Un article sur le COVID-19 rédigé en Mars 2020 se condamne immanquablement à une durée de vie très éphémère mais la somme d’informations que nous avons reçue de tous bords et qui n’a jamais été communiquée dans les médias, les accumulations d’erreurs et d’outrances nous ont semblé suffisamment conséquentes pour que l’on s’impose ici une sorte de réflexion de parcours. C’est le Dr Vincent Reliquet, notre responsable éditorial, qui a souhaité s’atteler à cette tâche difficile car semée d’embûches. Enormes interrogations, donc deux articles, voici le premier. Quoi de neuf, qu’ignorons-nous, qu’avons nous déjà compris de cette pandémie mondiale? Bonne lecture.

 

Résumé

La pandémie COVID-19 liée au virus SARS-Co-V-2 est très probablement née après mutation ou recombinaison naturelle d’un coronavirus initialement contenu dans un laboratoire de Wuhan, puis suite à une dramatique erreur humaine s’est  répandue massivement dans la province de Hubeï. L’hôte animal initial reste discuté, le rôle d’un hôte intermédiaire aussi. La symptomatologie clinique de l’infection à SARS-Co-V-2 demeure extrêmement variable, entre porteur sain et syndrome de détresse respiratoire aiguë fatal. Chez un sujet pauci-symptomatique la guérison est obtenue en une dizaine de jours, la contagion existe déjà en phase d’incubation et possiblement également quelques jours après la guérison clinique. La létalité enregistrée en Chine est forte, pour des raisons environnementales et sociétales développées ici. La létalité européenne semble très inférieure mais les modes de calculs diffèrent drastiquement à l’heure actuelle entre les pays.

Introduction

Commençons par quelques lignes de virologie générale qui ne devraient pas intéresser grand-monde, j’avoue avoir beaucoup lu sans avoir compris grand-chose à des dizaines d’articles de science pure sur les virus en général et sur l’énorme famille des coronaviridae en particulier. Je ne suis qu’un banal médecin généraliste et je le revendique absolument mais comme l’AIMSIB dispose de quelques membres dont la recherche en virologie est le métier, leur chef étant la formidable Emma Khan (1)(2) il m’est alors facile de palier le plus gros de mes insuffisances. Retenons ensemble qu’ils forment une famille dont le génome est constitué d’un ARN simple brin comptant entre entre 26 et 32 kilobases: Ce sont donc des « gros » virus.

Sur le plan sémantique soyons précis, à ce jour la maladie est dénommée COVID-19 et le virus en cause, SARS-CoV-2, gageons que très vite cette dernière appellation disparaîtra parce que dans la bouche des journalistes c’est déjà tous les jours le cas.

On retrouve leurs présences régulières en contamination d’animaux très divers, troupeaux, oiseaux, pangolins, civettes, chauve-souris, chiens, chats, chameaux et hommes évidemment s’agissant de certains virus de cette famille (3) sans parfois entraîner la moindre pathologie particulière chez leurs hôtes.

Deux épidémies humaines liées aux coronavirus ont déjà vraiment fait parler d’elles sans non plus avoir dévasté le Monde:

Celle du SRAS (SARS-CoV) de Novembre 2002, partie du sud de la Chine par la consommation humaine de civettes contaminées et qui déclencha au final (officiellement) 774 décès répartis dans 37 pays : Ce virus donna immédiatement à certains beaucoup d’idées  de vénéneuses bio-armes et à d’autres des espoirs encore plus rémunérateurs de vaccins,
Celle du MERS (Middle East Respiratory Syndrome) en 2012, probablement encore non éteinte, responsable de possiblement 858 morts à ce jour, il s’agissait ici de contacts très rapprochés avec des postillons de… chameaux, ce qui explique aisément que l’épidémie se soit cantonnée essentiellement à l’Arabie Saoudite et au Sultanat d’Oman dans la mesure où la contagiosité inter-humaine du MERS est demeurée très faible jusqu’à ce jour, mais demain n’est pas encore écrit.

