloroquine pour d’autres raisons. A-t-on des informations sur la réduction du risque pour eux ?

    Réponse : une étude chinoise vient de sortir. Elle montre que ces personnes n’ont pas été touchées par le Covid 19. Elle met en doute la validité des études chinoises. Réponse : quand c’est le gouvernement qui informe, c’est suspect. Mais maintenant les scientifiques chinois sont de haut niveau.

    C’est sûr, ceux qui auront malmené Raoult et son traitement pourraient se trouver en difficultés et visiblement, ce ne sont pas tous des beaux joueurs qui n’accepteront pas aisément d’avoir eu tort.

    Mais qu’ils se rassurent, ils pourront bientôt se refaire une santé avec Discovery qui risque fort de conclure à son inefficacité. Il suffit pour cela de traiter les cas graves et comme seuls ces cas sont hospitalisés et que, sans doute, seuls les cas hospitalisés seront inclus dans Discovery, on peut parier sur le résultat. A moins que la visite de Macron chez Raoult ne les oblige à faire autrement ? Mais rien n’est moins sûr.

    Alors oui, s’il faut prendre un pari avec de l’argent, je parie que le traitement Raoult ne marche pas. Je ne suis pas fou ! Mais si j’avais la maladie j’essaierai de me faire traiter le plus tôt possible avec son traitement … Oui, parce que … je ne suis pas fou !

  18. La fin du tunnel ? et de la polémique sur l’HCQ ?
    Apparemment l’Azythromicine sans HCQ ça marche aussi… si ça peut inspirer des généralistes démunis

    Un médecin mosellan constate l’efficacité d’un protocole à base d’azithromycine
    (extraits)
    Deux médecins mosellans et l’une de leurs consœurs belges semblent avoir mis au point une combinaison médicamenteuse efficace contre le coronavirus.
    (…) « Depuis quinze jours que j’expérimente cette formule, je n’ai plus ni décès, ni hospitalisation », affirme le praticien.
    (…) À l’azithromycine, Jean-Jacques Erbstein a allié le Singulair, une molécule utilisée dans le traitement de l’asthme pour son action anti-inflammatoire. « Ensuite, on a pensé à incorporer du zinc dans le protocole pour renforcer l’action de l’azithromycine », poursuit le médecin. Puis, en dernier lieu, afin de juguler les complications de type phlébite et embolie pulmonaire, il a été ajouté au protocole une injection quotidienne d’un anticoagulant, l’héparine, à « dose préventive ».
    (…) « Depuis qu’on applique ce protocole, c’est simple, on n’a plus d’hospitalisation. J’ai un retour positif sur une trentaine de patients. Le docteur Gastaldi, sur une bonne centaine. Et le docteur Olivia Van Steen Berghe, sur une trentaine également », dénombre Jean-Jacques Erbstein tout précisant bien que ses conclusions ne reposent pas sur une étude scientifique consolidée : « C’est sûr, on n’a pas de comparaison. Notre méthode est très empirique. Mais, le résultat est là. »
    Le traitement est administré au début de la maladie, lorsque l’infection est diagnostiquée. (…)

    lire l’article :
    https://www.estrepublicain.fr/sante/2020/04/11/un-medecin-mosellan-constate-l-efficacite-d-un-protocole-a-base-d-azithromycine

    1. @ Akira
      J’admets tout a fait que dans l’exemple le nombre de cas cités dans l’article (100 dont nous ne connaissons rien) est très anecdotique, mais du moins sur témoignages et confiance dans leur validité ce traitement semble fonctionner « sans HCQ » ! ça devrait questionner…

      C’est le point qui m’intéressait précisément, en plus qu’il pourrait peut-être inspirer quelques médecins en désarroi devant leurs patients autant que devant toutes ces polémiques, légitimes ou stériles sur l’HCQ.

      Cet assemblage thérapeutique cousu main par ce trio de médecins de l’Est qui ont fouillé leurs connaissances et leurs pratiques, dont nous ne connaissons pas les détails et dosages précis mais dont on sent qu’ils seraient prêts à les partager avec leurs confrères, reste parfaitement éthique d’un point de vue médical. Le Conseil de l’Ordre ne pourrait rien y trouver à redire il me semble puisqu’il n’y a pas de prescription HR (hors référence).
      Eux ont du moins constater que ça marche !

      Toujours à propos de cette polémique sur les troubles cardiaques que pourraient provoquer la prise de CQ ou de HCQ qui ont démesurément occupé nos médias, comment expliquez-vous que tous ces pontes, experts et d’aucuns, dont vous-même, faites l’impasse sur le fait que ces « mêmes » troubles cardiaques éventuels et marginaux sont notifiés pour l’Azythromycine dans le Vidal ?

      Cette focalisation sur l’HCQ m’intrigue beaucoup quand dans l’autre bras de cette bi-thérapie « Raoult » l’autre molécule pourrait générer les mêmes problèmes, voire en être responsable et faire condamner HCQ alors que ce serait Azythromycine qui en serait responsable ?

      « Attention
      Les antibiotiques de la famille des macrolides exposent à un risque de torsades de pointes. La prudence s’impose dans certaines situations : anomalie de l’électrocardiogramme appelée «allongement de l’intervalle QT», association avec d’autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes, hypokaliémie, rythme cardiaque lent (bradycardie) ou irrégulier (arythmie cardiaque), insuffisance cardiaque. »
      https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-gp2881-AZITHROMYCINE-TEVA.html

    2. rohh… allons allons soufflez un grand coup akira, je pense que c’est juste une expression qu’a voulu employé njama.

      a-t-on encore le droit de s’informer autrement qu’en lisant des publications issues de revues spécialisées?

      pour les vaccins j’ai oui dire sur ce forum que les niveaux de preuve ne volaient pas très hauts non plus, et que pour certains c’est même marqué dans la notice « pas d’étude sur l’efficacité ».

      je ne sais pas si vous êtes médecin, moi non, mais j’ai trouvé cet article de l’Est Républicain intéressant. Je trouve ça rassurant qu’il y ait des médecins de ce genre en France, qui cherche une solution pour leur patient, et qui ne prétendent pas avoir trouvé la panacée pour autant. Enfin moi ça me va mieux qu’un généraliste qui me dirait « Doliprane à part ça je peux rien pour vous car je n’ai pas de bras de contrôle ».

      N’y-a-t-il pas un temps pour la médecine et un temps pour la recherche? Ah oui c’est vrai, jamais sans bras de contrôle dans ce nouveau monde de la science parfaite. A ce rythme je me demande si dans 15/20 ans on aura encore des médecins généralistes humains en face de nous en consultation, ou bien si on aura un écran dotée d’une IA qui, après avoir scanner la littérature scientifique, pondérera selon le type d’étude, etc… et nous délivrera une ordonnance.

  19. Pour spécialistes des statistiques.

    Avant l’emballement pour/contre Didier Raoult, pour/contre son traitement, pour/contre l’hydroxychloroquine, Didier Raoult (et son équipe) s’explique longuement sur sa distanciation avec méthode, modèle, et statistique et se refuse à comparer médecine et usine de production de boutons de culottes. C’est très intéressant, même si je suis loin d’avoir tout compris, mais Bernard Guennebaud aura surement un avis autorisé et cela répond peut-être partiellement aux critiques de Michel de Lorgeril ?

    Ca se trouve là : https://www.mediterranee-infection.com/contre-la-methode/ et ça date du 13 février, soit une éternité !

  20. Entendu ce soir : le DGS Jérôme Salomon : « nous favoriserons la molécule qui aura montré une efficacité dans l’essai Discovery. » Bien, le triomphe d’Akira n’est pas loin car il n’y a à peu près aucune chance que ce soit la chloroquine mais plutôt un antiviral hors de prix.

