Suite à la disparition de Guy Corneau, nous publions le texte ci-dessous avec l’aimable autorisation d’Augustin de Livois :

Chère amie, cher ami,

C’est avec tristesse que j’ai appris ce matin la mort de Guy Corneau.
Célèbre psychanalyste québécois, auteur et conférencier à succès, Guy nous avait fait l’honneur de venir à notre grand congrès IPSN des 1er et 2 octobre dernier.

Sa conférence s’intitulait « revivre » du nom de l’un de ses ouvrages, écrit en 2007 à l’époque où il luttait contre un cancer, dont il s’était entièrement remis.

Cette fois malheureusement, la volonté de Guy, sa joie de vivre et son talent n’auront pas suffi.
Son cœur aurait lâché dans l’après-midi du 5 janvier. Nous n’en savons pas tellement plus pour l’instant.

Il était en tout cas dans un état de grande affliction, ayant perdu, il y a deux semaines, sa sœur dont il était très proche.

Il laisse derrière lui un fils de 5 ans et une épouse à qui vont toutes mes pensées.

Sur la scène médiatique, Guy était connu pour ses livres, pour ses interventions régulières à la télévision québécoise, et ses conférences nombreuses et vivantes.

Il aimait le lien avec le public. C’était un homme de contact à la sensibilité rare et originale. Il s’est fait connaître à la fin des années 80 pour ses travaux sur la paternité et son travail pour les hommes.

Favorable à l’éclosion d’une virilité sensible adaptée aux défis du monde d’aujourd’hui, il a accompagné et aidé de nombreux hommes en créant des groupes de paroles pour hommes. Il a ainsi contribué à les aider à formuler leurs difficultés et exprimer leurs émotions dans le but de mieux pouvoir y répondre.
Car Guy était un homme libre et généreux et en l’écoutant, en échangeant avec lui en avait envie de le devenir également. Tel était son charisme et sa force d’entrainement.

A travers différents livres, (notamment, « Père absent, fils manqué ») Guy a souvent expliqué que l’un des grands dilemmes de sa vie aura été le conflit avec son père sur la voie professionnelle à suivre.

Guy voulait faire du théâtre.
Son père voulait qu’il fût professeur à l’université. Issu d’un milieu simple, le père de Guy, n’avait pas pu aller à l’université. Que son fils puisse refuser d’y aller et d’épouser une carrière universitaire alors qu’il en avait les moyens intellectuels et financiers lui paraissaient incompréhensible.

Dans revivre Guy raconte que son père lui a dit : « Nous n’avons autant de sacrifices pour te voir devenir artiste, mon garçon. Nous voulons le meilleur pour toi et de toute évidence tu as l’intelligence, nécessaires pour continuer tes études ».

Guy a opté pour un compromis original.

Il n’est pas devenu comédien, mais psy !

Il aura in fine, parcouru un parcours universitaire très riche avec un premier cycle en communication, un deuxième en science de l’éducation et un doctorat au sein de l’Institut C. G. Jung de Zurich.

A cette époque (1977), il est persuadé qu’il doit vivre en tant que psy pour pouvoir vivre tandis qu’il prévoit d’exercer sa vocation de comédien en parallèle.

Mais finalement la passion de la compréhension du psychisme humain l’emporte !

Et parce que la vie est faite de mystères et qu’elle nous rattrape toujours, Guy est aussi devenu conférencier international de grand talent. Sa vocation de monter sur les planches s’est bien réalisée non pas en tant que comédien mais en tant que conférencier.

Et pour son père avec qui il s’était réconcilié, c’était un peu comme s’il était devenu professeur !

Ses conférences étaient des shows généreux, où l’on découvrait l’univers de la psychanalyse Jungienne comme nulle part ailleurs.
En en l’écoutant à l’automne dernier, je m’étais dit « seul un grand comédien sait donner au public de telles prestations ! ».

Chapeau l’artiste ! Merci Guy.

