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Cholestérol, pourquoi le grand mensonge perdure !

Bienvenu au Docteur Laurent Vercoustre, ancien Chef de Service à la Maternité du Havre, chroniqueur régulier dans la presse médicale française (1) et auteur prolixe (2). Il nous dévoile ici une facette inconnue de son personnage et sa recherche aussi patiente que méthodique s’agissant d’une problématique qui nous est chère depuis toujours à l’AIMSIB, la saga du cholestérol et le « traitement » de celui-ci. Pourtant atteint « d’hypercholestérolémie familiale » sa santé demeure absolument éclatante, par quel miracle? Bonne lecture.   C’est tout de même incroyable ce grand mensonge du cholestérol, pourquoi a-t-il à ce point la peau dure ! Les preuves scientifiques ne cessent de s’accumuler pour l’innocenter. En face des cholestérolo-sceptiques, la doxa académique oppose un argumentaire inexistant. J’en ai fait moi-même l’expérience. C’était le premier mars 2017, j’ai adressé un mail à celui qu’on considère comme le pape du cholestérol en France. Je l’avais consulté, il y a bien longtemps pour mon cholestérol. J’ai en effet une hypercholestérolémie familiale. Il était encore un jeune chef de clinique un peu timide et sans doute intellectuellement honnête. Dans ce mail, j’ai joué les candides, je lui ai dit que j’étais complètement déboussolé par ce que disait Michel de Lorgeril sur le cholestérol et les statines, que je trouvais son argumentation solide et que l’émission d’Arte « Cholestérol le grand bluff » (3)  m’avait impressionné par sa qualité, je lui demandais de me présenter son argumentation car je considérais qu’il était la référence nationale sur le cholestérol. Voilà ce qu’il m’a répondu :

« L’émission dont vous parlez est un modèle de désinformation. Ce qui se passe sur les statines est équivalent à la polémique sur les vaccins. ».

Il m’a donc envoyé en tout et pour tout un seul article, un article du Lancet que je connaissais et qui tentait de redorer le blason des statines qui commençait à pâlir. J’ai récidivé 6 mois après, il m’a envoyé la même référence biblio, accompagné d’un autre article où il était mentionné une dizaine de conflits d’intérêt le concernant.  Incroyable disproportion entre l’argumentaire de celui qu’on présente comme la référence nationale sur le cholestérol et les ouvrages de Lorgeril et de Even qui font état de centaines de références bibliographiques. Pourquoi cet énorme décalage ne fait-il pas voler en éclat le dogme du cholestérol. On répondra parce qu’il est soutenu par Big Pharma et sa puissante logistique. J’oserai ici une approche en faisant à appel à l’épistémologie.

Les connaissances premières se révèlent toujours, après coup, des erreurs premières.  

(Gaston Bachelard)

L’épistémologie c’est le nom que l’on donne à la philosophie quand elle s’occupe à réfléchir sur les sciences. Pour Gaston Bachelard, un des plus célèbres épistémologues français, les obstacles épistémologiques sont des représentations qui paraissent évidentes et qui, à certains moments, ont pu même être utiles mais qui finissent par bloquer la connaissance. Il faut bien voir que ces obstacles sont intérieurs à la pensée scientifique elle-même. Le savoir peut bloquer le savoir puisque la connaissance « est une lumière qui projette toujours ses propres ombres ». « L’expérience première est le premier des obstacles » Les connaissances premières se révèlent en effet toujours, après coup, des erreurs premières.

Le processus scientifique est un processus de « rectification indéfinie ». « Pas de vérité sans erreur rectifiée », autrement dit la science progresse par réforme de la science.

Dans l’expérience première, il y a un divorce entre le fait perçu et l’objet scientifique. Car l’expérience première dérive du sens commun qui cherche à tout comprendre à partir de quelques images simples et d’intuitions naïves. C’est précisément la façon même dont nous pouvons comprendre quelque chose qui nous empêche de le comprendre vraiment plus avant. Ce fut le cas pour le cholestérol.

Lorsqu’on a cherché le responsable de la grande épidémie d’infarctus qui a sévi aux USA au lendemain de la guerre, on a incriminé les graisses plutôt que les sucres malgré des travaux très convainquant sur le rôle des sucres dans les accidents coronariens.

Pourquoi a-t-on préféré les graisses ? Sans doute à cause des lobbies de l’industrie du sucre qui ont dissimulé ces études mais aussi d’une conception initiale simpliste qui est le « principe d’incorporation ». Ce principe dit que « nous sommes constitués de ce que nous mangeons« . Et puisque ce sont effectivement des lipides que nous voyons dans nos bedaines repues, il suffirait donc de les chasser de l’assiette pour, les faire disparaître… du miroir et des artères. Artères qu’elles bouchent de la même manière que les graisses bouchent l’évacuation de nos éviers. C’est précisément en ce qu’elle fait comprendre que l’image empêche d’en comprendre plus : l’image finit par dispenser d’explication supplémentaire sur un phénomène. Les modèles de l’imagination qui interviennent dans la connaissance scientifique reposent aussi souvent sur les profondeurs de l’inconscient. La libération du savoir nécessite une véritable psychanalyse de la connaissance scientifique. Les graisses sont symboliques de bonne chair et d’opulence, ce qui cause une sorte de culpabilité inconsciente. Ainsi l’infarctus c’est la punition pour une nourriture trop riche !