Origine génétique du SARS-Cov-2

Ces hypothèses demeurent toutes probables à ce jour car de nombreux virologues à travers le monde s’interrogent toujours très sérieusement sur la probabilité que l’apparition de ce virus puisse résulter d’une simple émergence naturelle.

Un important travail de séquençage du génome du SARS-Co-V2 (4) a eu lieu fin 2019 auprès de 9 des premiers patients (dont 8 qui avaient fréquenté le fameux « marché humide » de Wuhan): Les résultats relèvent 88% de concordance entre le SARS-CoV-2 et deux coronavirus de chauve-souris déjà séquencés en 2018. Les concordances sont bien plus faibles avec SARS-CoV (79%) et MERS-CoV (50%).

Il s’agit donc bien d’un nouveau betacoronavirus pathogène pour l’homme.

L’origine animale initiale de l’épidémie actuelle (zoonose) demeure néanmoins encore extrêmement obscure: Pour l' »Académie Chinoise des Sciences » les chauve-souris seraient les porteurs en cause (5) du virus initial mais une étude parue dans le « Journal of Médical Virology » quelques heures plus tard désignerait plutôt… Des serpents. (6)

D’après certaines équipes chinoises la probabilité d’une contamination naturelle par vols nocturnes de chauve-souris vers Wuhan serait impossible à concevoir de par l’éloignement géographique, 600 miles aller et autant au retour, excusez du peu, par des colonies sauvages possiblement contaminantes. (7)

Il circule sur les réseaux sociaux et, plus grave, dans des publications  scientifiques de revues sans comité de lecture, beaucoup d’hypothèses farfelues sur la fabrication intentionnelle de ce virus (8) (9) (10). La plupart de ces publications ont été très rapidement rétractées. Ces hypothèses reposaient sur la mise en évidence, dans la séquence du SARS-Co-V-2, de parties similaires à celles d’autres virus déjà connus (HIV, grippe, etc…).

 Ces allégations de virus « bricolés »  en laboratoire ouvraient la porte à toutes sortes d’intentions dont on pouvait en relever au moins trois:
Virus issu de simples travaux de recherche en virologie fondamentale et on rappelle que c’est le but principal d’un laboratoire classé P4,
– Élaboration volontaire d’un virus muté dans le cadre de la mise au point d’un vaccin anti-SRAS, (11)
Préparation d’une bio-arme. (12)

Il faut en tous cas bien les distinguer de la possibilité réelle que ces recombinaisons ou mutations se soient produites naturellement dans un animal de laboratoire enfermé dans ce  fameux labo P4 de Wuhan.

L’hypothèse la plus en cours actuellement n’est plus celle de l’intervention humaine dans la réalisation matérielle de ce nouveau virus mais plus possiblement un phénomène dit de « convergence évolutive ».

Voilà ce qu’en dit Emma Khan:
– « La recombinaison (ou la mutation) naturelle des virus doit se produire plusieurs milliards de fois par minute dans la nature (encore une fois dans un animal sauvage ou dans un animal de laboratoire ou même chez des humains), elle est seule capable d’aboutir à un nouveau virus dont le génome est assez équilibré pour lui permettre d’être infectant, facilement transmissible d’homme à homme, et pathogène. Avec des bricolages de labo, on peut tout juste obtenir un virus candidat vaccin, adapté aux cultures cellulaires mais sans doute incapable de se transmettre ou auquel il manquerait d’autres propriétés indispensables pour provoquer l’épidémie actuelle. Il existe bel et bien une nouvelle séquence d’acides aminés basiques contenue dans le SARS-CoV-2 qui permet la scission de la spike protéine par les furines (enzymes cellulaires ubiquitaires) et donc donne la capacité d’infecter différents types cellulaires. Ce type de séquence se retrouve (mais pas la même) dans les virus de la grippe fortement pathogènes ».

Autre inconnue, si la chauve-souris (ou le serpent) se révèle être l’hôte initial de ce nouveau virus, est-il nécessaire qu’intervienne une seconde espèce intermédiaire entre l’hôte initial et l’Homme? On retrouve l’interrogation supplémentaire sur le rôle additionnel des pangolins, des rongeurs… Bien que certaines études tendent à délivrer la transmission à l’homme de cette nécessité. (13)

Origine géographique du SARS-CoV-2

Il demeure particulièrement incroyable que dans un pays large de 9.597.000 de km² ce coronavirus (subitement très pathogène) apparaisse naturellement et exactement dans un périmètre de 100 km² à l’intérieur de la seule ville chinoise qui abrite l’unique laboratoire continental justement construit… Pour les « étudier »!