    J’ai entendu aussi ce soir un ancien DGS William Dabb : « si les études cliniques randomisées sont d’un meilleur niveau de preuves que les études observationnelles, il ne faut pas négliger l’apport de celles-ci. Il y a 40 000 Français qui utilisent tous les jours la chloroquine contre leurs rhumatismes. Sont-ils moins touchés par le covid19 ? Font-ils des formes moins graves ? Les données sont stockées par l’Assurance maladie. Pourquoi on ne les étudient pas ? »

    1. Akira, vous n’avez pas vu q’en parlant de votre triomphe prochain je savais que vous alliez réagir comme vous l’avez fait et ce pour pouvoir vous dire amicalement 2 choses :

      1- Quand on n’a aucun pouvoir il est dérisoire de parler de sa position. Vous ne me verrez jamais dire « ma position est … ». Que Macron puisse en prendre une sur le traitement Raoult, cela peut avoir un sens car il a un certain pouvoir, encore que sur cette question précise ce n’est pas certain quand on constate le retournement du gouvernement entre le décret du 26 mars autorisant la chloroquine contre le covid et celui du lendemain qui corrige en ne l’autorisant, en médecine générale, que pour renouveler les ordonnances de ceux qui en prenaient déjà pour d’autres motifs …
      Dire « ma position est … » quand on n’ aucun pouvoir c’est révéler qu’on aimerait bien en avoir et qu’on fait comme si …

      2- La situation réelle est un affrontement entre Raoult d’une part avec son équipe et son traitement et d’autre part la force considérable qui agit pour pousser le Remdesivir et les Lapinavir/Ritonavir. Suffisamment considérable pour contraindre le gouvernement à modifier un décret en 24 heures.

      Il ne suffit pas de regarder ce qu’on a fait mais aussi de se demander ce que fait ce qu’on a dit et fait. Dans une telle situation qui nous est imposée et à laquelle nous ne pouvons nous soustraire, attaquer vertement Raoult et son traitement alors qu’il a montré une certaine efficacité quand il est prescrit à temps, c’est indéniable quoiqu’on en dise, on roule pour les autres molécules et pour la très sombre manœuvre qui est derrière. C’est ainsi dans les faits, quoiqu’on s’en défende car il y a ce qu’on dit et il y a ce que fait ce que l’on a dit.

      Amicalement
      Bernard

  21. Quelques échos que j’ai pu entendre ou lire. Ce ne sont pas des données validées, c’est plus un panorama d’ambiances, vivement que des publications avec du recul viennent clarifier tout ça :

    – En hôpital sud ouest, hors « grosse zone Covid » un patient avec des symptômes épars se retrouve dans le service dédié aux contaminés.
    Un de ses médecins dubitatif et inquiet intervient en insistant pour qu’un cardio le voit : finalement c’est fait, il avait des symptômes marqués de maladie cardio-vasculaire, non reconnus par l’équipe initiale. Le patient en question est pris en charge cardio et n’a a priori pas été contaminé.

    – les successions de tests positifs puis négatifs chez un même patient laissent planer un doute sur la fiabilité de ces tests

    – Des sérologies effectuées en France montreraient un niveau de contamination plus faible qu’imaginé, hors régions très impactées

    Avant ou ou le premier jour des déclarations de Raoult :
    – Une personne très vraisemblablement atteinte et parmi les personnes à risque se voit proposer du plaquenil, elle ne souhaite pas en prendre, et même si elle est secouée elle finit par se remettre toute seule, en ayant pris soin de laisser monter sa fièvre ;
    – Un médecin qui connaît bien son patient, vraisemblablement atteint, à risque aussi, décide de lui en administrer (je ne sais pas sous quelle forme), et le patient se remet.

    – les patients qui semblent être les plus impactés en France sont les patients : en Ephad, et/ou obèses, et/ou en dialyse. Si les résultats de tout essai de traitement, quel qu’il soit, ne portent pas sur ces personnes là, ces résultats servent-ils vraiment ?

    – En Allemagne le taux de mortalité est estimé à 0.37 %. Le nombre de tests mais aussi la mise en quarantaine hyper rapide et localisée autour du premier foyer de contamination recensée a pu contribuer à ce bon résultat en termes de mortalité. A voir pour l’Allemagne : publications à venir de « Hendrik Streeck » à ce sujet

    – avec un tel niveau de guérison spontanée, la moindre anicroche dans un protocole d’étude, même un biais pour 1 ou 2 patients, la rend ininterprétable

    – A part pour les anti inflammatoires je n’entend pas d’échos, hors Aimsib, sur les effets favorisant des médicaments tels que statines, IEC, sartans, peut être du vaccin anti-grippe. C’est très étonnant que la capacité d’appréhension de ces sujets soit quasi nulle.

    https://annals.org/aim/article-abstract/2762506/effect-influenza-vaccination-elderly-hospitalization-mortality-observational-study-regression-discontinuity : étude qui re montre que le vaccin contre la grippe ne sert à rien pour les personnes âgées. Ce n’est malheureusement quasi pas commenté, alors que ça remet en cause des décennies de pratique et qu’un éventuel vaccin contre le Covid19 est de plus en plus cité.

    – HCQ et assimilé = baisse peut être de la charge virale, d’ailleurs contredite par les patients déjà traités par plaquenil qui ont été infectés : Vaccin contre le papillomavirus = baisse de lésions dites pré cancéreuses, mais sans effets constatés sur la mortalité. Bref, dans les deux cas ce sont des critères intermédiaires, importants, mais juste indicatifs, peut-être sans rapport avec l’issue de ces maladies. Je ne comprend pas pourquoi ils sont autant cités.

  22. Les derniers développements de la Covid-19, les différents «essais» thérapeutiques entrepris, les traitements de fortune improvisés appliqués ici ou là, et l’avalanche de commentaires, m’incitent à remettre en perspective la méthodologie des essais clinique. C’est tout de même l’objet de cet article du 5-avr publié par notre Amiral!

    Un RCT, disons, en (presque) bon français, un ECR («Essai Clinique Randomisé [sous-entendu en double aveugle contre placebo]») est l’homologue, en mathématiques, de la technique de «démonstration par l’absurde»: on veut démontrer un théorème (une affirmation); on fait l’hypothèse (on suppose) que cette affirmation est fausse; si on peut démontrer que cela conduit à une contradiction formelle, on en conclut qu’il est absurde de supposer que l’affirmation est fausse, donc on conclut qu’elle est vraie. CQFD.

    Pour un essai clinique, cette supposition c’est l’«hypothèse zéro»: «Ce traitement n’a pas plus d’effet qu’un placebo».
    L’essai clinique consiste à montrer, si on le peut (et là c’est bien la réalité-même des choses qui est aux manettes, et que l’on veut percer à jour), qu’il y a très peu de chance (5 chances sur cent, 1 sur mille, sur dix mille… c’est la probabilité ou «valeur-p» [« p-value »]: 0,05 – 0,001 – 0,0001) que l’effet du traitement soit dû au hasard. Donc qu’il est très probable, d’autant plus probable que la «valeur-p» est petite, que le traitement a plus d’effet qu’un placebo (on espère bien sûr que cet effet est bénéfique, et que le rapport «bénéfices/risques» est supérieur à 1, mais là ça devient assez subjectif).