L’éclairage de Foucault : la médecine du corps

Tout comme Bachelard, Foucault considère que le savoir ne progresse pas de manière continue. Il connaît des ruptures épistémologiques. Ainsi Foucault a montré que l’histoire de la médecine constituée d’une succession de formations historiques, qui ont chacune leurs pratiques leurs structures de pensée. Nos structures de pensée se logent encore à l’intérieur de la pensée clinique dont on peut dater la naissance à la fin du 18e siècle. Avec la clinique est née la médecine scientifique. Et la clinique c’est avant tout la rencontre avec le corps du malade. Pour la première fois depuis des millénaires, les médecins libres enfin de théories et de chimères ont regardé le corps du malade. Dans l’expérience clinique, le corps du malade est observé pour lui-même. Or je crois qu’on peut dire que sur les concepts de la clinique est venu se brancher l’extraordinaire développement des techniques médicales, tant chirurgicales que pharmaceutiques. Au début de ce XXIe siècle, notre santé est presqu’exclusivement entre les mains des technosciences médicales et en particulier de Big Pharma. Toute notre attention, tous nos efforts, restent focalisés sur le corps.

Or ces technosciences ne représentent pas la meilleure réponse au statut épidémiologique actuel dominée par les maladies chroniques qui sont essentiellement comportementales et environnementales. À cette médecine du corps, on peut opposer une médecine du milieu de vie, des conditions d’existence.

La théorie du cholestérol s’accorde avec cette médecine du corps, c’est en réglant le taux de cholestérol avec les médicaments que l’on prétend soigner le plus efficacement les maladies cardiovasculaires. Cette approche l’emporte sur les autres formes de prise en charge, alimentaire (régime méditerranéen), activité physique car elle correspond au formatage intellectuel des médecins.

Les médecins ne mentent pas délibérément en prescrivant des statines, ils sont dans l’incapacité de concevoir une médecine où le traitement médicamenteux n’occuperait pas la place principale.

La chirurgie baryatrique stigmatise l’impasse où se trouve aujourd’hui cette médecine du corps. La chirurgie baryatrique formate, en l’amputant, l’estomac des obèses pour répondre à une offre alimentaire surabondante prodiguée par l’industrie agroalimentaire. Nous adaptons le corps à un environnement pathogène plutôt que de soigner l’environnement.

L’ordre de la clinique et le pouvoir médical

La pensée clinique a conféré au médecin un prestige et un pouvoir considérable. Ainsi dans la médecine des espèces qui a précédé la pensée clinique, il devait se contenter d’un rôle d’arbitre entre la maladie et le malade. Notre médecine, qui procède encore largement de la pensée clinique, donne au médecin tous les pouvoirs. Et précisément la thèse du cholestérol fait fonctionner ce pouvoir:

C’est le médecin qui surveille les taux, c’est le médecin qui ajuste ces taux en prescrivant des médicaments. Il est le maître du traitement, bien plus il est aussi le maître de la norme.

Le cholestérol peut varier entre des limites très larges sans qu’aucun symptôme clinique ne se manifeste. C’est peut-être aussi une raison pour laquelle on a préféré incriminé le cholestérol plutôt que les sucres. La normalité de la glycémie se distribue dans un espace beaucoup plus resserré. En dessous du seuil c’est l’hypoglycémie au-dessus c’est le diabète. Le choix du cholestérol a permis au médecin de faire varier la norme, en l’abaissant chaque fois qu’il avait à disposition un médicament hypocholestérolémiant plus puissant. Par ailleurs sans cette relation de pouvoir le patient attend tout de son médecin.

Ainsi le patient fait l’économie d’un effort de prise en charge de sa santé. Il préférera prendre un comprimé de statine plutôt que d’arrêter de fumer, de veiller à son alimentation ou encore de s’astreindre à un exercice physique régulier.

Il ne faut pas s’y tromper, c’est parce que la théorie du cholestérol fait du médecin le maître du jeu qu’elle trouve chez lui une approbation inconditionnelle. La théorie du cholestérol perdurera tant que le patient ne sera pas sorti de « son état de minorité », selon les mots du philosophe Kant. Ceci suppose tout un bouleversement dans la relation médecin-patient.

Il faut qu’advienne un patient responsable ou encore artisan de sa santé. Ce qui n’est pas une mince affaire car les représentations de la santé forgées tout au long du XXe siècle nous ont dépossédés de l’idée que notre santé dépend avant tout de nous-mêmes.

La santé est devenue un droit que nous revendiquons auprès de l’État providence. Nous comptons plus sur les prodiges de la technique que sur nous-mêmes pour préserver notre santé. Notre monde moderne a fait de la santé un grand marché économique et nous a réduit au rôle de consommateurs.     Sources et annexes: (1) « Focale », blog apparaissant dans « Le Quotidien du Médecin » (2) Du même auteur: -« Faut-il supprimer les hôpitaux? » L’hôpital au feu de Michel Foucault, Ed. L’Harmattan 2009. -« Greg House et moi simple praticien hospitalier », Ed. L’Harmattan 2014. -« Naître à la maison, d’hier et d’aujourd’hui ». Ouvrage collaboratif sous la direction de Marie-France-Morel, Ed. érès, 2016. -« Réformer la santé, la leçon de Michel Foucault« , à paraître fin octobre 2019 aux Ed. Ovadia. (3) « Cholestérol, le grand bluff », Anne Georget, http://www.filmsdocumentaires.com/films/4794-cholesterol-le-grand-bluff

54 réponses

  1. Pour tout bien résumer, c’est la corruption « intellectuelle » et professionnelle des médecins qui est à l’origine de la survie du dogme, aucun argument scientifique, aucune émission fut-elle à forte audience, RIEN ne pouvant lutter contre ces centaines de milliers de « pouvoirs individuels ».

    Suivant cette question de près depuis + de 10 ans (car victime de cette escroquerie), j’ai pu en même temps constater la vacuité de tous nos efforts de « lanceurs d’alertes ».