Même de Chine des doutes légitimes quant à une dévastatrice erreur humaine se font jour, l’hypothèse de la chauve-souris, du serpent, du pangolin et du poisson salvateur y sont largement battus en brèche, l’Université de Technologie de Chine Méridionale (pourtant parrainée par Pékin) osant écrire que  » le Centre de Contrôle des Maladies de Wuhan (WHCDC) aurait pu engendrer la contagion dans la province du Hubei ». (14)

A noter que le laboratoire vraiment sensible, le Wuhan Institute of Virology qui lui est seul classé P4, administré par l’Académie Chinoise des Sciences, n’est pas situé à 300 mètres du marché aux poissons comme prétendu partout mais à 12 km de celui-ci.

Par contre aucun Occidental ne sait ce qui se passe officieusement derrière les murs du WHCDC qui lui se situe bien à proximité immédiate de ce marché…

En renforcement de la thèse de l’erreur humaine catastrophique, savoir que le Ministère Chinois des Sciences et de la Technologie aurait publié à la hâte, suite aux premiers décès, une nouvelle directive intitulée:

– «Instructions sur le renforcement de la gestion de la biosécurité dans les laboratoires de microbiologie qui manipulent des virus avancés comme le nouveau coronavirus» (15)

Bien peu rassurant quant aux instructions qui pouvaient régir ces endroits archi-sensibles avant ces « préconisations ». Il n’en reste pas moins que de nombreux malades « initiaux » proviennent indiscutablement du « marché humide » de la ville, contiguë au WHCDC mais non censé contenir des souches P4. En réalité l’analyse exhaustive de l’origine des premiers cas ne pointe pas systématiquement vers ce fameux marché. Selon une étude parue dans le Lancet fin janvier 2020 (16) sur 41 patients hospitalisés dans un hôpital dédié de Wuhan au 02/01/2020 seuls 27 admettaient un lien avec le fameux marché au poisson (66%) et pas les autres. A noter que sur cette courte série le décès est survenu chez 6 malades (15%) mais nous y reviendrons.

Ainsi, il est donc tout à fait possible que « le patient zéro » ait contracté le virus en dehors du « marché aux fruits de mer », qu’il l’y ait introduit et qu’il ait essaimé son virus de manière aléatoire en fonction de ses déplacements dans la ville.

Mais il est aussi possible que ce « patient zéro »  n’ait absolument jamais existé, comme nous le verrons bientôt.

Wuhan et son laboratoire P4 Franco-chinois

On l’oublie souvent mais le Wuhan Institute of Virology demeure le fruit d’une étroite collaboration entre la Chine et la France et on pourrait commencer à bien s’en mordre les doigts. Il fut initié dès 2003 après l’épidémie de SARS-CoV pour un budget de 44 millions de dollars en s’inspirant très étroitement des standards retenus dans l’élaboration du P4 de Lyon. Du 21 au 23 Février 2017 Marisol Touraine, Ministre de la Santé et Bernard Cazeneuve alors Premier Ministre ont très officiellement visité les installations de Wuhan et la France s’était engagée à soutenir financièrement tous les ans pendant 5 ans le développement de ce laboratoire à hauteur d’un million d’euros par an. (17)

Ce complexe P4 de Wuhan représente donc (en théorie) le nec plus ultra de la sécurité virologique, le premier installé en Asie continentale, après les deux existant déjà à Taiwan.

La réciprocité de formation qui a évidemment eu lieu entre spécialistes chinois et français a imposé que certaines équipes françaises se rendent à Wuhan pendant que des virologues chinois venaient se former à Lyon. Certains de nos nationaux, de retour de Chine, ont confié leurs sentiments de net malaise face au poids des traditions existantes dans ce laboratoire, au premier rang duquel le respect du moindre niveau hiérarchique, qui demeure absolu.