    Il est capital ici de comprendre que tout ECR qui se respecte doit se fonder sur une hypothèse, si possible raisonnable («Tel traitement est peut-être efficace»: si elle est absurde on perd son temps; mais est-elle vraiment absurde?)
    On ne prend donc pas n’importe quoi comme «hypothèse zéro»: pour la Covid-19, il faut tenir compte de ce que l’on sait déjà (par exemple telle molécule est active in vitro, tel traitement empirique semble donner de bons résultats…

    La pertinence ultime de cette méthodologie est actuellement remise en question (voir par exemple dans la dernière livraison de Pour la Science nº510, pp.40-46: «La valeur-p: un problème significatif»), mais les ECR restent pour l’heure, faute de mieux, la référence en matière de recherche bio-médicale.

    A-t-on vraiment le temps et le droit de conduire de tels essais dans le contexte actuel? (c’est une «vraie question», une question ou une hypothèse qui n’est pas absurde…).
    Oui peut-être pour la majorité de patients qui n’ont que des symptômes bénins qu’on ne sait pas vraiment traiter; mais pour les autres? Il me semble avoir lu ou entendu par exemple que la cortisone ou les AINS provoquaient des catastrophes s’ils étaient pris au moment où le patient contractait la Covid-19 (en supprimant justement l’inflammation qui serait, après la fièvre, la deuxième ligne de défense de l’organisme), mais qu’ils étaient peut-être indiqués lorsque l’«orage immunitaire» se déclenche? Témoignant ainsi de l’échappement de la réaction immunitaire à tout contrôle (et par là-même sans doute d’un «vice caché» du système immunitaire du patient: pourquoi chez ce patient et pas chez cet autre? On en revient là aux co-morbidités iatrogènes que j’ai évoquées dans un autre commentaire: l’accumulation inconsidérée de doses de vaccins ne serait-elle pas un bricolage immunitaire hasardeux des plus funestes?? C’est une hypothèse à rester!!). Pour ces patients, il me semble qu’on ne peut en vouloir à personne de tout tenter pour les sauver, dans le flou ou l’ignorance que nous sommes quant à ce qui est ou serait vraiment efficace.

    On le voit, les «hypothèses zéro» ne manquent pas et on va avoir du pain sur la planche pour décortiquer les mille et un facteurs impliqués dans cette épopée planétaire…

    1. Merci pour ce post éclairant Albatross,

      Je retiens ceci: « l’accumulation inconsidérée de doses de vaccins ne serait-elle pas un bricolage immunitaire hasardeux des plus funestes?? C’est une hypothèse à tester!!)« . Comment faire puisque les populations sans vaccin n’existent plus et que quand on veut étudier la toxicité d’un mélange (anti-HPV, au hasard) l’industriel va le tester contre un vaccin connu pour sa toxicité (anti-HAV) ou contre une seringue remplie d’alu? Le top de la nausée te vient quand le test se fait réellement contre placebo mais sur une durée volontairement courte et puis à la fin de l’étude on vaccine le groupe placebo gratuitement « pour les remercier de leur gentillesse ». De ce fait tu as le bonjour d’Alfred pour chercher à comparer l’état de santé de ces deux groupes quelques années plus tard puisque tu as fait disparaître le groupe non vacciné…

      1. Bon! On va voir ce qu’il m’arrive. J’ai 67 ans. Tres bonne forme. A fond regime mediterraneen gras, poissons huitres crustaces etc… de l’activité physique(4 a 5 km/j). Cholesterol assez haut pas de traitement. Glycemie pas terrible malgré tout Mais traitée et tension régulée par sartans. Mon toubib plutot medecines naturelles plutot antivaccins. Je n’ai plus de vaccins depuis belle lurette et surtout pas celui de la grippe. On va voir ce que ça donne!

      2. Bonjour Diegolerouge,

        On va voir surtout que notre article de ce soir 18h30 ne devrait pas manquer de vous intéresser. Votre cholestérol assez haut je suis sûr que vous vous sentirez petit joueur en fin de journée…

      3. Oui, et c’est bien de le dire, de le redire, de le reformuler dans toutes les occasions et à chaque fois que c’est nécessaire : c’est notre «hypothèse zéro» qu’il convient d’élaborer soigneusement afin d’interdire tous les échappatoires !

      4. À quand un article consacré à l’«hypothèse zéro»? Dans ma patientèle de médecin-charlatan homéopathe, j’ai une base observationnelle qui permet d’élaborer une telle hypothèse: «Les enfants non vaccinés sont aussi souvent malades, voire davantage malades que leurs camarades vaccinés en bonne et due forme». Et on verra ce qu’on verra, p… de b… de m… de t… de Brest!

        NOTA BENE++++: ces enfants sont «venus à moi» (ou plutôt ont été amenés par leurs parents…), en aucun cas je ne suis allé les chercher…(biais de recrutement, certes, mais passif !)

        Les études observationnelles sont d’excellentes bases pour les ECR: il «suffit» d’avoir la vision, la volonté, du temps et quelques modestes moyens (et de travailler dans l’anonymat!)

      5. Tu sais quoi Albatross?
        T’as une unité centrale, un clavier, un accès internet manifestement…
        Nous attendons donc tous ton article…

  23. ENCORE TOUS CONFINES A NOËL ?

    Tels que nous sommes partis, c’est bien possible et avec une économie totalement ruinée. Pourquoi ? Nous ne faisons pas ce qu’il faudrait faire. La stratégie française c’est : « Vous êtes modérément malade ? Restez chez vous, ainsi vous pourrez contaminer tous les autres membres de votre famille. Si ça s’aggrave, appelez le 15, le Samu viendra vous chercher. Vous irez ainsi grossir les nombres de malades en réa mais du moment que l’hôpital peut le supporter, c’est bon ! Bon jusqu’à ce que les personnels soient épuisés ou contaminés eux-même et ainsi hors service ».

    Voilà la stratégie française largement partagée en Europe et aux Amériques. Pourtant, Philippe Klein, directeur de l’hôpital international de Wuhan nous avait prévenu début février : un tel confinement ne suffit pas, il faut aller chercher les malades dans les familles, les isoler (et les soigner, il n’en parlait pas) ; tester les autres membres de la famille, leur fournir des masques, isoler aussi ceux qui seraient positifs.
    Sans une telle action il sera impossible de tarir la source qui alimente les hôpitaux avec comme conséquence le maintien prolongé du confinement et toutes ses conséquences économiques, psychologiques, sociologiques …

    Il serait plus judicieux de parler de ce problème ici. Mais nous trouvons plus excitant de discutailler, sous couvert de rigueur scientifique, des mérites de la chloroquine. En réalité, si dans les hautes sphères les attaques contre Raoult et son traitement sont soutenues par une volonté d’écarter un traitement par cher au profit de molécules 1000 fois plus coûteuses et 1000 fois plus dangereuses sans être pour autant plus efficaces, sur ce forum c’est la personnalité dérangeante de Raoult qui alimente en fait en coulisse un débat dérisoire et complètement à côté de la plaque pour cette première raison tout en occultant une réflexion qui serait bien plus utile sur ce confinement qui condamne les familles quand un cas y apparaît et qui nous emmène droit dans le mur
    .

  24. Et si les antibiotiques nous sortaient de ce pétrin ?
    Depuis le début le Pr Raoult refuse à juste titre de dissocier l’antibiotique de son protocole, c’est pourtant ce que fait l’essai Discovery alors que certains antibiotiques ont des propriétés antivirales reconnues.