    Alors qu’on imagine avoir avoir touché tant le public que les professionnels, voilà que s’apprêtent à surgir les PCSK9, « ils » n’ont donc rien compris, rien écouté…

    Au moment où s’ouvre le procès du Médiator, 1 petit flash back nous aide à comprendre comment 1 tel scandale peut perdurer, des décennies durant… Il y a COMPLOT.

    ET IL NE FAUT PAS HESITER A LE REPETER SUR TOUS LES TONS

    1. Parfaitement c’est la faute des médecins, les laboratoire s ne font qu’aller où il y a de l’argent à faire, si demain les les médecins leurs indiquent une autre direction ( compléments alimentaires par exemple) il iront pourvu qu’il y ait du profit à la clé.

    2. Corruption est peut-être un peu fort , c’est le statut épistémologique de notre médecine qui formate les catégories mentales des médecins et les conditionnent à privilégier une médecine des médicament plutôt qu’une médecine des comportement. Nous vivons encore dans l’ordre épistémologique de la clinique qui est né à la fin du 18e siècle.

  2. Excellente réflexion !

    J’aimerais en lire plus sur l' »hypercholestérolémie familiale ». Est-ce que cette lipidémie hors-norme pourrait avoir d’autres effets néfastes en dehors du faux procès intenté au LDL pour la formation de plaque d’athérosclérose ?

    En tout cas, le graphe mortalité/cholestérol (https://leti.lt/voz9) tracé par le blogueur Ricardo Carvalho à partir des données de l’OMS et de la British Heart Foundation établit clairement que l’intervalle optimal pour le cholestérol global serait 200 à 240 mg/dl alors qu’en France on affiche 200 comme la limite à ne pas dépasser ! Et la montée impressionnante de la mortalité par maladie infectieuse ou parasitaire pour des taux faibles est en accord avec le fait que ce même cholestérol est indispensable au système immunitaire… Ce ne sont que des données globales mais elles permettent de poser les bonnes questions.

    P.S. Il y a une faute de typo dans la phrase : « Par ailleurs sans cette relation de pouvoir le patient attend tout de son médecin. » Il me semble que ce devrait être « dans cette relation ».

    1. Merci pour votre réaction, pour le problème du cholestérol familial Michel de Lorgeril vous répondra beaucoup mieux que moi ! Merci d’avoir corrigé de vous même la coquille !

    2. Il semble que l’HF ne soit pas une maladie mais une réaction à une maladie. Tant que l’on confondra les causes avec les conséquences (surtout si on le fait exprès), il sera difficile de guérir les gens.

      Prenez contact avec Uffe Ravnskov, il à 7 g. de ‘mauvais LDL’, 85 ans et est la preuve vivante que les gens au LDL élevés vivent + vieux.

      C’est 1 des secrets les mieux gardés de la médecine, puisque même les médecins l’ignorent !

  3. merci pour cet argumentaire qui va m’aider dans mes dé-prescriptions quotidiennes de statines.
    Ah, qu’il est dur de lâcher le pouvoir, en politique comme en médecine!

  4. Excellent, en effet. La démarche scientifique est quasiment impossible à appliquer à la lettre, tellement notre pensée est enfermée par des évidences « premières », acquises par l’éducation, dont on ne peut que difficilement se défaire.
    J’ai vraiment compris la démarche scientifique en lisant les travaux d’Antoine Béchamp. Il avait ce talent incroyable et je pense exceptionnel, de remettre en question l’évidence tant qu’il n’avait pas prouvé par les faits dans de multiples circonstances et démontré que le contraire se vérifiait également.
    Et oui, nous devons nous responsabiliser et développer une autonomie par rapport à notre santé. Mais là encore, le poids de l’éducation pèse de plus en plus lourd dans un contexte de plus en plus rigide et autoritaire.

  5. Magnifique. tout est dit. quelle leçon de vie, et quel pas vers la réflexion, la responsabilité et l’autonomie. merci

  6.  » Le savoir peut bloquer le savoir puisque la connaissance « est une lumière qui projette toujours ses propres ombres ». « L’expérience première est le premier des obstacles » 

    Cela est plus que vrai et je l’ai expérimenté en faisant de la recherche en maths pures où pourtant il n’y a généralement pas d’erreurs au sens strict du terme mais où l’on rencontre des orientations qui ne sont pas forcément les meilleures, ni les plus fécondes ni les plus pertinentes.

    Le processus est très simple : le premier qui à étudié une question a publié ses travaux, crée une école et tout cela va orienter et formater dans une certaine direction tous ceux qui vont le suivre. Si le leader n’avait pas vu une meilleure orientation elle sera étouffée dans l’oeuf. Les suivants vont se placer eux-mêmes sur les rails posées par le premier. Ils poseront peut-être quelques rails de plus pour aller un peu plus loin mais dans la même direction.

    J’avais compris cela assez jeune et j’avais fait le choix de surtout ne pas lire ce que les autres avaient pu écrire sur un thème donné, de surtout ne pas aller les écouter dans des séminaires afin de ne pas me faire influencer pour me donner ainsi un maximum de chances pour trouver une autre orientation. Presque tout les chercheurs font le choix inverse, par sécurité, ce qui est bien compréhensible aussi. Ils n’osent pas prendre le risque de ne rien trouver après plusieurs années de recherche. Ils se font ainsi des répétiteurs de la pensée du maître. Ainsi se forme la coupole académique, sorte de cloche à fromage sous laquelle on voudrait nous voir tous fermenter.

    On retrouve ce processus partout car il correspond au fonctionnement humain. On le retrouvera donc aussi dans la critique du système en place, y compris bien sûr, par exemple, dans la critique vaccinale qui connait bien des difficultés pour sortir de ses orientations premières.