Ainsi à Wuhan jamais un subalterne n’émettra la moindre réflexion, le moindre conseil et encore moins la moindre remarque envers un de ses supérieurs en sorte que si celui-ci se livre à la plus flagrante faute de procédure celle-ci ne sera jamais dévoilée et encore moins corrigée.

Ce laboratoire contient évidemment des animaux vivants très contaminés, le but d’un P4 étant justement de pouvoir les conserver pour les étudier sans risque. Au premier rang desquels plusieurs centaines de chauve-souris évidemment (18), mais aussi probablement des primates car seul ce modèle animal est susceptible de reproduire une maladie humaine. Evidemment plus l’animal est puissant plus il est susceptible de griffer ou mordre.

Il est naturellement impossible de savoir à ce jour si une ou des erreurs humaines sont responsables du désastre actuel. Il faut se souvenir néanmoins qu’un certain faisceau de faits franchement désolants sont parvenus jusqu’à nos oreilles occidentales:

  • A Pékin, des virus SARS ont déjà réussi à se faire la belle par deux fois au moins hors de leurs laboratoires, (19)

Trad: « Mais les inquiétudes entourent également le laboratoire chinois. Le virus du SRAS s’est échappé des installations de confinement de haut niveau à Pékin à plusieurs reprises, note Richard Ebright, biologiste moléculaire à l’Université Rutgers à Piscataway, New Jersey ».

  • Lors de captures de chauve-souris sauvages les personnels ne sont pas équipés de tenues adaptées de sorte que certains opérateurs se sont retrouvés en contact cutané direct avec du sang et/ou de l’urine de ces animaux pourtant connus pour leurs portages chroniques de coronavirus, (20)

https://www.thepaper.cn/newsDetail_forward_5200198

 

  • D’après Steven W. Mosher certains laborantins se seraient rendus coupables de revente de leurs animaux en fins d’expériences, parfois vivants, à destination de l’alimentation humaine locale. (21)

De tout ceci on peut facilement comprendre  que l’évasion du SARS-CoV-2 de son laboratoire d’origine a pu avoir lieu après infection accidentelle d’un laborantin mais aussi possiblement d’un animal contaminé qui aurait été sciemment extrait de sa cage pour quelques menues monnaies…

Epidémiologie du COVID-19

On rappelle que la circulation des coronavirus est permanente en Europe et qu’il ne suffit pas d’être testé coronavirus positif pour être obligatoirement atteint par la souche SARS-CoV-2, les tests dernières générations semblant en mesure de discerner les souches entre elles.

Il est tentant de matérialiser un graphe présentant par exemple le degré de contagiosité de chaque pathologie infectieuse en fonction de leurs létalités respectives, ce qui pourrait donner, calculé par certains auteurs, ceci:

La théorie du R0

Comme on le voit aisément la « zone » du  SARS-CoV-2 n’est qu’approchée à ce stade de la pandémie, début 2020. Disons immédiatement que ce genre de graphe n’a certainement aucune valeur, les modèles mathématiques étant basés sur une croissance exponentielle des maladies ce qui se révèle parfaitement faux en pratique pour la majorité de la population qui n’utilise pas régulièrement les transports en commun, car l’épidémie butera inévitablement sur le fait que chaque sujet atteint ne rencontrera plus après un certain temps que ses sujets-contacts habituels.

Cette présentation propose une contagiosité faible pour le SARS-CoV-2, remarquons quand même que ce virus a réussi à toucher la moitié du globe en quelques semaines.

On peut aussi s’amuser à relever l’embarras des auteurs par rapport au positionnement de la poliomyélite, si grave en Europe que sa vaccination reste encore obligatoire…

Description d’une infection par SARS-CoV-2

Les histoires cliniques rapportées à ce jour témoignent d’une extrême diversité dans la gravité des symptômes rencontrés, allant d’un portage sain asymptomatique définitif comme pouvant évoluer pour d’autres jusqu’au décès. La durée d’incubation est globalement inconnue à ce jour, décrite entre 14 et 27 jours mais la contagiosité est existante pendant cette phase asymptomatique. La charge virale ne serait pas immédiatement nulle dès les premiers jours de la guérison.  La contagion essentielle est réalisée par aérosolisation de particules virales issues des gaz expirés par les sujets infectés qu’ils soient malades ou porteurs sains, par contact cutané inter-humain, par l’entremise d’objets souillés mais aussi possiblement par contamination fécale (22).

