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Notre ami l’ail

Santé, force et goût !

 

Est-ce un vrai ami et de quelle manière ? Il n’y a pas de prétentions plus méditerranéennes que cette plante potagère vivace utilisée comme condiment alimentaire. Mais ce n’est pas sa seule vertu, des études scientifiques maintes fois citées dans la presse, dans les livres et sur le net, n’ont jamais démenties celles qu’on lui prête. Je ferais référence, par exemple, à celle-ci à propos de l’Ail des ours ainsi que de l’ail commun et de leurs propriétés comme antiagrégant plaquettaire: « Pharmacology. 2009;83(4):197-204. doi: 10.1159/000196811. Epub 2009 Jan 28. Antiplatelet activity of Allium ursinum and Allium sativum. »

L’ail commun,(Allium sativum) a une réputation bien établie d’agent protecteur contre les maladies cardiovasculaires, alors qu’on ne sait presque rien de celui de son cousin , l’Ail des ours. Le but de cette étude était d’évaluer le mécanisme antiagrégant de l’ail et de comparer les effets des deux aulx. Il s’agissait, dans une étude prospective, d’utiliser des extraits de poudre d’ail commun et de nouvelles ampoules de feuilles fraîches A. Ursinum obtenues par macération. Les extraits ont été caractérisés par chromatographie sur couche mince. Leurs effets in vitro sur l’agrégation des plaquettes humaines ont été examinés par agrégométrie dans les plaquettes à partir de volontaires sains ( je passe sur la méthode complète).

Les résultats obtenus ont montré que les extraits des deux aulx ont des effets similaires. Je cite : « ils inhibent l’agrégation plaquettaire induite par la voie de l’ADP et à un degré moindre l’agrégation induite par l’épinéphrine, alors que l’ARA-agrégation collagène et induite par A23187 n’a pas été affectée ». Il est devenu clair que l’extrait alcoolique de A. ursinum est la forme puissante, tandis que l’extrait aqueux a exercé une activité non spécifique.

On peut en conclure que les deux extraits exercent des effets antiagrégants. Ces extraits agissent par inhibition de la voie ADP, leurs mécanismes d’action étant comparable à ceux du clopidogrel.

Le composant actif sur le plan pharmacologique de l’extrait lipophile semble être plutôt hydrophile, mais la substance chimique précise est encore inconnue.«

Il ressort clairement que l’ail a un réel pouvoir qui s’apparente au Clopidogrel . Apparemment on n’en a pas encore compris le mécanisme mais celui-ci est bien réel.

On peut dire que si traditionnellement l’ail des ours est utilisé dans le traitement des pathologies cardiovasculaires, les diarrhées ou contre les vers intestinaux (de même que l’ail de culture), il est plus puissant et d’autre usages sont documentés tels que la lutte contre la grippe et certaines pathologies virales, les pathologies du foie ou encore les gastrites.

Outres ses Principaux constituants tels que :

  • Huile essentielle ( disulfures de dialllyle, alliciline ( antibiotique) alliine, alliinase, inuline)
  • Glucides
  • Sélénium
  • Vitamines A, B, C et E
  • Composés soufrés

Il contient divers antibiotiques naturels dont l’ajoène qui a monté également une activité contre la croissance des cellules tumorales. Dans ce sens on peut mieux comprendre que des études chinoise des années 80-90 ont montré une protection contre les cancers digestifs. Conf. « Protective effect of allium vegetable against… www.ncbi.nim.nih.gov/pubmed/10429652 »

On lui prête également des effets anti-cholestérol par son action sur les lipides sanguins ; il réduit aussi les triglycérides mais le mécanisme est mal connu. Il fait baisser le cholestérol ? On ne sait pas comment mais ce n’est pas ça qui nous intéresse, c’est son effet global sur le cœur en tant qu’aliment !