    1. « J’avais compris cela assez jeune et j’avais fait le choix de surtout ne pas lire ce que les autres avaient pu écrire sur un thème donné, de surtout ne pas aller les écouter dans des séminaires afin de ne pas me faire influencer pour me donner ainsi un maximum de chances pour trouver une autre orientation. »

      Je ne vois absolument pas comment on pourrait appliquer cela a la recherche medicale, ni meme a la recherche en general !! Chaque chercheur ne va pas redecouvrir l’ADN, tout de meme !! Chaque mathematicien ne va pas redecouverir la resolution des equations differentielles, si ? Sur les epaules des geants, on construit la science par empilement et demolition successive. Le nier, c’est quand meme effacer d’un trait toute l’epistemologie scientifique (Bachelard et compagnie). Il faut etre conscient le plus possible des acquis (et eventuellement prejuges) anterieurs mais imaginer pouvoir s’en abstraire, c’est nier la realite meme du processus de decouverte scientifique.

      1. Il s’agissait évidemment de thèmes limités. Mais, comme souvent, plutôt que de demander une explication vous partez dans de grandes envolées. D’ailleurs je n’imaginais rien, je parlais d’expérience et n’en faisait aucune théorie et d’ailleurs j’avais obtenu des résultats par cette attitude.

        Un exemple célèbre : Evariste Galois fut un célèbre mathématicien tué à 20 ans dans un duel pour une histoire de jalousie. Il n’avait pas fait le tour des maths avant et Poisson qui était le mathématicien âgé et expérimenté de l’Académie des Sciences, avait bloqué son mémoire car il n’y comprenait rien.

        Il est vrai que les maths peuvent permettre un accès rapide qui n’est pas toujours possible dans les autres disciplines. Encore que, si on regardait la dimension vibratoire de la vie au lieu de se focaliser sur le biochimique on pourrait avoir des avancées rapides en changeant les fondamentaux.

  7. Quand l’industrie sucrière utilisait Harvard pour imposer son opinion
    Par Jean-Yves Paillé | 13/09/2016
    Pendant des années, la prestigieuse université de Harvard a minimisé l’impact de la consommation de sucre sur la santé, à travers une étude de deux de ses chercheurs. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée lundi par la publication scientifique The Journal of the American Medical Association (JAMA).
    https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/article-abstract/2548255
    [………] https://www.latribune.fr/economie/international/quand-l-industrie-sucriere-utilisait-harvard-pour-imposer-son-opinion-598471.html

    Seuls les monosaccharides (ose), (vrais) sucres simples (glucose, fructose, galactose…) sont directement assimilables par l’organisme, contrairement aux disaccharides (saccharose, lactose, maltose…), car leur assimilation biologique suppose qu’ils soient séparés en deux monosaccharides qui ensuite seulement pourront être assimilés par l’organisme. Le sucre ordinaire (saccharose) se décomposant en glucose et fructose. Un excès de consommation de sucre pourrait expliquer les dysfonctionnements hépatiques…
    A l’inverse une alimentation cétogène qui exclut les glucides autant que possible vient contredire les supposés méfaits d’une consommation importante de lipides (graisses diverses).
    Le sucre blanc contient plus de 99,8 % de saccharose cristallisé. Le miel n’est pour ainsi dire composé que de (vrais) sucres simples à plus de 90 %.
    Il semblerait que les disaccharides aient été classés à tort dans la catégorie des « sucres simples » alors qu’ils devraient l’être dans la famille des polysaccharides « sucres complexes ».

    1. @ njama.: Votre commentaire sur le/les sucres et le dysfonctionnement hépatique me font penser au D2 contre lequel je lutte depuis des années « statines » et pour lequel je suis parvenu, j’en suis convaincu à une réversion à force d’essayer des jeûnes ( 8X16 actuellement) et comme je fais beaucoup de musculation ( 6X par semaine…) entre autre, j’avais constaté que, curieusement, ma glycémie matinale baissait de 10 bons points le lendemain d’entraînement des « pecs » et de TRICEPS.
      Or je viens de lire cette étude intéressante qui me donne une explication :
      https://www.topsante.com/medecine/maladies-chroniques/diabete/contre-le-diabete-musclez-vos-triceps-626838
      le l’étude scientifique est là :
      https://www.nature.com/articles/s41598-018-28117-2
      J’ai vérifié depuis quelques 3 semaines, et le résultat est toujours le même. Bon ça ne vaut peut-être que pour moi mais si cette information peut être utile à quelques uns, j’en serai ravis.
      (J’aime beaucoup vos commentaires et vos liens)

      1. tu as essayé moins de muscu, un peu plus de cardio (2 fois /semaine) et des jeûnes plus longs ? (20/4 ou 23/1 ?)

      2. @ Surya. Je ne fais pas que de la muscu. mais aussi , quand le temps le permet, des trajets en vélo ( très lourd et il faisait parfois 42 ° cet été…) et mon Achiléen talon est tout juste en train de retrouver de saforce, pour marcher ça va mis pour courir c’est pas encore ça.
        Quand au cardio, vu la façon dont je m’entraine, elle n’est nécessaire, lis bien la fin de l’article et son lien, pour la D2 c’est avant tout la musculation et si on travaille en faisant de grands efforts toute la journée ( ce qu’il m’arrive de faire parfois … en sortant de ma vie de retraité) ma glycémie matinale tombe à 0,90 gl au lieu de 1,04 à 1,10 habituellement. Pour le reste ce que je fais suffit encore que je vais acquérir un vélo d’appartement, j’ai « fondu » mon ancien .

      3. Beaucoup mieux qu’un vélo d’appartement, le home trainer, comme ceux pour lesquels on enlève la roue arrière qui est remplacée par un moulin dans un carter à huile. Il faut une cassette en plus (roue libre). C’est presque silencieux, pas de courant électrique, la résistance c’est l’huile et elle est fonction du développement et de la cadence de pédalage. La résistance augmente avec la cadence, contrairement à la route. C’est assez cher par contre.