La durée d’évolution entre les premiers symptômes et l’apparition de signes respiratoires sévères, pour les patients qui en développeront, seraient de 5 jours et la durée globale de l’infection, pour les patients les moins atteints compterait 10 jours au total.

Les premiers patients chinois semblent avoir été rigoureusement étudiés et leurs symptômes minutieusement décrits dans un article paru dans le Lancet en date du 15/02/2020 (23). J’en traduis directement les résultats ici:

– «Les symptômes courants au début de la maladie étaient la fièvre (40 [98%] des 41 patients), la toux (31 [76%]) et la myalgie ou la fatigue (18 [44%]); les symptômes les moins courants étaient la production d’expectorations (11 [28%] sur 39), les céphalées (trois [8%] sur 38), l’hémoptysie (deux [5%] sur 39) et la diarrhée (un [3%] sur 38) . La dyspnée s’est développée chez 22 (55%) des 40 patients (délai médian entre le début de la maladie et la dyspnée 8,0 jours [IQR 5 · 0–13 · 0]). 26 (63%) des 41 patients avaient une lymphopénie. Les 41 patients ont eu une pneumonie avec des résultats anormaux au scanner thoracique. Les complications comprenaient le syndrome de détresse respiratoire aiguë (12 [29%]), l’ARNémie (6 [15%]), une lésion cardiaque aiguë (5 [12%]) et une infection secondaire (4 [10%]). 13 (32%) patients ont été admis dans une unité de soins intensifs et 6 (15%) sont décédés. Par rapport aux patients non en USI, les patients en USI avaient des niveaux plasmatiques plus élevés d’IL2, IL7, IL10, GSCF, IP10, MCP1, MIP1A et TNFα (molécules qui interviennent dans l’immunité innée contre les virus).  »

On relèvera de cette courte série la banalité absolue de la symptomatologie initiale par infection au SARS-CoV-2, en effet la triade fièvre-courbature-toux sèche se retrouve dans quasiment toutes les infections virales respiratoires européennes pendant l’hiver, il est donc parfaitement vain d’espérer réaliser un diagnostic clinique d’infection par SARS-CoV-2.

L’imagerie scanner démontre ici la constance absolue d’anomalies pulmonaires tant partagées par les patients atteints de formes bénignes que de formes sévères. Les 15% de décès dans cette courte série interpellent et nécessiteront une réflexion supplémentaire.

Surmortalité chinoise par SARS-CoV-2

Ces 15% de décès de l’étude précédente sont très étonnants, au 29/02/2020 les autorités chinoises annonçant par ailleurs 2.788 morts et plus de 78.000 personnes contaminées soit une mortalité au plus égale à 3,5% ce qui pourrait donner un ratio dix fois plus important que les premières estimations européennes néanmoins calculées sur de courtes séries et qui ne prennent généralement pas en compte les cas parfaitement asymptomatiques.

On peut imaginer que la pauvreté et une certaine malnutrition puisse frapper les habitants de la province de Hubei, particulièrement les plus âgés d’entre eux.

On apprend des expatriés européens que la ville de Wuhan est couverte non seulement de caméras de surveillances et d’identifications faciales mais aussi de caméras thermiques positionnées à l’entrée des bâtiments publiques, supermarchés, de certaines entreprises et dont le seuil de détection est calé sur 37,3°C. En cas de signalement positif l’arrestation du « fébrile » est immédiate et assortie d’un transport forcé en zone d’évaluation sanitaire pour une durée laissée à la discrétion des Autorités.