Augustin de Livois

C’est avec tristesse que j’apprends le décès de Guy Corneau vers 1h du matin, ce 5 janvier 2017, par un de ses proches et amis Dr Olivier Soulier. L’information est de sources sûres….
Le psychanalyste québécois Guy Corneau s’est éteint jeudi à l’âge de 65 ans, deux semaines après sa soeur Johanne, artiste peintre sous le nom de «Corno». Vous vous direz, peut-être le lien avec la perte de sa soeur peu de temps avant ? Son départ fut inattendu.
Guy Corneau était un psychanalyste de réputation internationale, auteur, conférencier. Son dernier livre « revivre » où il parlait de son combat et sa guérison face au cancer. Je me souviens lors d’une de nos interviews et rencontres, son écoute attentive et ses mots bienveillants..
Guy, d’où tu es, repose en paix ! Toute l’équipe se joint à sa famille et ses proches pour ce moment difficile.
Qui était Guy Corneau ?
Détenteur d’une maîtrise en Sciences de l’Éducation de l’Université de Montréal (1976) et psychanalyste diplômé de l’Institut Carl Gustav Jung de Zurich (1981), Guy Corneau est l’auteur de six best sellers qui, pour la plupart d’entre eux, ont été traduits en plusieurs langues.
Il s’agit de : Père manquant, fils manqué (Éditions de l’Homme, 1989 donc qui célèbre son 25e anniversaire cette année), L’amour en guerre(Éditions de l’Homme, 1996) paru en France sous le titre N’y a-t-il pas d’amour heureux? (Éditions Robert Laffont, 1997, Éditions J’ai lu, 1999) etLa guérison du coeur(Éditions de l’Homme, 2000, Éditions Robert Laffont, 2000, Éditions J’ai lu, 2002). Victime des autres, bourreau de soi-même, paru aux Éditions Robert Laffont en avril 2003. Le meilleur de soi paru aux Éditions Robert Laffont en 2007, a aussi été publié aux Éditions de l’Homme, au Québec de la même année. Son dernier livre, Revivre !, également publié aux Éditions de l’Homme est sorti au Québec à l’automne 2010 et à la fin janvier 2011 en Europe.
Auteur et conférencier de réputation internationale, il a donné des centaines de conférences et animé de nombreux ateliers de développement personnel dans divers coins du globe. Personnalité médiatique, il a participé, surtout au Québec, à plusieurs magazines télévisuels et a été l’animateur de deux séries d’émission hebdomadaire intitulée « Guy Corneau en toute confidence » et « Guy Corneau en atelier ». Engagé socialement, il est le fondateur des Réseau Hommes Québec et Réseau Femmes Québec, dont la formule s’est répandue dans plusieurs pays francophones.
De 1997 à 2006, Guy Corneau s’est entouré d’une vingtaine d’artistes et de thérapeutes au sein des Productions Coeur.com pour créer de nouveaux types de conférences, d’ateliers, de séminaires et de voyages alliant la compréhension psychologique et l’expression créatrice dans une perspective d’ouverture du coeur. Cette organisation continue d’offrir des ateliers en Europe avec les intervenants ayant oeuvré avec lui durant toutes ces années.
Son dernier livre… Revivre !
TRISTESSE. Deux semaines après le décès de sa sœur, l’artiste Johanne « Corno » à l’âge de 64 ans, le psychanalyste et auteur Guy Corneau est décédé jeudi d’une très courte maladie. Une source bien informée a confirmé la nouvelle à TC Media.
Natif de Chicoutimi, Guy Corneau qui aurait eu 66 ans le 13 janvier, est le cofondateur du Réseau Hommes Québec et du Réseau Femmes Québec. En 1997, il a fondé l’Association Productions Cœur.com en plus d’écrire plusieurs essais et ouvrages de psychologie populaire. Il a été reçu membre de l’Ordre du Canada en 2012.
Affligé le 22 décembre par la mort de sa célèbre sœur Johanne, Guy Corneau laisse dans le deuil sont jeune fils de 5 ans, Nicolas, sa mère Cécile et sa sœur Line, ainsi que de nombreux parents et amis.

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