        Par 42° comme par 0° ou quand il pleut ou neige, c’est idéal pour suer, entraîner le cardio-pulmonaire, utiliser des sucres et maintenir la musculature inférieure sans risques

      4. @ B Guennebaud. Oui pour le dernier paragraphe de votre commentaire, non pour le premier … J’ai suffisamment de matériel de muscu et autre à la maison, ma partie de garage n’en peut plus. J’ai eu l’occasion dernièrement d’acheter à une association paroissiale s’occupant de jeunes du matériel en trop, dont une machine « papillon » d’une solidité professionnelle. J’ai du renoncer, plus de place pourtant j’en avait envie depuis long temps.
        @ Surya. J’ai déjà fait des jeunes de plusieurs jours ( un de 5) il y a deux ou trois ans, sans encombre , au contraire, je débordais d’énergie et mon D2 avait bien baissé durant quelques mois. Las, une chute malencontreuse avec des douleurs la nuit insupportables m’ont fait prendre pendant 3 js. du paracétamol … désastre : Mon D est revenu malgré mon alimentation D.M.
        Par contre en octobre ou novembre je projette d’en faire un de 2 js, voir les résultats à ce moment là.
        Pour ceux que ça intéresse ( en plus de moi-même …) j’ajoute que tomber en quelques mois de près de 130 Kgs à 115 Kgs ne m’a pas fait perdre du muscle mais de la graisse intra musculaire ce qui fait que, presque svelte ( plus de pantalons 3XL ou de chemise 4 XL) mon tour de bras plié qui faisait environ 54 cms lorsque je pesais encore 140 kgs est revenu à 48 cms comme aux plus belles années de ma jeunesse . Seul inconvénient, je suis un peu comme « Edgard » dans le film « Men in Black », j’ai la peau qui pend, mais c’est pas grave je suis marié. lol.

      5. @ Surya et B. Guennebaud. Pour l’humour et l’entrain ( habituellement il un peu pleurnichard) mais là :
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        Ca vous booste à l’entraînement…

      6. Cher Inox,

        Connais-tu le Seignalet (Jean, † 2004) ? Sur 25 cas de DS2 (p. 409 de la 5e éd.), il avait obtenu (uniquement par évacuation de quelques mauvaises habitudes alimentaires) 20 rémissions complètes et 5 améliorations à 50 %.
        Encore ne parlait-il pas du Dr Catherine Kousmine (pourtant la déclencheuse de son inspiration) à ses patients : zéro saturé ajouté [bousillant (pour les lécithines nécessaires à sa digestion) 1 à 2 fois son poids de précieux pluri-insaturés] ; 15 g/j de di-insaturé [acide linoléique : ‘’essentiel’’ (les Burr 1930)] ; 5 de tri-insaturés [acides linoléniques : super-‘’essentiels’’ (Bibilolo)] ; le tout à majorer en fonction de la quantité ingérée de lipides à plus de 14 % de saturés. Le mono-insaturé [acide oléique (de l’huile d’olive)] ad libitum. Kousmine, c’est simplissime (fonction d’abord du nombre d’insaturations).

        Bien à toi

  8. RE-MAR-QUA-BLE, je fais suivre… ! MERCI INFINIMENT.
    Outre le réglage alimentaire et l’exercice physique, il faut aussi impérativement nourrir la paroi de l’artère -carotide et/ou coronaire- pour la fortifier avec vitamine C, minéraux, oligoéléments, acides aminés en synergie afin d’éviter que cette paroi ne se fendille. Micro-lésions dues à l’usure, à l’âge, à la dénutrition de la cellule. Réparées par la lipoprotéine, particule réparatrice envoyée par le foie -plaque d’athérome- comme une rustine sur un pneu de vélo, réparation temporaire qui ne présume pas de l’état du reste du pneu. Les micronutriments sont là pour nourrir la paroi de l’artère, la renforcer et décoller les plaques d’athérome. Si la longue carence en vitamines continue, la paroi continue à être instable et la lipoprotéine de réparatrice qu’elle était devient un facteur de risque grave (caillot, hémorragie due à la rupture de la paroi par ex).
    Ai-je bien compris la leçon de Linus Pauling double prix Nobel et du docteur Matthias RATH dont la médecine cellulaire m’a guérie ?
    Avec une angiographie, on voit AVANT l’apport de nutriments (encombrement) et APRES l’apport de nutriments (« nickel » me disent mes patients !)

    Encore merci de ce très bel article
    Véronique Denaiffe Moulin
    Conseiller de Santé
    à l’Alliance du docteur RATH

      1. A l’attention d’Akira,
        .. Loin de moi l’idée de faire de la publicité personnelle !
        Je n’ai pas du tout écrit dans ce but et je n’y ai absolument pas pensé. J’ai signé mon commentaire parce que j’assume la responsabilité de ce que j’ai noté. J’y crois et c’est vrai : la cellule a besoin d’être nourrie de micro-nutriments, en préventif ou en curatif, en plus de l’hygiène de vie, du réglage alimentaire et de la pratique d’exercice physique. Et, à mes yeux, on ne le dit pas assez. Bien entendu, chacun fait ce qu’il veut. Je suis navrée de lire que mon constat ait pu être pris pour de la propagande !
        Véronique

      2. que voulez vous …….maintenant , c’est un peu l a main mise des labos de compléments alimentaires , sur les traitements « naturels  » , certains sont tout à fait efficaces , d’autres moins mais tous surfent sur la vague de « rester en bonne santé par des moyens naturels », et là aussi il y a de l’abus (malheureusement )

  9. BRAVO, BRAVISSIMO!

    Et c’est le même fonctionnement de la pensée pour les vaccins, les CEM, etc.
    La réalité scientifique ne pèse rien face au préjugé bien ancré. Et cet élément st exploité ad nauseam par les lobbies!