    Raoult – Les antibiotiques, ça marche contre les virus !
    le 17/12/2016 à 17:59 | Le Point
    « Tout ce qui est simple est faux. Parfois, la simplification devient franchement dangereuse. C’est le cas des antibiotiques. Le fait qu’ils puissent aussi agir sur des virus est ignoré par beaucoup. Ceux-là ne se savent pas ignorants et pensent même que les autres sont plus ignorants qu’eux. Quasi tous les généralistes ne traitent donc pas les infections virales avec des antibiotiques. C’est déraisonnable pour deux raisons majeures. » Pr Didier Raoult
    (article réservé aux abonnés)
    ——–
    Guide de prescription des anti-infectieux IHU Méditerranée Infection Version interne spécifique IHU 2019
    Protocole IHUMI –version 2102 2019
    https://www.mediterranee-infection.com/wp-content/uploads/2019/03/Guide-Antibio-IHU-hors-HIV-21-02-2019.pdf
    ———-
    Résistance aux antibiotiques – De nouveaux résultats qui réfutent les prédictions catastrophistes
    Marseille, le 04/02/2019
    Au début du mois de décembre, l’IHU Méditerranée Infection a publié l’analyse de 99.932 bactéries isolées chez des patients des hôpitaux de Marseille. Ces données avaient montré qu’en dépit de prédictions alarmistes, il n’y avait pas d’augmentation de la résistance aux antibiotiques depuis 15 ans (Le Page et al., No global increase in resistance to antibiotics : a snapshot of resistance from 2001 to 2016 in Marseille, France).

    Aujourd’hui, une nouvelle étude menée par l’IHU auprès de centres de réanimation dans toute la France porte un nouveau coup aux thèses les plus catastrophistes.

    En effet, depuis quelques années, des analystes ont mené des études basées sur des modèles mathématiques et des projections statistiques. Manquant de modération, ils attribuent à la résistance aux antibiotiques des milliers de morts, jusqu’à 12 500 rien qu’en France. Ces chiffres sont largement repris par médias et décideurs politiques, sans que leur validité ne soit questionnée. Une étude publiée en 2018 dans le journal réputé The Lancet Infectious Diseases attribuait à ces résistances 5543 morts par an en France (Cassini et al.).

    Or, ces modèles, aussi complexes qu’ils paraissent être, ne sont pas assez confrontés à la réalité du terrain. Ils utilisent des estimations et des extrapolations dont la fiabilité est questionnable.
    [……] https://www.mediterranee-infection.com/resistance-aux-antibiotiques-de-nouveaux-resultats-qui-refutent-les-predictions-catastrophistes/

    Virus respiratoires et antibiotiques : il y a urgence à traiter les surinfections bactériennes
    Marseille, le 05/02/2019

    Depuis 2002, chacun connaît le slogan « Les antibiotiques, c’est pas automatique », mis en avant par l’Assurance maladie en France pour diminuer l’usage des antibiotiques en cas d’infections virales. L’argument paraît irréfutable : la prescription désordonnée d’antibiotiques augmenterait la résistance des bactéries ; les virus responsables de certaines infections respiratoires (grippe, VRS, rhinovirus) ne sont pas affectés par les antibiotiques ; il serait donc inutile, et même dangereux, de prescrire des antibiotiques lors d’épisodes infectieux causés par ces virus. Les équipes de l’IHU Méditerranée Infection souhaitent pondérer cette vision.

    Tout d’abord, il n’est pas établi que la prescription d’antibiotiques par la médecine de ville ait le moindre impact sur la résistance. L’utilisation massive d’antibiotiques dans des milieux clos comme les hôpitaux ou les élevages d’animaux exerce une pression sélective qui favorise le développement de souches résistantes. Cependant, cette pression sélective n’est pas suffisamment importante dans le cadre de la médecine de ville pour que des souches résistantes puissent réellement se développer. Les données de terrain que nous recueillons de manière hebdomadaire l’attestent (100.000 souches testées).

    Ensuite, les virus favorisent des co-infections par des bactéries qui peuvent être mortelles. Il a été montré que la plupart des victimes de la grippe espagnole étaient atteintes par des surinfections bactériennes. Ces deux dernières semaines, 5 personnes sont mortes de surinfections à streptocoque sur grippe dans la Région, dont une jeune fille de 13 ans décédée. La présence d’un virus ne s’oppose pas à celle de bactéries : au contraire, elle la favorise.

    Il est donc primordial de traiter avec des antibiotiques les patients ayant une infection sévère par un virus respiratoire, notamment s’ils ont des maladies sous-jacentes. Les données épidémiologiques de la 5ème semaine de 2019 montrent qu’il y a urgence : à l’AP-HM, la semaine dernière, nous avons diagnostiqué 406 grippes, 24 infections à virus respiratoire syncytial et 80 rhinovirus en une semaine. Dans le même temps, nous avons retrouvé dans des prélèvements de patients de la Région Sud un nombre significatif de bactéries associées aux infections respiratoires virales : streptocoques, pneumocoques et Haemophilus.

    En conclusion, le diagnostic d‘une infection respiratoire virale ne doit pas contre-indiquer l’usage d’antibiotiques, car elle favorise le développement de surinfections bactériennes.
    https://www.mediterranee-infection.com/virus-respiratoires-et-antibiotiques-il-y-a-urgence-a-traiter-les-surinfections-bacteriennes/

  25. En fait le Pr Raoult remet largement en question le « dogme » de l’antibiorésistance repris à l’unisson par l’ANSM, le Ministère, l’Inserm, l’Institut Pasteur,… c’est p’t-être ça qui dérange (?), et indirectement le développement des antiviraux dont on sait l’efficacité très incertaine.

  26. On nous rabâche que dans les études observationnelles comme celles conduites par Raoult, il n’y a pas de groupe non traité pour comparaison. C’est faux bien sûr ! La comparaison ce fait avec un certain nombre de cas non traités. Ce qui crée cette confusion par rapport aux études randomisées c’est qu’ils sont dispersés dans l’espace et dans le temps. Cependant, en étudiant la maladie différents observateurs ont pu collecter des données qui permettent par la suite une comparaison avec les cas traités.

    Par exemple, dans l’avis du HCSP du 23 mars 2020 (site du HCSP avis et rapports) on peut lire les résultats d’une étude portant sur 20 patients hospitalisés pour COVID-19 confirmée par une PCR SARS-CoV-2 positive sur un prélèvement nasopharyngé. Ils ont reçu un traitement par hydroxychloroquine à la dose de 600 mg/j pendant 10 jours dont 6 avaient en plus reçu l’azithromycine.

    Le critère de jugement était la négativation de la PCR SARS-CoV-2 sur les prélèvements respiratoires. Après 6 jours de traitement, 8 des 14 patients traités par hydroxychloroquine seule avaient une PCR SARS-CoV-2 négative et 6 des 6 patients ayant reçu également de l’azithromycine avaient une PCR SARS-CoV-2 négative, ce qui a fait conclure à un taux global de négativation de la PCR à 6 jours sous hydroxychloroquine de 70 % (14/20) et de 100 % avec l’azithromycine en plus.

    Chez 16 patients hospitalisés pour COVID19 dans le même centre hospitalier et d’autres centres hospitaliers mais n’ayant pas reçu d’hydroxychloroquine, le taux de négativation de la PCR SARS-CoV-2 à 6 jours était de 12 %.

    Sur cet exemple, indépendamment des effectifs faibles et sans tirer de conclusions, ce n’est pas mon objectif ici (mais je prends des précautions oratoires car …) on voit bien que les comparaisons entre traités et non traités existent bien sûr et que le reproche constamment martelé à l’encontre des études Raoult n’est pas fondé.

    On nous répète aussi que les études randomisées seraient de meilleure qualité que les études observationnelles. Sur le plan conceptuel rien ne permet de l’affirmer. C’est seulement la réalisation pratique de chacune qui peut permettre d’en décider. A priori une étude dite observationnelle avec des paramètres aux valeurs bien définies en l’absence du traitement pourrait être de meilleure qualité qu’une étude randomisée avec une sélection biaisée des cas étudiés.