Ces craintes de détentions arbitraires poussent les habitants des grandes mégalopoles chinoises à s’auto-médicamenter en permanence par antipyrétiques, anti-inflammatoires voire même en immunosuppresseurs afin d’obtenir la certitude de pouvoir rejoindre leurs lieux de travail le matin et leurs domiciles le soir. Naturellement ces habitudes sont potentiellement désastreuses en ce sens qu’elles sont parfaitement capables de prolonger voire d’aggraver la moindre pathologie bénigne.

Signalons aussi que la ville de Wuhan se veut moderne et que l’implantation de la norme 5G y a été massive, particulièrement dans les lieux publics et que ces développements techniques sont encore inconnus en Europe de l’Ouest: Il persiste à ce jour un énorme doute quant à l’innocuité de ces ondes et de leurs éventuels potentiels immunodépresseurs. (24) (25)

Le « Chinese Center for Disease Control and Prevention » a publié un certain nombre d’informations sur leurs patients atteints par le SARS-CoV-2 jusqu’au 11/02/2020, ils nous ont fourni au final ce tableau: (26)

https://github.com/cmrivers/ncov/blob/master/COVID-19.pdf

 

Des résultats sautent aux yeux et semblent significatifs puisque l’on se réfère à plus de 44.000 patients étudiés:

– Il n’existe aucune contamination d’enfant ni d’adolescent alors que ceux-ci sont aux premières loges habituellement s’agissant des pathologies virales respiratoires, (scolarité)
– La létalité triple brutalement passé 60 ans et ne cesse de s’accentuer fortement tous les dix ans,
– La létalité des hommes est quasiment du double par rapport aux femmes.

  • Non-contamination des enfants:
    Ce phénomène intrigue franchement. On comprend que les enfants vivant entre eux et avec des parents identiquement non atteints, leurs contaminations soient moindres mais nombre d’entre eux vivent pourtant aux contact de personnes âgées. Sont-ils « naturellement tolérants » aux coronavirus?
  • Explosion des cas graves passés 60 ans:
    Les facteurs environnementaux dégradés peuvent expliquer une part de ces résultats au premier rang desquels la pollution atmosphérique qui serait dantesque à Wuhan évaluée à 70mg/m3 de particules soit quatre fois supérieure aux moyennes des capitales européennes. (27)(28)
    Selon certains virologues français ce décalage brutal dans les mortalité des 50-60 ans par rapport aux plus vieux ne peut pas s’expliquer par de simples facteurs environnementaux et laisse imaginer une cause plus mal connue, par exemple un complexe effet « anti-corps facilitateurs » apparu chez les plus de soixante ans. Cet effet, encore globalement incompris, demeure très étudié en France (29) et dans le monde (30): il expliquerait par exemple pourquoi les enfants Philippins ont développé des dengues nettement plus sévères voire mortelles après exposition au vaccin Dengvaxia©. L’idée selon laquelle les séniors de Wuhan auraient pu bénéficier d’un essai vaccinal de phase III anti-SRAS tenu secret par les Autorités Chinoises n’est absolument pas à exclure et les prochains chiffres de morbi-mortalités tant locales que mondiales lèveront rapidement le doute sur cette hypothèse. A ce jour officiellement les différentes études cliniques chinoises concernant un vaccin anti-SRAS depuis 2004 n’ont jamais abouti : En tout cas aucun résultat publié sur le site du gouvernement américain. A cause des effets secondaires ou par crainte de  ces fameux anticorps facilitateurs? (31)
  • Quasi-doublement de la mortalité masculine chez les plus de 60 ans:
    Se souvenir qu’un tabagisme actif est considérée comme un marqueur de niveau social élevé et que donc les hommes fument énormément, parfois de très jeunes jusque très vieux.

Il a été noté également une contamination très importante des équipes soignantes dans les premiers temps des prises en charges (32), une explication est donnée par le fait que les médecins et les infirmières se sont livrés à de grossières fautes d’aseptie essentiellement par manipulation-réenfilage de leurs tenues souillées par manque de combinaisons de rechange.

En 12h de garde, comment ne pas avoir au moins une fois besoin d’aller uriner?

Ainsi 3 019 médecins et autres personnels médicaux ont été contaminés, dont 1 688 gravement. Cinq étaient décédés en date du 11 février 2020, dont le Dr Li Wenliang, qui avait le premier donné l’alerte.