    Maria

    1. Bravo, Bravissimo à Laurent Vercoustre, c’est exactement ce qui s’est passé. De l’image de conformisme que nous donnons, dépend notre carrière dans un système qui élimine tout ce qui peut le fragiliser.
      Le président Einsehower était un très grand fumeur. Son infarctus en direct à la télé a fait réagir les cigarettiers pour innocenter le tabac :  » il mangeait trop riche ».
      Les sucriers ont réagi :  » il mangeait trop gras ».
      Les margariniers ont riposté  » trop de gras animal » pour défendre les margarines végétales…
      C’est ainsi que la production d’oeufs s’est effondrée aux USA dans les années 60. Ensuite les cardiologues ont suivi, mais ce ne sont pas eux qui ont diabolisé en premier le cholestérol, ce sont les gigantesques campagnes de com des différents lobbies.

  10. Ce matin même j’ai vu mon nouveau cardiologue l’ancien étant parti à la retraite (sniff) quand il a vu mon taux de cholestérol et ce que me prescrivait mon médecin il m’a expliqué à quel point je prenais des risques. Il m’a cité une étude de la sécurité sociale qui avait trouvé un nombre faramineux d décès supplémentaires pour les patients victimes d’infarctus qui ne prenaient pas leurs statines et après m’avoir expliqué que le taux cholestérol ne devait rien à l’alimentation il m’a dit que affirmé sans me questionner que j’avais une mauvaises hygiène de vie que je vivre autrement.
    Tout cela sur un ton assez doux , il a ajouté que si je ne voulais pas prendre de médicaments c’était mon affaire et que d’après les examens qu’il me faisait ça allait.
    Il a ajouté que la controverse sur le cholestérol était franco française..on pourra en parler à nos amis suisses belges et autres.
    affaire à suivre

    1. Comment faire confiance à un cardio qui relate une étude de la sécurité sociale alarmante et affirme en même temps une mauvaise hygiène de vie à sa patiente sans la questionner sur son dit mode de vie ? Il est resté sur les rails du formatage et le dogme du cholestérol à encore la vie dure ! Avec les jeunes ça va être dur dur !
      Le mien de cardio me disait à l’époque des statines « Tout va bien l’important c’est de continuer à les prendre » J’ai arrêté peu de temps après ma dernière visite et Je l’ai revu en décembre dernier après plus de 6 ans je lui ai donc précisé que je n’en prenais plus. Il m’a répondu « Vous avez bien fait ! On s’en fout du CHO »
      Et un cardio de plus à enfin s’ouvrir ! Un nouveau Sage à partir en retraite sous peu lui aussi.

      Merci pour cet excellent article très lumineux du Dr Laurent V.

      Contente de t’avoir lu Jo.

    2. « Le taux de cholestérol n’a rien à voir avec l’alimentation » Mais quelle grave erreur. Je ne suis pas médecin mais je me connais un peu. Par expérience, il y a une quinzaine d’années, mon taux total de cholestérol total est passé, en 3 mois, de 238 à 188 à cause ( grâce) d’un changement de nourriture. Un médecin de médecine interne a osé me dire qu’elle ne me croyait pas!! Je ne vois pas pourquoi je serais le seul à faire baisse mon taux de cholestérol ( si délétère!) en variant mon alimentation. Je ne veux donc pas généraliser, mais tout de même je ne suis pas l’animal rare de la nature. Et voilà donc depuis une quinzaine d’années que je navigue entre 190 et 200 de cholestérol total. Le restant étant très bon aussi. Et sans fichus médocs!

      1. Gérard, d’accord avec vous aussi !
        Pour des emprunts d’assurance,… si votre taux de cholestérol est hors des clous… dans tous les laboratoires d’analyses médicales dans lesquels J’ai travaillé… on suggérait de faire un régime alimentaire et de refaire l’analyse au bout de … 15 jours !
        Il est très connu que cela aide à afficher un taux dans les normes, pour qui suit un régime spécifique.

  11. Excellent article profond et réfléchi.
    Mais la théorie du cholestérol qui bouche les artères aurait due être étouffée dans l’oeuf ( si riche en cholestérol !) si les médecins s’étaient replongés dans leur livre de biologie, de physiologie et de biochimie. Ils y auraient appris à nouveau le rôle vital du cholestérol dans notre organisme et auraient peut-être refusé de jouer aux apprentis sorciers.
    Le chyolestérol c’est la vie !!

  12. Aaaah Dr Vercoustre ! Je vous retrouve bien là! Magnifique article d’une telle qualité et qui m’intéresse au premier chef.
    J’ai toujours autant de plaisir à vous lire sur votre Blog. Merci.

  13. j’ai été victime des statines de 2008 a 2015 . statines inclues a un traitement anti rejet « greffe de rein » . il a fallu me faire soigner en dehors de l’hôpital pour que aprés un irm le docteur
    m’ayant fait cet irm me dise , votre traitement a été regardé
    mes pas tout , c’est a vous de regarder ! je croyais rêver .
    j’ai compris aprés , que dans le milieu médical dans son ensemble ,il y a une omerta . donc internet , je passe mes médocs en revue , quant on voie les effets secondaires ???? mais bon ,certains sont indispensables . quant j’arrive aux statines et que je tombe sur le cite du DOCTEUR DE LORGERIL ( c’est grâce a lui si je suis encore la ) (merci docteur) donc quant j’arrive aux statines c’est le coup de barre . j’arrête de prendre cette me..de tout de suite sans rien
    dire a personne . il faut savoir que de 85k j’étais tombé a 65k j’étais devenu une épave . au bout de 3 semaines mon état a tout
    doucement commencé a s’améliorer , ca a été trés long . j’avais
    arété de marcher . je m’y suis remis , avec l’arét des statines la marche et un régime méditerranéen ,la forme reviens.
    ce n’est pas le cas de tout le monde .