    1. Merci pour le lien et Y’a la traduction google :

      « Le Dr Anthony Cardillo a déclaré avoir vu des résultats très prometteurs lors de la prescription d’hydroxychloroquine en combinaison avec du zinc pour les patients COVID-19 les plus gravement malades.

      « Chaque patient auquel je l’ai prescrit était très, très malade et en 8 à 12 heures, ils étaient pratiquement sans symptômes », a déclaré Cardillo à Eyewitness News. « Donc, cliniquement, je vois une guérison. »

      Cardillo est le PDG de Mend Urgent Care , qui a des bureaux à Sherman Oaks, Van Nuys et Burbank.

      Il a dit qu’il a trouvé que cela ne fonctionne que s’il est combiné avec du zinc. Le médicament, a-t-il dit, ouvre un canal pour que le zinc pénètre dans la cellule et bloque la réplication du virus. »

      Il a ajouté que le médicament ne devrait pas être prescrit à ceux qui ne présentent que des symptômes bénins pour éviter une pénurie. C’est l’inverse de Raoult mais pour des raisons différentes et ce dernier n’utilise pas le zinc.

  27. Vu qu’on y parle essai clinique et bras de contrôle dans tous les post, je ne sais pas si ce forum est réceptif à ce genre de thèse, mais je m’adresse avant tout à ceux qui ont l’esprit + ouvert que d’autres, et sans prétendre que cela puisse avoir des résultats le Coronavirus.

    Mais, puisque des résultats ont été observés sur des cellules cancéreuses (et d’autres quand vous fouillez le sujet), je rêve d’une science qui s’accapare le sujet ouvertement pour approfondir les recherches.

    Anthony Holland > https://www.youtube.com/watch?v=1w0_kazbb_U (version courte ici https://www.youtube.com/watch?v=mBL9pS6GMdA)

    Et la fréquence associée au Coronavirus publiée sur le site de Spooky2 :

    https://www.spooky2.fr/virus-de-la-pneumonie-du-marche-des-fruits-de-mer-de-wuhan-2019-ncov-frequences-de-soin-contre-le-coronavirus-de-wuhan/

    1. Pour compléter mon post précédent, voici la dernière fréquence à jour mise à dispo par le site :

      https://www.spooky2.fr/mise-a-jour-frequences-de-soin-coronavirus-2019-2020-03-26/
      https://soundcloud.com/frequency-heals/update-healing-frequencies-for-coronavirus-2019-20200326#t=0:00

      et pour ceux que ça intéresse, un exemple d’étude publiée comme il se doit ici apparemment (en dbl av. + placebo), difficile à trouver car ce n’est pas vraiment le genre de sujet aisément financés…

      https://www.researchgate.net/publication/268297712_Effect_of_Pulsed_Radio_Frequency_Stimulation_on_Wound_Healing_A_Double-Blind_Pilot_Clinical_Study

      Ce type de thérapie à base de RF est utilisé dans certains pays, quand il est complètement délaissé dans d’autres.

      Les financements (rien à vendre?), la société Novabiotronics d’Anthony Holland semble en avoir fait les frais car ses travaux, quoique intéressants, semblent s’être figés en 2013 : http://novobiotronics.com/MRSA1.html

      Dommage car leur technologie (antenne plasma + gaz + champs électriques) n’était pas sans rappeler les travaux d’un certain Antoine Priore…

      https://www.amessi.org/Qu-est-devenue-la-decouverte-d-Antoine-Priore

  28. Toutes choses égales par ailleurs, ce sera difficile car les 2 démarches sont différentes. Je veux chercher si ma ville a voté comme la France. Je prends le résultat obtenu pour toute la France, 52,3% de oui au référendum. Le test ne fera pas intervenir le nombre total de votants pour la France. Cette proportion sera traitée comme valeur théorique.

    Je veux maintenant comparer les résultats entre 2 villes, Tours et Orléans pour décider si elles ont voté ou non de la même façon.Dans ce cas, les tailles des échantillons retenus pour les 2 villes vont intervenir.

    Que peut bien vouloir dire « toutes choses égales par ailleurs » entre ces 2 situations ? Même si j’habitais à Tours je ne vois vraiment pas comment préciser « toutes choses égales par ailleurs ». Vraiment je ne vois pas. Si vous voyez, dites-le mais pas uniquement en martelant une affirmation mais avec des arguments précis s’il vous plait.

    Dans le premier cas on compare Tours à la France considérée comme modèle théorique et dans l’autre Tours à Orléans en utilisant dans les 2 situations 2 tests différents par leur technique.

    De plus, si l’une des conditions pour constituer les 2 groupes est l’unité de temps et de lieu, comment en déduire une conclusion qui serait indépendante du lieu et du temps comme on pense pouvoir le faire ? Au contraire, le test en relation avec une valeur « théorique » d’un paramètre peut s’établir dans des lieux différents et à des moments différents. Si cette valeur est stable malgré des lieux différents et des populations différentes on pourrait au contraire avoir une information qui aura toutes chances d’être plus universelle que des comparaisons en un même lieu et au même moment.

  29. Sur une télé j’ai entendu un jeune épidémiologiste dire avec beaucoup d’assurance qu’en ouvrant les crèches, les écoles etc… après le 11 mai l’objectif était de favoriser la circulation du virus afin d’atteindre une immunité collective suffisante et non pas de chercher à stopper sa circulation. Il a ajouté que cela, le président ne pouvait pas le dire dans son discours.

    Nul doute que les experts l’ont conseillé en ce sens. La stratégie d’ailleurs explicitée par cet épidémiologiste serait donc la suivante : le virus circulerait parmi les enfants sans y faire de dégâts. Ils contamineront leurs parents qui sont des adultes jeunes chez lesquels les formes graves restent rares. Les personnes dites âgées (plus de 65 ans) resteront confinés pour limiter les formes graves afin de ne pas submerger les hôpitaux.

    Le choix est clair : on ne cherche pas à éradiquer le virus mais au contraire à le faire circuler suffisamment mais pas trop. C’est un pari doublement risqué pour 2 raisons majeures :
    1- Ce n’est pas très facile à entendre pour les populations : se protéger tout en cherchant quand même à se contaminer …
    2- Il n’est pas du tout certain qu’une telle stratégie puisse fonctionner sur le terrain et dans des délais acceptables pour l’économie et la patience des populations.

    Il fut affirmé que si on visait l’éradication il faudrait rester confiné très, très longtemps alors qu’ainsi ça durera moins longtemps. Rien n’est moins sûr. Je l’ai déjà expliqué avec des petits calculs. Chercher à atteindre une immunité collective suffisante alors que l’on n’a aucune idée de sa valeur est une folie. On a dit 60%, 70%, en fait on n’en sait rien et on n’est même pas sûr que la maladie soit immunisante. Il y a donc là un pari extrêmement risqué. Un vaccin ? On mise sur les propriétés mythiques attribuées au vaccin. Quand il arrivera, s’il arrive, on risque de déchanter très vite.

    L’éradication parait plus difficile et est déclaré impossible. En fait le premier obstacle est que la volonté d’y parvenir n’existe pas. Le premier ingrédient qui fut à l’origine de l’éradication de la variole fut la VOLONTE d’y parvenir. Au début, en 1962, cette objectif n’était pas partagé par tous les pays endémiques, beaucoup n’y croyaient pas. Il a fallu le dynamisme de Donald Henderson pour les entraîner et pour dynamiser les équipes sur le terrain. S’il fut un piètre scientifique, il fut un grand chef de guerre, un maréchal Foch dirait William Dab !