Epidémiologie du COVID-19 en Europe

On peut facilement documenter que l’affolement médiatique et économique  y a largement précédé les dégâts humains réels, que l’on attend encore et que l’on ne constatera probablement jamais.

Le simple décompte des patients atteints se heurte à des méthodologies variables, ainsi naturellement un dépistage systématique par écouvillonnage nasal chez tous les sujets vivants dans une zone donnée (à l’italienne) vous donne toutes les chances de faire exploser les statistiques par rapport aux pays qui se contentent (à la française) de dépister la présence du virus à l’intérieur d’une population de malades et de leurs sujets-contacts.

Qui a envie de tester tous les voyageurs du métro parisien un jour à 18h pour voir si SARS-CoV-2 ne circule pas dans Paris?

A l’évidence une pandémie virale frappant des pays démocratiques où certains sujets peuvent être porteurs sains et néanmoins contaminants pendant une dizaine de jours n’a aucune chance de pouvoir s’interrompre par la moindre intervention humaine ou politique aussi volontariste soit-elle, tout au plus peut-elle s’évertuer à sanctuariser certains lieux particulièrement sensibles.

Nos séries épidémiologiques européennes enregistrées par des méthodes différentes, sur des échantillons de population différents doivent  nous inciter à la plus grande prudence quant à l’établissement de calculs de létalité pour l’Europe. Une chose est sûre, les chiffres de Wuhan n’y sont absolument pas retrouvés à ce jour à ceci près que comme chez eux, les enfants n’apparaissent pas concernés par la maladie en général et la maladie grave en particulier.

Quittons-nous provisoirement sur une bonne nouvelle en date du 03/03/2020: SARS-Co-V-2 aurait commencé à muter en Chine, vers un nouveau virus potentiellement moins agressif (33). Mais ce ne serait pas confirmé évidemment par les séquençages pratiqués en France…

 

Retrouvez-nous la semaine prochaine pour la suite intitulée :

« Epidémie mondiale COVID-19, comment prévenir, peut-on traiter? »

 

 