  14. En amont de la science il y a les outils de la science. Si on change de microscope, on change la science qui découlait des observations précédentes. Si on change la préparation des tissus cellulaires à observer sous microscope, on change la science correspondante. Si on modifie l’usage qui est fait des tests statistiques en épidémiologie, on peut obtenir des résultats qui peuvent être très différents voire opposés.

    C’est pourquoi il nous faudra aussi porter notre regard sur les outils de la science et pas uniquement sur les résultats obtenus avec les outils en vigueur à un moment donné dans un milieu scientifique donné. Autrement dit, contester les méthodes plutôt que les résultats. C’est réalisable, au moins en partie, beaucoup plus aisément qu’on ne se l’imaginerai a priori. Nous aurions tort de nous sentir écrasé par les méthodes de la science au point de les ressentir comme étant inaccessibles pour nous..

    1. Oui, Bernard. Il est difficile de connaître l’impact de l’outil ou de son utilisation sur l’échantillon analysé ou observé. Il peut induire en erreur et forger des contre-vérités. Nous l’avons vu et compris grâce à Tissot avec le microscope électronique et les fixateurs agressifs utilisés. Mais quelle merveille les nouveaux outils, même si au fond : la même question doit rester posée et gardée en tête.
      Voici 2 videos animées l’une montrant ce fameux réseau mitochondrial dont parlait Tissot, loin des mitochondries telles que toujours décrites dans les livres et les formations de cytologie. Ce réseau semble sans cesse en mouvement et en reconstruction, mais n’est-il pas agressé par la technique, même meilleure ? Est-il dans son fonctionnement normal ou modifié par le changement d’environnement ? Est-ce que seuls des éléments chimiques l’animent, comme semble le croire les « tout chimie »? Pourtant arrive-t’on à reconstituer une telle animation avec les seuls éléments chimiques de base ?
      https://twitter.com/NanoLiveLtd/status/1161643898969759744
      Cette autre video, montre une cellule souche dans laquelle on observe quelques éléments dont on ne peut pas croire qu’ils ne sont pas des organismes (nano…) vivants ? Observez les petites granulations (pas les plus brillantes) celles avec un centre foncé et particulièrement celles en bas à droite :
      https://twitter.com/NanoLiveLtd/status/1172497086459338752
      L’évolution des technologies pourrait apporter des changements important à la science.

    2. une vidéo qui pourrait intéresser Bernard Guennebaud : un séminaire de Yves Charpak, président de la Société Française de Santé Publique.
      Institut Méditerranée Infection, 13 septembre 2019
      À 21min 45 sec, il parle de histoire de l’outil « essai clinique randomisé »
      https://youtu.be/lVyITOng0VQ
      Avec en primes des remarques anti-essai randomisé du Pr Raoult et la défense de ceux-ci par Y Charpak.

  15. Il convient de remarquer que le dogme du cholesterol perdure dans les revues médicales. Il est temps de comprendre que le système d’évaluation qui régit ces journaux ne fonctionne pas selon le principe d’argumentation et de réfutation qui fonde la recherche de la vérité, que ce soit dans le domaine scientifique ou ailleurs.

  16. Remarquable article en effet. L’essentiel est dit : dans notre société en général les gens ne savent plus que revendiquer leurs droits et oublient totalement leurs devoirs, y compris envers eux même.

  17. Ma lettre au ministère résume un peu tout:
    François Ottello Paris, le 16 octobre 2017
    22, rue des Boulets
    75011 Paris Madame la Ministre des solidarités et de la santé.
    Madame la Ministre,
    J’ai travaillé 40 ans au coeur de l’industrie pharmaceutique d’un grand groupe privé. Je connais bien la recherche et le développement pharmaceutique. Ma cholestérolémie endogène à 3,4 g/l m’a amené à être sous statines 15 ans, à m’intéresser à leur effets secondaires, à leur utilité et aux essais cliniques.
    Tous les essais cliniques sur les statines ont été biaisés, manipulés ou abandonnés. Les résultats donnés aux médecins ou au public sont manipulés mathématiquement (risque relatif, entre autres méthodes) et sont faussés soit dans leur nature soit dans leurs résultats depuis des décennies. Les statines n’améliorent pas la mortalité et ne diminuent pas les évènements vasculaires.
    Le cholestérol n’est pas responsable des athéromes. La formation d’athérome est dépendante de l’état de la paroi, du calcium et de ses sels, des fibrines et plaquettes, … Le cholestérol est bon pour la santé (jusqu’autour de 4g/l voire plus) et absolument nécessaire au bon fonctionnement de tous les organes y compris du cerveau et donc des neurones. Faire baisser son taux sanguin provoque de nombreuses anomalies conduisant à des pathologies diverses dont certaines sont très graves. De nombreuses publications sérieuses, scientifiques, très bien argumentées prouvent tout cela. Des publications médicales indiquent aussi des effets délétères des statines sur les muscles, les tendons (c’est mon cas) le système nerveux, rénal, hormonal et digestif, la libido, … En Octobre 2016, le Pr Judes Poirier démontrait dans la revue – La Recherche – les effets de la baisse du cholestérol sur les survenues de maladies d’Alzheimer et apparentées. l’ANSM a revu ses études et recommandations mais ne va pas assez loin. Il est grand temps de cesser de tolérer tous ces effets secondaires graves, parfois handicapants et toujours très coûteux pour l’Assurance Maladie. Plus de 6 millions de français prennent une statine pour rien, sans aucune utilité mais avec des effets secondaires nombreux et graves, très coûteux.
    Les médecins n’ont pas eu et n’ont toujours pas le temps de lire ou revoir en détail tous les résultats, manipulés depuis toujours, sur les évaluations des statines. Ne serait-il pas utile de consulter les nombreux médecins et cardiologues objectifs et très sérieux, comme Michel de Lorgeril, Marc Dupagne, Judes Poirier, Michaël Rabaeus, … qui n’ont aucun conflit d’intérêt et rien à vendre ?
    Revoir ou découvrir si vous ne le connaissez pas l’excellent et très sérieux document d’Arte (octobre 2016 – 56 mn) « Cholestérol, le grand bluff », il a l’avantage de clairement reprendre « les théories » à leur début. Les statines coûtent inutilement près de 2 milliards à l’Assurance Maladie, leurs effets secondaires en coûtent sans doute autant ! (opérations des tendons, radiologies, IRM, musculopathies, problèmes articulaires, kinésithérapies, pathologies digestives, hormonales, rénales, diabète, maladies cognitives dont Alzheimer)
    Un radiologue et des kinésithérapeutes m’ont encore confirmé des effets secondaires graves. Peu sont déclarés car les victimes ne font que rarement la relation et n’ont pas connaissance des possibilités envers l’ANSM. De plus les médecins sont le plus souvent réticents ou non aidants.
    Un jour le scandale des statines sera comparable à celui de l’amiante ou du diesel, vous pouvez éviter cela.
    Je vous remercie, Madame la Ministre, de votre action et vous assure de mon total et franc respect.