    Pour réussir cette opération il faudrait dépister le plus tôt possible les malades, les sortir de chez eux pour les isoler, dépister les autres membres de la famille, remonter et descendre les filières. Distribuer des masques etc ..Tout cela on ne le fait pas parce qu’on ne peut pas le faire. On nous dit qu’on commencera à le faire après le 11 mai …

    Je crains que nous soyons parti pour une très longue et très coûteuse promenade en bateau où nous perdrons de tous les côtés. Je persiste à penser, modélisations à l’appui, que l’éradication du virus était la méthode la plus rapide pour nous sortir de cette impasse. Mais il en faudrait la volonté et au niveau mondial… On en est très loin et l’OMS prêche dans le désert.

    1. Au contraire, malgré ces différences que vous indiquez, il y a des choses communes et ici je pointais la volonté qui fut déterminante. Certes le fait que la variole était facile à dépister à vue était un avantage considérable. Sur le terrain la méthode de test était .. des affiches ! Deux milliards d’affiches montrant une petite fille atteinte de variole avait été imprimées, autant que de doses de vaccins ! Des récompenses étaient offertes à toute personne qui signalait un cas.
      La correspondance ce sont les tests biologiques qu’il faudrait avoir en masse et qu’on n’a pas. Dans les 2 situations, avec des moyens techniques très différents, il faudrait chercher à faire la même chose :remonter et descendre les filières. D’ailleurs je suis convaincu que l’OMS s’inspire beaucoup de la stratégie variole, adaptée bien sûr, dans ses recommandations.

      Je persiste à penser et dire que ce qui s’est produit au cours de la campagne d’éradication est un formidable exemple d’école qui serait très utile aujourd’hui. Par exemple encore le fait de mettre en quarantaine dans la même habitation le malade avec la famille fut catastrophique, le malade contaminant les autres personnes, d’où une flambée énorme avec 188 003 cas en 1974 contre 21 700 en 1970.

      Contre le covid 19, laisser chez eux les malades avec la famille est un désastre. Tant qu’on les laissera ainsi au lieu de les sortir pour les isoler, l’épidémie ne régressera pas ou très peu. On le sait grâce à la leçon de la variole mais il faudra attendre le 11 mai, selon ce qui fut dit hier, pour s’engager dans cette voie. Je crains qu’on n’ait pas beaucoup avancé si rien ne se fait dans cette direction d’ici là.

      Il y a les stratégies épidémiologiques d’une part et les critères biologiques et médicaux d’autre part. Il ne faut pas tout mélanger en écartant des stratégies épidémiologiques au motif que les critères biologiques ne sont pas les mêmes.

    2. On peut le penser cher B. Guennebaud. Nous autres, vieux croûtons, seront cuits. Pas de médicament pour lutter contre ( selon certains et nos autorités ne sont pas près de nous fournir les masques etc…)un vaccin qu’il faut trouver vite et utiliser ( sans étude random. ,) rapidement, (conf. le projet de « globalisation de la vaccination de Bill Gates, la propagande commence : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/coronavirus/lady-gaga-demande-%c3%a0-macron-de-mobiliser-plus-de-moyens-contre-le-covid-19/ar-BB12BUTK?li=AAaCKnE
      les saltimbanques, grand moralisateurs de notre époque sont prêts…) et notre grand bienfaiteur Présidentiel a un programme !
      Problème : Sa repentance, il nous l’a servi après la crise de gilets Jaunes ,des erreurs ont été commises … mais il l’a vite oublié;
      La date du 11 mai comme sortie du confinement n’est pas anodine : On zappe le 1er Mai jour récurent des protestations avec son long weekend ensemble le férié du 8 mais propices a des manifestations. Alors, on ne deconfine que le 11 mai !!
      En outre, comme l’a fait remarquer un consultant TV, ancien haut Magistrat au jugement très perspicace , la deuxième partie de son allocution était en fait réduit à ça  » Il commence à développer le socle de sa campagne électorale de 2022 dans le 2è partie de son discours » ce qui a cloué le bec aux autres intervenant du débat.
      De toute façon je suis vraiment et définitivement imperméable à son air de componction de curé p…….. qu’il emprunte à chacun de ses discours. Une telle dichotomie entre ses paroles et ses actes sont la marque d’une hypocrisie insoutenable. Un banquier quoi…

      1. Veuillez nous excuser, il est dans votre droit de ne pas l’apprécier, mais comme vous pouvez le relire en sous-titre de cet article « Tous les commentaires insultants… » , voyez nous sommes tolérants nous n’avons pas pour autant supprimé la totalité de votre commentaire ; aussi ayez la gentillesse de bien vouloir mesurer votre colère. Merci.

    3. @ Eric Marquant ; Mesurer ma colère ? Mais elle est légitime et incommensurable…
      Quand vous songez que la situation actuelle « – confinement – sanction sans discernement  » en raison de choix politiques font que selon un témoignage livré à la TV, une dame de 74 dont l’époux plus âgé de 14 ans en confinement en EHPAD a été verbalisée 125 € par les Gendarmes pour avoir salué celui ci, de loin , de la main alors qu’il était à la fenêtre (il est âgé mais non dépendant) au cours de sa promenade journalière ( document ad hoc rempli et fourni) sur réquisition de l’Hôpital voisin, gérant de l’ EHPAD. Selon son fils, elle était elle même avant ce confinement intervenant bénévole en EHPAD ..
      J’ai de la peine à croire cette histoire qui, si elle est vraie, est symptomatique de la déshumanisation d’une partie des rouages de transmission de l’Etat. L’exemple venant d’en haut, je bous littéralement d’indignation.
      Mais peut-être avez vous raison, ce n’est pas le lieu ici de s’épancher par l’insulte même si elle est le reflet de la vérité.

      1. Bonjour Inoxydable,
        Oui effectivement le Docteur Joseph s’est mis en lien avec nous et a d’ailleurs relayé notre site sur son blog où nous avons découvert d’autres liens tout à fait intéressants. Pour cet article que vous nous proposez je mettrai le bémol suivant. Notre « guide suprême » , comme on aime à dire dans les démocraties populaires, n’est que l’employé temporaire d’une entreprise beaucoup plus vaste et si d’aventure il était congédié par ses employeurs son successeur, à ne pas en douter, aurait à-peu-près la même mission à remplir, c’est que nous avons affaire à un Monde et non à quelques stratèges indépendants. Ce Monde est intimement lié et de fort longue date, aussi il est prudent de ne pas se faire endormir par quelques « sauveurs » qui nous promettent la lune, le réveil risquerait alors d’être pour le moins brutal. La pression des populations est ce que l’on peut espérer de mieux, je doute malheureusement que celles-ci résistent demain à la promesse d’une vaccination anti-covid.

    1. @ Hermine.

      Se perdre ? moi je trouve pas, au contraire, ce nouvel exposé hebdomadaire est très clair et la distribution des baffes continue.
      Les graphiques du début démontrent sans ambiguïté que sa gestion paye, les cas positifs diminuent.
      Quelqu’un a quelque chose d’intéressant à dire sur ces graphiques … un biais possible ?

      Il parle bien de POSSIBILITE (parmi d’autres) et non de CERTITUDE comme certains médias le traduisent, que l’épidémie disparaisse « peut-être » au Printemps, de surcroît de façon étrange, dit-il, comme le SARS dont personne n’a pu expliqué clairement la disparition, des hypothèses non vérifiées demeurent.

      Son tableau à 11’50 se passe de commentaire, les chiffres parlent d’eux-mêmes.
      Un biais là-dedans ?

      L’étude SERMO est aussi un indicateur intéressant de ce que font les médecins, reste à savoir dans quelles conditions ce sondage a été mené car on peut toujours suspecter des biais (encore), ça reste à prouver.