Quoiqu’il en soit l’ail cru doit être bien mâché ou écrasé pour qu’une réaction entre un composé (l’alliine) et une enzyme (alliinase) se produise et se transforment en composés soufrés; il est également connu que la germination de l’ail, bien qu’elle rebute par son goût plus fort, renforce ses pouvoirs comme ceux de toutes les plantes germées ( blé, soja, etc.). Il ressort aussi des diverses études que le jus d’ail ou autres extrait d’ail sont inefficaces; seul l’ail frais et l’ail sec en poudre ou en gélules pour ceux qui n’en supportent pas l’odeur gardent quelques vertus de santé. Quant à l’ail cuit, même si la cuisson diminue les antioxydants qu’il contient, il reste efficace et goûteux.

Bien sûr, certains diront que tous n’est pas prouvé dans les bienfaits qu’on lui prête ( lutte contre le VIH par ex.) mais l’ail reste cependant la plante qui a été jusqu’à présent la plus étudiée et nombre de ses vertus ont été confirmées (Conf, aussi les travaux du Pr. Michaël Keusgen Institute for Pharmaceutical Biology, University of Bonn, Nussallee 6, D53115 Bonn, Germany.) qui recense les études faites pour manipuler génétiquement l’ail (OGM) et en améliorer les différentes variétés et pouvoirs …

Il n’en reste pas moins qu’on utilisait l’ail dans les steppes il y a 5000 ans, les romains et d’autres s’en servaient comme antipoison, il a la réputation d’être l’aliment de la force ( les gladiateurs romains s’en servaient – ainsi que l’oignon- pour se fortifier lors de combats … et ce n’est pas l’haleine qui tuait…) et déjà en Égypte les ouvriers bâtisseurs des Pyramides avalaient jusqu’à 6 gousses d’ail par jour, c’était stipulé dans leurs contrats et la première grève relevée dans l’histoire fut celle durant la construction de la Pyramide de Cheops déclenchée par une pénurie d’ail !

Quant au pharaon Toutankhamon, on a trouvé six gousses d’ail dans son sarcophage … sans doute pour la route.

Il n’ y a que chez les Grecs qu’il était défendu d’en consommer avant pénétrer dans un temple car c’était une offense aux Dieux en raison de l’haleine.

Il a aussi la réputation d’être un bon sudoripare (gênant) mais avec une bonne douche et un peu de parfum ou d’eau de Cologne…

On lui prête aussi certaines vertus aphrodisiaques … mais selon certaines études il « assécherait » le sperme. Pas très compatible, me semble-t-il…

Dans tous les cas de figures, l’ail est bon pour la santé, qu’on le mange cru ( comme moi) avec un verre de jus de légumes (et un ou deux carreaux de chocolat noir à croquer ensuite pour bloquer l’odeur … ça marche … un peu) ou écrasé et mélangé en vinaigrette pour une salade, en sauce pour les pâtes, en aïoli, en pain frotté d’ail avec quelques gouttes d’huile d’olive, un peu de sel et une tomate écrasée ( un régal même pour les enfants en pique-nique ), en piquage de gigot, en garniture pour la pizza à la tomate et aux herbes de Provence, les pâtes à l’ail et au basilic, que sais-je encore… Il faut l’utiliser abondamment et de préférence Bio et provenant de nos régions ( ail fumé du Nord de la France qui se conserve un an, l’ail noir encore plus fumé ) et non pas irradié comme ceux en provenance d’Argentine ou d’autres pays lointains.