  18. Inutile François, d’écrire à un ministre de la santé : c’est prêcher un psychorigide.  Il est agent principal dans la force de vente pharma (loin devant le visiteur médical), et ce, dans tous les gouvernements successifs (vérifiez les pedigrees et les alliances).  
    Concernant l’amiante ou le diesel, il s’en fiche éperdument, sauf à éviter que les fautifs (au premier rang desquels l’État) ne soient sanctionnés.

    Ceci dit, le soin que vous avez apporté à votre lettre nous procure, à nous, un intéressant papier.
    Merci.

    Récidivez sur tous les sujets.

  19. Bonjour ,

    Que puis-je répondre à mon médecin traitant ( qui est aussi un amis ) , lorsque sont argumentation en faveur des statines s’appuie sur les résultats publiés de cette étude :

    https://www.cardio-online.fr/Actualites/A-la-une/Recommandations-ESC-2019-Dyslipidemies

    Forcément , je comprends sa position et je ne peux rien opposer à des statistiques ( ou devrais-je dire des statinestiques ! ).

    L’étude oublie , je pense , de préciser que les traitements associés à la prise de statines , incluent la lutte contre la tension artérielle , le diabète et les autres formes de risques . Dans ce cas , quelle est la part de résultats favorables à la baisse du taux de cholestérol ?
    Merci
    Cordialement

    1. Vous voyez que vous y arrivez presque tout seul? Ne pas oublier de citer aussi et surtout le mode de vie à savoir l’alimentation méditerranéenne modernisée et l’activité physique régulière.

      Quant aux directives de l’ESC, demandez-vous quand même (et votre médecin aussi) qui tient le stylo en sous-main pour persister à écrire des c… pareilles en 2020!

  20. Bonjour,

    J’ai moi-même une hypercholestérolémie. A la suite d’une ischémie tritronculaire, on m’a posé des stents. J’avais 30 ans.
    Pendant des années, on m’a fait bouffer des statines, ce qui n’a pas empêché une récidive en 2015 (thrombose de stent), à l’âge de 40 ans. Pourtant je suis relativement mince, j’ai toujours fait du sport, mangé sainement. Je ne fume pas, et j’ai toujours bu de l’alcool de manière occasionnelle.

    Il y a quelques années, en 2016-2017, je suis tombé sur les écrits du Dr De Lorgeril. Voilà maintenant trois ans que j’ai arrêté les statines.

    Par contre, j’ai fortement diminué ma consommation de sucre. J’ai banni le sucre blanc, tous les produits sucrés et les aliments à base de blé, tout cela à la suite des lectures que j’ai faites des livres du neurologue américain, David Perlmutter.

    J’ai revu complètement mon alimentation, qui aujourd’hui est orientée vers un régime que je définirais de type céto-méditerranéen. A un moment donné, s’est posé à moi la question d’une reconversion professionnelle. C’est (presque) tout naturellement que j’ai choisi de préparer un BTS diététique, afin d’approfondir mes connaissances des aliments et surtout de la biochimie, de la physiologie et de la physiopathologie.

    Je nuancerais sur la toute puissance des médecins. Beaucoup sentent démunis. Mon généraliste, qui est génial, s’emporte en disant qu’on les oblige à faire une médecine de merde.

    Sur le cholestérol, je constate que le discours des médecins a évolué. La plupart prescrivent toujours des statines, mais en rappelant toujours les bonnes règles d’hygièno-diététique, la part diététique étant très vague, vu que la plupart des médecins ont eu une formation très succincte en nutrition.

    Et donc que font les patients, les bons élèves qui écoutent leur médecin? Ils continuent d’éliminer au maximum les graisses de leur alimentation en choisissant des produits 0%. Et pendant ce temps, ils mettent le paquet sur les sucres, simples et complexes. Tout à fait ce que je faisais avant de découvrir et Michel De Lorgeril et David Perlmutter (qui parle beaucoup de l’inflammation chronique causée par les glucides).

    Voilà, pour évoluer dans le bon sens, il faudrait également faire de l’éducation nutritionnelle, et rembourser les consultations chez le diététicien, qui est le seul professionnel de santé non reconnu à ce niveau à l’heure actuelle.

    Merci pour cet article que j’ai lu avec grand intérêt!

    Cordialement,

    David

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