      L’étude Remdesivir en rajoute une couche, Raoult lui-même n’en revient pas et prend acte de l’absence de ces comparateurs que réclament à corps et à cri les partisans du dogme des essais randomisés.
      Pas vu beaucoup de traces sur le net de ce papier n’émanant pas de Picsou Mag …

      Selon lui ça sert à quoi de donner un médicament utilisable uniquement dans les cas graves compte tenu de sa forte toxicité si on sait par ailleurs que dans ces cas-là il ne sert plus à rien, le fonction antiviral n’ayant plus aucun effet, faute de virus ?!?
      Bonne question …

      La bêtise (pour ne pas dire autre chose, je m’auto-modère) de ce « journaleux » accusant Raoult d’être à la solde de SANOFI est à mourir de rire, Raoult traitant le problème avec un humour décapant qui ridiculise le scribouillard.
      C’est avec ce genre de torchon que certains espèrent informer les gens … pathétique.

      Quand au top 15 de la mortalité essentiellement en Europe je note que celle de l’Espagne et de l’Italie est environ 10 fois plus élevée que celle de l’Autriche et l’Allemagne … chercher l’erreur.
      Qu’ont fait ces gens pour faire mieux que nous alors qu’ils ont été confronté au même problème ?

      Je retiens de cette nième intervention comme de toutes les précédentes que ce mec se fout de ce que pense les autres (ça on le savait), que le temps passe, qu’il suit son idée, qu’il applique son protocole, qu’il a des résultats qui n’ont rien d’académiques et qui défient les dogmes établis.
      Bon et alors ?

      L’histoire jugera tout ça mais il est à craindre, qu’une fois de plus dans ce pays, des gens seront encore capables de nier les évidences, de trouver des poux dans la tête de ce mec, de faire de multiples contorsions pour enfumer le chalant en se servant de la multitude d’essais actuellement en cours pour tenter de prouver une dernière fois que c’est un charlatan et de disserter à l’infini sur l’application d’une méthodologie qui n’a aucun sens en temps de crise.

      On est vraiment un curieux pays …

      1. Quelle belle assurance Pitou, comme j’aimerais être aussi certain que vous. Et votre critique du dogmatisme montre à quel point vous êtes d’une totale confiance et d’une maîtrise parfaite du sujet. Vous enseignez ? Dès demain je m’inscris à votre formation. Y a-t-il des TP ? Car, à vous suivre, vous êtes adepte de la distribution de baffes. Mon rêve maîtriser aussi bien la puissance du corps que celle de l’esprit. Maintenant que votre Maître puisse avoir totalement raison est toujours possible, notre chef suprême semble se ranger au même avis que vous, et s’il en fait demain la démonstration il ne nous restera plus qu’à nous prosterner devant vous.

  30. Le clin d’œil « Au risque de se perdre » de K. Hulme résume pour la profane que je suis cette cacophonie ambiante, cette guerre d’égos insupportables et absolument délétères pour la majorité d’entre nous. Que ce soit dans les merdias qui parlent du comité scientifique sans indiquer leurs liens d’intérêts est très injuste, que le Professeur Raoult bouscule tout ce petit monde à la botte du pouvoir, tout cela me donne la nausée. Je sais bien que le risque aussi c’est adhérer plus facilement à ce que j’aimerais entendre et savoir en même temps qu’ « Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés » comme aurait dit Mark Twain.
    Les 2 derniers posts sont encore un exemple entre Pitou et Spartacus … Touiller et il en sortira peut-être un consensus universel pour soigner juste le temps du covid. Après on verra puisque la science ne fait qu’évoluer tous les jours.

  31. Hermine, en temps de crise comme en temps ordinaire, il est assez difficile aux individus de ranger leur égo et cette guerre, dont vous parlez, fait assez peu de victime. Désolé que ma réponse à Pitou vous ait déplue mais je trouvais ses affirmations un peu difinitives. Il est bien entendu libre de prendre parti pour Raoult mais ce brin de mépris qu’il avait dans son affirmation me dérangeait. On peut soutenir un point de vue sans le déclarer avec autant d’assurance.

  32. Pour aller dans le sens de cet article :
    Deux études cliniques
    Une chinoise assez honnête qui conclut à une très faible efficacité de l’Hydroxychloroquine (HCQ)
    Et une étude menée par Gilead de qualité déplorable qui conclut à l’ »efficacité » du Remdesivir

    l’Hydroxychloroquine chez les patients atteints de COVID-19 : un essai ouvert, randomisé et contrôlé

    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.10.20060558v1
    14 avril 2020
    Le texte étant trop long à poster ici (voir sur mon face de bique : Minotte Degun)

    Compassionate Use of Remdesivir for Patients with Severe Covid-19

    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2007016
    Étude financée, menée par Gilead. L’article a été écrit par Gilead
    Pas de double aveugle, ni de randomisation, ni de contrôle !
    La thérapie de soutien devait être fournie à la discrétion des cliniciens.
    Bien qu’il n’y ait pas eu de points finaux préétablis pour ce programme….

    « Le programme a été conçu et mené par le sponsor (Gilead Sciences), conformément au protocole. Le sponsor a collecté les données, surveillé le déroulement du programme et effectué les analyses statistiques. Tous les auteurs ont eu accès aux données et assument la responsabilité de l’intégrité et de l’exhaustivité des données rapportées. Le projet initial du manuscrit a été préparé par un rédacteur employé par Gilead Sciences avec l’un des auteurs, avec la contribution de tous les auteurs. »

    « CONCLUSIONS
    Dans cette cohorte de patients hospitalisés pour des covid-19 graves et traités avec le remdesivir à usage compassionnel, une amélioration clinique a été observée chez 36 des 53 patients (68 %). La mesure de l’efficacité nécessitera des essais randomisés et contrôlés par placebo du traitement par le remdesivir. (Financé par Gilead Sciences). »

    1. Le grand raout de Raoult…
      La Tribune de Raoult dans le Monde du 25-mars-2020 a été qualifiée de «texte assez brouillon» (Olivier Galland, in Telos, 14-avr-2020). Il n’empêche.
      Les essais cliniques en double aveugle contre placebo, c’est bien le «nec» de la médecine fondée sur des faits probants (ou sur des données probantes, suivant les versions de la traduction de l’expression anglo-saxonne d’origine EBM: « Evidence-Based Medicine »).
      On est bien d’accord. À condition de l’appliquer aussi à l’homéopathie—j’ai ma petite idée sur la question, on peut concevoir des ECR irréprochables adaptés à l’homéopathie, mais il faut une méthodologie ad hoc, différente de celle utilisée pour les molécules—et aux vaccins! (et là on rigole!)
      Sauf que la Médecine (je mets ici une majuscule comme on met une majuscule à «Musique» ou «Arts») n’est pas une science, mais une discipline, un art, une pratique qui fait appel à toutes sortes de ressources dont la Science, et en particulier l’EBM, pour les intégrer dans une démarche de soins (au sens le plus large) que certains appellent la «médecine intégrative».
      On est là quelques niveaux au-dessus de l’EBM—ce qui veut simplement dire que l’EBM n’est qu’une composante de la Médecine, comme l’est la pharmacologie, l’ostéopathie, la virologie, l’épidémiologie, l’infectiologie, la biologie…
      Tiens, déjà en biologie: si on la considère comme l’étude des systèmes vivants, l’expression des gènes est régulée par d’autres gènes ou facteurs eux-mêmes sous la dépendance de gènes ou facteurs activateurs ou inhibiteurs etc., de sorte qu’il est quasiment impossible de prédire les effets de telle ou telle interférence avec le système…
      Un peu comme le Droit: on ne peut (et on ne doit) jamais préjuger d’un… jugement, car il existe toujours des lois qui permettent d’enfreindre d’autres lois, comme par exemple la «Loi sanitaire» qui met actuellement au placard les droits constitutionnels les plus élémentaires.
      Donc je suis d’accord avec Raoult, même s’il est brouillon (mais s’il avait du temps, il lui suffirait de retravailler son «brouillon» pour en faire un texte propre sur lui). Il a eu raison de procéder comme il l’a fait, ce qui n’empêche en rien de mener par ailleurs des ECR sur la base de conjectures raisonnables sur telle ou telle molécule, association de molécules, voire de plantes (mais s’il vous plaît, en écartant les antiviraux remdesivir & Co qui ne sont à mon avis que des usurpateurs et des prétextes à de faramineux profits). Donc je lui tire mon chapeau.
      En même temps d’ailleurs que j’ai envie de tirer à boulets rouges sur tous les servants locaux de la Grand’messe mondialisée avec le prêche du lundi, la litanie quotidienne des défunts (que je n’écoute plus depuis longtemps), les querelles théologiques autour de la chloroquine, des ustensiles et des rites du culte, masques et gestes barrière, etc. etc.
      Cette dérive totalitaire, ce gouvernement par la peur, de nature fascistoïde (ou soviétoïde: mais y a-t-il une différence?) suscité d’un claquement de doigts, témoigne pour moi d’un naufrage pur et simple de la pensée, doublé d’un naufrage économique (ou en tout cas d’une énorme voie d’eau).
      Amen.