Bon appétit, AIMSIBIENS

Article réalisé par Inoxidable

Citations :

«  L’ail est à la santé ce que le parfum est à la rose » proverbe Provençal

« l’ail ne dérange que ceux qui n’en mangent pas » proverbe Gascon

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7 Responses

  1. A propos du goût, articles très intéressants dans le dernier S&V de ce janvier, page 70 : Le Goût, il va au-delà des quatre saveurs primaires, les bourgeons gustatifs cachent des récepteurs inédits ( env; 10000 ) un 5è permet chez certaines personnes de détecter le goût des lipides avec une sensibilité supérieure à la normale ( due à un gène CD36) et d’autres sont sensible à l’amidon indépendamment des autres saveurs. Mais le plus intéressant est le « KOKUMI » (Japonais) longueur en bouche présente dans l’AIL et l’OIGNON qui n’a pas de goût particulier mais prolonge les goûts sucrés et l’UNAMI, savoureux en japonais et qui concerne les viandes, les champignons, les fromages ( l’acide glutamique.
    Enfin, ( page 114) selon un équipe de chercheurs de l’université de l’Ohio (« J.Food Sol ». Sept. 2016) les POMMES, la LAITUE et la MENTHE annulent l’haleine de l’AIL … »validé par moi-même avec la pomme, ça à l’air de fonctionner !

  2. Tenez, une petite recette à base d’ail et de gingembre, goûtée aujourd’hui à l’apéro familial et apprécié par certains, la tapenade d’ail et de gingembre : Quatre ou cinq gousses d’ail écrasées menu ( à l’écrase ail ou au pilon) ou râpées, un peu moins en volume de gingembre frais également râpé, mettre en ramequin, et les arroser d’huile d’olive et d’un soupçon de sel, bien mélanger, recouvrir d’un film alimentaire et mettre à macérer deux ou trois jours au frigo. Pour goûter, étaler sur de petites tranches de pain complet ou de seigle ( comme une tapenade normale) et apprécier : ça emporte la g…le, mais c’est un régal à mon sens. Essayer, c’est l’ adopter. Bon appétit et les trois éléments, ce n’est que du bon !

  3. Si on me le permet, je vais rajouter quelques précisions après la lecture d’un article paru dans le n)147 – Novembre 2017 – Janvier 2018, de laé revue de SATORIZ Sat info, dans lequel un médecin, le dr. Jean-Christophe Charrié parlait de l’alimentation » anti cancer ». je ne reviendrai pas sur le fond de son article mais sur une affirmation qui m’a fait tiquer : Il reconnaît les mérites de l’ail mais le déconseille aux personnes atteintes de cancer et comme il a l’air de dire qu’il se tient au courant des études à ce sujet, j’ai voulu voir ce que les derniers articles on publié sur l’ail et le cancer. J’ai trouvé çà :
    Dietary Bioactive Diallyl Trisulfide in Cancer …https://www.researchgate.net/publication/318758260_Dietary…
    Qui précise que « Le diallyltrisulfure (DATS), un composé bioactif dérivé des légumes d’Allium, a été étudié comme agent anticancéreux et chimiopréventif. Les études précliniques fournissent de nombreuses preuves que le DATS régule de multiples voies du cancer, notamment le cycle cellulaire, l’apoptose, l’angiogenèse, l’invasion et la métastase. » … « Cette revue résume les mécanismes d’action DATS en tant qu’agent anticancéreux et chimiopréventif. Ces études justifient les recherches futures sur son utilisation en tant qu’agent chimiopréventif anticancéreux. »

    et de 1.

    Celle ci :
    Diallyl disulfide inhibits the metastasis of type Ⅱ …https://www.spandidos-publications.com/10.3892/or.2017.6113
    Qui précise que « Le disulfure de diallyle inhibe la métastase des cellules d’adénocarcinome œsophagien-gastrique de type via via les voies de signalisation NF-κB et PI3K / AKT in vitro. »
    et de 2.

    Puis celle-là :
    The Progress of Diallyl Disulfide in Anti-cancerhttps://www.omicsonline.org/open-access/the-progress-of-diallyl…
    Ainsi que cette derniere à propos du cancer du sein :
    Diallyl Disulfide Inhibits Breast Cancer Stem Cell …www.eurekaselect.com/156563/article
    Alors ma fois, cet aimable médecin n’a pas dû lire ces dernières études qui vallent ce qu’elles valent mais qui existent.

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