Note et sources:
(1) https://www.aimsib.org/2019/05/26/la-vaccination-anti-rougeole-expliquee-par-une-specialiste-en-immuno-infectiologie/
(2) https://www.aimsib.org/2019/06/02/pietres-resultats-du-vaccin-anti-rougeole-derniers-commentaires/
(3) https://www.jim.fr/medecin/actualites/evenements/e-docs/2019_ncov_sur_la_piste_de_la_chauve_souris_181506/document_actu_med.phtml
(4) ,Prof Chaolin Huang,Yeming Wang, Prof Xingwang Li,Prof Lili Ren,Jianping Zhao,Yi Hu, MD et al. « Clinical features of patients infected with 2019 novel coronavirus in Wuhan, China » https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext
(5)Xintian Xu,, Ping Chen, Jingfang Wang, Jiannan Feng, Hui Zhou, Xuan Li, Wu Zhong, Pei Hao « Evolution of the novel coronavirus from the ongoing Wuhan outbreak and modeling of its spike protein for risk of human transmission » http://engine.scichina.com/publisher/scp/journal/SCLS/63/3/10.1007/s11427-020-1637-5?slug=fulltext
(6)  Wei Ji,Wei Wang, Xiaofang Zhao, Junjie Zai, Xingguang Li, « Cross‐species transmission of the newly identified coronavirus 2019‐nCoV » https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1002/jmv.25682
(7) Botao Xiao, Lei Xiao, « The_possible_origins_of_2019-nCoV_coronavirus », https://www.researchgate.net/publication/339070128_
(8) https://jameslyonsweiler.com/2020/02/06/molecular-epidemiology-of-spike-protein-sequences-in-2019-ncov-origin-still-uncertain-and-transparency-needed/
(9) https://wattsupwiththat.com/2020/02/17/chinese-study-the-killer-coronavirus-probably-originated-from-a-laboratory-in-wuhan/
(10) https://greatgameindia.com/indian-scientists-discover-coronavirus-engineered-with-aids-like-insertions/  (rétracté)
(11) https://jameslyonsweiler.com/2020/02/15/coronavirus-origins-anatomy-of-a-scientific-inference/ 
(12) https://fr.theepochtimes.com/coronavirus-arme-biologique-de-chine-1239020.html
(13) https://www.npr.org/sections/goatsandsoda/2020/02/20/807742861/new-research-bats-harbor-hundreds-of-coronaviruses-and-spillovers-arent-rare
(14) https://web.archive.org/web/20200214144447/https://www.researchgate.net/publication/339070128_The_possible_origins_of_2019-nCoV_coronavirus
(15) ce site donne des infos parfois peu fiables : il avait annoncé que Xi Jing Ping avait avoué la sortie du virus du P4 pour y revenir ensuite, impossibilité de vérifier les discours en chinois.
https://nypost.com/2020/02/22/dont-buy-chinas-story-the-coronavirus-may-have-leaked-from-a-lab/
(16) Prof Chaolin Huang,Yeming Wang, Prof Xingwang Li,Prof Lili Ren,Jianping Zhao,Yi Hu, MD et al. « Clinical features of patients infected with 2019 novel coronavirus in Wuhan, China » https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext
(17) http://french.china.org.cn/china/txt/2018-04/18/content_50906146.htm
(18) https://www.sciencesetavenir.fr/sante/le-nouveau-coronavirus-echappe-d-un-laboratoire-la-folle-rumeur-sur-le-web
(19) https://www.nature.com/news/inside-the-chinese-lab-poised-to-study-world-s-most-dangerous-pathogens-1.21487
(20) https://www.thepaper.cn/newsDetail_forward_5200198
(21) Steven W. Mosher est le président du Population Research Institute, https://nypost.com/2020/02/22/dont-buy-chinas-story-the-coronavirus-may-have-leaked-from-a-lab/
(22) Dawei Wang, MD1; Bo Hu, MD1; Chang Hu, MD1; et al: « Clinical Characteristics of 138 Hospitalized Patients With 2019 Novel Coronavirus–Infected Pneumonia in Wuhan, China », https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2761044
(23) Prof Chaolin Huang,Yeming Wang, Prof Xingwang Li,Prof Lili Ren,Jianping Zhao,Yi Hu, MD et al. « Clinical features of patients infected with 2019 novel coronavirus in Wuhan, China », https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext
(24) http://french.china.org.cn/business/txt/2020-01/25/content_75648395.htm
(25) « La 5G : risques majeurs sur la santé des populations en Union Européenne, aux USA, et
à lʼinternational » Martin L. Pall, PhD, Washington State University, VF ici:
https://www.stoplinky88.fr/wp-content/uploads/2019/03/RT-Traduction-du-texte-de-Martin-Pall_2018_04.pdf
(26) https://github.com/cmrivers/ncov/blob/master/COVID-19.pdf 
(27) https://www.sante-corps-esprit.com/coronavirus-jai-une-bonne-et-une-mauvaise-nouvelle/#sources
(28) https://michel.delorgeril.info/web/virus-covid-19-et-maladies-respiratoires-en-chine-en-2020/
(29) « Analyse scientifique de la toxicité des vaccins », Dr Michel de Lorgeril, Charriot d’Or Ed. p.50
(30) Adam Taylor, Suan‐Sin Foo, Roberto Bruzzone, Luan Vu Dinh, Nicholas J. C. King, Suresh Mahalingam, »Fc receptors in antibody‐dependent enhancement of viral infections« , Imunological reviews, https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/imr.12367
(31) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27712626
(32) https://www.straitstimes.com/asia/east-asia/reporters-notebook-life-and-death-in-a-wuhan-coronavirus-icu?
(33) Xiaolu Tang, Changcheng Wu, Xiang Li, Yuhe Song, Xinmin Yao, Xinkai Wu, Yuange Duan, Hong Zhang, Yirong Wang, Zhaohui Qian, Jie Cui, Jian Lu, « On the origin and continuing evolution of SARS-CoV-2 » National Science Review, nwaa036, https://doi.org/10.1093/nsr/nwaa036

CREDIT PHOTO: EPA-EFE

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