    2. Gilead Sciences est la firme américaine qui avait vendu le Tamiflu contre la grippe H1N1, malgré son peu d’efficacité et ses effets secondaires très négatifs. Elle tient à nouveau à participer à la vente d’un vaccin qui sera, comme tous les autres après une épidémie, inutile ! Reste qu’en attendant, le gouvernement fait tout pour qu’il y ait plus de morts en ce début d’année par rapports aux précédentes !

      Décès enregistrés par mois et années :
      https://www.lesalonbeige.fr/wp-content/uploads/2020/04/capture-decran-2020-04-16-a-13-53-04.png

      Ce tableau de l’INSEE démontre qu’il va avoir du mal. Alors il interdit le traitement Raoult, confisque la chloroquine des hôpitaux, ne donne pas de masques (soi disant inutiles), euthanasie les personnes âgées avec le rivotril (médicament qui a comme contre indication les problèmes respiratoires)…. en espérant que la pandémie fera enfin en avril plus de morts qu’avant et au nom du coronavirus ! quelle malhonnêteté !

    1. Aaaah Blanche hermine . Qu’en termes choisis ces choses là sont dites.
      bien plus soft que mes posts. et j’aime bien vos liens très explicites.

    2. « Comment retrouver une crédibilité chez tous ces gens là ? « vous vous demandez Hermine ! Et vous n’êtes pas la seule ! Les rédacteurs en chef de trois plus prestigieuses revues médicales sont bien de cet avis :

      Richard Smith, rédacteur en chef, British Medical Journal, 2013 : « La plupart des études scientifiques sont erronées, et elles le sont parce que les scientifiques s’intéressent au financement et à leurs carrières plutôt qu’à la vérité. »

      Marcia Angeli, rédactrice en chef, New England Journal of Medecine, 2009 : « Il n’est tout simplement plus possible de croire une grande partie des recherches cliniques qui sont publiées, ni de se fier au jugement de médecins de confiance ou à des directives médicales faisant autorité. Je ne prends aucun plaisir à cette conclusion, à laquelle je suis parvenu lentement et à contrecœur au cours de mes deux décennies de travail de rédactrice en chef. »

      Arnold Relman, rédacteur en chef, New England Journal of Medecine, 2002 : « La profession médicale est achetée par l’industrie pharmaceutique, non seulement en termes de pratique de la médecine, mais aussi en termes d’enseignement et de recherche. Les institutions académiques de ce pays se permettent d’être les agents rémunérés de l’industrie pharmaceutique. Je pense que c’est honteux. »

      Institutional Corruption and the Pharmaceutical Policy, Edmond J. Saffra Center fr Ethics, Harvard University & Suffolk University, Law School Research Paper No. 13-25, 2014 (revised) : « Certaines pratiques ont corrompu la recherche médicale, la production de connaissances médicales, la pratique de la médecine, la sécurité des médicaments et la surveillance du marketing pharmaceutique par la Food and Drug Administration. En conséquence, les praticiens peuvent penser qu’ils utilisent des informations fiables pour s’engager dans une pratique médicale saine tout en se basant en réalité sur des informations trompeuses et donc prescrire des médicaments qui sont inutiles ou nocifs pour les patients, ou plus coûteux que des médicaments équivalents. Dans le même temps, les patients et le public peuvent croire que les organisations de défense des patients représentent efficacement leurs intérêts alors que ces organisations négligent en réalité leurs intérêts.”

  33. Bonsoir à tous,

    Je cherche à contacter des partisans de l’hypothèse de l’inexistence des virus, du moins tel qu’ils nous le sont présentés (je pense à Stefan Lanka, David Crowe, Jon Rappoport) et je sais qu’il y en a ici !
    Venez sur mon blog, je traduis Crowe et Rappoport.

  34. Anecdote non scientifique :

    Sur la couverture de décembre 2018 du « The Economist » pour l’année 2019 :
    https://lupus1.files.wordpress.com/2018/12/1545652635-couverture-the-economist-2019.jpg
    là où se trouve la Grande-Bretagne (la City), on a les 4 cavaliers de l’Apocalypse. On dit que le cheval blanc symbolise la conquête, la peste et la venue de l’Antéchrist ; le cheval rouge représente la guerre ; le cheval noir est associé à la famine et le cheval pâle apporte la mort. Ici l’un a la même coiffe que celle de la statue de la Liberté à New York :
    https://ordo-ab-chao.fr/wp-content/uploads/2018/12/theworldin2019_Quatre-Cavaliers.jpg
    Un autre a une faux touchant presque un panda (symbole de la Chine) ; un pangolin se perd en bas à gauche car il faut savoir qu’on ne vendait pas de chauve-souris sur le marché de Wuhan ;
    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/coronavirus-pourquoi-le-pangolin-est-il-devenu-le-nouveau-suspect-numero-un_2117667.html
    une cigogne annonce le marquage de gens (plus bas à sa gauche une personne pauvre du Bengladesh)
    https://fr.sott.net/article/35389-Le-Kenya-et-le-Malawi-zones-test-pour-un-carnet-de-vaccination-injecte-sous-la-peau-Le-Monde
    et un Pinocchio au nez allongé (symbole du mensonge) ; smartphone de localisation et « Facial regognition » ; en bas à droite le portrait de l’artiste Artemisia Lomi Gentileschi (1593-1652) qui fait allusion à la plante artemisia de la famille des armoises contre le paludisme !

    On retrouve là un remède contre une épidémie annoncée ! Dans quel but ? Pour marquer les populations au moyen d’un vaccin, comme le prédit l’Apocalypse (d’où ses 4 cavaliers) :
    https://effondrements.wordpress.com/2012/05/30/le-nouvel-ordre-mondial-le-futur-cauchemar-de-lhumanite/comment-page-1/#comment-5787

      1. Bonjour Marie, votre érudition est éclaboussante. Naturellement ces histoires de chiffres, c’est autre chose…

      2. Voyez-vous, j’ai beaucoup de mal à comprendre ce que veut dire dans votre propos : « Ce qui est drôle, ce sont les noms de ceux qui s’en prennent à Raoult : Salomon, Buzyn, Lévy, Martin Hirsch… » ??? J’espère mal comprendre !

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